George W. Bush s'est rendu ce matin à Ramallah, siège politique de l'Autorité Palestinienne, dirigée par le Président Mahmoud Abbas. Des centaines de policiers palestiniens ont pris position en ville alors que plusieurs snipers des services de sécurité américains se seraient postés sur certains toits d'immeubles afin de protéger la Mouquata, le complexe résidentiel où se trouve aussi le mausolée de Yasser Arafat. Pour le Président américain, c'était le premier contact avec la réalité du conflit israélo-palestinien. Lors de sa rencontre avec son homologue palestinien, il a, fait rare, évoqué les conséquences de l'occupation israélienne en déclarant que si les barrages militaires en Cisjordanie créaient un « sentiment de sécurité pour Israël », ils étaient aussi source "frustration pour les Palestiniens".
Décembre 1998, Clinton à Gaza...
S'agit-il de la première visite d'un Président américain sur un territoire sous contrôle palestinien comme le répètent de nombreux médias? Ce serait oublier le voyage historique effectué par Bill Clinton dans la bande de Gaza en décembre 1998. L'ancien locataire de la Maison blanche compte parmi les rares personnalités politiques mondiales à s'être posées, sur l'aéroport de Gaza, détruit par la suite par l'armée israélienne en 2002.
Le Président Clinton était venu assister à une session extraordinaire du Conseil National Palestinien qui avait définitivement abrogé les passages de la charte de l'OLP appelant à la destruction de l'état d'Israël. Bill Clinton avait alors déclaré:
"Les Palestiniens ont avec leurs représentants élus une chance de contrôler leur propre destinée sur leur propre territoire".
Des milliers de drapeaux américains avaient été distribués aux habitants de la bande de Gaza.
...puis "renard du désert"
Si cette visite semblait confirmer l'engagement des États-Unis en faveur de la création d'un État palestinien indépendant, son souvenir fut cependant rapidement balayé.
Quelques jours plus tard, le déclenchement de l'opération militaire "Renard du désert" contre l'Irak de Saddam Hussein retournait une opinion palestinienne qui voyait dans le dictateur irakien le seul dirigeant arabe de la région à tenir tête aux États-Unis. Les mêmes petites bannières étoilées furent alors brûlées lors de manifestations organisées par le mouvement islamique Hamas...
La bande de Gaza n'est pas au programme de la tournée proche-orientale de George W. Bush. Ce petit territoire enclavé entre l'Égypte et Israël, est le lieu d'affrontements militaires quotidiens entre l'armée israélienne et les groupes armés palestiniens qui tirent des roquettes sur les villes et villages israéliens frontaliers. Sans un accord politique permettant de régler la question de Gaza, les discours sur l'imminence d'un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens sont des chimères. Le Président américain et celle ou celui qui lui succédera le savent bien.

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< Pour le Président américain, c'était le premier contact avec la réalité du conflit israélo-palestinien >
La réalité ? Vraiment ? Laquelle ?
Checkpoint fermé, une femme de Tel Rumeida accouche dans la rue à 3h du matin.
Le lundi 3 janvier à 3h du matin, Ahmad Sider est né dans la rue, à dix mètres d'un checkpoint de l'armée israélienne à Hébron, après que des soldats israéliens aient empêché sa mère de passer pendant 25 minutes.
Quant aux affrontements quotidiens à Gaza ils ne se réduisent pas aux tirs de roquettes palestiniennes, mais on peut également assister à des bombardements et des pénétrations du territoire par l'armée israélienne ou des destructions de maisons ou de champs.
Il a tout de même réussi à aller prier… ça c'est du concret !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
Arretons de subir les provocations des menteurs, venus en faux-espoir de pacification.
Ce conflit est le reflet monstrueux des intérêts partagés par diverses communautés, sous pretexte d'idéalisme religieux primaire et irresponsable.
"plusieurs snipers des services de sécurité américains se seraient postés sur certains toits d'immeubles afin de protéger la Mouquata, le complexe résidentiel où se trouve aussi le mausolée de Yasser Arafat."
Dire que c'est ce même Bush qui refusait de lui parler et qui approuvait Sharon dans la destruction de cet immeuble...
Je ne comprends pas bien le point de vue de cet article. Gaza serait un probleme plus important, et plus delicat dans les discussions, que celui des refugies, de Jerusalem ou des colonies? qu`est-ce qui vous fait penser cela? Il n`y a pas vraiment de discussions concernant les futures frontieres au niveau de Gaza. L`armee israelienne s`est retiree de ce territoire. S`il y a un probleme de Gaza, pour l`instant il est surtout palestinien, puisque le territoire est aux mains du Hamas et le lieu d`affrontements Hamas/Fatah. C`est pour cela que Bush ne s`y est pas rendu. Pourquoi sous-entendez vous que les americains ignoreraient le probleme, et que devraient-ils faire? qu`entendez-vous par "un accord politique permettant de regler la question de Gaza"?
Pour les ceusses qui habitent Paris, il y a cela en ce moment :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/01/murmure-conflue.html
avec vendredi matin une émission sur Judaïques FM, pour tout le monde (que l'on peut écouter sur le ouaibe comme indiqué dans le sujet.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
L'article dit à raison que Gaza est négligée, et que c'est une bombe à retardement.
Ce n'est pas un hasard.
Souvenez-vous de ce que disait Sharon, dont la doctrine reste le fil rouge de la politique israélienne et donc américaine :
Gaza c'est l'Egypte. Que ces terroristes partent en Egypte.
La Cisjordanie n'existe pas, c'est Israël. Les palestiniens sont des jordaniens et les enclaves arabes qui subsisteront pour cause de populations résiduaires arabes, doivent revenir à la Jordanie.
Il n'y a pas de Palestine, donc pas de violation des droits d'un peuple.
C'est cela qui est en route.
C'est bien.
@ DEYRIEUX
Oui et en plus c'est évident.