A debattre

Faut-il manger de la viande issue d'animaux clonés ?

La FDA américaine autorise la commercialisation de produits issus du clonage. L'agence européenne émet un avis favorable.

A Canberra, Australie (Reuters)

Malgré les réticences exprimées aux Etats-Unis par les associations de consommateurs et certains membres du Congrès, l'agence de réglementation des produits alimentaires (FDA) vient de donner son feu vert à la commercialisation des produits issus d'animaux clonés. Quelques jours plus tôt, l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) émettait un avis favorable à l'utilisation d'animaux clonés pour la viande ou le lait.

En France, les chercheurs veulent calmer la « psychose » qui s'installe et dénoncent « l'amalgame avec le débat sur les OGM ».

Vendredi 11 janvier, l'Efsa, consultée par la Commission européenne, a rendu public un rapport préliminaire où elle indique notamment :

« Il n'y a pas de raison que les animaux clonés et leur descendance présentent de nouveaux risques alimentaires par rapport aux animaux nés selon des procédés conventionnels. »

Tollé immédiat, à l'échelle européenne, de plusieurs associations de consommateurs. Un climat d'inquiétude qui a poussé, en début de semaine, la Commission européenne à calmer le jeu, Bruxelles promettant une vaste consultation des citoyens européens sur cette question.

Or, pour Yvan Heyman, ingénieur de recherche à l'Inra de Jouy-en-Josas, parler de « viande clonée » contribue à alimenter le climat de peur autour de recherches qui sont pourtant menées en France depuis le milieu des années 80 :

« D'après les différentes études en cours, il n'y a aucune raison qu'il y ait davantage de risques sanitaires avec un organisme issu du clonage. »

Trop cher de manger les clones

Surtout, le biologiste souligne qu'il existe « une grande confusion dans l'esprit du grand public » entre OGM et produits alimentaires issus d'un animal cloné. Pour Yvan Heyman, c'est cet « amalgame » qui entretient « un certain climat de psychose », dix ans après le clonage du premier mamifère avec la brebis Dolly, en 1997 en Grande-Bretagne :

« Avec le clonage, on essaye de reproduire à l'identique un animal existant. Concrètement, on reforme un embryon qui possèdera un génome identique à celui de l'animal d'origine. Il ne s'agit d'aucune manière d'une modification génétique. Contrairement aux OGM, on ne provoque pas du tout une mutation ! “

Sans compter, précise le chercheur de l'Inra, qu'il est abusif de parler de viande clonée ‘dans la mesure où cela reviendrait beaucoup trop cher de cloner des animaux pour les manger’.

En réalité, ce qui est en jeu relève davantage d'une sélection d'individus ‘génétiquement plus performants’, sur la descendance desquels la viande ou le lait seront prélevés. Le clonage sert ainsi avant tout à reproduire les meilleurs producteurs, notamment chez les bovins, pour lesquels les recherches sont aujourd'hui plus avancées que chez les porcs.

Débat public et consultation

Si, en dépit d'une inquiétude nourrie par la polémique autour des OGM, les chercheurs se montrent rassurants, pourquoi Bruxelles a-t-elle temporisé après les conclusions de l'Efsa ? Yvan Heyman, qui invite toutefois à ‘procéder avec une certaine prudence’, n'y voit rien d'anormal :

‘L'Efsa est dans son rôle d'agent sur le sécurité sanitaire. Après, reste le débat public, qui n'est pas de son ressort. La prochaine étape, c'est maintenant la question de l'acceptabilité pour les consommateurs. Qui n'est pas directement liée aux risques sanitaires.’

Le document remis la semaine dernière par l'Efsa sera relayé par un rapport définitif, qui doit sortir au mois de mai. D'ici-là, le texte est consultable sur le site Internet de l'agence européenne, et ouvert aux commentaires sur la question jusqu'au 25 février. Pour l'heure, le moratoire prohibant l'utilisation d'animaux issus du clonage reste en vigueur en Europe.

137 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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à Chloé Leprince Portrait de Chloé Leprince De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 06H04 | 18/01/2008 | Permalien

Le principe que vous mettez en oeuvre est certes novateur mais assez discutable dans la mesure ou chacun dispose d'un tazer virtuel pour neutraliser tel ou tel personne. De plus on peut s'apercevoir que les commentaires qui se replient n'obéissent pas forcément à une règle homogène pour tous les commentaires car il apparait que des commentaires mal notés peuvent rester visibles malgré tout. Il aurait été judicieux de permettre à chacun de justifier d'une note minimum par une explication ou un exposé. Un post mal noté sans explication, ou sans qu'il soit permis à l'auteur de connaitre les raisons de l'attribution de la note la plus basse, je trouve cela assez triste, vous trouvez pas ?

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De Fulbi

Chercheur | 16H53 | 16/01/2008 | Permalien

Si l'expression « viande clonee » n'est pas appropriee, pourquoi ne pas faire l'effort d'en utiliser une autre, ou pourquoi ne pas indiquer les expressions alternatives ? Cela permettrait de ne pas alimenter les controverses autour de problemes mal poses.

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à Fulbi Portrait de Fulbi De léo solo

17H07 | 16/01/2008 | Permalien

viande pas née ?

peut-être..

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pays de gex | 16H55 | 16/01/2008 | Permalien

C'est pas nocif ? d'accord, je veux voir les résultats de toutes les études permettant d'affirmer cela.
donnez moi les dossiers, je lirais.
Des faits, s'il vous plaît, y en a un peu marre des opinions, des suppositions et des théories.
DES FAITS.
Vous inquiétez pas, on se débrouille pour les interprêter.

Portrait de léo solo

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17H03 | 16/01/2008 | Permalien

En effet, il est grand temps de prendre le taureau par les cornes.

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flatié | 17H28 | 16/01/2008 | Permalien

T'es pas plutôt spécialiste en jeux de mots pourris et squat de Rue89 toi ? !

Portrait de léo solo

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19H24 | 16/01/2008 | Permalien

Bien vu

Bien vu

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17H39 | 16/01/2008 | Permalien

 »….donnez moi les dossiers, je lirais….. »

==> le problème, c'est que vous ne pourrez vous procurer… que des photocopies !

Portrait de Bragon

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10H56 | 17/01/2008 | Permalien

« Vous inquiétez pas, on se débrouille pour les interprêter. »
C'est bien le problème ! Comment voulez-vous juger de faits certainement ponctuels, somme toutes sortis de leurs contextes et qui plus est rarement représentatifs d'une vérité général pour juger ?

Portrait de bidule

De bidule

17H28 | 16/01/2008 | Permalien

Eh ! les comiques vous savez quoi ?
On n'a pas su éviter Sarkosy alors on peut bien bouffer du « cloné “maintenant .

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De tedral06

Retraité | 17H33 | 16/01/2008 | Permalien

Eh oui J Pierre, je suis totalement d'accord avec toi, je ne reconnais plus les paysans de ma jeunesse (il en reste malgré tout quelques uns) mais la plupart ont succombés au rouleau compresseur des multi-nationnales qui leur ont fait miroiter des chimères mais qui se foutent complètement de leur geule.
Quand à moi j'ai la chance d'avoir mon potager ce qui me permet de bouffer un peu moins de la M… qu'ils nous proposent.
Malheureusement je crains le pire car nous ne pouvons pas grand chose contre ce P.. de fric et ceux qui le possède.

Portrait de charlotte cordier

De charlotte cordier

17H35 | 16/01/2008 | Permalien

resistance , contre tous ceux qui veulent nous faire manger n'importe quoi
malheureusement , le message semble difficile à faire passer , c » est navrant ce qu'il y a dans la plupart des chariots au supermarché
ils ne savent meme plus comment on éléve les animaux , ni ce qu'ils mangent
idem pour la saison de production des fruits et légumes
ça va etre difficile pour nos gosses ,

Portrait de robindesfoix

De robindesfoix

cherche une issue | 18H04 | 16/01/2008 | Permalien

Est ce qu'au restaurant de l'assemblé nationale et celui de l'Elysée on mange du boeuf cloné et des légumes transgénique tant qu » eux n'en mangerons pas et bien permetter mois d'avoir un doute….
combien il y a t'il d'incinérateur a NEUILLY ?

Portrait de bilou.

De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 18H13 | 16/01/2008 | Permalien

Pourquoi donc les chercheurs ne disent pas la vérité, à savoir qu'il est plus sain de se nourir dans la diversité génétique plutôt qu'une même population dans un environnement donné mange systématiquement le même individu ! Si la nature rend trés difficile et rare qu'il y aie deux individus ou plus identiques, c'est qu'il y a une raison. Lorsqu'on est chercheur et scientifique on ne peut pas affirmer que le clônage et les OGM sont des inventions utiles pour l'alimentation, non c'est faux, point barre.
Dolly est morte depuis bien longtemps sans qu'on sâche vraiment pourquoi elle est morte prématurement. Alors chouette l'emballage est superbe, la bête est musclée, le poil est drû, mais le code génétique ce n'est pas seulement l'emballage. Il est facile d'infester le génôme de toute une population avec des OGM, les gênes précisément modifiés pourraient se confondre avec le notre.
Là où le consomateur ne veut ni des OGM, ni du clônage, c'est qu'il y a eu manipulation du vivant dés le premier jour, c'est à dire l'utilisation d'outils, de fioles, de pipettes et de toutes sortes de machines sous tension pour mettre au monde un individu.

Comment dés lors évoquer le risque zero, on peut être pour le progrés, mais pas ça, manger du dolly, ou du maïs transgénique tels qu'ils ont été mis au monde, ça n'est pas le progrés, au contraire c'est de la regression à grande échelle. Le progrés, c'est le patrimoine génétique du vivant, c'est nos gênes qui traversent le temps et qui y résistent victorieusement !

Demain on produira à grande échelle dans l'espace ou pourquoi pas sur la lune des céréales et du bétail, ce sera techniquement possible ! Vous verrez on y arrivera, et on en n'est plus trés loin, c'est formidable …

Portrait de Bragon

De Bragon

13H14 | 17/01/2008 | Permalien

« Si la nature rend trés difficile et rare qu'il y aie deux individus ou plus identiques, c'est qu'il y a une raison. »
Si je vous l'accorde, il est difficile de trouver deux infdividus animaux identiques, je ne suis pas du tout d'accord que la nature empêche qu'il existe deux individus identique. Prenons un simple bactérie, le mixage gnétique n'existe que rarement puisque sa reproduction se base sur la division cellulaire et que donc une bactérie mère donnera « naissance » à deux bactéries filles strictement identiques.Leur diversité génétique sera plus fondée sur la mutation de certains individus que le croisement.
On peut aussi retrouver des individus identiques dans les plantes, entre autre avec le bouturage ou même dans leur reproduction.
La fixation des caractères génétiques est un élément fondamental de toute sélection génétique. On en vient ainsi à votre seconde affirmation : « Là où le consomateur ne veut ni des OGM, ni du clônage, c'est qu'il y a eu manipulation du vivant dés le premier jour »
Pensez vous que les premiers blés étaient comestibles ?
Pensez vous que les premiers épis de maïs étaient si gros et si prolifiques ?
Pensez vous que les première vache pouvaient produire plus d'un litre de lait par jour ?
Non, bien évidement, si on en est actuellement aux productions telle qu'on les connait c'est que l'homme est intervenu depuis l'invention de l'agriculture pour améliorer ses productions à travers la sélection. Bien sur il y a deux milles ans, cela ne passait pas par « l'utilisation d'outils, de fioles, de pipettes et de toutes sortes de machines sous tension pour mettre au monde un individu. » Mais l'Homme a modelé le vivant à ses besoin. Votre « premier jour » de manipulation du vivant ne remonte donc pas aux premiers OGM, mais dans les environs du néolithique.

Bien que le débat des OGM ne soit pas le sujet ici, je voudrait aussi répondre à votre affirmation « Il est facile d'infester le génôme de toute une population avec des OGM, les gênes précisément modifiés pourraient se confondre avec le notre. »
ARRETEZ LA PSYCHOSE ! De l'ADN, vous en avalez tous les jours, pourtant il ne vous est jamais poussé des fleurs dans les cheveux des sabots ou des abricots au bout des doigts. Si les OGM peuvent avoir des conséquences potentiel sur l'envrionnement, des questions éthiques sur la manipulation du vivant ou qu'encore les protéines synthétisées (car faut-il le rappeler, ajouter un bout d'ADN, c'est « seulement » synthétiser une nouvelle protéine) peuvent agire sur notre corps, le génome ne pourra pas se transmettre du produit à l'Homme.

Ainsi je suis d'accord que les nombreuses manipulations actuelles peuvent parfois être effrayantes et mérites qu'on s'intéresse non seulement aux risques qu'elles comportes mais aussi à leurs conséquences à toutes les échelles de temps. Ce n'est pas pour autant qu'il faut rejeter en bloc toutes ces technologies qui cherchent (en bien ou en mal) à répondre à un problème toujours plus important de l'accroissement de la population mondiale.

Portrait de bilou.

à Bragon Portrait de Bragon De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 07H21 | 18/01/2008 | Permalien

Tout d'abord, merci de m'avoir répondu et peut-être mieux noté qu'auparavant ce qui aura permis de faire resurgir mon post d'outre tombe, je vous assure que j'ai fait le maximum pour que le votre le soit aussi.

Vous êtes d'accord que la seule façon pour que deux animaux soient identiques en tout cas sur la grille de départ, c'est qu'il ait de vrais jumeaux, la cellule de départ mélant une partie du génôme des deux individus parents se divise à l'identique en autant de fois qu'il y a de jumeaux. C'est exactement ce qu'il se passe pour les clônages d'un même individu de départ sauf que l'on vide cette primocellule de son contenu pour y mettre les informations de l'individu clôné par n'importe quelle autre contenu de cellule intègre de cet individu. Déjà comment peut-on affirmer que l'utilisation du contenu d'une cellule d'un organe soit strictement identique en tout point à celui d'une cellule d'un autre organe ? Le choix du type de cellule pour le clônage est déjà bien cornellien.
Pour ce qui est des mutations, vous savez comme moi qu'elles peuvent intervenir dés la deuxième division cellulaire qui formera l'individu final. Au nom de cet affirmation on peut dors et déjà convenir que le clône d'un clône ne sera jamais identique à l'individu de départ puisqu'il aura forcément évolué dans un environnement différent sous des contraintes différentes de son « jumeau ».
Ainsi, si l'on considère que l'environnement dans lequel on évolue façonne de manière intrinsèque et perpétuelle le génôme final de chaque individu, il est pratiquement impossible, même pour des bactéries que deux individus se voient attribués un génôme parfaitement identique.

Pour ce qui est de mon affirmation comme quoi des gênes modifiés pourraient se confondre avec le notre, je suis d'accord que cette affirmation est exagérée, voire fausse, les choses ne se passent pas tout à fait comme cela, la nourriture qu'on mange se décompose dans nos organes sous formes d'acides aminés, cad des structures chimiques bien précises que l'on assimile et transforme en notre chaire en reproduisant le contenu supposé identique de chacun de nos cellules.
Dés lors qu'un gêne modifié se retrouve dans notre estomac, il sera de toute façon décomposé sous une forme que l'on pourra assimiler naturellement et donc transformer en une partie de nous même. La seule protection dont on dispose, c'est notre remarquable capacité à identifié les bons morceaux pour reproduire nos cellules. (et ça on ne le fait pas payer à MONSANTO, c'est tout benef)
Mais tout cela n'est que supposition, comment en effet affirmer que la structure moléculaire d'un gêne issued'une animal donné est parfaitement compatible d'une espèce à l'autre ? Enfin un gêne, ce n'est pas une molécule, c'est des milliers voire des centaines de milliers d'atomes assemblés entre eux. Lorsque l'on introduit un gêne dans un magma génétique, c'est des milliards d'informations que l'on introduit dans le génôme. Or vous savez comme moi qu'une partie seulement de ce génôme s'exprime dans « l'unicité » de l'individu, une bonne partie constituant une réserve pour les générations suivantes, le patrimoine, la richesse qui constitue l'espèce à laquelle appartient l'être vivant. C'est pourquoi même si le clône ou l'OGM parait en bonne santé, rien ne prouve que sa descendence soit viable tout autant. Ca pourrait d'ailleurs expliquer pourquoi Monsanto diffuse des OGM non reproductibles, ce qui obligent les cultivateurs à acheter chaque année de nouvelles semences, sans quoi ça serait trop dangereux, ou tout simplement pourrait nuire à sa réputation en cas d'apparition d'anomalies génétiques dans la descendance.
Mais voilà, vous voyez bien que ce qu'il se passe, c'est quand même assez grâve, chaque année Monsanto distribue le même individu à quelques détails prés dans le monde entier, alors que la selection naturelle qu'on a opéré pendant des millénaires a fait qu'on a aujourd'hui plusieurs espèces d'un même légume ou d'un même fruit, de toute façon même sans l'homme, la nature fait que ce sont les espèces les plus resistantes qui survivent et se pérpétuent. Regardez ce qu'il s'est passé il y a plusieurs années en Inde, Monsanto a vendu des tonnes de semences de riz modifiées aux indiens qui n'étaient pas si performantes au début de leurs manipulations. Des milliers de paysans ont vite abandonné ces semences et un gigantesque programme de classification des différents riz indiens a été orchestré par le gouvernement de sorte que les différents problèmes auxquels été confrontés les paysans soient réglés autrement que par des OGM, aujourd'hui la production de riz indienne se porte à merveille et ouf les différents riz sélectionnés pendant des millénaires par les paysans indiens ont été sauvegardés. Voilà pourquoi le riz indien a su rester un des meilleurs riz du marché mondial, mais heureusement que le riz de monsanto n'était pas tout à fait au point, sinon le basmati n'existerait peut-être plus …

Portrait de bertdo

De bertdo

Instituteur, mais marre de l'être. | 18H57 | 16/01/2008 | Permalien

Ma peur principale c'est qu'un jour on arrive à cloner un Homo Sarkozysius pour avoir ad eternam le même président de la république.
Quant aux autres animaux clonés, aucun intérêt. On est arrivé à survivre sans eux jusqu'ici.

http://bertdo.over-blog.net

Portrait de kookaburra

De kookaburra

19H11 | 16/01/2008 | Permalien

Oui c'est la solution évidente et urgente, urgente parce que la production de la viande est un gaspillage irresponsable au profit de la petite partie de l'humanité qui peut s'ffrir ce luxe. Voice les faits :
Dans un rapport datant de 2006, les Nations Unies expliquent qu'élever des animaux pour la consommation de viande produit plus de gaz à effet de serre que tous les camions, voitures, navires et avions du monde entier réunis. Henning Steinfelf, officiel du secteur agro-alimentaire des Nations Unies démontre que l'industrie de la viande est « l'une des toutes premières causes au monde des problèmes environnementaux, à l'échelle locale comme au niveau mondial. »

Est-ce que vous ouvreriez votre réfrigérateur pour en retirer seize assiettes de pâtes, en manger une seule et jeter le reste directement à la poubelle ? Ou encore abattre 16,8 m2 de forêt amazonienne pour un seul repas ? Ou encore déverser 9 500 litres d'eau directement dans les égouts ? Évidemment vous ne le feriez pas. Mais si vous mangez du poulet, du poisson, de la dinde, du porc ou du bœuf, c'est exactement ce que vous faites : vous gaspillez des ressources naturelles et détruisez l'environnement.

Les animaux d'élevages dépensent la majorité des calories de leur nourriture pour simplement rester en vie, tout comme nous. 70 % des céréales cultivées dans le monde vont à l'alimentation des animaux d'élevages, et donc la quasi-totalité de ces calories servent juste à maintenir ces animaux en vie et non à leur développement. Une toute petite fraction de ces calories n'est réellement transformée en viande.

La plupart des recherches sur ce thème viennent des Etats-Unis. Cultiver des récoltes pour nourrir les animaux d'élevage exige une quantité énorme d'eau et de terrain. En fait presque la moitié de la consommation d'eau et 80 % des terres agricoles aux Etats-Unis, sont utilisés pour les animaux d'élevage.

Les animaux de ferme produisent environ 130 fois plus d'excréments que l'ensemble de la population américaine, et comme les élevages en batterie n'ont pas de système de traitement des eaux usées comme dans les villes, ce mélange d'excréments fini comme source de pollution dans nos eaux, nos nappes phréatiques, le sol, et contamine l'air.

Portrait de kookaburra

De kookaburra

19H17 | 16/01/2008 | Permalien

Le point sur la défense des animaux avec Peta

Article rédigé par freyr
PETA, People for the Ethical Treament of Animals (Personnes pour le traitement éthique des animaux) est une association de défense du règne animal à qui on doit entre autres le remplacement des ballons de basket en cuir par des ballons synthétiques en NBA, le limogeage d'un joueur de football américain qui organisait des combats de chiens, bons nombres d'actions coup de poing contre les adeptes de la fourrure, etc. Onirik.net a voulu comprendre leurs motivations et leurs combats.

Onirik : PETA est bien implantée aux Etats-Unis. Quelle est la situation en Europe et plus particulièrement en France ? Trouvez-vous un écho favorable à vos actions ?

PETA : PETA US est la plus grande association de défense des animaux dans le monde avec 1,8 millions d'adhérents et de sympathisants de tous pays. PETA US a des antennes en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Inde, à Hong Kong et aux Philippines. Le mouvement pour le droit des animaux n'est pas un mouvement marginal. De plus en plus de gens découvrent comment les animaux sont tués dans les fermes à fourrure avec des méthodes telles que l'électrocution ou le brisage de nuque, ou comment les poulets se retrouvent le bec coupé avec une lame brûlante et ébouillantés vivants, ils ne veulent rien avoir à faire avec cette cruauté et tournent le dos aux produits issus de la souffrance animale.

Onirik : Quel est le coût écologique engendré par la consommation de viande ? Peut-on se dire « écologiste » sans être végétarien ?

PETA : Il est impossible de consommer de la viande tout en prétendant être écologiste.

Dans un rapport datant de 2006, les Nations Unies expliquent qu'élever des animaux pour la consommation de viande produit plus de gaz à effet de serre que tous les camions, voitures, navires et avions du monde entier réunis. Henning Steinfelf, officiel du secteur agro-alimentaire des Nations Unies démontre que l'industrie de la viande est « l'une des toutes premières causes au monde des problèmes environnementaux, à l'échelle locale comme au niveau mondial. »

Est-ce que vous ouvreriez votre réfrigérateur pour en retirer seize assiettes de pâtes, en manger une seule et jeter le reste directement à la poubelle ? Ou encore abattre 16,8 m2 de forêt amazonienne pour un seul repas ? Ou encore déverser 9 500 litres d'eau directement dans les égouts ? Évidemment vous ne le feriez pas. Mais si vous mangez du poulet, du poisson, de la dinde, du porc ou du bœuf, c'est exactement ce que vous faites : vous gaspillez des ressources naturelles et détruisez l'environnement.

Les animaux d'élevages dépensent la majorité des calories de leur nourriture pour simplement rester en vie, tout comme nous. 70 % des céréales cultivées dans le monde vont à l'alimentation des animaux d'élevages, et donc la quasi-totalité de ces calories servent juste à maintenir ces animaux en vie et non à leur développement. Une toute petite fraction de ces calories n'est réellement transformée en viande.

La plupart des recherches sur ce thème viennent des Etats-Unis. Cultiver des récoltes pour nourrir les animaux d'élevage exige une quantité énorme d'eau et de terrain. En fait presque la moitié de la consommation d'eau et 80 % des terres agricoles aux Etats-Unis, sont utilisés pour les animaux d'élevage.

Les animaux de ferme produisent environ 130 fois plus d'excréments que l'ensemble de la population américaine, et comme les élevages en batterie n'ont pas de système de traitement des eaux usées comme dans les villes, ce mélange d'excréments fini comme source de pollution dans nos eaux, nos nappes phréatiques, le sol, et contamine l'air.

Portrait de kookaburra

De kookaburra

19H28 | 16/01/2008 | Permalien

Il est impossible de consommer de la viande tout en prétendant être écologiste.

Dans un rapport datant de 2006, les Nations Unies expliquent qu'élever des animaux pour la consommation de viande produit plus de gaz à effet de serre que tous les camions, voitures, navires et avions du monde entier réunis. Henning Steinfelf, officiel du secteur agro-alimentaire des Nations Unies démontre que l'industrie de la viande est « l'une des toutes premières causes au monde des problèmes environnementaux, à l'échelle locale comme au niveau mondial. »

Est-ce que vous ouvreriez votre réfrigérateur pour en retirer seize assiettes de pâtes, en manger une seule et jeter le reste directement à la poubelle ? Ou encore abattre 16,8 m2 de forêt amazonienne pour un seul repas ? Ou encore déverser 9 500 litres d'eau directement dans les égouts ? Évidemment vous ne le feriez pas. Mais si vous mangez du poulet, du poisson, de la dinde, du porc ou du bœuf, c'est exactement ce que vous faites : vous gaspillez des ressources naturelles et détruisez l'environnement.

Les animaux d'élevages dépensent la majorité des calories de leur nourriture pour simplement rester en vie, tout comme nous. 70 % des céréales cultivées dans le monde vont à l'alimentation des animaux d'élevages, et donc la quasi-totalité de ces calories servent juste à maintenir ces animaux en vie et non à leur développement. Une toute petite fraction de ces calories n'est réellement transformée en viande.

La plupart des recherches sur ce thème viennent des Etats-Unis. Cultiver des récoltes pour nourrir les animaux d'élevage exige une quantité énorme d'eau et de terrain. En fait presque la moitié de la consommation d'eau et 80 % des terres agricoles aux Etats-Unis, sont utilisés pour les animaux d'élevage.

Les animaux de ferme produisent environ 130 fois plus d'excréments que l'ensemble de la population américaine, et comme les élevages en batterie n'ont pas de système de traitement des eaux usées comme dans les villes, ce mélange d'excréments fini comme source de pollution dans nos eaux, nos nappes phréatiques, le sol, et contamine l'air.

Il ne faut pas en manger.
C'est contre nature et ça me fait terriblement peur,c'est peut-être la raison pour laquelle je réponds cela…
Je préfére devenir completement végétarienne.
Je n'en cuisinerai jamais,si je sais que c'est de la viande d'animaux clonés…
Mes voisins suisses en mangent,mais ce qui me pose réellement problème c'est leur chocolat….
J'adore le chocolat suisse,c'est mon péché mignon,mais peut-être est -il fabriqué avec le lait de vaches clonées.. ? ? ?

Les Suisses mangent de la viande clonée sans le savoir

Simon Koch -

Ces animaux ont tous pour géniteur un supertaureau américain prénommé « Revenge-ET », lui-même né d'une vache clonée. En Suisse, sa semence a donné le jour à quelque 200 veaux, dont la moitié a été consommée sans indication, selon « Blick ». Seul leurs éleveurs savent à quels bouchers ils ont vendu leurs animaux, clonés à la 3e génération.

Aucune loi suisse n'interdit l'importation d'animaux clonés ni la vente de leurs produits, selon l'Office vétérinaire fédéral. Un risque pour la santé du consommateur ? Le débat divise l'Europe. Le principal syndicat d'agriculteurs italien voit dans les produits clonés un « risque inacceptable ». Cette prise de position faite hier répond à l'Autorité européenne de sécurité alimentaire. Vendredi, cette dernière a estimé « très improbable » une différence de sécurité entre les produits issus du clonage et les autres.

A la Fédération romande des consommateurs (FRC), on est plus prudent. « Le mode de production de la viande devrait être indiqué sur l'emballage pour que le consommateur puisse choisir, au moins en attendant de connaître les implications directes de la viande clonée », explique Aline Clerc, responsable des questions d'alimentation à la FRC.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1 ? contenu=3587…

Portrait de bilou.

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 19H51 | 16/01/2008 | Permalien

Voilà qui est assez répugnant pour les adeptes de la cote de boeuf grillées au barbecue avec ail et fines herbes, patates et petits oignons. Pourquoi tout simplement ne pas faire un grenelle de l'alimentation avec un étiquetage obligatoire sur la provenance de tout ce qu'on mange.

Quelquepart, refuser de manger de la viande bovine, c'est accélérer la production de clônage bovin, puisque le coût de production d'un clône est infiniement inférieur au coût de la production d'une bête élevée dans des conditions normales.

J'ai voté oui à la constitution, mais si on en vient à nous cacher délibérément la provenance de tout ce qu'on mange, je ne suis plus tout à fait d'accord.

Les vaches clonées donnent-elles du lait ?

Portrait de Chloé Leprince

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De Chloé Leprince (auteur)

Rue89 | 18H22 | 17/01/2008 | Permalien

Bonsoir
Oui, et la reproduction des productrices de lait est même un des principaux objectifs des chercheurs en matière de clonage d'animaux d'élevage.

Portrait de Albin journalier

De Albin journalier

19H52 | 16/01/2008 | Permalien

Quid de la transsubstantiation et de l'hostie ?

Portrait de daniele

De daniele

20H07 | 16/01/2008 | Permalien

je constate que l'inra acquiesse et glorifie a tout ces coups malsains,ils peuvent se les garder pas questions pour moi d'en avaler.

Portrait de bozox

De bozox

20H10 | 16/01/2008 | Permalien

Il est clair que le fait de savoir si on peut manger ou pas cette viande n'est qu'une toute petite partie du problème !

Que se passera-t-il lorsque 50% du cheptel aura le même ADN, et qu'une épidémie décimera ces 50% ? Dans l'histoire, toutes les épidémies, mêmes les plus mortelles, ont toujours laissé des survivants, grâce à la bio-diversité. Supprimer la bio-diversité, c'est s'exposer à tout perdre. La question n'est pas de savoir si ça arrivera un jour ou pas, mais quand ça arrivera.

Mais peu importe, de toute manière pour le libéralisme, le profit à court terme c'est 3 mois, le moyen terme c'est 1 an, et le long terme c'est 2 ans, alors l'hypothèse de tout perdre d'ici 10 ans ne leur fait ni chaud ni froid, ils auront déjà retiré leurs billes d'ici là !

Portrait de bilou.

De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 20H42 | 16/01/2008 | Permalien

Je trouve que ces Organismes modifiés en laboratoire ont une certaine connotation guerrière. J'ai lu quelquepart que depuis hier, l'europe est passée devant les états-unis en puissance économique. Rappelons que le grenier américain fût un territoire français il y a bien longtemps avant qu'un de nos rois vende la fameuse louisianne, grande à l'époque comme la moitié du grand Est américain.
De plus, s'il y a quelquechose qu'on sait faire mieux que quiconque, c'est bien la cuisine, je pense que ces organismes d'un nouveau genre sont une nouvelle offensive américaine sur le marché européen. Il va bien falloir que l'europe préserve sont agriculture séculaire d'une manière ou d'une autre.

Portrait de Bragon

De Bragon

13H27 | 17/01/2008 | Permalien

Pour information, la PAC vient d'être réformée. Elle s'appuie maintenant sur le second pilier, les subventions sont désolidarisées de la production et favorise les mesures environnementales, entre autre par l'établissement de MAE (mesures-agro environnementales).
La PAC étant un organe très complexe je vous laisse vous informer plus précisément par vous même.

Portrait de jbaf

De jbaf

21H41 | 16/01/2008 | Permalien

Et on appelle ça le progrès…
Et quand est-ce que la PAC aidera l'agriculture bio, respectueuse de l'Homme, de l'environnement et non pas le tout industriel qui detruit le faible.

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