
(De Berlin) Par « mesure disciplinaire » et pour lui mettre du plomb dans la cervelle, les autorités du Land de la Hesse ont envoyé séjourner un jeune délinquant en Sibérie. Une information révélée par la Süddeutsche Zeitung alors qu'un débat houleux sur la politique à suivre en matière de répression des crimes commis par des jeunes agite la campagne électorale pour le renouvellement des Parlements locaux de la Hesse et de la Basse-Saxe, qui aura lieu à la fin du mois.
Au début de l'été 2007, cet adolescent allemand, âgé de 16 ans et dont on ne connaît pas l'identité, a été exilé en compagnie d'un éducateur russophone au cœur de la toundra pour une durée de neuf mois dans le village de Sedelnikovo (5000 habitants) à quelque 300 kilomètres d'Omsk.
Les conditions de vie y sont décrites comme particulièrement spartiates. Il n'y a pas d'eau courante, une tranchée fait office de latrine, le chauffage provient de la combustion du bois qu'il faut aller couper, la température en hiver peut atteindre moins 55 degrés…
Stefan Becker est le directeur du département chargé de la jeunesse dans la ville de Giessen :
« C'est une décision quelque peu inhabituelle même pour nous mais c'est volontairement qu'il participe à l'expérience. »
Et d'arguer que la « pathologie agressive » de ce jeune impliquait un traitement aussi extrême :
« Ce n'est pas conçu comme une punition mais comme une expérience éducative intensive. »
Stefan Becker a décrit le comportement de ce jeune garçon comme étant « violent aussi bien au collège que chez lui, où il a agressé sa mère ». Les autorités comptent sur ce dépaysement pour mettre fin aux influences néfastes –les « stimuli du consumérisme » (sic)- que subissait ce garçon et pour le forcer à se confronter avec des enjeux bien plus vitaux, comme celui de la survie. Un pari très risqué. Un membre de l'équipe communale qui suit les jeunes de la région de Giessen s'est rendu le mois dernier en Sibérie :
« Le plan prévu semble fonctionner. Avec l'aide de l'éducateur qui l'accompagne, le jeune suit les cours de l'école du village, située à 2,5 kilomètres où il se rend à pied »
Le prix du programme de cette « rééducation » est de l'ordre de 150 euros par jour, soit un tiers du coût d'un placement dans une institution spécialisée en Allemagne. En 2006, environ 600 délinquants juvéniles allemands ont été envoyés en dehors de l'Union européenne dans le cadre de ce programme qui a éveillé une polémique tenace entre les deux principaux partis politiques (CDU et SPD) qui gouvernent à Berlin mais s'affrontent pour l'emporter lors des prochaines élections régionales sur ce thème explosif du comment prévenir et punir la délinquance juvénile.
L'actuel ministre-président de la Hesse, Roland Koch (CDU), qui se représente devant les électeurs à la fin du mois, a soulevé une tempête de protestations après avoir appelé à une répression sévère contre les jeunes criminels et en particulier contre les jeunes d'origine étrangère, soit en les rééduquant dans des camps soit en leur interdisant de séjourner en Allemagne.
Ses opposants sociaux-démocrates qui prônent une politique de prévention et une meilleure application des lois existantes, l'accusent de jouer avec des sentiments racistes pour rallier des voix et ils ont dénoncé le soutien répété que lui apporte la chancelière conservatrice Angela Merkel.




















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De lioe
berlin | 17H43 | 18/01/2008 |
Effectivement la situation en Allemagne est tendu en ce moment.Les declaraations de koch ont soulevees un tabou et en meme temps liberes une vague de rcisme latent chez les politiques de droite et d extreme droite.L Allemagne est confrontee ajuourd hui a un probleme d integration de l imigration qu elle ne connaissait pas, puisqu il n y a pas de brassage de communaute, un peu a l anglo-saxone.
Ce que l on peut mettre au credit de ses dirigeants c estle fait de s y prendre tot,la situation n est pas aussi dramatique qu en France, mais la maniere de s y prendre est inquietante :
La proliferation de ces discours populistes dans beaucoup de pays d Europe(Pologne,Autriche,Danemark,..)montre la faillite de l origine de la communaute Europeenne.
à lioe
De aeros
09H22 | 19/01/2008 |
on ne s'y prend jamais assez tot…
La capitale veut durcir les mesures à l'encontre des mineurs récidivistes, qui seraient à 82,3 % issus de l'immigration.
http://bombistan.blogspot.com/2008/01/berlin-cible-les-immigrs-dlinquant…
à aeros
De abdallah
11H52 | 19/01/2008 |
vous ecrivez…les mineurs recidivistes qui seraient à 82.3% issus de l'immigration.
discours recurent mais la question est de savoir à partir de quel degré est-on issus de l'immigration en france.
chez beaucoup le veritable sens à donner au terme issus de l'immigration serait plutot extra europeennes specifiques.
peut-on considerer comme français un delinquant antillais, un petit fils de harquis impliqués ds des emeutes urbaines.
et si aujourd'hui il faudra une generation et parfois moint à un asiatique pour devenir pleinement français ; combien de generation seront-elles necessaires à un africain
à lioe
De 1900
15H47 | 19/01/2008 |
En quoi cela « montre la faillite de l'origine ( ? ) de la communauté européenne » ? ?
En ce qui concerne le racisme : allez faire un tour en Afrique noire, en Afrique du Nord, en Inde, au Japon… Vous constaterez que les Européens sont de loin les moins racistes de ce monde malade. (Ce qui ne veut nullement dire qu'il n'y a pas de racistes - et encore moins qu'il n'y a pas de sombre crétins en Europe.)
Personnellement cette initiative ne me semble pas choquante - si en effet la personne a donné son accord (j'imagine pour éviter une peine de prison).
Mais en quoi cela dit quoique ce soit sur une prétendu faillite de la communauté européenne ? ? ?
à 1900
De Awopbopaloobop_Alopbamboom
récalcitrant | 18H19 | 19/01/2008 |
1/ Comparaison n'est pas raison.
L'afrique fait ce qu'elle veut, le voisin d'à côté bat sa femme, ce n'est pas une raison pour faire comme lui.
2/ N'est ce pas Madame Merkel et Helmut Kolh qui depuis des années mâchonnent un révisionnisme qui jaamis ne passerait en France et dont on ne parle jamais en France, d'ailleurs, tellement les électeurs français, les européistes seraient scandalisés d'entendre ces mots. Je vous renvoie Monsieur le Médecin au discours prononcé par Mme Merkel le 17 janvier 2007 devant le parlement européen. Elle utilise le refrain néo-reviso allemand en vogue depuis les années 80 : « atrocités commises au nom de mon peuple, et pas par mon peuple » pour parler des « atrocités » de 40/45. L'holocauste quoi. Les Allemands actuels sont extrêmement dangereux.
Je méprise cette télévision et ces radios publqiues qui jamais ne transmettent ces informations.
Grâce à Gates Bill (j'allais dire Dieu ! ), elles sont disponibles sur internet, sur le site touteleurope. Lisez ce discours.
Et lisez aussi comme elle y parle du respect, de la tolérance, de la diversité. entre elle et Sarko, on est mal barrés.
Renseignez vous.
C'est le retour de toutes les horreurs du passé.
L'« Europe », l'UE à 27, à 30 ou à 40, c'est le hold -up financier, politique, moral du siècle, sous nos yeux, en direct.
à lioe
De Awopbopaloobop_Alopbamboom
récalcitrant | 18H22 | 19/01/2008 |
Conservatrice…
Fasciste vous voulez dire !
Et je connais le sens des mots que j'utilise.
L'Europe, avec l'hégémonie allemande, c'est le 4 eme Reich.
Rigolez, vous verrez.
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 18H01 | 18/01/2008 |
Au risque de choquer, je ne suis pas choqué :
- Il semble que toutes les mesures éducatives prises jusque là aient échoué.
- On ne dit pas que, dans son séjour, il vit différemment du Sibérien ordinaire. Si les autres enfants sibériens vont à l'école à pied comme lui, pas de problème.
Attention, ce genre de traitement « borderline » doit être conduit avec une grande rigueur professionnelle, et confié à des éducateurs maîtres de leurs sentiments et de leurs actes. Pas à des malades sadiques et ivres de puissance comme on en a vus récemment dans une reportage sur une association américaine faisant de l'encadrement de pré-délinquants avec des moyens basés sur l'humiliation, la fatigue et la terreur.
Il y a quelques années, un ado (brestois, je crois) est mort de mauvais traitements dans une sorte de camp-survie fachoïde en Afrique, sur lequel les autorités de surveillance n'avaient rien surveillé du tout.
Quant aux « influences néfastes des stimuli du consumérisme », s'il n'y avait que ce môme à les subir, oh là là, qu'est-ce que ce serait bien !
à compte supprimé 22
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 18H49 | 18/01/2008 |
C'est effectivement une expérience enrichissante.
C'est une drôle d'idée de l'éloigner des l'influence du consumérisme. Quand on regarde la télé (que je n'ai plus depuis très longtemps), on se demande, si ce n'est pas par là qu'il faudrait commencer ?
Néanmoins, les risques de dérives sont très très loin d'être minime.
A un moment donné, l'Autriche a externalisé (sous-traité) ses prisons, en Hongrie, je crois.
A cette époque, j'imaginais très bien des prisons bon marché en Sibérie…
L'idée est très très bonne (pas les prisons, le stage) . j'ai pas mal voyagé (avec un sac à dos), ça forme l'esprit, pas forcément comme le gouvernement le voudrait, mais c'est très enrichissant.
Mais j'ai peu confiance par rapport à ce que ça véhicule réellement.
Surtout avec des xénophobes…
à manu2005
De kkadim
service public rhone alpes | 21H00 | 18/01/2008 |
dans certains cas le depaysement peut amener la personne à faire aussi beaucoup de chemin dans sa tête, le probléme est que celà peut fonctionner sur quelques rares individus, mais à partir du moment où celà sera eriger en systeme je crains le pire ; nous savons trés bien à qui celà sera confier, dans quel but (celui d'un dressage )parce que tout celà ne devra pas couter trop cher. et puis souvenons nous de cette chére marie-ségoléne R qui revait de restaurer les « bat d'af. »
à kkadim
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 07H35 | 19/01/2008 |
Pour ce qui est du système et de leurs auteurs, on peut effectivement craindre le pire (craindre est un peu faible).
Rares individus ? Franchement, j'ai rarement vu des gens regréter de « voyager ».
Le problème se situe plus dans l'idée de « déportation » que ces gens veulent mettre en place.
Pour le moment, c'est un village…Bientôt ce sera un camps.
à manu2005
De kairos
09H32 | 19/01/2008 |
Quelle idiotie profonde de faire de tels amalgames avec les camps de déportation…
à kairos
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 10H09 | 19/01/2008 |
croyez-vous ?
Je suis peut-être idiot.
Mais comme disent les angalais : better safe than sorry…
à manu2005
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 17H12 | 19/01/2008 |
J'suis assez d'accord avec vous. Ayant pas mal voyagé aussi, je pense qu'avec un bon encadrement ça ne peut faire que du bien à ce jeune.
L'un des problèmes est effectivement cet encadrement, avoir la certitude de trouver un équilibre entre le sadisme ou l'abus de pouvoir et le laxisme.
De plus je pense que c'est le genre de mesure qui ne peuvent fonctionner que sur le volontariat des « délinquants ». On ne peut forcer personne à arrêter de fumer, encore moins faire changer de vie une personne qui ne le désire pas, sans la détruire ou la rendre encore plus dangereuse pour la société…
à kairos
De eklipse
13H35 | 19/01/2008 |
Il ne s'agit pas d'amalgame, c'est simplement de la prospective..
à manu2005
De Awopbopaloobop_Alopbamboom
récalcitrant | 18H20 | 19/01/2008 |
Entièrement d'accord. Le gamin ne guérira jamais.
à manu2005
De Quincy
Quincy, retraité | 19H22 | 19/01/2008 |
oui c'est bien cet exil de neuf mois d'un jeune délinquant A change is a rest dit on et ce temps de repos lui sortira de la tête une partie des idées qui le gênent . Neuf mois, il rentrera juste à temps pour s'inscrire en fac et prendre un cursus qui lui permettra de réaliser ses rêves d'enfant, si tel est son désir et si il trouve « les coups de pouces administratifs » qui lui permettront de remonter à cheval, en admettant que cela soit son désir- Lui reserver aussi la possibilité de repartir de rester en Sibérie mais cette fois en homme libre vivant de son travail, pas comme travailleur immigré, pas comme citoyen russe mais comme citoyen du monde avec les papiers ad hoc (ô Garry Davis). En somme faire ce qu'il faut pour donner espoir a quelqu'un qui semble ne pas en trouver et se révolte .
Pierre Rouchaléou a ouvert là un sujet bien intéressant, pourvu qu'il nous favorise d'un autre article sur ce garçon, dans les 9/10 mois qui viennent. Et pour nous autres, pauvres hères qui labouront nos claviers, cette forme d'espoir plus pragmatique : Les gouvernements passent, les hommes restent .
à compte supprimé 22
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 18H40 | 18/01/2008 |
Je suis à fond pour les peines de substitution s'agissant des jeunes et/ou des primo-délinquants, mais là c'est hard, et oser dire qu'il ne s'agit pas d'une punition mais d'une expérience éducative, ça me ferait rire si ça n'était pas aussi dégueu…
à françoise.V
De pablico
18H49 | 18/01/2008 |
eh oui dans le temps on les mettait au sce militaire, dans un bataillon disciplinaire, ou au BATDAF.
Les bandits d'avant et d'après guerre étaient souvent issus du BATDAF. Comme quoi cela ne guérit pas toujours tout le monde ce genre de plaisanterie.
à pablico
De caro
délinquante avérée | 19H44 | 18/01/2008 |
En France, ce genre d'expérience existe aussi. Cela s'appelle « stages de rupture ». Un stage, généralement encadré par des éducateurs spécialisés, est proposé au mineur délinquant. Il peut le refuser. Je n'ai jamais entendu parlé d'un stage aussi long, d'habitude, c'est entre 15 j et 1 mois. Il s'agit souvent de stages « humanitaires » (construire un puits dans un pays d'Afrique, par ex) ou du genre survie en mer (« croisière » sur un bateau où les jeunes sont moussaillons).
Les stages doivent être hyper encadrés pour qu'il n'y ait pas de dérive.
Rien à voir comme passer des mois dans un village sibérien !
à caro
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 20H45 | 18/01/2008 |
« Rien à voir comme passer des mois dans un village sibérien ! »
Mais il y a des milliers de gens qui vivent tous les jours dans un village sibérien !
J'ai des amis en Ukraine. A mon premier séjour, ils ne m'ont pas reçu chez eux. A la fin, j'ai compris pourquoi en y faisant un passage d'une demi-heure : pièce unique pour eux et leur enfant, toute la partie sanitaire et culinaire, d'un sordide à la Zola, en collectif avec les autres habitants de l'étage. J'y ai dormi deux nuits à mon séjour suivant : dans le lit de leur garçon et le garçon avec eux, à un mètre de moi. Pas un meuble excepté une table et leurs canapés-lits. Si Emmaüs était venu vider leur pièce, il aurait tout mis sauf leurs habits à la décharge. Ça m'a bien fait relativiser mes petits problèmes de Français moyen. Alors vivre comme des milliers de Sibériens…
PS A mon troisième séjour, ils avaient enfin un vrai appartement, du genre HLM qu'occupent chez nous des jeunes payés au SMIG. Sauf qu'elle est médecin et lui chirurgien.
à compte supprimé 22
De caro
délinquante avérée | 21H16 | 18/01/2008 |
je n'ai rien contre la Sibérie, loin de là. Des gens y vivent bien et les enfants y vont à l'école … sauf quand le thermomètre descend en dessous de 50° (ou 40°, je ne me souviens plus).
C'est un très beau séjour de rupture pour un jeune d'aller y vivre. Maintenant, ce qui m'étonne, c'est la durée. C'est tout.
à caro
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H25 | 19/01/2008 |
Salut Caro,
justement un stage de 15 jours ou d'un mois c'est juste un stage, c'est un début, d'accord, mais c'est beaucoup trop court pour permettre à un ado qui est complettement à coté de la plaque de se reconstruire. Et c'est surtout ça le but. Ça s'adresse à des jeunes qui ont échoués à toutes les autres tentatives de les remettre dans les rails.
à compte supprimé 22
De Mila Saint Anne
internaute | 21H51 | 18/01/2008 |
[Hors-sujet principal]
Pas besoin d'aller en Sibérie pour trouver ce genre de logements. Allez faire un tour dans nos belles provinces…
à Mila Saint Anne
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 22H09 | 18/01/2008 |
- Les immeubles « collectifs » étaient caractéristiques des régimes communistes. J'en ai fait plusieurs, dans plusieurs villes d'Ukraine (L'viv, Rivne, Odessa, Kremenetz). Je n'ai jamais vu ça en France. L'état de délabrement où ils se trouvent est pire que ce qu'on peut voir chez nous. Mais ça, aucun touriste « ordinaire » ne le sait.
- Et aucun médecin ou chirurgien français ne vit comme ça. Au repas que la mairie de Rivne donnait en notre honneur à notre départ, nous partagions la table d'un « businessman » (entendez un trafiquant) qui a passé son temps un caméscope à l'épaule. J'ai des photos. On y voit la haine silencieuse de mes amis.
Caro, qu'il soit longtemps là-bas est au contraire une condition de la réussite de son travail de remise en cause. Moi, je n'ai pas tout compris tout de suite…
à compte supprimé 22
De jissé
Ingé retraité | 11H06 | 19/01/2008 |
Bonjour.
Vous parlez d'une région (maintenant Ukraine) où les mouvements de population au gré des guerres ont été tels que la même ville peut y avoir des tas de noms différends : « Lvov » en polonais, « Lviv », « Lvev », « Lemberg », « Leopold » etc ..
Les « appartements collectifs » (souvent « luxueux » s'ils avaient été rénovés ou entretenus - surface et nombre des pièces, hauteur sous plafond, look Haussmanien) étaient un héritage de l'empire austro-hongrois.
La crise du logement, après guerre, a fait qu'ils furent partagés à plusieurs, la cuisine et les sanitaires étant communs.
Cela n'a rien de « socialiste », - je parle de la crise du logement qui, après guerre, sévissait dans toute l'europe. « De l'Est » comme « De l'Ouest ».
Il en était de même à Poznan.
Mon épouse (ex polonaise) et sa mère furent logés à cette enseigne.
Après la chute du système « socialiste », les « nouveaux riches » (les TRAFIQUANTS de tout poil) s'y sont fait construire de véritables « palais Bling-bling » dont certains ne dépareraient pas à Disneyland.
Bon vouiquende.
Jissé
à jissé
De 1900
15H55 | 19/01/2008 |
À Jissé : Permettez à un ex-Polonais qui a vécu en Pologne communiste pendant trente ans de vous dire que vos informations sont parfaitement absurdes.
à 1900
De jissé
Ingé retraité | 16H17 | 19/01/2008 |
Absurde ?
Mon épouse en née en Pologne (frontières de 1933) à Rowne. Près de Lvow, = « Lemberg, = Leopold, = lviv, = lvev.
Maintenant Ukraine (après la guerre la Pologne a été “shiftée” d'environ 200 Km vers l'Ouest, aux dépends de l'ex “Prusse Orientale” (La ligne Oder-Neiss (Odra-Nisa) “Pozen” devenant “Poznan”, je ne l'ai pas inventé !
Les “accords de Yalta” personne ne vous en a parlé ? (accords entre les “vainqueurs' : Staline, Roosevelt, Churchill et un strapontin obtenu de justesse par de Gaulle.)
‘Absurde’, vous avez dit ‘absurde’, comme c'est ABSURDE !
Qualifier ‘d'absurde’ n'est qu'un adjectif, pas un argument.
Apprenez l'histoire.
Ce n'est pas moi qui l'ai écrite.
à 1900
De jissé
Ingé retraité | 17H53 | 19/01/2008 |
Silence radio, Docteur ?
Ou erreur de diagnostic ?
J'étais pris de court côté temps tout à l'heure.
Ma femme n'est pas née à Rowne, mais à Dubno (c'est à côté). Maintenant c'est territoire ukrainien.
Et depuis nous y avons fait de nombreux voyages.
Elle a vécu en Pologne « socialiste » plus longtemps que vous. 34 ans contre 30.
Quand je l'y ai épousée (1967) elle était metteur en scène diplômée, option théâtre.
Et était assistante-metteur en scène au « Teatr Wielki », l'opéra de Varsovie, pour une représentation de « Carmen ».
A la même époque qu'elle un certain Roman Polanski y faisait les mêmes études (maisoption cinéma).
Mais lui n'a pas obtenu le diplôme.
C'est cela qui est « absurde » ?
J'ai fait la connaissance de la future « Mme » dans le « Kawiarnia » (orthographe non garantie) du « Palais des Sciences et la Culture » une horreur de « tour » d'architecture Stalinienne, « offerte » à la Pologne par le « petit-père-des-peuples ».
Et maintenant « masqué » par les tours modernes verre-acier de sociétés mondiales.
Absurde, soit, mais pas vraiment une perte.
A vous lire, pour d'autres arguments que des qualificatifs.
Pour les autre lecteurs, je présume qu'un tour sur Wikipedia leur apprendra bien d'autres « absurdités » !
Chercher - je présume - « Accords de Yalta », « Ligne Oder-Neiss », « Pologne 1939 » - avant septembre, date l'invasion germano-soviétique.
Et « Pologne » pour les frontières actuelles.
à jissé
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 18H48 | 19/01/2008 |
@ Jissé,
Merci de vos précisions sur cette partie de l'Ukraine que je continue de découvrir, surtout que je voyage « anonyme », càd seul avec mes amis, en prenant trains, autocars, tramways, taxis : le meilleur moyen de connaître vraiment le peuple d'un pays. Je suis passé aussi à Dubno, notamment pour aller à Potchaïev. J'espère y retourner, ils doivent me faire connaître les Carpathes ukrainiennes.
L'appartement dont je parle est à Rivne (Rovno pour les Russes, je crois) dans un immeuble construit comme tel, et je ne pense pas qu'il ait changé : là-bas, la priorité est aux églises, aux couvents, aux beaux bâtiments de centre-ville, surtout si ce sont les sièges de banques ou de grandes sociétés. La zone commune se divise en trois : une sorte d'entrée en béton brut de décoffrage, qui sert aux enfants pour jouer, un sanitaire-buanderie avec de bacs comme on en voyait dans nos fermes en 1950-1960, et un bloc cuisine aux réchauds en fonte mouchetée comme on en trouve maintenant dans nos brocantes.
Je précise que même dans ces conditions, les Ukrainiens sont en moyenne plus propres que les Français. Et par ailleurs, nettement plus cultivés.
(Jissé, je peux vous envoyer par mails deux ou trois textes sur l'Ukraine, dont un sur la gare de L'viv)
à compte supprimé 22
De jissé
Ingé retraité | 19H29 | 19/01/2008 |
Volontiers.
Jean-Claude.salard@wanadoo.fr
Anecdote « familiale » ma b-mère venue nous rejoindre en France écrivait son journal dans un cahier que nous n'avons lu que bien plus tard. S'y trouvait le récit de sa survie après l'invasion germano-russe de septembre 1939.
La ressemblance et les points communs avec « Le Pianiste de Varsovie » sont sidérants. La SEULE différence étant qu'elle n'était pas juive.
Je n'ai pas une admiration sans bornes pour Roman Polanski (que j'ai « croisé » qq fois à Paris.) mais chapeau pour son film (« Le pianiste de Varsovie ») : Il a parfaitement et complètement respecté le bouquin.
@plouche.
Jissé