
La commission a validé les comptes des candidats à la présidentielle. Mais a refusé de rembourser les dépenses illégitimes.
Six mois après les dépenses, le bilan est tombé. La campagne à la présidentielle a coûté environ 76 millions d'euros aux candidats. C'est un peu moins qu'en 2002, il y avait alors seize candidats. L'Etat remboursera 45 millions d'euros.
La somme payée aux candidats est limité à des plafonds : un peu plus de 16 millions pour le premier tour et de 21 millions pour le second. Pour ceux qui obtiennent moins de 5% des suffrages, le remboursement correspond à 1/20e du plafond, soit 808 300 euros. En 2007, seuls quatre candidats (Sarkozy, Royal, Bayrou, Le Pen) ont donc obtenu assez de voix pour prétendre au remboursement maximal : 50% du plafond.
La Commission nationale des comptes de campagne et du financement politique (CNCCFP) a validé l'ensemble des comptes des candidats contrairement à 2002 où Bruno Mégret (MNR) s'était vu rejeter tout remboursement compte-tenu d'une irrégularité.
De plutôt bons élèves donc, n'était la propension des comptables à ajouter à la facture des dépenses abusives… et rejetées par le CNCCFP. Un seul s'en sort sans une seule tape sur les doigt : Olivier Besancenot. Les autres ont tous leurs péchés véniels.
FRANÇOIS BAYROU
Des dépenses de mobilier
un peu surévaluées
Le troisième homme a dépensé près de 10 millions d'euros pour atteindre le second tour. Plus il y a d'argent, moins il est facile de le compter : la commission a retoqué une dizaine de dépenses. Pour moitié, elles étaient sans justifications. Les autres étaient un peu outrancières. Les 7 141 euros de frais de transport non utilisés, ou le solde-déficitaire d'un dîner-débat de l'UDF ont été rayés de la note. Quant au mobilier utilisé, évalué à plusieurs dizaines de milliers d'euros, il a été ramené à sa juste valeur d'utilisation. Soit dix fois moins.
OLIVIER BESANCENOT
Seulement 61 centimes
par électeur
Il sait distribuer le courrier et rapper mais il ferait aussi un bon expert-comptable. Seul candidat à n'avoir fait l'objet d'aucune correction, il est aussi celui dont la campagne a été la plus « rentable ». Ayant dépensé 920 721 euros et ayant glané 1 494 446 voix, chaque électeur ne lui a coûté que 0,61 euros.
JOSÉ BOVÉ
Des bréviaires antilibéraux
achetés trop tard
Plus d'un million d'euros pour sa campagne, dont 600 000 euros qu'il a avancés lui-même, en contractant un prêt. José Bové est sauvé, il sera remboursé à hauteur de 700 000 euros. Pour autant, certains frais restent dispendieux. Quelques jours avant le scrutin du premier tour, 9 001 euros ont été dépensés pour acquérir 3 000 exemplaires d' » Un autre monde en marche » , ouvrage retraçant la campagne de nombreux collectifs anti-libéraux et présentant les grands axes du projet de José Bové. Achetés trop tard, a jugé la commission.
MARIE-GEORGES BUFFET
Un gadin électoral,
mais aussi financier
6,81 euros par électeur. La candidate communiste a été dispendieuse : 4 822 819 euros ne sont pas parvenus à convaincre plus de 707 268 Français et l'Etat a retoqué quelques 4 234 euros de l'addition. L'impression de journaux après l'élection et la présence de Marie-Georges Buffet à une exposition n'ont pas été jugés à finalité électorale. Mauvais résultats, petit remboursement : 808 300 euros.
ARLETTE LAGUILLER
Un mystérieux abonnement
non remboursé
L'échec de l'éternelle candidate a coûté cher à Lutte ouvrière. 2 115 018 euros dépensés pour un score minuscule. Unique dépense que l'Etat refuse de prendre à sa charge : les prestations, à hauteur de 8 376 euros, de l'Argus de la presse. Arlette Laguiller a en effet engagée un abonnement et un contrat dont les finalités électives n'ont pas convaincu. D'autant que les » thèmes de surveillance » souscrits ne concernaient pas que la candidate et son parti. Le bulletin de la CNCCFP ne raconte pas qui LO surveillait.
JEAN-MARIE LE PEN
Réceptions dispendieuses, salariés sans contrats, cadeaux excessifs
C'est 364 947 euros qui ont été retranchés des dépenses électorales du vieux leader du FN. Engageant plus de neuf millions d'euros dans la course aux électeurs, Jean-Marie Le Pen s'est laissé aller à quelques frais que la commission refuse de régler, notamment des réceptions fastueuses… à l'honneur de quelques barons du parti et en celui de Jeanne d'Arc. Soit plus de 200 000 euros pour deux réceptions.
Entre autres broutilles (matériel, locations de voitures), Le Pen a cru que les salaires de six personnes sans contrats de travail seraient pris en charge. Que nenni. Ce seront donc 48 642 euros à régler par le seul parti frontiste.
Quant aux cadeaux (d'une valeur totale de 1 733 euros) offerts à certains maires pour obtenir un parrainage, ils excèdaient » la limite des usages en matière d'objets promotionnels distribués à des fins électorales. » Qui a dit que Le Pen avait eu du mal à récolter ses signatures ?
FRÉDÉRIC NIHOUS
Presqu'un sans-faute
pour le frugal chasseur
Il s'est financé en grande partie tout seul. Avec près de 840 000 euros, Frédéric Nihous a mené l'une des campagnes les moins coûteuses et est arrivé juste derrière José Bové. Son mandataire financier a presque bien fait les choses. En dehors d'un séjour à 1 814 euros effectué après le premier tour et de près de 2 000 euros de billets d'avion non utilisés.
SÉGOLÈNE ROYAL
Rouge à lèvres et gadgets
de sécurité refusés
La candidate socialiste a dépensé près de 21 millions d'euros. Quelques 96 000 euros ne lui seront toutefois pas remboursés par l'Etat. La commission chargée de la tenue des bons comptes à, en effet, jugé » excessif » les 51 659 euros de » frais de maquillage et de coiffure » et a décidé de n'en rembourser que le tiers.
Pas un centime ne sera, en revanche, déboursé pour couvrir la paranoïa qui a poussé l'équipe Royal à acheter 50 000 euros d'appareils détecteurs de fréquence. De multiples » petits » frais restent également à la charge de la candidate, faute de liens établis avec l'élection présidentielle (restauration, achat d'objets personnels, déplacements).
NICOLAS SARKOZY
Trop de maquillage
et de plateaux-repas
Champion de l'élection, il était aussi le plus riche : 21 038 893 euros dont plus de sept millions de dons de personnes physiques. Nicolas Sarkozy est le seul à s'être vu reprocher une irrégularité. Alors que les dons de personnes physiques ne peuvent excéder 4 600 euros, la commission a relevé trois dons de 9 200 euros. Pas bien grave a-t-elle conclue : les sommes sont » faibles par rapport au montant global des dons recueillis » et surtout, il s'agissait de chèques émanants de comptes joints. Ouf, l'intégrité du président est sauve ! En revanche, comme Ségolène Royal, il a abusé de poudres et autre pinceaux. Ses 34 445 euros de maquillage -pas de coiffure pour lui- sont divisés par trois. Quant aux frais de bouches de l'équipe de campagne de la rue de la Boétie -50 073 euros de plateaux-repas et restaurants- leur » caractère électoral » n'ayant pas été prouvé, ils restent à la charge du candidat.
Enfin, le déplacement, par avion, d'une personnalité-supporter entre Paris et Clermont-Ferrand, en passant » pour convenance personnelle » par Biarritz, ne sera remboursée qu'à hauteur de ce qu'elle vaut, en excluant donc le détour par la côte Basque.
GÉRARD SCHIVARDI
Deux ordinateurs portables
de trop, et c'est tout
Un presque zéro fautes pour le candidat des maires autoproclamé. Le moins dépensier a engagé 713 958 euros seulement. En dépit de la petitesse de la somme mais avec un score médiocre d'à peine plus de 100 000 voix, sa campagne n'est pas des plus rentables. Une voix lui est revenue à un plus de 5 euros. Un seul débit est réajusté : l'acquisition de deux ordinateurs portables à 2 264 euros. La commission a sévèrement estimé leur valeur d'utilisation à 162 euros seulement.
PHILIPPE DE VILLIERS
Les trops bons restos
du vicomte
Plus de trois millions d'euros pour sa campagne. Avec celle de Buffet, Schivardi et Laguiller, la campagne de Philippe de Villiers apparait comme l'une des moins rentables.Son rival Jean-Marie Le Pen fait figure d'économe à côté avec un ratio dépense/candidat deux fois moins élevé. Toutefois, les deux hommes partagent le même goût du faste. 6430 euros d'additions de restaurant ont ainsi été retranchés des dépenses du candidat du MPF (Mouvement pour la France).
DOMINIQUE VOYNET
Non, les amendes SNCF
ne sont pas remboursées
Près d'un million et demi d'euros pour un peu plus de 500 000 voix, c'est 2,5 euros l'électeur pour Dominique Voynet. Peut mieux faire. La banque des Verts, le Crédit Coopératif, a facturé pas moins de 72 901euros de frais financiers au parti Les Verts. Une somme rondelette dont la commission a rejeté le remboursement, aucune » convention de découvert (…) ne permettant de s'assurer de la réalité de l'accord » .
Photographe, enregistrement sonore, matériel ou billets d'avions : les dépenses personnelles ou engagées après les résultats ne sont pas défrayées, serine doctement la commission. Quant aux amendes, inutile d'essayer, c'est non. A Dominique Voynet donc de s'acquitter de ses 787 euros d'amende SNCF.
► Modifié le 21/01/2008 à 10h05 : la campagne d'Olivier Besancenot a coûté 0,61 euros par électeur, et non 0,61 centimes d'euros.





















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De compte supprimé 22 janvier
20H44 | 26/01/2008 |
Besancenot ayant été le plus jeune candidat, n'avait pas besoin d'une tonne de maquillage. En tout cas, il est en adéquation avec son programme.
à compte supprimé 22 janvier
De lamichael
22H10 | 26/01/2008 |
l'argent facile ne vient pas que de l'économie sous-terre-haine.
il peut être légale et sur sol aussi.
ne leurs pardonnez pas mon père, car ils savent ce qu'ils font !
de la honte qui m'habite plus qu'eux ! viendra la colère qui les délogeront.
de pitiez,je n'aurai aucune a les renverser.
je ferai d'eux des sans papiers.
FRANCE ? REVEILLE TOI.
ton sol est sali
à compte supprimé 22 janvier
De dijaca
23H40 | 26/01/2008 |
lui je l'adore, il faut qu'il reste intègre qu'on ne le compromette pas.
les politiciens, des marques comme les autres…
à compte supprimé 22 janvier
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 16H47 | 27/01/2008 |
Une telle disparité de moyens entre des candidats à la même élection est le signe de la décadence de l'idée démocratique.
Dans une démocratie réelle, tous les candidats devraient bénéficier d'un montant égal pour assurer la promotion de leurs idées et de leur programme.
Le problème de la candidature d'un provocateur, d'un extrémiste ou d'un zozo quelconque pourrait être résolu par une règle simple et démocratique.
Peut se présenter aux élections :
- municipales : tout citoyen habitant la commune.
- intermédiaires, départementales, régionales, parlement national : Un maire ou ex maire
- à la présidence de la république, un élu plus de deux fois dans le même poste.
Si une personnalité n'est pas capable de convaincre ses concitoyens locaux, inutile qu'il prétende convaincre les autres. Diminution du nombre de fromages de situation, de cooptations, de rentes familliales, des aventuriers du bulletin de vote.
S'il arrive à se faire élire deux fois, c'est qu'il est crédible ou que les autres sont encore plus nuls.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H50 | 26/01/2008 |
Que Mme Royal et M. Sarkozy soient privés de soins esthétique me paraît pour le moins normal ! On ne se fait pas beau (quel qu'en soit le prix…) pour plaire aux électeurs, mais pour plaire ou se plaire. Donc c'est 12 mois par an et de sa poche. Idem pour la bouffe (ou pour les amendes de Mme Voynet).
En revanche, je ne trouve pas très sympa qu'on passe à la trappe les frais de paranoïa de la candidate du PS, surtout quant on voit comment elle était attaquée au sein-même de son parti, qu'un collaborateur claque la porte pour passer dans le camp adverse, que l'adversaire principal est, jusqu'au 27 mars, ministre de l'Intérieur (et donc a des oreilles plus utiles que celles du candidat béarnais le plus célèbre) !
Bravo au facteur ! 0,61 € la voix, c'est le prix de la demi-baguette (en boulangerie) ou alors c'est à peine six centimes de plus qu'un timbre (rouge… bien sûr…). Il s'était fixé 850 000 € pour avoir une marge en cas que. Apparemment, il sait ce qu'est un budget serré, lui !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De lamichael
00H33 | 27/01/2008 |
que se soit 61 centimes ou 61 euros
la preuve est faite que nous ne somment que des valeurs monétaires avant d'être des valeurs a part entière.
imaginé vous dans la tête d'un politicar qui se demande combien on va lui couter pour être élu !
et surtout combien on va lui rembourser d'avoir été élu ?
les frais de campagne ne seront rien aux vu des frais de SA compagne.
« Allez bosser,sale fainéant de Français. »
Entretenir une italienne cambrée demande des ressources plus important que ces petits remboursement.
à FabiendeMénilmontant
De DBL8
Retraité | 11H29 | 27/01/2008 |
0.61 cst est le prix d'une demi-baguette ? Ou allez-vous achtez votre pain ? Cela fait la baguette à 1,22 € ! Nous ne sommes pas du même monde, allez acheter en grande surface c'est moins de la moitié.
à DBL8
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 18H10 | 27/01/2008 |
Pour un bon pain cartonné, dites ouui à la grande surface !
De ApollonduRéverbère
20H52 | 26/01/2008 |
Vous plaisantez mais, c'est de notre argent à tous dont il s'agit et j'avoue que l'addition de ces sommes me laisse un rictus sur la face.
à ApollonduRéverbère
De Asse42
Royalais | 21H04 | 26/01/2008 |
Et oui Appollon on devrait plutôt faire appel à des donateurs comme aux USA. Comme ça au moins on sait que ce seraient les riches qui seraient sûr de gagner…
à Asse42
De ApollonduRéverbère
21H25 | 26/01/2008 |
Ce n'est pas parce que les campagnes sont « sponsorisées » par les contribuables que les candidats doivent en abuser, c'est ce que j'ai voulu dire.
Il me semble qu'un plafond devrait être imposé.
Comment peut-on dépenser de telles sommes, j'organise des évènements régulièrement et ces dépenses me semblent folles pour dire le fond de ma pensée.
20 millions d'euros pour une campagne, vous vous rendez compte ?
à ApollonduRéverbère
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H54 | 26/01/2008 |
@ApollonduRéverbère (sans),
Le Code électoral prévoit deux plafonds, l'un pour le premier tour, l'autre pour le second tour. Il s'agit de plafonds de remboursements, aucunement de plafond de dépenses. Si M. Le Pen a envie de claquer 15 M€ alors que le ^premier tour n'est remboursé qu'à 900 000 € pour ceux qui ne font pas les 5 % nécessaires (en exprimés), tant pis pour lui (et tant mieux pour nous).
Chacun dépene ce qu'il veut. L'Etat rembourse en fonction de certaines règles… et d'une « obligation de résultats ». Ainsi, le facteur de Neuilly s'en tire mieux que l'arracheur de maïs PARCE QU'IL A MOINS DEPENSE (alors que tous deux ont eu moins de 5 %).
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De vincicom
Responsable "informatique" dans une... | 22H23 | 26/01/2008 |
Ca me choque pas vraiment puisque cet argent fait en faite marché le commerce et l'économie … les 21 millions que Sarkozy a dépensé par exemple, a fait vivre les imprimeurs, les restaurants, les entreprises de lumières et sons, les transporteurs, etc …
Finalement, c'est pas si choquant …
Il faudrait peut faire un systeme de remboursement gradué avec d'abord, un déplafonnement des dons et des budgets. Le remboursement serait inversemment proportionnel au montant total des dons reçus. Ainsi les budgets principalement doté par les dons ( financement externe ) seraient moins remboursés que les autres budget principalement doté par les cotisations des adhérants au parti ( autofinancemet )
à vincicom
De R.L.
22H35 | 26/01/2008 |
Réalisé par Patrick VIVERET, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes en janvier 2002, qui commence par ce paragraphe.
''Nous avons la preuve permanente que notre représentation actuelle de la richesse, et l'usage contre-productif que nous faisons de la monnaie, aggrave les problèmes auxquelles nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre. Dans la plupart des dossiers qui ont été au cœur des débats publics de ces derniers mois, de la vache folle à l'Erika, de l'amiante aux accidents de la route, des conséquences de la grande tempête de décembre 1999 à la crise des carburants de l'automne 2000, il y a toujours un élément commun que l'on oublie curieusement de rappeler : ces catastrophes sont des bénédictions pour notre Produit Intérieur Brut , ce chiffre magique dont la progression s'exprime par un mot qui résume à lui seul la grande ambition de nos sociétés matériellement développées et éthiquement sous développées : LA CROISSANCE ! »
et Patrick Vveret poursuit Plus de destructions = plus de PIB
Car les centaines de milliards que coûtent à la collectivité ces destructions humaines et environnementales ne sont pas comptabilisées comme des destructions mais comme des apports de richesse dans la mesure où elles génèrent des activités économiques exprimées en monnaie. A supposer que nous n'ayons aucun accident matériel ou corporel, ni morts ni blessés sur les routes de France l'année prochaine, notre PIB baisserait de manière significative, la France perdrait une ou plusieurs places dans le classement des puissances économiques et l'on verrait n• Nos modes de vie et notre système économique se sont façonnés autour de deux postulats :
- Les ressources naturelles sont illimitées (au regard des faibles moyens de production à la disposition de l'homme à l'époque où le capitalisme est né).
- L'argent est rare (en raison de son rattachement à un étalon matériel, l'or, toujours à l'époque)
Ces deux postulats se révèlent aujourd'hui faux :
- Les ressources naturelles sur lesquelles s'appuie notre production sont limitées.
- L'argent moderne, complètement dématérialisé est potentiellement illimité.ombre d » économistes nous annoncer d'un ton grave que la crise est de retour.
Et Patrick Viveret poursuit en rappelant également que les activités bénévoles font baisser le PIB
à vincicom
De re-belle
mère au foyer | 23H36 | 26/01/2008 |
dominique devoynet à fait tirer ses tracts et ses affiches avec du papier recyclé, pour les voeux, c'est sur internet, par souci de l'environnement et fidélité de l'image écologique de sa politique ! ! ! …
à re-belle
De re-belle
mère au foyer | 23H37 | 26/01/2008 |
mince j'ai fait un bug sur son mon « voynet » ! ! ! …
à re-belle
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 02H08 | 27/01/2008 |
@ re-belle (mère au foyer),
je rappelle que, jusqu'au 27 mars 2007, Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur. Donc à ce titre en charge des élections.
il a multiplié les décrets de dernière minute afin d'embêter divers candidats et d'augmenter leurs dépenses.
par exemple, le 23 janvier, il a signé celui-ci :
http://www.admi.net/jo/20070124/INTA0700012D.html
qui impose certains types de papier…
ce qui a fait bondir les candidats qui avaient partiellement préparé leur matériel (Le Pen en faisait partie, Bayrou a dû stopper les rotatives…).
pour Voynet, cela me paraît normal !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à re-belle
De compte supprimé 22 janvier
10H54 | 27/01/2008 |
N'empêche que ce n'est pas une raison de frauder la SNCF, car comment faire vivre les transports non polluants si les utilisateurs ne paient pas leurs billets.
Par ailleurs, avec la somme indquéee, elle n'a pas fraudé une fois, mais plusieurs fois. Elle peut certes avoir l'excuse de ne pas avoir eu le temps de se chercher un billet : rappelons que dans chaque train le contrôleur demande au départ que les voyageurs n'ayant pas eu le temps de chercher un billet, se présente à lui spontanément lorsqu'il passe une première fois dans les compartiment sans composter.
Et de toute manière, tout remboursement de frais de ce genre par une entreprise, constitue un abus de bien social.
à vincicom
De sccber
00H55 | 27/01/2008 |
Argument légèrement débile : un bel accident de voiture fait aussi marcher le commerce et l'économmie, a faire vivre les médecins, les croques-morts, les carrossiers, etc. Remarquez, c'est toute l'idéologie marchande qui considère que toute dépense est une « richesse ».
P. S. : je n'avais pas lu le commentaire de R.L. qui dit mieux que moi ce que j'ai écrit ci-dessus.
à vincicom
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 18H15 | 27/01/2008 |
« Ca me choque pas vraiment puisque cet argent fait en faite marché le commerce et l'économie … les 21 millions que Sarkozy a dépensé par exemple, a fait vivre les imprimeurs, les restaurants, les entreprises de lumières et sons, les transporteurs, etc …
Finalement, c'est pas si choquant … »
Je trouve ça choquant, on ne devrait pas miser la réussite d'un parti sur la quantité de sous. (d'ou qu'ils viennent, sachant qu'ils seraient plus utiles ailleurs, pour faire des écoles, par exemple)
à vincicom
De karghyl
informaticien, Paris | 19H10 | 27/01/2008 |
Lorsque je vais acheter ma nourriture ou faire les soldes, ça fait marcher l'économie aussi…
Alors est-ce que ça serait pas possible que l'état m'em rembourse une partie aussi, non ?
Même si le fait d'utiliser des millions peut ne pas être choquant (en encore…), le fait de chercher à se les faire rembourser avec l'argent des électeurs me choque énormément lorsque cela est injustifié
à vincicom
De Lou ségali
19H15 | 27/01/2008 |
Ben, ouais, comme dit vincicom, pourquoi être choqué du momment que cela fait marcher le commerce !
C'est vrai, les guerres aussi ça fait travailler nos usines d'armements, qui enbauchent des ouvriers qui achètent du pain, habillent leurs enfants etc…pendant que leurs superbes productions de la semaine, tuent les enfants des autres. Oui,pourquoi être choqué,puisque cela fait marcher le commerce !
C'est vrai aussi, que nous sommes nombreux, qui aimerions pouvoir faire marcher le commerce, mais qui ne le pouvons pas, diriger que nous sommes depuis des lustres par des gens qui, une fois qu'ils ont le pouvoir n'ont plus grand chose à faire de nous, tant ils sont eux-mêmes occupés à faire marcher leur commerce.
T'as raison, je ne suis pas choqué moi non plus, finalement.
De Asse42
Royalais | 21H02 | 26/01/2008 |
Je ne voudrais pas paraitre intégriste ni « paranoïaque » justement mais votre commentaire traitant ségolène de paranoïaque me semble tout à fait déplacé.
Mais il est vrai que c'est ce bon Zineb qui ne peut s'empêcher de déblatérer sur elle. Il est coutumier du fait.
Ce monsieur n'a sûrement pas suivi la campagne présidentielle ou alors comme d'autre devant TF1.
Car je voudrais rappeller à ce brave monsieur qu'en face il y avait le ministre de l'intérieur dont les RG ont fait des fiches sur son entourage (cf. bruno Rebelle). De plus je rappelle que ségolène Royal a été « opportunément » cambriolée en Août 2006 pour ne rien lui voler. Que pendant la campagne présidentielle on a cambriolé sa collaboratrice bouchet -petersen pour lui voler son ordinateur. Et que plusieurs autres ont eu lieu concernant d'autres candidats et à chaque fois ce sont des ordinateurs qui ont été volé.
Demandez à Jean-marie LePen ,Mr Zineb.
Bref cela pour dire que faire un commentaire méprisant concernant une dépense de 50000 euros pour se protéger dans le contexte que l'on a vécu…
à Asse42
De ApollonduRéverbère
21H27 | 26/01/2008 |
Zineb est une femme me semble-t-il.
Et il s'agit bien de paranoïa. La campagne d'un candidat intéresse tous les citoyens. Qu'avait-elle donc à cacher ?
à ApollonduRéverbère
De Eleonore10
23H56 | 26/01/2008 |
Apollon,
qu'elle ait quelque chose à cacher ou pas, pourquoi se permettrait-on de dérober des effets personnels à autrui, impunément ?
Tiens ! au fait, Cécilia n'a pas témoigné devant la Commission de l'Assemblée, en ce qui concerne les infirmières bulgares (et ce, parce que notre bon Roi l'a interdit). Qu'avaient-ils à cacher ?
à Asse42
De SiDi
Kitten ! | 02H05 | 27/01/2008 |
Voynet aussi a été victime de vols, de mémoire. Et effectivement Mme Royal a raison de vouloir couvrir ses arrières face à un ministre de l'intérieur qui exploite les services secrets à sa solde.
D'ailleurs, pendant les législatives, certains candidats LCR ont été victimes de passage à tabac et arrestations avant un meeting… Devinez où ? Dans le 92 bien sûr !
à Asse42
De SiDi
Kitten ! | 02H05 | 27/01/2008 |
Voynet aussi a été victime de vols, de mémoire. Et effectivement Mme Royal a raison de vouloir couvrir ses arrières face à un ministre de l'intérieur qui exploite les services secrets à sa solde.
D'ailleurs, pendant les législatives, certains candidats LCR ont été victimes de passage à tabac et arrestations avant un meeting… Devinez où ? Dans le 92 bien sûr !
De Zineb Dryef (auteur)
Rue89 | 22H15 | 27/01/2008 |
Bonsoir,
D'où tenez-vous que je passe ma vie à déblatérer sur Mme Royal ? Je dis que l'équipe de Royal a un peu exageré sur les écoutes non par mauvaise foi mais parce que la commission a décidé de retoquer cette dépenses, à ses yeux excessive. Voilà tout.
Pour le reste, Zineb est un prénom féminin.
à Asse42
De LedZep
webmestre | 23H30 | 27/01/2008 |
ces frais d'espionnage étaient aussi à usage interne à l'évidence. Ça n'a d'ailleurs pas été très efficace avec Éric Besson à moins qu'il ne fut le déclencheur de cette paranoïa.
Quant aux frais des deux candidats sur le maquillage et la coiffure ils sont scandaleux, faites la division par le nombre de jours, vous verrez que la somme journalière est « coquette »
Ces deux là (et quelques autres) sont visiblement déconnectés de la réalité financière que vit tous les jours certains habitants de ce pays.
Il serait temps d'imposer des plafonds de campagne plus raisonnables à hauteur de ce qu'à dépensé Besancenot (et je ne suis pas LCR) par exemple, nous obtiendrions une campagne certainement plus propre, plus digne et moins paillettes
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H03 | 26/01/2008 |
Et concernant toute la poudre aux yeux qu » ils nous ont lancée ..
Combien de tonnes ?
Qui va nous rembourser , nous ?