Propositions de la commission Attali, réponses des chauffeurs, état des lieux à l'étranger... Rue89 vous dit tout sur les taxis.

Introuvables, insuffisants, les taxis à Paris sont trop rares. C'est la conclusion du rapport Attali, qui entend, dans sa cinquième « ambition », « favoriser la mobilité ». Ce mercredi, dans toute la France, les chauffeurs de taxi sont en grève contre ses propositions visant à déréglementer le secteur et à ouvrir la profession à davantage de concurrence. La corporation empêche-t-elle d'avoir un système de taxi digne des grandes viles du monde ?
Que propose la commission Attali ?
En tenant compte de l'évolution de la population en Ile-de-France, de l'augmentation du PIB par habitant et du trafic aérien et ferroviaire, le rapport Attali avance plusieurs pistes. A Paris, il y a une demande importante et une offre trop faible. La solution : augmenter le nombre de taxis. Le rapport a chiffré à 8000 le nombre de licences qui auraient dû être attribuées depuis 1981. Aujourd'hui 6500 chauffeurs sont en attente d'une licence. Parmi les mesures avancées pour avoir à terme de 50000 à 60000 taxis à Paris et en proche banlieue contre 16000 actuellement, certaines cristallisent la colère :
► Pour tous ceux qui attendaient leur licence en 2007, Jacques Attali préconise de leur attribuer gratuitement sous deux ans (actuellement 150 licences gratuites sont distribuées chaque année) mais, nouveauté, cette licence gratuite serait désormais incessible.► Libéraliser complètement les voitures de petite remise (VPR), qui offrent le même service qu'un taxi uniquement par commande. A Paris, on n'en compte qu'une centaine, contre 50000 à New York et 42000 à Londres.
► Supprimer l'horodateur parisien, compteur qui limite le nombre d'heures travaillées.
► Supprimer les délais actuellement imposés pour la revente des licences.
La commission Attali invoque la libéralisation d'autres secteurs et la création d'emplois qui en a découlé. Visés, les « privilèges” d'une profession pour laquelle il faut d'abord payer pour pouvoir exercer. Elle constate que les professions réglementées sont un frein à la croissance en ce qu'elles “ne s'adaptent pas » et qu'elles s'exonèrent de ‘l'effort collectif’.
Aujourd'hui, pour être taxi il faut réussir l’examen de certificat de capacité professionnelle, acheter une licence ou la louer. Ou encore être salarié d'une compagnie. A Paris, une plaque coute 177000 euros et une location autour de 3000 euros par mois. Ils sont 9000 artisans à avoir acheté leur licence, près de 4000 locataires.
Y a-t-il d'autres pistes à explorer ?
Pour les syndicats de taxi, l'offre est suffisante.
Chez Alpha Taxis, société coopérative (1200 associés, propriétaires de leur licence), on pointe plusieurs faiblesses du rapport :
« Avant de songer à augmenter le nombre de taxis, il faut se préoccuper du nombre de courses. Or, aujourd'hui, un chauffeur de taxi tourne à vide la moitié du temps avec les bouchons. Il faut améliorer le trafic dans la capitale. »
La proposition Attali de créer une voie dédiée aux taxis entre Paris et les aéroports est ainsi bien accueillie par la profession. Un rapport du Conseil de développement économique durable de Paris (Codev) datant de 2003 estimait que le rapatriement à Paris de 1500 taxis stationnant aux aéroports (pour rien et pendant des heures) aurait le même résultat que cinq ans de création de nouvelles licences par la préfecture.
Les véhicules de petite remise (VPR) crispent fortement. Les professionnels ne voient pas d'un bon oeil l'arrivée de ces voitures privées, sans signalétique. Lassés d'entendre parler du modèle londonien, chez Alpha Taxis on s'emporte :
« A Londres, il y a eu tellement de problèmes de sécurité et de violences qu'une compagnie uniquement pour les femmes a vu le jour ! A Paris, les taxis sont sûrs. Lorsque vous montez, vous êtes sûrs d'arriver à bon port !
Sur la suppression de l'horodateur, qui limite les heures travaillées, les avis sont partagés. Si certains la réclament, beaucoup de professionnels nuancent. Une fois la pause entamée (de une à trois heures) et programmée sur la machine, le chauffeur ne peut l'interrompre. Lorsqu'un client arrive, il est donc obligé de le refuser. Pour autant, la suppression totale serait une “mauvaise idée”, selon un chauffeur, l'horodateur servant de garde-fou, notamment pour la sécurité routière. Les taxis plaident donc plutôt pour un assouplissement.
Quelles sont les craintes des chauffeurs ?
Place de la République, 6 heures du matin. La file de taxis affiche complet. Et la grève ? Francis M., 42 ans, hausse les épaules :
“Bah, c'est à 10 heures. J'irai à 10 heures. En attendant, faut bien que je travaille.”
Comme beaucoup, il n'a pas pris connaissance des propositions de Jacques Attali mais se sent obligé de réponde à l'appel : “On doit bien jouer l'unité.” Lui, détient sa licence. Il l'a obtenue gratuitement à la préfecture il y a quelques mois. On appelle ça les ‘numéros gratuits’. Fournies par l’Etat, qui n’en délivre pas plus de 150 par an, ces licences ne sont obtenues qu'après des années d'attente.
Chauffeur depuis 1989, Francis s'est inscrit sur la fameuse liste il y a dix-sept ans. Avant d'être à son compte, il a été salarié (il touchait 25% du compteur) et locataire (4200 francs/semaine en 2000). “Ça n'a pas été de la tarte.” Mais depuis qu'il est ‘licencié-gratuit’, il ne travaille que la nuit. L'Etat contraint en effet les artisans taxis bénéficiaires du numéro gratuit à travailler, durant trois ans, aux horaires pendant lesquels leurs collègues dorment. Et là, Francis râle :
Il pourra revendre sa licence dans quinze ans ou la rendre, s'il souhaite s'arrêter avant. Mais pour l'instant, le principal soucis de Francis, c'est l'horodateur, qui limite sa journée. Justement, Jacques Attali propose sa suppression : ‘Ah bon.’ Le chauffeur s'interrompt puis, circonspect, demande :
‘Mais dans ce cas là, pas besoin d'augmenter les taxis à Paris. S'il y a du travail, on va travailler.’
Plus largement, les chauffeurs craignent la précarisation. Ex-livreur, Labdou Ramdane, 43 ans, s'est converti au taxi depuis le mois de juillet. Il est locataire : 3600 euros par mois.”C'est très cher. » Il souhaite acheter sa licence pour s'assurer une retraite “pas trop dure”. Célibataire, il boucle parfois difficilement ses fins de mois :
« Là, j'ai rien gagné. Quand on loue, on gagne peu. Et puis, il y a les 600 euros de carburant. »
Sur les ondes, une journaliste parle d'une grève à Cannes. La voix rocailleuse, très inquiète, Labdou expose sa position :
« On est solidaire dans ce métier, c'est un principe. On est contre l'augmentation des taxis, il y en a déjà trop ! On passe parfois des heures à se regarder dans les stations. »
Peur que son pouvoir d'achat baisse, que le client se raréfie et qu'il soit finalement obligé de lâcher sa Mégane. Des privilégiés, les taxis ?
« Pas trop. Je travaille beaucoup. Vous savez, dix heures, c'est fatiguant. C'est suffisant quand il y a des clients, mais la clientèle n'est pas toujours là. »
Et ailleurs ?
En Italie, une libéralisation avortée
A peine nommé en 2006, Prodi avait annoncé des mesures pour dérèglementer diverses activités et professions. Alors que son gouvernement est tombé la semaine dernière, force est de constater que son bilan sur ces « libéralisations » annoncées est plus que mitigé. Et le plus grand échec concerne probablement les taxis.
Se heurtant dès le début à des blocages efficaces des chauffeurs (notamment à Rome), la « libéralisation » de la profession a fait long feu. Le gouvernement Prodi s’est contenté de donner la faculté aux communes d'attribuer de nouvelles licences via des appels à candidatures extraordinaires. En fait, les communes ont reculé face à la fronde des chauffeurs, qui, d’ailleurs, se transmettent les licences de pères en fils ou bien les revendent de façon privée à prix d’or (bien au-delà de 100000 euros).
A Rome on compte 6273 taxis, soit en moyenne 2,3 taxis pour 1000 Romains, alors qu’à Milan, la proportion est de 3,58 pour 1000 milanais. En fait, les chauffeurs ont réussi à échanger l’octroi par les communes de nouvelles licences contre une très forte hausse de leurs tarifs. Ainsi, à Rome, peu avant Noël, le maire Walter Veltroni a accordé une augmentation de 18% des tarifs des taxis, ces derniers « acceptant” que 500 nouvelles licences soient accordées en 2008 et 2009. Une “libéralisation » plutôt chère pour le portefeuille des Romains…
En Espagne, tarifs variables
Le coût d’une licence et les tarifs de base varient d’une ville à l’autre. A Barcelone, la licence s’acquiert à environ 150000 euros contre 200000 à Madrid. La loi n’autorise qu’un titulaire légal, mais face au poids de cet investissement, nombreux sont ceux qui partagent la licence, soit en donnant le statut de salarié à leur associé, soit en parvenant à un accord privé.
En semaine, les taxis madrilènes coûtent plus cher que ceux de la capitale catalane. Et il risque d'être plus difficile de trouver un taxi à Madrid. La ville compte en effet 15600 licences pour environ 3000000 habitants contre 10500 licences pour un peu plus de 1500000 habitants à Barcelone.
En Chine, un métier mal payé
Les chauffeurs de taxi de Pékin et des grandes villes sont employés par des sociétés privées, auxquelles ils doivent rapporter chaque mois une somme fixe. Le reste est pour eux. Cette somme est très élevée, car les chauffeurs ne sont pas propriétaires des voitures qui ont été totalement renouvelées et modernisées ces dernières années, dans la perspective des JO de Pékin.
Les chauffeurs se plaignent donc de très longues heures de travail quotidiennes, pour terminer le mois avec de 100 à 200 euros de revenus.
Aux Etats-Unis, polémique sur la carte de crédit et le GPS
A New York, 13000 taxis jaunes patrouillent les rues. Quand la Ville remet des « médaillons » (licences) sur le marché, ils sont vendus aux enchères par la Taxi and Limousine Commission et se vendent aux alentours de 200000 euros. Comment les chauffeurs ont-ils les moyens de payer des sommes pareilles ? Depuis 1979 et l'autorisation du leasing, la plupart d'entre eux louent leurs véhicules (environ 90 euros pour douze heures). La plupart des chauffeurs de taxi gagnent entre 17000 et 20000 euros par an.
Le taxi new-yorkais n'est en général pas new-yorkais d'origine. 84% des chauffeurs sont immigrés (ils n'étaient qu'un tiers au début des années 1980). Pour avoir le droit de conduire leur taxi, ils ont suivi 80 heures de cours obligatoire, passé un test d'anglais et un de géographie. A New York, la colère des chauffeurs ne porte pas sur l'accès aux licences, mais sur l'obligation d'installer des machines à cartes de crédit et des écrans GPS pour les passagers. Dernier point, le taxi new-yorkais n'écoute pas Rires et Chansons.
Avec François Laforgue (de Rome), Elodie Cuzin (de Madrid), Pierre Haski et Guillemette Faure (de New-York).
► Rectifié le 31/01/2008 à 11h36. Suite à une stupide erreur du webmaster (il sera exécuté), nous avons passé une photo d'Italie en lieu et place d'une photo parisienne. Erreur rectifiée. Merci à l'internaute vigilant qui nous a permis de réaliser l'erreur.












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Qu’en pense Joe?
Certainement la même chose que nous,y en a marre d’être menés en bateau par les politiques!
http://info-espress.over-blog.com/
les taxis on voté sarko… Ils auraient dû réfléchir!
je pensais que seuls les fonctionnaires, avait des avantages, des privilèges. Tiens tiens…eux aussi??
«Diviser pour mieux régner», écrivait un Machiavel dénué de tout scrupule.
Quand on joue ce jeu là, il ne faut pas se plaindre quand on est touché..ah zut je rentre dans le jeu… :-(
le problème c’est que ceux qui ont voté sarko n’ont pas le potentiel nécessaire pour réfléchir: ils sont mono -neuronique …
Salut toubib!
Vous galègez une fois de plus. Le mono est hélas exagéré…
évidemment si vous vous référez à Christian C. c’est largement exagéré, quand à Mireille M. j’ose à peine en parler, elle est plus proche du protozoaïre !!!… j’établissais une moyenne…j’ai même rencontré - une seule fois il est vrai - un UMP qui avait 3 neurones dont un légèrement abimé…il occupait un poste de responsabilité dans l’appareil et était considéré comme une lumière par ses camarades… j’aimerais ne pas être contesté sur un plan scientifique me référant à des études américaines de très haut niveau qui ont établit un rapport incontestable entre le cerveau de Bush et celui d’un sarkosyste et qui prouvent que l’un et l’autre n’ont qu’un neurone (chacun, pas pour 2)….
Oui bien sur.. Je vois de qui vous voulez parler… A moins que je ne me trompe évidemment… En évoquant le protozoaire il me semble néanmoins que vous faites erreur. Il ne s’agissait que d’une paramécie qui se multipliait…
Le problème des taxis, c’est comme celui de la supression de la publicité sur le service public. Une décision unilatérale présentée comme la cogitation théorique d’un technocrate ou le fait d’un prince ne peut que susciter des remous. La solution ne peut passer que par le dialogue entre les partenaires. Supprimer la publicité, pourquoi pas mais discutons d’abord des solutions alternatives qui ne soient pas une privatisation déguisée, un cadeau aux amis ou un surcroît de taxes… Augmenter le numerus clausus des taxis ? est-ce que cela doit être un sujet tabou jusqu’à la fin… du pétrole ? La plupart des arguments que j’ai lus ici me paraissent frappés au coin du bon sens. C’est vrai que dans la plupart des villes du monde (je parle en connaissance de cause) il y a plus de taxis qu’à Paris et souvent moins chers. Conséquence: les franciliens prennent leurs voitures (Paris est petit et bien desservi en stations de métros mais dès que vous passez le périph c’est le désert) ce qui entraîne les problèmes d’embouteillages (ah l’autoroute A4 le matin !), de stationnements (il n’y a pas de parkings à Paris) et de pollution. Par ailleurs, je comprends les inquiétudes des taxis (essentiellement financières). Mais n’est-il pas concevable d’imaginer un progrès qui se ferait non pas au détriment de toutes les parties mais avec leur accord. Les mairies ont bien réussi à instaurer des vélos en libre service. Pourquoi ne pas intégrer les taxis dans un vaste réseau de transports « en commun » qui réunirait les métros, les RER, les trains, les bus, les taxis, les Vélib et autres autolib et dont les tarifs resteraient raisonnables grâce à une aide nationale ou régionale ? (c’est une piste pas une énième proposition Attila). Car je voudrais rappeler, pour ne pas faire trop long, que ceux qui dépensent le plus dans les transports en ile de France ce ne sont pas les Parisiens (qui souvent n’ont pas de voiture) mais ceux qui habitent en grande banlieue. Et pourquoi habite-t-on en grande banlieue ? parce qu’on n’a pas les moyens d’habiter intra-muros… Parlons-nous dans ce pays comme on le fait sur Rue 89
un taxi, ça pue, 60 000 de plus c’est de la croissance en plus, surtout celle de la pollution (Grenelle, piège à cons?)
Quelqu’un qui prend régulièrement le taxi - en complément d’autres moyens de transport - c’est quelqu’un qui ne possède pas de voiture - et donc qui ne pollue pas. On peut aussi - et je crois que les propositions vont dans ce sens - encourager l’utilisation de véhicules mixtes.
Les taxis sont une forme de transport en commun. Il faut au contraire les démultiplier pour que posséder une voiture devienne inutile pour un parisien (les frais de possession d’une automobile étant bien supérieurs à quelques courses en taxi dans le mois).
Sur l’argument de la circulation : les couloirs de bus ont permis d’améliorer les choses, y compris pour les taxis. Augmenter le nombre de taxis disponibles peut s’accompagner de la généralisation de ces voies réservées. On pourrait aussi envisager un péage à l’entrée de Paris comme cela se fait dans plusieurs grandes villes.
Enfin il ne faut pas raisonner à clientèle constante. Plus de taxis c’est moins de stations de taxi vides, mions de temps d’attente et donc plus de personnes qui auront le réflexe de faire appel à un taxi.
Globalement il me semble qu’il est plus que temps de réformer ce système et de l’ouvrir, quitte à verser une compensation juste à ceux qui ont beaucoup investis pour leur licence. Je crois que c’est dans l’intérêt de l’emploi, de l’environnement et des habitants des grandes villes.
Sur les 53 % qui ont voté Sarko, Marie, 80 % n’ont pas réfléchi. Ils n’ont surtout pas réfléchi qu’ils allaient passer à une moulinette qu’ils croyaient destinée aux autres.
Ca fait cher la leçon, je vous l’accorde. Mais dans le fond c’est quand même à cause d’eux qu’il y a une grosse ardoise à éponger. Il est donc assez juste qu’ils partagent le fardeau.
La prochaine fois ils sauront qu’on fait prendre un gros risque à tout le monde en ne fixant son vote que sur ses petits intérêts immédiats.
Quand aux 20 % qui ont réfléchi, eux, ils prendront un taxi à l’aise sur un couloir rien que pour lui, pour prendre un avion bien polluant à la santé du grenelle de l’environnement.
Bon d’accord, il leur faudra se payer les grosses têtes pendant le trajet mais on ne peut pas tout avoir non plus:-)
Encore une prise d’otage des usagers … Allons voir ce qu’en dit le spécialiste Jean-Pierre Pernaut.
Tiens, personne n’a encore dénoncé la prise d’otage intolérable par ces privilégiés qui bénéficient pourtant d’une profession protégée ?
Moi ça ne me gène absolument pas qu’ils fassent grêve, ça peut se comprendre au vu des enjeux, mais par contre qu’ils bloquent, là, pas d’accord. Ca ne serait pas une prise d’otage mais une atteinte à la liberté de circuler. Que diraient ces mêmes taxis si des clients bloquaient leurs voitures pour réclamer une augmentation des licences? C’est du même ordre.
« Grève des taxis: les raisons de la colère »
Une fois que vous tenez un jeux de mots, vous ne le lachez pas!
Voir « USA: grève des scénaristes, les raisons de la colère » le 15/01/08
http://www.rue89.com/2008/01/15/usa-greve-des-scenaristes-les-raisons-de…
Tout à fait d’accord avec Antoine Lecanuet. Une recherche sur google « raisons de la colère » donne 38100 pages, avec des sujets complètement différents mais un même point commun: la pauvreté d’inspiration du rédacteur. Un petit effort, svp!
Gréve des praxis : les rhizomes de la courgette !
( un titre signé : Le concombre masqué )
Les raisins du collyre sont à pleurer !
j’vois pa ou est le jeu d’mot ..c pa ca 1 jeu d mot
Hé bé la culture se perd… « Les raisins de la colère » est une oeuvre de l’Américain John Steinbeck qui dépeint les conséquences de la dépression des années 30 sur les paysans du Midwest américain.
AHHHH, Steinbeck…superbe écrivain !
Je vois qu’il y a un lecteur qui aurait besoiin d’un article dont le titre pourrait être:
« Les raisons de la colères »: Les raisons de la colères des lecteurs
l’érosion de laque? oh! l’air d’électeur!
les pépins de la cour jettent.. ça vous va?
هل من المعقول أن نبقى صامتين و فينا عقل يفكر
C’est beau Nobo !
le bonobo est un singe.
un cousin a toi?
rh
fgh
juu
uçç
jj ff gt uhg
oii ijofoo ipo ii
içr iijirr uii iigf
iu iiiii ,i içççà
iuiçuççççççççiàià
hougçpugiuçpçu
kiugpçuipoço
iluigijii
—————
__________
Et pourquoi ne pas aborder le thème du co-voiturage dans les taxis?
Avec un peu d’organisation, le temps d’attente serait peut être réduit, car là est semble-t-il le problème.
De plus, il est intéressant de se battre d’un côté pour réduire l’émission de gaz à effet de serre en zone urbaine, et de l’autre côté, augmenter le nombre de taxis et donc de voitures, alors que, je parle pour Paris/IDF, nous disposons de l’un des meilleurs réseaux de transports en commun au monde.
Cela peut paraitre surprenant, mais un taxi polue moins qu’une voiture particuliere : sont moteur en general deja chaud (Un moteur froid polue beaucoup plus) et il ne perd pas 45 minutes a tourner pour trouver une place de stationnement.
Comme ils marchent presque tous au Diesel : ça polluuuuuue énnnormémmmment. donc ça pollue plusss qu’une voiture particulière avec catalyseur/essence-sans plomb.
Et les particules, même si elles sont fines ne sont pas… à proprement parler ….NOBLES !
Et, j’ai pas dis qu’il etait parfait, loins de la. Mais la majorite des voiture particuliere est equipee aussi de moteurs diesel non?
A Istanbul, beaucou de taxi sont des fiat albea (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fiat_Albea). voiture petite et legere, surfisament spacieuse (et je fait 1m85) et la majoritee roule au gaz. Surement mieux plus adapte que les tracteurs teutons.
c’est peut être capilo-tracté mais si j’ai bonne mémoire:
- trop d’accidents sur la route = radars et contrôles plus fréquents,
-vieilles voitures, donc on remplace le parc automobile. ça produit, ça pollue, ça fait chier ce qui n’ont pas les moyens de se payer une bagnole neuve (je ne parle même pas du contrôle technique annuel en approche)
-amiante cancérigènes donc remplacement
-canalisation en plastique des collectivités non conforme puisqu’ils se sont rendu compte que les bactéries se fixaient plus facilement sur le plastique que sur les anciennes canalisation, surement du à une étude trop poussée,
-cigarettes cancérigènes donc loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux public ( dont je suis presque d’accord sauf pour les bars de campagne)
-trop de chômage donc radiation de ceux qui veulent pas travailler dans des tafs « nuls » pour certains et pour ceux qui profitent une minorité mais bon
-trop de SDF donc en prison
-trop d’abus à la SECU donc on fait payer ce qui ont trimés toute leur vie dans des usines, sur des chantiers et qui sont cassé par le taf et qui ont besoins de soins alors qu’ils gagnent moins et sont plus malades que les cadres.
alors il es possible :
vue le plan climat européen (http://www.rue89.com/ecologie qui n’a intéréssé personne d’ailleurs ..) je penses que bientôt il n’y aura plus de voiture dans les grandes villes alors il faudra plus de taxis donc on vous lubrifie un peu avant l’introduction …..
Savez vous que celà existait aux Pays Bas il y a 10 ans environ (je n’y suis pas retourné pour voir si ca existe toujours) aux abords des gares. Des taxis ayant passé un accord avec la SNCF locale prennent en charge entre 1 et 4 passagers (une attente maximum des clients est prévue dans le contrat) qui ont acheté un billet train-taxi en gare à un prix fixe. Une fois chargé, le taxi les amène dans un rayon aussi fixé autours de la gare en optimisant son trajet. Ca marchait trés bien
C’est l’ouverture à la concurrence exigé par Bruxelles qui oblige à la déréglementation… Seulement les taxis en majorité sont des électeurs de Sarkozy… alors on désigne un lièvre et tanpis s’il n’est qu’un perroquet comme Attali… le principal c’est d’essayer d’obtenir des 24 autres de l’Europe une dérogation… Régime spécial ?
« Dernier point, le taxi new-yorkais n’écoute pas Rires et Chansons. »
Ça c’est du Guillemette Faure tout craché ! Excellent (le reste de l’article est bon aussi ne soyez pas jaloux !)
PS : les taxis bloquent pas mal aussi la «future capitale de france» Le Havre, sous formes d’opérations coup de poing heureusement de courtes durées…
Le libéralisme commence en même temps que sa propre liberté d’entreprendre et se termine lorsque les autres la revendiquent !
Et ça gueule… Personne n’aime le changement. Mais il faut l’accepter. Il y a un malaise à Paris: où sont ces 15 000 taxis ? Vous avez beau aller à une station de taxi, mais le taxi n’est pas là. Le soir, heure de pointe, à la sortie d’un théâtre par exemple, pas un taxi et des dizaines personnes qui attendent.
Quand il y a un problème, on trouve des solutions. Là, les taxis se plaignent des propositions d’Attali. Je suis même convaincu qu’un grand nombre des chauffeurs ne sont pas au courant des détails des propositions.
Déjà, au moins, qu’on soit pour ou contre, il y a des solutions. Grand pas vers la modernisation du pays. Si les taxis ne sont pas satisfaits, avec tout le respect que j’ai pour eux, il peuvent essayer d’en trouver - se concerter et discuter de leurs problèmes pour en aboutir à de réelles solutions efficaces pour eux et les citoyens. Hélas, ce n’est pas le cas. Attali en profite donc pour en trouver.
Une des propositons du rapport Attali: « Supprimer l’horodateur parisien, compteur qui limite le nombre d’heures travaillées ». C’est une proposition qui donne l’opportunité de travailler plus pour gagner plus. Je pense que c’est clair: pour avoir plus, il faut travailler davantage. L’Etat n’a pas les moyens de se ruiner pour augmenter le SMIC, et n’est en aucun cas le Père Noël. Mais la proposition n’oblige personne à travailler plus.
Mais le changement, en France, c’est un drame. Alors, comment avancer si il y a toujours des grèves ?
Mouais…
Circuler a Paris, c’est stressant. Très. Personnellement, je peux pas.
Alors en plus, supprimer l’horodateur… on aura des chauffeurs de taxis enervés et fatigués. Si il a bien UNE chose sur laquelle on ne peut pas vraiment transiger, c’est le respect des horaires pour les proffessionnels de la route. A la rigueur on peut adapter, assouplir, ça, pourquoi pas.
Ou sinon, on déreglemente, on attend le premier accident dû à un chauffeur qui a travaillé 15 heures sans pause (accident mortel, de préférence. Une ou deux petites filles fauchées sur un trottoir, ça fera très bien), notre Président se fera une joie de dénoncer ces mesures mauvaises pour le pays (ça lui coute rien, Attali étant officiellement de gauche), puis il fera remettre un horodateur, et se présentera comme le garant de la sécurité routière parisienne.
…c’est crédible, et c’est ça le pire.
Vous cherchez les taxis ? Ils sont à Roissy. Temps d’attente correct et course longue en général. Allez y faire un tour c’est marrant, ils sont presque tous là. Il y a donc un problème de rentabilité …?
c est un peu insoluble cette situation car les taxis se plaignent de ne pas avoir assez de courses, mais cela est precisement du au prix trop eleve du tacos a Paris…
En meme temps, si c est le seul moyen de rembourser une plaque achetee a prix d or, je les comprends.
QUESTION A M DRYEF:
Si le nombre de taxis augmente, il faut necessairement baisser le tarif sinon ca n a pas de sens. Qu en dit la commission ?
Et, si les prix baissent, que va t on faire de ceux qui ont achete leurs plaques 200000E et qui vont voir arriver une espeece de concurrence deloyale ?
merci d avance
C’est exactement cela !
Une licence payée à crédit représente au yeux du taximan ses économies pour sa future retraite d’artisan.
Il est indispensable de les rassurer sur ce point, car une chute du prix de la licence (alors que certains ont contracté un crédit de 150 000 Euro depuis peu) serait catastrophique.
Par ailleurs, tant que le prix d’une course intramuros ou vers l’aéroport sera prohibitif pour une grande partie de la population, il n’est pas judicieux d’augmenter aveuglement le nombre de taxis (et licences). A ce sujet, il y a le cas d’Athène (si c’est encore le cas) : lorsque l’on prend un taxi, ce dernier roule tout doucement dans la ville et continue à prendre de nouveaux clients (qui vont a peu près dans la même direction)! mais le prix de la course est vraiment très bas, il y en a beaucoup et pratiquement tout le monde peut le prendre de temps en temps.
Si un génial énarque arrive à combiner l’augmentation substantielle du nombre de taxis avec la baisse importante du prix de la course, le maintien du niveau de vie de la profession (et de la licence) avec une baisse proportionnelle du nombre de voitures particulière alors pourquoi pas ? sinon ça va chauffer…
Mais ce qui m inquiete, mais peut etre est ce du a ma meconnaissance sur ce sujet, est que Attali ne parle pas de baisser les prix ?
Une possibilite est que l etat avec la region (car y a pas de raisons que tt le monde paie pr l agrement des parisien) rachete les licenses aux taxis actuels, et se fasse rembourser progressivement, sur 20 ou 30 ans, via une taxe sur tous les taxis (anciens + postreglementation). Dans ce cas, les prix devraient par contre etre legalement diminues de 20-30%, ce qui en ferait un service peut etre pas quotidien, mais abordable pour les classes moyennes.
Est ce faisable ?
Je suis pas tout à fait d’accord avec vous. Paris est devenue une ville de riches, et le taxi franchement ce n’est pas cher
POur 6 euros vous rejoignez facilement un point à un autre
Je discutais avec un taxi aujourd’hui justement qui me disait que le prix moyen d’une course est de 7 euros
c’est ridicule pour avoir un chauffeur
c’est un produit de luxe étant donné la qualité des transports en commun à Paris donc qu’on augmente le tarif ne seriat en rien choquant en contrepartie peut être d’une augmentation du nbre de plaques?
Toutefois quid de tous les taxis qui ont trimé pour acheter leur licence qui ne va bientot plus rien valoir?
ça ne serait pas choquant de les indemniser
Aux heures de pointes la qualité est plus que minimale, on se croirait à la havane,
Le Taxi à 7 euros c’est trop cher pour beaucoup et mon expérience c’est plus souvent plus proche du double , sans parler d’aller à Roissy ou Marignane (parce qu’a Marseille c’est pas mieux), et puis on doit pouvoir prendre le taxi pour un rayon très proche et que cela ne dépasse pas 2 ou 3 euros
La problématique des licences est centrale et complexe car le prix est fonction de l’offre et de la demande et fixé par une commission de la chambre syndicale.
C’est une erreur de la part du rapport d’affirmer que c’est un non sens d’avoir à payer pour travailler car cela reste le même principe qu’un fond de commerce classique (boulangerie, laverie, bar,..) où il faut acquérir ou louer le fond sans parler du stock ou du matériel, donc distribuer des licences gratuites n’est certainement pas la bonne solution, il faut plutôt ramener cela progressivement à une situation plus standard.
« Dans le commerce c’est moche quand le fond fond » (Bobby la pointe)
« ……C’est une erreur de la part du rapport d’affirmer que c’est un non sens d’avoir à payer pour travailler car cela reste le même principe qu’un fond de commerce classique…. »
Au train où vont les choses, il faudra payer une « licence » pour avoir le droit d’obtenir un travail de salarié….genre « licence syndicale » (mais des syndicats « gentils » avec les patrons…!)….!
Bonjour.
Un ami, maintenant retraité avait économisé et s’était endetté pour obtenir une licence d’artisan taxi « parisien ».
Un peu comme un un artisan boulanger voulant ouvrir une boutique.
Il bossait des heures et des heures.
Mais devait quand même se reposer qq heures/jour.
En très peu de temps le métier a été envahi (principalement les aéroports) de taxis asiatiques ou plusieurs chauffeurs se relayaient pour le faire ‘tourner’ H24 et 7/7.
La communauté asiatique - alors encore très discrète sauf dans une partie du XIIème - servait de banquier pour l’achat des licences.
Maintenant c’est le sort des « Bars-tabac-journaux ».
Mais bon, les uns comme les autres - taxis et bistros - n’avaient qu’à ne pas voter UMP dans leur grande majorité.
Mais si les licences sont supprimées, une compensation s’imposerait.
Mais les faveurs du pouvoir actuel sont réservées aux très riches, pas aux gens qui travaillent.
PS: L’ami en question est français d’origine kabyle.
Se faisait prénommer « Alex » car Abd’El Aziz, ça ne lui facilitait vraiment pas la vie!!
Taxi ou pas taxi.
Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que si cet article focalise sur Paris, la situation n’est pas la même dans toutes les villes de France.
Si à Paris certains trouveront que ça manque vraiment de taxis, où il faut quand il faut… A Marseille par exemple, on peut douter de l’extensibilité du marché… Il y a actuellement 1117 taxis dans la cité phocéenne, seulement un système de rotation limite déjà l’activité à 3/4 des taxis marseillais durant 12 jours pendant que les autres se reposent…. Y aurait-il besoin d’une telle mesure de restriction s’il y avait réellement plus de clients que de taxis disponibles ?
En tout cas à Marseille, les taxis sont remontés et sont forts du soutien du sénateur maire UMP en campagne… Reste à voir si ça peut changer quelque chose au niveau national.
le soir (belge) :
aA Aa Mouvement d’humeur des taxis parisiens
Rédaction en ligne
mercredi 30 janvier 2008, 11:51
Les premières perturbations sont apparues sur les routes de France mercredi matin alors que les artisans taxi organisent des opérations escargot à l’appel de la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT) pour dénoncer certaines des conclusions du rapport de la commission Attali, notamment la déréglementation de certaines professions.
EPA
Plusieurs milliers de chauffeurs de taxi venus avec leur véhicule manifestaient mercredi en milieu de matinée Place de la République à Paris pour dénoncer la déréglementation de leur secteur prônée par le rapport Attali.
Les manifestants étaient rassemblés dans le calme peu après 10h sur la Place de la République remplie de taxis en stationnement, a-t-on constaté sur place. « Taxi en colère », « Touche pas à mon taxi », ou encore « Non à la déréglementation », pouvait-on lire sur les affichettes collées sur les vitres des véhicules.
La Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT) est à l’origine de cette manifestation avec les syndicats CFTC et CGT du secteur. La FNAT a annoncé des manifestations similaires ce mercredi en province. Selon un premier point établi à 8h30, le Centre national d’information routières signalait des opérations escargot notamment sur la A15 en région parisienne mais également sur la rocade sud de Rennes (Ille-et-Vilaine), sur la chaussée extérieure de la C844 près de Nantes (Loire-Atlantique), à Vannes (Morbihan), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), sur le périphérique intérieur de Toulouse (Haute-Garonne) ou encore en Tarn-et-Garonne à Montauban.
Le CNIR signale également un barrage bloquant à Daoulas en direction de Brest (Finistère).
La FNAT appelle l’ensemble des taxis de France à cesser le travail ce jour et à manifester dans chaque département.
Le rapport de la commission Attali, rendu public le 23 janvier dernier, préconise d’ouvrir à la concurrence plusieurs professions réglementées et notamment le secteur des taxis, en supprimant les numerus clausus. La FNAT craint la création de 60.000 taxis sur Paris et de voir la profession se « transformer en jungle ».
(d’après AP)
Ce que je comprends mal, c’est pourquoi les taxis à Marseille sont au minimum 30 % plus chers qu’à Paris? Et pourquoi également ils refusent sous divers prétextes de prendre des maghrébins le soir à la gare Saint Charles (constaté de visu à au moins 2 reprises…)? Le sénateur maire les soutient?