Le syndicalisme prend-il un virage réformiste ?

Il y a d'abord eu la décision, prise par Bernard Thibault (CGT), d'accepter de négocier la fin des régimes spéciaux des cheminots ; puis, ces derniers jours, la signature, par quatre syndicats, d'un accord sur la » modernisation du contrat de travail » . Est-on en train de vivre un virage du syndicalisme français, vers une approche moins contestataire, plus « négociatrice » ? L'historien du syndicalisme René Mouriaux ne le croit pas.
Selon lui, l'accord trouvé avec quatre syndicats sur la réforme du Code du travail n'est pas aussi » révolutionnaire » qu'il n'y paraît. Les grandes normes du code du travail ont déjà été assouplies par le passé : » C'est un pas supplémentaire, pas une nouveauté radicale » , dit-il. L'idée d'avoir un contrat de travail unique a été abandonné… Pour l'historien, l'approche sociale de Nicolas Sarkozy s'inscrit, elle aussi dans la continuité d'un mouvement engagé depuis des années :
Mouriaux conteste également l'idée selon laquelle les syndicats auraient tous radicalement changé pour courir tous après un positionnement réformiste. La CFDT s'est réformée en 1978, et il n'y a aucun changement. Il existe chez FO une tradition négociatrice et même l'ancien secrétaire général Marc Blondel aurait, selon lui, signé l'accord. Simplement, Blondel aurait probablement d'abord affiché sa » vigueur contestatrice » :
Enfin, selon René Mouriaux, le recentrage de la CGT ne doit pas être exagéré. Après la rupture du programme commun jusqu'en 1992, la CGT ne signait plus d'accords. Elle a alors acquis une image de syndicat contestataire, mais dès l'arrivée de Louis Viannet, elle a renoué avec sa tradition, celle qui consiste à » engranger » des progrès sociaux : « La CGT a toujours considéré que pour être attirant, un syndicat doit obtenir des résultats. »
Peut-être Bernard Thibault ira-il plus loin dans le recentrage ? René Mouriaux ne l'exclut pas. Mais selon lui, il serait hâtif de le déduire du fait qu'il ait accepté de négocier la fin des régimes spéciaux de retraites pour les cheminots. Simplement, juge-t-il, le rapport de force n'était pas favorable.
Alors, ce qui a changé ? La vrai nouveauté, c'est la conjoncture politique, affirme René Mouriaux. » Il n'y a plus d'opposition politique » , » le Parti socialiste est aphone » et cela a un impact sur le comportement des syndicats : les jeunes ne se pressent pas aux portes des organisations. La mobilisation du CPE (Contrat première embauche) n'a pas été accompagnée d'une progression de la syndicalisation, ni chez les étudiants, ni chez les jeunes salariés. Et le problème n'est pas propre à la France :
Autre explication, plus prosaïque, avancée par René Mouriaux pour expliquer la signature de l'accord sur le contrat de travail : les petites organisations ont voulu montrer patte blanche pour être mieux traitées, à l'occasion de la réforme à venir de la représentativité des syndicats :
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à Servais-Jean
De PLBINO
09H43 | 17/01/2008 |
Les confédérations ont un mandat ! ! ! ce n'est pas le syndiqué de base qui leur donne… alors il est pas encore venu le temps où l'on pourra faire évoluer le syndicat.. il faut peut être en créer de nouveaux sur une base démocratique… Un syndiqué !
à Servais-Jean
De Quinine
10H19 | 17/01/2008 |
Je suis bien d'accord avec vous pour penser que l'adhésion à un syndicat devrait être reconnue d'utilité publique à la condition, toutefois, qu'il s'agisse d'un vrai syndicat (c'est-à-dire, un syndicat de gauche, tendance anarchiste de préférence, parce que j'ai du mal à concevoir un syndicat de droite, voire du centre, qui soit autre chose qu'une association corporatiste de taille plus ou moins grande).
Malheureusement, les syndicats de gauche ayant pignon sur rue sont devenus mous, abouliques, à croire qu'ils ont été touchés par le même virus de déperdition idéologique que le PS : « L'heure est à la pensée unique et au réformisme, camarades, non à la lutte.. » N'importe quoi : les acquis sociaux, il a toujours fallu « aller les chercher avec les dents » – comme dirait Sarkozy –, parce que le patronat ne les a jamais offerts sur un plateau. Il est vrai qu'à l'époque les travailleurs pouvaient compter, justement, sur de vrais syndicats, pas sur des ersatz qui se contentent d'aider le Medef à démolir ce qui peut subsister des avancées sociales.
Dans ces conditions, comment voudriez-vous que l'on ne « râle » pas contre les syndicats ? Comment voudriez-vous que les travailleurs leur fassent confiance et y adhèrent d'enthousiasme ?
à Servais-Jean
De cooper59
pour la decroissance ! | 10H33 | 17/01/2008 |
SERVAIS jean , lis ce que j'ai ecris plus haut ! le seul moyen de faire evolué les syndicats c'est de sortir de l'eternel systeme CGT CFDT FO ! il y a aussi des syndicats comme la CNT ou SUD qui sont beaucoup moins tendre avec la patronat , il en est des syndicats comme de la gauche en generale , leurs choix (sociale democratie molle) conjugués a la politique des differents gouvernements et maintenant du sarkosisme vont favoriser une serie de conflits sociaux graves ! on verra si les organisations syndicales pourront jouer leur role de « gendarme » comme en 68 !
à Servais-Jean
De caux76
12H21 | 17/01/2008 |
Il fut un temps où presque chaque midi je voyais une grosse berline s'arrêter devant la civette place du palais royal . Le chauffeur en descendait pour aller acheter le havane hors de prix de monsieur Blondel.
Putain quel acte citoyen.
Le syndicalisme a du bon pour certains pas souvent pour les ouvriers
Et oui il y un syndicalisme du haut qui rote sa choucroute après chaque repas en compagnie du MEDEF et le syndicalisme d'en bas qui à défaut d'être défendu doit quand même payer sa cotisation ( à lire certains cela devrait être obligatoire)
acte citoyen mon cul oui comme dirait zazie
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 06H50 | 17/01/2008 |
Les syndicats empêchent les travailleurs de gagner leur vie.
Ils sont nuisibles aux avancées sociales.
Défendant les avantages inadmissibles de certains favorisés.
Nous, au Medef, nous sommes égalitaires.
Tous les travailleurs sur le même pied : pauvres, mal soignés, écrasés de travail.
Le monde change, il faut évoluer, s'adapter : mentir, tricher, voler, peut-être même très bientôt tuer.
C'est ça le progrès social.
Mais au lieu de ça, les pauvres ne consomment même plus. Quel mauvais esprit !
De Lairderien
09H37 | 17/01/2008 |
Si seulement les salariés comprenaient que l'individualisme forcené du chacun pour soi nous emmène droit dans le mur !
Comme le dit Servais-jean, arrétez de râler, syndiquez vous, plus vous serez nombreux, plus vous serez crédibles et capables de résister à la démolition de nos acquis sociaux ! ! !
N'attendez pas qu'il soit trop tard, comme je l'ai vécu dans mon ex-entreprise pour vous tourner vers les représentants syndicaux que vous laissez seuls le reste du temps face aux patrons.
Faudra-t'il que tous nos acquis sociaux soient détruits les uns après les autres, avant que les salariés comprennent l'utilité de la solidarité, tant entre les salariés du privé que avec les salariés du public ? Public ou privé nous sommes tous des salariés face aux puissants qui nous dirigent, avec comme seul credo leurs interets propres
De seb34
09H55 | 17/01/2008 |
Ce qui me semble intéressant dans l'analyse de Mr Mouriaux, c'est le fait que l'ensembles des syndicats irréfragables aient pris acte de la société libérale et ne cherchent donc plus à proposer un autre modèle de société mais seulement à ralentir sa fuite en avant. Résultat, je pense qu'ils se mettent d'eux-mêmes en situation de ne jamais être que des pions des différents gouvernements présents et à venir.
Il me semble qu'un syndicat fait figure d'exception (mais il n'est pas irréfragable), il s'agit de Sud. Or, comment les médias cherchent-ils à nous dépeindre Sud à longueur de JT ? Comme un syndicat inconscient et extrémiste. Et pourtant, je suis prêt à parier que c'est Sud qui réussira à toucher le plus de jeunes et moins jeunes travailleurs pour s'engager dans le futur dans la lutte syndicale.
à seb34
De Salaves
Métallo | 23H15 | 18/01/2008 |
Pour être précis il y a des syndicats Sud.
Les syndicats Sud sont pour la plupart réunis dans l'Union syndicale Solidaire. Il y a quelques syndicats Sud qui sont hors de cette union et donc indépendants.
Un syndicat qui quitte l'union pas désacord garde son appellation Sud si il l'avait à sa création.
Cette appellation n'est pas une marque déposée. Tout le monde peut l'utiliser.
Dans l'union syndicale Solidaire, il y a aussi pas mal de syndicat qui ne porte pas le nom Sud dans leur appellation. Tel que la Spasmet de météo France, le SNUI des impôts, ou encore le SNJ des journaliste etc.
Sinon, malgré les récents mouvements ou les jeunes étaient engagés en masse, comme celui du CPE, il n'y a pas eu de raz de marée de ces jeunes vers les syndicats, comme beaucoup d'observateurs le croyait.
Une fois dans le monde du travail, ces jeunes comme les autres des années passées, et ce depuis un moment déjà, ne se syndiquent pas. Quand un mouvement social s'enclenchent ils préfèrent s'organiser en comité, un collectif, etc. Une structure qui sera créé pour faire face à un problème précis et qui se dissoudra celui-ci réglé. Ils ne veulent pas s'engager dans un appareil où ils leur semblent qu'ils y perdraient de leur « liberté ».
De laconique
10H11 | 17/01/2008 |
Les syndicats ne font que trahïr les travailleurs en signant des réformes qui ne font que régresser sur le plan social. Je ne vois pas pourquoi on devrait rallier ces structures qui disent défendre le droit du travail mais qui en réalité, n'en font rien.
C'est vraiment hallucinant de voir qu'ils adhérent à des idées qui dans la réalité pénalisent les travailleurs. En effet, comme dit notre cher Sarkozy, on est dans la rupture totale mais non pas du « travailler plus pour gagner plus » mais plutôt « travailler beaucoup plus et survivre ».
Les syndicats n'ont aucune légitimité et quand je vois qu'ils ne font que se plier, ça me désole. Il n'y a plus aucune résistance, c'est malheureux. J'espère que l'ensemble des syndicats va agir comme auparavant, et cela dans le bon sens.
De Léon1
11H01 | 17/01/2008 |
Bonjour,
Depuis trop longtemps déja,on lit et on entend de la part des médias et des pouvoirs publics le fameux mot passe-partout : « réforme ».Consultant le
Quillet on lit : « réforme : rétablissement dans une forme meilleure,soit en revenant à une forme ancienne,soit en adoptant une forme nouvelle ».Cette « forme nouvelle“moderne, dit-on,imposée par les gouvernants ne parait pas meilleure ,sinon, parce que les syndicats ouvriers soumis au chantage d'une loi imposée en l'absence de protocole d'accord avec le medef,préfèrent limiter les dégats.
Quant au mot ‘moderne’ je préfére le mot tendance en accord avec la nébuleuse opinion.Syndicats ! unissez-vous scrongneu-gneu ! ! aurevoir,Léon1
De guerzit
Incomprenant majeur | 11H14 | 17/01/2008 |
Le problème des syndicats francais est qu'ils se sont dès leur création au XIXème insérés dans le système corporatiste à la francaise et qu'on leur a confié des responsabilités monnayables pour les amadouer (gestion des ssytèmes de protection…) et modérer leurs actions. tout le rste depusi n'est qu'un jeu de d upe. Les syndicats se montrenet jusqu'au boutiste pour s'agréer les plus contestatires parmis les salariés sans jamais sortir d'un rapport de force bien connu des patrons, maitrisé, et sans conséquences réelles.
En Allemagne les syndicats se sont toujours présentés comme partenaires, d'ou des résultats autrement plus probants
Depuis le XIXème, ces syndicats francais font fructifier leur patrimoine, assurent leur part de marché, s'opposent aux directions dans l'unique mesure ou cela arrange leur fond de commerce.
Ils s'adaptent actuellement à l'évolution structurelle qui touche la société dans sons ensemble en faisant évoluer leur offre à destination des patrons comme des salariés. Cé normal, de bonne guerre, et réaliste… Il faut bien survivre…
De NOBUAZAC
Retraité à PAU | 12H17 | 17/01/2008 |
Il faut, je crois, regarder la réalité en face.
J'ai été plusieurs années, délégué dans une entreprise de 4000 salariés numéro un au monde dans son domaine, en tant que secrétaire du Comité Central d'entreprise et je crois que je sais de quoi je parle. Nous avons fait pendant ces années un travail remarquable en tout premier lieu parce que nous avions un nombre d'adhérents important (nous avions une représentativité prise en compte par nos dirigeants) et ensuite parce que notre Direction, étant elle aussi de « l'ancienne école » avait la volonté d'aller de l'avant, dans l'intérêt d'abord de l'entreprise et ensuite des salariés. tout cela fonctionnait bien, les salariés étaient satisfaits et cette situation n'empêchait pas notre patron d'être milliardaire, amoureux se SON entreprise, en pensant au long terme.
A la mort du patron, la famille a vendu la Société à un Groupe, nous avons eu alors des gestionnaires qui ont décidé qu'il fallait tout changer, que cette époque était terminée, « qu'on allait voir ce que l'on allait voir » et ils ont saccagé l'esprit de cette maison qui avait fait sa force depuis un demi siècle.
Les anciens salariés, pour la plupart syndiqués, sont partis à la retraite, les jeunes embauchés n'ont pas, pour la plupart, jugé utile d'adhérer à un syndicat, choisissant plutôt la « jouer perso ».
Les résultats ont été édifiants ! ! Ces mêmes nouveaux salariés se plaignent des syndicats, de leur manque d'efficacité, je ne peux que leur dire ceci : Les patrons sont moins stupides que vous, car eux, ils se syndiquent ! ! Les délégués du personnel ne font pas leur boulot ? C'est simple, commencez par vous syndiquer en nombre et allez dans le local de votre syndicat pour leur secouer les puces, leur demander des comptes et avancer vos idées, si vous pensez qu'elles sont si bonnes que ça.
Ils seront OBLIGES de vous écouter et d'intégrer vos remarques dans leur réflexion, ils n'auront pas le choix. Il est fatiguant d'entendre les gens se lamenter pour tout, salaires, retraites, « les temps ont changé, ce n'est plus comme avant, nous n'aurons peut être pas de retraite, ce n'est pas comme vous, nous, la retraite nous allons devoir nous la faire, etc etc.. et j'en passe et des meilleures ! ! !
Pensons simplement qu'en 1945, après la guerre, il n'y avait rien ou pas grand chose, la France était ruinée.
Nos anciens ont bossé, se sont défendus, bien que moins instruits qu'aujourd'hui, ils ont tout gagné, ensemble, la sécu, les retraites, le droit du travail, le cadre de vie, etc… Aujourd'hui, nous sommes en train de perdre à grande vitesse ce qu'ils ont eu tant de mal à nous gagner. Au lieu du nous lamenter sur notre sort et s'en prendre de façon stérile au temps, au Gouvernement ou aux syndicats, prenons nous en charge et donnons nous les moyens de changer ce qui ne va pas. Avec le temps et la volonté, nous pouvons faire évoluer les choses, tout simplement EN PARTICIPANT A LA VIE DE NOTRE SOCIETE.
“AIDE TOI ET LE CIEL T'AIDERA ! ! ! ”
à NOBUAZAC
De Servais-Jean
alpha-béta | 03H20 | 18/01/2008 |
@ NOBUAZAC
Merci pour cette intervention.
De cooper59
pour la decroissance ! | 12H18 | 17/01/2008 |
mouais les syndicats ont quand meme eté une sacrée opposition au patronat , au moins jusqu'aux années 50 , laur attitude a changé en meme temps que se transformait notre societé d'apres guerre , mais ceci est une autre histoire , mais si vous dites Guerzit que les syndicats trahissent leurs bases depuis le debut , je ne suis pas d'accord meme si je suis extremement critique sur l'ambiguité de leur role aujourdhui , c'est pour cela que je pense que l'anarcho syndicalisme doit prendre le relais ; faute de quoi les conflits sociaux vont se generaliser !
De FO le dire
Nantes | 13H09 | 17/01/2008 |
Je rejoins assez tous les commentaires, qui viennent je crois pour la plupart d'adhérents ou de militants. Oui il faut arrêter de se demander ce que le syndicat doit faire pour nous mais aussi de se mobiliser et de se demander ce que nous pouvons faire pour nous même et pour notre syndicat. Les grandes avancées sociales se sont faites parce que des groupes solidaires se sont battus, parfois jusqu'à donner leur vie. C'est pas en attendant que ça vienne, que ça va arriver tout seul.
J'ai laissé un autre commentaire à avril où je dis à peu près cette chose et aussi qu'il y a certainement besoin de changement dans le fonctionnement des syndicats, de la relation de la base à la tête notamment.
Pour termine, GREVE GENERALE JEUDI 24 JANVIER !
SALARIE DU PRIVE, du PUBLIC, CHOMEURS, RMISTES, RETRAITES, mobilisez vous et faites grève, défilez, tous ensemble, solidaires, et pas les uns contre les autres, pour un message fort à cette politique de destruction sociale qui est menée depuis maintenant trop longtemps.
De LeGardian
indépendant | 13H10 | 17/01/2008 |
J'ai été syndiqué et j'ai déchiré ma carte, j'ai été communiste militant puis socialiste et même résultat.
Il en va des syndicats en France, comme de la politique : un désaveu de la représentativité et une perte de confiance qui se retrouve aussi bien sur le plan de l'intégrité que sur celui d'une réelle efficacité à résister à la régression sociale.
Un fatalisme institutionnalisé (mondialisation, adaptation, réformes) servi dans tous les JTs veut nous faire croire que « c'est comme ça, lalalala… »
Et on à droit à des discours sur l'absence de « popularité » de telle position ou telle action syndicale pour justifier l'injustifiable.
Pourtant, avec les émeutes de 2005, le Non à l'Europe libérale, le blocage du CPE, le peuple à bien su montrer, contre les politiques, les syndicats et les médias, sa capacité à se mobiliser et descendre dans la rue pour faire entendre sa voix. Tout ceci à t'il été passé en pertes et profits ?
Il y a une telle frustation dans le peuple suite à la spoliation représentative issue de la dernière élection présidentielle, que voir un Bernard Thibault serrer la main du président, les syndicats se glorifier du succès de ces pseudos-négociations ménées à la baguette de la sanction de l'unilatéralisme législatif gouvernemental, ne peut que conduire à continuer à creuser le trou (noir social) alors que cela fait longtemps que nous avons touché le fond.
Les intermittents, les retraités, les jeunes, les chômeurs, les SDF, les sans papiers, les travailleurs pauvres, les immigrés,… sont les victimes martyrs de cet état de fait ( et pourtant ils ont tellement besoin d'être représentés…).
A la différence des politiques, les syndicats qu'ils soient représentatifs ou non, peuvent agir et bloquer le pays suffisamment longtemps (en tout cas + que 24h et au moins comme en 95) pour ne serait ce que rétablir le rapport de force en leur faveur et celle du peuple, je crois que ce n'est qu'à ce prix que l'on verrait le peuple leur reporter une partie de l'Espoir (avec un gend « E') qu'ils ont perdu ;
En montrant de la fermeté sur le fond (refus de la régression sociale, prise en compte de toutes les catégories sociales pauvres, union avec les syndicats minoritaires comme ATTAC ou autre) et du dédain sur la forme (absence de popularité, refus du compromis, refus de la division), on verra alors la représentativité augmenter de façon conséquente et l'individualisme salarial régresser.
Alors Messieurs des syndicats, quand est ce que vous nous redonnerez un peu d'espoir et de satisfaction ?
De MAKNO-
17H41 | 17/01/2008 |
Ca fait belle lurette que les syndicats sont réformistes, cela n'est pas nouveaux,ceux ci en colaborants avec l'état en échange de subventions de celui ci se trouvent les meillleurs soutiens pour garantir la paix sociale.
Ne soyons pas dupes de ces manoeuvres,manipulations et
magouilles.
Rejettons avec energies les bureaucraties syndicales,
fossoyeurs de nos luttes et de notre emancipation.
Les reelles changements se feront en dehors des syndicats et de la politique politicienne.
Soyons réalistes,soyons incontrolables.
Le Pere Peinard
à MAKNO-
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 07H51 | 18/01/2008 |
Tiens, j'ignorais que Mak(h)no s'était décidé à rouler pour le patronat… Le nouveau chic anarchiste ?
à thierry reboud
De MAKNO-
08H30 | 18/01/2008 |
Mon commentaire a l'air de te gener,bizare.
Arrete ta manipulation et provocation tu frise le
ridicule mon bobo.
à MAKNO-
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H18 | 18/01/2008 |
Ne te crois pas ce que tu n'es pas : gênant, tu l'es aussi peu que possible.
Par ailleurs, invoquer Emile Pouget pour le genre d'élucubrations que tu nous livres, c'est un peu l'insulter.
à thierry reboud
De MAKNO-
19H29 | 18/01/2008 |
Arrete ta manipulation et provocation,tu frise le
ridicule mon bobo. Mon commentaire te dérange car tu
sait ou je veuxen venir.
Retrancher dans tes certitudes politiciennes tu semble te complaire dans le reformisme. Pauvre naif.
à MAKNO-
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H43 | 18/01/2008 |
Ah, la sublime intelligence des anars à deux balles ! Je te vois bien en punk à chien, papa notaire ou un truc de ce genre, érémiste parce que le travail, ben, c'est pas bien et puis ça fatigue. Si ça se trouve, tu dis « fuck et no future » et tu craches par terre, parce que, merde quoi, tu es un révolté. Le plus bobo des deux, gamin, n'est sans doute pas celui que tu dis.
Les syndicats ne te conviennent pas ? Mais qu'attends-tu pour participer à leur transformation ? D'avoir un travail où tu t'épanouisses, peut-être ? En vérité, tu ne t'opposes à rien. Pour les pouvoirs en place (n'importe lesquels, état ou patron), tu es extrêmement confortable et pas ennuyeux pour un rond. Avec des branquignols dans ton genre, ils dorment bien sur leurs deux oreilles, ceux-là, et ils peuvent même faire de beaux rêves.
Tu es passablement risible, mon bichon, et je crois bien que tu ne connais rien à rien. Tiens, par exemple, sais-tu que Pouget a été l'un des fondateurs de la CGT ? Ah, ça te la coupe, hein ?
Mouche ton nez d'abord. Les vrais anarchistes, mon pauvre petit, sont bien plus respectables que toi. Et beaucoup moins stupides, aussi.
à thierry reboud
De MAKNO-
08H24 | 19/01/2008 |
Mon bobo,ta tout faut, anarchiste je suis milite
depuis de nombreuses années sur le terrain,la
cinquantaine. A l'image de tes propos dérisoires,tu
frise le ridicule.
Pauvre imbecile avant de vouloir donner des leçons
d'anarchisme il serait temps que tu reflechise.
Les vrais anarchistes ne sont pas dupes de ta manipulation et provocation.
Reste dans tes certitudes politiciennes et reformistes,avale toutes les couleuvres,pauvre naif.
* Au pays des aveugles les borgnes sont rois *
à MAKNO-
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 09H01 | 19/01/2008 |
Décidément, comme disait l'autre, être traité d'imbécile par un crétin est un plaisir de fin gourmet dont je ne te remercierai jamais assez.
Eh bien, mon pauvre minou, tu ne fais dans ce cas que démontrer qu'on peut avoir la cinquantaine et demeurer tout à fait infantile.
Et, si par extraordinaire tu devais représenter l'état actuel de l'anarchisme, tu démontrerais avec éclat que vous ne servez à rien. (Cela dit, je n'en crois rien : je connais suffisamment d'anarchistes qui crèveraient de honte à l'idée d'être confondus avec toi.)
Makhno, le Père Peinard… Et Ravachol, il sent le pâté ? Sais-tu au moins, mon mignon, qu'il ne suffit pas de jouer à l'anarchiste pour l'être ? Je te le redis : avec des anarchistes comme toi, on n'a pas fini de s'amuser. Dans le meilleur des cas, tu es folklorique. C'est sympa, le folklore, et puis c'est décoratif.
Je veux bien te croire quand tu dis que je frise le ridicule : après tout, on est toujours le ridicule de quelqu'un. Mais toi… laisse-moi te dire que tu as carrément explosé le plafond du grotesque et que c'est assez comique à observer.
Toutes mes félicitations, fiston.
à thierry reboud
De MAKNO-
12H28 | 19/01/2008 |
Je te laisse a tes considérations et certitudes de
bobo pauvre imbecille.
Franchement tu brille par ta connerie.
Tu les connait bien mal les anarchistes mon bobo .
Pour les donneurs de leçons tu repassera,car
franchement t'es ridicule.
à MAKNO-
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H56 | 19/01/2008 |
Ah, mon gentil petit rigolo avec son joli drapeau noir tout bien propre (que tu as dû accrocher dans ton salon, je suppose). Tu sais que tu me fais plaisir, je n'ai pas toujours l'occasion de rire autant et j'en viens même à attendre tes messages.
A l'occasion, si tu en as la curiosité, relis tes différents messages : tu constateras à quel point ils reflètent une exceptionnelle indigence de pensée (« mon bobo » [celui-là est le plus drôle], tu frise [sic] le ridicule », « tu te ridulise » [re-sic], « tu brille [re-re-sic] par ta connerie », « pauvre imbécille » [re-re-re-sic]). Il n'y a aucun doute : si tu cherches à rendre grotesque le drapeau noir, tu n'as besoin de personne.
Tu n'es pas Makhno ou le Père Peinard, pas Durutti ou Bonnot, tu es dans le meilleur des cas le Guy Montagné ou le Bigard de l'anarchisme.
Des messages personnels comme ça, tu voudras bien m'en refaire un ou deux, s'il te plaît ? Je te remercie d'avance.
(Désolé, je serai un peu plus long à te répondre : cet après-midi, il y a manif contre la directive de la honte à Lyon-Saint-Exupéry. Eh oui, qu'est-ce que tu veux : tout le monde ne peut pas être un mignon anarchiste qui refuse de se compromettre avec n'importe qui ! )
De xnx
18H18 | 17/01/2008 |
C'est toujours l'erreur commise, on confond syndicat et organisation syndicale.
La CGT est une organisation, qui compte un grand nombre de syndicats et de fédérations.
Le fait d'avoir un grand nombre d'organisations (CGT, FO, CFDT, etc…) joue evidemment en faveur du patronnat. (Diviser pour mieux regner)
Il est important d'avoir en tete l'histoire du syndicalisme en France et la naissance de ces organisations. La CGT est le syndicat originel et suite à des divisions en interne (et externe) sont nées les autres organisations.
Il est aujourd'hui plus qu'important de se réunir autant que possible sous la meme banniere, pour etre fort. Le rapport de force doit fonctionner.
Comme Servais-Jean le dit : Il faut arreter de raler et se syndiquer !
Le syndicat ce n'est pas Bernard Thibault, c'est nous.
Quand une erreur est commise, il est rappelé immediatement à l'ordre par les syndiqués.
Je rappel aussi que les IRP existent, délégués syndicaux, délégués du personnel, CHSCT, le personnel à tout ce qu'il faut pour etre representé. Encore une fois ce n'est pas Bernard Thibault qui intervient, mais les representants, elu par le personnel, dans toutes les instances prévues par le code du travail.
Il faut arreter de suivre l'idée véhiculée par les medias de masses, se retrouver dans les syndicats representatifs (je ne pense pas que se retrouver à Sud ou la CNT, qui ne sont representés nul part fasse avancer les choses…)
et agir tous ensemble.
Le syndicalisme n'est pas mort ! C'est ce que tente de montrer le gouvernement, les grands groupes de presse … Tout les moyens sont (encore aujourd'hui) mis à notre dispositions, sachons les utiliser ! Le syndicat est un outil démocratique indispensable à la democratie , il faut se le réaproprier et le faire vivre.
De yvan78
06H31 | 18/01/2008 |
A titre perso, pour le virage sur l'aile sarkozyste des syndicats j'ai une autre explication possible : L'UIMM, on l'a appris récemment (alors que de tels virements avaient été signalés aux autorités par Tracfin depuis pas mal d'années… et ignorées jusque là), a « fluidifié » le dialogue social à coups de centaines de millions d'euros. Dont on ne voit pas comment une bonne partie n'a pas pu aller financer les syndicats. Reproduisant au plus haut niveau des copinages avec le patronat que les salariés ont souvent pu observer de la part de leurs propres « représentants ».
Bref, cette affaire a pu rester en sommeil jusqu'a ce qu'un gouvernant voulant réformer (casser serait plus juste) le code du travail décide de s'en servir.
Bref, une p'tite signature contre le silence de Gautier-Sauvagnac ? ? ? Ca me parait hautement probable.
Il ne faut pas s'etonner que les syndicats ne représentent plus grand monde… l'anormal, c'est qu'ils aient encore le droit de signer quoi que ce soit.
De cooper59
pour la decroissance ! | 11H24 | 18/01/2008 |
en tout cas les syndicats ont un « petit » probleme que leurs ainés n'avaient pas : ils doivent maintenant choisir entre la lutte contre un systeme ultra capitaliste (le mot liberal ne veux rien dire , les premiers liberaux etaient des hommes de gauche ) et l'acceptation d'un systeme dont la preoccupation premiere n'est pas la lutte contre les inegalités , il semblerait que ce choix soit fait depuis longtemps , ce qui explique en partie le peu d'interet qu'on les jeunes pour ce syndicalisme là , qui quoi qu'il dise participe avec ce gouvernement au detricotage des droits du travail , du systeme des retraites , de la secu etc etc en prenant pour modele la « flexsecurité » a la danoise ! Rappelons qu'au Danemark les chomeurs touchent 90 % de leurs salaire pendant 4 ans ! et que tout le systeme repose sur un taux de chomage FAIBLE , comment peut on mettre en place la flexibilité de l'emploi avec 9 % de chomeurs , en realité 20 % , dont seul 40 % touchent les assedic ! un gamin de 4 ans comprendrait ça ! 7 organisations syndicales ont signé cet accord ! comment voulez vous que les jeunes de ce pays se bousculent pour se syndiquer ! meme les anciens dechirent leurs carte et ce n'est qu'un debut !
De Salaves
Métallo | 23H27 | 18/01/2008 |
Le Danemark représente en superficie l'équivalent de huit département français (43000km2).
La France c'est douze fois cette superficie.
Etre prêt à aller travailler à l'autre bout du pays, n'a pas la même signification.
Imaginez si on était des russes : « Monsieur, vous ne pouvez pas refuser le poste qu'on vous à trouver il se situe à l'autre bout du pays, à Vladivostok », alors que vous êtez à Moscou.