Laura a 19 ans. Le jour, elle est étudiante. La nuit, ponctuellement, elle se prostitue. En plus de ses vingt heures de cours, elle travaille quinze heures par semaine dans une boite de télémarketing. Entre les factures, le loyer, les transports… elle n'arrive pas à joindre les deux bouts pour financer ses études.
Laura se situe dans la « fourchette fatale » : ses parents ne sont pas assez » pauvres » pour qu'elle bénéficie d'une bourse, mais pas assez » riches » pour pouvoir la soutenir financièrement. Lorsqu'elle se rend au Crous pour y trouver une aide, on l'oriente vers les Restos du cœur. Mais Laura ne » veut pas voler la place des gens qui n'ont plus rien » , explique-t-elle à Rue89.
Ambitieuse, en quête d'accomplissement professionnel, Laura tombe dans la spirale du sexe tarifé pour financer sa vie étudiante. » Dès le moment où l'on répond à une annonce, on est déjà dans l'engrenage » , retrace-t-elle aujourd'hui. A travers un témoignage brut et poignant, elle raconte sa plongée dans le milieu de la prostitution via Internet dans son livre » Mes chères études » , qui paraît ce jeudi. On y lit notamment :
» Pas de fric, des factures qui m'en réclament, un appart à payer. (…) Jamais un rond dans les poches, obligée de frauder les transports, une vie vaguement insupportable. Incommodante parfois, souvent embarrassante au moment de la note, mais on s'y fait. Je me dis que les « massages » me permettraient aisément le luxe de pouvoir choisir. Je ne réalise pas que c'est précisément tout l'inverse qui est en train de se produire : je n'aurai plus jamais le choix. »
Pour une heure, Laura gagne entre 100 et 150 euros. Une rémunération alléchante qui la plonge dans le vice de » l'argent rapide mais pas facile » .
Internet, une protection illusoire
En quelques clics sur la toile, Laura s'improvise » escort girl » :
» Je me sentais protégée derrière l'écran mais c'était un leurre, car au rendez-vous, j'étais toute seule et personne ne pouvait m'aider. »
C'est en lisant une annonce sur Internet que Laura s'est laissée entraîner dans les rouages de la prostitution : » Jeune homme de 50 ans recherche masseuse occasionnelle. Etudiantes bienvenues. » Au premier rendez-vous, le client lui lâche 250 euros. Pour Eva Clouet, auteure du livre » La prostitution à l'heure des nouvelles technologies de communication » , » l'interface avec l'écran représente une protection illusoire » :
» La première raison pour laquelle les étudiantes se prostituent reste le besoin d'argent. Ce sont des personnes issues de la classe moyenne. Les deux parents travaillent mais ne peuvent pas toujours financer les études de leurs enfants. »
Plus qu'une nécessité financière, la prostitution représente pour certaines d'entre elles un moyen de sortir du carcan familial, à travers lequel elles ont reçu une éducation sexuelle très cadrée :
» Elles ont souvent souffert de ces interdits inculqués à l'adolescence. Pour rompre avec la morale familiale, la prostitution est la réponse forte à une société normalisante et contraignante. »
Et d'ajouter que » la prostitution n'est pas seulement une affaire de femmes, certains hommes se prostituent pour financer leurs études mais ils restent relativement minoritaires » .
Paupérisation du public étudiant
Le témoignage de Laura n'est pas un cas isolé et révèle un réel malaise de société : la précarité étudiante. En 2006, le syndicat SUD-Etudiants estimait à 40000 le nombre de prostitués étudiants. Un chiffre publié pour attirer l'attention du gouvernement sur les conditions de vie étudiante, au moment de la loi sur l'égalité des chances. Mais cette approximation est à nuancer puisque aucune étude statistique n'a encore été menée.
Alors que les dépenses obligatoires ont connu une hausse de 23%, les bourses universitaires et allocations logement n'ont, elles, augmenté que de 10%. Financer ses dépenses étudiantes devient dans ce contexte de plus en plus complexe : 100 000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté (environ 650 euros par mois).
Pour Eva Clouet, » la prostitution étudiante met en avant l'inégalité des chances pour réussir à l'université. Les réponses des pouvoirs publics ne sont pas adéquates » , lâche t-elle, un brin amère.
» Il faut arrêter de fermer les yeux sur un sujet tabou. Si certains disent que c'est un phénomène marginal, je pense au contraire que la prostitution étudiante ne fait que s'amplifier » , regrette Laura. Aujourd'hui, elle ne se prostitue plus mais refuse de s'avancer pour l'avenir.
► « La prostitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de communication », d'Eva Clouet (Max Milo éditions)
► « Mes chères études. Etudiante, 19 ans, job alimentaire : prostituée », de Laura D. (Max Milo éditions)




















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De Hétérodoxe
21H15 | 16/01/2008 |
En lisant les commentaires, j'ai décidé de m'inscrire pour pouvoir réagir.
La majorité des réactions sont des réactions émotives sans analyse.
Laura se prostitue, d'accord. Mais déjà, elle SE prostitue. Personne ne lui a mis de couteau sous la gorge pour le faire.
Ensuite, il est noté dans l'article qu'elle est ambitieuse. Vous plaignez une demoiselle qui est susceptible de devenir votre pire cauchemar. L'ambition féminine, comme masculine, mène à : Sarkozy, Le Pen, Dati, Parisot, pour ne signaler que les pires.
Enfin, il faudrait surtout penser à tous les étudiants masculins qui n'ont pas la possibilité sociale de se prostituer. Ils font comment, eux, pour financer leurs études ? ? ?
Cette attitude qui veut qu'on plaigne celui qui s'en sort est lamentable. Si Laura veut vendre son cul pour arriver à ses fins, qu'elle le fasse … mais qu'elle l'assume. Ce n'est pas une victime ! !
Il se passe la même chose dans les cités : les nanas se font siffler par la police (ce qui reste grossier) pendant que leur frères se font matraquer. Et on plaint encore une fois celles dont le sort est le moins mauvais … en n'oubliant pas de faire des garçons des délinquants.
à Hétérodoxe
De Lucius Sergius
28239
Citoyen | 00H12 | 17/01/2008 |
« Laura se prostitue, d'accord. Mais déjà, elle SE prostitue. Personne ne lui a mis de couteau sous la gorge pour le faire. »
Ouaip, c'est un peu comme les ch'tites nouvrières de certains coins du Tiers Monde ou celles d'il y a quelques générations dans certaines contrées de notre beau pays à la sortie de l'usine ou avec les contremaitres pour garder leur taf (remember Zola) : personne ne les a jamais forcées à compléter leurs revenus pour survivre. Bien sûr…
Ces filles du peuple n'ont jamais été des victimes, ces souillons ont simplement toujours eu le vice au corps et n'ont jamais été assez courageuse pour aller travailler plus histoire de gagner plus, ce n'est pas ça ? …
Je ne pense pas que ce soit le fond de votre pensée.
Il faut peut-être arrêter, comme par un réflexe dû à l'emprise de la propagande actuelle, de trouver des circonstances atténuantes à la grossièreté de la vie qu'on impose sous couvert de fatalité « parce qu'on ne peut pas faire autrement », « parce que les caisses sont vides », etc…
Le politiquement correct qui consiste à considérer qu'ici ce n'est pas si mal, en tout cas mieux qu'ailleurs, qu'il ne faut pas critiquer et que ceux qui s'y trouvent mal l'ont bien cherché, ça devient franchement un peu court, et franchement lourd…
Nous sommes encore dans l'un des pays les plus riches du monde, et que certaines soient amener à se vendre non par goût du métier mais simplement pour vivre, (le bouquin qui sort semble n'être qu'un témoignage du phénomène dans le monde étudiant, à ne prendre que comme tel avec ses défauts ou qualités), alors que d'autres, chefs ineptes d'un sinistre orchestre, se gavent éhontément toujours plus sans pouvoir justifier du moindre réel effort ou résultat, n'est pas une pécadille à évacuer sous prétexte de promo trop soignée. C'est simplement lamentable, révoltant, inacceptable.
Et l'émotion n'exclut pas l'analyse.
Delenda Carthago.
A+
à Hétérodoxe
De VyGER
Ingénieur informaticien | 01H06 | 17/01/2008 |
> La majorité des réactions sont des réactions émotives sans analyse.
Pourquoi faire pire alors ? Surtout qu'à ce niveau ce n'est plus de l'émotif, c'est de l'épidermique : « Si Laura veut vendre son cul pour arriver à ses fins, qu'elle le fasse … mais qu'elle l'assume. Ce n'est pas une victime ! ! »
Cela dit, il ne fallait pas s'attendre à une analyse alors que vous aviez bien précisé que c'était une réaction :
« En lisant les commentaires, j'ai décidé de m'inscrire pour pouvoir réagir. »
http://blog.paven.fr/
De Polos
21H16 | 16/01/2008 |
Je voudrait juste dire que ça me fait bien rire, c'est truc de Sud ou de l'UNEf qui demande à ce qu'un étudiant ait 600€ par mois. C'est du n'importe quoi. Perso, je travaille juste le mercredi aprés midi dans une école primaire, ça fait 180€ par mois pour 4 h de travaille par semaine, plus 200€ d'APL, et juste avec ça, je m'en sort trés bien. Pour payé moin chér sont appart, il suffit de ce mettre en coloc, du coup les facture et la boufe revienne moins cher. Pour les transport, un vélo coute 80€, et ensuite il dure toute les études. C'est sur que si on veut allé en soirée étudiant, en boite, fumé des clopes et mangé a mc do 4 fois par semaine, on peut pas s'en sortir, mais, la situation d'étudiant est une situation qui n'est pas faite pour durer non plus toute la vie. Il suffit de ce séré un peut la ceinture, de ne pas s'habillé avec du Pradha, et c'est bon. (j'arrive même à économisé de l'argent).
A mon avis, le + gros problème de ses étudiants , c'est qu'ils sont complétement dans la société de consomation et voudrais avoir un « pouvoir d'acha » au même titre qu'un travailleur, c'est du n'importe quoi.
à Polos
De antilopours
eboueur lyon | 21H52 | 16/01/2008 |
à mon avis tu n'es pas étudiant en français ! !
à Polos
De papy55
prof. en province | 21H59 | 16/01/2008 |
Si j'ai bien compris, vous avez 380€ mensuels pour vivre votre vie d'étudiant, à mon avis vous n'avez pas beaucoup analysé votre situation financière réelle, vous devez oublier quelques « apports », vous dites vous en sortir et tant mieux !
J'ai cependant quelques doutes, j'ai 2 fils étudiants (en province dans 2 villes différentes et loin du domicile familial ! ), je sais ce que je dois débourser chaque mois pour leur assurer une vie décente, (et ils travaillent pendant les vacances d'été..), évitez donc une certaine forme de désinformation !
En ce qui concerne l'article, il me paraît particulièrement racoleur et semble plus promotionnel qu'utile à la cause étudiante !
à papy55
De papy55
prof. en province | 12H37 | 17/01/2008 |
je complète mon commentaire à destination de « polos » :
vous parlez de colocation et notamment d'APL, il me semble à ce sujet que l'APL n'est versé qu'à l'un des colocataires, alors votre démonstration me semble encore plus douteuse….. !
à Polos
De le touzo
23H45 | 16/01/2008 |
C'est une blague ! Tu dis qu'avec moins de 400 euros tu dors, mange, t'habille, téléphone, paie ta scolarité, tes bouquins etc… en France ! le « n'importe quoi » ( comme tu dis ) ne se situerait t'il pas de ton côté ?
à Polos
De VyGER
Ingénieur informaticien | 01H37 | 17/01/2008 |
Mêmes remarques que antilopours, papy55 et le touzo. A vue de nez ça ne tient pas debout.
Déjà à mon époque l'aide Personnalisé au Logement on ne le touchait pas : il était versé directement au bailleur et arrivait comme réduction du loyer. Donc les 200€ ne peuvent pas compter comme des ressources.
D'autre part j'ai fait quelques simulations sur le site de la CAF et le montant de l'APL ne dépasse pas la moitier du loyer.
Exemple :
- Studio meublé dans Paris, a 500€/mois, en colocation, aucuns revenus, étudiants non boursier -> APL de 110€.
- Studio non meublé dans Paris, a 500€/mois, seul, aucuns revenus, étudiants non boursier -> APL de 197€.
Apparemment, le nombre de colocataires ne rentre pas en compte. Alors si on tasse assez de colocataires dans un appartement, il y a probablement moyen d'avoir une APL couvrant la majorité du loyer. Mais il faut vraiment tasser, c'est à dire avoir plus de colocataire que de pièces.
à VyGER
De wiltordu
Jeune ingénieur à valenciennes | 09H22 | 17/01/2008 |
Je suis d'accord avec polos. Il faut savoir mettre ses priorités au bon endroit.
à VyGER
De Atalante
Illusionnée | 10H17 | 17/01/2008 |
Même en tassant, les APL ne peuvent pas couvrir la majorité du loyer car elles sont calculées sur la part de loyer de chacun : exemple concret : je vis en colocation dans un 30 m2 dans une ville de province où le m2 vaut de l'or, le loyer total= 820 euros, donc chaque coloc paie 410 euros : les APL sont, pour moi, de 124 euros, parce que je bénéficie d'une bourse et suis donc considerée comme plus « précaire » que ma colocataire qui, non boursière, touche 77 euros d'APL : vous voyez qu'on est loin de couvrir le loyer, même en multipliant les colocataires.
à Polos
De Carolina
16H40 | 17/01/2008 |
Tu paies ton loyer ET ta bouffe avec 380 € par mois ? Faut nous dire où tu vis…
Quand j'étais étudiante, j'étais en résidence universitaire et je payais 380 €/mois pour ma chambre. Non boursière, j'avais 80 €/mois d'APL. Mon stage en alternance me garantissait 600 €/mois.
Le calcul est vite fait : quand il faut payer le loyer, le téléphone, Internet (qui était indispensable pour mes études), la carte Imagine'R, les bouquins, la nourriture (on peut ne pas fumer et ne pas sortir en boîte, il faut manger quand même… pour moi c'était Resto U ou je cuisinais moi-même, avec des produits premier prix), on a tout de même du mal à joindre les deux bouts. Sans compter les dépenses extraordinaires, comme les frais d'inscription, la sécu…
à Polos
De spidey
17H31 | 17/01/2008 |
Juste pour répondre à Polos ! !
Que tu arrives à vivre avec 380 euros par mois j'ai déjà des doutes mais que tu sois étudiant je n'y crois pas une seule seconde. Nous sommes censés apprendre à écrire à l'école primaire ! !
à Polos
De Marie-France
Toujours ailleurs | 18H51 | 17/01/2008 |
en comptant tes fautes d'orthographe, je doute sérieusement que tu sois étudiant !
à Polos
De Tibokaya
Jeune flegmaticien mayennais | 20H39 | 17/01/2008 |
Cela fait longtemps que je n'ai pas réagi, mais un post comme celui-ci me fait hurler !
Ce n'est pas parce que tu t'en sors « très bien » avec 350€ par mois en mettant de côté, que tu dois vouloir la même chose pour les autres. Je ne sais pas où tu habites, mais vivre en banlieue sud parce que les loyers parisiens sont trop chers, et aller en vélo tous les matins en cours à une des portes du nord de Paris (ou l'inverse), ce n'est pas forcément vivable.
Pour cette fille qui vend son corps pour payer ses factures, s'entendre dire qu'on n'a qu'à pas convoiter Prada, c'est à chialer… Vend-on son corps avec plaisir pour se payer une nouvelle paire de chaussures ?
Votre post ne m'inspire vraiment que du mépris, et j'en suis désolé.
Achefkalement,
à Polos
De Florence13
Etudiante en master | 21H37 | 17/01/2008 |
@ Polos.
Moi même étudiante, je connais assez les réalités financières de cette situation. et sachez tout de même que pour avoir une cage à lapin à Aix en Provence (c'est à dire une cave amménagée en appartement), d'a peu prés 15 m2, il vous faudra débourser la somme de 450 euros par mois. Avec ce que vous percevez, je ne crois que vous arriveriez à vous offir le luxe d'un loyer, ainsi que la nourriture, les transports, les frais de scolarité, l'achat des livres…
La réalité c'est qu'aujourd'hui c'est un luxe d'être étudiant…
De Chou marin
kiné | 21H41 | 16/01/2008 |
Le fait qu'elle se prostitue c'est un autre débat et franchement c'est rien de nouveau. C'est bien d'en parler en revanche pour attirer l'attention sur la situation des étudiants dans la « fourchette fatale ». On sait que les restos du coeur voient beaucoup d'étudiants, il faut aussi que l'on discute des solutions que l'on peut apporter à ceux pour qui ce n'est pas une option suffisante ou acceptable. Aux pays-bas par exemple, il est possible pour les étudiants d'emprunter à conditions avantageuses la différence entre ce qu'ils touchent et le maximum versable. Depuis cette année, il existe aussi un prêt qui peut couvrir les frais de scolarité jusqu'à hauteur de 7700 euros par an. Ce qui est intéressant à savoir c'est que si, pour raisons diverses, on ne gagne pas sa vie après son diplôme, on ne rembourse rien.
Vu de là-bas les discussions pour ou contre la loi Pécresse semblent un peu passer à coté de choses plus essentielles, comme celles que cet article vient illustrer. Enfin ça aussi, c'est juste mon avis.
à Chou marin
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H40 | 16/01/2008 |
La loi Pécresse, ou LRU, n'a en aucun cas l'objectif d'améliorer, financièrement ou autre, la condition estudiantine. C'est une réforme administrative, visant à donner de « l'autonomie » aux facs, et de cette façon à désengager l'Etat de l'éducation nationale (Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, s'était d'ailleurs félicité de ce désengagement financier de l'Etat, permettant à Sciences-Po de bénéficier de quelques ristournes fiscales - merci Rue 89 ! http://www.rue89.com/2007/11/08/une-illustration-des-perils-de-la-loi-su…)
Ce n'est que pour essayer d'amadouer le mouvement étudiant, farouchement opposé à cette réforme qui vide la recherche et l'enseignement de sa substance (cf. dossier de Rue 89 sur la loi LRU et http://www.lautrecampagne.org/), que la ministre Pécresse a daigné balancé quelques promesses au sujet de la situation financière des étudiants (en gros, on vous lâche un peu de thunes, et vous fermez la gueule sur les enjeux administratifs & politiques ! ).
Je ne pense pas que l'un ou l'autre de ces aspects soit plus essentiel que l'autre. Ils sont également tristes… Du moins, voilà une illustration s'il en faut pour montrer qu'une grande partie des étudiants connait très bien le monde du travail…
De la rue aux stages (« travail déguisé ») dans les boîtes marketing & com, du Mc Do aux centres d'appel… Une (faible) bourse pour ceux qui arrivent à l'avoir, mais qui s'arrête dès qu'on entre dans le 3e cycle (après Bac+3 donc), c'est-à-dire au moment où on a vraiment besoin de se concentrer sur ses études… Un RMI, mais qui commence à 25 ans, et à condition de ne pas se déclarer « étudiant »… Un coup d'APL, pour financer l'augmentation des loyers, sur Paris & ailleurs, et remplir la bourse des gentils propriétaires… Ooh ! ! ! mais c'est vrai… les études ca dure pas longtemps, suffit de se serrer la ceinture (ou d'apprendre par coeur « Comment cuisiner de 1 001 manières trois patates ensemble, et que ça dure la semaine ? »)…
De jissé
Ingé retraité | 21H29 | 16/01/2008 |
Je sens que je vais « déplaire ».
Mais, quand il s'agit de survivre, qu'est-ce qui est le plus DESHONORANT : Vendre - pardon, louer- ses charmes ou vendre son honneur et/ou ses promesses-engagements passés, au plus offrant, comme TOUS nos politiques de l'actuel gouvernement « d'ouverture »..
De « koukouche » en Fadela, voir Cavadda .. d'accord, ça leur rapporte plus ..
Et c'est bien dommage ..
à jissé
De brogilo
in angulo | 10H32 | 18/01/2008 |
« Je sens que je vais déplaire »
Non-non Jissé, moi ça me va très bien. La prostitution est effectivement un mot à tiroirs.
Il m'arrive de penser à cette histoire que vous nous contâtes sur un bouton malencontreusement pressé…
Vous m'avez bien fait marrer.
Salut.
De idyllique
21H30 | 16/01/2008 |
Et dire qu'on se réjouit dans les médias d'avoir le meilleur taux de procréation d'Europe et aussi le plus fort de chômeurs de moins de 25 ans !
Des enfant pour en faire quoi ? Ils sont trop nombreux à batailler même pour trouver un job d'appoint !
Combien a-t-elle de frères et soeurs subventionnés par l'Etat (politique nataliste et sociale) ?
Née du mère célibataire qui croyait naïvement que les allocations and Co suffiraient à leur train de vie ?
Moins d'enfants, m
Alors un conseil à donner à ceux en âge de procréer :
La planète souffre de surpopulation, les 3/4 sont pauvres, ne contribuez pas à la prolifération anarchique de la misère humaine ! !
Faites peu d'enfants et si vous décidez de vous reproduire faites-le à condition de pouvoir bien les élever et constituer une épargne dès la naissance pour leurs études supérieures !
Ah oui, un dernier truc, bébé deviendra vieux et il coûtera encore plus cher à la société !
à idyllique
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H41 | 16/01/2008 |
Dommage que les parents de Malthus n'aient pas eu la même réflexion.
Heureusement pour nous, la « science » a progressé depuis… mais elle tarde à communiquer à tous ses résultats « idylliques »…
De DIOPZO
21H31 | 16/01/2008 |
Peut-être qu'elle y a pris du plaisir, Laura, le plaisir du travail bien fait, bien sûr !
On ne sait pas tout et on ne le saura jamais. L'important c'est toujours de paraître au yeux des autres sous le masque de la vertu.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 21H33 | 16/01/2008 |
« En 2006, le syndicat SUD-étudiants estimait à 40000 le nombre de prostitués étudiants. Un chiffre publié pour attirer l'attention du gouvernement sur les conditions de vie étudiante, au moment de la loi sur l'égalité des chances. Mais cette approximation est à nuancer puisque aucune étude statistique n'a encore été menée. »
Euh, comment SUD peut-il publier un chiffre sans…aucune étude statistique ?
Enfin bref, il faut aussi lire King Kong Theorie de la géniale Virginie Despente qui pousse un peu plus loin l'analyse de la prostitution.
à ThomasLefebvre
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H45 | 16/01/2008 |
Il s'agit d'une estimation du syndicat SUD, qui voit un certain nombre de personnes dans cette situation leur demandait conseil.
Aucune étude statistique veut dire, je présume, que l'INSEE n'a jamais considéré le phénomène comme digne d'analyse.
Le phénomène est de toute façon difficile à évaluer pour des raisons multiples & évidentes.
De chriss
21H48 | 16/01/2008 |
Bonsoir,
Ce n'est pas nouveau, aprés mai 68 « faites l'Amour pas la guerre “ on parlait de cela dans le milieu étudiant, il faut bien que le corps éxulte disait le Poète…, ce n'est que du sexe aprés tout, on peut commencer par l'agréable et y joindre l'utile, que celle ou celui qui n'a pas fauté une seule fois dans sa jeunesse ou dans sa vie lève le doigt ?
Le problème c'est le piège de la prostitution les réseaux mafieux, la violence, l'humiliation, la déchéance… C'est surtout cela qui est dangereux pour ces jeunes.
Aprés qu'elle raconte sa souffrance et ses problèmes de conscience, souvent vis à vis de ses proches et que ça interresse d'autres personnes, je ne vois pas le mal…
Souhaitons lui que les ventes de son livre lui fasse une vie moins difficile et qu'elle trouve enfin le chemin du bonheur…
C'est surtout les politiques qui laissent dans le désarroi ces étudiants qu'il faut dénoncer, et à propos de ‘prostitution’ en ce moment on est servi dans ce milieu…
De toto89
21H56 | 16/01/2008 |
« Laura tombe dans la spirale du sexe tarifé pour financer sa vie étudiante »
Ca me fait bien rire ça.
Elle ne TOMBE pas.Elle y PLONGE !
Car c'est bien elle qui est allée chercher ce « job » dans les annonces, et pas les annonceurs qui l'ont trouvée ! !
De plus ceux qui la défendent ici feraient bien de se rendre compte qu'elle n'en a rien à faire d'eux, ni des autres étudiants en galère (seul son nombril l'interesse) alors qu'elle sera effectivement peut être demain leur pire cauchemar, si ses études « ambitieuses » se réalisent (elle est comme ça la société, les esclaves deviennent bourreaux)
Cette fille a vraiment peu de courage et d'honneur. Je connais des étudiants qui bossent comme des fous pour y arriver (également à Paris), et on ne parle pas d'eux bien sûr. Cet article leur fait injure et je suis déçu de voir rue89 TOMBER (cette fois c'est le terme) dans du journalisme de caniveau qu'on pourrait trouver dans la « presse poubelle » gratuite (par exemple)
Mon propos n'est pas de dire que cette fille n'a que ce qu'elle mérite - alors qu'aucun gouvernement ne fait réellement ce qu'il faut contre la VRAIE prostitution et ses scandaleux circuits - mais si elle était si malheureuse que ça elle serait à l'hôpital en soins cette fille, et pas en train de sortir un bouquin !
Français réveillez vous et ouvrez les yeux bon sang !
Pas étonnant qu'avec des veaux pareils on ait Sarko à l'Elysée, clairement. Eh bien qu'il continue à vous faire travailler plus pour pas plus, vous méritez pas mieux.
à toto89
De laura_d
00H37 | 17/01/2008 |
Bonsoir, je te trouve tres violent.
Ce livre, je l'ai ecris pour une raison que tu liras dans le premier chapitre si tu l'achetes : « ne plus fermer les yeux » !
En effet je raconte un moment de ma vie mais mon bu n'est surement pas que l'on s'appitoye sur mon sort, bien au contraire, il s'agit juste de lever un tabou present en france, la prostitution etudiante . On peut ne pas cautionner ma demarche mais avant de me juger si durement, il me semble qu'il faudrait tout d'abord lire le lire et s'interessé à mes motivations.
Et par ailleurs, qui es tu pour parler à ma place et dire que je me fous des gens et que je ne pense qu'à moi ?
Je trouve ça tres gratuit et sans fondement, mais je te reponds, car vois tu , je ne m'interesse pas qu'à moi et même ta réponse me fais réagir.
Par ailleur, je te souhaite une bonne continuation
Cordialement
Laura
Au fait, une comparaision avec la politique de Sarko est totalement déplacée et va en contradiction avec mes idées, ne fesons pas d'amalgames
à laura_d
De toto89
01H13 | 17/01/2008 |
« Au fait, une comparaision avec la politique de Sarko est totalement déplacée et va en contradiction avec mes idées, ne fesons pas d'amalgames »
Déjà on écrit fAIsons. C'est grossier comme faute quand on prétend écrire.
Et, tiens tu as des idées toi ? Sans blague ? En tout cas tu n'as que les tiennes, et elles ne sont pas liées au monde qui t'entoure, clairement.
Après tes (beaux ou pas) yeux, personne ne t'a demandé de les ouvrir sur les petites annonces pour chercher ce type de boulot, plus facile et juteux (sans mauvais jeu de mots) que d'autres.
C'est sûr que les filles qui font des petits boulots n'ont certainement pas l'aisance que tu dois avoir..mais tu me diras que tu as dépensé tout ton argent en kleenex et en séances de psy : )
C'est sûr aussi que si une étudiante faisait un livre sur la galère que vivent certains étudiants pour s'en sortir, il se vendrait moins que « sexe, prostitution et études ». Tiens j'espère que tu n'as pas oublié de parler de la drogue dans ton livre, ça racolera encore plus de monde. Et le racolage tu sais ce que c'est toi.
Et non je ne lirai pas ce bouquin, pas de temps à perdre avec des trucs inutiles, alors qu'il existe de grands auteurs sur des vrais sujets. Tu feras donc ton businness avec d'autres personnes, et j'encourage d'ailleurs tout le monde à boycotter ce produit commercial, qui raconte une histoire dont on pourrait même douter de sa véracité…mais faire du fric est tellement simple de nos jours : )
Et, oui c'est à cause de personnes peu interessantes et irréflechies (pour pas dire un mot grossier) comme toi qu'on a Sarko au pouvoir.
Pour terminer, quelqu'un l'a déjà dit mais j'insiste : j'espère que tu n'étudiais pas le français, vu ton niveau en ortographe proche de zero (il existe des correcteurs orthographiques pour ta gouverne, mademoiselle « écrivain »..ou vaine ? Ca te va mieux ! )
Allez Ciao l'artisteee et soigne toi bien avec tes pepettes : )
De intrepide77
22H04 | 16/01/2008 |
bonsoir rue89
c dur d'en arriver là , mais ce n'est pas un scoop .
les étudiantes qui vendent leur corps ça existe depuis longtemps hélas et je ne vous parle pas des femmes qui arrondissent leurs fins de mois pour faire bouillir la marmite .
triste ! ! !