(De Papeete) Alors que les élections pour le renouvellement de l'assemblée de Polynésie se déroulent les 27 janvier et 10 février, Rue89 dresse le portrait des quatre candidats en mesure de devenir le prochain président du pays.
Gaston Flosse, le roitelet dêchu
Maire de Pirae, sur la côte est de Tahiti, de 1965 à 2001, représentant à l'assemblée locale depuis 1967, député RPR de 1978 à 1982 et de 1986 à 1993, député européen de 1984 à 1986, secrétaire d'Etat chargé du Pacifique-Sud de 1986 à 1988, sénateur UMP depuis 1998 et surtout président de la Polynésie de 1984 à 1987, de 1991 à 2004 puis de 2004 à 2005… Gaston Flosse est avant tout une « bête politique » :
« Ma vie est réglée sur les élections. On les gagne, c'est la gloire. On les perd, on pleure. »
A bientôt 77 ans, Flosse tente un dernier come-back. Car le « roitelet de Tahiti » a perdu son trône en 2004 et 2005 au profit de son adversaire de toujours, l'indépendantiste Oscar Temaru. Depuis, il n'a qu'une obsession : reprendre le pouvoir. Quitte à favoriser le retour de ce même Temaru au pouvoir en 2007 et à s'allier avec lui après ces élections.

Cet ancien instituteur, fils d'un Lorrain et d'une Polynésienne, fut le grand défenseur de la présence française dans le Pacifique au moment des essais nucléaires. Mitterrand et Chirac surent le remercier en lui accordant de substantifiques compensations financières (plus d'un milliard d'euros de transferts financiers par an) et des statuts d'autonomie (1984, 1996 et 2004) taillés sur mesure. Ils surent également fermer les yeux sur les dérives de son pouvoir autocratique avec, par exemple, la mise en place d'une cellule illégale d'espionnage de ses opposants politiques.
Parfois condamné en première instance mais jamais en appel, » Monsieur 10% » , comme il fut longtemps surnommé, est mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs de la présidence et celle d'Anuanuraro –toujours en cours d'instruction. Son nom est également évoqué dans l'affaire du compte japonais de Chirac et la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud, dit JPK.
Oscar Temaru, le chantre de l'indépendance
Oscar Temaru a un rêve : vivre ce jour où son pays accèdera à l'indépendance ; ce jour où la Polynésie française deviendra Tahiti Nui (le grand Tahiti). A 63 ans, l'ancien douanier Oscar Temaru est sans doute l'adversaire le plus coriace de la présence française dans le Pacifique sud.
Ses convictions indépendantistes prennent racine dans la condamnation et l'exil en France du leader nationaliste tahitien Pouvanaa a Oopa, condamné –à tort, l'historien Jean-Marc Régnault l'a démontré dans son livre « Pouvanaa a Oopa, victime de la raison d'Etat »– pour « complicité de destruction d'édifices et détention d'armes et de munitions sans autorisation ».
Envoyé en Algérie pendant la guerre, ce catholique très pratiquant y découvre la brutalité de l'oppression. De retour en Polynésie, il combat farouchement les essais nucléaires français à Moruroa et Fangataufa à partir de 1966. Il crée son parti en 1977 : le Front de libération de la Polynésie, qui deviendra le Tavini Huiraatira.

En 1983, il devient maire d'une des communes les plus pauvres de Tahiti, Faa'a, puis entre à l'assemblée locale en 1986 –où il est réélu depuis. Le 23 mai 2004, c'est la surprise. Seul devant son téléviseur, il apprend que l'alliance qu'il a mise sur pied avec des formations autonomistes, l'Union pour la démocratie, prend le pouvoir. Mais, mal préparé aux manœuvres de l'Etat chiraquien et des partisans de Flosse, il échoue à stabiliser le pays et à relancer l'économie.
Candidat à la présidence, Temaru serait prêt à sceller une alliance avec Flosse après ces élections. Son but : imposer à l'Etat les accords de Tahiti Nui, un copié-collé des accords de Matignon pour la Nouvelle-Calédonie, prévoyant un référendum sur l'autodétermination dans dix ou vingt ans. Problème : Flosse a déjà dit non.
Nicole Bouteau, l'hypothétique relève
Elle a très peu de chances de devenir la première présidente de la Polynésie. Mais à bientôt 39 ans, elle incarne la relève pour une partie de l'électorat fatigué de la guerre des chefs et de l'instabilité qui secoue l'archipel depuis quatre ans.
De père français et de mère polynésienne, titulaire d'une maîtrise de droit des affaires, Nicole Bouteau s'engage en politique après les émeutes de septembre 1995, qui embrasent Papeete après l'annonce par Jacques Chirac de la reprise des essais nucléaires. Un de ses oncles étant membre fondateur du parti de Gaston Flosse, le Tahoeraa Huiraatira, elle rejoint naturellement ce mouvement, où elle fonde la fédération des jeunes, avant de devenir ministre du Tourisme en 2001.

Mais parce qu'elle n'accepte pas les dérives du « système Flosse », elle claque la porte du gouvernement un an après et devient une des plus farouches adversaires de l'ancien président polynésien. Elle crée son parti, No oe e te Nunaa, en 2003 et se présente aux élections du 23 mai 2004. Elue à l'assemblée locale, elle forme avec Oscar Temaru la « majorité plurielle » mais prend rapidement ses distances quand celui-ci se lance dans des déclarations indépendantistes dans les pays du Pacifique.
Réélue en février 2005, sa carrière politique subit un coup d'arrêt lorsque le Conseil d'Etat la démissionne d'office en 2006 pour le financement irrégulier –et non illégal– de sa campagne. Candidate pour retrouver son siège à l'assemblée locale, elle ne cesse de condamner l'éternel débat autonomie-indépendance qui escamote les « vraies priorités » et milite pour une autonomie « apaisée ».
En cas d'alliance pour former le prochain gouvernement, elle se dit ouverte « à tout le monde »…
Gaston Tong Sang, le challenger protégé d'Estrosi
Ce fut l'un des plus fidèles collaborateurs de Gaston Flosse, notamment lorsque celui-ci fit sa « traversée du désert » entre 1987 et 1991. Il est aujourd'hui l'un de ses principaux adversaires.
Né en 1949 à Bora Bora, d'origine chinoise, Gaston Tong Sang est un homme discret. Ingénieur en construction civile, il entre au gouvernement de Flosse comme simple chargé de mission avant de prendre son premier maroquin en 1986, à l'Equipement. Dès lors, il cumule les fonctions et les mandats : maire de Bora Bora en 1989, président du syndicat des communes de Polynésie la même année, élu à l'assemblée locale en 1991 et plusieurs fois ministre (de l'Aménagement, du Logement, des PME-PMI…).

Sa carrière politique bascule en décembre 2006, lorsqu'une motion de censure provoque la chute du gouvernement Temaru. Flosse le charge de constituer un nouveau gouvernement. Mais les relations entre les deux hommes s'enveniment rapidement. Le premier supporte mal de voir le pouvoir lui échapper, d'autant que le second reçoit le soutien de l'Etat sarkozyen. Flosse accuse Tong Sang de vouloir la « mort » de son parti, le Tahoeraa Huiraatira, et finit par provoquer sa chute en août 2007 en s'alliant avec Temaru.
A la tête d'une coalition de huit partis politiques, To Tatou Ai'a, Gaston Tong Sang apparaît comme le protégé de Christian Estrosi, le secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer, et prône la « transparence » dans les affaires publiques.
Problème : un des leaders de sa coalition, Emile Vernaudon, se trouve en détention provisoire depuis décembre, après avoir été mis en examen pour détournements de fonds publics, prise illégale d'intérêt, faux et usage de faux et vol. Et Tong Sang est lui-même mis en examen pour détournements de fonds publics et prise illégale d'intérêts dans une affaire de vente de l'atoll Anuanuraro à un milliardaire proche… de Gaston Flosse.



















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De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
16H22 | 22/01/2008 |
Good review. C'eut été bien si nous avions eu un petit plus sur la population locale, car Tahiti ce sont aussi des ilôts assez lointains il me semble ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Utilisateur désinscri
19H50 | 22/01/2008 |
tout à fait d'accord avec vous ; que savons-nous au fait de la population ?
je me demande comment votent les Polynésiens des ilôts qui, d'après ce que l'on m'a dit, ne savent, pour la plupart, ni lire ni écrire ; ce qui a posé des problèmes lors des élections en 2005
si mon information ne correspond pas à la réalité, corrigez-moi
à Utilisateur désinscri
De kawouede
21H00 | 23/01/2008 |
Les pauvres, ils n'ont pas de Verts ?
Ah si http://chez.mana.pf/souche.michel/index.htm
Ah non c'est là http://lesverts.fr/article.php3 ? id_article=403
De Infovite
Plébéien. | 13H06 | 24/01/2008 |
L'idéal,me semble-t-il, serait qu'un des candidats parvienne à regrouper autour de son projet tous ceux qui veulent clairement préserver la dignité de la Polynésie.
De toute manière,seul un vote démocratique et donc en théorie lucide devra le déterminer !
http://info-espress.over-blog.com/
De Malien des Gambier
Eternellement en transit entre Tomb... | 20H50 | 22/01/2008 |
Je suis tout autant amusé que peiné de lire que les Polynésiens des îlots ne savent pour la plupart, ni lire ni écrire.
Ayant passé vingt ans de ma vie à enseigner et à diriger des écoles primaires dans ces îlots lointains, je peux affirmer que l'illetrisme profond n'est pas celui que vous évoquez.
Prenons l'« îlot » le plus éloigné de Tahiti, Mangareva, eh bien cet « ilot » a donné à la Polynésie deux de ses présidents, deux de ses députés, un de ses sénateurs, le premier cuisinier de notre premier sous-marin nucléaire, un commandement de bord sur A. 340 …et un champion d'Europe militaire de Bobsleigh. Pas sûr que Romorantin ou Rosporden puissent étaler un tel éventail de personnages.
Que pour des raisons complexes [religion, politique, social…]certaines générations aient oublié la pratique de la langue française ne signifie pas pour autant que tous ces gens sont illettrés. La Bible a été le premier livre en tahitien et rares sont les maisons comme les hôtels américains, où on ne la trouve pas.
La naïveté de nombreux îliens face à la pègre des politiciens de tous bords fut un facteur important de l'instauration d'un pouvoir au dessus des lois. La complicité involontaire de la radio nationale aujourd'hui RFO est certaine : durant des années, informations et communiqués étaient émis en direction des « îlots » en français et en langue tahitienne, avec comme résultat que les Marquuisiens, les Paomotu, les Mangaréviens et les habitants des Australes, dans leur grande majorité comprennent et parlent le tahitien.
Je pense avoir éclairé sur la situation réelle sur ces « ilôts ».
à Malien des Gambier
De Utilisateur désinscri
21H00 | 22/01/2008 |
merci d'avoir éclairé !
De Malien des Gambier
Eternellement en transit entre Tomb... | 21H02 | 22/01/2008 |
la couleur des bulletins et des affiches électorales se retrouvent souvent dans la couleur des chemises ou T shirt des candidats et les illettrès, certes il y en a tout de même, sont capables de différencier la couleur orange, longtemps au pouvoir de la couleur bleu foncé propre à un homme politque actuellement tenu éloigné de l'arène électorale du bleu plus claire de président actuel,du rouge dune coalition ou du rose du parti le plus ancien de la Polynésie française.
Le problème dans ces « îlots » réside plutôt dans certaines pratiques favorisées par le petit nombre d'électeur comme celle qui consiste à percer par
une épingle les bulletins de chaque maison en un endroit particulier, permettant ainsi après le vote de vérifier que telle famille a bien déposer tels bulletins dans l'urne. est-ce moins moral et plus grave que de remplir des pages d'électeurs fictifs (ne toussez pas M. Tiberi) ou de faire gonfler des urnes par des fonctionnaires des R.G ou des familles corses…
épingle les bulletins
à Malien des Gambier
De Utilisateur désinscri
21H07 | 22/01/2008 |
vous nous donnez des explications et renseignements que l'auteur de l'article aurait pu - ou aurait dû ? - nous donner
merci !
De Aimeho de Tahiti
22H21 | 22/01/2008 |
Voilà ce que j'avais écrit à Christian Le Goff après son interview de Jean Marc Regnault et avant l'interview de Me des Arcis sur l'affaire JPK par un rédacteur à Paris : « La Polynésie ou Tahiti est chouchoutée par Rue89 pour sa double couverture, la première de Paris et la seconde de Papeete. » Cela ce confirme par cette nouvelle contribution.
Pour répondre aux interrogations des internautes qui fréquentent notre rue républicaine aux rumeurs de barricades, voilà ce que l'on peut écrire avant que d'autres aient envie de prendre le relais.
La Polynésie Française est étendue comme celle de l'Europe, ce qui peut sembler immense mais elle ne représente en fait, qu'1/4 ou 1/5 de la surface du triangle polynésien qui va de la Nouvelle Zélande (ou Te Aotearoa) au sud à Hawaii au nord et en replongeant au sud-est sur l'Ile de Pâques (ou Rapa nui). Mais nous sommes dans le plus grand océan de la planète où toutes les échelles sont explosées. Tous les peuples polynésiens du Pacifique ont subi d'énormes bouleversements qui se traduisent par des exodes massifs. En Nouvelle Zélande, outre nos cousins maoris qui forment le peuple autochtone, il y a de fortes migrations de Samoa, Tonga, Rarotoa (ou îles Cook), Nauru, Tokelau et Fiji (qui ne sont pas polynésiens). Deuxième destination de ces migrants Hawaii et la Californie, là où les Samoa ont la réputation sulfureuse de tenir plusieurs gangs avec de redoutables chefs de bande tatoués. Pour toutes ces îles polynésiennes, les résidents sont moins nombreux que ceux qui ont migrés.
En Polynésie Française pas de diaspora mais un exode massif depuis les années 62 du CEP, de tous les archipels vers Tahiti, où l'on retrouve le même phénomène. Dans les îles d'origine, il y a moins de résidents que ceux qui se sont « réfugiés » vers Papeete. Si bien qu'aujourd'hui 75% de la population totale se marchent sur les doigts de pieds entre Mahina et Paea, ce qui représente moins de 30 kms linéaires, en bord de lagon avec Papeete en son centre. Ce déséquilibre fou et un des grands symptômes d'une société atteinte d'un véritable cancer structurel qui lui n'est pas nucléaire, au contraire des anciens travailleurs de Moruroa !
Pour être brutal, on compte près de 260.000 habitants avec 170.000 sur l'île de Tahiti et l'on estime à près de 50.000 habitants qui vivent dans des conditions indignes, insalubres, en tous les cas, indignes de la République (la bataille contre l'insalubrité, c'est mon boulot). Les 7 communes ont comptabilisés plus de 150 quartiers prioritaires !
Les raisons de cet exode par vagues successives, aujourd'hui ? Le mirage de la modernité, est toujours au premier rang mais il est suivi de près par la poursuite des études secondaires. Quand vous passez en seconde vous n'avez pas le choix, direction Papeete. Que vous ayez fait vos études aux Marquises, aux Tuamotu, aux Australes et dans les îles du Vent. Souvent la venue sur Tahiti, se prépare avant d'être au pied du cocotier du savoir. Et la dernière qui n'est pas des moindres sont pour des raisons de santé. Beaucoup de patients ne peuvent être soignés qu'à Tahiti quand ils relèvent de longues maladies (diabète, maladies vasculaires et cardiaques même si le Rhumatisme Articulaire Aigue - RAA - a été éradiqué). Il faut savoir que la grande majorité des mères viennent accoucher à Papeete ! Une totale folie mais tellement moderniste.
Pour ne pas faire trop long, je terminerais par le grand échec du politique en Polynésie : le « Conseil des archipels ». Gaston Flosse s'y est opposé de toutes ses forces, Oscar Manutahi Temaru n'en a pas voulu tellement, il regardait vers la Nouvelle Calédonie et « sa » régionalisation, quant à Gaston Tong Sang et les autres autonomistes ils sont totalement aphones sur ce sujet essentiel. Car on ne peut pas « gérer » un espace aussi grand que celui de l'Europe, d'une ville comme Papeete. Mais le jacobinisme français a été totalement ingéré par les élus tahitiens et cette bourgeoisie métisse qui singe l'européen jusqu'à la caricature. Si bien que leur comportement prête le flanc à une critique de néocolonialisme tahitien, de la part, principalement des Marquisiens. Ceux-ci n'ont pas tort mais leurs velléités d'autonomie vis-à-vis de Tahiti et de rapprochement avec la France ne repose sur aucune réalité économique. Mais elles ont le mérite de remettre en cause un « statu quo » déséquilibré même si les risques d'éclatement ne sont pas à négliger.
Aimeho
De papacrabe
23H29 | 22/01/2008 |
Tout d'abord un grand merci à M. LeGoff et Rue89 de donner autant de place à la Polynésie française dans un média national. Ce n'est pas la règle générale en vigueur, c'est donc remarquable.
Oui, le Conseil des Archipels, un peu sur le modèle du CESC existant à Tahiti, pourrait être le gage d'une cohérence et d'un suivi de développement qui serait une réelle avancée pour les îles. Dans le portrait de ces quatres leaders, seule Nicole Bouteau défend réellement cette position il me semble.
De même, une position équilibrée, apaisée, plus forte et validée par les électeurs, serait bénéfique à l'ensemble de la classe politique.
On peut rêver…
De Papapenu
niakue en vadrouille | 05H00 | 23/01/2008 |
A rajouter aux profiles de Gaston Flosse et Tong Sang cet extrait de l'ATP paru aujourd ; hui ;
G. Flosse convoqué devant le juge d'instruction à la mi-mars
(Tahitipresse) - Le sénateur et président du Tahoeraa huiraatira, Gaston Flosse, sera convoqué à trois reprises, au mois de mars, devant l'un des juges d'instruction du tribunal de Papeete, dans des affaires relatives à la gestion de la Présidence de la Polynésie, au fonctionnement du GIP (Groupement d'intervention de la Polynésie) et sur l'achat par le Pays de l'atoll d'Anuanuraro (archipel des Tuamotu), selon le quotidien « Les Nouvelles de Tahiti ».
Le juge d'instruction Philippe Stelmach aurait ainsi adressé, le 27 décembre dernier, trois convocations à l'ancien président de la Polynésie française. Trois rendez-vous judiciaires seraient donc programmés les 11, 14 et 20 mars, affirme le quotidien.
La première affaire découle d'un rapport de la Chambre territoriale des comptes sur la gestion de la Présidence de la Polynésie française, lors de la période 1991-2004, avec une possible « mise en examen », au terme de la convocation, le 11 mars, selon « Les Nouvelles de Tahiti ».
La deuxième est relative au fonctionnement du GIP, le Groupement d'Intervention de la Polynésie (non-respect du code du travail, etc), Gaston Flosse devant être entendu uniquement en tant que « témoin assisté » dans ce dossier.
Le 20 mars, l'ancien président de la Polynésie serait également convoqué à une confrontation, avec Edouard Fritch et Gaston Tong Sang, dans le cadre d'une affaire portant sur l'achat par le Pays, fin 2004, de l'atoll d'Anuanuraro au perliculteur et homme d'affaires Robert Wan, affaire dans lequel ces trois personnes ont déjà été mises en examen « du chef de détournements de fonds publics et prise illégale d'intérêts », indique le quotidien.
Fa'aitoito
De bob44
06H55 | 23/01/2008 |
Pour répondre à la question de Marta, je vous dirais que la démocratie « à la polynésienne » est toujours calquée sur le système tribal, le don et le contre-don. La population ne vote donc pas pour un programme mais pour un chef, un « metua » (guide) qu'elle a parfois tendance à suivre les yeux fermés……Malgré les scandales judiciaires successifs, les dérives maintes fois dénoncées, les observateurs avisés vous dirons donc que les prochaines élections ne changeront pas la donne. Les deux vieux lions Temaru et Flosse occuperont toujours le devant de la scène.
La Justice semble pourtant se réveiller aujourd'hui à Papeete après des décennies de sommeil mais l'Etat aurait tort de croire que ce coup de balai soudain redorera son blason.
Ceux qui se retrouvent (et se retrouveront, car ils sont nombreux) condamnés pour des abus de tous genres deviendront avant tout des martyrs. Car de nombreux Polynésiens rejettent la République et le sentiment anti-français est palpable. Et sur ce point, contrairement aux idées reçues, Gaston Flosse a sensiblement la même idéologie qu'Oscar Temaru.
De Papapenu
niakue en vadrouille | 09H12 | 23/01/2008 |
les premiers « 'live chat rooms “” de Polynesie vous donnent rendez vous .
Restez en contact avec vos amis ou que vous soyez. Bonne “'chat ‘'
www.tahitiradiococotier.com
à Papapenu
De Tetuanui
10H39 | 23/01/2008 |
J'invite tous ceux qui ont du temps libre a aller visiter ce site. Non pas pour le « live chat room », mais plutot pour les articles que je trouve plutot marrant : )
Sincerement, je peine a croire en un dialogue productif possible entre notre President de la Republique, et un futur gouvernement qui aura traine en justice son representant.
Enfin, il s'agit d'un bon mouvement en effet, si le but recherche est d'appliquer une politique a la Sarko de « rupture »… mais ici, il s'agirait simplement d'une rupture avec la France.
Il n'y a pas si longtemps, l'UPLD reclamait a l'Etat Francais de « rembourser ses dettes » vis-a-vis de la Polynesie Francaise. J'espere qu'a terme ca ne sera pas le seul lien que nous aurons avec la metropole.
En reponse aux promesses d'une Polynesie independante NON pauvre, je ne peux m'empecher de penser a la reaction du premier gouvernement Temaru voyant les caisses vides : « Nous pouvons encore nous endetter » !
Cordialement,
De Mizaël
Coordinateur Environnement No Oe E ... | 04H05 | 24/01/2008 |
Pour infos supplémentaires sur la Polynésie et sur sa politique locale en particulier :
- le site d'informations en ligne : www.tahitipresse.pf
- le site du parti No Oe E Te Nunaa, avec son Forum : www.noetn.com
Les 2 ont des fils RSS pour s'abonner.
à Mizaël
De Tetuanui
11H24 | 24/01/2008 |
J'espere que NOETN fera le bon choix au niveau des alliances, cette fois-ci.
Aucun reproche quel qu'il soit, je comprend parfaitement qu'un changement etait necessaire la derniere fois pour renverser le Tahoeraa au moins 1 fois (histoire qu'ils comprennent qu'il faut arreter les magouilles).
Cela dit, il faudrait eviter de revenir a un gouvernement qui gaspille de l'argent en achetant des hotels en NZ ( ! ? ) et des bus chinois qui n'arriveront peut-etre jamais (et sinon, dans quel etat ? ). Un gouvernement qui demande systematiquement de nous inscrire sur la liste des pays a decoloniser, sans demander l'avis au peuple au prealable.
Avec un President qui trouve toujours un empechement lorsqu'il doit recevoir la visite planifiee, longtemps a l'avance, d'un representant de l'Etat. Un president qui fete le 4 Juillet plutot que le 14… En bref, un president qui rejete tout contact avec la « France », sauf pour discuter d'independance et reclamer des sous.
Decidement, ces elections sont vraiment prise de tete, vivement qu'on en finisse !
Cordialement,
à Tetuanui
De papacrabe
19H09 | 24/01/2008 |
Le problème pour NOETN, c'est qu'il n'y a pas de bon choix, aucun choix idéal.
La coalition de GTS regroupe certains des partenaires naturels de NOETN (Béatrice Vernaudon, Fetia Api, Robert Tanseau, etc.) mais accueille également des personnalités avec qui la confiance (notamment sur des questions cruciales : moralisation, développement durable, etc.) sera difficile à renouer.
Le Tahoeraa Huiratiraa, tout en déclarant vouloir gouverner avec tout le monde (formations élues à l'Assemblée) et avoir tiré des leçons des années passés, reprend un discours bien connu qu'en dehors d'eux point de salut… Certaines personnalités là-encore n'inspirent pas une confiance illimitée. Et au vu des charges répétées du TH contre NOETN, il est difficile de penser qu'ils soit enclins à écouter, un tant soit peu, Nicole Bouteau.
Paradoxalement, même si chacune de vos remarques est juste : rapport de force avec l'Etat caricatural qui n'aide pas beaucoup à avancer, volonté claire et affichée d'aler à l'indépendance politique (l'économie semble un peu épargnée…), etc., le dialogue sera plus simple avec l'UPLD. Mais pour le NOETN, une alliance avec Oscar Temaru serait désastreuse sur le plan politique…
La question des alliances est un vrai piège pour NOETN. Les négociations vont être très difficiles, et aucune ne sera réellement satisfaisante, ni pour ce parti, ni pour le Pays.
Nous verrons bien ce qui se passera. Mais je fais assez confiance à Nicole Bouteau et à son équipe pour peser les enjeux, et prendre une décision équilibrée. Tout dépendra également du rapport « de force » possible, et jusqu'à quel point NOETN pourra influer sur la ligne politique de son ou ses « partenaires ».