François Fillon a décidé de maintenir une hypothèse de croissance de 2-2,25% pour la France en 2008. Méthode Coué ?
Après avoir humé l'air économique, le capitaine Fillon en est convenu dimanche, lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro : » C'est vrai qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de vents contraires qui se lèvent. » Pour le Premier ministre français, » il y a un climat qui pèse sur l'économie mondiale qui est incertain » . Mais pas question pour autant de modifier la voilure ou de changer de cap. Fillon ne compte pas réviser la prévision officielle de croissance pour la France pour 2008 : entre 2% et 2,25%. En 2007, la croissance était pourtant déjà en dessous de 2%… (Ecoutez le son.)
Y-a-t-il un risque de récession ?
Aux Etats-Unis, ce risque existe, pas de doute. L'économie américaine est en phase de ralentissement. Le nombre de créations d'emplois était décevant en décembre, et le chômage est passé de 4,7% à 5%. Personne aujourd'hui n'exclut une récession, qui serait la conséquence de plusieurs facteurs :
- D'abord, la chute du prix de l'immobilier, précipitée par la crise des subprimes (qui a commencé pendant l'été dernier par des accidents de remboursement d'emprunts immobiliers). Ces difficultés ont contaminé le secteur bancaire, ce qui a pesé sur le crédit.
- Ensuite, la hausse du prix du pétrole : il a triplé depuis 2003, et continue à grimper. Le prix d'autres matières premières sont également en hausse. Les tensions politiques concernant l'Iran l'Irak, le Nigeria ou le Pakistan n'arrangent rien.
- Les taux d'intérêts augmentent ( » se tendent » ) par crainte de l'inflation. Sur les marchés, les prêteurs demandent en effet une rémunération supérieure sur les crédits à long terme, afin de tenir compte de ce risque. Cette hausse des taux ne manquera pas d'aggraver la crise des subprimes.
Cette morosité américaine est en grande partie partagée par l'économie européenne :
- L'économie européenne, d'abord, n'est pas à l'abris de la hausse des prix du brut et du gaz.
- Son système bancaire a été touché par la crise des subprimes. Le Crédit agricole a révélé que la crise des subprimes allait lui coûter 1,6 milliard d'euros.
- La Banque centrale européenne (BCE), qui voit l'inflation augmenter, risque de durcir sa politique, alors que les risques de récession nécessiteraient en principe une baisse des taux d'intérêt.
- Enfin, la baisse du dollar n'est pas une bonne nouvelle pour les exportations européennes.
Pourquoi s'alarme-t-on de l'inflation aujourd'hui, alors que les prix du brut augmentent depuis 2003 ?
Jusque-là, la baisse des prix des produits asiatiques permettait de contrebalancer l'effet de la hausse des prix du pétrole sur le niveau d'inflation. Mais cette chute des prix, selon les experts, touche à sa fin. Les Etats-Unis font pression pour que la Chine réévalue sa monnaie.
Par ailleurs, les salaires réels, dans les pays industrialisés sont restés très sages (cf. le débat en France sur le pouvoir d'achat, le vrai poison du mandat de Nicolas Sarkozy). Le partage de la valeur ajoutée s'est fait de plus en plus au détriment des salaires. Là encore, cela a compensé l'impact des prix de l'énergie sur l'inflation…
On évoque aujourd'hui le risque d'une hausse des prix de l'alimentation, entraînée par les tensions sur les marchés de l'énergie. En effet, de plus en plus de pays, comme le Brésil, recourrent largement aux biocarburants. Les marchés de l'énergie et ceux des produits agricoles sont donc interconnectés.
Les banques centrales peuvent-elles éviter la crise ?
Lorsque l'économie va mal, il existe un remède éprouvé : la baisse des taux d'intérêt directeurs par les banques centrales. Ce sont ces taux de refinancement des banques qui donnent le » la » sur les taux à court terme. S'ils baissent, cela encourage le crédit, les projets, la croissance.
Le problème, c'est que les banques centrales craignent également un retour de l'inflation. Et que leur instrument pour lutter contre l'inflation, c'est la hausse des taux d'intérêt.
Les responsables des banques centrales doivent donc choisir : quelle est leur priorité, combattre l'inflation ou le chômage ? La banque centrale américaine a pour mission de combattre l'inflation ET le chômage. Le dilemme est pour elle difficile, mais elle semble avoir choisi de favoriser l'activité, quitte à subir un peu plus d'inflation. Le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a indiqué que » des récents changements de perspectives économiques et des risques pour la croissance » rendraient nécessaires de nouvelles baisses des taux d'intérêt.
La Banque centrale européenne, en revanche, a pour unique mission de maintenir l'inflation à moins de 2%. Elle sera donc encline à opter pour une politique rude. Son président Jean-Claude Trichet a d'ores et déjà froncé les sourcils, menaçant de relever les taux directeurs de la BCE si les entreprises augmentaient les salaires pour tenir compte de la hausse des prix : » Nous appelons tous les décideurs à ne pas laisser une spirale des prix se mettre en route. Nous ne tolérerons pas le démarrage d'effets de second tour. » Le risque est que la banque centrale, par une politique trop stricte, ne bloque complètement la machine économique européenne.
Entre la Fed et la BCE, un grand écart se prépare donc.
Les prix du pétrole vont-ils continuer à grimper ?
Il y a deux façons de faire baisser un prix : augmenter l'offre ou réduire la demande.
Côté offre, l'Opep, le cartel des pays producteurs, a en main une clé : elle pourrait faire un geste, en augmentant les plafonds de production de ses pays membre, lors de sa réunion du 1er février. Mais l'Opep n'a plus la puissance qu'il avait dans les années 70, loin de là, et personne ne mise trop sur un tel scénario.
Côté demande, la Chine et l'Inde continuent de connaître une croissance rugissante, dévoreuse d'énergie. Finalement, seule une récession américaine serait aujourd'hui susceptible d'entraîner à coup sûr une baisse de la demande.
C'est justement ce sur quoi pariaient les marchés cette semaine. Après être monté à 100 dollars le baril, le prix du brut est descendu à 94 dollars.





















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De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 02H33 | 14/01/2008 |
Fillon devrait regarder de temps en temps la TSR sur TV5 puisqu'il ne sait semble-t-il pas lire, vu qu'il ne sait pas ce qui se passe actuellement dans le monde. Il pourrait ainsi en faire profiter sa ministre Lagarde, qui elle aussi raconte n'importe quoi.
Pourquoi TSR ?
Tout simplement parceque les Suisses sont les spécialistes de la finance mondiale et que leur télévision est absolument indépendante de tout courant politique.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html ? siteSect=100000
à Servais-Jean
De Pierre973
désanusseur de porcs | 03H07 | 14/01/2008 |
Ces bonnes vieilles habitudes de nos politiques au gouvernement … on les entend toujours dire, droite comme gauche (excepté au moins Bérégovoy dont le sens de l'honneur lui interdisait de telles supercheries), et après avoir disserté parfois longuement sur les difficultés du moment,que « les prévisions ne sauraient être remises en cause », que « l'impact sera à la marge », bref qu'on peut continuer à dormir sur nos 2 oreilles, tels de braves gens … Le summum en matière de foutage de gueule fut quand même la prestation de Lagarde en ce premier samedi de 2008 : qu'on nous prenne pour des « braves gens », c'est déplaisant (surtout de la part de certains qui n'ont rien à nous envier au point de vue « bravitude »…), mais ce jour là, Lagarde a franchi les limites : elle a déplaçé les frontières de l'arnaque politique, prouvé que l'honnêteté intellectuelle lui était totalement étrangère. Mais jusqu'où s'arrêteront-ils ? …
Sur ce, voilà le vertueux Fillon qui admet les difficultés et continue à nous promettre que les prévisions seront respectées. Vieilles rengaines, vieilles méthodes : qu'elle est triste, la rupture ! ! !
De pautreb
09H08 | 14/01/2008 |
Etant connecté depuis longtemps sur des sites de prospective économique, j'étais informé de l'arrivée probable de cette crise systémique déclenchée par les subprimes, mot devenu depuis le plus célèbre de 2007
Cette analyse a été faite en Avril 2006 et des le deuxième semestre 2006 ,la bulle immobilière US a commencé son éclatement
Je suis donc resté pantois quand j'ai entendu les promesses électorales de Sarko , au printemps 2007, alors que cet éclatement battait son plein : « comment était il possible qu'il ne paraisse pas au courant. Que faisaient donc ses analystes et conseillers pour qu'il propose des solutions aussi inadéquates et dangereuses ?
Il peut dire ce qu'il veut Fillon, s'il ne veut pas comprendre que nous sommes face à l'arrivée de la plus grave crise économique depuis la guerre, il se plantera avec Sarko & co, et malheureusement nous avec.
De reculade mensongère en reculade , d'aveu en aveu, les US, leur banques finissent par admettre qu'ils ne couperont pas à la récession et que nous ne connaissons encore qu'une petite partie des pertes bancaires
à pautreb
De jeanc Barcha
Lecteur à Sidu | 14H23 | 14/01/2008 |
Mais il s'en fout le Sarko !
Ce qu'il voulait c'était seulement d'être président de la République. De tout le reste IL S'EN FOUT ! ! !
Causez, polémiquez, faites du bruit ! Rien à branler pour utiliser son vocabulaire. Ses troupes asservies et intéressées n'ont qu'à tenir leur rôle et engranger le max !
à pautreb
De NING
17H31 | 14/01/2008 |
EFFET TCHERNOBYL
Comme l'a mentionné le dernier CANARD ENCHAINE,
la France , pays exceptionnel, est à l'abri de la
crise financiére internationale (comme c'était le cas
avec le nuage atomique de TCHERNOBYL qui a contaminé
toute l'Europe sauf ….LA FRANCE , bien sûr ! ! ! ! !
Le gouvernement prend vraiment les français pour
des rigolos !
à NING
De pablico
17H51 | 14/01/2008 |
Anne Roumanoff dans son sketch, disait après la gauche caviar, il y a maintenant la droite cassoulet :
Des faillots autour d'une petite saucisse,
Donc on sait quel vent contraire et malodorant va souffler.
: -)
à pablico
De letsgonice
21H49 | 14/01/2008 |
C'est la « méthode Cauet » !
à letsgonice
De survivant
22H01 | 14/01/2008 |
Fillon reconvertit dans ses nouvelles fonctions de prophète. Le nostradamus des temps modernes. Il va bien tout va bien. Et merde pour les petites gens ils n'ont qu'à rajouter un trou de plus à leur ceinture de pantalon.
à Servais-Jean
De jissé
Ingé retraité | 17H58 | 14/01/2008 |
Fillon sentir le vent ?
Nicolas aurait-il fait un pet de travers en ne l'invitant pas à son mariage (à L'Elysée, drôle de Mairie) jeudi dernier ?
Même pas comme témoin ?
C'est du moins ce que l'on peut apprendre en lisant la presse canadienne.
Pour « Cécilia », c'étaient (tribune de Genève) les mieux informés ..
Mais là au moins, via les mails et autres « power-point »
la France entière sait que la mariée n'est pas « une “brésilienne'.
De Intellectuel de Gauche
02H42 | 14/01/2008 |
La méthode Coué c'est bien, mais quand même, il faut rester les pieds sur Terre. Fillon, Sarko et leur clique vont de prendre une dérouillée d'ici peu. J'espère que les Français vont enfin les sanctionner dans la rue et dans les urnes. Il est temps que la France renoue avec ses traditions de révolution et se dresse contre les oppresseurs.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 03H38 | 14/01/2008 |
Sur les banques centrales, il faut aussi noter qu'elles n'ont pas que la variation des taux directeurs comme outil pour éviter la crise. Par exemple, on a assisté en décembre a une action coordonée sans précédent des banques centrales pour prévenir un effondrement du marché des credits en prétant liquidités (FT 12 Decembre). Ok, ce n'est pas ca qui va faire revenir la croissance, mais cela peut endiguer la recession qui se profile.
Toujours sur les banques centrales, il faut aussi remarquer que les taux directeurs de la BCE sont bas, si on les compare a ceux de la Banque d'Angleterre ou de ceux de la FED. Le danger d'avoir des taux trop bas est que ces taux favorisent la spéculation immobiliere (ce qui a poussé la Banque d'Angleterre a relever ses taux a trois reprises en 2007 avant de les reduire d'un quart de point en décembre : on assiste désormais a une baisse des prix des biens immobiliers.) Meme si les taux de la BCE augmentent, l'eurozone restera compétitive.
Ce qui me frappe aussi, c'est que les analystes tappent sur le dollar dont la faible valeur d'échange rend le pétrole encore plus cher : « si la valeur du dollar avait été aussi fixe que celle de l'or depuis 2001, le prix du baril ne serait que de 39$ »
http://commentisfree.guardian.co.uk/paul_roberts/2008/01/over_a_barrel2….
à ThomasLefebvre
De jissé
Ingé retraité | 12H43 | 14/01/2008 |
Nous revoilà - a nouveau - victimes du « système » de Law.
Les assignats - pardon, le dollar - remplaçant l'or (accords de Brentonwood).
Bulle spéculative (remplacer « Cie des Indes » par « subprimes »)
L'ennui c'est qu'on a délocalisé la rue Quincampoix, elle est devenue « mondiale ».
Mêmes cause, mêmes effets.
De captroy
03H42 | 14/01/2008 |
Chacun joue son jeu, les Anglais, les Américains, les Chinois, les japonais, et au milieu de tout ça le capitaine Trichet, fait face au mauvais temps, droit dans son ciré…………..et nous buvons la tasse.
Sarkosy a beau parler du pouvoir d'achat, comme par incantations, depuis qu'il est rentré de ses vacances avec Carla, il s'aperçoit que ses bourses sont vides………Ah le pouvoir du Chat…..
De Don Matito
05H08 | 14/01/2008 |
Encore un excellent article qui montre bien les phénomènes interconnectés de l'économie mondiale. Merci Rue89, vous faites de l'excellent journalisme !
De FIL VERT
Directeur Financier | 05H55 | 14/01/2008 |
Fillon est un menteur intelligent mais il oublie que nous sommes capables de penser : le pétrole,l'euro,la Chine et les 35 heures existaient déjà avec leur effet sur l'économie en mai 2007 !
Fil Vert
http://filvert.blog.lemonde.fr
De re-belle
mère au foyer | 06H58 | 14/01/2008 |
une croissance de 2 à 2,25% ? ? ? ! ! ! …autant croire au père noel ! ! ! …que ce gouvernement arrete de nous dire n'importe quoi ! ! ! …
De MATEHAU
EDUCATION NATIONALE | 07H06 | 14/01/2008 |
« Les français ne travaillent pas assez » : c'est la rengaine qui nous culpabilise depuis 2002 alors même que les français se situent parmi les plus productifs du monde ! Le vrai problème est que nos entreprises ne figurent pas parmi les plus performantes en matière d'exportation ! Nos salaires et les charges attenantes sont pourtant comparables à ceux de nos voisins, dont l'Allemagne ! Le gouvernement et la droite, au travers des mêmes litanies, dédouanent ainsi les vrais responsables de l'économie nationale(grands patrons, banques…) en imputant aux salariés la responsabilité de leurs échecs commerciaux ! Donner plus de travail à tout le monde et à temps plein réduirait vraisemblablement les déficits sociaux….encore faudrait-il qu'il y ait du travail à offrir à tous, et donc des marchés mondiaux à conquérir et à alimenter ! Gagner plus en travailant plus est un slogan d'une absurdité totale si dans le même temps les entreprises ne savent pas vendre ou produisent sans vendre(cf les Rafales de Dassault) ! Les banques devraient faire preuve de moins de frilosité en aidant davantage les petites et moyennes entreprises dans le même temps où l'état ne devrait aider que les seules entreprises créatrices d'emplois stables et, parallèlement « mettre le paquet » sur la recherche. Nous traversons actuellement une spirale terriblement dangereuse, grandement alimentée par un puissant matraquage médiatique, qui conditionne pratiquement notre salut à un salariat plus précaire, plus flexible et moins rémunéré….en somme à un salariat de type chinois !
à MATEHAU
De idyllique
21H30 | 14/01/2008 |
« Les français ne travaillent pas assez »
c'est la rengaine qui nous culpabilise depuis 2002 alors même que les français se situent parmi les plus productifs du monde !
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Votre réponse est simpliste ! Creuser un peu ! !
« Les Français ne travaillent pas assez » ici on parle d'une classe d'âge en âge de travailler et non l'ouvrier ou le cadre chez Peugeot, ou moi avec mes 50h/semaine et ma mallette de dossiers le WE !
Un site parmi d'autres à consulter pour comprendre ce que l'on entend par « Les français ne travaillent pas assez » . Ce n'est pas la droite, avec son mauvais esprit habituel, ni même Laurence PARISOT, l'iconoclaste Présidente du MEDEF.
C'est l'OCDE dans un rapport sur les politiques structurelles. Le rapport concerne l'ensemble des pays européens « l'OCDE pointe le retard du niveau de vie de l'Europe sur les Etats-Unis ». Le PIB par habitant des Américains est 30% supérieur à celui des Allemands par exemple. Selon le chef économiste de l'OCDE, Jean-Philippe COTIS, « si la tendance persiste, un Américain pourrait être dans vingt ans deux fois plus riche qu'un Français ».
Mais le rapport concerne aussi la France. L'OCDE apprécie l'effort récent qui a été fait pour déréglementer tant soit peu le marché du travail et en particulier pour rendre plus faciles les licenciements, donc les embauches avec le Contrat nouvelles embauches (CNE) et le contrat première embauche (CPE). Compte tenu de l'importance du chômage dans notre pays, cela constitue « un progrès », note l'OCDE qui fait remarquer que les pays qui ont une protection de l'emploi plus souple, ne sont pas ceux où la précarité est la plus grande.
Mais l'OCDE, après avoir enregistré ce progrès, ne ménage pas ses critiques. En particulier elle considère que le marché du travail français demeure rigide et « reste un facteur pénalisant pour la croissance hexagonale », comme le note Le Figaro. Le retard actuel de la France sur les USA (d'environ un quart en termes de PIB par habitant), comme d'ailleurs celui de l'Allemagne, « s'explique principalement par un manque d'ardeur au travail ».
Il faut en effet noter que la productivité par heure n'est pas très différente entre France et Etats-Unis. Mais la différence vient de la durée du travail. Les Français (et les Allemands) travaillent entre 25% et 30% de moins que les Américains. Et cela est vrai à tous les stades. C'est vrai de la durée hebdomadaire du travail et plus encore en France qu'en Allemagne : on ne dira jamais assez quel drame les fameuses 35 heures ont provoqué en termes de restriction d'offre (et en termes financiers, puisque l'Etat doit compenser une partie du surcoût, pour près de 15 milliards d'euros par an).
Mais c'est vrai aussi en ce qui concerne le taux d'activité. Si les jeunes Français au travail sont moins nombreux que les autres et surtout que les Américains, il en va de même pour les plus de 50 ans : à tous les âges et surtout aux deux extrémités de la vie active, notre taux d'activité est plus faible. Globalement, pour les 15-64 ans, le taux d'activité en France est de moins de 70% contre plus de 75% aux Etats-Unis et même 80% au Danemark. Voilà qui explique pourquoi paradoxalement il manque de main d'œuvre alors qu'il y a une armée de chômeurs ! Pour résumer l'ensemble : la durée annuelle du travail est chez nous de moins de 1 500 heures contre plus de 1 700 en Amérique. Conclusion de l'OCDE : les Français ne travaillent pas assez.
Voilà pourquoi le PIB par habitant est loin derrière celui des Américains. L'OCDE fait alors un certain nombre de recommandations, dont celle d'accroître le taux d'activité des seniors (ce qui souligne l'erreur dramatique qu'a été la retraite à 60 ans). Mais surtout quelque chose qui commence à se dire avec insistance un peu partout : « il est recommandé d'augmenter le salaire moyen afin d'éviter qu'il rejoigne le smic ! ». Il y a beaucoup trop de smicards en France à bac +2, une exception française ou les diplômes gagnent à peine plus que les sans diplôme ou peu qualifié (smicards) !
De FIL VERT
Directeur Financier | 07H11 | 14/01/2008 |
De plus,j'ai les plus grands doutes sur les statistiques économiques du pouvoir qui est verrouillé.En effet nous sommes passés depuis environ trois mois en période de « stagflation » où le taux d'inflation est supérieur au taux de croissance.
Dans ces conditions l'effet de la vraie inflation (le déflateur) a pour conséquence de gommer la croissance brute et d'exercer sur les acteurs économiques un sentiment pessimiste sur l'état de la conjoncture qui s'auto-entretient.
Fil Vert
http://filvert.blog.lemonde.fr
De andrefrançoise
assistante familiale | 07H16 | 14/01/2008 |
Bonjour amis de Rue 89
Il y a bien longtemps que je ne crois plus au père Noël et on voudrait me faire croire a saint Nicolas ! c'est pas gagné, ça non.
De skalpa
actif et militant ? | 07H20 | 14/01/2008 |
Allez courage, fillon ! ! ! !
http://kprodukt.blogspot.com
De maitre yoda
07H33 | 14/01/2008 |
En rentrant de week-end avec carla , nicolas vient de voir qu'il avait un point commun avec les français « ses bourses sont vides »
De Lechat
esprit critique | 07H38 | 14/01/2008 |
Le monde en 2008 : une année à haut risque, selon le Forum économique mondial
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=1560
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 07H40 | 14/01/2008 |
Pas de
PANIIIIIIIIIQUE !
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 07H41 | 14/01/2008 |
Le plus navrant dans cette histoire, c'est qu'il y a des gens qui croient encore en ce gouvernement.
http://bertdo.over-blog.net
De BOURBONNAIS1
08H04 | 14/01/2008 |
Il est facile de comprendre que la santé de notre économie est liée à celle du monde. Bien. Voilà pourquoi à mes yeux le discours de Sarkozy devient insupportable, car plutôt de dire Françaises Français serons les rangs le bateau tangue, et bien non il nous prend de haut, nous traite de fainéants,s'empresse de favoriser les copains, creuse les inégalités etc..Plus fort il souhaite s'associer à la politique de Busch en dépensant des milliards dans des conflits inutiles. Souvent pendant la campagne les candidats ont venté les mérites des pays nordiques, eh bien admettons pour l'heure que la France n'a pas les moyens de sa politique et recentrons nous sur nos soucis intérieurs.
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H30 | 14/01/2008 |
MAUVAIS FIXES
Les baromêtres de l'économie libérale internationale sont TOUS aux mauvais fixes.
Les bourses (évolution en % sur les six derniers mois*) :
- France : CAC 40 = -11,99
- USA : Dow Jones = -9,06
- USA : Nasdaq = -9,55
- Europe : FTSEuroFirst = -6,57
- Londres : FTSE 100 = -7,40
- Japon : Nikkei = -21,54
- Hong Kong : Heng Seng = +17,79… mais -6,84 sur les trois derniers mois !
(* chiffres arrêtés au 11/01/2008.)
Autres indices de la présente panouille :
- moral des ménages français en chute constante : -29 en décembre 07 ;
- système bancaire lézardé par l'affaire des sub-primes immobilières ;
- reprise de l'inflation ;
- chômage en hausse et risques de récession aux USA ;
- etc. etc.
Et pour finir, celui-ci, symbole des veilles de grandes crises historiques : envolée du prix de l'or, ultime valeur refuge des panicards (+35,32% sur les six derniers mois ; +8,33% depuis le 1er janvier 08).
Alors les prévisions de croissance du pauvre Fillon…….
à Le Yéti
De Sumariner
09H24 | 14/01/2008 |
Fillon sort de sa léthargie
« Fillon ? Ah oui le premier ministre ! » c'est vrai qu'on l'entend si peu qu'il faut un peu de temps pour se le remémorer.
De deux choses l'une soit il est vraiment incompétent, soit il se fout de notre gueule. Car tous les indicateurs sont au rouge, et ce depuis bien longtemps, et ce n'est pas Sarko qui va sauver le monde et encore moins la France.
Donc si c'est pour dire de telles âneries il peut retourner dans son placard doré, pour roupiller tranquille, Dodo Fillon !
De jacky1
08H14 | 14/01/2008 |
Comme le dit Mr TRICHET, pas question d'augmenter les salaires pour contre-balancer l'inflation. Français serrez vous la ceinture. A 53 ans, je crois que je n'ai jamais vu un gouvernement nous mentir avec tant d'aplomb
à jacky1
De el loco
éducateur spécialisé | 12H54 | 14/01/2008 |
je me souviens d'un article de marianne peu avant l'élection qui disait en substance que notre président avait ce grain de folie qui le rendais terriblement séduisant et qui déforme la réalité suivant sa vision de la vie et de la société (un peu comme certain dictateur)
je ne suis pas sur que les personnes qui entourent sarkozy (et fillon en tête) ne soit pas des « illuminés » eux aussi et qu'ils y croient vraiment ! !
si c'est le cas on est vraiment dans la m……. et si c'est seulement un mensonge : et bien on assiste au holdup du millénaire avec des gens nous mentant sans vergogne pour « pomper » tout ce qu'ils peuvent ! et on sera autant dans la m……
bref on est dans la m…….