Moins de pub sur la télé publique, mais plus sur Radio France?

Alors que le président de la République parlait mardi de "suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques", celui de Radio France, Jean-Paul Cluzel, et la ministre de la Culture, Christine Albanel, négocient, eux, une éventuelle arrivée de la publicité de marque sur les antennes publiques.

Actuellement, seuls les annonceurs institutionnels ont le droit de diffuser de la publicité sur Radio France. Et l'éventualité d'ouvrir l'antenne aux marques suscite la colère des syndicats, qui diffusent depuis mercredi une pétition intitulée "Assez de pub à Radio France!" Signée par la CGT, la CFDT, la CFTC, SUD, le SNJ, et le SJA-FO, ainsi que par la Société des journalistes (SDJ), la pétition a déjà recueilli 3000 signatures.

Principale motivation du projet: les contraintes budgétaires. Avec la privatisation des services publics, les annonceurs institutionnels sont de moins en moins nombreux (aujourd’hui 250 sur Radio France). En ouvrant sa porte aux publicités de marque, le groupe pourrait renflouer ses caisses: en moyenne 1,5 million d’euros par an de recettes publicitaires.

Avec seulement 8% de financement par la publicité, c’est la redevance qui assure le quotidien de Radio France. Une particularité que défend Thierry Colin, l’un des trois secrétaires nationaux du SNJ Radio France:

"Le groupe possède des antennes indépendantes, qui ne sont pas soumises aux pouvoirs économiques des publicitaires. C’est une spécificité que nous voulons maintenir."

Mais c'est surtout l'avenir de cette mesure que redoutent les auteurs de la pétition:

"Quoi qu'en disent les intéressés, et quelles que soient les assurances qu'ils donnent, cette décision enclencherait, comme jadis à la télévision, un mouvement irréversible qui conduirait, à moyen terme, à la destruction de l'identité même des stations de Radio-France. [...] Cela permettrait au gouvernement d'accélérer son processus de désengagement de l'audiovisuel public".

"Préserver la part de publicité" dans les finances de Radio France

De son côté, Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France, tempère le problème. Dans une lettre adressée aux syndicats, il précise que cette mesure vise simplement à "préserver la part de la publicité" dans le financement de Radio France. En contrepartie du nouveau projet, la part maximale quotidienne de publicité par chaîne passerait de 30 à 20 minutes. Mais les syndicats ne l’entendent pas de cette oreille. Ils restent persuadés qu’avec cette mesure, l’augmentation du temps de publicité sera inévitable. Pour Hubert Huertas, secrétaire national du SNJ Radio France:

"Quand on est confronté à la tentation d’arrondir le budget, il est mécanique d'y céder. Si on fait sauter le verrou, d’ici cinq ans, la part de publicité va inévitablement s’élargir!"

Une menace pour les radios privées

La crainte gagne également les radios privées, qui redoutent quant à elles une nouvelle répartition de la manne publicitaire. Virginie Teissier est directrice déléguée du syndicat des radios privées (SIRRP):

"Nous contestons le principe sur la forme, puisque nous n’avons pas été consultés. Et sur le fond, nous ne comprenons pas pourquoi les radios publiques, financées par la redevance, bénéficieraient également des recettes publicitaires."

En effet, avec environ 12 à 13 millions d’auditeurs par jour, Radio France pourrait bien prendre une part importante des recettes publicitaires. Ce qui froisse évidemment les antennes privées. Virginie Teissier conclue:

"Si on est plus nombreux à se partager le même marché, il y en aura moins pour tout le monde."


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17H31 09/01/2008

La logique de ce gouvernement a des raisons que la raison ne connaît point.

 
09H25 10/01/2008

> le p. de la r. parlait mardi de "suppression totale
> de la publicité sur les chaînes publiques"

Petit a)
L'état refuse régulièrement de rallonger les budgets de la télé publique. Le p. de la r. voudrait-il nous faire croire que d'un seul coup, une manne publique providentielle s'ouvrirait pour produire les programmes des chaînes publiques alors que l'heure est aux économies pour l'état (d'après ce qu'il dit) ?

--> Il nous prend pour des billes ou quoi ? Nan, il n'y aura évidemment pas de rallonge de l'état. Et je ne crois pas à une augmentation compensatoire de la redevance télévisuelle en pleine chute du pouvoir d'achat des ménages. Sans parler du fait que ce serait la seule raison qui pourrait faire descendre 90 % des français dans la rue et faire perdre en 3 secondes 40 points de satisfaction au p. de la r (qui est chatouilleux sur ce point, il faut faire confiance à sa vanité sur le sujet).

Petit b)
Notre p. de la r. - qui s'enorgueillit d'être inculte - dit que la raison de la fermeture d'un des robinets à sous, c'est que la télé publique, cela doit être de la culture. Oh, j'y crois fort à ses raisons, là.
Par ailleurs, si je suis son raisonnement, la culture, ça coûte moins cher que la pas-culture. Ah ?

--> Comme j'ai mauvais esprit et que je vois toujours tout de travers, bizarrement, j'ai un autre scénario des raisons de sa grande vision soudaine de l'enrichissement culturel des masses :
1) Le p. de la r. ferme un des robinets budgétaires du service public sans le compenser.
2) Les chaînes produisent des programmes cheap pour occuper la même grille avec moins de sous (le retour de "l'homme du Picardiiiiiiiiiiiiiiiie !).
3) Elles perdent "des parts de marché" (tu m'étonnes).
4) Comment, qu'ouï-je, encore un de ces satanés services publics qui perd de l'argent, c'est intolérable.
5) Le p. de la r., ce sauveur de la france devant l'éternel, réduit le nombre de chaînes publiques. Par exemple, de 3 canaux hertziens, on passe à 2 (je suis optimiste, je ne dis pas 1, même si je le pense très fort). Et hop, on, retrouve l'équilibre budgétaire et on assiste, médusés par ce tour de passe-passe, au retour de la qualité sur le service public. Il est fort, le sauveur de la france.
6) Haaaaaaaaaan, mais on va faire quoi du canal vide ? Ben, facile, on le fourgue à une entreprise privée. Car les entreprises privées, c'est bien connu, savent gagner de l'argent.

Ou comment un p. de la r. organise la faillite d'un service public pour ensuite le refiler gratos aux copains du privé.
Je dis gratos, car, que je sache, TF1 ne reverse pas de royalties à l'état français.

Si les canaux étaient loués au lieu d'être cédés, on pourrait se dire que cela produirait des devises régulières pour les caisses de l'état. Mais l'intérêt de l'état et du plus grand nombre, il ne me semble pas que cela ait été dernièrement la politique appliquée dans une autre histoire publique, c'est même l'inverse. Ça s'appelle les autoroutes françaises. On a aujourd'hui des routes construites avec notre argent pour lesquelles on continue de payer un octroi (alors que leur prix de construction a été amorti) à des groupes d'intérêts privés en sachant que ce droit de passage ne sert pas simplement à un maintien en bon état des infrastructures mais aussi à enrichir les-dits groupes privés (sinon, le prix du passage aurait baissé drastiquement). Nous avons donc un bien national qui rapporte désormais des revenus perpétuels à un groupe privé.
Pourquoi une politique qui vise ouvertement à favoriser des groupes privés au dépend du plus grand nombre changerait-elle quand on parle de télé ?

Mais revenons à nos moutons : des entreprises qui se retrouveraient concurrentes de TF1 seraient-elles d'accord pour louer pendant que TF1 occuperait gratuitement son canal ? Non. TF1 accepterait-elle brusquement de payer des royalties ? Euh...
Si TF1 (et les autres) acceptai[en]t, ce serait contre l'autorisation de mettre encore plus de pub dans ses programmes.

Sous couvert d'un apport de culture, on se retrouverait avec une télé encore plus à chier (enfin pour ceux qui la regarde).

Enfin, si la culture des masses est tellement importante au p. de la r., pourquoi enlever la pub de la télé publique et la faire entrer à la radio publique ?

 
10H48 10/01/2008

euh, et utiliser "répondez-lui" sans y répondre afin d'utiliser le début des commentaires, ce n'est pas essayer de squater un "créneau plus efficasse", comme un bon publicitaire...:))
(c'est juste pour rire...)

 
quetzal2012 | enseignant précaire
12H44 10/01/2008

Sarko est décidément très fort...il a l'art et la manière de présenter ces réformes sous vaseline et en spéculant avec opiniâtreté sur le sentiment de la sacro-sainte culpabilité...(fainéants! contamineurs! et maintenant...esclaves de la consommation!
Il va réussir ce bougre à nous faire défendre la pub!!!
trouvons des alternatives,échangeons... il est temps!!!

http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com

 
treguer | pdg TVLowCost
19H54 12/01/2008

PME-PMI : « Sarko m’a tuer »
L’arrêt de la pub TV sur les chaînes publiques = L’arrêt de mort des Marques des PME-PMI.

Bravo ! Monsieur le Président, vous avez raison, c’est le moment de planter un poignard dans le dos des PME-PMI françaises et de les empêcher de défendre leurs Marques face aux deux énormes dangers qui menacent leur existence même : les Marques mondiales surpuissantes et les Marques d’enseignes d’hypermarchés (les MDD/Marques De Distributeurs).
Bravo ! C’est le moment de priver les Marques petites et moyennes de la seule publicité télévision aux tarifs « accessibles et raisonnables » (en publicité nationale et régionale via les seuls écrans disponibles en région de F3) qui leur permettaient de promouvoir leur notoriété et leurs produits pour les faire connaître du consommateur. Afin de tenter de résister aux « rouleaux compresseurs » des NESTLE, DANONE, L’OREAL, PROCTER& GAMBLE, UNILEVER et autres marques mondiales disposant de budgets publicitaires TV surpuissants, qui veulent s’imposer au détriment des Marques moins puissantes et riches.
Bravo ! C’est le moment en ce début 2008, marqué par des pressions et menaces d’une violence jamais atteinte de la part des Grands Distributeurs à l’égard des fournisseurs industriels (cf l’avalanche de déclarations guerrières de LECLERC par dizaines de pleines pages de pub presse ) qui refusent obstinément de répercuter l’explosion des coûts des matières premières pesant gravement sur les comptes d’exploitation des industriels. Et qui veulent en profiter pour réduire drastiquement le nombre des Marques en rayon pour imposer leurs propres marques (MDD). Travail facilité par l’ouverture de la publicité TV à la Grande Distribution… depuis début 2007.

Au moment où on accorde la publicité télévision aux chaînes d’hypermarchés on ne trouve rien de mieux à faire que de quasiment « l’interdire » aux PME-PMI !

Bravo ! C’est le moment où on a un besoin vital de relancer l’activité économique et l’emploi à tous les niveaux de l’économie, qu’on décide de livrer ces milliers de PME-PMI « pieds et poings liés » à TF1 et M6 qui pratiquent des tarifs publicitaires quasiment inaccessibles déjà aujourd’hui. Gageons que face à une « pénurie de l’offre publicitaire télé » créée par cette décision, leurs tarifs à venir vont « s’envoler » (pourquoi ces deux chaînes privées se priveraient-elles, faute de concurrence réelle ? Et qu’on ne fasse pas l’injure aux PME-PMI de leur proposer de se « rabattre » sur les petites chaînes thématiques et chaînes de la TNT incapables, pour encore quelques années, de créer un effet de demande consommateur palpable.
Depuis cette annonce brutale , les agences publicitaires, les agences médias, les annonceurs petits et moyens sont sous le choc. L’UDA (Union Des Annonceurs) vient de publier un communiqué dans lequel elle demande de reconsidérer cette décision :
(extrait) : …
« Une telle mesure, si elle devait être prise de façon radicale, entraînerait la disparition immédiate de près de 25 % de l'offre d'espace publicitaire télévision et aurait une double conséquence très défavorable pour toutes les entreprises, petites, moyennes et grandes, qui ont besoin de communiquer pour promouvoir leurs produits et leurs services :
- impossibilité pour beaucoup d'entreprises d'utiliser le média télévision faute d'espace disponible suffisant sur les chaînes commerciales, même si la réglementation est assouplie, conformément à la nouvelle directive européenne en matière de publicité télévision ;
- incapacité pour un très grand nombre d'entreprises, et tout particulièrement les PME, de faire face à l'inévitable explosion des tarifs de publicité sur les chaînes commerciales… »
Alors, Monsieur Le Président, si vous voulez éviter d’assassiner des centaines de Marques petites et moyennes, prenez le temps d’écouter la voix des PME-PMI dont vous avez tant besoin pour relancer la « machine France » !

Jean-Paul Tréguer
TVLowCost

 
17H38 09/01/2008

Peut-être que cela permettra d'augmenter la rémunération du chargé de com de l'Elysée à France Inter, Jean-Marc Sylvestre, de 172%...

 
17H41 09/01/2008

A ceux qui cherchent une quelconque logique a la politique gouvernementale : http://jide.romandie.com/

 
11H59 10/01/2008

Merci pour le lien

 
11H06 11/01/2008

un papier suisse sup :
Le Temps I Article

La TV publique sans publicité, un modèle pour la Suisse?

Gilles Marchand, directeur de la TSR, estime que le modèle Sarkozy d'une TV publique sans publicité, en Suisse, signifierait à coup sûr une réduction de l'offre de programme.

Gilles Marchand
Vendredi 11 janvier 2008

Avec un art consommé de l'annonce médiatique, le président français Nicolas Sarkozy vient de lancer l'idée d'une télévision publique française sans publicité. Séduisante hypothèse, souvent caressée en Europe, que son conseiller Marc Benamou commente en appelant à la fin de l'hypocrisie qui consiste à demander tout à la fois à la télé publique une programmation de qualité, originale et des performances d'audience pour alimenter des recettes commerciales.

Une télé publique sans pub aurait ainsi, à première vue, le mérite de la différence radicale avec les diffuseurs commerciaux et verrait sans doute la pression de l'audience s'alléger quelque peu.

Allons jusqu'au bout de ce raisonnement, tordons le cou à toutes les «hypocrisies» et voyons les deux principaux effets qu'une telle mesure entraînerait.

Si la perte des recettes publicitaires n'est pas réellement compensée par d'autres ressources, on assistera irrémédiablement à la marginalisation rapide de la télé publique dont les moyens auront drastiquement diminué. De facto, le spectre des programmes se réduira. Cela se traduira par une diminution brutale des retransmissions sportives, de la coproduction de films, de la captation de spectacles vivants. En effet, le direct, les captations sont, avec les reportages, les éléments les plus coûteux des programmes de télévision. Bien plus chers que les talk-shows qui se déclinent à l'infini, particulièrement dans les grilles des télévisions privées ou sur le Web.

Dans ce cas, la télévision de service public se limitera à l'information et ne touchera plus qu'une faible partie du public. La place sera alors faite aux grands diffuseurs privés qui occuperont le terrain audiovisuel avec les fictions, le sport et les divertissements, en standardisant de plus en plus les formats et les concepts. C'est à peu près la situation américaine, où les télés publiques ne comptent plus dans le paysage audiovisuel. Ce qui est, soit dit en passant, en totale contradiction avec la cause de ceux qui plaident pour un service public de qualité qui touche le plus grand nombre. En Suisse, ces diffuseurs privés s'appellent TF1, M6, plus loin RTL, Sat1 ou encore Mediaset.

Se poseraient alors d'autres questions comme celle du lien social, qui reste au cœur des mandats de service public, mais qui n'est pas nécessairement considéré comme prioritaire par les grands diffuseurs privés ou thématiques.

Autre cas de figure. Que se passera-t-il si l'on compense le manco publicitaire par d'autres recettes, afin de maintenir tout ou partie de l'offre publique de programme? C'est le schéma anglais ou l'hypothèse esquissée par le Président français.

En France, France 2 dispose à elle seule du même budget que les sept télévisions et les seize radios en quatre langues de la SSR et le service public français génère environ 700 millions d'euros de recettes publicitaires. Cette manne prodigieuse se reportera en bonne partie sur les grandes chaînes commerciales, qui rassemblent entre 10 et 30% de l'audience globale. Et même avec une taxe sur les profits publicitaires qui ne correspondra jamais aux 800 millions d'euros perdus, le cadeau reste inespéré pour TF1 ou M6.

En Suisse, ce mécanisme est-il transposable? Non, car il n'y a pas de chaîne commerciale généraliste capable de fédérer une audience équivalente. Avec leurs boucles de programmes de deux ou trois heures quotidiennes et leurs concessions locales, les télévisions privées suisses, aussi intéressantes et prometteuses soient-elles, ne peuvent actuellement offrir l'audience massive, nationale ou suprarégionale recherchée par les annonceurs. La recette publicitaire suisse partirait donc en force sur les fenêtres publicitaires étrangères, réduisant au passage la capacité de production audiovisuelle de notre pays.

Quant à l'idée de taxer les télécommunications ou les abonnements internet, ne doutons pas que l'introduction de taxes supplémentaires soit fraîchement accueillie en Suisse!

Le modèle Sarkozy, en Suisse, signifierait ainsi à coup sûr une réduction de l'offre de programme de la télé publique et sa marginalisation rapide. L'enjeu est clair. En Suisse romande, les recettes publicitaires de la TSR s'élèvent à environ 90 millions. Soit un tiers de son budget. Cette recette se fonde sur une part de marché de 30%. Quelle chaîne privée pourrait à court ou moyen terme offrir cette plate-forme, mis à part les fenêtres des diffuseurs français? En fait, ce modèle serait un appel direct à l'arrivée de TF1 dans le marché publicitaire suisse, avec les conséquences désastreuses que cela aurait pour tous les acteurs médias suisses.

Reste alors l'option BBC. Là, le financement est assuré par une redevance forte et des ouvertures intelligentes à d'autres formes de commercialisation. La BBC se décline sur de nombreuses chaînes thématiques, revend beaucoup de programmes, a une stratégie offensive de produits dérivés, édite des magazines (avec des annonces!) et commercialise ses contenus numériques et interactifs. Toutes ces ouvertures vers des financements alternatifs, qui pourraient chez nous alléger aussi le poids de la redevance, sont actuellement très limitées, voire interdites à la SSR.

Mais dans ce modèle, l'Etat joue un rôle absolument décisif en déterminant l'essentiel des moyens de la télévision publique. Il faut alors mettre en place un dispositif solide qui règle les relations entre l'Etat-actionnaire et la télévision, afin de préserver l'indépendance rédactionnelle et d'éviter des tentations interventionnistes dignes des débuts de l'ORTF...

Dans tous les cas de figure, le débat de fond est celui du rôle confié à l'opérateur public. Car de celui-ci dépend le modèle économique. C'est dans ce sens qu'il faut conduire le débat. Et non en l'empoignant par l'enveloppe budgétaire puis en se demandant ce que l'on peut en faire.

Un système mixte, tel que nous le pratiquons en Suisse et dans la plupart des pays européens, présente de solides atouts. Il impose aux télévisions publiques de rester en phase avec leur public, d'innover, de se renouveler en permanence. Il exige aussi certaine culture de l'efficience, du résultat, sans pour autant que les programmes ne soient évalués qu'avec le seul critère de leur rentabilité.

Les recettes commerciales pèsent pour moins de 30% du budget de la SSR. Mais elles représentent un apport indispensable, vital et un contact précieux avec la réalité des marchés. Dans un pays qui compte moins de 10millions d'habitants, de surcroît divisés en trois zones linguistiques, le modèle mixte est clairement le plus adapté.

 
18H01 09/01/2008

actuareal.unblog.fr

Qu'un gouvernement de droite donne un peu plus de puissance à nos médias privés, "why not!".
Mais N.Sarkozy (qui n'est pas au gouvernement) me donne l'impression de vouloir modifier des systèmes (qui ne marchent pas si mal) juste pour qu'on retienne son passage à la tête de l'état. Cet homme n'est pas un homme du présent, ou même du future, mais un homme du "post mortem" ! Il ne veut pas un musée à son nom, il veut un article dans le Petit Larousse juste après "révolution russe" :"révolution sarkozienne"!

Il y a de la pub sur FranceTV, JE la supprime!
Il n'y en a pas, J'en insère!

Plus sérieusement concernant l'annonce ( et pas l'annonceur...), des médias étrangers se débrouillent très bien sans apport de la pub alors c'est "possible"! En revanche, que deviendrai l'autonomie des chaines publiques vis à vis de l'antité gouvernementale quand celle-ci finance totalement celles-là?

actuareal.unblog.fr

 
kimch60 | retraité de l'aéronautique
14H05 10/01/2008

Nicolas c'est en effet un nom qui a marqué l'Histoire. On en retiendra les emprunts russes...la belle affaire pour nos aieux investisseurs-et surtout la triste fin du tsar.
Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_II_de_Russie.
Dans l'actualité du jour: à 7 h 15 sur Canal+: interview de Nicolas Chateauneuf de France 2 lequel annonce une Assemblée Générale ce soir sur l'avenir de France Televisions à la lumière des propos de Nicolas Sarkozy.
A 7 h 30 à France 2 la speakerine de Télématin annonce en premier lieu les faits divers "l'attaque d'un Rottweiler...".
Il ne fait pas bon etre journaliste dans un média manipulé par l'Etat, mais quand même !!!

 
18H05 09/01/2008
 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
18H11 09/01/2008

Ni commerciale , ni institutionnelle : On ne veut plus de PUB du tout sur FRANCE INTER !

Assez de ces ridicules Poulet de Loué en plein air , de ces assurances complementaires pour fonctionnaires prévoyants, de ces Tickets Vacances pour les patrons qui n' ont pas à payer de charges dessus !

France Inter est une radio qui s'ecoute vraiment , (tout comme Arte est une télé qui se regarde) . Les pubs produisent des agressions sonores insupportables .

 
Thiery | En équi'libre
19H29 09/01/2008

J'ai du interrompre momentanément France Inter durant quelque temps chez moi. Une pub particulièrement conne pour un jeu à gratter ( ou plutôt à ch...)encore plus con me pourrissait l'écoute.
Bien de votre avis !

 
16H36 10/01/2008

Il faut dire que la pub a la radio dépasse de loin le niveau d'insupportable et de débilité de la pub a la télé, c'est dire.
En Suisse, on a de la chance, on a 3 radio publiques en français et sans pub. L'une d'entre elle, Couleur3 a été obligée il y a quelques années d'ajouter de la pub (pour les fréquences françaises) et de réduire sa qualité musicale (pour tout le monde) pour avoir le droit de continuer d'émettre en "France voisine"
http://jide.romandie.com

 
le vilain petit canard 66 | montagnard
19H38 09/01/2008

j' écoute beaucoup France Inter et suis d' accord avec vous la pub à la radio est encore plus insupportable qu' à la télé, c' est une véritable pollution sonore heueusement que c' est à peu près à heures fixes et pas en plein milieu des émissions
Il y a une pétition qui circule sur le Post

http://www.lepost.fr/groupe/f-f-i-fans-de-france-inter/membres/

 
Natha | comédien
02H38 10/01/2008

Je n'écoute plus Inter depuis des lustres, je considère que c'est à de rares émissions près (si elles ne disparaissent pas) la Nationale Liberale Propagande, mais adaptée aux gens pas cons.
Je grossis le trait, mais en tout cas, pour les tranches horaires importantes, Inter n'est plus fréquentable. Lodeon c'est presque devenu Che Guevara sur Inter, c'est dire le reste....

Je n'écoute plus que F Culture, c'est un bonheur permanent. L'impression que c'est à un type comme moi qu'on parle, quand bien même je ne m'interesse pas au sujet les invités le rendent passionant, bref, c'est super bien. Il y a des phrases avec des mots, on écoute, une vraie bulle d'air. Quant au reproche de pédanterie parfois entendu, je le trouve tout simplement faux.

Je cite un invité un jour qui a dit une chose que j'ai trouvé très belle. "Je ne passe jamais dans les médias, à part sur France culture. On ne connait pas le nombre d'auditeurs car il se situe dans la marge d'erreur de médiamétrie. J'adore penser que les gens à qui je m'adresse sont une marge d'erreur"

 
16H34 10/01/2008

Pas grand chose à ajouter si ce n'est qu'en matière de Pub je n'en ai jamais entendu une seule sur France Culture et Dieu sait que j'ai le temps d'écouter (voir ma situation). D'après les messages précédents, il semble à l'inverse y en avoir beaucoup sur France Inter. Alors question : puisque la publicité passerait de 30 à 20 minutes sur France Inter, quid de France Culture ?

 
18H41 11/01/2008

cette histoire de réduction est un cache sexe.
En fait sur les 30' possibls, seulement 17 sont utilisées, donc la sois disant réduction à 20' de pub par jour est seulement un peu de vaseline...

 
le vilain petit canard 66 | montagnard
12H41 11/01/2008

Je reste un inconditionnel du Fou du roi, (selon les invités), les chroniqueurs sont souvent excellents et il y a une partie musicale souvent intéressante, avec des reprises étonnantes et surtout en live, avec la prise de son Radio-France (auj. Paul Anka).

 
14H33 10/01/2008

C'est bien dommage, car quelle autre radio de grande audience peut offrir une pleine heure à Edgar Morin, comme France Inter l'a fait ce lundi ?

 
18H21 09/01/2008

France Inter reste une radio de grande qualitee, meme si celle-ci a netement baisse depuis que ses dirigent font tout pour plaire a Sarko 1er (exit boneau, Alain Rey, las bas si j'y suis quand tous ses auditeur sont au boulot, les chroniques du 7-9 devenue bien reverencieuse etc). Je verais tres mal quel subisse le meme sort que les TV.

Quand a la logique qui consiste a suprimer la pub sur la tele main a l'introduire sur la radio, il faudrais m'expliquer, parce que franchement, je comprend pas...

 
18H21 09/01/2008

Les télés et les radios, publiques comme privées, dès qu'elles font de l'audience deviennent des organes de propagande politique à plat ventre devant le pouvoir et baissent leurs pantalons devant les annonceurs de la propagande commerciale.

Elles peuvent crever sans que ça me dérange beaucoup.

 
18H38 09/01/2008

saint nicolas nous a dit :
"depuis 2002, les caisses sont vides, mais pas les fûts !"
j'vous laisse réfléchir

amen

 
19H05 09/01/2008

Ca contrepête bien. Félicitations !

 
18H54 09/01/2008

La publicité tue tout ce qu'elle touche.
C'est une gangrène.
Mettez-y un doigt et vous perdrez le bras !

Adieu FIP, France-Culture et France-Musique...
Et bienvenue sur radio-Grandes-Surfaces, sur station-Multinationales ou sur fréquence-Assurances-et-Finances !

Les ondes publiques enfin à l'image de notre Président : un vide culturel rabâché avec fierté !

Rires et Chansons ?
Pire : Bigard et Bruni !

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
20H13 09/01/2008

La publicité tue tout ce qu'elle touche.

Bon ,contrairement a la Radio a la télé et dans la rue, dans les journaux et sur le web , la pub reste VISUELLEMENT supportable ( il ne faut pas desesperer les futurs financements de Rue89 , quand meme )

Apres , par contre , c'est une question d' independance editoriale vis a vis des annonceurs .

 
skalpa | actif et militant ?
19H32 09/01/2008

Que ce soit à la télé (privée) ou la radio (publique)!!!

 
19H51 09/01/2008

Alors, la pub c'est l'indépendance pour la télé (cf H bourges) et la fin de l'indépendance pour la radio ?

Et si la qualité des programmes dépendait de la qualité des dirigeants des chaînes et des pouvoirs publics, de leur volonté et de leur talent ?

 
19H55 09/01/2008

Bon, j'ai déjà tiré ma révérence à Inter.
Pour culture je me tate encore, j'écoute moins car trop politico-économiquement correct mais si pub il y a, alors ce sera vite vu.
Reste musique...mais avec pub JAMAIS!
Plus de pub à la télé?
Ma foi, si ça pouvait être vrai, car ARTE m'inquiète un peu en ce moment...chiche!

 
20H40 09/01/2008

Bien mauvaise nouvelle....
Je baigne dans Radio France depuis tout petit, la pub m'éloignerait définitivement de ce média.
On a déja connu ça avec les radio locales, je parle de Radio France Hérault qui fut une excellente radio avant que Cavada arrive et transforme chaque succursale régionale de la maison ronde en radio-débilo-commerciale-pour-ménagère-trépannée-de moins de 100ans (jeux à la con, top50, etc...)

Adepte de Couleur3, je ne peux plus l'écouter en journée car le diffuseur français bourre des pubs aux heures de pointes; c'est un cauchemar la pub sur une radio propre!

La pub, ça suffit, bientot, on sera obligé de passer par les webradio!

 
20H49 09/01/2008

Il faut signer la pétition contre la pub sur Radio France, c'est indispensable!

 
21H31 09/01/2008

Chers lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Je suis un vendeur de pub radio (pour des radios privées commerciales). Néanmoins je suis pour un service public audiovisuel de qualité, avec le moins de pub possible. S'il vous plait, arrêtez de dénigrer la pub : si un journal, une télé, une radio diffuse trop de pub à votre goût : zappez !!

 
23H15 09/01/2008

Euh... mais bien sûr qu'on zappe !!
Et si on zappe la pub c'est parce qu'on la dénigre, justement...
C'est ton gagne-pain, tant pis pour toi... t'aurais pu choisr d'être honnête !

 
20H41 11/01/2008

Que faîtes vous comme honnête métier ? Afin Que je puisse vous répondre.

 
01H14 10/01/2008

cher Pubier!

et oui, il n'y a pas de sots métiers...certains sont laveurs de carreaux, d'autres laveurs de cerveaux...
sic transit gloria mundi

 
Ronan l | homme paris
10H39 10/01/2008

Je suis passé d'Europe 1 vers France Inter vers mes 13 ans au milieu les années soixante-dix attiré par la qualité sonore de la modulation de fréquence et par la qualité des émissions.

Depuis que France-inter se "Monte-Carlise" je vais plus sur France-Culture qui se "France-interise" et sur laquelle on est pas agressé par la pub.

Vers quelles stations allons nous "Zappé" (comme vous nous le conseillez) si mêmes les chaînes publiques sont polluées.

La pollution publicitaire est-elle un moyen d'introduire de la radio privé à péage, par internet?

Elle semble être une énième action pour américaniser la france (Etasunier?)) c'est à dire transformer tout ce qui est gratuit en payant et entraver l'accès à la culture du peuple.

A bas la pub!

 
Coelio | Rédacteur web
23H25 09/01/2008

Je ne sais pas annonceurs ils imaginent trouver pour France Culture. C'est cela qui est inquiétant : les quotas rassurent quand ils imposent des limites, mais malgré tout il faut déjà les atteindre... Faudra-t-il attirer l'acheteur de poulets fermiers en faisant des émissions plus démagogiques et moins pointues ?

 
23H38 09/01/2008

Nombreuses des publicités sur Inter étaient franchement bêtes et horripilantes ex "prévaris obsèques", "matmut"... prenant les auditeurs franchement pour des cons... Si on écoute la radio, c'est pour pouvoir faire fonctionner les cellules grises tout en faisant autrechose.

De toute façon... la donnée nouvelle ce sera la technologie, il suffira d'être équipé d'une chaîne préprogrammée avec les fréquences et de zapper durant la pub ou de charger un potcast.Voir même avec le numérique de composer ses programmes... Vu l'allergie publicitaire grandissante, si on veut y échapper, on y arrivera, promis!

Pour des compléments de financement, pourquoi ne pas envisager plutôt une fondation qui reçoit des dons, voire des chaires, ceci fonctionne dans l'Est de la France pour les universités (fondations)? voire une interconnexion avec les médias internet... Par exemple, j'aimerai bien quand je tombe sur une information intéressante à la radio pouvoir trouver tout un dossier complémentaire sur internet qui contextualise quitte à payer un abonnement (modeste).

 
23H43 09/01/2008

Alors voilà:
La redevance rapporte 2,7 milliard d'euros soit 74% des ressources de l'audiovisuel et radio
Alors les pubs rapporte environ 900 millions d'euros.
C'est pas enorme et le gouvernement pourrait très bien financer cette mesure!!
Comment me direz-vous? Les caisses sont vides.
Eh bien le budget militaires de 37,2 milliard? La-dessus on pourrait faire des economies substantielles

 
22H35 10/01/2008

Dans la nouvelle annonce de sarko il n'y a absolument rien à financer.
son problème ce n'est pas: faut il de la pub sur france 2?
mais sachant qu'avec la multiplication des chaines accessibles à tous par la tnt, les parts de marché de chacun baisse donc du même coup les recettes publicitaires, comment faire pour permettre à bouygues, bolloré, ou autre détenteurs de yacht ou de résidences secondaires qui peuvent toujours dépanner, de continuer à présenter des résultats en hausse aux actionnaires?
réponse: en supprimant les marchés publicitaire de france télévision ce qui permettra, par vase communiquant de permettre aux autres de se maintenir....

 
thierry54 | quinqua dans le vent
23H44 09/01/2008

Désarmant. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a aucune ligne dans les plans de l'Elysée. Il (monsieur Carla) contredit sa ministre (chiraquienne) de la communication en 24 heures. IL (Monsieur 140%) annonce la fin de la publicité à la Télé alors que son gouvernement (son collaborateur) annonce de la pub commerciale à la radio. Et effectivement on peut se demander s'il (l'omniprésident) ne veut pas tuer à petit feu le service public de la télé.

Désarmant comme il (monsieur 63% en mai 2006) n' a aucune logique. Ou alors : réduire le service public de 40 à 20% d'audience maxi... seul média audiovisuel qui resiste un peu à ses opérations de comm'.

Heureusement que rue89 est là. Indépendant. Bravo pour votre boulot et vos choix. Et quand à France Inter et France Info : on sent l'indépendance même si les chroniques économiques d'inter sont INSUPPORTABLES.

Enfin : tout à fait d'accord avec tous ceux qui disent que la pub radio est insupportable. Elle est martelante et aggaçante. Aucune créativité (ou alors à deux balles). Autant il peut y avoir de la belle pub avec un visuel. Autant la publicité radio est volontairement CONNE et BETE et RéPéTIVE et AGGRéSSIVE.

NON A LA PUB. Oui à la DIFFéRENCE.
Et oui à la radio qui donne à réfléchir.

 
00H37 10/01/2008

Reconnaissez que la qualité de certaines émissions de Radio France à sacrement baissé depuis un certain temps, notamment celle de ses animateurs(trices).
A croire que leur direction à déjà quelque peu passé l'arme à gauche (sic).

 
01H08 10/01/2008

depuis un certain mois de mai, je ne supporte plus FI le matin de 0630 à 0930. Demeurant me fait penser à la vieille pub de pathe marconi: la voix de son maître...bienvenue sur le groupe france sarkovision and co. A se poser la question également: savoir si JM Sylvestre ne supervise pas la ligne éditoriale de cette radio, à savoir la défense de l'ultra liberté du renard dans le poulailler??? c'est devenu affligeant. Certes, il reste Mermet, même si celui ci me fait parfois pousser des grands cris d'énervement tout seul dans mon atelier, il a le mérite d'être là et surtout d'être de la poudre à gratter...mais avez vous vu son "nouveau" créneau horaire??? Et le sac de la bande à Bonnot, remplacé par le très tolérant (envers le gesticulateur précoce surtout) Y.Calvi...
De la pub sur FI? cela ne m'étonne pas, pour une France assujettie au Duce du Cabillaud, il ne faut surtout pas laisser de place de cerveau disponible!!!

j'ai migré vers F.culture même si souvent c'est le poids des mots et le choc des paupières...
Putain, encore 3ans et demi...NdD, ca va être long!!!

 
stephanemot | Auteur à Séoul
02H11 10/01/2008

Joli coup pour Bouygues, leader sur la TV et challenger sur le mobile : d'un côté Sarko supprime son principal concurrent sur son principal business (terminée la pub sur France Televisions), de l'autre il pénalise relativement ses principaux concurrents sur un marché secondaire (Orange et SFR paieront le gros de la taxe envisagée pour financer l'audiovisuel public), et au final le Groupe Bouygues améliore sa marge et ses parts de marché sans se fatiguer.

Plus c'est gros, plus ça passe. Lucien Barrière veut obtenir le label de palace parisien ? Sarko lui offre la dimension légendaire dès l'ouverture. Le blingblingisme, stade ultime du clientèlisme ?

 
07H20 10/01/2008

à Tophee de 17:21 :

France Culture..
Ah si vous saviez ce que c'était il y a encore 7 ans.
Le niveau a dramatiquement baissé en même temps que le taux de propagande néo-libérale montait en flèche.

Maintenant, ce ne sont qu'émissions courtes et creuses, bavardages complaisants entre éditorialistes mondains..

Evidemment, il subsiste des poches de résistance, des émissions intéressantes, politiquement incorrectes mais elles se réduisent comme peau de chagrin.

Bref radiofrance va à vau-l'eau. Et c'est bien dommage.

 
07H46 10/01/2008

Pour écouter les émissions de Daniel Mermet "La bas si j'y suis", garanties sans pubs, et aux format .MP3, .OGG, ou encore .rm, c'est ici que cela se passe:

http://www.la-bas.org/

Il y a plusieurs milliers d'émissions disponibles, classées par thèmes ou par date.

 
13H28 10/01/2008

à-priori, ils vont également supprimer la pub de Radio France : l'enlever de la télé publique pour la garder sur la radio publique, alors que ça représente 800 contre 45 millions d'euros serait totalement absurde, mais c'est vrai qu'avec ce gouvernement, ce ne sera pas la première (absudité) et surement pas la dernière

en tout cas, bonne nouvelle si la pub disparait d'Inter, excellente radio et dans une bonne phase en plus avec demorand et les autres, mais ces messages dans la matinale sont véritablement insupportables

enfin on pourra s'agacer de temps à autre sur le fond (ce qui rend cette radio chaque jour vivante), mais plus sur la forme

 
cooper59 | pour la decroissance !
14H21 10/01/2008

jbaf a raison , quand j'entend dire que les caisses sont vides ça me herisse le poil ! c'est quoi ces histoires de caisses vides ? les hommes politiques le disent et le troupeau le repete beatement ? le budget de la defense , autours de 37 milliards ! avec un porte avion qui nous a couté la peau du C . . ! qui a fait des ronds dans l'eau et qui est en maintenance pendant des mois ! des rafales invendables ! des militaires deployés dans le cadre de notre programme de sauvegarde des dictateurs en tout genre ! et on peux pas mettre 900 millions pour l'audio visuel ? on protege qui là ? d'accord avec les mecs qui luttent contre l'envahissement de la pub , qui taguent les pubs du metro , qui taguent les pubs sur les bus , soutien pour les assos qui luttent contre l'affichage a l'entrée de nos villes ! seule une position radicale pourra faire avancer le probleme , sinon ça va devenir de pire en pire !

 
16H12 10/01/2008

Voilà le lézard: Privatisation de chaînes publiques annoncée par Devidjian .

" Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, qui juge excessif le nombre de chaînes de télévision publiques existantes, a suggéré jeudi des "regroupements", voire "quelques privatisations", pour favoriser le maintien d'un "grand service public" audiovisuel "original et de qualité"."
Ici: http://fr.news.yahoo.com/ap/20080110/tpl-sarkozy-audiovisuel-public-publ...

Je supporte difficilement l'invasion publicitaire, et n'écoute que Radio-France. Je n'écouterai plus ces stations si elles sont elles-aussi envahies par la publicité. D'ailleurs, il faudrait interdire les chaînes avec contenu publicitaires dans les espaces publics (gares SNCF, centres commerciaux, cabinets médicaux, boulanger...).

La suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions publiques est d'abord un cadeau aux amis, aux frais de la "princesse" (les téléspectateurs français qui veulent préserver "ce qu'ils ont entre les oreilles" et ne pas être l'otage de ceux qui vendent "du temps de cerveau disponible").

Autre crainte: la taxation d'Internet, la limitation de la diffusion de contenus (réservée à des sites référencés et autorisés, via un Label), envahissement par la publicité, avec dispositifs anti "bloque-pubs" (pages non accessibles par Firefox par exemple), mise en place de systèmes de diffusion par les FAI (via les box, qui sont leur propriété, et téléchargeable sans contrôle de l'utilisateur).

Une enquête à venir pour Rue89 sur ces sujets?