Débat autour du « rapport Attali ». Y a-t-il trop d'immigrés en France ?
La commission Attali pour la libération de la croissance, mise en place l'été dernier par Nicolas Sarkozy, doit présenter son rapport mercredi.
Parmi les vingt » décisions fondamentales » qu'elle recommande, l'une d'entre elles a fait grincer les dents au sein du pouvoir : il faut, dit la commission, encourager la » mobilité internationale » , en clair, l'immigration.
Guillaume Duval, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Alternatives économiques, vient de publier un excellent livre dans lequel il dégomme les idées reçues dans l'air du temps : » Sommes-nous des paresseux ? et 30 autres questions sur la France et les Français » (Seuil).
Il nous a autorisé à reproduire le chapitre consacré à l'immigration.
Depuis un quart de siècle, cette question empoisonne le débat public. La France est pourtant l'un des pays développés qui accueille le moins d'étrangers sur son sol actuellement et dont les frontières ont été les plus étanches ces dernières années. Une fermeture qui constitue plutôt un handicap qu'un atout pour l'avenir.
Précisons d'abord ce qu'est un immigré. Si on comptait comme tel tous les étrangers qui franchissent chaque année les frontières de l'Hexagone, ce serait plusieurs dizaines de millions d'individus qui viendraient gonfler les flux de l'immigration. Mais l'écrasante majorité de ces personnes ne font que passer. Ce sont des touristes, des hommes d'affaires, des voyageurs en transit, etc. Pour qu'un étranger qui entre sur le territoire français devienne un immigré, il faut qu'il commence par poser ses valises et par s'installer. Par convention, on considère qu'est immigrée toute personne qui est née étrangère à l'étranger et qui réside sur le territoire national depuis au moins un an. Cette définition ne satisfait pas toujours les services du Ministère de l'intérieur, mais c'est celle qu'ont adopté tous nos voisins depuis longtemps.
Qui sont les immigrés ?
En 2005, la France comptait 4,9 millions d'immigrés, soit 8,1 % de sa population. Mais ce ne sont en fait qu'un peu moins de trois millions d'étrangers qui vivent en France sans y être nés (4,9 % de la population), car près de deux millions de ces immigrés ont été naturalisés français depuis leur arrivée sur le territoire national. Il faut dire que les trois quarts de ces immigrés séjournent en France depuis plus de dix ans.
Parmi eux, les pays du Maghreb se taillent la plus grosse part (presque le tiers du total). Et leur nombre continue de progresser : plus 17 % entre 1999 et 2005. Les immigrés d'Europe du Sud, Espagnols, Italiens et Portugais, constituent le second groupe avec 1,2 millions de personnes. Mais ils reculent (-80 000 personnes depuis 1999). Les immigrés en provenance d'Afrique noire, principalement du Sénégal et du Mali, fournissent un contingent plus faible (390 000 en 1999) mais leur nombre progresse par contre rapidement. Ainsi que les immigrés chinois qui ont plus que doublé depuis 1999 (tout en restant un contingent limité avec 67 000 personnes). Enfin, il ne faut pas oublier… les Anglais qui avec 120 000 personnes en 2005, ont vu leur présence s'accroître de 60 % en sept ans.
Les immigrés continuent toujours d'occuper en priorité les emplois du bas de l'échelle sociale : 48 % d'entre eux ont démarré dans la vie active comme ouvrier ou employé non qualifiés contre 33 % des non immigrés. Mais leur niveau de qualification a beaucoup évolué au cours des dernières décennies : en 1982, 81 % d'entre eux n'avaient aucun diplôme au-delà du certificat d'études primaires (contre 48 % des non immigrés), et seuls 11 % avaient un bac ou un diplôme de l'enseignement supérieur. En 2005, ils ne sont plus que 41 % à ne pas avoir de diplômes et 38 % ont obtenu le bac ou plus. Un niveau qui se rapproche nettement des 45 % atteints parmi les non immigrés.
Les flux d'entrées augmentent, mais reste faible
Ces dernières années le nombre d'étrangers qui sont entrés en France a sensiblement augmenté : hors Union européenne, on est passé de 84 000 personnes en 1997 à 167 000 en 2004 selon les chiffres établis par l'Institut national d'études démographiques (INED). Un doublement qui concerne tant les Européens hors UE, que les personnes originaires d'Afrique et d'Asie. Un cinquième de ces nouveaux étrangers sont des étudiants, un dixième viennent pour travailler et la moitié ont fait le voyage au titre du regroupement des familles. Un mouvement qui fait qu'aujourd'hui la France compte pratiquement autant d'immigrées que d'immigrés, alors que traditionnellement l'immigration était surtout masculine : entre 1975 et 1999, le nombre d'hommes immigrés est resté stable tandis que celui des femmes a progressé de 25,9 %, passant de 1,7 à 2,1 millions.
Si les flux d'entrée ont beaucoup augmenté depuis dix ans, ils restent cependant d'une ampleur très limitée : les 210 000 arrivants comptabilisés en 2004 (y compris ceux qui viennent de l'Union européenne) ne représentent que 0,3 % de la population. De plus, des départs ont lieu parallèlement : l'Insee estime que l'immigration ne contribue à gonfler la population française que de 100 000 personnes par an environ depuis le début des années 2000, soit moins de 0,2 % de la population totale. Cet accroissement représente le tiers seulement de celui qui a résulté en 2006 de l'excédent des naissances sur les décès.
Trois fois moins d'immigration qu'en Suisse ou en Australie
Quand on compare la situation française à celle des autres pays développés, on se rend compte d'ailleurs que, contrairement à une idée répandue, l'Hexagone n'est pas un pays d'immigration massive. Avec 8,1% d'immigrés dans sa population, il en accueille trois fois moins que l'Australie et la Suisse (23,8 %), deux fois moins que la Nouvelle-Zélande (19,4 %) ou le Canada (19,1 %), une fois et demi moins que l'Allemagne (12,9 %), les États-Unis (12,9 %), la Suède (12,4 %) ou encore la Belgique (12,1 %). De plus, des pays qui étaient jusque très récemment au contraire des pays d'émigration comme l'Espagne, le Portugal ou l'Italie, accueillent eux aussi désormais pratiquement autant d'immigrés sur leur sol que l'Hexagone. La France est aussi le pays riche qui, en dehors du Japon, a maintenu ses frontières le plus hermétiquement closes depuis 1995 : le poids des immigrés dans la population a augmenté depuis lors 6,5 fois plus en Espagne qu'en France, 4,9 fois plus aux États-Unis, 3,6 fois plus au Royaume-Uni, 1,8 fois plus en Allemagne…
Comment se fait-il dans ces conditions que la France soit pourtant un des pays où cette question continue de poser le plus de problèmes politiques, au point d'aboutir à la création du fameux Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, sans équivalent nulle part ailleurs ? Serait-ce du fait des difficultés particulières que connaît parallèlement le pays en matière d'emploi et qui en font depuis vingt cinq ans un des champions du chômage parmi les pays développés ? Cela expliquerait que des flux d'immigration, même très faibles, suffisent à engendrer de fortes tensions en déséquilibrant le marché du travail. La tentation est toujours forte, en effet, du côté des employeurs de faire venir des travailleurs immigrés plutôt que d'élever les salaires et d'améliorer les conditions de travail dès qu'un secteur d'activité peine à recruter.
Les immigrés ne prennent que 9,5% des nouveaux emplois
Mais on n'observe rien de tel en France au cours des dernières années. Entre 1995 et 2005, l'emploi a diminué globalement de 502 000 postes en Allemagne alors que le nombre d'emplois occupés par des immigrés s'est accru de 693 000 personnes. Au Danemark ou en Italie, les immigrés ont occupé les deux tiers des emplois supplémentaires créés en dix ans. C'est aussi le cas de plus de la moitié de ces emplois aux États-Unis. Mais c'est le contraire en France : les immigrés n'ont « pris » que 9,5 % des 2 280 000 nouveaux emplois créés entre 1995 et 2005. La proportion la plus faible de tous les pays de l'OCDE. La France est aussi du coup le seul pays riche où la part des emplois occupés par des travailleurs immigrés ait diminuée au cours des dix dernières années.
16,7 % en région parisienne mais 3 % dans les Pays de la Loire
L'importance des inégalités territoriales contribue par contre à expliquer la persistance de fortes tensions autour de cette question. La moyenne globale de 8,1 % d'immigrés en France masque en effet de très fortes disparités : on compte 16,7 % d'immigrés en région parisienne et près de 10 % en Alsace et en Provence-Alpes-Côte d'Azur contre moins de 3 % dans les Pays de la Loire, en Basse-Normandie ou encore en Bretagne. Et cette concentration géographique est encore plus nette si on descend au niveau des communes ou des quartiers. On constate dans tous les pays que les communautés immigrées tendent à se rassembler dans des zones particulières, mais les dysfonctionnements spécifiques du « modèle français » ont renforcé cette ghettoïsation et empêché d'organiser un développement local un tant soit peu équilibré sur tout le territoire. La situation du « 9-3 », le département de la Seine Saint Denis au Nord de Paris, illustre ces faiblesses de façon caricaturale.
Un moteur économique
La capacité à accueillir et à intégrer, certes jamais sans tensions ni difficultés, des immigrants nombreux n'est pas seulement un effet du dynamisme économique d'un pays d'accueil, elle peut aussi en être un ingrédient. C'est le cas bien connu des États-Unis depuis deux siècles. Mais, plus récemment et plus près de chez nous, c'est aussi le cas de l'Espagne : son ouverture à l'immigration a été un des moteurs principaux de sa formidable expansion économique des dernières années, et cela malgré un niveau de chômage à l'origine plus élevé encore qu'en France. L'incapacité de la société française à accueillir et intégrer davantage d'immigrés qu'elle ne le fait aujourd'hui est a contrario une des racines probables de son faible dynamisme économique…
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De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
22H16 | 20/01/2008 |
N'est-ce pas plutôt l'immigration clandestine qui est dans le collimateur plus que l'immigration économique et de survie (demandes d'asile) ?
Qu'importe, on voit bien que ce « ministère » n'a été mis en place que pour satisfaire les exigences de l'extrême-droite.
Par contre, pour ce qui est de vos pourcentages, il n'est pas inutile de comparer ce qui peut l'être. La France, ce n'est pas que l'hexagone mais aussi les Dom-Tom et je crois que ce sont les Dom-Tom qui ont fourni le plus gros contingent de retours au pays. Et par ailleurs, vous ne pouvez pas comparer les pourcentages d'immigration USA et CANADA vs France ne serait-ce qu'eu égard à la superficie respective de ces pays, à côté de ces deux géants nous apparaissons comme des microbes. L'Espagne d'autre part a un marché fabuleux en Amérique Latine qui lui ouvre des portes grâce à l'Alena avec l'Amérique du Nord. Toutes ressources dont nous ne disposons pas …
En tout cas, un débat qui continue à embarrasser la gauche et qu'a soigneusement éludé le PS dans ces forums de la rénovation ; )
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H48 | 20/01/2008 |
@comptecourant,
Il n'y a plus de DOM TOM, mais des DOM (qui sont des ROMS, dont les trois DFA) et des collectivités.
Lorsque tu parles des DOM TOM, fais-tu allusion à la Guyane, la plus grande frontière de France (et qui plus est avec des pays non européens) ou à d'autres temps, comme l'« importation » de réunionnais dans la Creuse ?
et, surtout, qu'entends-tu par « retour au pays » ? si tu vois la chose sur un plan historique, un guadeloupéen est plus français qu'un niçois.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
23H24 | 20/01/2008 |
vous lisez ou vous interprétez ?
quand je parle de retour au pays je parle des clandestins, vous avez l'esprit mal tourné ou je m'abuse ?
je trouve votre interprétation remarquablement révélatrice, entre nous soit dit ….
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De kawouede
00H22 | 21/01/2008 |
Le PS l'élude certes, heureusement le PC et surtout les Verts ont repris le flambeau.
Si on avait donné le droit de vote aux étrangers intégrés et sous conditions de résidence, pour les élections locales, on n'en serait pas là. Mais le PS n'a pas su accomplir ses promesses, ni affronter Chirac quand il le pouvait (Jospin en 1997-2002).
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De caro
délinquante avérée | 22H51 | 20/01/2008 |
« N'est-ce pas plutôt l'immigration clandestine qui est dans le collimateur plus que l'immigration économique et de survie (demandes d'asile) ? »
que dites-vous de ce lien qu'un riverain a mis dans le commentaire d'un autre article ?
http://www.ldh-toulon.net/spip.php ? article2478
à caro
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
23H39 | 20/01/2008 |
j'en dis qu'il est intéressant, un avocat parisien d'origine algérienne connait les mêmes difficultés
à caro
De kawouede
00H21 | 21/01/2008 |
C'est épouvantable. Comme l'histoire de ce lycéen, indiquée sur une autre page par un commentateur :
http://www.monorleans.com/article-15772090.html
à kawouede
De mechante langue
20H45 | 21/01/2008 |
Pourquoi est ce epouvatable . Cet avocat réside plus au Mali qu'en France . A ce titre il n'est pas résident et il doit solliciter un titre de sejour.
En tant qu'avocat il utlise tout manquement aux respects des procédures , tout écart avec la loi pour empecher l'expulsion de sans papiers . Pour devrait il se dispenser du strict respect des procédures et de la loi pour lui méme
à mechante langue
De aeros
00H30 | 22/01/2008 |
Un musulman vs dira ce que vs avez envie d entendre afin de faire pleurer ds les chaumières, ça s appelle « la takia ».
en attendant, :
« les prévisions démographiques concernant les communautés musulmanes de France et du Maghreb : “ les démographes escomptent 20, 30 voire 50 millions de musulmans en France dans 50 ou 60 ans ”
http://bombistan.blogspot.com/2008/01/livre-la-france-en-danger-dislam.h…
on dit bravo ! ! ! !
à aeros
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 07H41 | 22/01/2008 |
Et voila, ca recommence : l'odeur persiste ! ! !
20, 30 ou 50 millions Monsieur Aeros ? ? vous allez pas me dire que les demographes ne peuvent pas etre un peu plus precis que cela ! ! ! !
Le theme de cet article est l'immigration dans son ensemble (y'a des blancs aussi : roumains, russes et meme anglais ! ! Eux ne vous derangent pas je suppose ? ) et non pas les differentes cultures qui peuplent notre Mere Patrie (J'ai bon, la ? ? ). Ce qu'il faut retenir c'est que dans d'autres pays cette meme immigration peut-etre avantageuse (L'Espagne)alors pourquoi pas chez nous ! !
à Papillon de Guyanne
De aeros
10H43 | 22/01/2008 |
6 millions est déja TROP ! alors les approximations sur 20 ou 30…
avantageuse ?
en terme de viols ? prisonniers ? economique ? tensions ? attentats ?
car TOUT vient ensemble !
sondage 2005 :
A la question « croyez-vous que des évènements similaires aux révoltes urbaines qui ont lieu en ce moment en France pourraient arriver en Espagne ? », parmi les personnes interrogées par le quotidien El Mundo le 10 novembre 2005, 62% répondent positivement.
oui je préfère les anglais, italiens, polonais…etc…
a terme on finit par s entendre !
c est quand la derniere fois qu un suisse ou australien t as fait chier ds le metro ou a la plage ?
perso, g pas de souvenirs de ça !
par contre les autres…oui tu as raison de parler d odeur, celle de la connerie de certaines communautés.
alors la, c sans fin…
à aeros
De Anarchosaurus
13H35 | 22/01/2008 |
Ca pue vraiment ici !
Allez, retourne chez National Hebdo et autres Rivarol !
Pourquoi laisse-t-on des commentaires racistes sur ce site ?
Y a-t-il un régulateur ou non ?
à Anarchosaurus
De pedro66
informaticien bon à rien | 13H59 | 22/01/2008 |
Tu aimes bien ce que tu penses, par contre le reste ….
Pas un peu totalitaire comme reaction, que je saches « RUE89 » n'est pas réservé aux possesseurs d'une carte de club privé .
Le refus d'une pensée différente, même si elle te déranges, à le mérite d'exister rien que pour apporter la contradiction, faire réfléchir .
Car personne n'a tout juste ni tout faux ! ! ! !
à pedro66
De les_canards
15H17 | 22/01/2008 |
Une pensée différente, ça ne gêne pas. Une pensée raciste, c'est permis aussi. En revanche l'expression de cette pensée et l'incitation à la haine raciale sont punis par la loi. Rue 89, comme tout autre site, se doit de vérifier que ceux qui postent chez elle la respectent. Vous remarquerez d'ailleurs qu'on ne propose pas de signaler « une vilaine pensée différente de la mienne » mais « un contenu illicite » (illégal, si vous ne comprenez pas).
Or là on a ouvertement un commentaire prétendant qu'il existe une relation de cause à effet entre immigration musulmane (non blanche, même) et délinquance. Vous appelez ça comme vous voulez, moi j'appelle ça un délit sur le plan juridique. Et un crime sur le plan moral, mais c'est une autre histoire.
à les_canards
De larissaD
18H41 | 22/01/2008 |
merci « les_canards » !
Y en a marre de cette nouvelle mode de relativisme intellectuel où il faudrait dire amen à toutes les pensées immorales sous peine d'être traité de totalitariste ! !
Toutes ces idées débiles (racismes, sexisme, antisémitisme…) sont basées sur la conception d'une inégalité entre les Hommes et une volonté de domination de l'autre et elles ont toutes des conséquences similaires : chercher à imposer aux autres cette vision des choses (le plus souvent par la peur : l'instrument des faibles) = en cela elle vont absolument à l'encontre de la morale « humaniste », celle des droits de l'Homme ! !
Donc non seulement j'ai le droit de dire que ces pensées sont immorales et répugnantes sans être totalitaire car JE suis au contraire pour le respect des droits de tous les Hommes, contrairement à eux mais en plus c'est même un devoir républicain que de lutter contre ces visions qui cherche à remettre en cause les droits de l'Homme et avec eux une bonne part de l'identité de la france ! !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 23H09 | 20/01/2008 |
« L'Espagne d'autre part a un marché fabuleux en Amérique Latine qui lui ouvre des portes grâce à l'Alena avec l'Amérique du Nord. »
Et la France et l'Afrique alors ? Il est vrai que ce n'est pas un marche, mais juste un continent qui doit etre pille !
Sinon, tres bon article.
N'oublions pas non plus qu'il y a plus d'immigration sud-sud que sud-nord.
à Venezuela
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
23H20 | 20/01/2008 |
En quoi ça me regarde ? je ne suis pas Espagnol, j'énonce des faits et vous des contre-vérités éculées, faites donc preuve d'imagination pour rester dans le débat de fond, merci d'avance, être immigrée aux Pays-Bas vous exonère sans doute du débat sur l'immigration en France, ça ne vous empêche pas de faire preuve de largesse d'esprit et nous donner vos impressions, vous êtes en quelque sorte « concernée » non ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 23H27 | 20/01/2008 |
Je me sens tres concernee par ce qui se passe en France. Car si cela se passait bien pour nous, issus de l'immigration (2eme generation pour moi), je vivrais en France et je ne serais pas immigree aux Pays-Bas (il fait tres humide et il m'a fallu apprendre le neerlandais, par exemple).
à Venezuela
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
23H30 | 20/01/2008 |
Hum
Je dois vous dire que je n'ai pas compris votre réponse qui me parait élusive à souhait. Que veut dire :
« Car si cela se passait bien pour nous, issus de l'immigration (2eme generation pour moi), je vivrais en France et je ne serais pas immigree aux Pays-Bas »
Et puis, ça ne répond pas au débat initié par l'article ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 23H40 | 20/01/2008 |
Si la France etait moins raciste.
Bien sur que cela y repond. Tout ce que les personnes comme moi issues de l'immigration ont a dire repond aux questions sur l'immigration et l'integration.
à Venezuela
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
23H40 | 20/01/2008 |
vous trouvez que les néerlandais sont moins racistes que les français ? ce n'est pas ce que disent les étrangers établis aux Pays-Bas pourtant
est-ce qu'on doit faire un concours à celui qui est le plus raciste ?
c'est là l'image que vous avez de la France ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 13H15 | 21/01/2008 |
Oui, c'est l'image que j'ai de MON pays. Dès que l'on parle immigration les arguments deviennent complètement irrationnels et comme par hasard tous les commentaires positifs envers l'immigration sont replies : BRAVO.
Les Néerlandais ne sont peut-etre pas moins racistes mais au moins sont-ils pragmatiques et indifférents et voilà ce que nous réclamons le droit de vivre tranquillement et dans l'indifférence.
à Venezuela
De france renouveau
19H09 | 21/01/2008 |
alors expliques nous la montee fulgurante de l'extreme droite au pays bas ? ca doit fr longtemps que tu n'y es pas revenu !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De lougascoun
Ce monde est fou , je vous dis ! | 15H12 | 21/01/2008 |
très cher comptecourant , ne vous en déplaise , le PS ne représente pas la gauche (a tout le moins plus depuis pas mal de temps).
Quand a vouloir différencier imigration clandestine , politique , « économique » , je ne pense pas que nos chers dirigents en soeint a faire la différence.
Mais ,il est vrai quen france , nous avons un vrai débat a ce sujet.
J'ai grandi vec de jeunes espagnols , portugais , italiens , a une époque ou ils étaient la cible des ^memes propos que l'on entend actuelement , mais , voyez vous , dans mon beau sud ouest , la plupart des entreptise de batiment portent des noms issus de cette ancienne imigration .
Notez aussi que certains de mes potes ont opté pour un retour dans le pays deleur père .
Et ce que nous disons aujourd'hui sera différent dans 30 ou 40 ans.
ce ne sera plus gomez et fils , mais adherziz et fils !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De jéjéone
15H52 | 21/01/2008 |
si l'immigration économique et de survie n'était pas dans le « collimateur » il n'y aurait pas d'immigration clandestine : 90% des personnes se retrouvant sans papiers sont entrées avec un visas sur notre térritoire,il est de plus en plus difficile d'obtenir le statut de réfugier, et l'immigration économique a été trés fortement juguler.
Les comparaisons ne sont pas a mes yeux dénuer de sens,
particulierement en comparant l'angleterre et l'allemagne a la france qui depuis 2000 ont chacune acceuillit plus de 2 fois plus d'immmigrés que la france et qui ont une densité de population prés de 2 fois supérieur a la notre, le modele de croissance des usa ne repose pas sur ses immenses étendues mais sur la croissance constante de sa population renforcer par une forte immigration.
la ressource économique d'un pays ce sont ses actifs
+ d'immigrés = + d'actifs, + d'actifs =+de consomation,
+ de consomation=+ d'actifs….
ce débat continu d'embarrasé le ps qui est le seul partie se prétendant de gauche qui n'as pas une position clair sur ce sujet, sinon des verts a l'extreme gauche les parties de gauche se prononcent tous pour une libertée de circulation et pour une large régularisation des sans papiers.
je suis assez surpris que rue 89 ne fait pas état de la mobilisation nationale devant les centre de rétention de samedi dernier.
à jéjéone
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 17H56 | 21/01/2008 |
Bonjour Jéjéone,
Dans la série amalgame, vous en faites un, à mon sens assez dangereux : un visa n'est rien d'autre que la permission de pénétrer sur le territoire pour un temps précis et pour une raison précise, ça n'est en rien un droit à l'installation.
Pour l'instant et heureusement, l'absence de visa n'empeche pas de faire une demande d'Asile, mais j'ai peur que la conviction de certains ne desserve nombre de personnes…
Il y a quelques temps, un sans-papier voulait faire un slogan de manif type « la France m'a donné un visa, qu'elle prenne ses responsabilités », je lui ai répondu « histoire qu'elle en donne encore moins, sans doute » !
J'espère comme vous que Rue89 nous fera un bel article sur la mobilisation de samedi, et pas seulement au niveau national…
à françoise.V
De jéjéone
18H05 | 21/01/2008 |
Bonjour Françoise,
l'objet de mon propos était de signaler que la plupart des personnes sans papiers n'était pas rentrées clandestinement en France, mais que ces personnes s'était vu refuser la possibilité d'y rester légalement.
à jéjéone
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 18H20 | 21/01/2008 |
Nous sommes donc probablement d'accord : ce mot de clandestin ne veut pas dire grand-chose !
à françoise.V
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
19H09 | 21/01/2008 |
Vous êtes d'accord … c'est peut-être aussi se voiler fort à propos et peu généreusement somme toute sur le fait qu'un grand nombre de personnes arrivent en France en effet clandestinement. Pour moi un clandestin est vraiment celui qui franchit les frontières sans visa. Les autres en effet, demandent une extension de leur visa au titre du travail et souvent se le voient refuser. Maintenant, savoir quelles sont les catégories qui sont le plus visées, comme caro délinquante le soulignait, elles le sont toutes, au final. Pratiquement, dans l'illégitimité juridique, un clandestin est aussi légitime qu'un irrégulier.
Enfin, à force d'essayer de trouver des mots pour cadrer le plus softement possible avec la réalité, on ne rend pas cette réalité meilleure à vivre pour ces personnes. Ca c'est le fait qui demeure.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 20H14 | 21/01/2008 |
Je travaille dans le milieu associatif, accueil de personnes en « précarité », comme on dit, dont beaucoup de demandeurs d'Asile et de sans-papiers…
J'aimerais quelquefois pouvoir me « voiler », etre une manichéenne qui voit tout en blanc ou en noir, ça serait surement très reposant…mais c'est gris au total, et « gris », c'est pas un mot soft, effectivement…