Longtemps convaincu par la thèse du suicide, l'avocat de JPK, Me des Arcis, explique à Rue89 pourquoi il a changé d'avis.

« JPK » était son ami, mais pendant des années, il n'a pas voulu croire à son assassinat. Du moins publiquement. Le 19 juin dernier, lorsque le juge lui pose la question, il répond encore : « Jusqu'à présent, j'étais persuadé qu'il s'agissait d'un suicide. » Mais « après avoir consulté le dossier », l'avocat Jean-Dominique des Arcis a radicalement changé d'avis sur le sort de Jean-Philippe Couraud, journaliste disparu en 1997. Il se dit aujourd'hui convaicu qu'il a été tué.
Lors d'un récent passage à Paris, cet avocat installé à Tahiti s'est confié à Rue89. Avec des certitudes -la Polynésie a financé la campagne de Jacques Chirac- et des doutes -sur le compte bancaire japonais du même Chirac-, il raconte un archipel corrompu et entièrement soumis à la volonté de l'ancien président du gouvernement de Polynésie, Gaston Flosse.
Conseil d'ami : « Ne t'approche pas de Chirac, sinon tu es mort »
A 64 ans, Jean-Dominique des Arcis prétend avoir beaucoup de « trous de mémoire ». Les noms, les chiffres, les visages… Il en a tellement vu depuis vingt ans qu'il fréquente les contre-allées du pouvoir polynésien.
La thèse du suicide de JPK n'est pas sans arguments : juste avant sa disparition, JPK était déprimé, sa femme le trompait. Celle-ci a retrouvé une note : « Quoique je fasse, où que j'aille, je continuerai de t'aimer. » Selon les enquêteurs, le journaliste est parti avec des somnifères et ses palmes.
Seconde piste à laquelle s'intéresse l'enquête : le crime passionnel. La femme de JPK et son amant ont mis dix ans avant d'admettre, au cours d'une garde à vue, avoir eu à l'époque une relation.
Mais la famille du journaliste croit, elle, à la piste politique. En cette drôle d'année 1997, les pressions étaient fortes, tant sur JPK que sur Me des Arcis, qui travaillaient souvent ensemble.
En mars, Gaston Flosse créé le GIP (Groupe d'intervention de Polynésie), sorte de service d'ordre doublé d'une cellule de renseignements dirigée par un duo d'anciens de la DGSE. En juin 1997, le cabinet de des Arcis est cambriolé par une équipe qui emporte son disque dur et 60 kilos de documentation. Le tout sera finalement retrouvé dans les locaux de la présidence polynésienne… JPK et des Arcis, les deux opposants, sont filés, écoutés, surveillés.
La pression monte. Avertissements, menaces de mort, balles et petits cercueils reçus au courrier. A tel point que, lors d'un passage à Paris, un confrère attentionné, proche de Jacques Foccart, lui livre un vrai conseil d'ami : « Ne t'approche pas de Chirac, sinon, tu es mort. » Puis l'orage passe, jusqu'au 15 décembre 1997 :
Une disparition sans traces et sans mobile
Jusqu'au 15 décembre 1997, Me des Arcis fut donc l'avocat et l'ami de JPK l'ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti licencié lors du rachat du titre par le groupe Hersant. Les deux hommes ont en commun les combats politiques menés contre le tout-puissant Flosse. Pour le faire tomber, ils creusaient, ensemble, quelques affaires politico-financières.
A force de chercher, l'avocat et le journaliste finissent par avoir la certitude que Flosse avait largement financé la campagne électorale de Jacques Chirac en 1995.
En février dernier, le frère de JPK, Philippe Couraud rencontre Me des Arcis dans un café. Ce dernier, racontera Couraud, lui aurait alors affirmé qu'il a été en possession d'informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac.
L'avocat dément avoir prononcé le mot « Japon ». Et se fait bien plus prudent. « Si on retient l'hypothèse de l'enlèvement, alors la question du financement politique peut être évoquée… » :
Dernier épisode en date de l'instruction menée à Tahiti : le dossier Clearstream. Les deux juges parisiens en charge de cette affaire ont accepté de transmettre à leur homologue de Papeete les scellés des archives du général Rondot consacrés à l'enquête de la DGSE sur un compte japonais à la Tokyo Sowa Bank. Des scellés qui n'ont pas encore livré tous leurs secrets.
Interrogé par le journal Le Monde, le sénateur Gaston Flosse dément toute implication :
« Il n'y a jamais eu de précisions sur ces mouvements de fonds, juste des on-dit. Jamais je n'ai mis le moindre centime dans une banque pour le compte de Jacques Chirac. »
Il se déclare « à la disposition de la justice » si elle souhaite l'interroger.
Pascal Riché et David Servenay





















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De jean louis
15H24 | 19/01/2008 |
RAZ LE BOL de ces magouilles ……..et de ces crimes ! ! !
Ou est le président de la transparence ?
Les raybans servent elles à ne pas être aveuglé par tant d'injustice ? à moins qu'elles ne servent que de protections ……….pour éviter toutes projections ? ? ?
à jean louis
De Le_semeur_de
01H20 | 20/01/2008 |
Qui a dit : on a les politiques et la presse qu'on mérite ?
à Le_semeur_de
De yan
loin | 17H46 | 20/01/2008 |
moi
De DBL8
Retraité | 15H39 | 19/01/2008 |
Le jour ou le Président de la transparence naitra, dit-le-nous ! ! Car ce n'est pas demain la veille qu'il va pointer son nez quelque part. TOUS pourris ? NON mais BEAUCOUP trop !
De jfavril
16H15 | 19/01/2008 |
Le meilleur document sur le sujet JPK est « Rencontre avec X » de France Inter, des 9 et 15 septembre septembre 2007. J'ai l'enregistrement et il est probablement téléchargeable sur le site d'Inter ou en P2P.
Visiblement très très bien informé sur le dossier, Monsieur X suggère que JPK est décédé d'un « accident de torture » par le Groupement d'Intervention contrôlé par Flosse, puisque c'est ce qui a été avoué (avant d'être retracté) par 2 des 5 personnes à bord d'un bateau d'où il serait tombé avec du béton aux pieds. A noter que 2 personnes à bord du bateau sont décédées dont un sportif de 35 ans noyé dans 20cm d'eau, ça arrive.
Il apparait clairement que des documents sur les comptes japonais de Chirac apparaissent quelques jours avant la disparition de JPK.
La veuve de JPK s'était opportunement « endormie » à 21h avant sa disparition, son passage au détecteur de mensonge serait également un élément fascinant.
Les multiples interventions éblouissantes du procureur de Papeete dans l'affaire laissent également on ne plus perplexe, tout comme la cecité de l'administration française sur le grossissement de l'effectif d'une véritable milice dédiée à Flosse, financée par les impots, à plus de 1000 personnes, soit plus que la police, dans un archipel de 300.000 personnes.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
17H27 | 19/01/2008 |
Bravo pour ce complément qui s'ajoute au dossier publié par Le Monde que j'ai lu il y a 2 jours il me semble, j'en ai d'ailleurs mal dormi. Ce journaliste aurait été assassiné et il y a peu de chances pour que l'océan rende son corps.
Plus ça va, plus on se rapproche d'une affaire …. d'Etat ! ?
De re-belle
mère au foyer | 18H00 | 19/01/2008 |
à trop vouloir s'aprocher de la vérité, on se brule les ailes ! ! ! …(Icare)
à re-belle
De Le_semeur_de
01H23 | 20/01/2008 |
bah oui … restons au foyer et ne faisons pas de vagues !
Et puis il y a « les feux de l'amour » tout les jours de la sainte semaine … a ne pas rater …
à Le_semeur_de
De re-belle
mère au foyer | 18H41 | 20/01/2008 |
pour le_semeur_de : « les feux de l'amour » c'est loin d'etre ma tasse de thé ! ! ! … je faisais l'allusion au film français « I comme icare », thématique de celui-ci est de l'allégorie de icare « à trop s'approcher de la vérité, on brule ses ailes » ! ! ! …
De king selewa
18H09 | 19/01/2008 |
comment est-il possible, dans une démocratie, que des personnes comme Flosse se comportent en véritable roitelet, concentrant tous les pouvoirs, créant une véritable milice, visiblement terrifiante, aux ordres d'une personne se croyant tout permis…ce n'est plus la république, ce sont les ecuries d'Augias, des égouts que l'on ne peut curer…
De robindesfoix
cherche une issue | 18H37 | 19/01/2008 |
quelle démocratie ,dans quelle pays ?
TOUS les pays sont sous dictature déguisée ! ! ! !
tous les présidents ont du sang sur les mains sous couvert de secret d'état (surtout de pognon)
des preuves il y en a des camions pleins mais la (justice) est corrompu au plus haut niveau.
heureusement que les hommes on la mémoire fragile..
De Utilisateur désinscri
20H25 | 19/01/2008 |
voilà un nouvel élément positif - Me des Arcis parle positivement, même s'il a « beaucoup de trous de mémoire »,ce que je comprends ; on l'a déjà menacé, il
avance prudemment ayant parfaitement conscience des risques qu'il court tant que l'enquête sur la disparition de JPK n'est suffisamment étoffée par de nouveaux éléments la rapprochant encore plus de la vérité ; laissons-lui encore un peu de temps avant de se prononcer de nouveau
à comptecourant : j'ai lu le même article dans le Monde sur internet ; il répète les choses que l'on savait déjà ; je voulais réagir à cet article mais pour le faire il faut s'abonner ! donc payer pour avoir le droit à la parole (6 euros par mois, ce n'est rien, mais le principe du fonctionnement me répugne)
lisez le dossier publié sur rue89 (sur « recherche » cliquez Jean Pascal Couraud),vous aurez tous les liens pour consulter à fond le cas JPK, vous allez passer plus d'une nuit blanche ;
consultez également « Tahiti magazine Pacifique » d'Alex du Prel, le seul journal d'opposition à Tahiti, le dossier JPK est imposant
vous dites : plus ça va, plus on se rapproche d'une affaire… d'Etat ! mais elle l'est déjà !
à re-belle : à trop vouloir s'approcher de la vérité…
est-ce dire que l'on doit se contenter de l'observer de loin, avec des jumelles ?
à rue89 : Vetea Gouilloux devrait être rejugé à Paris ; sauriez-vous la date de son procès parisien et s'il est ouvert au public ?
à Utilisateur désinscri
De David Servenay
Rue89 | 15H05 | 20/01/2008 |
@ marta
Comme tous les procès, celui de Vetea Guilloux devrait être public.
Nous allons nous renseigner sur la date.
à David Servenay
De Utilisateur désinscri
16H04 | 20/01/2008 |
merci monsieur Servenay - et surtout n'oubliez pas de me/nous prévenir à temps
à Utilisateur désinscri
De re-belle
mère au foyer | 16H13 | 20/01/2008 |
à marta : non, je voulais tout simplement dire qu'après des investigations faites par des personnes pronant la vérité sur les affaires d'états, le paient souvent de leur vie ! ! ! …je ne fais que constater ! ! ! …en espérant que sa mort ne soit pas vaine et que la justice fasse son travail ? ? ? ! ! ! …
à re-belle
De Utilisateur désinscri
19H18 | 20/01/2008 |
chère amie, exprimez-vous à l'avenir un peu plus longuement, sinon l'on vous comprend mal sans l'intention de le faire
à Utilisateur désinscri
De re-belle
mère au foyer | 01H55 | 21/01/2008 |
ha bon ! ! ! … je croyais que c'était clair ! ! ! … la prochaine fois, je développerais ! ! ! …merci
De Lucius Sergius
Citoyen | 23H19 | 19/01/2008 |
Le jour où un vrai pouvoir républicain sera restauré il faudra envoyer l'armée faire le ménage là-bas, histoire de libérer nos concitoyens…
Et ne pas oublier de poursuivre *tous* les complices d'assassinats.
Delenda Carthago
à Lucius Sergius
De robindesfoix
cherche une issue | 11H36 | 20/01/2008 |
l'armée n'aurait pas a faire le déplacement ! ! ! ! ! !
De paulber
00H37 | 20/01/2008 |
Il n'y a pas de fumée sans feu. Tout le monde sait que Chirac est un voyou de première et qu'il s'entourait de….voyous. Un VRAI chef d'Etat prendrait l'intitiave de nettoyer des « porcheries'. Si le monde sombre dans la “folie”, c'est parce que les dirigeants des pays de la planète sont pour la plupart des voyous incompétents qui se moquent de leurs concitiyens. Grandeur et ambitions….le ridicule n'a jamais tué personne sinon les rues seraient jonchées de cadavres ! ! !
à paulber
De robindesfoix
cherche une issue | 11H39 | 20/01/2008 |
oui oui des voyous incompétents élus par des électeurs lucides ! ! ! !
à robindesfoix
De paulber
20H31 | 20/01/2008 |
Lucides ? Je ne crois pas. Tout le monde sait ou devrait savoir que les masses sont ignorantes. Il suffit de regarder les dizaine de milliers de militants qui vont d'un meeting à l'autre pour applaudir ces voyous ! ! ! N'ont-ils rien d'autre à faire de …productif ou de positif ? Faut être « con » (mes excuses pour ce mot) pour ne pas s'être rendu compte dès le début que Sarkozy est un clown, un plaisantin de première qui ne pense qu'à une chose : lui, lui et lui ! La France vit à l'époque du Moyen-Age et refuse de s'adapter tandis qu'une partie du reste du monde évolue (souvent dans le mauvais sens). Parler est facile,agir l'est beaucoup moins. Et ce sont toujours les masses laborieuses qui paient la facture….Pauvre France, pauvre monde.
à paulber
De anaïs-du-87
étudiante en commerce international... | 08H44 | 21/01/2008 |
je suis d'accord avec vous aujourd'hui nous sommes dirigés par des voyous et je pense très honneement que quelque soit le parti aucun de nos politicien peut se dire propre a part peut etre quelque exceptions qui son malheureusement des exceptions ! ! ! est-ce normal ? ? ? non je crois que les dirigeants qui se disent exemples le soient réellement alors nobles gens du peuple arrétons de punir les personnes qui ne le méritent pas..
à anaïs-du-87
De paulber
15H39 | 21/01/2008 |
Vous êtes étudiante et, je suppose, encore jeune. Je suis du troisième âge mais très actif. Par ailleurs, je voyage de par le monde pour mon travail et traite avec maints chefs d'Etat et de gouvernement…tous entourés de « Oui, monsieur » ! ! ! Depuis longtemps sinon même toujours, les hommes politiques pour ne pas dire les politiciens n'ont qu'une idée en tête : le pouvoir à tout prix pour se remplir les poches. Et comme l'exemple vient d'en haut, leurs partisans cherchent à atteindre les mêmes objectifs. Un politicien honnête n'existe pas et ceux qui le sont ne le sont pas longtemps ou, comme dans certains pays, sont assassinés !
Ne perdez pas courage et continuez de travailler. Qui veut peut mais ne renconcez JAMAIS à votre intégrité et probité.
De René G. HOFFER
Le président de "la Polynésie franç... | 05H33 | 20/01/2008 |
Sur le site
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-1000487@51-1000572,0.h…
Gaston Flosse… « D'ailleurs, en quoi représentait-il un danger pour moi ? … »
====================
Note :
1) Ceci n'est pas la transcription à 100% mais à 98% à peu près, le reste relevant d'un travail plus minutieux que je n'ai pas le temps de terminer.
2) La date du 20 novembre 1998 est postérieure à la disparition du 15/16 décembre 1997 de Monsieur Jean-Pascal COURAUD.
3) L'écrit signé, du 23 septembre 1997, date donc de moins de deux mois avant la disparition de JPK et a vu une actualisation près d'un an plus tard. (Lien avec ce qui est écrit également dans l'article du Monde : « Gaston Flosse ne s'est pas toujours désintéressé du sort de JPK : le 8 novembre 2005, les gendarmes ont déniché lors d'une perquisition à son secrétariat particulier un rapport du SED, daté du 13 février 1998, et se rapportant à la disparition de l'ancien journaliste. »
4) J'ai volontairement enlevé les noms car les personnes mentionnées le sont « à charge », ne pouvant plus se défendre devant les écrits « unilatéraux » de JPK. Bien évidemment si des juges français en France voulaient les noms, ils sont à leur disposition.
5) « … ils avaient emmené Jean-Pascal Couraud au large, entre Tahiti et Moorea. Ils voulaient juste le questionner, ils cherchaient un dossier sur Gaston Flosse. »
6) Indice : dans la retranscription ci-dessous, « G » et « F » sont « liés »…. ! (A la lueur de ces éléments, le doute n'est guère permis pour Philippe Couraud : « Mon frère détenait des éléments compromettants pour Gaston Flosse.)
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
JPK 23 septembre 1997
Retranscription de trois pages de fax.
Fax reçu de : 689 82…… Pg : 01
689 82 ….. R………. 20.11.98 12 : 09
Jean-Pascal COURAUD
B.P. …
PUNAAUIA – TAHITI
Polynésie française
TAHITI, le 23 septembre 1997
M…,
Je vous fais parvenir comme convenu le dossier que nous avons évoqué hier (pour) que vous puissiez dans cette affaire (défendre) les intérêts des contribuables des opérations d'enrichissement personnel de G….
Celle-ci a cela d'exceptionnel que l'on dispose de documents administratifs établis sans contestation possible que la prise d'intérêt de G… se situe en amont des tous ces évènement, tout le reste n'étant qu'un montage a posteriori pour habiller les faits et leur conférer l'apparence d'une opération presque banale relevant de l'intérêt général. L'affaire est en ce sens l'archétype de la méthode F… , qui consiste à servir avant tout ses intérêts propres. Cette fois-ci il s'agit au départ pour G… de faire prélever gratuitement près de 10000 mètres cubes de terre pour un domaine agricole, pour les besoins de son épouse M…. M… est comme vous le savez, grosse consommatrice de terre. En mai dernier elle avait hérité d'un pan entier de montagne dynamité, qu'elle utilisa pour faire remblayer sa propriété nouvellement acquise (cf en annexes les photos prises sur place par un particulier) Route de ceinture territoriale.
Ces travaux pharaoniques à l'échelle de l'île, ont été immortalisés par la suite par des photographes de presse locaux, administratifs en bonne ………. de la Dépêche de Tahiti du 20 juin 1997)
Mais ce pan de montagne n'a pas suffi à combler complètement le marécage occupant une partie du terrain de M…. M… a donc encore besoin de terre. Un besoin pressant. Au point que son époux G… intervient pour y pourvoir. Après avoir rectifié son terrassement et sans tarder. Le Président du Gouvernement veille personnellement à l'avancement ……….. Donc et sans tarder
On en tremble dans les services chargés d'instruire la demande de permis de terrassement. Les courriers administratifs s'enchaîneront en rafale au cours d'une même journée. Le 2 septembre, Madame K…, subdivisionnaire du service de l'urbanisme aux Iles sous le Vent, pris le chef du 2ème secteur agricole de Raiatea “ de bien ” vouloir lui faire connaître son avis avant le 3 septembre, date de la conférence dans …….. permis de construire extraordinaire », convoqué pour ce seul dossier (pièce 2). Avec un empressement exemplaire dans l'administration, la réponse est ainsi exigée pour le même jour. Décidément, anxieuse pour le déroulement de cette conférence à tous points de vue « extraordinaire », le subdivisionnaire au service de l'urbanisme aux Iles sous le vent a hésité puis, dans ce même courrier, a rappeler, à son correspondant que « le Président du Gouvernement a signalé par le biais de M. K… (le chef de la subdivision des Iles sous le vent du service de l'équipement) l'urgence de ce dossier.
En quelques mots, tout est dit et surtout écrit, pour ce qui concerne les faits d'ingérence, je vous serai gré de faire en sorte qu'ils débouchent sur l'ouverture d'une information, le plus rapidement possible. Dès que j'en disposerai, en principe en fin de semaine, je vous ferai parvenir un constat d'huissier et des photos attestant que la terre prélevée sur le domaine territorial agricole Maraeroa est bien destinée à remblayer le terrain d'en face appartenant à M…, en complément des travaux déjà autorisés le 27 janvier 1997. (cf. copie JOPF du 20 mars 1997 pièce 3) et réalisés à partir du mois de mai à la lueur de la rectification d'un virage.
L'autre partie du dossier que je vous transmet aujourd'hui concerne plus précisément “ l'habillage ” des faits eux-mêmes – bien qu'encore à l'état d'ébauche.
Pg : 02
Dans un courrier toujours daté du 2 septembre le chef de service de l'économie rurale par intérim P…, consulté téléphoniquement par le chef du deuxième secteur agricole de Raiatea, lui “ propose ” de “ ne pas émettre d'objection ” à la demande de terrassement de R… , “ compte tenu que les terrains concernés ne présentent aucune vocation agricole ”. Il “ invite ” toutefois son subordonné à “ solliciter rapidement la désaffectation de la zone devant être terrassée ”.
En employé obéissant et soucieux de l'urgence déclarée, le chef du deuxième secteur agricole de Raiatea s'exécute et répond le jour même – le 2 septembre toujours – par un avis favorable (pièce 5), informant du même coup le subdivisionnaire du service de l'urbanisme aux Iles du vent qu'il “ sera demandé un transfert d'affectation dudit site du service du développement rural vers l'OTHS (office territorial pour l'habitat social) pour une vocation de lotissement à caractère. On ne comprendra véritablement de cette précaution que le courrier que P…, chef du département aménagement ( et équipement du service de l'économie rurale, adressé le 4 septembre même au subordonné (pièce 6). Ignorant manifestement ces consignes présidentielles d'urgence frappant ce dossier et ignorant tout aussi manifestement que la conférence consultative du permis de construire extraordinaire ” de la veille le chef du département aménagement et équipement rural du service de l'économie rurale exprime dans ce courrier “ un avis de principe défavorable ” à ce qui est présenté crûment comme “ demande d'extraction de plus de 10 000 mètres cubes de terre ”. A l'appui de cet avis négatif, P… fait savoir “ que des travaux de terrassement de cette importance ne peuvent, à son avis, être réalisés en l'absence de tout projet d'aménagement spécifique ”. Un point de vue qui nous éclaire quant à la nécessité de la “ désaffectation de la zone terrassée ” évoquée (plus haut pièce 4) et qui explique donc aussi la perspective de son affectation à l'OTHS pour un projet de “ lotissement à caractère d'habitation des agriculteurs locataires de lots sur les domaines agricoles publics5 ”. Les heureux attributaires des futurs logements fourniront évidemment d'alibi qui permettra le moment venu, de justifier du caractère d'intérêt général présenté par cette extraction de terre sur un domaine public à des fins privées.
En espérant que ce dossier retiendra votre intérêt, je vous prie d'agréer, Maître, l'expression de ma considération distinguée.
(Manuscrit “ plus ou moins ” 1 200 payé caution payé signé Jean-Pascal COURAUD)
J…
Fax reçu de : 689 82… Pg : 03
689 82… R… 20.11.98 12 : 09
OBSERVATIONS DIVERSES
1/ F…. l'ignore vraisemblablement l'existance de la pièce 1 qui le met personnellement en cause. Si une information devait être ouverte il conviendrait en premier lieu de le dissuader de toute tentative de pression en interrogeant le chef de subdivision des Iles sous le vent du service de l'urbanisme pour lui faire confirmer ses écrits, avant que F… en ait connaissance. De même, avant toute audition de F…, il faudrait également obtenir de M. K… cité par Mme K… la confirmation du fait qu'il a bien reçu des directives du Président du gouvernement.
2/ F… utilisera finalement l'alibi du “ lotissement à caractère d'habitation des agriculteurs locataires de lots sur les domaines agricoles publics ” évoqués dans la pièce 5. En dépit de l'évidence, il jurera qu'il s'agit d'un projet de longue date et sera à coup sûr tenté d'exercer des pressions sur M… et sur P… pour qu'ils le confirment. Il conviendra donc impérativement d'entendre ces deux personnes avant F… et de leur faire confirmer que l'affectation de la zone terrassée à l'OTHS a pour seule origine les travaux voulus par F… – par l'intermédiaire de son beau-père – pour ses besoins personnels.
3/ Pour la nécessaire confidentialité de l'instruction, cette affaire ne saurait être instruite par un juge de Tahiti. Les réseaux de connivence y sont tels que F… serait immédiatement informé des pièces du dossier.
===============================
Avec Honneur
Le président de “la Polynésie française”,
Président des Françaises et des Français
René G. HOFFER
Tél (689) 77 71 70
renehoffer@yahoo.fr
http://www.myspace.com/renehofferprdelapfsic
http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/032077.htm
http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/020570.htm
http://vids.myspace.com/index.cfm ? fuseaction=vids.individual&videoid=136…
à René G. HOFFER
De robindesfoix
cherche une issue | 14H40 | 21/01/2008 |
ils voulaient le questionner sur la profondeur du lagon
certainement ! ! !
malheureusement celui ci doit être assez profond car il n'est toujours pas remonter pour donner la réponse…
à robindesfoix
De Utilisateur désinscri
18H39 | 21/01/2008 |
votre propos, tel qu'il est écrit, est pour le moins déplacé (eh oui, la différence entre le mot dit et le mot écrit)
si vous vouliez être cynique, le but n'est pas atteint !
ayez un peu de respect pour un homme mort - assassiné -parce qu'il se battait pour une cause juste
De Utilisateur désinscri
10H34 | 20/01/2008 |
j'aurais souhaité plus de clarté dans l'exposé de Hoffer et surtout qu'il exprime noir sur blanc son point de vue au lieu de donner une suite d'articles dans lesquels l'on se perd
j'ai consulté les liens qu'il donne, je n'y ai rien compris, pourtant je ne suis pas idiote
il dit lui-même qu'il n'a pas le temps pour détailler le travail ; alors, il nous présente quelque chose d'incomplet ? dans quel but ? pour faire parler de lui-même en vue des aspirations personnelles à atteindre ?
qui prétend-il défendre ou accuser ?
monsieur Hoffer, essayer d'être clair pour vous faire comprendre
De pikasso02
15H41 | 20/01/2008 |
Croire est une chose ! Nous voulons des preuves dans Rue89 ou autre médias ! Les preuves dans un journal, oui ! Des suppositions, non !
à pikasso02
De Utilisateur désinscri
19H47 | 20/01/2008 |
vous voulez des preuves ; il n'y a pas de preuves matérielles (lisez soutienjpk.org) d'où la difficulté pour la recherche
il y a des témoins qui ne veulent pas témoigner, pour une raison ou une autre, souvent par par peur de représailles
souhaitons qu'un changement radical en Polynésie se fasse à l'issue des élections et permette à la vérité d'éclater
tout le travail qui a été fait jusqu'à maintenant sur la disparition de JPK n'est pas négligeable même s'il a demandé des années de recherche et d'effort et de courage qui vont avec ; il est très difficile de le faire sans preuve matérielle ; mais cela ne signifie pas qu'il est impossible de le mener à bonne fin
des cas comme celui de JPK sont compliqués car ils touchent « des sphères intérdites » et s'y impliquent ; la prudence et la patience sont, dans ces cas-là, de rigueur
croire est une chose, dites-vous ! permettez-moi d'ajouter : croire en la véracité d'une chose est déjà un pas sur le chemin de la vérité (véracité et vérité ne sont pas des synonymes ; le bon Flaubert, en son temps, a déjà dit que les synonymes n'existent pas ! )
l'entretien avec monsieur des Arcis a été lu beaucoup de fois ; il y a eu, par rapport à sa lecture, très peu de réactions ; je ne dis qu'une chose : quel dommage !