Temoignage 24/01/2008 à 19h11

Histoire absurde d'un petit film vidéo tourné à Auschwitz

Luis de Miranda | Ecrivain

En juin 2003, à l’âge de 32 ans, j’ai voyagé quelques jours en Pologne, seul, pour clore le chapitre d’une relation amoureuse de deux ans avec une jeune femme née à Cracovie. Ce fut une manière de la quitter : en découvrant la ville où elle avait grandi, tandis qu’à Paris, elle déménageait ses affaires de l’appartement que nous partagions.

En Pologne, j’avais une petite caméra vidéo avec moi. De temps en temps, rarement, je filmais quelques images. Ce fut le cas à Auschwitz. Je ne suis pas Juif, mes ancêtres sont chrétiens et si ma mémoire est bonne, j’ai visité ce camp avec une motivation d’Européen moyen : un tiers de curiosité, un tiers de sens du devoir, un tiers pour méditer, vaguement, sur ce dont sont capables les humains envers d’autres humains.

Pourquoi avoir tourné ces quelques images d’Auschwitz ? Peut-être parce que je voulais me donner la possibilité de les revoir, peut-être parce que c’était un moyen de garder une distance vis-à-vis de l’effet que cette visite aurait pu susciter, peut-être parce que j’espérais collecter sur ces images le substrat d’une révélation que donne rarement, à l’ère du tourisme massif, la découverte d’un tel lieu.

Rentré à Paris, j’efface les images

Rentrant à Paris, j’ai eu l’impression qu’il était vain de garder ce film : ces images semblaient neutres. Elles ne montraient rien d’autre que ce que l’on voit probablement dans la plupart des films des milliers de visiteurs qui se rendent chaque année à Auschwitz : un panneau Arbeit Macht Frei, des immeubles de brique ressemblant étrangement à un campus d’université anglaise, des photos alignées de visages de déportés hommes et femmes au regard insistant.

Je ne suis pas d’un tempérament archiviste, pas plus que je n’ai l’habitude de verser dans le fétichisme que peut susciter la culpabilité humaniste vis-à-vis du passé. J’imagine qu’en cela encore je dois être un européen moyen : les faits qui se sont déroulés à Auschwitz me semblent appartenir à un autre monde, à une autre humanité, à une barbarie qui me semble étrangère.

Aussi, quelques jours après mon retour à Paris, j’ai fait ce que tout utilisateur d’une caméra vidéo fait ; j’ai filmé par-dessus mon petit film polonais. Je ne sais plus dans quelles circonstances j’avais réussi à entrer avec ma caméra dans une discothèque parisienne à la mode nommée La Suite -ce qu’il est convenu d’appeler un haut lieu de la nuit.

Toujours est-il que j’en filmais la faune et la flore, là encore sans véritable objectif, mais pour voir : de jolies femelles à l’air niais et malin dansaient ou posaient, des mâles à l’air malin et niais leur offraient des verres. Je ne restai pas longtemps : cet endroit est l’un de ces lieux à la fois surfaits et vides où je n’ai jamais pu me sentir à l’aise, depuis que je suis en âge d’y entrer (et au total il me semble être relativement peu sorti entre quinze et trente ans, sans être pour autant un ermite). Plus jeune, j’ai souffert de ne pas savoir me joindre à la banalité des conversations festives de groupe, un peu à la manière d’un René de Chateaubriand, ou si l’on tient absolument à une comparaison plus contemporaine, d’un personnage houellebecquien.

Un téléscopage irréel d’images

Le lecteur aura peut-être du mal à croire ce qui suit : le lendemain matin, lorsque j’ai voulu voir ce film, j’ai découvert que les images d’Auschwitz ne s’étaient pas totalement effacées. Par je ne sais quel caprice de la tête de lecture de ma caméra mini DV, de la cassette elle-même ou pour une raison moins technique que j’ignore, les allées du camp de concentration, l’enseigne Arbeit Macht Frei ainsi que les visages des déportés dont j’avais filmé les photos apparaissaient par moments, tantôt par flashs, tantôt en sous-impression, au milieu des danseurs de la discothèque parisienne.

On pourra douter de ce que je raconte : aujourd’hui, plus de quatre ans après, je ne sais plus ce que j’ai fait de ce film. Peut-être l’ai-je une fois de plus effacé, peut-être l’ai-je égaré, peut-être le retrouverai-je un jour. Je me souviens avoir pensé à l’époque qu’un artiste contemporain assoiffé de succès aurait peut-être profité de l’occasion pour tenter de provoquer quelque scandale.

Dîner chez Elisabeth Lévy

Le parallèle visuel entre les jeunes fêtards superficiels de ce début de siècle et les morts absurdes du siècle passé aurait pu paraître chic et choc. Toujours est-il -c’est un constat- que j’ai préféré oublier cette coïncidence, la refouler peut-être, jusqu’à ce que le souvenir vif m’en revienne la veille de ce Noël 2007, en dînant chez Elisabeth Lévy, à un moment où celle-ci, assise à ma droite, évoquait le souvenir de l’essayiste Philippe Muray.

A ma gauche, Gil Mihaely releva l’importance de sa notion d’homo festivus, cet humain contemporain pour qui la fête et l’hypocrisie positiviste est un impératif. Cette histoire de vidéo hantée, je vous l’ai racontée telle qu’elle s’est réellement passée, bien qu’elle me paraisse presque irréelle (comme la plupart des coïncidences qui font l’étoffe de nos vies). Je n’en peux pas fournir la preuve (et quand bien même le pourrais-je, le voudrais-je ?), autorisant ainsi toutes les hypothèses révisionnistes sur ce qui vraiment se passa en juin 2003.

Je n’ai pas eu l’intention de créer, encore moins d’exhiber des images choquantes, malines ou naïves, quand bien même elles seraient venues illustrer de manière fascinante un parallèle entre l’homo festivus et la barbarie. Il y a d’autres façons de penser la chimère que ma caméra a produit avec ma complicité inconsciente : je vous y invite.

Il me reste cette idée personnelle : de la même façon que l’humanité qui a produit Auschwitz me paraît étrangère, autre, lointaine, c’est aussi l’impression que j’ai souvent eu, à quelques exceptions près, depuis mon adolescence, dans les soirées festives avec des inconnus. Les fêtards extasiés au discours minimaliste et répétitif que l’on rencontre dans les lieux dédiés à la fête m’ont souvent paru appartenir à une autre humanité, lointaine, étrangère, et j’ai parfois souffert, plus jeune, de ne pas parvenir à être si futile, ou si l’on préfère, léger.

De là cette question : si l’on ne se sent appartenir ni à l’humanité qui a produit Auschwitz, ni à celle qui s’agite au rythme du fun standard, est-ce à dire que ces deux humanités-là sont toujours la même : une humanité qui préfère ne pas penser et qui taylorise ses crimes comme ses joies ?

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  • Pseudo
    Pseudo
    Enfin libre : -)
    • Posté à 19h45 le 24/01/2008
    • Internaute 25947
      Enfin libre : -)

    Chateaubriand ou Houllebecq ?

    Vous aussi, vous voulez être Chateaubriand ou rien ?

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à Pseudo
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 09h38 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Cher Pseudo, il est déjà assez complexe d’être soi-même pour ne pas s’embarrasser d’une identification à un mémorialiste d’outre-tombe, fût-il le brillant auteur de ce livre si actuel quant à la psyché de l’occidental (Anxidental ?) moyen, ’René’. Quant à Houellebecq, il me semblerait téméraire de concurrencer son talent certain pour les généralités fatidiques, si propices à l’état de dépression si elles n’étaient exprimées avec le talent du polémiste.

  • jean.noctiluque
    jean.noctiluque
    contenu
    • Posté à 19h46 le 24/01/2008
    • Internaute 27646
      contenu

    Ah ben je suis content d’avoir pris de mon temps pour lire ça, tiens. Luis de Miranda sort avec Elisabeth Levy. Quel scoop !

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à jean.noctiluque
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 09h57 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Cher Jean Noctiluque, puisqu’on m’invite assez rarement à dîner (femmes qu’attendez-vous ?), il ne serait pas convenable de refuser une main tendue avec le sourire, de même qu’il serait cavalier d’en profiter pour séduire votre hôtesse. Néanmoins, sachez que j’ai proposé ce texte d’abord à Elisabeth Lévy, pour son site causeur.fr, et que cette histoire a semblé pas mal la gêner, au point qu’elle m’a donné l’impression dans les semaines qui suivirent de chercher à éviter mes appels (l’article a été bloqué quatre semaines dans l’antichambre des « causeurs », avant que je perde patience ces derniers jours, tandis que Rue89 l’a publié quasiment une heure après ma proposition), à éviter mes appels, donc, ce qui, vous l’avouerez, ne ressemble pas à une idylle. Mais je suis sûr que vous trouverez de vrais scoops sur Rue89. Ceci dit, je remercie Mlle Lévy et son associé d’avoir fait remonter à la surface ce souvenir que j’avais au fil des années refoulé, et sur lequel je n’aurais peut-être jamais écrit sans ce dîner (où pour alimenter les ragots je peux vous dire aussi que je suis venu accompagné de Camille de Peretti, ce qui ne veux pas nécessairement dire que...), ce dîner donc où ce furent mes hôtes qui (peut-être mieux placés que moi pour le faire ?) lancèrent la conversation autour d’Auschwitz.

  • Lidenbrock
    • Posté à 20h16 le 24/01/2008
    • Internaute 24667

    Se non è vero...

  • GanzGenau
    GanzGenau
    Berlinois à quatre mains
    • Posté à 21h12 le 24/01/2008
    • Internaute 29546
      Berlinois à quatre mains

    Hmmm...

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à GanzGenau
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 10h07 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Cher GanzGenau, hum ? Mmmmh ? ou Hmmm ? Je devrais peut-être lire davantage de BD pour mieux comprendre la rhétorique des interjections...

      • bathurst
        • Posté à 10h16 le 25/01/2008
        • Internaute 28795

        Ca, c’était la bavure à ne pas commettre : cette critique à peine voilée de la « culture BD » va assurément vous aliéner une bonne partie de nos riverains !

         
        • Luis de Miranda
          Luis de Miranda répond à bathurst
          Auteur(e) de l'article Ecrivain
          • Posté à 11h24 le 25/01/2008
          • Internaute 29638
            Ecrivain

          Mais pourtant j’aime bien la BD : pour preuve mon prochain roman sera illustré par un dessinateur, union de forces dont vous conviendrez qu’elle est assez peu vue dans le monde de la littérature. J’aime aussi la science-fiction. Et la chanson de Gainsbourg : Wizzz !

        1 autres commentaires
      • bathurst
        • Posté à 10h16 le 25/01/2008
        • Internaute 28795

        Ca, c’était la bavure à ne pas commettre : cette critique à peine voilée de la « culture BD » va assurément vous aliéner une bonne partie de nos riverains !

         
        • Anonyme répond à bathurst

          Tu te répètes mon pauvre ami, t’as peur de ne pas être entendu ?

          • bathurst
            • Posté à 10h39 le 25/01/2008
            • Internaute 28795

            C’est parce qu’on m’avait prévenu que t’étais sourdingue !

            • Anonyme répond à bathurst

              Un petit problème du côté du vortex, bathurst ?

              • Anonyme

                @ ZIKAN,

                Comme son maître Maurice Dantec, Bathurst voudrait tant renverser des mondes entierS du bout du clavier.
                Mais il n’a pas les « cojones ».

                il préfère s’attaquer lâchement à Thomas Gredat ou à Jissé, c’est tellement plus simple.

                • Anonyme

                  Tu vois bathurst, nous aussi on peut multiplier les pseudos... Tout comme toi ! ! !

                  • Anonyme

                    Je dirais même plus, tout comme toi ! ! !

                    • Anonyme

                      Mais dîtes-moi camarade, pourquoi ce nom : bathurst. ça veut dire quoi ?

                      • Anonyme

                        Bathurst ? c’est le nom d’une ville au Québec.

                        • Anonyme

                          Mais le Québec, n’est-ce pas la nouvelle patrie de Maurice Dantec, le bushiste qui voit des muslims partout ? ...

                          On m’a dit qu’il y avait une petite « hütte », au Canada.

                          • Anonyme

                            C’est cela même.
                            Dantec, c’est cet écrivain fascistoïde et fondamentaliste chrétien dont les afficionados tels bathurst, connaissent par coeur l’humaniste « Déclaration ouverte au gardien du petit cortex »
                            Ce fameux cortex auquel ZIKAN fait allusion un peu plus haut...
                            ...déclaration où il est question « d’attaquer directement, frontalement, c’est-à-dire en secret,( et c’est là qu’on voit la technique à la fois trés éprouvée et trés stupide de bathurst alias simius alias bram stocker alias lunikoff alias duchemin alias ovoï alias le Major truquemuche alias jack the ripper, etc... etc...j’en passe et des pires... le cortex même du peuple de nos sociétés occidentales.

                            Car selon ces gens-là, l’aryen de nos riantes contrées est devenu con, en gros, à cause des youdes et des bicos.
                            Je simplifie, mais on va pas y passer la nuit.

                            C’est ainsi que bathurst aime à vomir les “tièdes”. Ceux qu’il estime “mous du ‘bulbe’ prennant volontiers plaisir à se foutre de la poire de tel internaute handicapé pauvre ou de tel autre en l’affublant de la délicate appelation de ‘gardien du petit cortex’
                            Autrefois on aurait sans doute dit : ‘minus habens’.

                            • Anonyme

                              @ irkoutsk,

                              mais pourquoi s’en est-il pris avec une telle violence dans le passé à des gens comme Thomas gredat et aujourd’hui comme Jissé ?

                              • Anonyme

                                Pour le savoir, il aurait fallu que Rue89 évite de censurer une quinzaine de posts au beau milieu de l’après-midi...

                                • Anonyme

                                  Oui, c’était trés éclairant.
                                  bathurst qui pourtant à travers plus d’une vingtaine de pseudos passe une partie non négligeable de son temps, à insulter les gens sans en subir aucune espèce de conséquence, voilà qui est pour le moins curieux. Exercer sa pulsion sadique en écrasant quelqu’un comme alan smithee d’une vingtaine de « naze » à chaque commentaires postés (voir le forum suite à l’article sur les problèmes entre palestiniens et israëliens, car bathurst c’est aussi louise13, eric 23 etc... ce qui fausse totalement les débats puisque son but ultime est d’écraser ses adversaires sous un déluge factice de « naze ».

                                  Alors oui, ce monsieur est un fasciste.
                                  Et de la pire espèce.

        13 autres commentaires
      • compte supprimé 34
        • Posté à 10h35 le 25/01/2008
        • Internaute 29044

        Les interjections, expectorations et autres éructations sont un mode de communication particulièrement privilégié parmi de nombreux « riverains ».

         1 autres commentaires
  • lioe
    lioe
    berlin
    • Posté à 21h18 le 24/01/2008
    • Internaute 6423
      berlin

    comment dire ? ....je ne sais pas

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à lioe
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 10h07 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Chère Iloe, que sait on a priori. Pas grand chose. D’où l’intérêt de tenter de comprendre-transformer, ensemble, le Réel. Comment ? D’abord par le dire, en effet (me semble-t-il, mais je ne suis ni le seul ni le premier).

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 21h21 le 24/01/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Il etait temps qu’ on mentionne Philippe Muray sur Rue89 .
    Muray , le total réac que meme les anti-reacs adorent lire , tellement ce qu’ il a si bien ecrit et de maniere si marrante , cultivée et intelligente est la réalité cachée de ces temps sinistre .

    Merci pour ce texte , Vous avez gagné , je ne vous connaissais pas et je vais acheter un de vos livres ..

    Rue 89 est prescripteur , ( ce n’est pas la premiere fois) c’est de bonne augure pour la suite du financement du site ..

    Cordialement

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à Numerosix
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 10h06 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Cher Numerosix, merci pour votre curiosité. Muray était un styliste avisé.

      • Anonyme répond à Luis de Miranda

        « Cher Numerosix, merci pour votre curiosité. Muray était un styliste avisé. »

        un styliste infiniment plus avisé en tous cas que ce pauvre Maurice Dantec, représenté sur ce forum par le triste sir Simius alias bathurst, le ver blanc.

  • Suzanne Citron
    Suzanne Citron
    Historienne et auteure
    • Posté à 23h13 le 24/01/2008
    • Internaute 6159
      Historienne et auteure

    je suis choquée par ce texte, cette superposition de l’indicible et de crétins

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à Suzanne Citron
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 10h22 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Chère Monjustin, merci de votre intervention, qui m’a permis de découvrir dans le dictionnaire que le mot crétin est à l’origine un dérivé de chrétiens. Ceux-ci ne détiennent d’ailleurs pas le monopole de l’indicible.
      Mais qu’appelez-vous l’indicible ? Faut-il se taire sur la barbarie ? Ce n’est pas ce que Primo Levi, par exemple, a fait, et bien mieux que moi. Existe-t-il des réquisits pour parler de la stupidité humaine ? Ou bien lorsqu’elle atteint les sommets de l’horreur doit-on considérer qu’on a basculé dans « l’ontologie », devenir fataliste et mutique ? Cette superposition, je n’aurais jamais osé l’inventer. Elle s’est imposée à moi par une source technique et du fait de ma curiosité ou mobilité. Est-ce un hasard ? Fallait-il ignorer ce troublant phénomène et ne pas le raconter ? C’est ce que j’ai cru pendant plus de trois ans. Je suis désolé que cela vous choque et ce n’était pas le but d’une histoire qui a voulu se dire presque malgré-moi (mais dont j’assume la signature). Bien entendu, on peut pour éviter de choquer ne se raconter que des contes de fées.

      • intrepide77
        • Posté à 11h26 le 25/01/2008
        • Internaute 6103

        pas du tout luis , crétin vient de crétins des alpes (consanguinité dans certains villages isolés des alpes)

         
        • Luis de Miranda
          Luis de Miranda répond à intrepide77
          Auteur(e) de l'article Ecrivain
          • Posté à 11h31 le 25/01/2008
          • Internaute 29638
            Ecrivain

          Cher Intrépide, vous allez vous fâcher avec les Alpins. Je ne cautionne pas, pour ne pas me fâcher avec trop de gens en même temps. Mais j’enregistre : il faut signaler au dictionnaire Robert leur erreur (serait-ce un canular masqué à la page 591 de l’édition 2002 ? Je cite : « Crétin : variante de chrétien “innocent”.

        • intrepide77
          • Posté à 11h37 le 25/01/2008
          • Internaute 6103

          je m’en fiche je préfèrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrela mer à la montagne !

        2 autres commentaires
    • patocean
      patocean répond à Suzanne Citron
      éducateur sportif
      • Posté à 10h24 le 25/01/2008
      • Internaute 27740
        éducateur sportif

      heureusement qu’il y a testes ou articles comme celui là car certains ne réagissent, ne réfléchissent qu’a travers des caractères choquants... (si mes profs d’histoires avaient bien faits leur boulot je ne serais pas si incultes, mais oh pardon c’est sans doute le programme ou les méthodes d’enseignements qui sont à revoir...)
      oh oui, Choquez moi encore...

      • Luis de Miranda
        Luis de Miranda répond à patocean
        Auteur(e) de l'article Ecrivain
        • Posté à 11h33 le 25/01/2008
        • Internaute 29638
          Ecrivain

        Cher Patocean,
        Comme vous avez raison. C’est une autre chose dont je souffre aujourd’hui : l’indifférence se répand et ce n’est souvent qu’en étant véhément qu’on réanime les âmes, hélas de façon réactive (donc trop tard ?).

         
        • Suzanne Citron
          Suzanne Citron répond à Luis de Miranda
          Historienne et auteure
          • Posté à 12h28 le 25/01/2008
          • Internaute 6159
            Historienne et auteure

          Par indicible je voulais seulement dire « dont les mots ne pourront jamais rendre compte », et c’est bien ce que Primo Levi a voulu nous dire.

          J’ai seulement voulu témoigner d’un malaise à la lecture d’un texte dont la longueur m’est apparue insipide et le ton finalement très prétentieux.

        1 autres commentaires
  • compte supprimé14
    • Posté à 23h26 le 24/01/2008
    • Internaute 19130

    J’ai du mal à comprendre : pourquoi diable aller dîner chez Elisabeth Lévy ? Moi par exemple, je n’organise jamais de réunion Tupperware.
    A chacun ses amis.

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à compte supprimé14
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 10h23 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Chère Babou, si je n’acceptais les invitations à dîner que de mes amis, je perdrais si vite du poids que je pourrais organiser ensuite des réunions Minceur et Légèreté.

  • neillen
    • Posté à 23h41 le 24/01/2008
    • Internaute 29086

    Mais bien sûr ! ! ! Comment peut-on écrire de telles conneries ? S’il y a bien une pensée inquiétante, c’est celle-ci ! Le nivellement total ! La comparaison de bas étage qui tient lieu de raison bien-pensante !
    Apparemment, le taylorisme s’applique aussi à la pensée des soi-disant écrivains. Et fait quelques ravages.
    Autre chose : il y a une maladie contemporaine. Tout le monde se croit « différent ». Et le pire : tout le monde l’est. Luis de Mirandada et le crétin qu’il méprise.

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à neillen
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 10h38 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Cher Neillen (ou chère ?), comparaison n’est pas raison, et d’ailleurs, où avez-vous vu que mon texte en fait une ? Je veux bien vous accorder qu’il y a là un télescopage de faits ayant donné lieu à un questionnement sous forme d’analogie. Mais la rencontre fortuite sur une table d’opération d’une machine à coudre et d’un parapluie, et l’étonnement qui s’ensuit, c’est parfois le début de la pensée (je ne prétendrais pas y avoir atteint, si cela vous rassure), pour peu que l’on sache sortir du mimétisme critique. « Comment peut-on écrire de telles conneries ? » Avec un clavier d’ordinateur. Un nivellement de bas étage ? Quelle véhémence ! Parce qu’on tente de penser son existence ? Avouez que cela serait un peu triste de ne porter son jugement que sur ce que le sens commun autorise à penser ? Il serait donc interdit de parler d’Auschwitz autrement qu’en montrant patte blanche, en s’autorisant d’un ancêtre qui y fut et en poussant des soupirs accablés. Quant au fait que la volonté de différence soit une forme de « maladie contemporaine » nuisible à la réciprocité sociale, c’est précisément le sujet de mon essai ’Ego Trip, ou la société des artistes sans oeuvre’. Aurais-je la prétention de dépasser mon époque d’une tête ?

      • neillen
        • Posté à 02h20 le 26/01/2008
        • Internaute 29086

        Ici, il y a comparaison :
        « si l’on ne se sent appartenir ni à l’humanité qui a produit Auschwitz, ni à celle qui s’agite au rythme du fun standard, est-ce à dire que ces deux humanités-là sont toujours la même : une humanité qui préfère ne pas penser et qui taylorise ses crimes comme ses joies ? »

        En outre, il n’y a qu’une humanité : la notre, c’est à dire celle des camps et celle des boites de nuit.

        Je ne pousse aucun soupirs accablés, je n’interdis pas -d’ailleurs en aurai-je le pouvoir ? ? ? - de parler d’Auschwitz, et aucun de mes ancêtres n’y vécut. Ne me mettez pas dans le camp des bien-pensants. Ce n’est pas, d’ailleurs, parce que l’on se place ostensiblement dans celui des mal-pensant que l’on pense mieux.

        Je ne vous reproche à aucun moment de « tenter de penser votre existence ». Il s’agit là d’une manière bien commode et quelque peu brinquebalante d’interpréter ma « véhémence »...

        La prétention de dépasser notre époque d’une tête ? Apparemment pas.
        Celle de vendre des livres ? Apparemment.

  • Geekien
    • Posté à 00h09 le 25/01/2008
    • Internaute 24619

    Au niveau technique, le DV c’est une suite d’images compressées, alors pour la surimpression et autres techniques argentiques, c’est même pas la peine d’y penser, ou alors le ghost in the shell, ou le poltergeist ils sont balaises en traitement du signal.

    Par contre l’entrelacement est possible si l’équivalent de la FAT d’un disque dur est corrompu, mais c’est plutôt rare

    Par contre, les taux de compression des textes de Levy et de Murray sont excellents, même meilleurs que du code, et s’il y a mélange après coup, ça se verra bcp moins en surimpression.

    Article bobo prout prout ? Je répond techno prout prout

    • Jo.Caste
      Jo.Caste répond à Geekien
      • Posté à 00h59 le 25/01/2008
      • Internaute 14304

      Désolé...on a été obligé de réagir à votre post(on aime les geekiens).

      Top technique : « l’entrelacement est possible si l’équivalent de la FAT d’un disque dur est corrompu »

      Top rigolo : « les taux de compression des textes de Levy et de Murray sont excellents ».

      On est contre les gommettes mais on vous en met(quand même) 50 en Or (doré).

      • Numerosix
        Numerosix répond à Jo.Caste
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 09h40 le 25/01/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Ce serait donc de l’enchâssement numérique alors ?

    • Luis de Miranda
      Luis de Miranda répond à Geekien
      Auteur(e) de l'article Ecrivain
      • Posté à 10h48 le 25/01/2008
      • Internaute 29638
        Ecrivain

      Cher Geekien,
      Un technicien à qui j’avais à l’époque demandé comment, sur une caméra DV (Sony, Handycam DCR-PC330E à 3.0 mégapixels), des images pouvaient ne pas être effacées par de nouvelles images, m’avait dit que cela pouvait être dû à une tête de lecture usée. Mais le fait ne s’était pas produit avant. Et à vrai dire ne se produit pas ensuite. Je n’ai en revanche jamais dit qu’il y avait là un phénomène paranormal. Pas plus que je n’ai affirmé le contraire, ce qui serait bien présomptueux. Enfin, je vous remercie, car j’ai grâce à vous trouvé une comptine pour enfants sur Internet (avec un IMAC G5 ayant une capacité de 148, 93 Go) :
      « Prout, prout, prout que je t’ai-me
      Viens ici mon petit ami
      J’ai un secret à te di-re dans l’oreille
      Que je t’aimerai toujours à la folie »

  • bilqis
    bilqis
    expat
    • Posté à 08h22 le 25/01/2008
    • Internaute 16265
      expat

    En tant que fille de l’unique rescapée d’une famille complète déportée à Auschwitz, j’ai naturellement lu avec intérêt votre article.
    Excusez moi... je n’ai rien compris à vos états d’âme...
    ou plutôt, j’ai l’impression de lire un parisien pseudo branché (ben oui, ca fait branché de dire qu’on ne l’est pas ; -), pour qui il n’existe pas grand chose entre Auschwitz et la superficialité parisienne.

    De l’autre coté, je ne peux qu’apprécier votre intérêt pour un drame de l’histoire, qui ne vous a, apparemment, pas touché personnellement et votre recherche de ... vérité ? de mémoire ?

    Mais, pour répondre à votre question, je vous proposerais de sortir un peu de Paris et ses dîners et de vous rendre compte qu’il existe tout un univers entre :
     » l’humanité qui a produit Auschwitz » et « celle qui s’agite au rythme du fun standard ».
    heureusement...

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