
Lorsqu'on parle des violences post-électorales au Kenya, la tendance à faire un parallèle avec le génocide de 1994 au Rwanda est tentante. Or, les deux cas n'ont rien à voir même si, à première vue, ils se ressemblent. Certes, les massacres au Kenya présentent certains » ingrédients rwandais » : gangs de jeunes hommes armés de machettes, gourdins et flèches empoisonnées.
De plus, à l'image de la Radio des Mille Collines à Kigali en 1994, les stations kenyanes qui émettent en langues locales attisent la haine : Kass FM pour les Kalenjins, Lake Victoria pour les Luos –l'ethnie de Raila Odinga, le chef de l'opposition Orange Democratic Mouvement (ODM) et candidat malheureux des élections du 27 décembre dernier- et celles des Kikuyu Kameme et Iroono, qui soutiennent le très contesté président Mwai Kibaki.
Les animateurs qui présentent des émissions où les auditeurs sont invités à intervenir par téléphone afin de donner leur avis, utilisent des métaphores obscures pour stigmatiser les autres ethnies et entretenir les tensions. On y fait allusion au » peuple du lait » , c'est-à-dire les pasteurs Kalenjins, qui doivent enlever les » mauvaises herbes parmi nous » , en l'occurrence, le Kikuyus. Les stations Kikuyus, elles, stigmatisent les » animaux venus de l'Ouest » , sous-entendu les Luos.
Ces violences ethniques sont surtout un moyen de s'accaparer la terre de l'autre
Pourtant, à la différence du génocide au Rwanda où une ethnie a cherché à en supprimer, à en éradiquer, une autre, ces violences ethniques sont surtout un moyen de s'accaparer la terre de l'autre pour une génération de jeunes chômeurs sans avenir qui n'a pas bénéficié du boom économique qu'à connu le Kenya jusqu'ici. Il n'est pas étonnant que les premiers soubresauts aient commencé dans le gigantesque bidonville de Kibera, à Nairobi.
Je parle en connaissance de cause, car j'ai grandi au Kenya. En tant que réfugié rwandais, il était impossible d'accéder à l'université ou à l'emploi et ma famille à été contrainte d'émigrer au Canada dans les années 1980, au début du boom économique. A cette époque, déjà, une hostilité ethnique latente était bien perceptible entre les Kikuyus » privilégiés » et les autres ethnies.
Le 30 décembre dernier, l'annonce des résultats de l'élection contestée de Mwai Kibaki, un Kikuyu, face à son concurrent, l'opposant Raila Odinga, un Luo, a donc provoqué le déclenchement des violences terribles qui perdurent aujourd'hui. Des centaines de Kikuyus furent tués spontanément, leurs maisons incendiées dans les bidonvilles de Nairobi, la capitale. Ceux-ci n'ont pas tardé à prendre leur revanche à l'encontre des ethnies soupçonnées d'avoir voté pour l'opposition. La pire tuerie est arrivée ce dimanche, avec 19 personnes brûlées vives dans une maison de Naivasha, une ville touristique de l'ouest du pays (voir photo ci-dessus).
En Afrique, les élections ne sont qu'un coup d'Etat permanent
Ces violences se distinguent du génocide rwandais d'abord car elles n'ont pas été planifiées, contrairement à ce qui s'est passé au » pays des mille collines » où le génocide a été prévu et anticipé par les gouvernements hutus, avec, outre un apartheid ethnique d'Etat, des massacres réitérés et impunis de Tutsis dès l'indépendance. D'autre part, quand les miliciens hutus ont commencé à tuer les Tutsis, ceux-ci n'ont jamais pu chercher à se venger comme le font les Kikuyus en ce moment, dans la vallée du Rift.
Nous assistons à une » somalisation » du Kenya : ethnies contre ethnies, à la machette. C'est la dislocation de l'Etat le plus stable de l'Afrique contemporaine. La crise kenyane en dit long sur la nature de l'état de l'Afrique post-indépendante. La démocratie ne fonctionne pas, elle n'est qu'une mascarade, un tour de passe-passe pour maintenir toujours les mêmes dirigeants au pouvoir. Les élections ne sont qu'un coup d'Etat permanent.
Où est passée la nouvelle génération de « leaders » chère à Bill Clinton ?
Quand les dirigeants du Hutu Power au Rwanda sont allés, le 6 avril 1994, jusqu'à assassiner le président Juvénal Habyarimana parce qu'il avait accepté le partage du pouvoir avec le Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion armée constituée de descendants de Tutsis dont les parents avaient fui leur pays dans les années 1960 pour échapper à la mort, c'est dans le but de conserver le pouvoir par tous les moyens. C'est dans ce même dessein qu'ils ont ensuite perpétré le génocide des Tutsis dans les semaines qui suivirent.
Aujourd'hui, on se demande où est passée » The new breed of leaders » - la nouvelle génération de leaders africains chère à Bill Clinton dans les années 90. Les bouffons du genre du maréchal Idi Amin Dada ou de l'empereur Jean Bedel Bokassa ont heureusement disparu. Pourtant, la situation reste quasiment la même. Les costumes cravates ont remplacé les uniformes chamarrés des libérateurs des années 1980-1990 –Yoweri Museveni d'Ouganda, Meles Zenawi en Ethiopie, Isaias Afewerki d'Érythrée– et les élections se sont substituées aux présidences à vie. Pourtant rien n'a bougé. Une fois au pouvoir, les chefs d'Etats africains y restent. Heureusement, il y a l'exception de l'Afrique-du-Sud.


























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De Guig
comédien-musicien-galérien à Paris | 19H58 | 30/01/2008 |
La paix dans le monde c'est pas pour tout de suite on dirait…
J'ai toujours trouvé bizarre que les gens qui sont dans la misère, plutôt que de s'entraider, s'entretuent. Ils cultivent la haine, se recroquevillent sur eux-même.
C'est vrai à l'echelle de l'homme mais aussi à l'échelle d'un groupe d'hommes ou d'un état.
Après, ne faisont pas de généralités, il y a de nombreuses personnes qui vont dans le bon sens, qui s'entraident et qui conjuguent leurs énérgies pour se sortir d'un mauvais pas. Mais malheureusement, ils ne sont pas les plus nombreux, ni les plus visibles.
à Guig
De yapadebug
21H35 | 30/01/2008 |
C'est parce qu'ils sont dans la misère qu'ils s'entretuent. La misère engendre le ressentiment et la violence. Il en a toujours été ainsi partout dans le monde.
à yapadebug
De Imbert
15H34 | 31/01/2008 |
c'est exact mais là s'y ajoute un problème ethnique et çà c'est embétant.
Regardez l'Irak récemment (sans parler du Rwanda) ou la Yougoslavie. Même en Yougoslavie qui a connu une bonne dictature communiste qui tenait serbe croate et « albanais » d'une main de fer pendant 60 ans ; à la chutte du régime les problèmes ont comencé, les uns revendiquant ça les autres ça etc. Et malgrè une volonté commune des européens de conserver un Pays uni et « multi ethnique », la partition ethnique a finit par s'imposer d'elle-même. Quand des populations ne veulent plus vivre ensemble et commencent à se massacrer, la partition est la seule solution en espérant que quelques dizaines d'années après les deux peuples apprennent à se respecter à nouveau et à se mélanger.
C'est pareil en Irak, lorsque le régime de Sadam est tombé que s'est-il passé ? les ethnies sont ressorties : chiites, sunnites, kurdes. Et petit à petit des mouvements de popultation ont eux lieu, créant de fait une nouvelle partition ethnique…
Le problème en Afrique c'est que les anciens colons ont créé des pays aux frontrière qui ne correspondent à aucune délimitation des peuples africains. Il y a de nombreuses éthnies différentes dans la plupart des pays d'Afrique. Ils se marrient généralement très peu d'une ethnie à l'autre, n'ont pas la même religion etc.
Je crois que malheureusement nous n'en sommes qu'au début de multiples conflits ethniques en Afrique (les exmples récents abondent : Cote d'Ivoire, Soudan, Rwanda etc.). Pour ma part je suis pour un droit d'ingérence, car sinon outre le Rwanda, la communauté internationale aura d'autres massacres sur la conscience… J'espère que les Kenyans se calmeront mais, à moins d'un prodige, même si ce conflit s'apaise il ressurgira tot ou tard.
à yapadebug
De Alyssa
23H16 | 31/01/2008 |
C'est parce qu'ils s'entretuent qu'ils sont dans la misère !
Les guerres n'enrichissent personne !
C'est parce qu'ils se considèrent en ethnies que ça dégénère ! L'Afrique fonctionne en système clanique et non démocratique.
Cette sauvagerie est écoeurante, comment l'être humain fait-il pour oublier son intelligence et trouver la force d'être des bouchers ?
C'est un insondable mystère.
Nous sommes des primitifs chaotiques incapables de pragmatisme, relativité et d'agir pour le bien commun !
à Alyssa
De FdT
En pleine décroissance | 05H34 | 01/02/2008 |
Alyssa excusez-moi de vous contredire mais je ne suis pas d'accord avec cette affirmation lapidaire.
D'abord ce ne sont pas tous les Africains qui s'entretuent. Dans de nombreux pays d'Afrique les gens ne s'entretuent pas et cela n'empêchent pas pour autant la misère d'être rampante.
Ensuite ce sont la misère, les injustices sociales, et l'instrumentalisation de ces dernières qui provoquent ces tueries et non pas l'inverse. Ne perdons pas de vue que pas un peuple se complaît à vivre dans la terreur, la misère, la famine…etc.
Enfin n'oublions pas que les pays d'Afrique non seulement sont jeunes mais en plus n'ont pas été créés en fonction de l'unité culturelle et linguistique de leurs habitants. Ils ont été tracés à la règle et au cordeau par les colons européens sans nullement tenir compte de la composition ethnique, culturelle, et civilisationelle. Dans ce cas de figure comment s'étonner du manque de patriotisme de beaucoup d'Africains ? Ils ne se reconnaissent tout simplement pas dans l'entité nationale à laquelle ils sont sensés appartenir.
Evitons ce tentant et facile « prêt-à -penser » voulant voir en les Africains qu'une bande de sauvages entièrement responsables de leur enfer. Les choses sont bien plus complexes que cela. Ces gens sont avant tout les victimes de forces qui les dépassent. Si nous étions à leur place nous ne ferions guère mieux, or fort heureusement nous avons la chance de vivre dans un pays riche où tout nous est offert sur un plateau. Nous autres occidentaux nous avons juste à suivre les sages recommendations de papa et maman et de l'état pour nous en sortir : être sage, allez à l'école et bien travailler pour avoir un métier. Durant notre enfance nous avons bénéficié d'un environnement nous offrant déjà tout le nécessaire pour bien démarrer et avoir une vie décente. Quand est-il de l'enfant africain ? Lui il naît bien souvent dans la misère la plus complète, il démarre très mal dans la vie !
à FdT
De Alyssa
07H23 | 01/02/2008 |
Citez-moi les pays Africains qui ne se sont pas entretués depuis 30 ans ? !
Depuis que je suis née, ce continent ne cesse de régresser dans la pauvreté et les guerres ethniques et tribales, une explosion démographique catastrophique depuis 50 ans qui entraînent des famines, et des centaines de milliers de gamins abandonnés, d'autres kidnappés et enrôlés de force dans les armées qui massacrent avec une sauvagerie inouïe… sans parler des millions de femmes mutilées par leurs grands-mères, vieilles tantes…
Arrêtons là le bilan !
Citez-moi quelques démocraties africaines où les droits des êtres humains sont respectés ? !
Le continent Africain est certainement le plus riche au monde en matières premières ! Largement de quoi subvenir à 1 milliard d'africains (autre problème que celui de la surpopulation où des millions femmes sont soumises à l'esclavage de leur utérus dès l'âge des premières régles, vendues et mariées de force, elles ne sont pas libres, n'ont pas accès aux études, à la contraception, ivg…)
Hélas quand on regarde sans commisération les peuples qui vivent en Afrique on constate que malgré l'aide de centaines de milliards depuis des décennies des pays riches, ils restent incapables d'émerger dans la modernité, de bâtir des états solides basés sur la solidarité sociale, de mettre en place des démocraties viables, construire des infrastructures publiques pour exploiter au mieux leurs richesses et assurer redistribution.
Et quand bien même certaines pays y arrivent tant bien que mal, il suffit d'une élection qui fâche pour que les vieux démons claniques refassent surface et que tous les efforts d'une nation soient anéantis en quelques jours (Kenya)
Les recettes existent encore faut-il avoir la volonté politique d'abandonner les systèmes tribaux, le despotisme, la corruption.
Enfin, de sang mêlé ayant vécu dans plusieurs pays africains jusqu'à l'âge de 15 ans dont 2 ans au Rwanda, je suis bien placée pour juger ce continent ! Je remercie mes parents chaque jour d'avoir plié bagages une fois pour toutes pour venir vivre en France même s'il fait froid et gris, même si les gens ici sont tristes sans raison et attendent trop de l'Etat « le fameux statut d'assistés » !
Mais là je m'égare du sujet du fil !
à Alyssa
De FdT
En pleine décroissance | 10H47 | 01/02/2008 |
Je vous prie de rester rationnel et de ne pas vous laisser submerger par l'émotion.
Je ne conteste pas l'existence de toutes les horreurs que vous décrivez, en revanche là où je diffère avec vous c'est en l'explication de leurs origines.
Vous me semblez ignorer que la vaste majorité des leaders politiques africains ont toujours été corrompus par les puissances financières et industrielles occidentales. N'avez-vous jamais entendu parler du néo-colonialisme ?
De même que la plupart de ces leaders n'ont strictement aucune considération à l'égard des populations vivant dans les états sous leur domination.
Votre discours est empreint de racisme, vous jetez l'opprobre sur l'ensemble des habitants d'un continent entier que vous qualifiez scandaleusement d'incapables.
Les Africains sont tout aussi capables que les Européens et les Asiatiques de prospérer, encore faudrait-il que leurs élites leur offre ce qu'il faut pour cela, or ces dernières corrompues jusqu'à la moëlle sont soutenues par les puissances occidentales. Quant aux rares individus intègres ils subissent une telle pression qu'il est bien souvent impossible pour eux de changer quoique ce soit quand ils ne sont pas assassinés.
Pour finir l'Afrique se relèvera uniquement quand d'une part l'Occident et ses multinationales auront lâché leur emprise, et d'autre part quand enfin des leaders africains intégres, respectueux d'une éthique et soucieux du bien-être de populations surgiront. Sans cela l'Afrique continuera à s'embourber dans ce cycle infernal d'auto-destruction, de haine et de mépris pour elle même.
à Alyssa
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 13H46 | 01/02/2008 |
« Citez-moi les pays Africains qui ne se sont pas entretués depuis 30 ans ? ! »
Le Senegal, le Mali, la Guinee-Bissau, le Cameroun,… en fait les pays ou il n'y a pas ou peu de richesses mininieres.
Vous pouvez lire ceci egalement, c'est court et bien fait : http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/brochures-pdf/br…
à Venezuela
De Alyssa
23H20 | 01/02/2008 |
oui quelques pays qui se comptent sur les doigts d'une main soit l'exception qui confirme la règle !
Concernant le Cameroun, l'unité nationale dépend des équilibres ethniques et régionaux. Le président Ahidjo, au prix d'une politique intérieure sans doute très ferme, était parvenu à la garantir, en même temps qu'il avait donné une image positive de son pays sur la scène internationale. Sa succession, lorsqu'il s'est retiré en 1982 au profit de Paul Biya, s'est pourtant mal passée : le nouveau pouvoir sudiste a entrepris d'affaiblir le Nord, en le découpant par exemple en trois entités administratives. Depuis 1990 ce pouvoir, trop exclusif, est contesté par les forces politiques du Nord et surtout de l'Ouest, et la vie politique camerounaise ne parvient pas à sortir de ce jeu triangulaire exacerbé en temps de crise économique.
L'Afrique victime des méchants blancs ! c'est un peu limite comme raisonnement surtout lorsque le contribuable blanc apprend qu'après avoir financé la colonisation honteuse et inique, il lui en coûte encore et encore pour ce puits sans fonds qu'est l'Afrique :
http://www.imf.org/external/pubs/ft/afr/reo/2005/fra/01/reo0505f.pdf
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/onu-organisations-in…
Enfin les dons des européens ont représenté en 2006 : 12 milliard d'euros pour les pays du tiers monde !
De Infovite
Plébéien. | 21H43 | 30/01/2008 |
Toutes ces informations sont utiles à la bonne compréhension de l'origine réelle des tragiques évènements que traversent le Kenya.
Cependant, la mise en garde concernant une hâtive comparaison avec le Rwanda ne peut pas nous freiner dans l'idée que toutes ces nombreuses victimes, même si leurs morts n'étaient pas planifiées, ne méritaient qu'une seule chose : vivre et en paix !
Quant à l'expression « The new breed of leaders », elle cache mal la volonté néocolonialiste de favoriser des régimes serviles.
L « Afrique et ses peuples ont droit à la démocratie et à la Paix, la fatalité n'existe pas en politique !
http://info-espress.over-blog.com/
De amilcar
peureux célèbre | 22H20 | 30/01/2008 |
je suis étonné que les gens qui ont été en vacances au kenya n'aient rien à dire, ou bien est-ce un aveux massif que vous ignorez tout du kenya, comme moi, même les histoires d'ethnies des pays où je suis allé je n'y comprends rien, c'est du chinois, alors les pays où je ne suis pas allé c'est du chinois par tapis volant comme on dit par correspondance. Reste à enfiler des banalités pleines de bon sens, je m'y essaye : évidemment la situation kenyane ne peut être identique au contexte rwandais de 1994 mais est-ce qu'il n'y a pas déjà une odeur de mort qui pue au kenya ? on nous dit que les exterminations ne sont pas préméditées ou programmées, est-ce bien certain ? la communauté internationale ayant la particularité d'avoir deux pieds et un seul sabot, serait-elle capable de réagir si les événements kenyans prenaient une tournure désagréable ? enfin, pour faire résonner ces questions profanes, j'ajoute seulement que les députés les mieux payés du monde, les députés qui touchent le plus gros salaire sont les députés kenyans mais ils n'ont pas d'obligation de résultat.
De Youyou57
Etudiant a Metz | 23H03 | 30/01/2008 |
Une population qui s'entretue sous les yeux de l'occident… Mais Monsieur Bush et son homologue français n'ont aucun profit a réaliser au Kenya, de même qu'au Rwanda il y a 14 ans. Le silence tue
à Youyou57
De Pierrrrre
20H53 | 31/01/2008 |
»… Mais Monsieur Bush …. »
==> de toutes les façons,
si les américains intervenaient, ce ne serait pas bien,
et s'ils n'interviennent pas, ce n'est pas bien non plus…
..les pauvres….
à Youyou57
De Alyssa
07H40 | 01/02/2008 |
On ne peut pas demander aux blancs de venir faire les gendarmes en Afrique ! La colonisation c'est terminé depuis un demi-siècle !
Aux peuples d'Afrique libres de se prendre en charge et d'évoluer enfin !
De cooper59
pour la decroissance ! | 23H18 | 30/01/2008 |
justement non , youyou , les americains sont tres presents au Kenya , pas en nombre mais pas mal de barbouzes et de « conseillers » , les radicaux islamistes y sont aussi , a mon avis les ricains vont pas tarder a mettrent les pieds dans le plat ! mais quand on connait « l'efficacité » de leur diplomatie et le pourcentage de cretins qui tirent les ficelles au pentagone y'a de quoi s'inquieter ! rappelons les attentats coutre l'ambassade americaine a Nairobi et ceux dirigés contre Israel a Monbasa , on peux rajouter Dar es Salam en Tanzanie ; ce coin est chaud bouillant ! ça risque de degenerer !
De Chamfort
08H01 | 31/01/2008 |
sur le Kenya, sa violence interne et son population dépossédée de son propre pays, lire mon commentaire sur l'article du 2/01/08
à Chamfort
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 13H39 | 01/02/2008 |
Mettez-le lien ce sera plus rapide.
De FdT
En pleine décroissance | 09H48 | 31/01/2008 |
Oui la situation est différente.
En ce qui concerne le Rwanda nous avons eu un génocide dont la préparation fût minutieusement préparée. Résultat : entre 800 000 et 1 000 000 de victimes en l'espace de quelques semaines.
Quant à la situation au Kénya nous avons à faire à un « coup de sang », quelque chose qui dans un premier temps fut spontanée et non planifiée même si par la suite de sinistres individus ont instrumentalisé ce conflit.
La non planification des troubles au Kénya explique pourquoi nous ne connaissons pas un massacre de la même ampleur de ce qu'a connu le Rwanda. Même si ces troubles perdurent je doute que nous atteignions les proportions rwandaises.
Officiellement on a voulu nous faire croire que le génocide rwandais n'était qu'un simple coup de sang, comme si un coup de colère spontané sans une longue préparation préalable pouvait résulter au massacre systématique de 800 000 personnes en l'espace de quelques semaines. La situation au Kénya, aussi triste soit-elle, démontre bien que l'on ne peut pas massacrer des centaines de milliers de personnes sous un coup de colère spontanée.
De Jotacarapi
10H37 | 31/01/2008 |
Violences ethniques ? Violence tout-court. Parfois je pense que parler de violences ethniques c'est une forme de mettre distance au problème, mettre la distance suffisante pour rien faire, pour pas prendre position. C'est de la violence ethnique, alors c'est quelque chose incompressible pour nous les occidentaux, et on plus on a rien a voir dans l'affaire. Bref, on attend qu'ils s'entre tuent et on viendra après pour faire un bon documentaire anthropologique.
De Jackysback
11H52 | 31/01/2008 |
Article très interessant.
Par contre, il y as autre chose qui me choque, plutot que de faire des rapprochements avec des massacres, pourquoi ne pas comparer avec les morts violentes au kenya AVANT ce « coup de sang » ?
Dans les régions pauvres et les bidonvilles, ce sont des milliers de personnes qui meurent chaque jour. Comme d'habitude, les médias ne réagissent que lorsque les massacres touchent le reste de la population, celle qui as de quoi manger, qui as pu recevoir une education correcte et sais donc s'expliquer.
Il faudrait absolument aider les populations très pauvres dans le monde avant que des conflits ne dégénèrent. Les nombreuses organisations humanitaires ne font que contribuer au flou ambiant, comment savoir lesquelles sont vraiment efficaces et lesquelles sont des arnaques ou mal organisées ?
Il faut un conseil mondial de la pauvreté qui soit plus important que le G8, on l'as fait pour l écologie, parceque cela concerne aussi les « riches », mais pour la pauvreté, à part une journée dans l'année et des dons… on ne vois pas grand chose.
De terrien4589632
12H05 | 31/01/2008 |
quelle horreur cette guerre ! ! à la machette ! ! ça donne une idée de ce que pouvais être les guerres au moyen age.. apparemment ça n'a pas beaucoup évolué là bas.. et c'est pas fini vu les différentes ethnies qu'il y a.. intenable ces humains.. et là c'est pas un problème de peau mais bien de culture et encore on se demande ..
De Pierrrrre
12H50 | 31/01/2008 |
Aucun rapport…
au Kenya, ce sont les Kikuyus et les Luos qui se tabassent,
alors qu'au Rwanda,
ce sont
les Tutsis contre les Hutus
en fait, c'est encore une conséquence du néo-colonialisme, et de notre culture occidentale imposée, qui leur a inculqué nos relents de haine entre PSG et OM.
à Pierrrrre
De JRCW
14H03 | 31/01/2008 |
En fait ça commence a bein faire. C'est naturellement toujours sympa d'accuser le colonialisme pour expliquer tous ces massacres qui ont lieu en Afrique.
La vérité c'est que les africains sont des hommes comme nous avec les mêmes défauts et je ne pense pas qu'ils aient eu besoin des colonialistes pour apprendre a s'entretuer. Le brave et gentil petit noir n'existe que dans l'imaginaire des blancs racistes.
De turkana
13H12 | 31/01/2008 |
Merci pour cet article qui ramène à la réalité du Kenya, même si elle est terrible. Je travaille là bas, quelques mois par an, pour mes études. Je dois dire que ces tensions n'étaient pas vraiment palpables. Les Kikuyus sont souvent les marchands, mais on ne peut pas dire non plus qu'ils vivent mieux que les autres. Par contre la jeunesse kenyane est plus que désoeuvrée, et les gangs existent depuis des années…
Kibaki a tenté de sécuriser Nairobi, en enlevant les enfants orphelins qui sniffent de la colle, par exemple, mais pour les emmener à Eldoret (entre autre), pas pour les prendre en charge, ni les aider.
A la différence du reste du pays qui est plutôt calme, Nairobi est une ville sous tension, où on évite de se déplacer à pied et où des campagnes de pub invitent les femmes à ne pas sortir après la tombée de la nuit pour ne pas se faire violer. Pas étonnant que les violences aient commencer à Kibera, la misère est reine là bas.
La mascarade de la démocratie dure depuis trop longtemps au Kenya, il n'y a qu'à voir à quelle vitesse grossisse les bidonvilles… Depuis toujours les dirigeants se partagent le gâteau africain sans même donner les miettes au peuple. C'est encore plus effrayant quand on sait que le Kenya était le seul pays d'Afrique qui s'approchait le plus de la démocratie.
De parousnik
13H23 | 31/01/2008 |
Dans les pays pauvres les fraudes électorales soulèvent les peuples contrairement à ce qui se passe dans les pays « riches » ou les falsifications type, élections présidentielles américaines de 2000 et 2004 qui ne réveille même pas l'indignation des masses… occidentales. Ceux la pourtant c'est leurs vies qu'ils mettent sur la balance de la révolte alors que nous ce n'est que nos médiocres conforts aux coins carrés qui fait de nous des esclaves soumis aux mafias politico-financières…
à parousnik
De Imbert
14H58 | 31/01/2008 |
Parousnik,
ça me fait un peu rire ceux qui comme toi critiquent notre confort tout en écrivant confortablement derrière leurs PC tout (vraiment tout) ce qui leur passe par la tête.
Et puis fait quand même un peu gaffe, avec ce que tu écris tu risques de t'attirer des ennuis avec la mafia politico-financière. Tu sais ils sont pas tendre ceux-là, c'est eux qui ont élu Sarko et Bush en bourrant les urnes comme des salauds. Royal était au courant tu penses, elle touche grave ! T'as vu ses tailleurs ? tu crois qu'elle se les paie comment ?
Bon je te laisse j'en ai déjà trop dit. Moi la mafia politico financière elle me fout les flubes.
à parousnik
De Pierrrrre
16H42 | 31/01/2008 |
»……les falsifications type, élections présidentielles américaines de 2000 et 2004 …… »
==> tout le monde sait bien que les Etats Unis, c'est la pays où on tue les pauvres et où on bourre les urnes, et aussi on y fait pipi dans le biberon des bébés…
De Quirinus-K
21H00 | 31/01/2008 |
Un nouveau Rwanda, peut-être pas mais un nouveau quoi alors ? Plutôt que de rapprocher ces crimes de ceux commis au Rwanda en 1994, il faut les rapprocher de ceux commis antérieurement au Rwanda. Ce qui se passe là-bas est grave.
à Quirinus-K
De Benjamin Sehene
(auteur)
21H32 | 31/01/2008 |
Une nouvelle guerre civile point. Comme on en voit souvent partout dans le monde.
De amilcar
peureux célèbre | 01H30 | 01/02/2008 |
le message du peuple kenyan semble difficile à décrypter pour les élites kenyanes, ils doivent demander des choses extraordinaires comme des tickets de bus à des prix raisonnables, des routes qui ressemblent à comment dire ? , des routes, des denrées alimentaires qui permettent de manger, des hopitaux qui soignent et des écoles où on apprend quelque chose, le peuple est toujours excentrique dans ses revendications, peut-être que la nouvelle présidence tanzanienne de l'UA facilitera la traduction de ces exigences exhorbitantes, la présence des autorités morales africaines et autres syndicats de dictateurs à addis abeba devrait éviter que la situation ne parte en vrille hors des regards, comment tout ce monde là, sous l'oeil charbonneux de kadafi, va t-il faire semblant de comprendre les désirs légitimes du peuple kenyan ? une politique plus propre, une économie plus propre, une gouvernance plus propre, des élections plus propres, comment dit-on propre en swahili ?