Auteur d'un pamphlet contre Sarkozy, le philosophe refuse de remiser l'utopie communiste et raille la « politique de civilisation ».
Son éditeur n'en revient pas : plus de 20 000 exemplaires écoulés, des libraires enthousiastes et des lecteurs qui d'habitude n'ouvrent jamais un livre de philo. Alain Badiou, vieux mao sur le retour, a tapé juste.
En 155 pages, son pamphlet, « De quoi Sarkozy est-il le nom ? “, aussi brutal que bien écrit, étrille sans concession celui qu'il surnomme ‘l'Homme aux rats’ -allusion à la fable du ‘Joueur de flûte de Hamelin’, et au titre de l'une des ‘Cinq psychanalyses’ de Freud, qui présente un personnage obsessionnel.
Sarkozy et sa ‘rupture’ sont le produit, dit-il, d'un ‘pétainisme’ transcendental de la France, qui se nourrit de peurs. De même que la Restauration voulait effacer la Révolution française et Pétain, le Front populaire, Sarkozy, lui, veut ‘liquider’ Mai 68.
Comme il l'avait fait dans ‘Circonstances 1’, Badiou fustige au passage la ‘démocratie électorale’ (autrefois il aurait écrit ‘bourgeoise’) qu'il considère comme une imposture :
‘Le suffrage universel serait la seule chose qu'on aurait à respecter indépendamment de ce qu'il produit ? Et pourquoi donc ?
Le succès de son petit livre, et l'antiparlementarisme qu'il véhicule, a soulevé de nombreux haut-le-coeur, notamment chez les intellectuels antitotalitaires’. Alain Finkielkraut, abasourdi par le retour à la mode de Badiou, a ainsi déploré ce ‘symptôme du retour de la radicalité et de l'effondrement de l'antitotalitarisme’.
A 70 ans, il se définit toujours comme un ‘ultragauchiste’
Vénérable mandarin de l'Ecole normale supérieure (ENS), où les étudiants font la queue pour suivre son séminaire annuel (cette année consacré à Platon), Alain Badiou est, après Jacques Derrida, l'un des philosophes français les plus connus au monde. Très estimé par ses collègues, il a bâti un univers conceptuel cohérent, mélange néo-platonicien et marxiste pur et dur. Il est réputé pour sa capacité à synthétiser l'histoire des idées.
Aujourd'hui, il se définit encore comme ‘ultragauchiste’. En publiant ce quatrième volume de la série ‘Circonstances’, cet ami de Louis Althusser entend faire acte de militance.
Et s'il défend bec et ongles ‘l'hypothèse communiste’ c'est parce qu'il n'y en a ‘pas d'autres’, juge-t-il. Le communisme est une idée, au sens platonicien, indestructible. Le fait même de renoncer à l'utopie d'une société égalitaire, collective, débarrassée de l'Etat, est impensable, sauf à se faire complice des violences inégalitaires du système capitalisme.
Quelle forme prendra le communisme ? Certainement pas celle d'un parti discipliné, modèle qui a échoué. La réponse est à chercher, selon lui, dans les initiatives ‘expérimentales’ actuelles. (Voir la vidéo.)
Les ‘huit points praticables’ pour refonder une pensée de gauche
Au troisième chapitre de son essai, Badiou dresse une liste de ‘huit points praticables’, sorte de piliers sur lesquels appuyer une refondation conceptuelle de la gauche. Des ouvriers au monde, en passant par l'art, les malades ou l'amour…
‘Point 4. L'amour doit être réinventé (point dit de Rimbaud'), mais aussi tout simplement défendu.
Point 7. Un journal qui appartient à de riches managers n'a pas à être lu par quelqu'un qui n'est ni manager ni riche.’
Le philosophe défend aussi la nécessité de penser l'unicité du monde, dans des univers de plus en plus éclatés.
La politique ? A 70 ans, l'ancien militant de l'UCMLF, scission du PC-MLF (le Parti communiste marxiste-léniniste de France, groupe maoïste), fait mine de ne pas s'intéresser au jeu politique classique. Besancenot et sa tentative de créer un parti anticapitaliste ? Son approche est trop traditionnelle à ses yeux. Le débat sur la ‘politique de civilisation’ ? Foutaise sans intérêt, selon lui : ‘Sarkozy peut se réclamer de tout finalement, sauf de la civilisation. A mes yeux, c'est un barbare…’ (Voir la vidéo.)
Reste Mai 68, auquel Badiou reste fidèle. Il y voit quatre dimensions : une révolte de la jeunesse, une grève ouvrière, un mouvement libertaire, et, de façon moins visible, une recherche de figures politiques novatrices. Mais il se méfie de la commémoration des ‘événements’, quarante ans après. (Voir la vidéo)
Pascal Riché et David Servenay
► ‘De quoi Sarkozy est-il le nom ? , Circonstances 4’ d'Alain Badiou - Nouvelles éditions lignes - 155 pages - 14 euros.




















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à Claude PELLETIER
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 18H50 | 26/01/2008 |
je partage l'avis de FanFan sur la presse nationale, et j'aurais presqu'envie de faire un jeu de mot scatologique sur « fleuron »…
Pour vous donner une idée : le monde me sert de référence sur ce que le gouvernement et son entourage, veullent faire passer comme idées reçues…
à manu2005
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 12H21 | 27/01/2008 |
ON n'est pas tous affecté de la même façon. Allez savoir pourquoi chez vous cela retentit sur les boyaux. Et chez moi sur les poumons ; cela me fait aspirer à un changement d'air……
Vous devriez vous méfier des idées trop carrées et définitives. Le bras du pouvoir ou son ombre apparaissent de plusieurs façons dans la presse, les médias mais sa présence au Monde ou dans Libé n'est pas un phénomène acquis. C'est tendanciel mais d'autres tendances coexistent…… Ah ! ce goût pour les choses bien sombres ou bien claires. Soit l'un soit l'autre.
En tout état de cause, votre message n'est pas une argumentation. Disons que c'est un simple résumé de votre position. Bonne journée.
à Claude PELLETIER
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 13H17 | 27/01/2008 |
Tout à fait, c'est une sensation toute personnelle.
Et d'accord aussi rien n'est figé.
D'ailleurs, le Monde à ses débuts avait d'autres ambitions.
Et il n'est pas encore fini.
De plus, tout le monde au Monde : ), ne partage pas forcément cette « ligne éditoriale ».
Pour le moment, j'ai cette impression, qui, comme vous le suggérez est assez manichéenne, parce bien sur, les choses sont plus nuancées.
Mais dans le fond, et quand on pense à ce que fut le monde, oui, je reste assez à mon opinion première.
à manu2005
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 20H19 | 27/01/2008 |
IL m'arrivait de prendre feu pour un sujet, et de suivre celui ou ceux qui criaient le plus fort. Cela arrivera encore mais j'ai acquis un peu de méfiance. Et j'aime bien quand les médias nous donnent sciemment des éléments objectifs et qu'ils ne s'empressent pas de nous dire comment penser. Ce défaut est très répandu.
Beaucoup de journalistes ont des grilles de lecture décalées qui ne sont ni pro ni anti gouvernementales mais superficielles, people… . Ainsi j'ai remarqué lundi dernier, le 21, que Libé avait pondu pas moins de 4 pages sur la rencontre des socialistes dans le cadre des municipales et que l'on ne disait pas un mot sur l'objet de cette manifestation ! Pas une ligne sur le sujet et 4 pages pour tricoter sur le thème des ambitions des divers prétendants. Et je ne parlerais pas du nombre de pages consacrées aux futilités présidentielles. Même si l'on doit bien admettre que SA vie privé fait hélas partie de la vie publique. Impossible de ne pas en parler. Mais attention au dosage !
à Claude PELLETIER
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 20H44 | 27/01/2008 |
Ah, libe… Celui là, je ne le lis même plus en travers…C'est vrai qu'ils font dans le Pi Peul sepuis un bon moment.
à FanFan2722
De Capasca
23H28 | 26/01/2008 |
D'un autre côté, il est toujours bon de regarder ce qu'il se passe dans l'autre monde, avec les bonnes lunettes, bien entendu.
à FanFan2722
De nieuwendammerdijk
bilig et crayon | 14H44 | 27/01/2008 |
merci Fan Fan pour toutes les adresses.j'y vais de ce pas.Et bonne route.
à Mehdi-tons
De Mehdi-tons
Post-Capitaliste | 23H58 | 26/01/2008 |
Merci à tous pour vos réponses détaillées. : )
N'habitant pas en France, mais au Maroc, j'essaierai de me procurer le livre assez rapidement. Non seulement le livre m'intéresse, mais la personnalité d'Alain Badiou aussi (que je découvre par cet article).
Bref, merci. : )
De mongarsrikou
14H01 | 26/01/2008 |
Face à tous ceux (de droite comme du PS) qui prônent le libéralisme comme une religion indétronable, et placent la loi du marché comme valeur ultime, enfin une réaction « de gauche » ! Et si elle est « radicale », on s'en fout, on voit bien ou nous mène le ventre mou de l'anti-radicalisme, du parlementarisme béat ! Le but de la vie c'est pas le CAC 40, basta ! Et ce n'est pas avec les petits accomodements à la Blair de certains (encore plus détestables que la vraie droite, qui au moins ne se cache pas derrière un discours qu'elle trahit à la moindre occasion) qu'on changera ENFIN le monde…
Merci Alain Badiou !
De pablico
14H27 | 26/01/2008 |
« De même que la Restauration voulait effacer la Révolution française et Pétain, le Front populaire, Sarkozy, lui, veut “liquider” Mai 68. »
Et pour la Restauration, et Pétain cela a raté.
On ne peux jamais effacer quoi que ce soit. Ce qui est fait est fait, il faut assumer même la douloureuse et honteuse Shoah.
les rats seront toujours attirés, mués par une certaine nostalgie, par le joueur de flute, qui joue l'air qu'il veulent entendre, en oubliant qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve(Héraclite).
Cela se nomme comment ? DU POPULISME NON ?
bien analysé Monsieur Alain Badiou, vous vivons un retour de balancier, cela ne dure qu'un temps.
De scrapp
14H13 | 26/01/2008 |
concernant Alain Finkielkraut , il n'est pas le mieux placer pour critiquer .
parait-il qu'il était un gars bien de gauche , mais pourtant habitant le 16eme et enfin il a voter sarko en 2007 .
donc je me demande s'il ne va pas ds le sens du vent lui aussi .
mais il est vrai qu'il n'est pas le seul .
De scrapp
14H27 | 26/01/2008 |
je pense aussi que le libéralisme a l'excés donne naissance a la radicalité de l'autre coté .
de toute façon aucun excés n'est bien pr l'homme .
mais on va trop ds un sens alors inévitablement l'autre coté reviendra a la charge .
je ne suis pas en phase avec son coté ultragauchisme , tout comme je ne suis pas pr l'ultra-droite .
pr moi il n'ya que l'équilibre qui marche .
que veut-il dire par collectivisme ? celui de l'urss ?
alors non je n'en veux pas . je suis pr l'état le plus démocratique possible .
mais ds ce qu'il dit il y a des choses auxquel j'adhére .
à scrapp
De gwenelpicaro
inconnue | 14H59 | 26/01/2008 |
vive bayrou en effet comme nouveau che guevarra pour classes moyennes nourries à la sauce bhl. je préciserai juste qu'être de gauche (ou ultra-gauche, pour moi c'est une précision qui n'est pas nécessaire), c'est être contre la domination et donc contre l'urss évidemment, badiou ne dit pas autre chose mais la pensée critique, vivante, vivace reste toujours entravée par la peur de penser qu'ont certains. penser est un effort comme construire d'autres possibilités d'existence est une volonté, une affirmation. ceux qui ferment ces potentialités là, les néo-vichystes à la sauce sarkozy ou néo-staliniens à la sauce PC ou neo catholiques a la sauce bayrou ne veulent entendre parler les heretiques post modernes. critiquer le fonctionnement de notre organisation actuelle est un crime de lese majeste meme si tout le monde sait que notre « democratie representative » n a pas plus de peuple qu elle n a de respect pour la representation. nous sommes dans un systeme de prise de decision ferme et nous continuons de nous mentir a nous meme. la monarchie parlementaire s installe a versailles pour signer un traite que le peuple a refuse, certains se pensant democrates continuent a esperer qu ils ont encore un pouvoir sur la marche du monde dans des institutions qui renient tous les jours leur legitimite a exister. le pouvoir par et pour le peuple…
pardon pour les accents, mon clavier est bloque, bug.
à scrapp
De SiDi
Kitten ! | 15H48 | 26/01/2008 |
Attention, l'URSS a vite pris le virage du communisme mis en oeuvre par un parti centralisé, qui dès lors n'est plus du communisme (cf Kromsdat, si ça s'écrit comme ça). Badiou met en garde contre celà. L'Etat centraliste est contre-révolutionnaire, c'est une forme de contrôle qui ne permet pas le débat citoyen.
Si on devait mettre une étiquette sur ses pensées, quand bien même ce serait réducteur, je pense qu'il approcherait d'avantage le luxemburgisme.
De Beeks
14H52 | 26/01/2008 |
les 4 « B » Badiou,Bove,Buffet,Besancenot voilà une vrai gauche pluriel mais sont-ils prêts à s'entendre ? parce qu'il faut bien se rendre à l'evidence que les barbares incultes sont organises. toute cette misere ideologique à gauche alors que ça parait si simple .c'est triste et rassurant à la fois, triste parce que perso j'en peux plus et rassurant parce que un jour peut etre…
à Beeks
De ericj
16H41 | 26/01/2008 |
Les 4 « B »… à condition d'enlever Buffet, Besancenot et Bové !
Leur cirque égotiste lors des présidentielles les discrédite.
à Beeks
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 18H52 | 26/01/2008 |
Le choix des hommes, que conteste ericj, n'a pas d'importance : les hommes peuvent amener les idées, mais un ou quatre ne peuvent construirent une société.
Pour ce qui est de l'organisation du capitalisme, la raison en est simple : leur mot d'ordre barbare est unique : pognon !
Cela donne un but unique, simple, fédérateur.
Evidement, très réducteur.
Pour l'opposition, la réalisation de quelque chose face à ce rien, évidement, c'est plus compliqué.
Le débat est éternel, les avis divergent, c'est la pluralité, la « démocratie ».
La réponse, que presque tous le monde balbutie est là : la vie, ce n'est pas que de l'argent.
Certes, mais encore faut-il en sortir.
Le communisme fut aussi un mot d'ordre simple face au capitalisme, un peu comme « liberté, égalité, fraternité ».
Et évidemment, il s'enfonça dans une réalité plus complexe pour rapidement arrivé à ce qu'en dit Badiou : un état centralisé, répressif, et donc plus du tout communiste.
J'espère que la réaction se fera bien dans le sens que beaucoup ici espèrent.
Mais rien n'est gagné d'avance et Jack London et son « talon de fer » visite souvent mes pensées.
D'autant plus que les moyens sont toujours entre les mains du capitalisme, et que ces moyens sont aujourd'hui bien plus importants qu'hier.
Et quand on voit ce qui fut fait hier, il y a de quoi être circonspect.
Non, vous méprenez pas : je ne baisse pas les bras, mais je pense qu'il va falloir lutter beaucoup plus qu'on ne l'imagine et que la réaction du capitalisme sera bien plus terrible qu'on ne le croit.
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
14H54 | 26/01/2008 |
C'est sûr qu à côté d'un Glucksmann,qui conseillait l'Elysèe,il y a peu…..Monsieur Alain Badiou avec ce petit livre mi-essai,mi-pamphlet et avec les mêmes idéaux de Gauche depuis toujours, la réhabilite totalement surtout à un moment où elle manque cruellement d'intellectuels.
Il ose dénoncer un pétainisme« transcendental » de la France..C'est vrai qu'il y a eu des hommes ,ceux là même qui plébiscitèrent Petain et acceptèrent que des Juifs soient déportés …qui sont devenus pétainistes par crainte et afin de pas être importunés..
Facilité …horrible..
Il démontre le même shéma pour le gouvernement Sarkozy,des élus qui ferment les yeux sur des lois injustes et honteuses…votées parfois en catimini,que des citoyens les ignorent..
Vous nous honorez monsieur Badiou.
Merci.
De René B.
15H00 | 26/01/2008 |
Intéressante lecture de M.Badiou qui éclaire certains fonctionnements du pouvoir actuel.
Mais la référence au communisme me paraît un pis-aller, en attendant mieux.
Il serait bon que M.Badiou interroge maintenant les arcanes du futur et contribue à chercher les idéologies de demain. Le communiste est un lieu de passage vers un futur à inventer.
Cela prendra du temps mais c'est le seul chemin qui peut aider notre humanité à se sauver.
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 15H12 | 26/01/2008 |
Combien de générations ont cru à la possibilité d'un monde débarrassé de la dictature bourgeoise, débarrassé de ce fameux « ordre établi » au profit d'une des classes sociales, et espéré l'arrivée d'un monde juste et libre pour les prolétaires ?
À ce jour, combien d'expériences socialistes pour instaurer le communisme ont douché les espoirs et accouché d'une société encore plus insupportable ? Et combien de réussites ?
Tourner le dos au marché. Bravo ! Ce qui veut dire diriger l'économie selon un Plan comme dans la bonne vieille URSS de Staline ? Mais quand le marché ne joue pas ce rôle d'entremetteur entre les différents producteurs et consommateurs que reste-t-il ?
Il ne reste RIEN si ce n'est le TROC ! Ce qui s'avère difficile au niveau d'un canton, et encore plus au niveau d'un département…… comment le trouver praticable, faisable au niveau planétaire ? Sniff, snifff ! il n'y aurait pas comme une odeur de moquette ?
Le marché c'est pas tentant
mais c'est beaucoup mieux que bien plus pire !
à Claude PELLETIER
De J.C.M.
17H20 | 26/01/2008 |
Bonjour Claude,
Je viens de terminer la lecture de « Dictionnaire Marx Contemporain “ (PUF).
Le chapitre 13 : ‘ Le socialisme de marché , de Tony Andréani, devrait vous intéresser.
Bonne lecture.
Cordialement.
J.C.M.
à Claude PELLETIER
De oomu
17H54 | 26/01/2008 |
vous tenez exactement les propos qui me désespèrent le plus effroyablement du monde !
NON ce n'est PAS ACCEPTABLE !
Ca ne marche PAS !
on peut faire MIEUX !
et je me fous du communisme et du capitalisme !
y a pas que A et non A dans la vie !
autre chose que la simple capitalisation boursière n'est pas la négation de la monnaie et du commerce !
et que je sache la gouvernance mondiale ne se fait pas que dans les places boursières, c'est aussi LA qu'il est temps d'agir autrement.
>« Le marché c'est pas tentant »
allons bon ? pourquoi donc ?
>« mais c'est beaucoup mieux que bien plus pire ! »
ha !
si tous les médecins, les inventeurs, les idéalistes vous avaient écouté tous ces millénaires d'histoires, on en serait encore à se dire qu'être esclave pour les pyramides du pharaon c'est beaucoup mieux que bien plus pire !
vous êtes l'exacte caricature de cette pensée misérable et triste qui va nous justifier le retour de tous les radicalismes !
arrêtez donc ! parce que le retour pourrait être violent et ramener des radicalismes pas forcément sympathiques. Si je souhaite un monde bien meilleur, il ne devrait pas être voulu par un radicalisme violent et désespéré, nourri de frustrations à cause braves gens qui nous chantent que « c'est pas plus mal que si c'était pire » !
arrêtez de parler votre fatalisme à vos amis et familles. cela ne va pas rendre service. Cela ne fait que désespérer et enflammer les esprits.
« c'est pas plus mal que si c'était pire »
Nul ne peut rêver de cela
aucune génération ne peut s'en satisfaire
aucune société aimée ne peut se faire avec cela.
« c'est pas plus mal que si c'était pire » c'est simplement la mort de la volonté, de la construction : le rien.
Bref : votre certitude bien satisfaite d'elle même, je ne l'aime pas.
à oomu
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 23H21 | 26/01/2008 |
Erreur, je n'aime pas cette certitude. Quelle idée !
Quand vous dites « ON PEUT MIEUX FAIRE »,
vous ne le prouvez pas,
vous le criez seulement.
Je n'aime pas cette idée de gens qui vont se jeter contre un mur, et encore en droite ligne et sans organisation.
De Alexad
15H06 | 26/01/2008 |
Vive la Gauche ! !
Merci Monsieur Badiou !
à Alexad
De forwhomthebellstolls
18H54 | 26/01/2008 |
« Vive la Gauche ! !
Merci Monsieur Badiou ! »
Youpi les babous ! ! !
Un enthousiasme qui fait plaisir à voir, Alexad…
Aussi vous ai-je mis « top » pour vos posts d'antan.
De survivant
15H18 | 26/01/2008 |
Alain BADIOU a su garder son idéalisme ultra-gauchiste et je lui tire ma révérence. Il est tellement rare de nos jours de voir une personne rester intègre à son idéologie et non pas comme tous ces opportunistes qui se tournent vers celui qui leurs rapporteront le plus… Cet idéalisme que beaucoup partagent encore avec lui ou sans lui devient pourtant de plus en plus utopiste. Le capitalisme a su tirer les leçons du passé et pour commencer en isolant les personnes par la désorganisation du travail en ouvrant des succursales et casser les organisations syndicales. Vient ensuite la consommation et avec la collaboration des maisons de crédits les capitalistes savent tenir les consommateurs par la menace de se retrouver avec les huissiers devant leur porte. Ne désespérons pas le combat continue.
De la mer
15H40 | 26/01/2008 |
Sarkozy est un barbare dans son comportement d'agir , a la hussarde sur tous les sujets , vous aviez vus avec les grévistes , et le pouvoir d'achat ? allez voir chez pingcoug et même avec ces ministres . IL agir pareil avec la France et les français , même avec les femmes … cela fait me dit mon petit doigt ?
De placid
15H42 | 26/01/2008 |
Je suis assez d'accord avec ça : « le point crucial n'est pas de se mettre d'accord sur ce que Marx a écrit, mais de prolonger la question qu'il a créée… » - par contre, avec ça non : « Face à tous ceux (de droite comme du PS) qui prônent le libéralisme comme une religion indétronable, et placent la loi du marché comme valeur ultime, enfin une réaction “de gauche” !
Je suis à gauche. Pour les municipales mon problème c'est d'éviter que le mini-sarko local devienne le maire de ma ville. Proche du ps ou du pc, je ne prône pas le libéralisme comme une religion indétronable. Je ne vois d'ailleurs pas qu'autour de moi le libéralisme soit considéré comme une religion indétronable. Je vois surtout des retraités (qui se foutent royalement de l'économie et du libéralisme), des commerçants et des artisans (la tête dans le guidon), des cadres qui se croient du bon côté du manche (oubliant qu'ils sont salariés), des ouvriers qui n'ont plus de culture politique (comme les autres d'ailleurs) qui votent pour sarko ou pour ses sbires. Mon problème est là. Pas dans la révolution ou le grand soir. J'ai dans l'idée qu'il faut sauver les meubles.
Alors Badiou, c'est très bien. Mais 20 000 exemplaires vendus, ce n'est rien même si c'est beaucoup pour un enseignant de l'ENS. La question n'est pas de prêcher les convaincus mais de vaincre en actes - et là, jusqu'à preuve du contraire, notre mode de scrutin ne permet pas de faire dans le détail. Alors pour continuer Marx et le repenser, il serait préférable que Besancenot, Bovet, etc. viennent travailler le ps et le pc de l'intérieur plutôt que de contribuer à la désagrégation des derniers remparts contre le libéralisme sauvage !
Placid
à placid
De Adarshini
Idéaliste | 19H01 | 27/01/2008 |
>> « Alors pour continuer Marx et le repenser, il serait préférable que Besancenot, Bovet, etc. viennent travailler le ps et le pc de l'intérieur plutôt que de contribuer à la désagrégation des derniers remparts contre le libéralisme sauvage ! »
Votre point de vue est interessant.
Le mien, c'est que vu le délabrement du PS, ça serait plutôt au PS d'aller travailler avec Besancenot et Bové !
Le PS n'est plus tout à fait à gauche… je ne vois pas comment ils pourraient « repenser Marx », ils ont déjà du mal à se penser eux-mêmes. Et ils ne peuvent plus faire illusion.
D'après moi, c'est le PS qui nuit à la gauche. Sans le PS, où iraient les voix de gauche ? …
à Adarshini
De Thomas GREDAT
| 19H37 | 27/01/2008 |
Elles iraient à l'extrême-gauche, si elles allaient quelque part, et ce ne serait pas une solution.