Peu d'informations pratiques, sur le Net, à la veille du mouvement de grève dans la fonction publique -notamment dans l'Education nationale- annoncé ce jeudi. C'est le baptême du feu pour le service minimum, qui doit être mis en place dans 1900 communes, indiquait un communiqué de presse du ministère de l'Education nationale, qui invitait les internautes à consulter la carte des établissements concernés à partir de mercredi sur son site.
Selon le ministère, cela correspondrait à « 29% des villes de plus de 100000 habitants ». De leur côté, des blogueurs notent que le chiffre ne dépasse pas, au final, 10% des municipalités de France.
Très peu d'informations pratiques, donc, mais pas davantage de professions de foi des écoles elle-mêmes : sur le Net, directeurs et instituteurs ont peu défendu leur choix de suivre, ou pas, le mouvement. Le débat reste en fait principalement relayé par la classe politique locale, élus ou candidats aux municipales. Non sans arrière pensée, à quelques semaines du premier tour.
La grève, « moyen d'emmerdement maximal »
A Paris, le maire Bertrand Delanöe a ouvert le feu en annonçant, il y a quelques jours, qu'il ne souscrirait pas au dispositif de service minimum dans les écoles de la capitale.
Le Parisien Thomas Zlowodzki, candidat (UMP) dans le XIe arrondissement, rebondit sur ces propos. Arguant que certains élus « sacrifient les enfants sur l'autel de la politique politicienne nationale », il met en ligne un extrait d'un interview de l'ajoint au Maire du XIe en charge de la vie scolaire paru dans le Figaro :
« De cet entretien, il se dégage un mépris absolu pour les Parisiens. (…) Si ce n'est évidemment pas la responsabilité de la mairie de Paris de s'impliquer dans les grèves, on peut tout de même s'étonner de son absence totale de considération pour les parents d'élèves.“M. Ferrand refuse un quelconque aménagement pour simplement accueillir les enfants n'ayant pas cours. Au prétexte de défendre le droit de grève. Cela illustre une dérive d'acception du droit de grève. Pour les socialistes, le droit de grève est entendu comme ‘moyen d'emmerdement maximal'. Une grève n'est efficace que si elle met les autres citoyens dans la difficulté. Ce principe d'égoïsme du gréviste’ défendu par la Mairie de Paris a tout de même de quoi étonner.”
Maire-adjoint (PS) du XIVe arrondissement de Paris, Vincent Jarousseau prédisait au contraire mercredi que le service minimum serait “un flop” :
“Cette réticence des communes ne concerne pas que les municipalités de gauche. L'Association des maires de France, pourtant présidée par un élu UMP, a manifesté son opposition au plan ministériel. Comme cela était prévisible, la proposition ministérielle fait un flop.‘Au-delà du principe même de voir des fonctionnaires municipaux se substituer à des fonctionnaires d'Etat pour assurer une garderie les jours de grève (je m'en suis déjà expliqué), la convention proposée par le ministre aux communes pose des problèmes de responsabilité juridique pour les collectivités.’
En campagne pour le Parti socialiste, il en profite pour accuser la candidate UMP, Françoise de Panafieu, de céder au ‘service maximum pour la démagogie’. Vincent Jarrousseau ironise :
‘'Si je suis maire de Paris, a-t-elle dit, j'assurerai l'accueil des Parisiens les jours de grève'. Une vraie Zorro, cette Françoise ! A elle toute seule, elle va réussir à faire travailler d'autorité les fonctionnaires municipaux les jours de grève ! Chapeau bas…’
Panafieu,‘une vraie Zorro’
A Montereau-Fault-Yonne, le député-maire Yves Jégo, un proche de Nicolas Sarkozy, met en avant le soutien dont le service minimum bénéficie dans les sondages :
‘J'estime qu'il est anormal que des parents soient dans l'incapacité de remplir leurs obligations quotidiennes à cause des mouvements de grève, tout aussi légitimes que ces derniers puissent être. Grâce à ce dispositif [de service minimum], les parents pourront se rendre à leur travail et ne pas subir les conséquences financières des gardes d'enfants. 83% des Français approuvent d'ailleurs l'initiative gouvernementale. Pour cette raison, j'appelle tous mes collègues maires à signer avec l'Etat ce partenariat d'intérêt général.’
Renaud Belliere, maire (UDF) de Villers-Cotterêts (Aisne), une ville de 10000 habitants, estime lui que l'application de la nouvelle mesure est quasiment mission impossible pour les élus car ‘mettre en oeuvre des mesures en dix jours n'est pas possible’. L'édile centriste affirme n'avoir ‘pas le personnel nécéssaire’ pour cela.
Sur son blog, Mireille Elmalan, maire de Pierre Bénite, s'oppose ouvertement à l'organisation d'un service minimum qui incomberait à la municipalité. Elle explique sa position dans un texte détaillé :
‘La grève est un droit constitutionnel. Les personnels de l'Education nationale y sont contraints quand le gouvernement persiste à faire la sourde oreille à leurs revendications. Il n'est pas question que la municipalité entrave ce droit de grève, ultime recours pour obtenir les moyens nécessaires pour une Ecole publique de qualité.Cette méthode qui consiste à demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève’ des professeurs est inacceptable.”
“On considérerait les enfants autrement s'ils votaient”
Pour Mico, un internaute qui livre son avis sur le site du quotidien régional le Télégramme de Brest, “le service minimum d'accueil existe déjà. Il est assuré par les non-grèvistes” :
“Il faudrait plutôt se préoccuper d'instaurer un service minimum d'enseignement en dehors des périodes de grève. Au train où vont les suppressions de postes, on n'est pas sûr d'y arriver.”
Archimède, qui lui répond, voit dans les grèves un indice de la qualité de l'enseignement en France et réclame “un service minimum pour un minimun de service scolaire” :
“Pas étonnant alors que nos écoliers soient au fond de la classe Européenne pour la lecture. Heureusement que les parents s'y mettent pour completer le Savoir de nos chéres têtes blondes.‘Donc un service minimum pour un minimun de service scolaire, avec un maximun d'argent du budget de l'Education nationnale. C'est la régle de trois. Cela nous parait un bon principe. Tout élève plongé dans un service minimum subit une poussée de méconnaissance du haut vers le bas.’
Sur le Forum des forums, ‘Lueur de l'Horizon’ lance le débat :
‘Moi, je pense qu'une société solidaire, c'est important. Cela met de l'huile dans les rouages. Garder les enfants pour les parents ayant des problèmes les jours de grève. Ok. Mais on ne les confie pas à n'importe qui et dans n'importe quelles conditions. Les enfants sont précieux même s'ils ne votent pas. On les considérerait autrement s'ils avaient le droit de vote.’
Toujours sur le Forum des forums, Cerisier d'Equinoxe lui répond :
‘Ce qui est en place pour les vacances régulières’ peut être mis à profit en cas de grève des personnels enseignants ; je ne vois vraiment pas quand il y a lieu de crier. C'est un argument dénué du sens du service à rendre que d'imaginer que telle catégorie de fonctionnaires puisse être mal utilisée contre les intérêts d'une autre.S'ils ne sont pas eux mêmes en grève, les fonctionnaires territoriaux n'ont pas à choisir leur type de travail bien au contraire, ils ont l'obligation absolue d'obéir aux instructions qui leurs sont données.”





















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De danielfi
Syndicaliste SNCF | 20H50 | 23/01/2008 |
Service minimum = minimum de problème ? ? ?
Si le gouvernement voulait vider de son sens la grève, il ne s'y prendrai pas autrement. La grève, si elle n'est pas gênante pour personne, ne sert à rien. En effet, dans cette France, si on (les grévistes) ne se « sert » pas de la gêne occasionnée lors d'un mouvement de grève, l'autorité contre laquelle on manifeste notre ras le bol, ne bougera absolument pas, tout au contraire. Donc les lignes ne bougent que lorsque les salariées (és) concernées (és) sont suffisamment nombreux à manifester leur mécontentement. Alors, étant moi aussi parent, je me débrouille.
à danielfi
De quetzal2012
enseignant précaire | 21H23 | 23/01/2008 |
J » en ai plus que marre d'entendre implicitement ou non que les profs (rangés dorénavant par NS dans la catégorie « éducateur ») sont des privilégiés qui passent leur vie en vacance, beaucoup d'exemples autour de moi me donnent chaque jour la marque du courage : lever tous les jours à 6 : 00 du mat » parce que 1h15 de trajet (métro/rer/bus), des tonnes de copies à corriger,des cours à préparer, des réunions à n'en plus finir…sans compter la force qui leur faut pour résister de l'intérieur à ce type de réformes absolument ahurissantes…les obliger à rester 35 h au collège n'est en aucun cas au bénéfice de l'élève mais traduit la volonté du gouvernement de mettre l'Education Nationale au dernier rang de ses préoccupations…
enseigner aujourd'hui est tout sauf une synécure…Qu'on se le tienne pour dit ! ! !
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à danielfi
De William Tel
à Lille | 22H32 | 23/01/2008 |
Et pourqupoi vous faites pas grève avec les profs ?
à William Tel
De dmeyrenx
12H31 | 24/01/2008 |
j'ai un peu de mal à comprendre les réaction d'un corps enseignant qui rappelons le, il y a quelques mois votait pour Bayrou ou Sarko boycottant allégrement Segoléne par pur corporatisme je penses que nos chéres tétes pensantes n'ont aujourd'hui que la politique qu'ils ont appelé de leurs voeux.
toutefois je reste et demeure au coté du reste de la fonction publique qu'elle soit nationale locale ou territoriale, mais je souhaitais simplement faire remarquer que l'ex éducation nationale devenue depuis déja longtemps enseignement national devait elle aussi un jour ou l'autre assumer ses choix.
à danielfi
De kkadim
service public rhone alpes | 10H16 | 24/01/2008 |
et puis que les salariés du privé se méfient, car ce que l'on à imposer au pubic, sous pretexte d'équité avec le privé ( les retraites ), certains pourraient trés bien le faire pour le privé ( service minimum en cas de gréve ) au nom de la même équité…
à danielfi
De agathevelikotny
pigiste en province | 10H45 | 24/01/2008 |
Tout cela vise à mon avis (intuition également) à rogner petit à petit sur le droit de grève…et à monter les français les uns contre les autres…à faire passer les profs, instits, cheminots et autres salariés pour des gens qui foutent rien et qui sont là pour empêcher les autres de travailler. Il y a les gentils salariés qui travaillent plus, pour gagner plus et les méchants qui sont limite terroriste puisqu'ils prennent carrément la population en otage..
wouaouh… !
De jide
jide.romandie.com | 20H56 | 23/01/2008 |
Il en est de la responsabilité des parents d'être solidaire -ou non- de cette grève.
Il est facile de considérer l'école comme une garderie, sans considération sur le contenu et les moyens mis a la disposition des instits / profs. On peut compter sur les média pour nous seriner de micro-trottoir d'« usagers pris en otages » et autres habituels poncifs sur les fonctionnaires. Diviser pour mieux régner ça s'appelle, et Sarko est passe maître dans l'art d'opposer les vilains-fonctionnaires-profiteurs aux gentils-employés-travailleurs-du-privé…
Il est de la responsabilité de tous d'être solidaire !
http://jide.romadie.com
De Infovite
Plébéien. | 21H03 | 23/01/2008 |
Du piquet de grève au… « piquet. »
Le service minimum à l'école serait un acte témoignant de l'existence d'une société solidaire, et donc la grève maximale une « manifestation » d'un égoïsme exacerbé.
Voici l'émergence d'une nouvelle vision déformée du Droit de grève qui peut encore s'exercer mais… « au piquet » !
http://info-espress.over-blog.com/
De futur retraite
21H06 | 23/01/2008 |
a l'attention de cerisier d'équinoxe
Les fonctionnaires térritoriaux sont aussi des travailleurs qui subissent comme dans l'éducation nationale la politique néfaste des salaires de la fonction publique
Je tiens a vous informer que depuis 1965 le conseil d'état a donné pouvoir aux maires de réquisition d'une partie des effectifs et ce pour des des services liés a l'eau,l'assainissement,les écoles ;
l'état civil.
Il serait trop long de détailler mais
la liste des personnes requisitionnables doit etre validée par le CTP et pas tout le service
Voyez de plus prés avec les organisations syndicales .
De plus ce n'est pas aux collectivités de parer aux carences de l'état. Dans le cas de figure qui nous préoccupe en ce moment la législation sur les centres de loisirs est applicable
car IL N Y A PAS D'ECOLE C'EST UNE
GARDERIE
Bien amicalement-------------
à futur retraite
De sujetduprince
01H33 | 24/01/2008 |
le problème est que les territoriaux vont etre des « jaunes » ---pour ou contre leur gré
le but recherché est de faire monter les categories professionnelles les unes contre les autres : diviser pour regner
ils auraient pu se mettre en grève également ! mais dans les mairies de droite est-ce possible ?
à futur retraite
De alain69
11H26 | 24/01/2008 |
Vous avez dit GARDERIE et vous avez raison.
Les maires sont responsables de ce qui se passe dans leur commune, y compris au pénal.
Qu'arrivera-t-il si un élève, gardé par une personne non qualifiée, est vitime d'un accident grave ?
Je crois que ce faux service minimum est un leurre.
De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 21H11 | 23/01/2008 |
Pour que l'école ,les enseignants, bref l'éducation nationale puisse assurer un travail de qualité il faut les soutenir.L'école n'est pas une garderie ! Ce gouvernement fait un travail de sape et TOUS nous devrions sentir la priorité absolue d'une mise à disposition de moyens pour que nos enfants aient un avenir autre que ce que leur préparent les umpeistes.Solidarité avec l'enseignement !
De A.V.
tamagotchi89 | 21H21 | 23/01/2008 |
Encore un écran de fumée, une diversion réthorique pour égarer les citoyens loin des vrais problèmes.
Technique déjà bien éprouvée par l'équipe Sarkozy : on s'intéresse à un problème mineur dans l'Education Nationale, on le gonfle au maximum, et on le balance sur la scène médiatique à grands renforts de pub (puisque les médias font désormais le boulot d'attachés de presse).
Soyons sérieux. Combien de jours « débrayés » les grèves représentent-elles dans une année scolaire ? … Entre deux et sept ? …
Maintenant, combien de jours en partie foutus en l'air à cause du sureffectif dans les classes ? … 100% de l'année.
Les vrais changements nécessitent de vrais réformes, et les vrais réformes de la créativité, des tripes et de la transpiration.
Nicolas Sarkozy réserve sa transpiration pour ses vacances au soleil d'Egypte. Quant aux tripes et à la créativité… je cherche encore.
à A.V.
De chriss
22H57 | 23/01/2008 |
Bonsoir a.v,
L'éducation nationale « grand corps malade “ .
Vous semblez désabusé par un constat alarmant, le saccage comme pour la justice d'une grande institution.
Elle perd de son aura en effet jour aprés jour parceque l'on ne vous entend pas vous les enseignants sur les grâves problèmes de sociétés engendrés par un type agréssif, irrespectueux, vaniteux, méprisant, au point qu'on à l'impression que bon nombre de vos collègues mangent au ‘ râtelier …
Vous êtes gangrénées de l'intérieur par les carrièristes , comme pour la Justice ce type manoeuvre pour réduire votre influence et vous avoir à ses bottes comme les menbres kleenex de son gouvernement…
Le sort de la société de demain est en grande partie entre vos mains, vous avez une bonne part de responsabilité dans le désarroi, et la misère sociétale d'aujourd'hui, car le malaise ne date pas d'hier…
Il est impératif que vous vous repreniez, et en finir avec vos divergences, vos atermoiements, ils coûteront trés chères à tous, si l'opignon publique n'est plus de votre bord…
Vous n'avez pas de porte parole avec du charisme tout comme le PS, vous voyez le résultat…
A vous lire il y a une lueur d'espoir…
à chriss
De Sacha25
08H32 | 24/01/2008 |
Depuis 1981, les enseignants ont usé puis abusé de la grève pour leur salaire et leurs horaires. puis on nous a expliqué que vous aviez acheté cette voiture ce prix-là parce qu'elle était fabriquée par des ouvriers mais que, comme elle avait été fabriquée par des ouvriers « mieux formés », vous devez la payer plus cher. Certes elle fonctionne un peu moins bien, mais on a les moyens de vous obliger.
Résultat de la « collusion gouvernement-syndicat » : un endettement record et des voitures étrangères qui arrivent en masse obligeant, entre autre, aux délocalisations.
A ce petit jeu les fonctionnaires se sont décrédibilisés. La réaction à l'emporte-pièce de Delanoë laisse penser qu'il y a bien une guerre fonctionnaires-usagers et que les hommes politiques de gauche ont choisi leur camp
à Sacha25
De sujetduprince
18H41 | 24/01/2008 |
moi fonctionnaire donc moi con ….moi rien compris a ce que toi dire … a moins que toi un peu confus dans propos
à A.V.
De sefero49
Soldat mugissant | 12H11 | 24/01/2008 |
Je suis sur que le commentaire de TF1 est déja près :
« Grace à notre bien aimé président, le service minimum a été un grand succès et nos chers banbins n'ont pas eu à souffrir de la grève de leurs enseignants »
De marie 75
21H51 | 23/01/2008 |
droit de grève … voilà tout
le reste est du pipeau !
Y compris ce sujet !
De caramel2012
22H26 | 23/01/2008 |
Si chaques ETUDIANT PATRONS EMPLOYES SALARIE TOUS ceux qui comme dans les pub font bouger une ville … Si chacun de nous « arrêtais de mouvementer et s'arr^tait devant son boulot sans broncher,attendre qu'il ce réveil … Le Roi de France^^
De caramel2012
22H29 | 23/01/2008 |
Je rajoutes, pardon, tous le monde qui voudrait le penser … oui, ui, Ok : UTOPIE (encore) ..
et on peu en faire un truc énorme ! ! !
dès fois faut en rire, oup's .. .
De William Tel
à Lille | 22H29 | 23/01/2008 |
Il serait temps que les parents fassent grève et aillent manifester avec les enseignants, s'ils ont un réel souci de l'avenir de l'enseignement public et de celui de leurs enfants…
à William Tel
De Beeks
10H43 | 24/01/2008 |
il est bien plus populaire peut-etre meme (liste)de mettre un service minimum (sous cette forme il a toujours existé ) plus tot que de parler des vrais proplemes (moyens, effectifs,salaires) je vais vous dire un truc qui ne va pas faire plaisir à tout le monde les parents s'en foutent ils ont leurs soucis alors si en plus les ecoles sont en greves « à mon epoque … » que voulez vous faire avec ça .
j'ai eu une petite idee en ecoutant notre president de « sa » republique pourquoi nous n'emmenons pas les enfants à l'eglise pendant ces greves les cures sont bon educateurs .vive « sa » republique , vive la laïcité et vive la France .
De Mila Saint Anne
internaute | 22H33 | 23/01/2008 |
Le service minimum du ministre, c'est du vent !
Comme je l'ai déjà dit sur ces forums, les maires ont toujours eu l'OBLIGATION d'accueil des enfants scolarisés en primaire.
Dans les faits, à chaque grève, les enfants sont accueillis dans les écoles par les enseignants non grévistes. En général ils sont peu nombreux car les parents en majorité solidaires des grévistes et s'arrangent pour ne pas envoyer leurs enfants à l'école ce jour là.
Cette histoire de « service minimum » c'est surtout un moyen de subventionner les mairies… UMP.
D'ailleurs, vous avez remarqué ? il n'est pas question de service minimum dans les collèges, ou la scolarité est tout aussi obligatoire……
Courage, à demain dans les cortèges !
Et solidarité avec le secteur privé… de droit de grève.
à Mila Saint Anne
De Alabama
09H55 | 24/01/2008 |
« Dans les faits, à chaque grève, les enfants sont accueillis dans les écoles par les enseignants non grévistes. En général ils sont peu nombreux car les parents en majorité solidaires des grévistes et s'arrangent pour ne pas envoyer leurs enfants à l'école ce jour là. »
C'est exactement ça ! Les parents ne sont pas « largués » la veille ou le jour de la grève par les enseignants : les jours avant, leur sont expliquées les raisons qui conduisent l'école à fonctionner avec quelques classes ou à fermer.
Et bien plus souvent qu'il n'est seriné à longueur de JT, ces parents comprennent très bien pourquoi il y a grève, ne serait-ce que parce qu'ils en ont ras-le-bol des classes surchargées, des suppressions de poste, du mépris dans lequel est tenu le personnel enseignant. Et surtout, ils ne veulent pas de tous ces soit-disants changements qui n'améliorent rien parce que les enseignants ne sont pas écoutés, mais qui tendent à favoriser une école privée.
Et puis, les otages, ce ne sont pas les parents qui vont subir les problèmes de garde de ce jour : heureusement que nos grands parents ont fait des grèves - y a pas si longtemps tout compte fait - pour les congés payés, le contrat de travail…On est bien contents des résultats maintenant : ce ne sont pas les patrons qui ont accordé toutes ces avancées dans leur grande magnanimité : il a fallu résister et tenir.
Les otages, ce sont ces personnes qui partagent le monstrueux et triste sort d'Ingrid Bétancourt…
De daniele
22H29 | 23/01/2008 |
diaboliser les grevistes,la prise d'otage,le scenario habituel refait encore surface.j'aimerai signaler aux parents qui ne vont pas manquer de raler contre,qu'il serait plus judicieux qu'ils le fassent surtout lors de fermeture de classe,de non remplacement d'instit malade,du placement d'instit débutant dans dans zones difficiles sans soutien pedagogique,des conditions dans lesquelles leurs enfants étudient.pour moi là ils seraient cohérents.sinon rendez-vous à la manif demain 14h bastille point de départ soyez nombreux,elle conserne aussi le pouvoir d'achat de tous
De Ech-picard
22H37 | 23/01/2008 |
Bon, à la lecture des premiers billets, personne n'est dupe et nous regrettons tous d'entendre ou de voir nos médias traditionnels évoqué l'éternel scénario catastrophe « de l'usager pris en otage ».
JAMAIS un reportage auprès d'un gréviste tout au plus un secrétaire de syndicat au flash de 9h et encore 30seconde pas plus.
Alors pour « rire » un peu il a été publié dans mon journal local la liste des communes « qui assuraient un service minimum ».
Très drôle, on aurait fourni une liste de maire apolitique de droite que nous aurions eut la même chose. Et si je vous écris qu'il s'agit de communes de quelques centaines d'habitants où c'est le minimum de service pour l'école toute l'année voir pendant 6 ans vous comprenez mon hilarité (jaune pour les enfants)
à Ech-picard
De caramel2012
22H47 | 23/01/2008 |
Oui Mr … et tout autres, comme tous (ou presque) on rigole vert maintenant, c'est l'air du temps l'environnement,
dans toutes les fonctions primaires et prioritaires c'est la même rigolade, fausse grève, fausse prise de conscience … et pendant ce temps là,de grandes industrie s'echappent de france …
Quel bel avenir pour nos petits … enfin, pour un monde entier …
De YAJ
enseignante retraitée, non remplacé... | 22H40 | 23/01/2008 |
Je suis d'accord avec tous les commentaires précédents et je serai demain en manif avec mes ex-collègues actifs, ils ont besoin de soutien.
Dans ma ville, un collège prévoit plus de 70 % de grévistes. La colère gronde !
« Cette histoire de “service minimum” c'est surtout un moyen de subventionner les mairies… UMP. » est une bonne remarque car ce sont les seules de ma région qui font ce service minimum. Habile par les temps qui courent.
à YAJ
De William Tel
à Lille | 22H47 | 23/01/2008 |
La colère gronde mais comment la faire entendre ?
à William Tel
De caramel2012
22H49 | 23/01/2008 |
chacun ce pose et erretes de consommer ce pose devant son travail, même si il pleut, même si c'est noël …
Enfin bref, faut arr^ter et prendre le gouverneùent en otage, comme il ce permet de faire avec ses fourmis, via les média^^
heu, efin ce que j'en pense …