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Grève des taxis : les raisons de la colère

Propositions de la commission Attali, réponses des chauffeurs, état des lieux à l'étranger… Rue89 vous dit tout sur les taxis.

Grève des taxis à Paris, mercredi (Dario Pignatelli/Reuters)

Introuvables, insuffisants, les taxis à Paris sont trop rares. C'est la conclusion du rapport Attali, qui entend, dans sa cinquième « ambition », « favoriser la mobilité ». Ce mercredi, dans toute la France, les chauffeurs de taxi sont en grève contre ses propositions visant à déréglementer le secteur et à ouvrir la profession à davantage de concurrence. La corporation empêche-t-elle d'avoir un système de taxi digne des grandes viles du monde ?

Que propose la commission Attali ?

En tenant compte de l'évolution de la population en Ile-de-France, de l'augmentation du PIB par habitant et du trafic aérien et ferroviaire, le rapport Attali avance plusieurs pistes. A Paris, il y a une demande importante et une offre trop faible. La solution : augmenter le nombre de taxis. Le rapport a chiffré à 8000 le nombre de licences qui auraient dû être attribuées depuis 1981. Aujourd'hui 6500 chauffeurs sont en attente d'une licence. Parmi les mesures avancées pour avoir à terme de 50000 à 60000 taxis à Paris et en proche banlieue contre 16000 actuellement, certaines cristallisent la colère :

► Pour tous ceux qui attendaient leur licence en 2007, Jacques Attali préconise de leur attribuer gratuitement sous deux ans (actuellement 150 licences gratuites sont distribuées chaque année) mais, nouveauté, cette licence gratuite serait désormais incessible.

► Libéraliser complètement les voitures de petite remise (VPR), qui offrent le même service qu'un taxi uniquement par commande. A Paris, on n'en compte qu'une centaine, contre 50000 à New York et 42000 à Londres.

► Supprimer l'horodateur parisien, compteur qui limite le nombre d'heures travaillées.

► Supprimer les délais actuellement imposés pour la revente des licences.

La commission Attali invoque la libéralisation d'autres secteurs et la création d'emplois qui en a découlé. Visés, les « privilèges » d'une profession pour laquelle il faut d'abord payer pour pouvoir exercer. Elle constate que les professions réglementées sont un frein à la croissance en ce qu'elles « ne s'adaptent pas » et qu'elles s'exonèrent de « l'effort collectif ».

Aujourd'hui, pour être taxi il faut réussir l'examen de certificat de capacité professionnelle, acheter une licence ou la louer. Ou encore être salarié d'une compagnie. A Paris, une plaque coute 177000 euros et une location autour de 3000 euros par mois. Ils sont 9000 artisans à avoir acheté leur licence, près de 4000 locataires.

Y a-t-il d'autres pistes à explorer ?

Pour les syndicats de taxi, l'offre est suffisante.
Chez Alpha Taxis, société coopérative (1200 associés, propriétaires de leur licence), on pointe plusieurs faiblesses du rapport :

« Avant de songer à augmenter le nombre de taxis, il faut se préoccuper du nombre de courses. Or, aujourd'hui, un chauffeur de taxi tourne à vide la moitié du temps avec les bouchons. Il faut améliorer le trafic dans la capitale. »

La proposition Attali de créer une voie dédiée aux taxis entre Paris et les aéroports est ainsi bien accueillie par la profession. Un rapport du Conseil de développement économique durable de Paris (Codev) datant de 2003 estimait que le rapatriement à Paris de 1500 taxis stationnant aux aéroports (pour rien et pendant des heures) aurait le même résultat que cinq ans de création de nouvelles licences par la préfecture.

Les véhicules de petite remise (VPR) crispent fortement. Les professionnels ne voient pas d'un bon oeil l'arrivée de ces voitures privées, sans signalétique. Lassés d'entendre parler du modèle londonien, chez Alpha Taxis on s'emporte :

« A Londres, il y a eu tellement de problèmes de sécurité et de violences qu'une compagnie uniquement pour les femmes a vu le jour ! A Paris, les taxis sont sûrs. Lorsque vous montez, vous êtes sûrs d'arriver à bon port ! “

Sur la suppression de l'horodateur, qui limite les heures travaillées, les avis sont partagés. Si certains la réclament, beaucoup de professionnels nuancent. Une fois la pause entamée (de une à trois heures) et programmée sur la machine, le chauffeur ne peut l'interrompre. Lorsqu'un client arrive, il est donc obligé de le refuser. Pour autant, la suppression totale serait une ‘mauvaise idée’, selon un chauffeur, l'horodateur servant de garde-fou, notamment pour la sécurité routière. Les taxis plaident donc plutôt pour un assouplissement.

Quelles sont les craintes des chauffeurs ?

Place de la République, 6 heures du matin. La file de taxis affiche complet. Et la grève ? Francis M., 42 ans, hausse les épaules :

‘Bah, c'est à 10 heures. J'irai à 10 heures. En attendant, faut bien que je travaille.’

Comme beaucoup, il n'a pas pris connaissance des propositions de Jacques Attali mais se sent obligé de réponde à l'appel : ‘On doit bien jouer l'unité.’ Lui, détient sa licence. Il l'a obtenue gratuitement à la préfecture il y a quelques mois. On appelle ça les ‘numéros gratuits’. Fournies par l'Etat, qui n'en délivre pas plus de 150 par an, ces licences ne sont obtenues qu'après des années d'attente.

Chauffeur depuis 1989, Francis s'est inscrit sur la fameuse liste il y a dix-sept ans. Avant d'être à son compte, il a été salarié (il touchait 25% du compteur) et locataire (4200 francs/semaine en 2000). ‘Ça n'a pas été de la tarte.’ Mais depuis qu'il est ‘licencié-gratuit’, il ne travaille que la nuit. L'Etat contraint en effet les artisans taxis bénéficiaires du numéro gratuit à travailler, durant trois ans, aux horaires pendant lesquels leurs collègues dorment. Et là, Francis râle : ‘Je ne vois plus ma femme et mes enfants. Dans trois ans, je travaillerai le jour. Et basta !

Il pourra revendre sa licence dans quinze ans ou la rendre, s'il souhaite s'arrêter avant. Mais pour l'instant, le principal soucis de Francis, c'est l'horodateur, qui limite sa journée. Justement, Jacques Attali propose sa suppression : Ah bon.’ Le chauffeur s'interrompt puis, circonspect, demande :

‘Mais dans ce cas là, pas besoin d'augmenter les taxis à Paris. S'il y a du travail, on va travailler.’

Plus largement, les chauffeurs craignent la précarisation. Ex-livreur, Labdou Ramdane, 43 ans, s'est converti au taxi depuis le mois de juillet. Il est locataire : 3600 euros par mois.‘C'est très cher.’ Il souhaite acheter sa licence pour s'assurer une retraite ‘pas trop dure’. Célibataire, il boucle parfois difficilement ses fins de mois :

‘Là, j'ai rien gagné. Quand on loue, on gagne peu. Et puis, il y a les 600 euros de carburant.’

Sur les ondes, une journaliste parle d'une grève à Cannes. La voix rocailleuse, très inquiète, Labdou expose sa position :

‘On est solidaire dans ce métier, c'est un principe. On est contre l'augmentation des taxis, il y en a déjà trop ! On passe parfois des heures à se regarder dans les stations.’

Peur que son pouvoir d'achat baisse, que le client se raréfie et qu'il soit finalement obligé de lâcher sa Mégane. Des privilégiés, les taxis ?

‘Pas trop. Je travaille beaucoup. Vous savez, dix heures, c'est fatiguant. C'est suffisant quand il y a des clients, mais la clientèle n'est pas toujours là.’

Et ailleurs ?

En Italie, une libéralisation avortée

A peine nommé en 2006, Prodi avait annoncé des mesures pour dérèglementer diverses activités et professions. Alors que son gouvernement est tombé la semaine dernière, force est de constater que son bilan sur ces ‘libéralisations’ annoncées est plus que mitigé. Et le plus grand échec concerne probablement les taxis.

Se heurtant dès le début à des blocages efficaces des chauffeurs (notamment à Rome), la ‘libéralisation’ de la profession a fait long feu. Le gouvernement Prodi s'est contenté de donner la faculté aux communes d'attribuer de nouvelles licences via des appels à candidatures extraordinaires. En fait, les communes ont reculé face à la fronde des chauffeurs, qui, d'ailleurs, se transmettent les licences de pères en fils ou bien les revendent de façon privée à prix d'or (bien au-delà de 100000 euros).

A Rome on compte 6273 taxis, soit en moyenne 2,3 taxis pour 1000 Romains, alors qu'à Milan, la proportion est de 3,58 pour 1000 milanais. En fait, les chauffeurs ont réussi à échanger l'octroi par les communes de nouvelles licences contre une très forte hausse de leurs tarifs. Ainsi, à Rome, peu avant Noël, le maire Walter Veltroni a accordé une augmentation de 18% des tarifs des taxis, ces derniers ‘acceptant’ que 500 nouvelles licences soient accordées en 2008 et 2009. Une ‘libéralisation’ plutôt chère pour le portefeuille des Romains…

En Espagne, tarifs variables

Le coût d'une licence et les tarifs de base varient d'une ville à l'autre. A Barcelone, la licence s'acquiert à environ 150000 euros contre 200000 à Madrid. La loi n'autorise qu'un titulaire légal, mais face au poids de cet investissement, nombreux sont ceux qui partagent la licence, soit en donnant le statut de salarié à leur associé, soit en parvenant à un accord privé.

En semaine, les taxis madrilènes coûtent plus cher que ceux de la capitale catalane. Et il risque d'être plus difficile de trouver un taxi à Madrid. La ville compte en effet 15600 licences pour environ 3000000 habitants contre 10500 licences pour un peu plus de 1500000 habitants à Barcelone.

En Chine, un métier mal payé

Les chauffeurs de taxi de Pékin et des grandes villes sont employés par des sociétés privées, auxquelles ils doivent rapporter chaque mois une somme fixe. Le reste est pour eux. Cette somme est très élevée, car les chauffeurs ne sont pas propriétaires des voitures qui ont été totalement renouvelées et modernisées ces dernières années, dans la perspective des JO de Pékin.

Les chauffeurs se plaignent donc de très longues heures de travail quotidiennes, pour terminer le mois avec de 100 à 200 euros de revenus.

Aux Etats-Unis, polémique sur la carte de crédit et le GPS

A New York, 13000 taxis jaunes patrouillent les rues. Quand la Ville remet des ‘médaillons’ (licences) sur le marché, ils sont vendus aux enchères par la Taxi and Limousine Commission et se vendent aux alentours de 200000 euros. Comment les chauffeurs ont-ils les moyens de payer des sommes pareilles ? Depuis 1979 et l'autorisation du leasing, la plupart d'entre eux louent leurs véhicules (environ 90 euros pour douze heures). La plupart des chauffeurs de taxi gagnent entre 17000 et 20000 euros par an.

Le taxi new-yorkais n'est en général pas new-yorkais d'origine. 84% des chauffeurs sont immigrés (ils n'étaient qu'un tiers au début des années 1980). Pour avoir le droit de conduire leur taxi, ils ont suivi 80 heures de cours obligatoire, passé un test d'anglais et un de géographie. A New York, la colère des chauffeurs ne porte pas sur l'accès aux licences, mais sur l'obligation d'installer des machines à cartes de crédit et des écrans GPS pour les passagers. Dernier point, le taxi new-yorkais n'écoute pas Rires et Chansons.

Avec François Laforgue (de Rome), Elodie Cuzin (de Madrid), Pierre Haski et Guillemette Faure (de New-York).

► Rectifié le 31/01/2008 à 11h36. Suite à une stupide erreur du webmaster (il sera exécuté), nous avons passé une photo d'Italie en lieu et place d'une photo parisienne. Erreur rectifiée. Merci à l'internaute vigilant qui nous a permis de réaliser l'erreur.

102 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Infovite

De Infovite

Plébéien. | 12H36 | 30/01/2008 | Permalien

Qu'en pense Joe ?
Certainement la même chose que nous,y en a marre d'être menés en bateau par les politiques !
http://info-espress.over-blog.com/

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De marie 75 3563

12H43 | 30/01/2008 | Permalien

les taxis on voté sarko… Ils auraient dû réfléchir !

Portrait de pablico

à marie 75 Portrait de marie 75 De pablico

13H04 | 30/01/2008 | Permalien

je pensais que seuls les fonctionnaires, avait des avantages, des privilèges. Tiens tiens…eux aussi ? ?

« Diviser pour mieux régner », écrivait un Machiavel dénué de tout scrupule.

Quand on joue ce jeu là, il ne faut pas se plaindre quand on est touché..ah zut je rentre dans le jeu… : -(

Portrait de DOCTEUR GUILLOTIN séparateur

à marie 75 Portrait de marie 75 De DOCTEUR GUILLOTIN séparateur

17H40 | 30/01/2008 | Permalien

le problème c'est que ceux qui ont voté sarko n'ont pas le potentiel nécessaire pour réfléchir : ils sont mono -neuronique …

Portrait de Bebert Cassandre

à DOCTEUR GUILLOTIN séparateur Portrait de DOCTEUR GUILLOTIN séparateur De Bebert Cassandre

18H52 | 30/01/2008 | Permalien

Salut toubib !
Vous galègez une fois de plus. Le mono est hélas exagéré…

Portrait de DOCTEUR GUILLOTIN séparateur

à Bebert Cassandre Portrait de Bebert Cassandre De DOCTEUR GUILLOTIN séparateur

21H49 | 30/01/2008 | Permalien

évidemment si vous vous référez à Christian C. c'est largement exagéré, quand à Mireille M. j'ose à peine en parler, elle est plus proche du protozoaïre ! ! ! … j'établissais une moyenne…j'ai même rencontré - une seule fois il est vrai - un UMP qui avait 3 neurones dont un légèrement abimé…il occupait un poste de responsabilité dans l'appareil et était considéré comme une lumière par ses camarades… j'aimerais ne pas être contesté sur un plan scientifique me référant à des études américaines de très haut niveau qui ont établit un rapport incontestable entre le cerveau de Bush et celui d'un sarkosyste et qui prouvent que l'un et l'autre n'ont qu'un neurone (chacun, pas pour 2)….

Portrait de Bebert Cassandre

à DOCTEUR GUILLOTIN séparateur Portrait de DOCTEUR GUILLOTIN séparateur De Bebert Cassandre

22H17 | 30/01/2008 | Permalien

Oui bien sur.. Je vois de qui vous voulez parler… A moins que je ne me trompe évidemment… En évoquant le protozoaire il me semble néanmoins que vous faites erreur. Il ne s'agissait que d'une paramécie qui se multipliait…

Portrait de Alain Provist

à marie 75 Portrait de marie 75 De Alain Provist

18H37 | 30/01/2008 | Permalien

Le problème des taxis, c'est comme celui de la supression de la publicité sur le service public. Une décision unilatérale présentée comme la cogitation théorique d'un technocrate ou le fait d'un prince ne peut que susciter des remous. La solution ne peut passer que par le dialogue entre les partenaires. Supprimer la publicité, pourquoi pas mais discutons d'abord des solutions alternatives qui ne soient pas une privatisation déguisée, un cadeau aux amis ou un surcroît de taxes… Augmenter le numerus clausus des taxis ? est-ce que cela doit être un sujet tabou jusqu'à la fin… du pétrole ? La plupart des arguments que j'ai lus ici me paraissent frappés au coin du bon sens. C'est vrai que dans la plupart des villes du monde (je parle en connaissance de cause) il y a plus de taxis qu'à Paris et souvent moins chers. Conséquence : les franciliens prennent leurs voitures (Paris est petit et bien desservi en stations de métros mais dès que vous passez le périph c'est le désert) ce qui entraîne les problèmes d'embouteillages (ah l'autoroute A4 le matin ! ), de stationnements (il n'y a pas de parkings à Paris) et de pollution. Par ailleurs, je comprends les inquiétudes des taxis (essentiellement financières). Mais n'est-il pas concevable d'imaginer un progrès qui se ferait non pas au détriment de toutes les parties mais avec leur accord. Les mairies ont bien réussi à instaurer des vélos en libre service. Pourquoi ne pas intégrer les taxis dans un vaste réseau de transports « en commun » qui réunirait les métros, les RER, les trains, les bus, les taxis, les Vélib et autres autolib et dont les tarifs resteraient raisonnables grâce à une aide nationale ou régionale ? (c'est une piste pas une énième proposition Attila). Car je voudrais rappeler, pour ne pas faire trop long, que ceux qui dépensent le plus dans les transports en ile de France ce ne sont pas les Parisiens (qui souvent n'ont pas de voiture) mais ceux qui habitent en grande banlieue. Et pourquoi habite-t-on en grande banlieue ? parce qu'on n'a pas les moyens d'habiter intra-muros… Parlons-nous dans ce pays comme on le fait sur Rue 89

Portrait de karlM

à Alain Provist Portrait de Alain Provist De karlM

21H55 | 30/01/2008 | Permalien

un taxi, ça pue, 60 000 de plus c'est de la croissance en plus, surtout celle de la pollution (Grenelle, piège à cons ? )

Portrait de Valéry-Xavier Lentz

à karlM Portrait de karlM De Valéry-Xavier Lentz

www.taurillon.org | 23H55 | 30/01/2008 | Permalien

Quelqu'un qui prend régulièrement le taxi - en complément d'autres moyens de transport - c'est quelqu'un qui ne possède pas de voiture - et donc qui ne pollue pas. On peut aussi - et je crois que les propositions vont dans ce sens - encourager l'utilisation de véhicules mixtes.

Les taxis sont une forme de transport en commun. Il faut au contraire les démultiplier pour que posséder une voiture devienne inutile pour un parisien (les frais de possession d'une automobile étant bien supérieurs à quelques courses en taxi dans le mois).

Sur l'argument de la circulation : les couloirs de bus ont permis d'améliorer les choses, y compris pour les taxis. Augmenter le nombre de taxis disponibles peut s'accompagner de la généralisation de ces voies réservées. On pourrait aussi envisager un péage à l'entrée de Paris comme cela se fait dans plusieurs grandes villes.

Enfin il ne faut pas raisonner à clientèle constante. Plus de taxis c'est moins de stations de taxi vides, mions de temps d'attente et donc plus de personnes qui auront le réflexe de faire appel à un taxi.

Globalement il me semble qu'il est plus que temps de réformer ce système et de l'ouvrir, quitte à verser une compensation juste à ceux qui ont beaucoup investis pour leur licence. Je crois que c'est dans l'intérêt de l'emploi, de l'environnement et des habitants des grandes villes.

Portrait de Jonas2

à marie 75 Portrait de marie 75 De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H08 | 30/01/2008 | Permalien

Sur les 53 % qui ont voté Sarko, Marie, 80 % n'ont pas réfléchi. Ils n'ont surtout pas réfléchi qu'ils allaient passer à une moulinette qu'ils croyaient destinée aux autres.
Ca fait cher la leçon, je vous l'accorde. Mais dans le fond c'est quand même à cause d'eux qu'il y a une grosse ardoise à éponger. Il est donc assez juste qu'ils partagent le fardeau.
La prochaine fois ils sauront qu'on fait prendre un gros risque à tout le monde en ne fixant son vote que sur ses petits intérêts immédiats.
Quand aux 20 % qui ont réfléchi, eux, ils prendront un taxi à l'aise sur un couloir rien que pour lui, pour prendre un avion bien polluant à la santé du grenelle de l'environnement.
Bon d'accord, il leur faudra se payer les grosses têtes pendant le trajet mais on ne peut pas tout avoir non plus : -)

Portrait de Fred Besnard

De Fred Besnard

12H51 | 30/01/2008 | Permalien

Encore une prise d'otage des usagers … Allons voir ce qu'en dit le spécialiste Jean-Pierre Pernaut.

Portrait de personne

De personne

12H51 | 30/01/2008 | Permalien

Tiens, personne n'a encore dénoncé la prise d'otage intolérable par ces privilégiés qui bénéficient pourtant d'une profession protégée ?

Portrait de clausius

à personne Portrait de personne De clausius

22H28 | 30/01/2008 | Permalien

Moi ça ne me gène absolument pas qu'ils fassent grêve, ça peut se comprendre au vu des enjeux, mais par contre qu'ils bloquent, là, pas d'accord. Ca ne serait pas une prise d'otage mais une atteinte à la liberté de circuler. Que diraient ces mêmes taxis si des clients bloquaient leurs voitures pour réclamer une augmentation des licences ? C'est du même ordre.

Portrait de antoinelecanut

De antoinelecanut

12H51 | 30/01/2008 | Permalien

« Grève des taxis : les raisons de la colère »
Une fois que vous tenez un jeux de mots, vous ne le lachez pas !
Voir « USA : grève des scénaristes, les raisons de la colère » le 15/01/08
http://www.rue89.com/2008/01/15/usa-greve-des-scenaristes-les-raisons-de…

Portrait de rene_stourm

à antoinelecanut Portrait de antoinelecanut De rene_stourm

13H40 | 30/01/2008 | Permalien

Tout à fait d'accord avec Antoine Lecanuet. Une recherche sur google « raisons de la colère » donne 38100 pages, avec des sujets complètement différents mais un même point commun : la pauvreté d'inspiration du rédacteur. Un petit effort, svp !

Portrait de Numerosix

à rene_stourm Portrait de rene_stourm De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 14H01 | 30/01/2008 | Permalien

Gréve des praxis : les rhizomes de la courgette !
( un titre signé : Le concombre masqué )

Portrait de Bonobo35

à Numerosix Portrait de Numerosix De Bonobo35

18H12 | 30/01/2008 | Permalien

Les raisins du collyre sont à pleurer !

Portrait de weby_love

à antoinelecanut Portrait de antoinelecanut De weby_love

15H11 | 30/01/2008 | Permalien

j'vois pa ou est le jeu d'mot ..c pa ca 1 jeu d mot

Portrait de les_canards

à weby_love Portrait de weby_love De les_canards

15H37 | 30/01/2008 | Permalien

Hé bé la culture se perd… « Les raisins de la colère » est une oeuvre de l'Américain John Steinbeck qui dépeint les conséquences de la dépression des années 30 sur les paysans du Midwest américain.

Portrait de elle-vessia

à les_canards Portrait de les_canards De elle-vessia

artiste visuelle | 16H12 | 30/01/2008 | Permalien

AHHHH, Steinbeck…superbe écrivain !

Portrait de f.a.n.c.h

à weby_love Portrait de weby_love De f.a.n.c.h

15H54 | 30/01/2008 | Permalien

Je vois qu'il y a un lecteur qui aurait besoiin d'un article dont le titre pourrait être :
« Les raisons de la colères » : Les raisons de la colères des lecteurs

Portrait de ras-la-patience

à f.a.n.c.h Portrait de f.a.n.c.h De ras-la-patience

19H39 | 31/01/2008 | Permalien

l'érosion de laque ? oh ! l'air d'électeur !

Portrait de terrien4589632

à weby_love Portrait de weby_love De terrien4589632

17H13 | 30/01/2008 | Permalien

les pépins de la cour jettent.. ça vous va ?

Portrait de Bonobo35

à weby_love Portrait de weby_love De Bonobo35

18H14 | 30/01/2008 | Permalien

هل من المعقول أن نبقى صامتين و فينا عقل يفكر

Portrait de elle-vessia

à Bonobo35 Portrait de Bonobo35 De elle-vessia

artiste visuelle | 22H36 | 30/01/2008 | Permalien

C'est beau Nobo !

Portrait de aeros

à Bonobo35 Portrait de Bonobo35 De aeros

23H39 | 30/01/2008 | Permalien

le bonobo est un singe.
un cousin a toi ?

Portrait de bidule

à Bonobo35 Portrait de Bonobo35 De bidule

15H58 | 31/01/2008 | Permalien

rh
fgh
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jj ff gt uhg
oii ijofoo ipo ii
içr iijirr uii iigf
iu iiiii ,i içççà
iuiçuççççççççiàià
hougçpugiuçpçu
kiugpçuipoço
iluigijii
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Portrait de Alex.idf

De Alex.idf

Etudiant | 13H11 | 30/01/2008 | Permalien

Et pourquoi ne pas aborder le thème du co-voiturage dans les taxis ?
Avec un peu d'organisation, le temps d'attente serait peut être réduit, car là est semble-t-il le problème.
De plus, il est intéressant de se battre d'un côté pour réduire l'émission de gaz à effet de serre en zone urbaine, et de l'autre côté, augmenter le nombre de taxis et donc de voitures, alors que, je parle pour Paris/IDF, nous disposons de l'un des meilleurs réseaux de transports en commun au monde.

Portrait de Tophee

à Alex.idf Portrait de Alex.idf De Tophee

en haut a gauche | 14H40 | 30/01/2008 | Permalien

Cela peut paraitre surprenant, mais un taxi polue moins qu'une voiture particuliere : sont moteur en general deja chaud (Un moteur froid polue beaucoup plus) et il ne perd pas 45 minutes a tourner pour trouver une place de stationnement.

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