TRIBUNE

Nicolas Sarkozy ou l’histrionisme démocratique

Quatorze juillet 2004 : Je décide, il exécute , lance, devant les journalistes venus traditionnellement l’interroger, le président Jacques Chirac au sujet du ministre de l’Economie. L’intéressé aura plaisir, et nécessité, de s’entendre dire quelques mois plus tard, par la même voi(x)e cathodique : J’ai demandé à Nicolas Sarkozy d’être ministre d’Etat et il a accepté.

L’actuel Président avait alors le sens du gouvernement. Et savait apprécier dans quelles mesures ses membres sont moins des collaborateurs que des hommes d’Etat. Les temps changent. Rien d’alarmant. De plus qu’en fuseau horaire sarkozien, les temps sont courts. Redevenu avocat ou businessman, Nicolas Sarkozy pourrait bien s’avérer demain le défenseur le plus remonté de la société civile et de ses prérogatives. Rien d’alarmant encore.

Seulement, voilà, si les temps présidentiels sont courts, le temps de la Constitution est long. Et la commission Balladur, comme le Conseil constitutionnel, devraient s’en préoccuper davantage. Si Nicolas Sarkozy n’a pas inventé la présidentialisation du pouvoir -la Ve République permet cette appropriation-, il ne faudrait pas qu’il se donne le droit d’entériner ce qui n’est que son style. Et faire relever la définition de la politique de la Nation de son seul champ personnel -sachant qu’actuellement c’est la tâche du gouvernement dans son ensemble- équivaudrait à transformer à terme ce qui n’est qu’appropriation en confiscation. Qui définit dirige.

Et Amartya Sen, désormais commissionné du Président, de déclarer souvent à quel point le qui » n’est légitime et efficace qu’à la condition d’être pluraliste et contradictoire. Nul doute qu’il saura en faire écho au chef de l’Etat.

En effet, à la différence des régimes autoritaires, la République démocratique résiste sans soucis à la controverse et sait mutualiser et son savoir, et son pouvoir. Seulement, voilà, dans les médiacraties, la tentation est grande de voir les histrions monopoliser la scène et l’histrionisme politique s’instaurer comme quasi-régime démocratique. Certes, l’histoire de la démocratie, sans parler de l’histoire de la France, est inséparable d’une histoire des charismes incivils (Richard Sennett). Pour mémoire, il y a toujours eu dans la société française une prime au charisme. Nos pionniers de l’ère révolutionnaire étaient eux-mêmes des moi intarissables .

Mais, grande différence, là où l’on gouvernait pour mener une révolution, l’on veut désormais plaire pour gouverner. Cette incoercible manie qu’aurait eue Maximilien de parler toujours, toujours de soi, de ses vertus, de ses principes, des sacrifices qu’on a faits à la liberté, des dangers dont on est entouré frôlait la paranoïa.

A chaque âge de la démocratie, son histrionisme -preuve là-même des conquêtes de l’individualisme. A ceci près que Robespierre n’avait rien d’enjôleur (Michelet) et qu’à défaut d’hyperparanoïa et de neurasthénie, on frôle désormais l’hyperhystérie et l’hypercommunication.

Inutile néanmoins d’accuser la communication de tous les maux post-culturels. Au fondement même du politique, il y a la communication, la mise en commun.

Le problème n’est donc pas de communiquer » mais de travestir l’idée même de communication en lui substituant celle de spectacle. Plaire et divertir devient pour Nicolas Sarkozy le plus sûr moyen de ne rien partager de son pouvoir. En se faisant leader de fiction, metteur en scène attitré des Français, le chef de l’Etat cherche moins à communiquer qu’à confisquer. Derrière l’hypercommunication, le manque de transparence sur l’action politique demeure. Et derrière l’histrion, l’autocrate sommeille.

Alors, bien sûr, Sarkozy n’est pas Berlusconi. A l’avenir le mutisme et la raréfaction de sa présence pourraient bien devenir ses nouveaux modes histrioniques : toujours l’hypercaptation de l’attention ; toujours l’égopolitique ; mais cette fois-ci en maniant l’art du retrait. Nul doute qu’il saura trouver dans l’histrionisme aussi une longueur d’avance.

Mauvaise nouvelle donc, le chef de l’Etat porte aux nues l’histrionisme politique : avec son hyperactivité, il ne fait que réaliser toujours plus de la même chose : là où ses prédécesseurs faisaient un Grenelle, il en fera cinq ; là où ils se contentaient d’une déclaration par semaine, il fera un JT par jour ; là où, enfin, ils ne faisaient pas de politique neuve, il n’en fera pas davantage.

Les théoriciens de l’école de Palo Alto nous ont appris qu’il y a changement » et faux mouvement . Il y a le changement qui fait que tout perdure davantage, le changement illusoire, préféré des hommes de pouvoir, celui des agités qui patinent : ils ne parviennent pas à sortir du cauchemar qui les étreint, et nous avec. Et il y a les changements qui créent les nouveaux socles de la démocratie.

Bonne nouvelle, il n’est qu’un histrion. Et rien ne tue moins l’histrion que la fin des applaudissements.

► A lire : Les pathologies de la démocratie , de Cynthia Fleury (Fayard).


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asozial | aus Berlin
17H46 15/01/2008

mais Sarkon n’est qu’une donnée de l’équation, qu’est-ce qui fait des français de si complaisants spectateurs ?

 
Daniel R | Visiteur d'entreprise
20H21 15/01/2008

Les Français sont aussi impuissants devant ce qui se passe depuis mai 2007 qu’ils l’étaient lorsque Pétain s’est fait voter les pleins pouvoirs par des parlementaires aussi lâches que complaisants.

La classe politique s’est réconstituée telle qu’elle était en 1940, avec une petite variante: Des collabos des conglomérat média-militaro-industriels qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts et n’agissent qu’en courtisans.

 
karlM
00H30 16/01/2008

j’ai lu la composition de l’assemblée de 1850-60, on a les mêmes notables aujourd’hui !!

 
king selewa
11H53 16/01/2008

tout à fait et ce qui est frappant c’est que tous ces notables, « professionnels » de la politique, sont comme qui dirait cooptés par des pairs, ou alors carrément des « fils de »..incroyable!!
autre chose qui me choque y-a-t-il un « politique » appartenant à la classe moyenne?? non! ils sont tous rondouillards (signe que le caddie est bien rempli), habitent dans des endroits classieux, ont des résidences secondaires, etc etc etc….la politique ça rend riche???
www.myspace.com/kingselewa

 
phenix
15H00 16/01/2008

RUE 89 est bien silencieuse sur le discours de Ryad, celui du chanoine à Rome , et dans toute cette cacophonie ou la laicité est la garante du respect des religions, le caméleon de l’Elysée dit cheval fougueux assure dans le même temps les Obédiences maçonnique de son attachement à la laïcite - De grâce faites nous un papier sur ce sujet qui agite toute la presse, Rue 89 coincée sur le sujet ?

 
agathevelikotny | pigiste en province
19H32 16/01/2008

le sentiment de naviguer dans un no mans land situé quelque part entre napoléon 3 et vichy ? Angoissant…

 
marie 75
10H34 17/01/2008

le temps (quot suisse) :
janvier 2008
Sarkozy juge «honteux» l’intérêt des médias pour sa vie privée
Péroraison de Nicolas Sarkozy, cette semaine dans le Golfe, sur l’intérêt disproportionné des médias pour sa vie privée. Après avoir convié des journalistes à boire un verre avec lui, il s’est posé en victime, cigare à la main: «C’est honteux! On a même publié le prix de ma montre [cadeau de Carla Bruni, ndlr]! Vous vous rendez compte! Mais qui ça peut intéresser?!»

Des témoins de la scène racontent qu’à la grande surprise des journalistes, le chef de l’Etat s’est ensuite lancé dans une description détaillée de sa vie avec Carla Bruni: comment leur appartement va être réaménagé, où dormiront les enfants, etc. Une envolée aussi intimiste qu’exceptionnelle, selon l’Elysée, qui impose généralement un silence complet à la presse française sur ce genre de confidences. Mais si Nicolas Sarkozy ne veut pas que les médias évoquent sa vie privée, pourquoi en parle-t-il aux médias? Cet homme est un mystère.

Sur la photo: Nicolas Sarkozy arborant, lors de sa conférence de presse du 8 janvier, une montre Patek Philippe, le cadeau de Carla Bruni.

 
marie 75
11H05 17/01/2008

La presse accusée???? ndlr
le temps (suisse)

Sarkozy juge «honteux» l’intérêt des médias pour sa vie privée
janvier 2008 le temps
Sarkozy juge «honteux» l’intérêt des médias pour sa vie privée Péroraison de Nicolas Sarkozy, cette semaine dans le Golfe, sur l’intérêt disproportionné des médias pour sa vie privée. Après avoir convié des journalistes à boire un verre avec lui, il s’est posé en victime, cigare à la main : «C’est honteux! On a même publié le prix de ma montre [cadeau de Carla Bruni, ndlr]! Vous vous rendez compte! Mais qui ça peut intéresser?!»

Des témoins de la scène racontent qu’à la grande surprise des journalistes, le chef de l’Etat s’est ensuite lancé dans une description détaillée de sa vie avec Carla Bruni : comment leur appartement va être réaménagé, où dormiront les enfants, etc. Une envolée aussi intimiste qu’exceptionnelle, selon l’Elysée, qui impose généralement un silence complet à la presse française sur ce genre de confidences. Mais si Nicolas Sarkozy ne veut pas que les médias évoquent sa vie privée, pourquoi en parle-t-il aux médias? Cet homme est un mystère.

Sur la photo : Nicolas Sarkozy arborant, lors de sa conférence de presse du 8 janvier, une montre Patek Philippe, le cadeau de Carla Bruni.

 
jissé | Ingé retraité
23H58 18/01/2008

Je viens de trouver un deuxième « troll » Le Peniste.
Les deux sont membres « rue89 » depuis un peu plus de 24 heures.

Sévissaient avant sur le site du « Nouvel Obs » qui ne s’en est pas remis (c’était il y a environ dix mois

Je vous recommande le site « TDG » (tribune de genève .. Un article sur Sarko « parlant apache » avec je ne sais plus quel Emir. Considéré comme un remake de « Tintin au pays du pétrole ».

Au moins il amuse les suisses .. à nos dépends ..

Il y a qq temps la fuite de Cécilia y était aussi décrite. (Sur TDG)

15 jours pendants lesquels la « Presse » (Nouvel Obs et Libération compris) attendait au garde-à-vous l’autorisation d’en parler!

Bonne nuit.
Les retraités ça se couche et lève plus tard ..

ET bon vouiquende.

Jissé

PS1: Je ne sais plus qui avait posé la question « BFM-TV » appartient à LVMH. (via une société-écran)

PS2: Les Rolex, ça fait ‘peuple’, tout juste bon pour un Koukouch.ch, « Patek-PHilippe » c’est plus « top ».

 
Lidenbrock
17H56 15/01/2008

Depuis maintenant neuf mois,on a bien compris le système. Voici un bilan de plus. Vivement qu’on en soit aux perspectives!
A part ça, quoi de neuf?

 
agathevelikotny | pigiste en province
19H37 16/01/2008

du neuf que penser du projet de base militaire à Abou dabi ???

 
Pit
18H03 15/01/2008

Très beau texte, autant sur le fond que sur la forme.

 
aumusee | en direct de l'élysée Montmartre
18H19 15/01/2008

Oui : très bon texte.
Et maintenant ? Wait and see.
Tout cela peut se balayer : mais il faut qu’il y ait en face une force unie…
Vaste programme

 
Servais-Jean | Psychanaliste orphelin
18H24 15/01/2008

Il en est de Sarkozy comme de tous les êtres, il n’existe que par le regard que nous lui portons.
Et dès lors qu’il arrive, avec la complicité voulue ou pas des médiats, à capter notre attention en quelque circonstance que ce soit, alors oui il est existant et important, mais pour lui-même.

Concernant les médiats, la semaine dernière,jeudi ou vendredi, PPDA sur TF1, avait invité l’ex mari d’Ingrid Bettancour qui citait les intervenants, Chavez, Uribe,La Suisse,…et ne citait pas Sarkozy! laissant PPDA bouche-bée.
Ce dernier avec un peu trop de rapidité a dit: Et Sarkozy! Ce fut la fin de l’entretien.

 
marie 75
18H32 15/01/2008

le soir (quot belge) :

JUREK KUCZKIEWICZ

Nicolas Sarkozy et la politique du comblement du videmardi 08 janvier 2008, 07:00 

Il y a des formulations qu’on n’applique pas à un président de la République. Souvent traité avant son élection d’« agité du bocal » par ses ennemis, Nicolas Sarkozy élu a hérité d’une nouvelle appellation : « l’hyperprésident ». Le changement de signifiant n’a pas obéré grand-chose du signifié : l’activisme de Nicolas Sarkozy a toujours suscité une certaine perplexité, qui n’a fait que s’approfondir.

Son omniprésence, qui écrase non seulement son gouvernement, Premier ministre en tête, mais aussi d’autres rouages de l’Etat, est généralement critiquée, par le peu qu’il reste d’opposition, comme une politique délibérée d’occupation du terrain. Même son souci, aussi soudainement ressuscité que sa flamme amoureuse, d’étaler sa vie privée sous les objectifs des photographes, est porté au compte de sa volonté supposée d’occulter le manque d’effets de son action.

Osons pourtant l’hypothèse que, dans le cas de Nicolas Sarkozy, une clé importante de compréhension des ressorts de son action n’est pas de l’ordre du conscient. Ainsi, depuis le début de son quinquennat, l’ancien maire de Neuilly semble dépenser une énergie considérable à prouver à une audience qui, elle, le sait depuis six mois, que c’est bien lui qui a été élu président. Le nouveau locataire de l’Elysée paraît absorbé dans une perpétuelle entreprise de comblement d’un vide, magistralement décrite par l’écrivaine Yasmina Reza. Et aujourd’hui, plus encore qu’avant son élection, paraît étrange le sentiment que donne Nicolas Sarkozy, suivant lequel si ce n’est pas lui qui parle ou arpente la scène, le silence serait assourdissant et la scène vide. D’où aussi cette impression, que le président fonctionne par succession de spasmes, rythmés par ses intuitions ou angoisses du moment. A force de vouloir démontrer qu’il est là où il est (au sommet), Nicolas Sarkozy finit par donner l’impression qu’il ne fait pas ce qu’il doit (faire fonctionner la machine en produisant des résultats). Ses angoisses ne sont sans doute pas plus justifiées que les attaques de ses critiques. Mais, paradoxalement, il serait bon que le président français se rassure un peu sur lui-même. Question de pouvoir cesser d’y penser.

 
Gotch | ancien ouvrier de la banque
18H20 16/01/2008

Le Sarkozy qui saute, trépigne, parle, s’exclame, bouge, cet homme qui remplit l’avant-scène à la manière d’un one man show, tenterait donc, selon vous, et si j’ai bien compris, de prouver à lui-même qu’il est bien enfin le président ? Assertion intéressante!

Sachant que pour lui, ce qui compte, c’est lui, lui, lui, c’est après tout très vraisemblable! Malheureusement pour lui, arrivé si haut, il se retrouve insatisfait, à la recherche d’un problématique « plus haut » qui ne pourrait être que la présidence de l’Union Européenne… qui n’existe pas! En tout cas, dans sa tête, il est certain qu’il n’a pas encore intégré le fait que c’est lui le président : il ne serait pas encore en campagne comme il l’est actuellement. A moins que, provisoirement, le mariage lui offre un dérivatif à cette recherche d’un pouvoir…. qu’il a déjà!

 
marie 75
11H31 17/01/2008

l’express :

FRANCE //
LEXPRESS.fr du 09/01/2008

Sarkozy
Le président people
Eric Mandonnet
Une vie privée devenue publique, une stratégie de marketing digne de celle des stars, une personnalisation du pouvoir: Nicolas Sarkozy réinvente la fonction de chef d’Etat. Modernisation des institutions ou dérive de la politique? Enquête.

au lendemain de son arrivée à Louxor, le 25 décembre, il a téléphoné à un ami: «Alors, les images à la télévision? C’était bien?» Lui et Carla Bruni, main dans la main. Dans la Vallée des Rois devenue celle des people, la star et la star, sous le regard du monde entier. L’oeil de l’autre compte tellement chez cet homme-là: un témoin se souvient de son ravissement quand Ariel Sharon, Premier ministre d’Israël, l’avait complimenté sur son épouse Cécilia. Il y a quelques semaines, avant que son idylle avec la chanteuse ne soit rendue publique, il voulait connaître les bruits de la ville sur les aventures que la rumeur lui prêtait: il avait ainsi interrogé certains membres… du gouvernement. Car ce nouveau Narcisse est aussi, on l’oublierait presque, président de la République…

Nicolas Sarkozy a toujours adoré les vedettes. Sur les murs de sa chambre d’adolescent se sont succédé les posters de Johnny, Christophe, Hervé Vilard ou Claude François. Très vite, il a cherché à les côtoyer. Etre élu à Neuilly l’y a aidé. «A l’époque, Michel Sardou avait été marié par Achille Peretti (le maire), se souvient-il dans Au bout de la passion, l’équilibre, paru en 1995. Tandis que 3 000 fans se groupaient autour de la mairie, je suis allé jeter un coup d’oeil. Les appariteurs pensaient que j’étais un fan. Je n’avais pas encore ma carte de conseiller municipal et je n’ai pas pu entrer! Cela ne m’a pas plu, vraiment pas! Ce sont des petites choses, mais il arrive qu’elles soient aussi importantes que les grandes.»

Quelque trente ans plus tard, il n’a pas seulement franchi la barrière des VIP, il est une star parmi les stars. Le président people. Pendant la campagne, ce n’est pas un candidat, c’est un artiste en tournée. «Ils n’avaient jamais vu ça depuis les Beatles!» lâche-t-il après un meeting à Londres, dans une salle surchauffée. Yasmina Reza, qui saisit la scène dans L’Aube le soir ou la nuit(Flammarion), en décrit une autre, à l’occasion de la réunion publique de l’entre-deux-tours, au Palais omnisports de Bercy, où défile tout le comité de soutien du futur chef de l’Etat: «Il est vraiment le garçon qui a piqué la loge de Johnny, et qui n’en revient pas.» Lorsqu’il reçoit à l’Elysée la visite de Michel Polnareff, avant son concert du 14 juillet 2007, il appelle, ravi, l’un de ses proches, alors en rendez-vous chez un conseiller, pour qu’il vienne discuter avec le chanteur.

 
phenix
18H29 15/01/2008

Qui trop embrasse bien mal étreint dit le dicton

pour faire court la fin sonnera pour le Sarkon en Président « Bling,Bling,Boummmmmmmm »

 
marie 75
19H05 15/01/2008

Chronique sur l’homme qui court après sa nouille …

et comme Louis XIV, il gouverne d’une main de fer.
 EDITORIAL

Sarkozy, le Louis XIV du XXIe siècle

Michel Danthe, rédacteur en chef - 12/01/2008 Le Matin Dimanche (suisse)

Toutes et tous vous disent qu’ils n’en peuvent plus, que c’est l’overdose, l’asphyxie, la saturation : la vie privée de Nicolas Sarkozy exposée jour après jour au grand jour, Carla Bruni par-ci, Cécilia par-là, divorce, croisière et rumeur de mariage.

Toutes et tous tant que nous sommes n’en pouvons plus, crions grâce hypocritement… et nous précipitons tout de même sur les derniers rebondissements, les derniers cancans, les dernières révélations.

Aujourd’hui, c’est la filiation réelle de Carla Bruni qui agite les esprits : elle ne serait pas la fille biologique de feu Alberto Bruni Tedeschi, mais d’un ancien violoniste, devenu homme d’affaires au Brésil, Maurizio Remmert.

Sommes-nous devenus fous ? N’y a-t-il plus que cela qui nous intéresse ? Quelle mouche nous a piqués ? Qui nous aidera à comprendre l’hystérie qui entoure désormais les faits et gestes du premier des Français ?

Un film, peut-être. Tourné en 1966 par l’un des plus grands cinéastes italiens du XXe siècle, père du néoréalisme, et qui fut l’amant puis l’époux d’Ingrid Bergman, Roberto Rossellini.

Dans « La prise de pouvoir de Louis XIV », Rossellini nous explique comment le Roi-Soleil domestiqua définitivement tous ceux qui lui contestaient le pouvoir.

La recette ? Faire de sa vie de monarque un théâtre perpétuel où tout, de son coucher à son lever, de ses repas à ses frasques amoureuses, de ses vêtements à ses animaux de compagnie, de ses divertissements à ses plaisirs intimes, était suivi par des courtisans anxieux de n’en pas manquer une miette.

Nous sommes comme ces courtisans de Louis XIV : tétanisés par le spectacle d’un Sarkozy-Roi-Soleil qui nous aveugle de sa vie intime surexposée pour mieux fixer notre attention. Et nous faire oublier que pendant ce temps, et comme Louis XIV, il gouverne d’une main de fer.

 
La prof
18H32 16/01/2008

Bien vu Marie 75…et ce qui scellerait presque le « piège », c’est que, comme on se méfie de lui, on le surveille, donc on garde un oeil sur le cirque…

 
marie 75
19H27 15/01/2008

pour vous rafraîchir …un autre regard…
La seconde jeunesse d’Alain Badiou, nouveau héraut de l’anti-sarkozysme
de Sylvia Zappi

Voilà un succès qui en dit long sur un certain désarroi à gauche. Le livre-pamphlet d’Alain Badiou De quoi Sarkozy est-il le nom ? (Lignes, 14 euros) fait un tabac deux mois après sa sortie. Et réassure une petite notoriété à un philosophe plutôt aride dont les présupposés politiques restent – de manière assumée – très empreints d’un marxisme léninisme puisant aux sources les orthodoxes (« mao-stal », aurait on dit les années 1970).

Ses plus de 17 000 exemplaires vendus – inespéré pour un auteur dont les ouvrages plus austères ne dépassent pas les 3 000 – un retirage en urgence par la petite maison d’édition, un nombre de recensions encore jamais atteint… : « On savait que ce livre allait se vendre mais pas à ce point », confie Sébastien Raimondi, responsable d’édition.

C’est par le bouche-à-oreille au sein d’un lectorat très critique à l’encontre de Nicolas Sarkozy que le livre fut conseillé. Des lecteurs « déprimés », comme les décrit Alain Badiou dans son ouvrage. Tellement assommés par ce « coup sur la tête » qu’ils cherchaient des mots que le philosophe a su trouver pour nommer leur mal-être. Parlant de M. Sarkozy comme de « l’homme aux rats », expression d’un « pétainisme soft » face à une gauche impuissante, il propose à ses lecteurs une « nouvelle morale » pour n’ »être ni rat ni déprimé », un nouveau « courage ».

Sur le Net, des sites militants comme Non-a-lintox.org, Paper.blog, bellaciao ou Rezo.net ont vite chroniqué le petit ouvrage. Il a aussi gagné les sites locaux Désirs d’avenir, de Ségolène Royal, ou Nonfiction.fr, de l’écrivain Frédéric Martel. Patrick Besson lui a consacré un éditorial dans Le Point, Le Parisien une pleine page, et le voilà convié par les radios telles BFM ou France-Inter. Répondant à « toutes » les invitations – « sauf la télé parce que les débats sont tronqués », dit-il –, M. Badiou sillonne, à 70 ans, les librairies et les cercles militants.

Pourquoi un tel engouement ? « C’est un livre accessible qui reprend une interrogation partagée », explique son éditeur. L’auteur, s’en amuse : « Je suis frappé par la violente hostilité dont Sarkozy est l’objet de la part de gens que je rencontre : des intellos, des ouvriers, des profs. C’est le début d’une minorité très constituée », professe M. Badiou. Une minorité dont rêve le disciple de Mao même si elle n’est pas encore « agissante ».

http://www.lemonde.fr/web/article/0

 
V comme vendetta | Ecrivain
23H31 15/01/2008

Salut Marie, bien ton petit topo sur Badiou, le « Mao Stal » est amusant, il n’y a qu’en France qu’a du exister cette espèce. Le come-back de Badiou en ce moment est encore un de ces symptômes, il fait aussi parti du spectacle, aussi moisi que l’Homme aux Rats de Freud revu et corrigé à la sauce naphtalinisée de l’ENS. Fleury plus haut revient sur Maximilien, je n’en suis pas revenu, et oui, c’est bien de notre grand révolutionaire qu’il s’agit, par son petit prénom, le coupeur de tête en chef, « frolant la paranoïa »… On a du mal à sortir de la Grande Terreur, on pensait qu’elle était définitivement remise aux placards, avec tous nos souvenirs pitoresques; on allait enfin pouvoir donner des leçons au monde, notre si belle révolution, notre si belle démocratie, manque de bol, il y a toujours quelque chose, des « rats » pour Badiou et sa pensée SPA, entre nos si doux rèves et cette gueuse de réalité. Tout est vanité en France, la politique, comme la philosophie. Envie quand tu nous tiens… Le spectacle n’est qu’un avatar de cette Envie, et Sarkozy va en devenir le maître absolu. Il ne s’agite pas, il se dégourdit les jambes comme je l’ai lu il y a peu, et les momies genre Badiou sont toutes heureuses de ce reveil inespéré. Dommage, Badiou méritait d’être connu sur d’autres textes que ce pamphlet mal ficelé. Son étude sur St Paul et l’universalisme est un bijou. Et puis, en citant Mao : « Tout l’art de la guerre est basé sur la duperie. C’est pourquoi, lorsque vous êtes capable, feignez l’incapacité; actif, la passivité. Proche, faites croire que vous êtes loin, et loin, que vous êtes proche. Appâtez l’ennemi pour le prendre au piège; simulez le désordre et frappez le. Irritez son général et égarez-le. ».

 
Daniel R | Visiteur d'entreprise
20H12 15/01/2008

La Constitution ne donne aucun moyen, ni au peuple, ni aux parlementaires, ni au Conseil Constitutionnel, de contester le coup d’état du Kid de l’Elysée.

Les Français l’ont élu Président de la République, certes mais c’est une fonction qui a ses limites constitutionnelles. Eh bien, le Kid s’est emparé officiellement des prérogatives du Premier Sinistre et du gouvernement tout entier sans coup férir et sans que personne n’envisage sa destitution.

Rien ne semble avoir été prévu par le Père fondateur, pourtant bien placé pour imaginer possible l’arrivée d’un mégalo excité au pouvoir et connaitre la lacheté de la classe politique en général.

Le hasard fait que j’ai écrit ce commentaire à 8h 14 sous l’article « Les socialistes en ordre dispersé… ». Il colle encore mieux à ce sujet.

 
jissé | Ingé retraité
20H17 15/01/2008

« Il faut que tout change afin que tout reste pareil ».

Pas besoin d’aller chercher les « grosses têtes » de Palo Alto.

Il suffit de se repasser « Le Guépard ».

Et c’est un régal..

 
Bardamu | difficile
21H46 15/01/2008

La forme, d’abord… vous écrivez « L’actuel Président avait alors le sens du gouvernement ». Si vous voulez parler de Chirac, votre syntaxe est très approximative…

De même « Et rien ne tue moins l’histrion que la fin des applaudissements. » Vous voulez dire « rien ne tue plus »? Sinon c’est inintelligible…

Quant au fond, c’est gentil de nous faire du sous-Debord en style amphigourique, mais on connaît déjà un peu la chanson…

Enfin, c’est déjà un peu plus relevé que le Sarko-facho-Vichy-Pétain-maman-au-secours qui constitue l’ordinaire des contributions de Rue89. Pour cela, il vous sera beaucoup pardonné. Allez, et ne péchez plus.

 
letsgonice
22H12 15/01/2008

Bien vu… Le problème, c’est que plus personne n’arrive à suivre dans cette avalanche sarkostrionique ; les syndicats ne savent plus où donner de la tête, chaque corporation professionnelle a reçu son os à ronger ! C’est le débordel permanent, « trop de Com tue la Com » : les spécialistes de la Com l’avaient-ils déjà dénoncé ?
Dans les « milieux Psy », ça s’appelle : « hypomanie » et, ça peut vite saouler même un auditoire des plus complaisants ! La suite n’est pas forcément heureuse mais, qui pourrait oser prétendre que les « histoires » en général finissent bien ?…

 
marie 75
11H19 16/01/2008

Le forme à la place du fond…
La messe de votre réponse est dite!

Vue la syntaxe - plus qu’approximative - de notre SarkoL’ump, votre analyse est sévère!
Faites un relevé de ses fautes de français, de ses bafouillages constants, de ses non-concordances de pensées en 15 mn (d’une réponse l’autre dans sa conférence de presse, les mots ont du sens ou n’en ont plus (cf conf de presse, réponse au JDD.
Le vent venait de tourner ou la girouette?
Pour l’impro … il faut du talent, même quand on n’accorde pas aux autres le droit de répondre!

Ensuite - et ensuite seulement - vous pourrez nous pardonner de vouloir trangresser la parole divine (c’est bien cela pécher?)… de Monsieur 44% à ce jour …

 
skalpa | actif et militant ?
23H59 15/01/2008

Je me répète, mais bon:

 http://kprodukt.blogspot.com

Espérons, espérons…

 
marie 75
11H38 16/01/2008

La surmédiatisation de N.Sarkozy commence à agacer: L.Fabius lance une pétition pour plus d’égalité
14.01.2008 21:26 cf tsr.ch
La surmédiatisation de N.Sarkozy commence à agacer: L.Fabius lance une pétition pour plus d’égalité
L’omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias commence à en agacer certains. Ainsi, Laurent Fabius a lancé lundi une pétition sur internet pour retrouver « l’égalité audiovisuelle ». Le socialiste réclame la comptabilisation du temps de parole du président dans les médias et l’inscription de cette règle dans la constitution. Pour L.Fabius, il faut inclure le président dans la règle actuelle de répartition des 3 tiers (gouvernement-majorité-opposition), qui ne le concerne pas actuellement. Or, ce principe n’est plus compatible avec la conception de N.Sarkozy, juge l’ex-Premier ministre.

 
dzan
12H44 16/01/2008

Fabius!
Si comme les autres dinosaures du PS il avait soutenu Ségolène au lieu de lui tirer dans les pattes, on en serait peut-etre pas là.

Je ne dis pas qu’elle aurait fait des miracles, mais au moins on serait encore en démocratie, et non en monarchie, ou en république bananière.

 
Gotch | ancien ouvrier de la banque
18H30 16/01/2008

Entre les deux personnages, mis à part la propension de l’une comme de l’autre à l’autorité, il y a une différence. Il était maire de Neuilly « par procuration », mais bien peu présent : elle est présidente d’une région qu’elle mène avec une poigne de fer, mais des résultats positifs. Tout bien pesé, et les choses étant ce qu’elles sont par ailleurs, mieux vaut un gestionnaire qui réussit qu’un obsédé du pouvoir sans vrais résultats positifs!

 
letsgonice
23H02 16/01/2008

Dzan !
Vous savez très bien comme tout observateur qui sait compter, que les 3% qui ont fait défaut à S. Royal pour l’emporter ne sont pas liés aux « guerres intestines » du PS pour cette élection !
Par contre ces 3% n’ont pas eu de mal à être largement recrutés parmi l’ensemble des 17% qui votèrent FN en 2002…
Eh oui, si le FN n’avait pas si bien aiguisé les oreilles de son électorat et surtout, si N. Sarkopsyshow ne les avait pas tant séduites par ses discours, ce dernier n’aurait jamais été le premier.
J’ose espérer que les gens du PS (plutôt que de se tirer encore dans les pattes) sauront se souvenir de cette simple équation : il n’a gagné que « grâce aux électeurs du FN » et ce, sans complexe !

 
phenix
23H37 19/01/2008

A Y BIEN REFLECHIR JE NE PENSE PAS QUIL FAILLE ACCABLER LE PS NI LES AUTRES PARTIS QUI SE SONT LAISSES VAMPIRISER PAR MEPHISTOSARKO-
IL EST INVESTIT DE POUVOIR SURNATURELS D’AILLEURS NE NOUS PARLE T-IL PAS DU DIVIN A TOUT MOMENT ET EN TOUT LIEU-
SEUL PROBLÈME SON DIEU EST DIABOLIQUE COMME L’ENFER-

POUR LE VAINCRE LES MOTS ET LES ALLIANCES NE SUFFIRONT PAS, PUISQUE QUOI QUIL FASSE TOUT LUI REUSSIT ET PERSONNE NE BRONCHE.

QUEL CHEVALIER VA POUVOIR VAINCRE CE DIABLOTIN,  : HARRY POTTER PEUTTRE ?

 
marie 75
14H59 16/01/2008

le prix du steack! tribune de genève

Un plouc chez les bobos
par Jean-Noël Cuénod
Le pouvoir d’achat à ras le bitume
15 Janvier 2008 | Général

LE POUVOIR D’ACHAT! C’est la formule qui court sur toutes les lèvres. L’Omniprésident avait eu l’audace d’en faire son thème principal de campagne l’an passé. Voilà le boomerang qui lui revient dans les gencives. Heureusement qu’il y a Cécilia, Carla et tutta quanta pour jeter de l’eau de rose sur ce feu qui se propage. Mais le glamour ne fait oublier le portemonnaie que durant un trop bref moment. Certaines patates se prennent pour des truffes, du moins sur l’étiquette des prix et la morue - oui même la morue - se rêve esturgeon pondant ses oeufs d’or.

Le Parisien de base relève donc le défi. Le marchandage commence à s’étendre transformant en opéra de quatre souks les plus gaulois des marchés. Voici un petit échange enregistré à celui du boulevard Blanqui dans le treizième. Un client arborant une soixantaine intello apostrophe le boucher:

- Eh mais ne jetez pas comme ça mon entrecôte sur la balance! Elle n’est pas stabilisée et c’est le prix plus haut qui s’affiche.

Le boucher: - Ben non, elle se stabilise tout de suite!

Le client: - Mon oeil, oui!

Le boucher:- Ben, vous me faites pas confiance?

Le client, résolu: - Non, votre viande est délicieuse, ça je le reconnais, mais votre balance est pourrie.

Le boucher: - Elle est pourrie ma balance? Non mais des fois! Alors, je vais vous la repeser, votre entrecôte.

L’homme de lard repèse la barbaque: - Eh bien voyez, ça n’a pas changé de prix!

Le client, agacé: - Mais je n’ai pas eu le temps de voir le prix s’afficher, vous êtes trop rapide!

Le boucher: - Ce n’est pas ce que dit ma femme…

Il repèse une troisième fois. Les autres clients ne s’impatientent pas. Au contraire, ils soutiennent l’irascible. Une voix: « faut lutter pour le pouvoir d’achat. Ben, on lutte, quoi! » devant ce front uni, celui du boucher se fronce: « Bon, mais si vous saviez les taxes qu’on paye… Moi aussi j’ai mon pouvoir d’achat à défendre ». Va-t-on vers la guerre civile?

Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris

 
meg
20H21 16/01/2008

« La politique de civilisation, c’est ce que fait l’Arabie Saoudite sous l’impulsion de sa majesté le roi Abdallah, c’est ce que font tous ceux qui s’efforcent de concilier le progrès et la tradition, de faire la synthèse entre l’identité profonde de l’Islam et la moderniser sans choquer la conscience des croyants ».

dernière déclartion de Sarko en Arabie Sahoudite …
http://www.lepost.fr/article/2008/01/16/1083629_politique-de-civilisatio…

En tant que femelle je vous le demande, achevez-moi rapidement, je ne supporterais pas la « politique de civilisation ».