
Voici une conséquence pour le moins imprévue de la loi relative à l'interdiction de fumer dans les lieux de convivialité. Une fois sorti pour fumer votre cigarette après avoir bu un petit café ou bien entre deux plats, il vous est peut-être venu cette idée (perverse) : profiter du surmenage des serveurs pour prendre la fuite sans payer.
Un comportement encore rare, mais qui inquiète serveurs et propriétaires, déjà confrontés au problème. C'est le cas de M. Ouamara, propriétaire du bar-brasserie Aux Mousquetaires, dans le XXe arrondissement de Paris :
Désormais, il faudra donc surveiller les clients du coin de l'oeil, sans pour autant tomber dans la paranoïa. » Qu'est ce qu'il faut faire ? Les faire payer avant de consommer ? Les empêcher de sortir avec leurs cafés ? » , s'interroge M. Ouamara :
Même constat dans le XIe arrondissement, rue Oberkampf. Depuis le 2 janvier, Patricia, serveuse à La Lubie, est beaucoup plus » vigilante à ce niveau-là » , surtout la nuit :
Même rue, même problème, mais pas même méthode. Audrey, qui gère le service au » Gecko café » , exige une caution (argent ou vêtements) ou fait payer directement. Parfois, elle doit même » faire la police » :
Serveurs et propriétaires craignent que le phénomène ne prenne de l'ampleur. Et à en croire ce consommateur haut en couleur croisé rue Oberkampf, ils n'ont pas tout à fait tort. » Quand je sors pour fumer… personne » . C'est alors si simple de filer à l'anglaise, comme il le prouve devant notre micro :



















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De starsss
15H46 | 11/01/2008 |
Cela fait presque 2 ans qu'il est interdit de fumer dans les restau_bars à Montréal, et franchement je n'ai jamais entendu ce genre de préoccupation_même pas dans les journaux_ et jamais été témoin non plus. En France, on se méfie tellement de tout le monde qu'on finit par « inventer » de « drôles » d'idées. Ah la France !
De instant-evasion
18H44 | 11/01/2008 |
Le vrai problème, c'est le manque de confiance. La France est un pays où resquiller est un sport national - avec râler sur tous les sujets, pour tout, et surtout pour n'importe quoi. C'est malheureux, mais c'est ainsi. On pourrait ne pas comprendre le point de vue de ces restaurateurs et ces cafetiers, si tout le monde était honnête. Mais c'est loin d'être le cas…
En ce qui concerne la loi anti-tabac, je rejoins le point de vue de Carolina. Non-fumeur incommodé par la fumée, j'apprécie aller dans un café avec mes amis pour discuter et passer un bon moment. Souvent, je refusais car je suis allergique à la fumée du tabac (je vous passe les symptômes). Suis-je une mauvaise personne pour autant ?
Evidemment qu'il faut éviter les excès, les cages pour les fumeurs, les cautions et toutes ces choses-là. Mais vous ne pensez pas que votre liberté, qui clame le droit de fumer, est égale à la mienne, qui clame le droit d'aller au café quand j'en ai envie ?
En plus, je ne crois pas être le seul dans cette situation. Ceux qui viennent au café et qui en profitent pour fumer continueront sans doute, par habitude, à venir au café (mais sortiront pour en griller une) ; ceux qui, dérangés par l'odeur du tabac, ne venaient pas n'hésiteront plus à venir. Tout bénéfice pour les cafetiers à long terme !
Et l'argument de la convivialité, excusez le jeu de mots, mais il est un peu fumeux : depuis quand est-ce la cigarette qui rend un homme jovial ? Cela ne change rien, de fumer ou non. Et puis la loi, ça fait un sujet de conversation supplémentaire qui permet de relancer le dialogue : c'est aussi ça, créer du lien social.
Je ne comprends pas ces fumeurs qui en veulent à tous les non-fumeurs sous prétexte que désormais, ils ne peuvent plus nous refiler leur cancer du poumon et leurs infarctus sans qu'on le leur ait demandé. Y'a des cons, des Saint-Just de l'hygiénisme à outrance, parmi les non-fumeurs (comme parmi les fumeurs), mais ils sont une minorité.
Cette cabale contre les non-fumeurs m'écoeure vraiment, surtout sur un site comme Rue89, où on pourrait s'attendre à rencontrer des gens intelligents. Je m'attendais à des réactions un peu plus nuancées, un peu plus fines ; mais non, on en revient toujours à des grands principes, tels que la « liberté individuelle » (alors que la liberté se conçoit dans un rapport à autrui), vidés de leur sens et brandis en étendards…
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