Blair président de l'Europe? L'erreur de Sarkozy

Le traité européen n’est pas encore ratifié que, déjà, la polémique fait rage sur le choix de la personnalité qui occupera le poste le plus prestigieux prévu par les nouvelles institutions: président de l’Europe. Nicolas Sarkozy semble avoir fait son choix en la personne de Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, un homme issu de la gauche, histoire de poursuivre l’"ouverture" sur le plan international.

Ce choix, on s’en doute, n’est pas du goût des socialistes français, farouchement antiblairistes et qui n’ont pas apprécié son apparition à la tribune de l’UMP, samedi dernier, en pleine campagne des municipales. Mais ils sont trop divisés sur l’Europe pour peser sur ce débat.

L’opposition frontale est venue de là où on ne l’attendait pas: Dans le quotidien Le Monde, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, signe ainsi une tribune intitulée: "Tony Blair ne peut être le président de l’Europe". Balladur, dont Nicolas Sarkozy avait soutenu la candidature à la Présidence en 95, prend le contre pied de l’actuel chef de l’Etat, en trouvant deux défauts majeurs à Tony Blair: son pays n’est pas membre de toutes les coopérations européennes, et en particulier l’euro, et, surtout, il est trop lié aux Etats-Unis. Sa conclusion: M. Blair "ne peut être le symbole d’une Europe qui veut exister". Même position défendue hier à l'Assemblée par l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing.

Ces prises de position viennent contrarier les plans de Nicolas Sarkozy qui entend conclure la présidence française de l’Union, au deuxième semestre, en faisant approuver avant la fin de l’année les nominations prévues par le Traité. Celle du Président du Conseil européen, nommé pour deux ans et demi contre six mois actuellement; celle du chef de la diplomatie européenne, et celle, enfin, du prochain président de la Commission de Bruxelles.

Le choix du premier président sera capital, car il devra imprimer sa marque sur un poste nouvellement créé, destiné à faire exister l’Europe sur la scène internationale grâce à la durée de son mandat et son engagement à temps plein. Tony Blair, qui a quitté son poste de premier ministre en juin dernier et représente actuellement l'Europe dans les négociations au Proche-Orient, a assurément la stature requise. Mais en a-t-il le profil?

Nicolas Sarkozy mène évidemment un jeu de politique intérieure en agitant Tony Blair, après tant d’autres, face à ses adversaires socialistes en plein désarroi. Et le fondateur du New Labour a pris un malin plaisir, samedi, devant les cadres de l’UMP, à ironiser sur le fait que s’il avait été Français, il serait peut-être... ministre!

Mais la présidence de l’Union constitue un enjeu majeur pour redonner un nouveau départ à l’Europe: Edouard Balladur et VGE n’ont pas tort de rappeler à son ancien protégé que les positions de Tony Blair restent incompatibles avec l’idée qu’un responsable français devrait se faire de l’Europe. En particulier si on a en mémoire son suivisme catastrophique sur l’Irak, qui l’a si profondément discrédité dans son propre pays. Ce serait une grave erreur que de le choisir comme porte parole de l'Europe. En exprimant publiquement leur opposition assez tôt, Edouard Balladur et Valéry Giscard d'Estaing espèrent être entendus par un Président qui écoute peu.

Pierre Haski

► Edito diffusé jeudi 17 janvier sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.


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NicolasB | Collégien à Paris
08H54 17/01/2008
 
10H54 17/01/2008

On dit "quand même" et pas "comme même", petit collégien...

 
12H30 19/01/2008

Très contente de lire que le débat sur l'Europe continue. Il y en a qui n'ont pas eu la grippe cette semaine, veinards que vous êtes. Si vous n’êtes pas vaccinés, faites le, elle donne l’impression qu’on va mourir.
Passons.
Alors j’ai lu aussi avec beaucoup de plaisir Balladur qui ne veut pas de Blair comme Président de l’Europe. Pour les raisons excellentes mentionnées par P. Haski. Le soutien à la guerre Irakienne, très cher Blair, ça se paie. Comme plein de gens au pouvoir actuellement, il veut tout et son contraire, du moment que cela rapporte de la maille, du pouvoir, de la tune européenne.
Personne ne peut Blairer blair, que ce soit en GB, en France, en Europe. Il devrait continuer sa carrière aux US. Bien. Comme d’hab., comme personne ne l’aime, Sarkozy l’aime. A croire que son critère de jugement, d’évaluation c’est le non amour que l’on porte aux gens qui font de la politique avec lui, ou sa politique. Personne ne peut blairer Blair, ni à gauche ni à droite, extrêmes compris. Par ailleurs dans le Fig d’hier ils évoquaient une liste de 6 autres mecs européens, le Président ou ex je ne sais plus, Guy machin… Belge, un Irlandais à l’air sympa, Junkers évidemment, déjà président de l’Euro group mais c’est pas grave, un Italien, Aznar ( ???!) bref reportez vous aux pages du Fig d’hier, que des has been des politiques désastreuses pour les pauvres, pour l’industrie, pour les salariés menées depuis 10 ans.
En fait ce n’est pas mon propos. Pas entièrement. Oublions que ces types sont graves craignos, pas créatifs, pas encourageants, vieux avant l’âge, englués dans des habitudes de technocrates vieillis en fûts de fauteuils Skaï européens orange défraîchi, usés, hantés par des habitus asséchés et rassis comme des assistantes sociales du KGB, oublions cela.
Ceci n’est pas seulement une affaire de personnes. Mon affaire à moi, c’est que la démocratie en perd encore un morceau. Il est très difficile voire insupportable de subir un Président que l’on a pas choisi (je parle de Sarko) mais comment supporter un Président de l’Europe non désigné démocratiquement par l’ensemble de l’Europe. Si les EU arrivent en un mois à élire un président, techniquement on devrait faire la même chose. Même si le résultat est effroyable (style une copine de Merkel et ses vieux fantasmes révisionnistes). Je me doute bien que 80 % des français se foutent éperdument de la politique européenne mais il faut tout faire pour qu’ils s’y intéressent. Exemple : voter pour ce président, plutôt que de voir descendre du ciel, comme un avion qui n’a pas encore l’autorisation d’atterrir et attend que le contrôleur lui dégage une piste, contrôleur qui en l’espèce seraient 27, président de l’Europe, corrigez si je me trompe, pour deux ans et demi renouvelable, comme un quinquennat, quoi.
Touteleurope indique ceci concernant ce président :

Une présidence permanente au Conseil européen :
Un président sera désormais élu à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois.

Un haut représentant de la politique étrangère européenne :
Il sera membre du Conseil de l'UE et de la Commission européenne : il conduit la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union. Il présidera le Conseil des affaires étrangères. Il est en plus l’un des vice-présidents de la Commission, chargé de l’action extérieure.

Alors je sais, je suis chiante, trop longue, trop ça, trop si. Comme a dit Keith Richards, c’est toujours trop large ou trop serré…
Shakespearien comme jamais. Je continue malgré tout.
Recommandation pour le week-end : vous rendre sur le site du Sénat. Télécharger les 157 pages du rapport sur la modification de la constitution française le 4 février 2008.
Vous y lirez peut-être, en survolant au moins le sommaire, que les modifications de la constitution ne sont pas uniquement motivées par l’entrée du Traité de Lisbonne dans notre législation. Elles modifient la législation française. Bref. Moi je ne sais comment je vais faire pour lire tout ça. Que vous trouverez à l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rapports/r0568.pdf
Troisièmement. Plus le temps passe, plus j’ai envie de vous poser une question : Que penseriez vous d’exiger la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur l’agglomérat Clearstream, Eurogroup, Deustsch Börse Bank, Chambre des compensations, Chambre de blanchiment à mon avis, sur les propos de Merkel au Parlement Européen en janvier 2007, sur les propos de Joshka Fischer du même acadabra (rêve allemand d’une hégémonie douce loupée en 14/18 et en 39/45…
Est-ce que ces sujets font partie de ce que Alex Adler rangeait, jeudi matin dans la catégorie : « des choses dont il est trop dangereux de parler… »
PS : Je retouche à ce propos Aurélie Filippetti : que je soutiens dans son combat, sa lutte. Ne prononcez pas ces mots : « harceler » quand il s’agit de combats, de bagarres, de guerres politiques de guerres du goût. Vous dévalorisez votre cause ; Là, en ce moment, j’ai le sentiment de me battre, pas de harceler. Le harceleur est un pauvre mec. Nous ne sommes pas de pauvres gens, nous sommes riches d’un savoir et d’une expérience et nos actions ne sont pas du harcèlement mais un combat contre cette Europe moyenâgeuse et rationaliste, chrétienne et milliardaire, dictaturienne, moisie, direction les morts –vivants.

 
lolabene | en verité je ne travaille pas je veux me...
13H55 21/01/2008

moi c'est lolabene je voudrai correspondre avec vous pour echangeé des informatiion si possible

 
lolabene | en verité je ne travaille pas je veux me...
13H55 21/01/2008

moi c'est lolabene je voudrai correspondre avec vous pour echangeé des informatiion si possible

 
lolabene | en verité je ne travaille pas je veux me...
13H57 21/01/2008

moi c'est lolabene je voudrai correspondre avec vous pour echangeé des informatiion si possible

 
CHOCO MOUSSE | ,merci de votre attention
12H26 22/01/2008

Je trouve que vous devriez continuer à faire des petites robes bleues en attendant vootre fiancé RC.

 
CHOCO MOUSSE | ,merci de votre attention
12H25 22/01/2008

Vous avez raison, chère Alice,

Il ne peut être question de valider un traité européen sans savoir où l'on met les pieds.
Et non plus sans passer par un référendum dont, pour le coup, j’apprécierai, tant l’enjeu est important et CIVILISATIONNEL (eh ! Nikki, tu l’auras cherchée celle-là), j’apprécierai donc que la majorité soit haussée à 60% d’inscrits.

1/ Hors de question de ne pas savoir exactement quelles sont ces institutions financières et bancaires : Clearstream, Euro Bond, Euro Bond, la banque Allemande Deustsche Borse. Tant qu'une enquête n'aura pas été menée, impossible de faire confiance à ces organismes européens. Denis Robert, qu'en pensez-vous? Et où êtes-vous? Hors de question de ne pas savoir la vérité sur EADS, les Airbus renifleurs etc. On ne construit rien dans les royaumes pourris, n’est-ce pas mon cher et triste Hamlet ? On n’y fait que s’enfoncer, tu le sais, Hamlet.

2/ Rappelons l'existence du site 29mai.eu qui donne la possibilité de poser une plainte à Strasbourg contre l'absence de référendum. La date limite de dépôt des plaintes arrive très vite.
Il existe un argument à ajouter contre les gémissements de Sarkozy et des socialistes : ce référendum traite d'un EVENEMENT SUPRANATIONAL, donc les enjeux politiciens et électoraux (anecdotiques, éphémères, sordides) FRANCAIS n'ont rien à voir avec l'acceptation ou non de ce traité.

Ce traité engage la France pour des décennies, et Royal et Sarko seront morts que l'on se le tapera encore. Puisque Sarko parle de civilisation et de long terme pour des siècles des siècles, je pense que Dieu sera d’accord avec moi : on ne décide pas de l’avenir de 27 pays en un an de campagne électorale et pour des ENJEUX STRICTEMENT financiers, électoralistes, démagogiques.

3/ Il est à rappeler que toutes (à 90%) les lois votées actuellement sont des copier/coller de la Stratégie de Lisbonne, voir le site touteleurope.

4/ L’évaluation, la soi-disant évaluation je veux dire, des ministres actuels par le cabinet fantôme est à mourir de rire. C’est de l’annonce. La réelle évaluation sur les ministres et le gouvernement Sarko est sur le site européen mentionné plus haut. Cela s’appelle un RAPPORT DE SUIVI. Il est disponible, à lire et vous verrez que nul n’a besoin d’un cabinet de consultant mafieux ou presque pour savoir qui est bon ou non au gouvernement. L’idée c’est d’appliquer les instructions européennes et portugaises.

5/ Quelle crise de rire en lisant J.P. Gilles et Larrouturou hier dans Libé. Ils veulent blablabla des conférences entre socialistes pour relancer le débat européen. Cela faisait si peu de temps, de fait, que l’on n’avait pas eu « une commission d’études », une « commission d’enquête », etc. Un des arguments pour l’Europe lisbonnais est que « des quatre grandes économies mondiales : Chine, E.U., Japon, U.E., l’U.E est la seule (!!!!) a ne pas avoir de stratégie économique. On croit rêver :
A/ La Stratégie de Lisbonne, c’est quoi ? Le titre d’une tragédie de John Le Carré ?
B/ Les EU ont une Stratégie économique ?
C/ Vous êtes sûrs, les mecs, qu’elle en a une ?
D/Alors pourquoi cela va si mal aujourd’hui ? Pourquoi ces conneries de subprimes ? Qui cachent la forêt, d’ailleurs, ils ont bon dos, les subprimes. Vous appelez ça une stratégie économique, domestique ou internationale ?

Pascale MIR

 
ThomasLefebvre | Rapatrié
13H10 22/01/2008

On frole la schizophrenie: Pascale MIR alias Choco Mousse alias Alice répond "vous avez raison, chère Alice"... ?!?!

 
13H14 22/01/2008

On a le droit de rigoler un peu?

Ne vous fâchez pas, ce n'est pas parce que je vous fais savoir souvent que vous n'êtes pas au top côté droit européen et philosophie politique de l'Europe qu'il faut vous énerver comme ça.
Alors oui, Choco Mouss, Alice, Pascale Mir, c'est moi, et figurez vous q'il vous en manque un...! Et le blog perline2007 aussi.

Comme dirait Miles Davis : So What?

C'est le contenu qui compte, pas le contenant.

 
ThomasLefebvre | Rapatrié
13H18 22/01/2008

Rassurez-vous, il me faut plus que du trolling pour m'énerver...

 
11H10 17/01/2008

Le socialisme anglais n'a rien à voir avec le socialisme français. Le parti travailliste n'a rien a envier à l'UMP.

 
12H39 19/01/2008

C'est quoi CDG?

 
lioe | berlin
11H27 17/01/2008

Bonjour nicolas
TB est,comme vous le dites,un homme competent et je crois qu il l a demontre dans son pays.mais comment un homme qui a si peu fait pour l europe peut il en devenir le President.Comment un homme qui a une image detestable dans les pays arabo-musulmans et au Moyen- Orient en particulier, pourra-il apaiserau nom de Europe,les tensions qui y existent(israel-palestine,Irak...).Cela ne serait au regard de ces pays qu une provocation supplementaire.
L Europe doit se doter d un Eurpeen convaincu et d homme ayant une stature Internationale et non d un valet.

 
lougascoun | Ce monde est fou , je vous dis !
10H48 19/01/2008

Certes , il y faudra beaucoup d'envergure !
Mais pourquoi un homme ?
Mme MERKEL a une stature , qui , me semble-t-il convie,t parfaitement a ce poste

 
12H36 19/01/2008

Ah ouais, il n'y a qu'elle pour reprendre en choeur l'antienne des revisos allemands, mises en paroles dans les années 80 : "atrocités commises au nom de mon peuple et non par mon peuple".
Lisez donc si vous en avez le temps le discours prononcé par Merkel à la présidence de l'Ue le 17 janvier 2007 , relisez ses phrases qui sont un classique dans le révisonnisme allemand et vous verrez si vous avez toujours envie de Merkel. Lisez aussi son programme politique.

Lisez aussi le Passé Escamoté, un article de Thomas Schnabel, vous verrez si les Allemands ne semblent pas un peu trop accueillants pour des Visiteurs du passé.

Il y a aussi bien sûr la Tentation Allemande, de Yvonne Bollmann...

Vous regardez trop la télévuision, vous écoutez trop la radio;

De fait, il semble que personne n'ait relevé ses propos. Ou bien, s'ils ont été relevés, ces propos du 17 janvier 2007, on les a jugées trop dangereuses pour en informer les français.

 
nailuj | étudiant en Bavière
14H32 19/01/2008

FAUX! Lorsque l'on cite des propos, il faut savoir utiliser les guillemets à bon escient, chère Alice77. La citation exacte est:

"Il nous a fallu des siècles pour l'apprendre. Nous avons dû endurer des catastrophes sur le chemin de la tolérance. Nous nous sommes mutuellement persécutés et exterminés. Nous avons dévasté notre patrie. Nous avons mis en danger ce qui est pour nous sacré. La pire période de haine, de destruction et d'extermination n'est pas encore si loin dans la mémoire des hommes. Elle a été perpétrée au nom de mon peuple."
(http://www.eu2007.de/fr/News/Speeches_Interviews/January/Rede_Bundeskanz...)

Cet aveu marque au contraire l'exercice bien rodé du devoir de mémoire allemand, exercice dont les dirigeants français feraient bien de s'inspirer, en ce qui concerne Vichy, l'Algérie, et autres sombres tranches de notre histoire, plutôt que d'un révisionnisme que vous fantasmez, chère Alice77.

Edit: Hors sujet principal

 
CHOCO MOUSSE | ,merci de votre attention
12H39 22/01/2008

Pas du tout, je ne fantasme pas. C'est avant que je fantasmais, en m'imaginant que tout cela était terminé.
La France n'est pas à la pointe concernant la transparence et l'honnêteté, je suis bien d'accord avec vous, mais dommage pour Merkel, il est évident qu'une personne qui manie les mots, la réalité, avec dans le cerveau des heures d'études sur la physique quantique, et qui ment et qui joue au poker menteur comme tous les chefs d'état savent le faire, il est clair donc que cette personne en disant ces mots manipule la réalité. Les atrocités ont été commises PAR SON PEUPLE.
Vous parlez et lisez très certainement l'Allemand, vous êtes très certainement friand de culture allemande, je vous recommande donc l'excellent livre Le Passé Escamoté, avec un article de Thomas Schnabel, chez la Découverte. Cette phrase citée par moi, de Merkel, est le refrain des revisos allemands depuis les années 80.

Figurez vous par ailleurs que je cite cette phrase depuis très longtemps sur ce site, ainsi que d'autres de Joshua Fisher de la même teneur. Les textes in extenso sont sur mon blog, que je ne signale pas systématiquement. Les responsables de Rue89 le savent très bien, ils doivent penser que je radote, en un sens c'est vrai, le traumatisme en lisant ces phrases, certainement (je ne suis pas complètement remise et je n'ai pas comme vous peur de la vérité. Le blog s'appelle blog perline2007.
J'assume quant à moi le teneur de mes propos, j'endure le gouvernement français et ses saloperies, endurez le votre très cher. Le monde n'est pas juste.

Bien, cela mis à part, si vous voulez croire tout ce que l'on vous raconte à la télévision, à la radio, chez les propagandistes, libre à vous. Cher Bavarois, je ne bois pas de bière, donc je ne trinquerai pas avec vous,

 
ThomasLefebvre | Rapatrié
12H50 22/01/2008

Alice = Choco M?

 
nailuj | étudiant en Bavière
23H39 22/01/2008

(Hors sujet principal; nécessaire devoir de réponse dans lequel, ça me fait mal, mais je défends Merkel)

Alice77, CHOCO MOUSSE, ou comme vous voudrez, je persiste et signe: vous fantasmez!

Les atrocités ont été commises par les nazis, pas par le peuple allemand. Le peuple allemand était composé de nazis, mais aussi de résistants. Tout comme il y'avait le peuple français collaborationniste et maquisard en France; Qu'on me réponde que le peuple est indivisible, dans ce cas, la France n'a pas à se retrouver du côté des vainqueurs, puisqu'elle a déporté activement, en sachant ce qui se passait dans les camps.

Quant aux propos de Merkel, ils se réfèrent à l'idéologie nazie au nom de laquelle l'extermination de masse fut engendrée! Il s'agissait de tuer pour former le peuple allemand, comprendre à l'époque "aryen", "utopique", "lavé de toute contamination". Donc oui les atrocités ont bel et bien étaient commises au nom de ce peuple fantasmé.

Par contre il est certain que Merkel avance sur un terrain glissant. Par ses propos la chancelière tente de signifier que l'Allemagne a une responsabilité indéniable (Koehler, alors Président: "la responsabilité du génocide fait partie de l'identité allemande") mais pour laquelle le peuple allemand d'aujourd'hui n'a pas à s'excuser. Il en porte le souvenir, et c'est suffisant.

Chère Alice77 ou CHOCO MOUSSE, vous vous faites l'écho d'un primaire ressentiment anti-allemand, et je le regrette. En espérant vous amener à vous poser des questions sur votre raisonnement...Bien à vous.

 
12H56 22/01/2008

Juste une question, Alice: Comment juger, condamner et punir un peuple entier?

Et si on doit juger, condamner et punir le peuple allemand dans son entier, on prend lequel? tous ceux qui étaient vivants entre 1933 et 1945?

Ou bien tous ceux qui étaient majeurs ou le sont devenus dans la période? Ou bien tous ceux qui n'étaient pas juifs? ou tous ceux qui n'étaient pas communistes? pas homosexuels? pas malades mentaux?

Et si on arrive, comme je le crains, au fait qu'on ne peut juger, condamner et punir un peuple entier, on fait quoi? On ne juge, condamne et punit personne...

Vous trouveriez cela plus juste?

 
jmm65 | qualité ISO
18H52 17/01/2008

Un gars qui n'a jamais voulu de l'€uro serait, selon le désir royal de Sarkozy, Président de l'Europe???

Il faut vite qu'il arrête le viagra au Redbull...

 
12H38 19/01/2008

Il faut qu'on le vire. Il est dangereux.

Les psychos (serial killer, envoyeurs de courriers aux "stars" sont toujours jugés ultra-dangereux quand ils se réclament de Dieu. Ce sont les pires, tous les psys le savent, ils ont décroché d'eux-même, du raisonnement, du discernement, de l'intelligence. Sarko se réclame de Dieu, on est très mal barrés...

Je demande une nouvelle élection présidentielle. Je voterai Emmanuelli.

 
timmy | (écrivain public)
17H53 18/01/2008

Nicolas, mon petit, voilà quelques jours que j'observe vos interventions sur ce site. D'abord avec un certain amusement, sans doute dû à votre candide fraicheur de jeune militant, mais je dois dire qu'Amora, la déesse de la moutarde, commence tout doucement à me monter au nez.

Vous dites, je cite: "même étant socialiste, il a réussi à adapter un programme compatible pour le pays sans l'endetter ni le ruiner". Votre première erreur ici : confondre le socialisme à la française avec le parti travailliste anglais. Mettons ça sur le compte de votre inexpérience. Votre deuxième erreur, beaucoup plus grave puisqu'elle trouve sa source dans l'endoctrinement manifeste dont vous êtes la victime, consiste à penser (dur comme fer) que le socialisme conduit à la ruine et à l'endettement. J'aimerais beaucoup que vous argumentiez un petit peu vos propos, sources à l'appui, ça me donnera l'occasion de sourire à nouveau. Parce que là, je dois avouer que votre post me laisse réellement perplexe. Mais passons ...

Vous ne voyez personne d'autre que Blair pour briguer la fonction de président de l'Europe ? Vous ignorez peut être l'existence d'Angela Merkel, Romano Prodi, Francesco Rutelli ... En réalité, à vous lire, vous n'avez pas un seul argument pour soutenir Blair, et c'est normal, aucune personne dotée d'un minimum d'honnêteté intellectuelle ne pourrait soutenir Blair.

Et Sarkozy le fait pourtant. CQFD

 
CHOCO MOUSSE | ,merci de votre attention
12H48 22/01/2008

Vous les fêtez quand, vos 78 ans, cher Nicolas B., clown à Paris? C'est quand la Saint-Bardamu?

 
09H24 17/01/2008

Qui écoute peu, il faut voir, en pointillé on voit qu'il commence à s'inquiéter.

En tout cas vous avez raison Pierre Haski, la première réflexion qui m'est venue à propos de l'éventuelle candidature de Blair à la présidence de l'Europe c'est :

en quoi un Anglais dont le pays a choisi l'opting-out en matière de monnaie est-il représentatif de l'Union ?

 
14H45 17/01/2008

C'est dans la stratégie habituelle de notre président.
Quand Blair sera président, les anglais, vont peut-être rallier les idéos, la monnaie, et le jeu européen.
C'est le coup du cheval de Troie à l'envers.

 
juliettelucie | expat chez les tulipes, les moulins et l...
16H27 17/01/2008

Sauf que les britanniques sont trop farouchement eurosceptiques pour se faire avoir avec ça.

Une autre théorie fait son jeu en ce moment, qui vaut le coup d'être écoutée:
Sarkozy sait pertinnement que Tony Blair ne passera pas, puisque le reste des Etats membres en ont un peu marre de voir tous les efforts d'intégration freinés par les britanniques, alors leur filer le poste de Président.
Sachant ceci, Sarkozy pousse Tony Blair, pour ensuite, une fois qu'il sera rejeté, demander au moins un compromis qui lui plairait... et le tour est joué.

L'idée est bien développée ici: http://www.economist.com/blogs/certainideasofeurope/2008/01/blair_the_un...

 
18H24 17/01/2008

J'ai lu, c'est tordu comme même. Ce n'est plus la perfide Albion mais le perfide sarko, si cette théorie est bonne :-)

 
Awopbopaloobop_Alopbamboom | récalcitrant
12H56 22/01/2008

Vous allez trop loin, là, les garçons. Je me demande même si finalement il n'y a pas un avantage à avoir une GB sans Euro, sans Schengen. Ca fait un bouc émissaire... Ca donne l'idée qu'on est libre, en Europe... Ca nous donne un statut de normalité, de pertinence, de rationnalité, de bonne volonté pour l'amitié entre les peuples... On peut mettre nos problèmes sur le dos des Anglais... Ce sont les bad boys de l'Europe. Les faibles ont toujours besoin d'un plus bizarre que soi.

Et je suis d'avis qu'on devrait demander à Keith Richards ce qu'il en pense, de Blair.

 
Awopbopaloobop_Alopbamboom | récalcitrant
19H55 19/01/2008

J'adorerais que Blair soit le seul problème.

C'est l'Europe le problème.

 
FIL VERT | Directeur Financier
09H34 17/01/2008

Pour une fois je suis entièrement d'accord avec Edouard Baladur:il est inadmissible qu'un type qui ne joue pas le jeu de l'Europe et qui est en plus le caniche numéro un de Bush soit même proposé.
De plus le fait que sarko veuille le proposer est des plus cocasse...mais enfin tout ce qui se ressemble s'assemble!
Fil Vert
http://filvert.blog.lemonde.fr

 
10H03 17/01/2008

Si l'on souhaite une Europe Unie et indépendante vis à vis des Etats Unis, il faut choisir un homme qui incarne ces valeurs.
Tony Blair est à l'opposé !
D'abord sur une Europe unie, l'Angleterre ne fait pas partie de l'euro, elle dispose toujours d'un rabais qui lui évite de payer trop et bénéficie de nombreuses dérogations sur l'application du prochain traité.
Sur l'Europe indépendante, on ne pouvait choisir quelqu'un plus proche des USA ! Comment Tony Blair pourrait il être crédible quand il voudra faire entendre une voie différente des Etats Unis ?

Le seul avantage de M. Blair c'est son charisme qui ne peut qu'être bénéfique au poste.

 
lesailesbleues | artiste militant
10H05 17/01/2008

Quand on connait l'histoire qui à fait partir les états-uniens d'angleterre pour fonder 13 colonies, il est étonnant de voir que les rapports se sont bien inversés et que depuis Echelon et l'Irak, (faits les plus dégradants pour un européen à mon goût), l'Angleterre est belle et bien une base avancé états-unienne sur l'Europe. Depuis les denières vagues d'attentats à Londres, le rapprochement s'est non pas renforcé mais du moins mis à nu dans l'opinion publique.

Un dirigeant anglais n'est pas du tout de mon goût comme symbole de cette Europe libre et indépendante qui existe dans le monde.

Je reste convaincu qu'il existe tant de personnes compétentes en Europe (zone Shengen ET €uro) que cela révèle d'autant plus les intentions uniquement personnelles et intérieures NS (depuis les délirants propos sur la prédestination génétique, la confusion libertaire/libéral et l'homme-marchandise, je n'arrive pas à dire son nom sans me mettre en colère et j'aimerais passer une bonne journée.)

Du coup et comme de nombreuses fois depuis mai, nous sommes loin de la hauteur d'esprit et d'actes que j'attendais d'un président.

 
suzanneb | retraitée
21H37 17/01/2008

je dirais plutôt cherv ailes bleues (09h05 de ce jour) : "nous sommes loin de la hauteur d'esprit et d'actes que nous devrions espérer d'un président"... Je pense que dès l'adolescence on devrait dans tous collèges et les lycées, dispenser aux élèves des cours de morphologie... d'abord parce que c'est un moyen la morphologie de deviner les caractèristiques du tempérament, des ambitions, des qualités des personnes dont on étudie le visage et ainsi les électeurs et électrices éviteraient de se tromper à ce point sur ce qu'ils estimaient pouvoir attendre de cet homme dévoré d'ambition et miné lar les complexes et quoiqu'il en montre, par le fait de son inculture, qui n'a qu'une admiration : les hommes, qu'un mépris pour tous ceux qui n'en ont pas d'argent... donc qui ne peut avoir aucune hauteur d'esprit encore moins d'actes... Je ne comprends toujours pas que tant de français d'âge marqué ait pu se tromper à ce point sur ce personnage et se laisser ainsi avoir par ses discours qui étaient le reflet etles pensées d'un autre..c'est un perroquet qui a été élu, un très bon camelot... mais pas un personnage qui devrait représenter la France et la République... regardez-le et vous découvrirez que c'est un dangereux piranha (vu sa taille il ne peut-être un requin). Suzb.

 
10H21 17/01/2008

Dans la digne ligne de Sarko : choisir un has been se cherchant un job juteux pour sa retraite et le comble pour un poste qui demanderait avec l'élargissement de l'Union, un pro-Européen converti.
Et pour les deux compères BlingBling, voici la belle leçon de modestie des Slovènes dont il conviendrait de s'aligner en des temps aussi difficiles pour les classes modestes et moyennes :

Parlement européen / Slovénie
Une présidence sous forme d'exercice de modestie
C'est en toute modestie que Janez Jansa, Premier ministre de la Slovénie, a présenté aux eurodéputés les objectifs de la présidence de l'UE qu'assure Ljubljana depuis le début de l'année.

Ljubljana hérite du plus gros morceau : faire avancer les ratifications du traité de Lisbonne, mettre en oeuvre la stratégie européenne du « post-Kyoto » dans la lutte contre le réchauffement climatique, et la Slovénie sera en première ligne face à une crise que beaucoup redoutent, celle que pourrait déclencher l'indépendance du Kosovo.
Avec émotion, Janez Jansa, lui-même arrêté et jugé en 1986 pour « menées anti-yougoslaves », a rappelé l'histoire récente de son petit pays de deux millions d'habitants qui, il y a 17 ans encore, n'existait pas. Depuis, la Slovénie a cheminé sans bruit vers l'économie de marché, l'UE, l'euro et l'espace Schengen : « Ce que nous (les autres Européens, ndlr) avons fait en cinquante ans, vous l'avez accompli en dix ans », a lancé Joseph Daul, président du PPE, au Premier ministre slovène.

Le style Sarkozy ne passe pas
La Slovénie entend bien faire profiter l'Europe de son pragmatisme : « Notre présidence ne sera peut-être pas aussi grandiose que celle de la France, elle n'aura peut-être pas l'écho de la présidence allemande, peut-être notre administration n'a-t-elle pas la tradition d'excellence des Britanniques », a insisté non sans ironie Janez Jansa, « peut-être que nous commettrons quelques erreurs. Mais nous promettons de travailler de façon responsable et de nous concentrer sur la substance. Nous ne nous battrons pas pour être les vedettes, cela nous est égal, car nous savons très bien où nous étions encore il y a 20 ans... »
Une « pique » à l'adresse de la France qui, à l'irritation de nombreux eurodéputés, claironne déjà très fort sa présidence prévue en juillet ? « Je ne sais pas ce qui nous attend au second semestre », a commenté le chef du groupe socialiste Martin Schulz, « mais (avec Janez Jansa, ndlr) on a parlé politique et nous nous en réjouissons. C'est peut-être la première différence avec le deuxième semestre, le fait qu'on parle de politique et non de vie privée ». Quant au député du PS Bernard Poignant, il espère que la présidence slovène transmettra « le sens de l'humilité » au président de la République française.
Plus concrètement, Ljubljana se démarque déjà sur au moins deux points des visions françaises. La Slovénie poursuivra, selon le calendrier prévu, les négociations d'adhésion avec la Turquie et, comme l'Allemagne et de nombreux États, elle manifeste plus que de la réserve au projet d'« union euro-méditerranéenne » cher à Nicolas Sarkozy.
Mais d'autres problèmes concernant toute l'UE se posent directement à la présidence slovène. D'abord, la lutte contre le réchauffement climatique qui englobe, selon la Commission, une réduction de 20% dans tous les pays de l'UE des gaz à effet de serre, d'ici 20 ans. Toutes les capitales approuvent mais, Allemagne et France, renâclent sur les moyens à mettre en oeuvre et pourraient rejeter la première mouture du plan de la Commission qui sera arrêtée la semaine prochaine.

Le Kosovo ou
la crise qui menace

Et il y a l'avenir du Kosovo avec sa part d'imprévu lié à l'élection présidentielle serbe dont le premier tour aura lieu dimanche. A l'exception du candidat libéral très bas dans les sondages, les huit autres postulants sont tous hostiles à l'indépendance de la province albanophone, dont le président sortant Boris Tadic (modérément) et le nationaliste Tomislav Nikolic (farouchement) qui devraient s'affronter au second tour, le 3 février. Or Nikolic devrait profiter du report des voix de la plupart des candidats éliminés au premier tour...
L'Europe est face à un casse-tête car sans un accord au moins tacite de Belgrade, l'indépendance du Kosovo sera source de crise. Une crise qui, craint-on, pourrira la présidence slovène. Également la présidence française qui lui succédera.

Jean-Claude Kiefer
Édition DNA 17 jan. 2008

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Merci Monsieur Janez Jansa pour cette belle leçon.

 
23H02 17/01/2008

Dans les réunions européennes, et dans l'opinion européenne en général, les français sont perçus très négativement : imbus d'eux-même, incapables de parler correctement les langues étrangères, non-fiables.

 
12H46 19/01/2008

Vous parlez de ce discours là?
Ou du discours "culturel" c'est-à-dire "ultra religieux"? , de Jansa?
Citez vos sources, s'il vous plait, cher européen...
http://www.eu2008.si/fr/News_and_Documents/CFSP_Statements/index.html
19.12.2007

Déclaration de Janez Janša, Premier Ministre de la Slovénie, suite à la conférence des présidents du Parlement européen

Bonjour à tous et tout particulièrement à M. Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen. Sous sa direction, nous venons d'achever notre entretien avec la Conférence du Parlement européen, composée des présidents et chefs des groupes politiques qui constituent le Parlement européen.

La Présidence slovène se réjouit de la coopération avec le Parlement européen. Nous sommes conscients de l'importance de cette institution, particulièrement à la lumière du nouveau rôle que lui est conféré par le Traité de Lisbonne. Ce dernier a, notamment, renforcé le rôle du Parlement européen en tant que seul organe de l'UE à être élu au suffrage universel direct. Ses députés peuvent se prévaloir de leurs riches expériences et connaissances. Nous avons pu nous en rendre compte à l'occasion des entretiens que nous venons d'achever avec le Gouvernement slovène. Les députés nous ont soumis beaucoup de propositions qui méritent d'être examinées. Ensemble, nous avons et abordé les différents aspects des dossiers qui vont constituer les objectifs prioritaires de la Présidence slovène durant l'année à venir. Nous avons tout particulièrement concentré notre attention sur les thèmes qui nécessiteront davantage de coordination entre les institutions européennes. Il s'agit notamment du paquet climatique et énergétique et de la situation dans les Balkans occidentaux où une attention particulière sera accordée à la question du futur statut de Kosovo. Nous étions tous plus ou moins d'accord pour mettre l'accent sur ces thèmes importants.

La plupart des priorités de la Présidence slovène résulte des exigences et des défis qui en sont corollaires auxquels est et sera confrontée l'Union européenne actuellementet durant l'année à venir. Beaucoup de ces priorités sont partagées par plusieurs présidences. En outre, nous sommes conscients, en Slovénie, qu'une bonne coopération avec le Parlement européen implique de meilleurs résultats. Beaucoup de décisions importantes sont liées à la procédure de codécision à laquelle participe le Parlement européen. Ce dernier, notamment durant son présent mandat, a démontré qu'il était apte à relever ce défi et qu'il pourra assumer sans difficultés ce rôle renforcé que lui confère le nouveau Traité de Lisbonne.

Personnellement, j'envisage de présenter le programme de la Présidence slovène au Parlement européen le 16 janvier prochain, lors de la session plénière à Strasbourg. L'année prochaine, je rendrai compte des conclusions des deux Conseils européens des mois de mars et de juin; à la fin de notre mandat, lors de mon rapport sur les conclusions du Conseil de juin, je présenterai aussi le bilan de la Présidence slovène de l'UE qui s'étend sur une période de six mois.

En outre, la Slovénie apportera une réponse immédiate aux initiatives du Parlement européen, elle participera aux sessions plénières et à celles des organes de travail et mènera une politique de coopération la plus étroite possible avec les institutions européennes, considérant le Parlement européen comme le plus important de celles-ci.

M. Hans - Gert Poettering, le Président du Parlement européen, sera notre invité au début même de la Présidence slovène, le 8 janvier 2008. Ce jour-même, Ljubljana organisera la cérémonie d'inauguration de l'Année européenne du dialogue interculturel dont M. Poettering sera un des hôtes éminents. Le Parlement européen participe et participera aux activités intenses relatives à la réalisation de cet objectif prioritaire. En outre, durant la Présidence slovène, le Parlement européen organisera une série d'événements relatifs au renforcement du dialogue interculturel au sein de l'Union européenne mais aussi de celui entre les cultures de l'Union européenne et celles qui se trouvent dans notre voisinage proche ou lointain.

L'entretien que nous venons d'achever témoigne d'une volonté politique ferme de la part des deux parties d'entretenir une bonne coopération avec le Conseil de l'UE et le Conseil européen, d'une part, et avec le Parlement européen, d'autre part. La Slovénie se réjouit de cette coopération dans les six mois à venir, et nous sommes persuadés que grâce à nos efforts communs nous répondrons de manière satisfaisante aux défis qui nous attendent.

 
leconcombrevert | entier !
18H38 20/01/2008

Alice,

ce n'est pas pour vous contredire:

Il ne parle pas de dialogue "inter-cultuel" mais bien "inter-culturel", où voyez vous le coté "religieux" de la chose?

 
CHOCO MOUSSE | ,merci de votre attention
12H41 22/01/2008

C'est-à-dire que c'est bien le problème : pour Jansa, la culture, c'est la religion.

 
10H30 17/01/2008

Blair... président de l'Europe... autant enterrée de suite l'europe politique... enfin en même temps avec ce qu'il en reste...

http://marc.vasseur.over-blog.com/
(un chemin du oui au non...)

 
suzanneb | retraitée
21H46 17/01/2008

Bonsoir Marc (09h30, 17-01-08.
A monavis et je ne suis surement pas la seule à le penser même si on va parler "âge" : le suel homme vrai, honnête, lucide, constructif et respectueux de l'idéal européen que portaient ceux qui furent les crateurs de cette Europe qu'il souhaitait voir mieux se construire et s'épanouir c'est Jacques DELORS... On ne l'entend plus... Désespère-t-il donc à ce point des hommes et des femmes d'Europe et de son Parti pour ne plus tenter de les secouer et de désirer deles remettre face leurs responsabilités ? ^Suzb.

 
CHOCO MOUSSE | ,merci de votre attention
12H43 22/01/2008

Je serais tenté de vous retirer vos illusions.

Lisez sur cet homme, il a réussi à garder une aura mais un des grands designers de ce projet européen auquel on veut nous soumettre, c'est bien lui qui en a tracé les grandes lignes.

 
10H29 18/01/2008

D'ailleur c'est ce que les Français souhaitent à 53 %, rejeter l'Europe, les signes ne trompent pas, ce n'est aps la constitution qu'ils ont rejeté mais bien l'UE.
Et c'est bien la raison pour laquelle Sarkozy ne soumettra pas cette con stitution au referendum des Français, ce serait trop démocratique.
Soutenir Blair c'est un test supplémentaire de Sarkozy sur la stupidité des gens et voir jusqu'ou il peut aller avec eux; Sachant que nul n'ignore que la perfide Albion n'est europeenne que par intérêts perso.

 
10H39 17/01/2008

Je crains le pire pour l'Europe sociale avec un Blair à la tête. Encore des "reformes" qui ne seront que des évolutions régressives au profit de toujours les mêmes.

Le choix de Sarkozy n'est pas anodin, Blair et Sarkozy = politique de mirages.

J'espére que les citoyens européens sauront debusquer le truquage et ne tomberont pas dans le piège tendu par ces maîtres illusionnistes.

Nous avons besoin d'une Europe sociale qui mette comme idéal et but premier le bien-être et le respect de chaque citoyen, et non l'adoration du Veau d'Or. C'est une question de "politique de civilisation".

 
10H50 17/01/2008

l'europe toujours ...
Brouille tenace entre Merkel et Sarkozy

FRANCE-ALLEMAGNE. Passes d’armes sur l’euro, incompatibilité de caractère avec la chancelière, divergences d’intérêts : la relation franco-allemande souffre. Le style du président français, peu féru de culture germanique, aggrave la situation.

Sylvain Besson, Paris Jeudi 17 janvier 2008

«Je suis terrorisé, moi, à Berlin! Et à Francfort aussi!» Cette citation de Nicolas Sarkozy, tirée d’un livre publié l’an dernier*, donne une idée du gouffre mental qui sépare aujourd’hui le président français des dirigeants allemands. Depuis son élection en mai dernier, une dizaine de dossiers conflictuels se sont accumulés entre Paris et Berlin. Les liens entre les deux capitales n’ont jamais semblé aussi distendus depuis l’an 2000, lorsque la mauvaise humeur entre Gerhard Schröder et Jacques Chirac avait empoisonné le sommet européen de Nice.

Euro, infirmières bulgares...

Au premier rang des questions qui fâchent, l’euro. Mardi, Angela Merkel a sèchement écarté l’idée française de réunir un sommet des Etats utilisant la monnaie unique. Elle a aussi défendu la Banque centrale européenne (BCE), critiquée par la France en raison du niveau jugé trop élevé de l’euro. L’Allemagne, dont les entreprises ont largement délocalisé leurs processus de production hors de la zone euro, profite de sa force, alors que les exportations françaises souffrent.

Les attaques de Paris contre la BCE provoquent une forme d’exaspération à Berlin. «L’Allemagne ne comprend pas. Elle considère que ce débat est inutile, souligne Wolfram Vogel, représentant à Paris de l’Institut franco-allemand. Toutes les décisions concernant les statuts de la BCE doivent être prises à l’unanimité. Donc il ne sert à rien de taper dessus.»

Déjà, en juillet dernier, les responsables allemands avaient jugé déplacée l’intrusion de Nicolas Sarkozy dans une réunion des ministres européens des Finances. Et ils ont peu apprécié qu’il s’approprie la libération des infirmières bulgares détenues en Libye, ou la signature du traité européen simplifié.

Ces frictions récurrentes recouvrent un malentendu plus large. «Pour les Français, l’Allemagne est un pays lointain et étrange, rappelle Bruno Le Maire, député de droite à l’Assemblée nationale et fin connaisseur des relations entre les deux pays. Or, Nicolas Sarkozy n’a pas été élevé dans la culture franco-allemande. Il ne connaît pas l’Allemagne. Quand il s’adresse aux Allemands, ils ne sont pas sur la même longueur d’onde.» Peu intéressé, voire glacé par l’Europe du Nord, le président n’a d’yeux que pour son projet d’Union méditerranéenne, dont Berlin se méfie.

Le problème est aggravé par l’absence, dans l’entourage du chef de l’Etat, d’un spécialiste du voisin germanique. «Personne à l’Elysée n’a un grand intérêt pour l’Allemagne, c’est un vrai souci», expliquent des connaisseurs du dossier.

«Honeymoon»

A ce contexte d’incompréhension mutuelle s’ajoute la mésentente entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Le 6 décembre dernier, alors que le président français l’appelait à plusieurs reprises «Angela», celle-ci a obstinément refusé de lui donner du «Nicolas». Six jours plus tard, rebelote au sommet européen de Lisbonne : Nicolas Sarkozy lance un «honeymoon [ndlr : lune de miel], Angela?» accueilli d’un air pincé par la chancelière. «C’était pathétique», commente un observateur.

Angela Merkel est austère et discrète, Nicolas Sarkozy médiatique et exubérant. Leurs visions de l’Etat s’opposent : la première s’en méfie, le second y voit le levier central de son volontarisme. Ces approches opposées ne facilitent pas le règlement des contentieux économiques entre les deux pays : remise en cause de la présence de Siemens dans le capital du constructeur nucléaire Areva, antagonismes nationaux au sein d’EADS, mesures antipollution de la France, qui pénalisent les constructeurs automobiles allemands.

En 1995, puis en 2000, les relations franco-allemandes avaient déjà connu des turbulences. Elles avaient fini par être surmontées. «Là différence, aujourd’hui, c’est que l’Allemagne a changé, estime Bruno Le Maire. Son ambition est clairement de faire la course en tête au sein de l’Union européenne.» Ce qui n’a pas empêché Angela Merkel de se dire, mardi, «très optimiste pour la suite de la collaboration avec la France». Collaboration : Yves Petignat, Berlin

* L’aube, le soir ou la nuit, Yasmina Reza, Flammarion, 2007.

De : le temps suisse
jeudi 17 janvier 2008

 
10H51 17/01/2008

La présidence de l’UE critique l’idée de Sarkozy
La présidence de l’UE critique l’idée de Sarkozy Mis en ligne le 17/01/2008

La Slovénie voit dans l’Union de la Méditerranée une concurrence néfaste. Le Premier ministre slovène, Janez Jansa, dont le pays préside pour six mois l’Union européenne, a sévèrement critiqué mercredi le projet d’Union de la Méditerranée cher à Nicolas Sarkozy qui entend faire avancer ce dossier sous présidence française, au deuxième semestre 2008. "Nous n’avons pas besoin d’une duplication des institutions ou d’institutions qui entreraient en concurrence avec l’Union européenne, des institutions qui concerneraient une partie de l’UE et une partie de ses voisins", a-t-il déclaré à Strasbourg devant le Parlement européen.

Janez Jansa, qui présentait aux eurodéputés les priorités de la présidence slovène, a estimé qu’il fallait en revanche renforcer Euromed et le "processus de Barcelone". Lancé en 1995, ce processus de dialogue et de coopération entre les deux rives de la Méditerranée a jusqu’ici déçu les attentes de part et d’autre. "L’Union européenne est un tout, une entité propre, et ce n’est qu’en tant que telle qu’elle peut contribuer à assurer la paix, la stabilité et la prospérité parmi nos voisins et au-delà", a ajouté Janez Jansa. L’Union de la Méditerranée, un projet aux contours encore flous développé par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, se traduira par un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement les 13 et 14 juillet à Paris, alors que la France assumera la présidence de l’UE. La chancelière allemande Angela Merkel a déjà exprimé ses craintes vis-à-vis du projet du président français en estimant qu’il était de nature à diviser l’Europe. (Reuters)

De : libre belgique
jeudi 17 janvier 2008

 
12H05 17/01/2008

Pourtant Bockel est bien au courant de ce qui se passe en Allemagne, mais en bon enfant obéissant, on ne contrarie pas le patron : il avait tant rêvé de ce maroquin ministériel.

Enfin les bourdes s'accumulent et les conseillers com de l'Elysée semblent bien sur leurs gardes ces dernières semaines. Et quand on voit Martinon parler aux jeunes en disant : si vos vieux vous gonflent..., on a compris le niveau (http://www.dailymotion.com/relevance/search/Martinon/video/x3gvse_david-...). Passe pour gonfler, mais si un seul epmployé de maison de retraite disait cela à une personne âgée, il se ferait virer. Enfin il pensait peut-être au fils Sarkozy qui l'accompagne dans son parachutage à Neuilly.
Les limites de la com sont atteintes et on cherche désespérement à renverser la vapeur.

 
23H03 17/01/2008

avec des guignols de ce calibre, elle va être belle la présidence française de l'union européenne, dans la deuxième moitié de 2008.

 
15H07 17/01/2008

peut-on m'expliquer pourquoi ce papier sur les relations franco-allemandes en europe a été refermé, alors que l'axe franco-allemand est essentiel?
Merci!