Force ouvrière et la CFTC ont annoncé lundi qu'elles signeraient le projet d'accord sur le marché du travail tel qu'il a été négocié entre les partenaires sociaux. Pour ces deux syndicats, le texte comporte de réelles avancées pour les salariés. Pour d'autres, c'est un accord déséquilibré. La question fait débat sur le Net.
La vrai nouveauté du texte concerne la rupture par consentement mutuel du contrat à durée indeterminée, réclamée par le Medef. Cette formule peut-elle être intéressante pour le salarié ? Peut-être, dans certains cas : actuellement, une simple démission ne lui permet pas d'avoir accès à l'assurance-chômage.
Difficile de mesurer l'impact de mesures de flexibilité sur l'emploi
Sur son blog, Verel approuve une mesure qui permettra de sécuriser juridiquement des ruptures amiables. Plus besoin de négocier un licenciement pour cause réelle et sérieuse . Il évoque toutefois deux risques de détournement de cette procédure :
Le premier risque est que le salarié voulant démissionner parce qu’il a trouvé un autre poste veuille obtenir des indemnités.
Le deuxième risque est que les salariés âgés utilisent ce dispositif ou soient invités à utiliser ce dispositif pour prendre une préretraite déguisée en profitant de la dispense de recherche d’emploi après 57 ans. On observe en effet que les PSE se font aujourd’hui très souvent sous la forme de plan de volontariat : ceux qui affichent un projet mais ont en réalité l’intention d’arrêter de travailler seraient environ 30% des effectifs concernés. Au final, c’est l’Unedic qui sera impactée par ce protocole d’accord !
Sur Bloghorée, un blog juridique plus réfléchi que son nom ne pourrait le suggérer, GroM estime que la flexibilité du travail ne crée pas forcément d'emplois. Il rappelle que la suppression de l'autorisation administrative de licenciement, dans les années 80, n'a pas poussé les entreprises à embaucher, contrairement à ce que promettait le Medef (ou plutôt le CNPF, comme il s'appelait à l'époque). Dans les commentaires, un économiste (Etienne Wasmer, par ailleurs chroniqueur sur rue89) remarque toutefois qu'il est très difficile de mesurer l'impact de mesures de flexibilité sur l'emploi. Puis, un (courageux) anonyme remarque que, plus de vingt ans après la suppression de l'autorisation administrative de licenciement, on propose aujourd'hui de soumettre les ruptures à l'amiable à l'autorisation des Directions départementales du travail, ce qui constitue précisément une autorisation administrative de licenciement » . Il conclut :
On n’en sort pas : à partir du moment où on reconnaît que la relation d’emploi est inégalitaire, et donc qu’il faut protéger le salarié, il faut une forme de contrôle, qui fait par essence peser un risque sur la décision de licenciement. Plutôt que de hurler à l’inanité du contrôle, il serait plus souhaitable de travailler sur ses modalités avec des arguments plus subtils que 'l’administration est méchante'/'les procédures judiciaires sont dilatoires'…
« Pas de perspectives réelles de sécurisation des revenus »
A gauche de la gauche, la formule de la rupture par consentement mutuel est considérée comme une nouvelle atteinte au code du travail. Interrogé par l'Humanité, l’économiste Thomas Coutrot, membre du conseil scientifique d’Attac, dénonce ainsi la course à l'individualisation des relations du travail :
Si les textes (négociés) contiennent des mesures de sécurisation, elles bénéficient pour l’essentiel aux entreprises. La 'rupture conventionnelle', que j’appellerais plutôt 'licenciement amiable', empêchera les recours judiciaires. Les salariés licenciés (du moins ceux qui ont des droits à indemnisation) conserveront quelques mois leur mutuelle, mais il n’y a pas de perspectives réelles de sécurisation des revenus. L’idée est évoquée que les salariés démissionnaires pourraient à certaines conditions bénéficier de l’assurance-chômage, ce qui serait positif. Mais cela supposerait des financements supplémentaires, qui sont écartés par avance. La mesure est ambivalente : je crains qu’il s’agisse surtout d’une carotte pour faire accepter la 'rupture conventionnelle' à certains syndicats.
Le blogger de droite Autheuil, lui, fustige la vision militante selon laquelle le patron (forcement mauvais) va en profiter pour licencier sans les garanties de la procédure de licenciement » :
J'aimerais aborder la question sous un autre angle, celle du salarié qui veut quitter son entreprise, pour des raisons qui lui sont propres, mais qui ne veut pas démissionner, parce que tout simplement, il ne pourrait pas bénéficier des Assedic derrière. Que fait-il ? Il cherche à se faire licencier. Parfois, l'employeur accepte le principe du départ, mais souvent refuse de licencier car c'est à lui que cela coute (et d'autant plus cher que le salarié est âgé et haut placé). Cela me semble une bonne idée que l'on propose une solution intermédiaire dans ces situations, où la séparation se fait d'un commun accord. Cela éviterait le pourrissement de situations, où chacun cherche à pousser l'autre à la faute, et où on arrive vite à des situations de placardisation et de harcèlement (en sachant parfois que la victime peut ne pas être le salarié). Certes, c'est interdit et réprimé par la loi, mais il faut le prouver, avoir envie d'aller devant les tribunaux, bref faire durer une histoire alors que la victime n'a qu'une envie, c'est de tourner la page.
Le strict volontariat de la démarche
Au sein de Force ouvrière, de nombreux militants sont troublés par la décision de leur syndicat de signer ce compromis avec le Medef. Jean-Claude Mailly s'est fendu d'unelongue lettre d'explication sur le site du syndicat. A propos de la rupture amiable, voici ce qu'il écrit :
Rappelons que le patronat voulait une discussion employeur/salarié 'à l’amiable', sans recours possible au juge. Rappelons aussi que ces ruptures existent aujourd’hui dans le flou ('chèque valise'). Nous avons obtenu :
–Le strict volontariat de la démarche ; –L’assistance du salarié par le délégué syndical ou un conseiller du salarié ; –La libre négociation au-delà de l’indemnité minimale ; –En cas d’accord, un délai de rétractation possible de 15 jours ; –Si l’accord est confirmé, homologation sous 15 jours par la Direction départementale du travail. Nous aurions souhaité les prud’hommes, car ce sont des employeurs et des salariés qui siègent. Ce qui est quand même cocasse, c’est qu’en cas de contestation, les procédures pourront être doubles (recours administratif et recours judiciaire auprès des prud’hommes).
-Enfin, le salarié concerné a droit à l’assurance-chômage.
Son édito, titré Réformisme militant , confirme le retour de FO sur les rails réformistes, après la parenthèse Blondel. Tiens, où est-il passé celui-là ? 












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C’est dingue de voir une régression sociale de cette ampleur .
bientot la fin des congés payés et des retraites …
ha non les retraites c’est déjà presque fait …
http://fils2prof.over-blog.com/article-15642374.html
Messieurs, toutes vos réflexions sont bien « littéraires ».
Combien d’entre vous connaissent la réalité des procédures de licenciement ? de démission ?
Combien d’entre vous savent, par expérience, ce qui se passe dans les entreprises ?
Retraité depuis peu, j’ai bien connu ce milieu : en y travaillant. Je peux assurer qu’un employeur qui veut licencier un salarié l’a toujours pu : ultra rarissime de ne pas pouvoir le motiver.
Ca a toujours été plus dur pour les délégués du personnel, etc… mais n’oublions pas que la GRANDE MAJORITE des salariés est employée dans les PME.
Monsieur le blogueur de droite : un patron n’est jamais forcément mauvais. Un patron, dans 60 % des cas, c’est quelqu’un qui a été salarié avant. Un patron : un salarié : des hommes et rien d’autre.
Les hommes ont pour point commun, dans la très grande majorité des cas, de voir avant tout leur propre intérêt.
« Mon intérêt de patron » - « mon intérêt de salarié ». Voilà ce qui anime l’individu.
Ne pas oublier une chose : les lois sont toujours détournées de leur objectif (plan social, fiscal, juridique, etc…). Il y a des hommes qui sont payés pour cela, qui s’appellent des avocats (anciennement avec les conseils juridiques). Et on trouve toujours une solution….
Allons au but, revenons au livret d’ouvrier, ça ira plus vite :
Le 22 germinal an XI (12/4/1803) une loi instaurait le livret d’ouvrier et selon l’arrêté du 9 frimaire an XII (1/12/1803) puis de la loi du 14 mai 1851 tous les“ouvriers de l’un et l’autre sexe attachés aux manufactures, fabriques, usines, mines, minières, carrières, chantiers, ateliers et autres établissements industriels ou travaillant chez eux pour un ou plusieurs patrons devaient s’en procurer un auprès du maire. L’ouvrier ne pouvait travailler sans le présenter, ce livret devait énoncer: le nom, prénom de l’ouvrier, son âge, le lieu de sa naissance, son signalement et sa profession. Il devait y être noté si l’ouvrier travaillait habituellement pour plusieurs patrons ou s’il était attaché à un seul établissement. L’ouvrier était tenu de présenter son livret à toute réquisition des agents de l’autorité sinon il était considéré comme vagabond et pouvait être arrêté et puni comme tel.
Revenons à la loi vexatoire, qui a martyrisé nos arrières grand-parents.
A quoi ont servi toutes les luttes sociales des générations antérieures????
euh pour ta dernière question, je commence à me demander si la rréponse ne serait pas : à rien ;-)
Sinon, petit rappel historique : la première loi sur le travail règlementait la durée du travail (travail de nuit des enfants). Et par quoi a débuté le détricotage du code du travail, ce depuis des années ?
Autre rappel plus récent : lorsqu’une loi a pour la première fois disposé qu’un accord collectif pouvait être moins favoralbe que la loi aux salariés, c’était sur la durée du travail.
Ensuite on a généralisé cet « aménagement » du principe dit de faveur (l’accord pas moins favorable que la loi et le contrat pas moins favorable que l’accord)à d’autres domaines.
aujourd’hui, on parle de gré à gré, c’est à dire de la possibilité d’autoriser le contrat de travail moins favorable que la loi et l’accord collectif, pour la durée du travail… avant de la généraliser à d’autres domaines ?
J’approuve tout à fait ce vous dites. le seul problème de taille dans ce traitement à l’amiable, c’est la mise sous pression de ces mêmes salariés licenciés qui comme vous le dites, n’ont pas le choix quand ils se font virer, mais qui se font traiter de fainéants par ce gouvernement. Et là Sarkozy n’apporte aucune réponse comme toujours pour les situations complexes.
Bonjour
je suis pas d’accord avec vous monsieur le bouquiniste
ce qui me gêne un peu, c’est des hommes et rien d’autre
et on trouve toujours une solution on ne doit pas travailler
dans le même monde, où dans les mêmes entreprises
et ce n’est pas une réflexion littéraire .
Excellent article, clair , honnete et precis .
C’est autre chose un site comme Rue 89 avec des vrais journalistes qui ecrivent,quand meme .
Du coup , je trouve pas de gag .
Celui qui a dit que la lutte des classes c’était dépassé ferait bien de le dire aussi à la miss Parizot car il semble qu’elle n’y ait rien compris.
Mais au fait, qui a pu bien dire cela?
Nul n’est plus flexible que moi dans mon travail et depuis 20 ans. Je n’ai plus rien à démontrer en la matière.
Ce type même de flexibilité que je me suis fixé pour règle de vie était freinée par le code du travail. Un certain nombre de contrats me bloquaient complètement, CDI et CDD, trop rigides. Je me voyais donc dans l’obligation de recourir au subterfuge de l’abandon de poste ou du forcing en contraignant mon employeur au licenciement pour faute grave qui n’incide pas sur l’indemnisation assedic. Ce qui était donc particulièrement injuste, car si les employeurs dont le Medef est le représentant se plaignaient du recours des salariés toujours possible après coup aux Prud’hommes après une négociation arrangé du type licenciement pour faute grave, moi je me restais sous la menace non dite d’une toujours possible mesure de rétorsion de mes ex-employeurs indélicats, qui contactés par mes employeurs potentiels pouvaient toujours donner des renseignements défavorables sur la rupture de contrat. Licenciement de gré à gré c’est tout de même moins impactant que licenciement pour faute grave dans l’esprit d’un employeur potentiel, du moins a priori.
Le train de mesures lié à cette réformette est certes bien mince en ce qui concerne la sécurité du parcours, mais rappelons que tel n’était pas l’enjeu de départ, qui incluait un CDI précaire, lequel est finalement abandonné devant la possible menace sur la paix sociale.
FO n’a pas de reproche à se faire. Ceux qui se plaignent sont généralement ceux qui ne sont pas concernés par cette réformette qui je le rappelle ne concerne que les cadres et ingénieurs, et les salariés du privé.
Les syndicats ont gardé la main pour préserver les intérêts du privé pour une fois c’est à souligner, ils n’ont rien lâché, rien concédé qui nous mette en péril grave.
Les choses sont maintenant écrites, et ainsi que les syndicats co-signataires l’ont dit : c’est un début.
bonjour
les syndicats ont gardé la main… uniquement pour conserver leur propre emploi. En fait, tant qu’ils ne sont pas élus, ils ne seront jamais légitimes ni au-dessus de tous soupçons. Ils ne représentent qu’une infime partie des « travailleurs-euses »
C’est pour cela que les salariés français sont les moins nombreux d’europe à être syndiqués, parce qu’ils ne croient pas pouvoir être efficacement représentés par des apparatchiks protégés et privilégiés.
Seul le vote direct par le personnel devrait assurer leur existence. Leur élection et réélection ne pourrait se faire que par leurs actions réelles et non plus la langue de bois.
Signé: un ex- élu 15 ans DP, CE, CEE indépendant de toute étiquette, qui a payé très très cher sa liberté de parole et les arrangements électoraux entre amis.
Je suis ex DP, ex CE, ex CHSCT du privé, et ex CFDT pour la démission de ce syndicat en 1995 et en 2003 sur la réforme du régime de retraite du privé. Cependant, ce n’est pas là le débat. Le syndicalisme est moribond en France depuis 15 ans. L’objet du débat, c’est de rédiger le code du travail conformément à ce qu’est la situation de l’emploi aujourd’hui.
Pour ma part, j’ai eu à utiliser toutes les ficelles juridiques du code pour rompre plusieurs de mes contrats de travail. J’ai trouvé cela anormal et potentiellement dangereux.
Je suis donc satisfait que la situation des salariés telle qu’ils la vivent au quotidien dans les entreprises soit enfin reconnue. Les licenciements arrangés employeur-salarié sont monnaie courante depuis plusieurs décennies. Il convenait de mettre un terme à l’hypocrisie et réécrire certains articles du code. C’est chose faite.
Par ailleurs, ce qui m’amuse beaucoup dans les critiques, c’est d’une part que ceux qui critiquent sont rarement concernés, le plus souvent à la retraite ou fonctionnaires donc totalement à l’abri de cette réformette, et que d’autre part ceux qui seraient concernés n’ont pas lu le projet entièrement ou l’ont survolé, ce qui implique un certain manque de sérieux. Comment débattre dans ces conditions ?
Concernant le licenciement de gré à gré, je pense que le préavis de réponse aurait dû être porté à 8 jours maximum, car 15 jours de délai de réponse supposent une forme de préavis qui peut être gênante si l’ingénieur ou le cadre est attendu dans une autre entreprise. En tout état de cause, les situations que j’ai vécues et que mes collègues ont vécues donnent 8 jours, donc 15 jours c’est beaucoup pour une réponse, les entreprises sont généralement plus réactives.
Le reste des mesures est assez moyen à mon avis mais c’est un bon point de départ. Il convient de ne pas être sourd et aveugle. Cette réformette ne fait qu’inscrire au code ce qui est d’actualité depuis fort longtemps.
Le plein emploi est derrière nous, depuis 25 ans. Sachons renverser la vapeur en facilitant le turn-over. Le jour où les entreprises connaitront la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, croyez le bien, elles proposeront des CDI et feront tout pour conserver leurs collaborateurs.
Bonsoir , » Compte courant »
Je partage votre point de vue, ce n’est qu’une question d’état d’esprit selon que l’on soit dans le privé ou dans la fonction publique il est impossible de mettre tout le monde d’accord, les divergences sont énormes, la sécurité de l’emploi du fait de la mondialisation est belle et bien finie sauf pour quelques corporations et encore pour combien de temps?
On opte pour le libéralisme de droite comme de gauche pour toujours améliorer son pouvoir d’achat, quitte à écraser son voisin, et on refuse les contraintes les retours de manivelles, la contre partie, le prix à payer… C’est un peu facile.
Vous avez raison place aux compétences, à la qualification, la seule pression de la CE sur le marché du travail est limite ingérable et nous dépasse tous, que l’on soit, politique, responsable syndical, ouvrier, employé ou patron personne n’a la solution… Alors que dire si l’on y greffe la dessus les pays émergents(Chine,Inde…). Pour contrecarrer cette hécatombe, il faut être réaliste et prendre conscience de la disparition progréssive d’un monde du travail et mettre en place le RMU.
Pour permettre à tout ceux que le système va forcément exclure, de vivre décemment et dignement, que l’on est un statut « salarier », ou pas.
Bannir cette reconnaissance citoyenne par le travail, changer radicalement de mentalité et se faire à cette idée.
Je n’ai rien inventé, certains avaient prévu la disparition de différentes catégories de métiers (Albert jacquart un Humaniste formidable…)et bien nous y sommes, il faut travailler dans ce sens là…
ex de la CFDT, tout est dans le texte. car ton petit syndicat existe aussi dans les services publics mon grand, tout comme les « agents contractuels » donc de droit privé. ce qui fait que je peux m’exprimer sur ce texte monsieur, et avoir une vue plutôt distante quant aux prises de position de ton ex syndicat qui trouve toujours les » reformes » positives….
enfin , petit rappel, au nom de la fumeuse équité, tout ce qui s’applique dans le privé est amené à s’appliquer dans le public ( voir les retraites ), donc les fonctionnaires peuvent aussi s’exprimer. enfin les retraités, parce qu’ils ont une vue plus lointaine eux aussi peuvent donner leur point de vue.
T’aurais du y rester à la CFDT. Tu aurais fait un bon secrétaire national.
« Le reste des mesures est assez moyen à mon avis mais c’est un bon point de départ. Il convient de ne pas être sourd et aveugle. Cette réformette ne fait qu’inscrire au code ce qui est d’actualité depuis fort longtemps. »
C’est le même discours que le patronat. Tu vois même pas qu’on s’attaque aux travailleurs…
C(hérèque) F(aux-nez du patronat) D(émission) T(rahison)
Pour creer de l’emploi il faut produire des biens et des biens de qualité et il faut les vendre ce qui est moins difficile si justement ils sont de qualité .
Voilà exactement ce que le patronat a visiblement réussi à nous faire oublier !
Si depuis 20 ans notre économie sombre là ou d’autres pas mieux lotis au départ excellent …la faute à qui ?
Au travailleur Français..non ( productivité égale voire supérieure à bien des Pays )
A la recherche …non plus ( niveau de recherche en France souvent enviée dans le monde . Par contre maltraitée par l’Etat, peu encouragée…nos chercheurs se vendent parfaitement dans le monde entier . )
La France avait de l’avance dans bien des domaines tels que la machine-outil et bien d’autres produits manufacturiers et industriels d’une manière générale .
Qu’en est-il aujourd’hui ? Je me souviens il y a quelques années au moment de la chute du mur de Berlin et de la réunification des deux Allemagne des politiques et autres décideurs économiques Français déclaraint péremptoires et goguenards que cette réunification allait de par son cout financier retarder l’Allemagne dans sa progression économique et que nous Français pouvions dormir sur nos deux oreilles .
Qu’en est il aujourd’hui ? France : 40 milliards de déficit . Allemagne : 200 milliards d’excédent commercial !Cherchez l’erreur . Elle est peut-être du côté patronal et politique ne croyez vous pas ?
Que ce même patonat cherche à culpabiliser les salariés que nous sommes certes, mais ne serait ce pas pour cacher son indigence ? Il faut appeler un chat , un chat…le patronat Français a une petite réputation à travers le monde qui est loin d’être brillante …renseignez -vous .
Tout ça pour dire que l’on aura beau « assouplir " les licenciements, continuer à scandaleusement écraser les salaires etc …etc …rien ne pourra évoluer si ce n’est diviser les Français à l’infini mais apparemment ça marche .Que l’on en soit rendu à croire que façiliter les licenciements dans un Pays qui compte déja tant de " licenciés-chomeurs » puisse creer de l’emploi frise il faut l’avouer la crédulité pour ne pas dire le crétinisme le plus absolu .
si tu veux changer de boulot et qu’une boite te demande il y a la démission tout simplement….dans le pire des cas il y a un préavis à faire dont on est la plupart du temps dispensé si on le demande….je ne suis pas sûr que faire réecrire le code du travail par le Medef soit la meilleure chose à espérer pour les salariés comme tu sembles le dire….
Vous mélangez tout, être libre ne veut pas dire faire n’importe quoi.
C’est en général l’individualisme qui a conduit à ce qui se passe en ce moment, et il est bien dommage pour beaucoup de salariés qu’ils le réalisent lorsqu’il est trop tard.
La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. On ne vit plus en 2007 comme on vivait dans les années 60.
J’ai eu dans toute ma carrière 10 ans de plein-emploi. Les 20 dernières années vouées à la flexibilité, forcée dans un premier temps, recherchée dans un second.
Le problème que vous ne voyez pas, n’est pas la flexibilité acceptée et recherchée par les salariés, le problème est que la flexibilité ne soit pas acceptée par les patrons eux-mêmes. Présentez un CV flexible à un employeur, si celui-ci recrute en CDI, pour lui vous êtes l’équivalent non pas d’un collaborateur adaptable, mobile et flexible mais d’un collaborateur du type mouchoir jetable.
C’est le marché plus que le patronat qui nous impose cette flexibilité. Le danger n’est pas où on le croit lorsqu’on n’a pas expérimenté la flexibilité, je vous en parle en connaissance de cause, le danger ce sont les mentalités.
Foutaise, dire encore que le marché est responsable de tout et le patronat de rien, on rigole, jaune. Et le marché qui le contrôle ? Dieu ? Satan ?
Si cela vous plait d’être adaptable et malléable à merci, libre à vous mais arrêter de dire que c’est une fatalité. C’est par instinct de servitude que vous exprimez cela. Ne vous en offusquez pas la plupart d’entre-nous avons le même, sinon on en serait pas là, mais le votre est particulièrement puissant.
Vous dites :
« La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. On ne vit plus en 2007 comme on vivait dans les années 60. »
La liberté elle va de pair avec l’épaisseur de votre portefeuille.
Les patrons eux ils vivent encore mieux. J’ai pas l’impression que vous connaissez les chiffres de notre économie. Pour les autres classes sociales, si, si il y a des classes, cela commence à se dégrader sérieusement.
tout a fait d’accord, n’oublions pas que notre confort actuel ( faites un tour dans les « pays non riches » pour comprendre ce qui est le travail )est l’heritage de lutte collectives. il faudrait sortir de ce discours d’un coté l’individu ( et la liberté, confondue volontairement avec le liberalisme ) et de l’autre la foule ( forcement stupide ). ce qui me navre c’est voir à quel point un certain nombre de personne ne percoivent pas les rapports de force en jeun dans la société. il n’y a qu’a se souvenir de ces salariés heureux de voter sarkozy : un minimum de culture politique suffit pour comprendre l’homme ( qu’on soit pour ou contre sa politique ), il est évident que ce monsieur représente les intérets bien compris d’une certaine catégorie, certainement pas celle des salariés. tout celà pour dire qu’être un individu libre et responsable ne veut pas dire être individualiste.
Une élections individuelle !! C’est justement l’esprit individualiste qui est une des causes de la fin des collectifs. Cette peur que son moi si précieux disparaissent dans un collectif comme un syndicats.
C’est pas la peine de leur trouver des excuses, les gens sont des lâches, prisonniers de leur mode de consommation et puis c’est tout.
Moi aussi j’ai été délégué du personnel, sous étiquette syndicale. Les syndicats sont ce que les gens en font. Dans la plupart des boites du privé les syndicalistes collaborent avec le patron, les plus combattifs, ont virés. Cela laisse à réfléchir. Dans toutes les restructurations industrielles, les plus marqués des syndicalistes ont été mis de côté. A la fin il ne reste plus que les opportunistes, ceux qui sont prêts à tout pour un petit avantage.
Les anciens aigris et désabusés ont laissé tomber. D’autres prônent la politique du pire, en espérant qu’un jour le grand soir arrivera.
Malhonnête ou ignorant ?
Même si je ne cautionne en aucun cas certaines signatures de ces dernières années, je me permets de tempérer quelque peu tes propos.
D’abord, une des raisons historiques de la faible syndicalisation des salariés français, c’est que les avantages acquis par ces mêmes syndicats à l’issue de négociations (et des avantages il y en a eu) sont accessibles à tous les salariés concernés ; pas uniquement aux adhérents des syndicats signataires. Ce choix n’a pas été fait chez certains de nos voisins. Mais c’est une option guidée par le principe d’une certaine solidarité entre les « travailleurs ». Je concède qu’aujurd’hui, je souhaterai que les dispositions de certains accords soient réservées aux adhérents.
Concernant les appartchiks, il y en a c’est vrai. Mais un syndicat ce n’est pas uniquement quelques dirigeants confédéraux, ce sont aussi des milliers de salariés (la CGT à elle seule à plus d’adhérents que tous les partis politiques)qui luttent souvent en payant le prix fort.
Quant aux votes, que je sache, il existe des élections professionnelles dans les entreprises et au niveau national (prud’hommes) qui élisent les représentants syndicaux en question.
Cordialement
Les syndicats ne sont certes pas parfait……….mais rien que le fait de savoir que les patrons ne les aiment pas beaucoup me persuade qu’ils ont leur utilité.
les syndicats libres dont tu parles sont en général ceux à la solde des patrons.
Juste une remarque un syndicat n’est pas une personne donc normal qu’il ne puisse pas être élu….sinon les élus des entreprises DP CE sont bien des élus par leur collègues à moins que dans ton entreprise les élus sans étiquette étaient désignés par l’employeur???
Dans les confédérations syndicales aussi les gens sont élus par les militants je crois…..les bureaux nationaux par un congrès il me semble.
mais n’ayant jamais été dans un syndicat confédéré tu es excusé de ne pas en connaitre le fonctionnnement.
Tu n’as jamais adhéré à un syndicat et tu critique leur faiblesse voilà bien un comportement bien franchouillard on critique on critique mais on ne fait pas grand chose pour que cela change…..un peu comme ceux qui se plaignent d’un manque de démocratie et ne vont jamais voter.
pour en revenir au sujet de l’article je pense que FO et la CFTC n’auraient pas du signer un tel accord car quoiqu’on en dise un salarié et un patron ne sont pas et ne seront jamais sur un pied d’égalité……..les relations n’étant pas équilibrées il y aura forcément des abus.A l’heure actuelle un patron a toute latitude de licencier un salarié à condition que les motifs soient réels et sérieux et dans ce cas de figure il n’aura rien à craindre de la justice prud’homale….cette accord n’était absolument pas nécessaire…..la droite ne s’est toujours pas relevé du camouflet sur le CNI invalidé par les juridictions supranationales et essaye de le reconstituer par morceaux comme un puzzle….
Bof, il n’y a plus qu’a attendre l’an 2789 peut-être, vu que le peuple baisse la tête et son froc….En attendant c’est chacun pour soi, maintenant…
Ma souris doit loucher, je viens de mettre un « pertinant » et ça affiche un « inutile »
Je ne comprend plus ni Mailly, ni la plupart des syndicats.
Ils sont censés nous défendre, et depuis près de 15 ans ils ne font plus que nous lâcher bribe par bribe, miette par miette.
Le droit du travail vient encore de se faire dépouiller, tandis que le gouvernement Sarkozy (je ne sais pas ce que fait Fillon) achève les prud’hommes et la représentativité dans les entreprises.
Depuis le scandale de l’UIMM on comprend un petit peu mieux pourquoi on en arrive là.
Je ne sais pas si jusqu’où le medef a fludifié tout ça. Mais je suis certain qu’en ce moment pour les patrons c’est champagne tous les jours.
il ya juste un truc qui me tracasse, à voir les « patrons » (qui ne sont pas forcément mauvais) se réjouir je me dis qu’il y a anguille sous roche…ils ont l’air si contents que je pense que les employés ne sont pas gagnants dans l’histoire…les syndicats devraient défendre bec et ongles les salariés, là on dirait qu’ils limitent la casse: « cool ça aurait pu etre plus grave, on s’en sort bien! »…et ça me laisse perplexe…très…
www.myspace.com/kingselewa
C’est toujours comme cela dans une négociation.
Dans ce cas, les patrons avaient mis la barre assez haute. Après on discute, pendant des semaines. Ils ont les temps des deux côtés. En fait la seule contrainte c’est le calendrier parlementaire.
Les patrons font minent de s’arcbouter sur leur propositions, les syndicats crient à qui veut les entendre qu’en état actuel du dossier, ils ne peuvent pas accepter. La Cgt sait qu’elle ne vas pas signer depuis toujours mais participe beaucoup à la discussion.
Finalement le patronat cède et se repli sur une ligne que dès le départ le contentait pleinement.
Les syndicats hurlent alors, qu’ils ont réussi à obtenir des avancées notoires qui rendent le compromis enfin possible.
Tout le monde sauve la face et sa place, enfin pour la place c’est surtout les permanents syndicaux qui craignent. Le patronat quand à lui n’a pas intérêt à tuer des organisations syndicales si coopératives.
Il lui suffit de brandir la menace de la loi, qui risque d’être pire qu’un accord réalisé entre eux, mais qui, surtout risquerait de faire apparaître l’inutilité des syndicats.
La loi c’est le dernier recours. Et puis quoi de mieux qu’un accord régressif, signer par les partenaires sociaux. Qui pourrait croire que des organisations défenseuses des intérêts des travailleurs oseraient signer un accord qui n’amènerait pas un plus ? Qui ?
La Cgt, les Sud de Solidaire, les anars de la CNT ?
Toujours les mêmes. A force on n’y fait même plus attention. Si la majorité des organisations signent, pour le travailleurs cela risque de vouloir dire qu’on peut leur faire confiance. Il peut se douter qu’il est abuser, mais de toute manière il sait aussi qu’il ne fera pas grève pour ça. Sa carte ? Mais cela fait longtemps qu’il la rendu, c’était lors d’un précédent licenciement, le syndicat n’avait pas pu lui sauver son emploi.
Petit à petit le patronat arrive à modifier le code du travail, chapitre après chapitre. La Cgt finalement ne signera pas et reviendras à un comportement qui lui ressemble plus. Faut dire aussi que les Sud se développent un peu sur sa gauche, ce n’est pas qu’il y a plus de syndiqués globalement en France, (l’êtes-vous, vous mêmes ?) c’est que certains change de camp.
Les syndicats font dorénavant du syndicalisme de représentation. Pourquoi ? Parce que les travailleurs se gavent de popcorn devant de la télé, sous prétexte qu’ils ont besoin de se relaxer après leur journée de travail. Les plus intellectuels préfèrent les activités culturelles et de loisirs plutôt que les cercles de réflexions. On laisse les choses sérieuses aux autres, on délègue. Les bourgeois eux avec leur fric ils peuvent se payer plein de spécialistes qui nous étudient, nous observent 24h sur 24.
c’est quoi les « avancées notoires » pour les salariés….
Perso, je cherche encore
bonne question ! je me gratte la tête pour projeter cela dans le concret…le brouillard..
Les organisations syndicales travaillent en fonction de la force de leur base, du rapport de force qu’elles peuvent établir. En France, ce rapport de force, en dehors des services publics, est NUL. Tout ça grâce aux travailleurs français du privé eux-mêmes, qui ne sont pas fichus de se syndiquer. Pour ce qui est de profiter des combats des autres, on est les premiers, mais pour se battre et s’engager c’est autre chose…
Comme la superbe claque prise fin 2007, quand le privé a été incapable de rejoindre ces « immondes profiteurs des régimes spéciaux ». Ils étaient vraiment trop cons, les travailleurs du privé, pour comprendre deux choses:
…mais je m’égare.
Le jour où les français auront l »intelligence de comprendre que jouer les indépendants, de ne pas se syndiquer les conduit là où ils sont, et le jour où ils comprendront qu’ils ont les organisations sydicales qu’ils méritent, inféodées et dépendantes d’un financement « externe » s’il n’y a pas assez de membres pour assurer des rentrées de cotisation permettant un financement viable, on aura fait du chemin.
En attendant, je regarde les consultants en informatique courir partout comme des poules sans tête, réalisant que grâce au contrat pour tâche nettement définie, c’en sera fini des inter-contrats: ils seront jetés à la fin d’une mission si on ne peut pas immédiatement les replacer quelque part. Je les regarde, et je ris en me rappelant qu’ils sont parmi les catégories de travailleurs les plus égocentriques et anti-syndicaux qui soient.
C’est clair que le résultat de cette négociation est à pleurer côté travailleurs, mais après tout, le gouvernement et le président élu par les français réalisent la politique qu’ils ont promise, avantagent les catégories qu’ils avaient promis d’avantager. Où est la surprise ?
Et puis, on ne m’ôtera pas de l’esprit que les travailleurs eux-mêmes portent leur part de responsabilité dans la non-représentativité et dans la faiblesse des organisaitons syndicales.
Quand le monde du travail français aura fait son examen de conscience, et réfléchi sur ce que lui coûte son dédain pour les syndicats-caca et son non-engagement syndical, peut-être sera-t-il temps de recomencer à se battre.
les travailleurs du privé comme tu le dis, ne se syndiquent pas, et pour cause:
Dans la grande distribution , il y a une convention collective qui stipule (entre autres) que l’ancienneté n’est pas obligatoire (donc nous sommes nombreux à bosser depuis plus de 20 ans dans ces boites et toucher le smig) et CETTE LOI car s’en est une a été signée par les SYNDICATS PATRONNAT ET GOUVERNEMENT il y a queques années, je suis allé voir les syndicats pour leurs dire que c’etait une abberation et qu’il fallait dénoncer cette loi: réponse :ON NE PEUT RIEN FAIRE , ALORS pourquoi se syndiquer????on se fait empapaouter à cause d’eux, et pas la peine de me répondre tu n’as qu’à changer de boulot, car vous etes comme les autres bien content de nous trouver pour faire vos courses et mm les jours fériés vous nous enmerdez.on est des esclaves, mais ça va bientot peter, on va tous se mettre en GREVE , plus rien à bouffer = LA GUERRE CIVILE C ‘EST TT CE QUE LES FRANçais MERITENT
A bon entendeur……..
Wahou, quelle hargne.
je me demande , d’ ailleurs comment vous acceptez de telles conditions de travail
taillables et corvéables à merci , pour des salaires de misère
faites un peu plus d’ information aupres des clients , et des grèves , qui ont d’ ailleurs un peu demarées il me semble il ,y a peu de temps
perso , je ne mets plus les pieds dans la grande distribution depuis déjà quelques années , ne voulant pas cautionner ce systeme
mais c’ est malgré tout à vous de défendre vos droits , et il serait temps que vous vous y mettiez
« il serait temps que vous vous y mettiez »
le syndicat « y a qu’à faut qu’on » a parlé.
Savez-vous qu’il existe des personnes obligées de travailler pour manger ? Quand on a faim, quand on a une famille à nourrir, on est parfois obliger d’accepter des conditions de travail dégueulasses, parce qu’on sait que des dizaines de personnes attendent le poste, que l’employeur trouvera toujours une faute pour licencier, notamment les délégués ou ceux qui l’ouvrent un peu trop.
C’est tellement facile de pousser les autres à la grève quand on n’est pas concerné.
La lutte ne se déclare pas, elle se prépare et tant qu’elle n’est pas générale, il y en aura toujours pour accepter les pertes des droits des salariés en disant que ça aurait pu être pire.
oui mais pas la peine de vomir les syndicats tout en attendant qu’ils fassent des miracles pour vous……….on ne se syndique même pas et on gueule sur leur faiblesse……….parfois il faut aussi se bouger…….si tu relis Zola chère Caro tu verras aussi que ce ne sont pas des bourgeois ou des riches qui se sont révoltés……mais à un moment il faut cesser de pleurer et agir….ne crois tu pas?
certains syndicats ou certaines sections (pour ne pas généraliser) ne font rien pour faire des adhésions et découragent les bonnes volontés. Je n’ai pas repris ma carte après avoir été mise en accusation pour avoir dénoncé, au cours d’une réunion, un procédé que je trouvais dégueulasse. L’histoire avait été réglée, mais j’ai été « convoquée » plus haut… je n’y suis même pas allée, je n’ai rien à faire de méthodes dépassées, alors qu’on a besoin de toutes nos forces.
Tant qu’il y aura des petits chefs, les salarié-e-s ne se sentiront pas soutenus et n’adhéreront pas. Si les gens en ont vraiment marre, ça pètera de partout. Il y a eu déjà des prémisses, mais les syndicats ont pris le train en marche, ont encadré et ont réussi à arrêter les mouvements. Je pense notamment au mouvement contre le CPE, arrêté avant la disparition du CNE qui lui était pourtant lié.
Bien sûr que je suis pour l’action, mais l’action pour l’action ne donne rien si elle n’est pas soutenue par des propositions de changements radicaux. Soeur Anne-Nobi, est-ce que tu entends des propositions ?
oui mais pas la peine de vomir les syndicats tout en attendant qu’ils fassent des miracles pour vous……….on ne se syndique même pas et on gueule sur leur faiblesse……….parfois il faut aussi se bouger…….si tu relis Zola chère Caro tu verras aussi que ce ne sont pas des bourgeois ou des riches qui se sont révoltés……mais à un moment il faut cesser de pleurer et agir….ne crois tu pas?
oui mais pas la peine de vomir les syndicats tout en attendant qu’ils fassent des miracles pour vous……….on ne se syndique même pas et on gueule sur leur faiblesse……….parfois il faut aussi se bouger…….si tu relis Zola chère Caro tu verras aussi que ce ne sont pas des bourgeois ou des riches qui se sont révoltés……mais à un moment il faut cesser de pleurer et agir….ne crois tu pas?
vous etes de la meme famille que les Cordier de la télé (Cordier juge et flic)
moi je ne me demande pas ! gosses, maison, loyer, bouffe, école, fringues études etc..Pas beaucoup de choix non ?
je crois que tu mélanges certaines choses même si je comprend ta révolte, c’est le patron qui a du t’expliquer que c’est la loi et que même les syndicats l’ont signée……sache que s’il s’agit d’une loi ce sont des parlementaires……ce dont tu parle c’est plutôt de votre convention collective….et les notions d’ancienneté n’étant pas une obligation légale ce sont justement des mesures à faire figurer dans lesdites conventions……et ce n’est pas en étant anti-syndicaliste et en affaiblissant ainsi encore plus les syndicats que ceux ci parviendront à faire reconnaitre l’ancienneté dans votre convention……au fait le terme « empapaouter » me rappelle quelqu’un de tristement célèbre….ce qui expliquerait même ton antisyndicalisme primaire…..(Poujade le mentor de Le Pen) c’est sûrement un hasard…..quoique………….
nobi
tu parles sans savoir, tu n’es pas le seul d’ailleurs, Allez vous faire embaucher en grande distribution, et après on verra ??? vos arguments et pensés seront toutes autres.Si on avait pu faire changer la convention collective avec l’aide des syndicats, on l’aurai fait.Pourquoi, ne vas tu pas leur demander ce qu’ils peuvent faire à ce sujet, ça te permettra de voir que j’ai raison.on ne les interesse pas. Sur ce en ce moment on a quand mm de bons moments de rigolade, c’est tt ces gens qui pleurent sur les augmentations des prix, alors 1 conseil, achetez des kleenex, car la valse des étiquettes, ce n’est pas fini.
Ok je ne bosse pas dans la grande distribution c’est vrai mais je crois connaitre un tout petit peu ce monde,il se trouve que je suis conseiller prud’hommes depuis 20 ans déjà et justement en section commerce, celle qui a en charge notamment les salariés de la grande distribution.
donc tu vois je ne suis pas totalement ignorant en ce domaine.
je persiste à penser que le faible taux de syndicalisation dans votre secteur d’activité est un handicap que vous payez tous les jours.
comme le disait un commentaire plus haut seul le rapport de force favorable aux salariés pourrait faire améliorer votre convention collective et ce n’est pas en ne se syndiquant pas et en dénigrant les syndicats (qui ne sont que le reflet de ce que nous même sommes=ils sont faibles si nous sommes faibles)qu’on fera changer les choses dans le bon sens.
Avec un très faible taux de syndicalisation nos patrons sont tranquilles.
Bon courage à toi…..je sais que ton métier n’est pas facile.
Sans être du tout une spécialiste, il me semble que dans la grande distribution, c’est pas facile de se syndiquer.
brimades, harcèlement, etc…doivent décourager pas mal de personnes,qui sont coincées entre le vital (qui est de survivre) et le désir d’arrêter de se faire exploiter d’une manière éhontée. Je tiens ce sentiment, de discussions au fil des ans avec les caissières de mon super marché habituel.
Ouais tout cela est vrai aussi, mais n’empêche, c’est quand même anormal qu’un individu qui sait pertinemment qu’il ne représente pas grand chose ou grand monde, ose signer des accords qui vont avoir des conséquences sur la vie de milliers d’autres individus.
Il y a peu de temps on avait parlé d’accord majoritaires, mais je ne sais pas vraiment si cela va se faire ?
Pour l’instant la situation actuelle est tout bénef pour le MEDEF.
« Peut-être, dans certains cas: actuellement, une simple démission ne lui permet pas d’avoir accès à l’assurance-chômage. »
Ce n’est pas tout à fait juste. Il y a droit au chômage après une période de carence (3 ou 4 mois ?).
Alors là, vous me surprenez !
Non pas tout à fait.
L’Assedic indemnise parfois les démissions, si le demandeur d’emploi peut prouver qu’il a effectué des démarches soutenues pendant 4 mois. Mais attention, ceci est à l’appréciation de chaque bureau assedic et le dossier s’étudie en commission. L’acceptation n’a rien de systématique.