Tribune

Télévision publique : ces chaînes qu'on abat

Inspiré par des visiteurs du soir désintéressés, le président de la République a fait vœu de télévision publique sans publicité. « Vous l'aviez rêvé, nous le faisons », dit en écho François Fillon devant les députés de l'opposition. Dans la foulée, les alarmes se déclenchent, les cyniques se préparent et même les plus naïfs, après avoir dit chiche, s'inquiètent.

Car c'est là un vœu à plus d'un milliard d'euros, si la perte pour France Télévisions est réellement compensée. Par temps de caisses vides et de croissance molle, chacun comprend bien qu'il y a avait là une ardente obligation… réformatrice ! Mais comme l'exigence d'un « financement dynamique et pérenne » s'exprima dés le lendemain, la croisade des amis zélés du pouvoir se déploie depuis tous azimuts.

Un contresens historique

De la sueur, des larmes et quelques taxes nouvelles, tel est le message adressé aux équipes du service public, en guise de réconfort et de feuille de route. L'on notera que cette nouvelle créativité fiscalité jusqu'ici reprochée à la gauche semble s'appliquer en priorité aux produits et aux services liés aux technologies numériques, celles-là même dont le rapport Attali, que j'approuve sur ce point, souhaite le développement à grande vitesse. Taxer l'abonnement à Internet ou le téléphone mobile pour amortir la perte de la publicité, c'est un contre-sens historique et un contre-emploi économique. C'est en plus inviter les Français à faire les frais de cette coûteuse opération.

J'en retiens surtout que la télé publique est peu à peu poussée vers l'enfer de la précarité. L'argent public lui est promis sans garantie… Pour moi, avec ou sans publicité, le premier critère du service public, avec la qualité, c'est l'indépendance. Quand la contrainte budgétaire devient comme une corde au cou, c'est l'asservissement. Il est certes déguisé derrière le paravent de la transgression. Ainsi nomme-t-on désormais les caprices du souverain. Or, un milliard d'euros se sont envolés. Adieu, liberté pour les chaînes.

La destabilisation de France Télévision est en marche

Depuis cette annonce, la déstabilisation de France Télévisions est en marche. Les premières conséquences apparaissent déjà : départs annoncés, fabrique de programmes en berne, mécanos supposés et anticipations irrationnelles suscitent toutes les incertitudes. Les créateurs ont déjà compris et les rédactions savent lire, normalement, entre les lignes. Jeudi 24 janvier, les personnels l'ont exprimé par leur grève.

Il ne viendrait à l'esprit de quiconque, raisonnablement averti des affaires de la « Scène France », de penser un instant que Nicolas Sarkozy entend ainsi favoriser l'émancipation des chaînes publiques. Personne n'imagine sérieusement, au vu de son ambition culturelle, qu'il ait fait ainsi le pari de l'excellence. Pourtant, le président de la République ne passe pas pour être indifférent aux médias télévisés ! Il leur doit beaucoup, il en use et en abuse, il est addict. Il est le « téléprésident » finement décrit dans l'ouvrage récent de François Jost et Denis Muzet. Par la grâce de l'écran, il est partout, tout le temps, saturant l'espace public.

Poutine soft

La forme que prend l'asservissement et demain sans doute l'amputation des chaînes publiques a les allures du crime parfait, avec les allures extérieures de la vertu. Je n'ai jamais intenté à Nicolas Sarkozy un procès en dictature. La caricature et l'outrance des critiques le servent, car il sait s'en prévenir et s'en défendre, avec l'aide de transfuges devenus courtisans, de quelques intellectuels enrôlés et d'une rhétorique bien rôdée. Non, tout simplement, il y a en lui du Poutine soft, usant en demi-teinte et avec talent des techniques de Berlusconi. La télévision a une place hypercentrale dans son dispositif.

Pour décoder totalement le système, et éclairer la scène, décrivons le kriegspiel qui s'engage autour de la télé en 2008. Nous serons, je l'espère, plus que quelques-uns à le dénoncer…

Un drame à venir, en trois actes

Premier acte : la consolidation des télévisions commerciales. Entamé avant l'élection présidentielle par l'octroi de trois « chaînes bonus » aux télés privées, demain par la bataille autour du « dividende numérique » jusqu'ici bien public, c'est le renfort apporté à de grands groupes dont les résultats s'effritent, mais dont l'action en Bourse a remonté le jour-même de l'annonce de la suppression de la publicité chez leurs concurrents.

Deuxième acte : l'affaiblissement du service public, devenu vulnérable. Invitées à tripler les recettes de parrainages (sic), les dirigeants des chaînes s'emploient surtout à endiguer l'hémorragie, et les producteurs savent déjà qu'une année au moins est perdue pour les commandes de création. Les négociations avec Bercy s'annoncent saignantes.

Troisième acte : les grandes manœuvres. La réduction du périmètre public est en marche. Si France Télévisions, garrottée, s'enfonce, ce sera la suppression de chaînes ou leur privatisation. C'est aussi probablement une réorganisation des empires privés de la communication, qui auront regonflé leur cours, pour permettre la marche triomphale de nouveaux acteurs. La progression de Vincent Bolloré dans ce secteur fera l'objet une attention particulière.

Sous l'improvisation, un dessein calculé

On aurait pu imaginer un débat pluraliste sur l'avenir de la télévision, sur le rôle et l'identité du service public, sur la place des antennes nationales et régionales à l'âge d'Internet et avant tout sur la liberté de l'information… Il est même urgentissime de trouver de nouvelles sources de financement pour la création, les fictions, les documents aujourd'hui paupérisés. De nouveaux modèles économiques, une vision moderne des droits des artistes sont à produire pour le monde numérique. A la place, en guise de simulacre, un débat déjà tronqué en allumé en catastrophe. Trop fort ! Derrière le fait du prince, il serait naïf de penser que l'improvisation, évidente sur la méthode, ne dissimule pas sur le fond un dessein aiguisé. L'enjeu est de taille. Déjà, sous la mangrove, les crocodiles se préparent…

17 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Christobal Colon

De Christobal Colon

Scandalisé à 999% | 04H06 | 26/01/2008 | Permalien

Quel doux bonheur que d'entendre un député parler si justement !
Ouf !
Merci.

Portrait de kawouede

à Christobal Colon Portrait de Christobal Colon De kawouede

17H39 | 26/01/2008 | Permalien

Je pense que le président est assez malin pour nous ficeler un « Grenelle de l'audiovisuel » un de ces quatre, histoire de donner à tout ça l'apparence du débat et de la contestation. Ou alors une commission présidée par Jack Lang ?

Portrait de kawouede

à kawouede Portrait de kawouede De kawouede

17H43 | 26/01/2008 | Permalien

Le problème vient aussi, messieurs (dames, mais y en a moins) les députés socialistes, de l'impéritie de la gauche au pouvoir sur cette question (et d'autres) pendant de longues années.
Vous avez laissé la télévision publique s'enfoncer dans la médiocrité le delaruisme, etc. Résultat : la vertu du système est réduite à une chaîne réputée « confidentielle » (arte), le reste ne tient qu'à un fil qu'il est facile de couper pour le « dessein aiguisé » du président.

Portrait de jeffe

De jeffe

artiste infographe | 08H02 | 26/01/2008 | Permalien

tout à fait d'accord avec l'analyse. Pourtant, il me manque quelque chose, qui aurait le gout de : « la nouvelle télé est ailleurs » « la télé, instrument de l'hypnotisme des masses » « c'est simple. Ce qui me plait dans les programmes de la télé (publique ou privé) je vais le chercher sur internet, en prenant soin de voir s'il n'existe pas mieux, voir contradictoire.
Que Sarko berlusconise la télé, nous on a internet. tout les docs, tout les films déjà diffusés y sont. Y a guère que le foot ou le rugby ou … que je regarde live, mais je peux m'en passer sans problème.
Je suggèrerait donc aux opposants de cesser de s'opposer car Sarko n'est pas un novateur, il n'est qu'un recycleur d'idée. Aillons un temps d'avance et ce pantin du grand capital se dégonflera de lui meme.
Mais internet leur appartient aussi ! me dirait vous.
croyez vous qu'ils couperons les fils un jours ?
Leur avidité de pouvoir est notre force !

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 11H06 | 26/01/2008 | Permalien

A quand des télés associatives ! ! ! !

27 ans après les radios libres, rien n'a été mis en place pour la télé libre ou alors sur le net ! ! !
Malheureusement, ce n'est toujours pas d'actualité !

http://kprodukt.blogspot.com

Portrait de stephanemot

De stephanemot

Author & Chief AtoZ Officer | 09H23 | 26/01/2008 | Permalien

On a vu comment les conservateurs britanniques avaient saisi la première occasion pour affaiblir la Beeb. Ici, l'offensive ne cherche même pas à mettre les formes.

Dans l'absolu, la suppression de la pub sur l'audiovisuel public n'est pas absurde. La précipitation pour coller aux calendriers des amis du Président conduit à cette drôle de comédie où l'on crée une crise ex nihilo sans chercher de solution raisonnée à priori.

Ce n'est pas une réforme mais une révolution, une prise de pouvoir par les armes. Comme dans ces républiques bananières où l'on se rue en priorité sur le siège de la radio-TV locale sitôt le tyran déposé.

Vu de Bouygues, le crime est parfait : le leader TF1 voit son principal concurrent retiré du marché, le challenger Bouygues Telecom voit ses concurrents payer l'essentiel de l'ardoise.

Portrait de jeffe

à stephanemot Portrait de stephanemot De jeffe

artiste infographe | 10H18 | 26/01/2008 | Permalien

T'as tout compris.
surtout qu'en toute objectivité, la pub n'empêche pas de faire de la qualité !

Portrait de Christobal Colon

à stephanemot Portrait de stephanemot De Christobal Colon

Scandalisé à 999% | 02H58 | 27/01/2008 | Permalien

en fait, la droite peut avoir les meilleurs arguments du monde, il reste effectivement le problème de fond, au-delà du contenu futur et du mode de financement de l'audiovisuel public, l'Etat va faire diriger des flux d'argent « vers » des boîtes privées.

La droite va dire « Mais on les taxe, on les prelève ! »

OK. Mais il n'empêche que des grosses sommes d'argent sur un compte bancaire permettent d'emprunter, d'investir, de développer…

En ce sens, il y a un flagrant délit de « camaraderie ».
L'Etat n'a pas à concentrer l'argent privé « vers » ses désirs.

Même si la réforme est un succès( je n'y crois pas )pour le public, cette faute « professionnelle » reste là et bien là.

Messieurs-dames, députés et sénateurs, conseil constitutionnel and CO, et bons médias : au boulot.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 10H56 | 26/01/2008 | Permalien

Vous avez sans doute raison . Aucune confiance en Sarko bien sur , mais il reste que je n » ai jamais entendu clairement les socialistes proposer l » annulation de la publicité sur les chaines publiques qui est pour moi un objectif essentiel .
Sarko vous a encore bien piégé sur ce coup , meme l » extreme gauche à roulette defend la Pub , vous etes tous vraiment naifs .

Ca ne m'empechera pas de voter pour vous, les moins pires , mais en trainant les pieds , comme d » habitude ..

Portrait de ApollonduRéverbère

De ApollonduRéverbère

12H00 | 26/01/2008 | Permalien

Je crois qu'il serait bon de redéfinir le service public avant de s'engouffrer dans la brèche jamais refermée de la démagogie populiste.
Pour ma part, en matière de télévision puisque c'est l'objet du débat, le service public s'arrête à l'antenne et au hertzien. Après, tout ce qui est dans mon appartement est d'utilité privée.
Je veux ou ne veux pas de la télévision, ce choix m'appartient, je n'ai nulle obligation vis-à-vis de la fourniture, tout comme internet.
J'achète ou pas. Si je ne veux pas acheter un téléviseur je n'achète donc pas « de la télévision » il ne s'agit donc pas d'un service public, tout comme si je n'achète pas du téléphone fixe il ne s'agit pas d'un service public, mais au contraire d'une prestation privée.
Partant de là, je me demande pourquoi je devrais payer une redevance deux fois pour subventionner un service privé.
C'est un non-sens. C'est du vol.

Portrait de parousnik

De parousnik

12H32 | 26/01/2008 | Permalien

La publicité est un impôt indirect que tous les consommateurs paient, la supprimer du réseau public ne fera pas baisser ce prélévement mais sous prétexte de financer ce réseau qui déja prélève directement avec la redevance 3 milliards d'euros, de nouveaux impôts « infimes » vont creuser les budgets. Est ce que cela va faire cesser la publicité au noir que les speakerins et speakerines des JT et autres magazines de propagande nous imposent sous le fallacieux prétexte d'infoxs, j'en doute mais déjà pourquoi ne pas remener à la décence les salaires de ces marionnettes…

Portrait de malabar

De malabar

"gaucho" dans la pampa champenoise | 09H31 | 27/01/2008 | Permalien

Encore un bel exemple de la lucidité de vos interventions, Mr le député, je me souviens de vos prises de position concernant la Loi DADVSI et le Rapport Olivennes.

Ma réaction sur le fond : TF1 voyait des nuages s'amonceler sur son avenir du fait de l'arrivée des chaines de la TNT, la chaine a fait preuve de bienveillance à l'égard du candidat Sarkozy (doux euphémisme, certains parlent de manipulation) et ce dernier, une fois au pouvoir, lui renvoie l'ascenseur sous la forme d'un énorme ballon d'oxygène publicitaire. De plus, une hypothétique privatisation de France 2 profiterai à l'un ou l'autre des riches amis du président… Et dans 4 ans, on n'aura plus une mais deux chaines majeures pilotées par des proches du pouvoir en place.

Je vous laisse imaginer le tableau.

Portrait de C. Creseveur

De C. Creseveur

D'actualité | 11H39 | 27/01/2008 | Permalien

D'accord avec Jeffe autant qu'avec Christian Paul (toujours très pertinent).
Il me semble que dans cette histoire Sarkozy est un absolu non-visionnaire.
Son seul objet est de tout écraser avec sa talonnette.

Cette stratégie du coup de pied dans la fourmilière, dont l'objectif premier consiste à s'amuser de la réaction panique, et accessoirement à aplanir une motte de terre, vient peut-être de trouver ses limites dans l'ampleur industrielle de la confusion qu'elle provoque au sujet de la suppression de la publicité dans le service publique.

Aujourd'hui le monde de l'audiovisuel regarde s'éloigner la chaussure présidentielle et commence à s'agiter dans tous les sens.
Tout le monde à compris que le résultat serait une chute sèche du financement global de l'audiovisuel public (pour l'instant chacune des propositions de compensation est plus farfelue l'une que l'autre, et ne se concrétisera probablement pas. Les industriels la dénoncent déjà).
Cette perte qui n'a rien de dramatique dans l'absolu (un service public sans pub est plutôt une bonne idée) a cependant un effet boule de neige particulièrement redoutable.

Les premières victimes de l'avalanche seront les 300 employés de la régie publicitaire de France Télévision, qui devraient précéder les 900 autres « dégraissés ».
Puis viennent les responsables de la programmation pour qui il est désormais compliqué de négocier les droits des grandes compétitions sportives (quel budget ? pour quelle antenne ? ).
Suivent ceux du divertissement qui doivent s'inquiéter de ce qui agrée le président puisque, comme le rapporte la lettre Satellifax du 18.01.08, « les jeux télévisés devraient passer à la trappe, tout comme “ les autres programmes à la con [sic] qui n'ont rien à faire sur le service public ” ».
Derrière pour ceux qui développent la fiction, et pour les producteurs, réalisateurs et scénaristes, le problème budgétaire sera le même que pour le sport : quels choix éditoriaux peut-on faire sans configuration d'antenne, de public et de budget ?
Pour tous les professionnels du cinéma ensuite, jusqu'aux industries techniques, ce sera mécaniquement la disparition d'un investissement conséquent calculé sur le chiffre d'affaire des chaînes.
Enfin le plus étonnant reste que Bouygue et TF1, à qui l'idée de départ est destinée, ne sont pas si sûrs qu'elle soit bonne, car elle risque à terme de faire apparaître une chaîne privatisée concurrente, ce qu'ils redoutent plus que tout. Sans compter que le transfert de publicité est loin d'être garanti puisque le marché approcherait selon eux de la saturation.

Au final on constate qu'une réforme conçue sans réflexion préalable, ni concertation, sans cahier des charges, ni même de projet, a toutes les chances d'être contre productive.
Le temps que l'on mesure l'étendue des dégâts, Sarkozy président aura eu son petit effet de tribune.
Bien sûr la fourmilière audiovisuelle trouvera les moyens de se reconstruire. Mais elle se passerait volontiers du temps et de l'argent perdus, même pour une idée « moderne ».

Portrait de jeffe

à C. Creseveur Portrait de C. Creseveur De jeffe

artiste infographe | 16H33 | 27/01/2008 | Permalien

« Enfin le plus étonnant reste que Bouygue et TF1, à qui l'idée de départ est destinée, ne sont pas si sûr qu'elle soit bonne, car elle risque à terme de faire apparaitre une chaine privatisée concurrente. »
A moins que tf1 rachète la dites chaine concurrente.
Et puis même, je pense que tf1 préfèrera une chaine privée en face car la règle du jeu sera alors la même pour les deux. Plus facile de faire un pacte de non agression quand on joue le même jeu.

Portrait de C. Creseveur

à jeffe Portrait de jeffe De C. Creseveur

D'actualité | 21H46 | 27/01/2008 | Permalien

TF1 ne rachètera pas cette éventuelle chaîne parce qu'elle n'en a pas le droit, de toute façon.
En revanche elle maîtrise parfaitement la concurrence de France Television en collaboration avec sa soeur ennemie M6.
Rappelons que même lorsqu'elle se plaint TF1 réalise les 100 meilleures audiences de l'année.
La bonne idée pour Bouygue ce serait surtout une déréglementation. Les attaques ont d'ailleurs été multiples ces derniers temps, notamment sur les droits des oeuvres dites patrimoniales (films et téléfilms) et les rapports obligés aux producteurs dont elles voudraient s'affranchir.
Sarkozy cherchait depuis longtemps le moyen de faire plaisir à Bouygue qui voudrait se défaire de TF1 à bon compte (pour se payer un bout de nucléaire avec Areva). Malheureusement Sarkozy a sauté sur la première fausse bonne idée qui lui a été soufflée par Alain Minc, qui revient presque à se tirer une balle dans le pied (les hausses sur les actions TF1 et M6 ont d'ailleurs été estompées à la bourse dès le lendemain de l'annonce).
Aujourd'hui Sarkozy se retrouve avec la patate chaude, et ce de quelque côté qu'il se tourne.

Pour ma part, là où je vous rejoins, c'est dans l'idée qu'il s'agit d'un combat d'arrière garde. Aujourd'hui c'est du côté du net que tout se passe et va se passer désormais. D'ailleurs pour ma part je cherche déjà le moyen de financer de la fiction spécifiquement adaptée au web.

Portrait de compte désactivé 2

De compte désactivé 2

12H11 | 27/01/2008 | Permalien

Je serais très heureux que les staions de radio publiques disparaiassent. Elles sont des nids d'antisarkozystes. En 1981, les socialo ont opéré une épuration et l'on a vu une nuée de journalistes se jeter su les staions publiques et s'y incruster au point de considérer ces chaînes comme leut territoire. Ils ont même fait pipi tout autour pour bien marquer leur territoire !

Portrait de gévaudanais

à compte désactivé 2 Portrait de compte désactivé 2 De gévaudanais

si, finalement, criera au loup | 12H45 | 28/01/2008 | Permalien

Faire disparaitre télé et radios publiques c'est d'abord la disparition d'une info indépendante (Peyrefitte est mort) et surtout disparition d'une certaine idée de la culture. En musique, je joue Bernard Lenoir contre nrj music awards, en info Demorand contre je sais pas quoi sur rmc

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