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Les petites télévisions veulent briser leurs chaînes

Diffusion restreinte, moyens limités, indifférence du CSA et des élus : les télés locales et associatives, parents pauvres du PAF.

Le 13 décembre, le CSA tenait une réunion-bilan clôturant les appels à fréquence pour la TNT locale : il s'agissait de permettre, enfin, aux chaînes locales et associatives d'intégrer à moyen terme le cercle très fermé du spectre télévisuel français.

Dans ce domaine, le rapport de la conseillère régionale Dominique Fleurat, publié il y a quelques semaines, montre l'ampleur du retard pris par la France par rapport à ses voisins européens.

Le président d'une chaîne du Val-d'Oise a ainsi décrit un « paysage de ruine audiovisuelle », et conté à l'assemblée une anecdote édifiante : après la mort de deux adolescents dans un choc avec une voiture de police, une cérémonie religieuse a eu lieu à Villiers-le-Bel. Mais les « envoyés spéciaux » de cette télévision n'ont pas pu y assister : sur place, on leur a dit que seule Al-Jazira (une chaîne qatarie ! ) avait l'autorisation de filmer.

Pas de fonds de soutien

Le CSA entend réagir à cette situation via son nouvel appel d'offres TNT. Sans pour autant prévoir le financement des chaînes nouvellement autorisées. Les radios associatives bénéficient, elles, du Fonds de soutien à l'expression radiophonique (FSER), une taxe sur les recettes publicitaires des grands médias audiovisuels.

Cette mesure votée au milieu des année 80 avait complété le dispositif de libéralisation, en organisant le financement de ces fréquences tout en protégeant leur indépendance.

Rien de tel pour le petit écran, malgré des demandes successives en faveur de l'extension de ce fonds aux télés associatives. Sylvie Genevoix, l'une des neufs membres du CSA, rencontrée à l'issue de la réunion, se veut pourtant rassurante. (Voir la vidéo.)

En juin 2007, le CSA déverrouille ainsi l'accès de la TNT à sept chaînes franciliennes, parmi lesquelles on trouve trois télés associatives (Télé Bocal, Cinaps TV et Banlieue du Monde TV). Trois sur quatre, une proportion encourageante. Toutes peuvent diffuser leurs programmes depuis le début du mois. Richard Sovied, président de Télé Bocal, en rêvait :

« Depuis 1995 on se bat pour être autorisés. Avec l'ouverture de la TNT, des fréquences se sont libérées. Le CSA ne pouvait pas nous dire : “On n'a plus de place'.

‘D'autant que c'est sur ces bases-là qu'on a été sélectionnés : ils voulaient une télévision proche des gens. Bocal, c'est une télé qui s'adresse à des minorités des quartiers qui ne sont pas souvent écoutées par les médias.’

Mais la répartition des canaux réserve une mauvaise surprise aux petites stations. Quand Côté Seine (Hersant), LTF (Groupe NRJ), et IDF 1 (trois chaînes privées, donc) bénéficient d'un canal qui leur est propre, Bocal, Cinaps et BDM s'entassent, elles, sur un même canal ‘balkanisé’, en compagnie de Demain Ile-de-France (privée elle aussi). Cette dernière se voit d'ailleurs octroyer 50% de la programmation !

‘L'image est un pouvoir énorme. Les politiques le savent’

Bocal, Cinaps et BDM, ‘les émiettées’, sont certes autorisées à émettre, mais sans avoir de réelle visibilité . Un système de financement local pourrait compenser ce handicap. Mais les institutions locales ne se pressent pas pour investir dans les télés associatives. Richard Sovied peut en témoigner : ‘On nous donne une voiture, mais pas d'essence à mettre dedans.’


‘L'image est un pouvoir énorme. Les politiques le savent très bien, ils l'utilisent à bon escient et, évidemment, ils veulent que ce soit de leur côté’, analyse le président de Télé Bocal. Lucide, Richard Sovied anticipe l'argument d'autorité qui voudrait que l'absence de moyens des chaînes associatives explique leur plus faible temps d'antenne :

‘Tous les petits médias sont déficitaires. Direct 8, les télés du style Bolloré, c'est un gouffre financier, des joujoux à la botte des industriels. Ils savent qu'ils perdent de l'argent et qu'ils en perdront pendant un certain nombre d'années.

Nous, on a de la chance de faire des programmes qui ne coûtent pas très cher. On pense pouvoir équilibrer les entrées et les sorties.’

En 2000, une loi en forme de rendez-vous manqué

Et au niveau national ? En février 2007, les Etats généraux pour le pluralisme ont organisé une audition des formations politiques et des candidats à l'élection présidentielle sur la question des médias.

A la question : ” Quelles mesures concrètes proposez-vous pour soutenir les médias associatifs, dans les domaines de la presse écrite, de la radio, de la télévision et de l'internet ? » , Ségolène Royal, Marie-George Buffet et Olivier Besancenot se sont engagés, s'ils étaient élus, à créer le fameux fonds de soutien aux télévisions associatives. Aucune réponse par contre des responsables de l'UMP.

Noël Mamère, député Vert de la troisième circonscription de Gironde, avait défendu mordicus ce projet lors de l'examen de loi sur la liberté de communication en 2000. Mais la gauche alors au pouvoir, n'avait pas retenu son amendement, a laissé inachevé le processus de libéralisation de la télévision. Et aujourd'hui ? Le maire de Bègles n'est pas optimiste : « Le CSA dissimule la volonté de garder les choses en l'état » (Voir la vidéo.)

Matérialisation de ce problème franco-français, le symbole des télévisions libres est tombé : Zalea TV a signé sous nos yeux le 13 décembre son acte de dissolution, après avoir mené durant plusieurs années le combat des chaînes associatives.

Fondée en 2000, télé parisienne qui se voulait nationale, a alterné pendant sept ans les diffusions temporaires et les expériences pirates, avant de se faire recaler lors de l'appel à candidature pour les nouvelles fréquences en TNT. Un constat d'échec qui illustre la difficulté pour ces télévisions d'obtenir des autorisations d'émettre, et ce malgré les récentes évolutions législatives et technologiques.

Des antennes libres, mais professionnelles

L'accès des associations au spectre télévisuel est pourtant un combat déjà ancien. Le développement des radios libres puis leur reconnaissance dans les années 80 avaient porté les espoirs de l'ensemble des médias alternatifs. C'est sur cet exemple positif que s'est construit le mouvement des télés dites « libres ».

Malgré les demandes répétées des acteurs associatifs, les années ont passé sans qu'autorisations ou financements ne soient mis en place, et alors même que les radios, elles, prospéraient.

Au-delà, l'argument de « l'amateurisme » de ces télévisions a souvent été avancé par leurs opposants. Une idée reçue qui a permis de justifier l'absence de pluralité à la télévision, et que récuse Olivier Azam, cofondateur de Zalea TV : « A Zalea, un bon tiers des programmes était faits par des professionnels. »


Qu'est ce qu'une télévision professionnelle non fondée sur un modèle commercial ? C'est ce nouveau modèle que tente de bâtir les télévisions associatives existantes ou en projet. Ces chaînes entendent favoriser le lien social à travers leur caractère participatif, en développant des grilles de programmes loin des grandes chaînes nationales. Thierry Michel, coordinateur de la Fédération des vidéos des pays et des quartiers, un collectif d'une vingtaine de télés associatives, défend cette position : (Voir la vidéo.)

Pour les membres de ZaleaTV, le caractère « alternatif » des contenus diffusés n'a jamais remis en cause la recherche d'une véritable pérennité. La diffusion en continu et la capacité financière de la chaîne ont permis aux membres de l'association de prouver que leur modèle était viable. Olivier Azam explique : « On a prouvé qu'on pouvait tenir 24h/24, sans moyens financiers. »


Cible de toutes les attaques, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a refusé pendant longtemps l'attribution de fréquences hertziennes aux chaînes associatives, avançant l'absence de reconnaissance légale de ces structures et le manque de fréquences disponibles.

La TNT pour faire sauter le PAF

La loi du 1er août 2000 a modifié radicalement cette situation. En autorisant officiellement les associations à se porter candidates à la diffusion télé, le législateur a contraint le CSA à leur donner une plus grande visibilité. L'article 33 précise ainsi :

« Le Conseil supérieur de l'audiovisuel veille, sur l'ensemble du territoire, à ce qu'une part suffisante des ressources en fréquences soit attribuée aux services édités par une association. »

L'arrivée de la Télévision numérique terrestre (TNT) a changé la donne. La qualité de diffusion par rapport à l'analogique, mais surtout les nouvelles fréquences disponibles, ont entraîné une multiplication des projets de chaînes privées comme associatives. Avec les garanties législatives de 2000, les télés libres y ont vu une opportunité sans précédent. Elles ont vite déchanté.

Free accueille ZaleaTV sur son bouquet… avant de céder au CSA

En annonçant sa dissolution, ZaleaTV explique prendre acte par cette décision d'un » contexte politique et technologique » désormais » inadapté » . Dénonçant au passage l'absence de réponse des pouvoirs publics. Pour ses membres, c'est aussi le constat qu'une nouvelle révolution a eu lieu dans le monde de l'audiovisuel. L'arrivée massive d'Internet dans les foyers français a entraîné un développement des technologies de diffusion par le web.

En septembre 2006, Zalea s'empare de cet outil en décrochant auprès de Free une diffusion nationale 24/24 via son bouquet ADSL » FreeboxTV » . Une expérience ambitieuse qui a duré neuf mois, mais n'a pas, pour Olivier Azam, apporté de solution durable : « Le CSA a imposé à Free de ne prendre que des chaînes conventionnées. Free n'a pas voulu se mettre en porte-à-faux, et a accepté. »


Avec le développement des sites de partage de vidéos, c'est finalement une nouvelle forme de télévision libre et horizontale qui est apparue sur internet. Un espace qui échappe au contrôle de toute institution. Où les limites ne sont plus dictées par un organisme de régulation audiovisuelle aux contours incertains.

« On ne veut pas recréer la télé, justement »

Ce » on demand » individuel, loin de la démarche collective d'une véritable rédaction, pourrait pourtant devenir la matrice de cette révolution. Giuseppe de Martino, directeur juridique du site de Dailymotion, n'a aucun doute :

 » Les acteurs de la filière culturelle ont compris qu'on représentait une vitrine incoutournable de promotion, de distribution des vidéos, quelles qu'elles soient.

« On ne veut pas recréer la télé, justement. On pense qu'il y a une place pour de nouveaux programmes qui correspondent aux désirs des internautes. Ils vont pouvoir piccorer exactement ce dont ils ont besoin, quand ils veulent. »

Le Net comme seule forme de télé libre ? Dans l'ombre des transformations technologiques, de nouvelles idées apparaissent. A Evry, diverses structures se sont alliées pour monter un projet de télévision participative. L'université et la mairie travaillent ainsi avec des associations pour développer le Vidéon. Ce système basé sur un réseau sans-fil indépendant permet aux citoyens de participer via leur webcam.

Une expérience inédite, qui pourrait essaimer ailleurs. La preuve que pour se libérer, la télé doit faire appel aux bonnes volontés. Et s'efforcer de ne pas briser ses nouvelles chaînes.

Ghislain Chantepie et Baptiste Peyron (étudiants au CFJ)

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Portrait de survivant

De survivant

16H34 | 13/01/2008 | Permalien

L'idée d'Evry paraît crédible. Reste à savoir si les FAI ne suivront pas le directoire des grands trusts audiovisuels et trouveront un moyen de censure si ces chaînes ne vont pas dans leurs sens. Affaire à suivre…

Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 16H43 | 13/01/2008 | Permalien

Le son de la vidéo Thierry Michel est inaudible.

Je ne comprends pas pourquoi vous n'avez pas interviewé Richar Sovied pour Zaléa TV. C'est tout de même le plus concerné, celui qui se bat le plus, depuis plus de dix ans…

Bien entendu, en tant qu'habitant de l'Est parisien, je me réjouis de la décision concernant Télé Bocal (que je connaissais) mais vous ne précisez pas (et je n'ai pas réussi à le savoir) s'il sera possible de les regarder sur Noos-Numericable à Paris… Car bien que géographiquement proche d'eux, c'est pour moi impossible de les prendre en râteau.

Pour ce qui est de Côté Seine (ou Cap 24, le nom définitif de la chaîne dite du Groupe Hersant), pareil : vous ne donnez pas cette précision. Car s'ils sont installés à Cognacq-Jay, comme Paris Cap, ce n'est pas stricto sensu la même chaîne. Cap 24 ne diffusera qu'une partie de Paris Cap'. Le groupe Hersant, ) à ma connaissance d'intervenant en période électorale sur Paris Cap », n'est propriétaire que de 40 % du capital. Le reste étant la Caisse d'Epargne (Ecureuil), Lagardère (tiens, le « frère » de Sarko) et je ne sais plus qui…

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

Portrait de Beeks

De Beeks

17H22 | 13/01/2008 | Permalien

l'APF pourrait creer une chaine pour diffuser les jeux paralympique.NS TV pour desangorger les chaines nationales etc etc etc

Portrait de DéCRoiSSaNTE de LuNe

De DéCRoiSSaNTE de LuNe

AnTi BLinG BLinG | 17H55 | 13/01/2008 | Permalien

Mais qui sont les « sages “ (mouahahaha) du CSA ? ? ! !

Pour tout savoir >>

http://www.zalea.org/spip.php ? article1166

” Aux chiottes le CSA r

Toutes les raisons pour lesquelles le CSA est partial, vendu, verreux, anti-pluraliste…
Bref, toutes les raisons pour lesquelles il faut dissoudre le CSA. »

Portrait de cooper59

à DéCRoiSSaNTE de LuNe Portrait de DéCRoiSSaNTE de LuNe De cooper59

pour la decroissance ! | 20H14 | 13/01/2008 | Permalien

arf ! les « SAGES DU CSA » ! que les plus riches jettent leurs tv par la fenetre ou l'echangent contre un autographe de PPDA , les autres vendez la !

Portrait de bertdo

De bertdo

Instituteur, mais marre de l'être. | 18H16 | 13/01/2008 | Permalien

Le pluralisme n'est pas la tasse de thé de l'état français et le CSA est au ordre de l'état.
Ainsi, tout s'explique.

http://bertdo.over-blog.net

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 19H26 | 13/01/2008 | Permalien

La télévision est un média encore bien trop important pour être laissé à tous et à toutes…
Zaléa tv est morte avant d'avoir vraiment existé.

Mais, bon, le net est une autre forme de média qui permet de se faire ses propres télés…

Encore faut-il, comme vous, comme moi, être du bon côté de la fracture numérique !
Investissons comme nous pouvons la toile !

A tous les autres, je ne dis rien, car ils ne me liront pas !

http://kprodukt.blogspot.com

Portrait de Salaves

De Salaves

Métallo | 19H50 | 13/01/2008 | Permalien

Au début des années 80, toutes les radios libres criaient contre les censures et jouaient à cache-cache avec les flics. Une fois reconnues, la grande majorité ont choisi le commercial pour se faire du fric plutôt que l'associatif. Energie et son patron la première. Aujourd'hui c'est un bon vieux groupes bien capitaliste avec plein de stations aussi insipides les unes que les autres, le genre qui ne nuit pas au pouvoir en place, mais qui fait tout pour ramasser le plus de pub possible. Et dire qu'on signait des pétitions et manifestait pour ces gens là. Aujourd'hui ce sont ceux-là qui font barrage aux télévisions associatives, pour se réserver les espaces de diffusion.
Maintenant en ce qui concerne les télés associatives, j'attends et de voir et je préfère être méfiant.

Portrait de MaxD

De MaxD

médecin, humoriste maxd.blog.lemond... | 20H10 | 13/01/2008 | Permalien

Édifiante, la carte que vous publiez qui symbolise bien à elle seule ce qu'est le centralisme à la française ! Oui à des chaînes locales et associatives sur tout le territoire mais non à des chaînes nationales qui se comportent comme des chaînes locales parisiennes qui ne nous parlent presque que de Paris, toujours de Paris, encore de Paris. Les Provinciaux vont finir par en avoir une indigestion (de Paris). Exemple aujourd'hui : sur France 5, Bertrand Delanoé n'a pratiquement parlé que de problèmes régionaux ou pariso-parisiens et des municipales parisiennes et il paraît que Françoise de Panafieu sera l'une des prochaines invitées ! Je croyais que France 3, chaîne régionale, était faite pour ça, pour parler en détail de la politique locale. Et puis il y a aussi Paris Première et d'autres chaînes locales pour informer les Parisiens. La population parisienne (de l'intra muros) ne représente, je le rappelle, que 3,3 % de la population française (avec la banlieue 20 %). Ce centralisme médiatique est ridicule et digne d'une République bananière. Ce qui se passe à Paris, naturellement, intéresse les Provinciaux mais pas au point de se faire bassiner comme ça.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à MaxD Portrait de MaxD De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 23H02 | 13/01/2008 | Permalien

@MaxD,

Paris Première n'est aucunement une chaîne parisienne. Lors de sa création par Chirac et ses amis, dont certains débauchés de Radio service Tour Eiffel (Radio Chirac), elle a été diffusée dans la plupart des villes câblées sous les Plans Mauroy I et II.

C'est une chaîne généraliste à destinations de bobos et de gens qui « ont pas grand chose à foutre mais qui sont moins cons (et plus friqués) que ceux qui regardent M6… sa grande sœur.

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 20H29 | 13/01/2008 | Permalien

Quand on a observé dans les années 80 comment la belle utopie des radios « Libres » qui se sont presque toute transformées en radio privées , on a des doutes sur la Télé ..
Sur le web , ce sera peut etre different ..

Portrait de cooper59

De cooper59

pour la decroissance ! | 21H08 | 13/01/2008 | Permalien

quand dans les années 80 les radios libres ont commencé a emettrent , la loi stipulait qu'elles devaient le faire avec une puissance limitée et l'interdiction de former des reseaux ! NRJ a enfreint ces lois des le depart , pour les radios associatives et « libres » situées pres de leurs emetteurs c'est devenu invivable ! le gouvernement apres moultes avertissements a decidé d'interdire NRJ , ceux ci ont appelé a une grande manif « pour la defence des radios libres » , devant le succes de cette manif le gouvernement a reculé ! je vois encore les milliers de gamins hurlant dans Paris et ailleurs pour la defense des radios libres , ils n'avaient rien compris ! le resultat : BEAUCOUP DE RADIOS LIBRES SONT MORTES SOUS LE POIDS DES RESEAUX ET DU FRIC ! je voulais raconter cette affaire , retroactivement merci a tous ceux qui ont participé de ce grand carnage ! apres ça NRJ rachetait les stations dont l'emetteur etait bien situé geographiquement ! cool !

Portrait de DBL8

à cooper59 Portrait de cooper59 De DBL8

Retraité | 09H08 | 14/01/2008 | Permalien

Et vous oubliez de parler des habitants qui étaient près de l'émetteur, un enfer pour eux qui ne pouvaient plus écouter ce qu'ils voulaient. la protection d'on a bénéficié cette station de radio est incroyable. ET SI, rue 89 faisait un article sur le début d'NRJ qui à l'époque était situé à coté du métro télégraphe, en face du cimetière (jusqu'à preuve du contraire bien, sûr) ?

Portrait de cooper59

à cooper59 Portrait de cooper59 De cooper59

pour la decroissance ! | 08H57 | 15/01/2008 | Permalien

et le robinet a musique a eté ouvert a fond ! les reseaux se sont generalisés jusqu'a faire partie du payqage , dommage , sans cette manif de beaufs en herbe manipulés par des financiers on aurait pu avoir quelque chose de bien , heureusement il y a des resistants , pres de chez moi a lille : radio Campus , premiere radio libre crée en France (sur un campus les flics ne pouvaient pas penetrer) et qui existe toujours !

Portrait de Benoit d André

De Benoit d André

Sauvons l'enfance | 22H40 | 13/01/2008 | Permalien

Permettez à un extraterestre qui n'a pas la télé de s'exprimer
J'imagine que nous sommes pour le plupart sociaux-démocrates, c'est à dire que nous pensons que le capitalisme est (malheureusement) incontourtounable mais que ses effets les plus négatifs doivent être contrées par une volonté politique.
Que la télé rende bête, nous pousse à consommer et finalement nous intègre aux equations de professionels qui veulent nous voir plus comme des moutons que comme des citoyens libres capables de faire leurs choix par eux même me semble évident.
La culture, travail de soi sur soi, est l'ennemi du capitalisme parce qu'elle pousse l'homme à se libérer des schèmas préconçus qui veulent définir son comportement dans telle ou telle situation. (merci à ceux qui en auraient le courage d'aller chercher une citation de Guy Debord pour étayer mon propos, j'ai quand même pas que ça à faire.)
Tiens, et le cinéma ? Il est après tout ontologiquement (escusez ce mot pompeux, c'est un pari avec un ami) idendentique à la télé, il est de la même essence, il utulise les même moyens (i.d. médias). Mais pourquoi diable avons nous eu et avons nous en France un cinéma somme toute exeptionel (sans remonter à GodardRohmerTruffautRivette, citons Carax, Klapish,
Assayas, Podalydes et Kechiche) (oups, j'ai oublié le premier d'entre tous : Renoir) ? Parce qu'une volonté politique oblige ceux qui gagnent de l'argent (notament Canal+) à investir dans la production, parce que l'avance sur recette a permis à des inconnus de produire des premier films, parce qu'enfin un système économique non basé sur la loi du profit maximum permis à Rohmer de se qualifier d'auteur commercial
http://www.cinematheque.fr/fr/espacecinephile/historique-programmation/p…
Et la télé, à propos, c'est pas de la culture ? Et si la télé au lieu de nous abrutir pouvait nous aider à être de plus en plus conscient,de plus en plus libre ? Voilà l'objet d'une véritable politique de civilisation, qui ne saurait se contenter d » effets d'annonce mais demande une vrai révolution. Voilà peut être un véritable défi intellectuel pour la gauche, ou plus généralement pour tous les gens de bonne volonté, alors que la puissance d'état tend à devenir tentaculaire gérant l'intime et tout ce qui devrait appartenir à notre domaine réservé, alors que la loi du profit tend à nous uniformiser en pseudo-citoyen dont l'illusion de liberté peut être prévue et récupérée avec un maximum de fiabilité pour le plus grand profit de ceux dont les profits nous paraitraient indécents si nous n'étions anesthésiés par leurs belles paroles, en images, en musique et en technicolor,un défi pour nous, inventer de nouvelles règles, économiques, fiscales, juridiques, pour permettre la survie des télés nées spontanélént. Mais attention, il ne s'agit pas de favoriser telle ou telle télé dont le message nous agrée, mais de donner
à quelques créateurs les moyens de rayonner, afin d'offrir à tous la possibilité d'être des citoyens éclairés.
I Have made a dream, le rêve d'une politique qui sans conditionner et formater ferait tout son possible pour permetrre la diversité et la pluralité, condition sinae qua non de l'éclosion au moins de temps en temps de quelques brides d'intelligence.
I have a dream en écoutant Sarko annoncer la fin de la pub sur le service public, mais je crois que c'est mal barré.
La bétise sera toujours parmi nous.

Portrait de mmarvin

à Benoit d André Portrait de Benoit d André De mmarvin

socialiste tendace coup-de-pied-au-... | 15H59 | 14/01/2008 | Permalien

Tiens comment pouvez-vous savoir quelle est la qualité des émissions de télévision si vous ne possédez pas de poste ?

Science infuse ou lorgnette hypocrite sur le récepteur des voisins ou de la famille ?

Blague à part, encore une fois vous tombez dans le piège qui consiste à juger le messager plutot que le message…

Bon sincèrement c'est vrai que 70 % des programmes télévisés sont débiles ou mauvais. Mais bon tout le monde n'a le gout à la culture, à la connaissance et à la découverte. Il en faut (helas parfois) pour tous les gouts, et le vulgus pecum est largement majoritaire dans notre pays. Ainsi que dans tous les autres d'ailleurs…

Je n'ai pas honte de dire que j'ai une télé chez moi. Mais je choisi soigneusement les programmes que je choisi de voir et d'enregistrer si par malheur je ne suis pas la.

Même à celui qui n'a que la TNT il est deja deux chaines consacrées au savoir, à la culture et à la connaissance. Alors réjouissons nous en deja et cessons de baver sur ce que nous ne connaisssons pas…

Portrait de ZYXXYO

De ZYXXYO

23H31 | 13/01/2008 | Permalien

L'article est intéressant, il est difficile de trouver un tel article à la TV pour des raisons qu'on imagine.
Je souhaite faire remarquer qu'avec le Net les limites de la TNT est très facilement contournable.
Chez mon prestaire Internet (Free) j'ai accès gratuitement à une dizaine de chaines locales, Marseille, Grenoble, TV8 Mont Blanc, etc… de qualité variable, elles ont toutes un accent de terroir, une naïveté que l'on ne retrouve pas ailleurs.
Je ne suis pas téléphile, mais de temps en temps, regarder ces chaînes cela fait une bonne bouffée d'air frais.

Portrait de DBL8

à ZYXXYO Portrait de ZYXXYO De DBL8

Retraité | 09H10 | 14/01/2008 | Permalien

Encore faut-il avoir des fonds et ne pas subir de pressions.

Portrait de kessy007

De kessy007

kessy007.blogspace.fr | 12H01 | 14/01/2008 | Permalien

Zalea Tv était un peu trop revendicatrice pour rester sur le panel TNT s'offrant à nous. Des chaines locales ont été maintenues sans pour autant déranger le CSA ou un queconques organisme décisionnaire sur la question. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'aujourd'hui la télévision ou tout autre de forme d'opposition doit être baillonné même si cela va à l'encontre de la liberté d'expression.

Ne soyons pas dupe…

Portrait de clarisse kerdranvat

De clarisse kerdranvat

webmaster | 17H28 | 14/01/2008 | Permalien

Petit rectificatif concernant CAP 24, il s'agit bien du nom définitif, Côté Seine n'était que le nom du dossier présenté au CSA.
On garde le meilleur de Paris Cap », l'équipe, les fondamentaux avec quelques nouvelles recrues et de nouvelles émissions.

Pour la réception on sera sur le canal 24 de la tnt et sur internet. Normalement, nous resterons aussi dispo sur noos comme c'est le cas aujourd'hui sur le canal 15.

Pour ce qui est du capital :
CAP 24 est détenu à 40,1 % par Hersant Médias qui en sera l'opérateur, à 20 % par la Caisse d'Epargne Île-de-France, à 19,9 % par Lagardère Active, à 10 % par Coriolis et à 10 % par la Société Financière de Participations Audiovisuelles (Xavier Gouyou Beauchamps avec des associés).

CAP 24 fait partie d'ANTENNES LOCALES, filiale de GMH. Elle compte sept chaînes locales : Orléans TV, Canal 32 à Troyes, TéléGrenoble, TéléAlsace, Citizen TV à Caen et TéléMiroir à Nîmes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cap_24

En espérant avoir l'occasion de débattre à nouveau pour les municipales avec vous Fabien.

Portrait de iloverue89

De iloverue89

00H55 | 15/01/2008 | Permalien

ZALEA TV est morte mais va renaitre. Déjà un nouveau site Internet à visiter créer par des anciens :

www.ecrandarret.org

Portrait de www.D4Y.org

De www.D4Y.org

vidéaste militant | 03H47 | 15/01/2008 | Permalien

Maintenant, grâce à internet, c'est à la portée de chacun de créer sa web-tv, avec ses propres vidéos, accessible par tous, dans le monde entier à l'aide d'une simple adresse internet (et sans autorisation du CSA…).

Et beaucoup l'utilise afin d'exprimer leurs idées, bonnes ou mauvaises (sectes, happy slapping, NSTV et autres programmes prosélytistes)

Nous avons créer notre web-tv, où l'on essaie de mélanger culture, humour et militantisme.
Nous diffusons, entre autre, nos documentaires et interviews de militants de chaque parti politique avec notre oeil « d'alter-journaliste » !

www.D4Y.org la télé AnTi BLinG BLinG

Portrait de blm

De blm

09H52 | 15/01/2008 | Permalien

Antoine Spire souhaiterait compléter votre article avec l'expérience de CINAPS tv. merci de le contacter a.spire@wanadoo.fr.
Cordialement

Portrait de parousnik

De parousnik

11H58 | 15/01/2008 | Permalien

En France ce petit pays presque démocratique il n'y a pas de télévision contradictoire…Pourquoi faut-il que ce soit que les mêmes infos sur toutes les chaines inondant le territoire… Pourquoi aucun journaliste, pourtant payer par la redevance n'est parti a new-york interviewer les familles des victimes du 11 septembre 2001… Pourquoi aucun journaliste de nos télévisions public ne s'interesse aux preuves et aux questions troublantes sur ces événements… John Paul Lepers (télé libre)à qui j'ai posé la question lors de la diffusion en salle à Paris de « Press for Truth » m'a répondu tremblant de géne que c'était parce qu'il était un mauvais journaliste…comme quoi la fierté, alors a quoi bon…de petites télés si elles font comme les grandes.

Portrait de Fred tvb

De Fred tvb

20H05 | 16/01/2008 | Permalien

Pour ceux que les pratiques du CSA intéressent, il y a la possibilité de regarder sur le site de TV Bruits ( une tv associative qui existe depuis 2001, qui est accessible sur le net à l'adresse www.tvbruits.org et qui entretenait de très bons rapports avec l'équipe de Zaléa ( snif )) de regarder sur le site de TV Bruits donc, l'audition que les membres de la tv avait passé en 2005 au csa pour l'attribution d'une fréquence sur Toulouse :

http://tvbruits.org/spip.php ? article215&var_recherche=csa

Aujourd'hui, plutôt que de passer notre temps à faire des dossiers qui se feront dans tous les cas refuser, on est sur le net.

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