Une élection peut en cacher une autre. A Châtillon, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche prochain pour élire leur député, l'élu de juin 2007 ayant été invalidé. Jusqu'ici aux mains de la droite, la XIIe circonscription des Hauts-de-Seine pourrait à cette occasion basculer à gauche. Comme toutes les partielles, celle-ci se jouera dans un mouchoir de poche.
Dimanche dernier, place du marché de Châtillon, une poignée de militants de l'association Anticor distribuent un tract intitulé « Pétition pour la transparence sur la gestion de l'Office HLM de Châtillon ».
Dubitatifs, la plupart des électeurs semblent découvrir l'histoire : comment la directrice de l'Office a été révoquée par son président, le maire UMP Jean-Pierre Schosteck, pour avoir publiquement dénoncé des dysfonctionnements sur l'attribution des marchés publics… Lesquels marchés ont, pour partie, été attribués à l'agence du beau-frère du maire, architecte, pour un total de 1,5 million d'euros. Face à face, militants UMP et PS s'adressent à peine la parole :
Révoquée pour avoir divulgué des informations…
En réalité, c'est une guerre des tranchées qui oppose depuis deux ans la directrice de l'Office HLM à son président. En septembre 2005, la directrice (qui ne souhaite pas voir son nom cité) a déjà des doutes sur la régularité des marchés publics. Elle obtient d'un cabinet d'expert comptable qu'il se penche sur le sujet dans le cadre d'un audit. Verdict, selon son avocat, Me Benoît Jorion :
« Tous les marchés sont passés de façon irrégulière. »
Devant le silence de la mairie, la directrice prend l'initiative d'alerter le conseil d'administration de l'Office… Aussitôt, Jean-Pierre Schosteck décide de la suspendre à titre provisoire, sous le motif d'avoir divulgué des documents à l'extérieur de l'Office. Cela vise-t-il la démarche en direction du conseil d'administration ou la plainte pénale pour « favoristime » déposée par la fonctionnaire ? Après avoir changé les serrures des bureaux, le maire prend un arrêté de « révocation » contre la directrice. Une décision récemment suspendue par le tribunal administratif de Versailles. Aujourd'hui, Jean-Pierre Schosteck accuse même la directrice d'avoir elle-même « commis » ces irrégularités qu'elle dénonce. Faux, répond-t-elle, s'appuyant sur dix-neuf ans d'une carrière sans reproche :
Un rapport de la Mission interministérielle d'inspection du logement social
En marge de cette bataille juridique, la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos) s'est emparée du dossier. L'enquête est toujours en cours. Plus précisément, un rapport préliminaire des inspecteurs a été envoyé il y a trois mois au maire. Qui, depuis, attend patiemment la fin de la procédure…
Le 11 décembre 2007, Martine Gouriet, opposante socialiste et candidate à la législative partielle, a eu la possibilité d'examiner les comptes de Châtillon Habitat. Ses première conclusions laissent rêveurs, ainsi que le relate son blog :
« - La plus grande partie des marchés de l'Office est “périmée” : les contrats ont soit expiré, soit avaient été conclus pour une durée d'un an, et reconduits par tacite reconduction parfois depuis dix ans, ce qui est totalement illégal. Nous avons même pu voir un contrat dont la durée avait été modifiée à la main et non ratifiée par les signataires…
- La commission d'appels d'offre ne s'est pas réunie depuis plusieurs années.
- La procédure de publicité n'est pas respectée : en particulier, nombre de commandes ont été fractionnées, de telle sorte que chaque bon de commande est en dessous de 4000 euros et la somme totale est largement au dessus, sans qu'il y ait de mise en concurrence.
- Plusieurs contrats (pour des montants de 31000 et de 7000 euros) ont été passés avec le beau frère du maire, architecte, sans mise en concurrence préalable. »
Les électeurs trancheront. La directrice, elle, demande sa réintégration au sein de l'Office HLM.


























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De el loco
éducateur spécialisé | 08H22 | 23/01/2008 |
ah chatillon…..
j'y suis arrivé lorsque j'avais 10 ans et reparti à 19 et j'ai eu l'occasion de constater (avec mon regard de citoyen qui s'éveille ) le passage d'une mairie communiste (mr Dauphin) au RPR Jean pierre Schosteck
déjà et des le début un climat délétère c'était instauré dans la commune
les œuvres sociales auxquel je participait (colo, centre aéré….) tout est très vite passé aux mains du privé avec des prix qui ont doublés et ne permettait pas au plus pauvre d'y acceder ( à la place on a eu de beau conteneur à poubelles)
et que dire de la suspension provisoire des activités du centre social de la cité Vauban
enfin tout ça pour vous dire qu'il n'y a rien de surprenant à voir ce type avoir ce genre de comportement
De Pierrrrre
11H23 | 23/01/2008 |
Il faut arréter en France le système HLM……….
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Il ne s'agit pas de nier la necessité d'aider les gens à loger dignement.
Mais il faut le faire EN AIDANT LES PESONNES
et non pas en aidant les habitations ! ! !
et en France, c'est une solution d'inspiration à économie socialiste qui prévaut :
la solution HLM qui consiste à mettre sur le marché des biens subventionnés.
inconvénients :
- sociétés HLM, sociétés où les politiques casent leurs petits copains, l'élu qui n'a plus de mandat, le fils du colleur d'affiche qui cherche un travail pépère…
- marchés publics trafiqués où les logemenst sont payés plus chers afin de permettre des dessous de table pour partis politiques
- politique de passe droits pour l'attribution des logements (le copain du copain, la maman de la secrétaire, ou le fils du maire du coin
- population figée et dépendante (qui perd son avantage logement en cas de déménagement et qui préfère rester au chomage plutot que de trouver du travail trop loin)
- concentration de population au profil social identique
- dégradation des biens (un appartement HLM coûte deux fois plus cher qu'un autre.. plus cher à la construction.. puis plius cher à l'entretien.. puis réhabilitation… puis re réhabilitation…