Les députés font les poches de leurs collaborateurs
En 2007, ils ont gardé pour eux ou leur parti plus de 1,5 million d'euros des crédits alloués à leurs assistants et secrétaires.

Cruel dilemme pour les 577 députés. Avant le 5 décembre, ils devaient choisir : offrir le reliquat de leur « crédit collaborateur » à leurs… collaborateurs, ou le garder. Pour eux ou leur parti. Et bien, qu'ils soient PS ou UMP, les députés-patrons ne sont pas tous très solidaires de leurs employés, secrétaires et assistants parlementaires, travailleurs acharnés généralement mal payés.
261 députés n'ont pas reversé ledit « reliquat » à leurs collaborateurs
La nouvelle est arrivée le 30 octobre 2007 dans la bannette des députés, sous la forme d'un « pli personnel et confidentiel » signé de la directrice du service des affaires financières de l'Assemblée nationale. L'objet de ce courrier est d'alerter les nouveaux députés (et de rafraîchir la mémoire des anciens) sur les utilisations possibles du « reliquat » de leur crédit collaborateur, crédit qui s'élève à 8 949 euros par mois :
« Il vous est possible de transférer, dans la limite annuelle de 5 958 euros brut, soit 5 495,66 euros net, la partie non consommée de votre crédit collaborateur sur votre indemnité représentative de frais de mandat. »
Une phrase qui a provoqué la révolte des soutiers du Palais Bourbon. Et on peut imaginer que leur colère ne va pas retomber quand ils apprendront les chiffres qui suivent, obtenus après moult appels auprès des différents services de l'Assemblée : 261 députés n'ont pas reversé ledit « reliquat » à leur collaborateur.
Sur la totalité du crédit collaborateur annuel des 577 députés, 2,5% n'ont pas été versés à leurs salariés. 2,5% qui ont été conservés par les députés ou versés aux groupes. Ce qui représente, en moyenne, un « détournement autorisé » de 2684,70 euros par député, soit 1 549 071,50 euros au total en 2007 ! « Scandaleux ! “, s'insurge Jean-François Cassant, secrétaire général de l'Union syndicale des collaborateurs parlementaires :
Un courrier pour le PS, une réunion discrète pour l'UMP
D'autant plus scandaleux que les présidents de groupe des partis n'ont pas hésité à faire de la retape auprès de leurs troupes sur le mode : ‘Reversez le reliquat au groupe plutôt qu'à vos collaborateurs.’
Comme l'expliquait Le Point du 6 décembre, une réunion du groupe socialiste a donné lieu à une explication de texte houleuse entre certains députés. Contacté par Rue89, Alain Néri, député PS du Puy-de-Dôme, raconte comment il a donné de la voix pour inciter ses camarades parlementaires à reverser l'intégralité du reliquat à leurs collaborateurs :
Peine perdue, car tout le monde n'est pas de cet avis. Christian Bataille, trésorier du groupe PS, déclenche une bronca dans les rangs des collaborateurs, en proposant la solution ‘groupe’. Une possibilité, de plus, déjà mentionnée dans une note interne signée par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste.
A l'UMP, on n'est pas en reste, mais plus discret. Début décembre également, le président du groupe UMP Jean-François Copé et le député Christian Jacob ont réuni tous les collaborateurs de droite dans une salle de l'Assemblée. L'un des participants raconte la scène :
‘Ça a gueulé parce que certains députés, s'ils le veulent, peuvent en effet verser le reliquat collaborateur au groupe. Copé a senti que ça chauffait et s'est tiré. Jacob a dû alors gérer et nous a lâché : C'est à chacun d'être bon pour faire en sorte que la négociation entre le député et le collaborateur soit à leur avantage'…’
‘L'enveloppe collaborateur ne veut plus rien dire’
Sans compter qu'en plus du ‘reliquat collaborateur annuel’, le groupe peut recevoir chaque mois jusqu'à ‘la moitié du crédit collaborateur mensuel, soit 4 474 euros’, comme l'édicte le service des affaires financières de l'Assemblée. Ce qui dépite ce même collaborateur de droite :
‘L'enveloppe collaborateur ne signifie plus rien vu que les députés peuvent verser au groupe chaque mois et à chaque fin d'année les surplus. Cela leur permet d'être mieux traités, de pouvoir poser plus de questions dans l'Hémicycle, d'être nommés rapporteur, etc.’
Tout cela va sans doute remettre au centre des discussions de couloir le statut très précaire des collaborateurs -dont les représentants n'ont toujours pas pu être reçus par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
Le syndicaliste Jean-François Cassant juge la situation préoccupante et exige qu'il soit mis fin à ‘ces possibilités de mettre le doigt dans le pot de confiture’ :
Julien Martin et David Servenay
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De skalpa
actif et militant ? | 20H38 | 09/01/2008 |
Le pouvoir d'achat augmente….
Décidément pas pour tout le monde ! ! ! !
Vous voulez augmenter le vôtre, faites comme vos représentants institutionnels : ayez du pouvoir et prenez l'argent de vos employés ! ! !
C'est ça la rupture : l'arrogance du pouvoir ! ! !
http://kprodukt.blogspot.com
De omer de la vega
16H39 | 09/01/2008 |
faire travailler plus pour gagner plus, voila le secret
bises
De PierreAdrien06
16H40 | 09/01/2008 |
Avec mes plates excuses, je dis et le redis tous les mêmes…
Nouvelles preuves, la politique de l'hémicycle est par définition à vous couper le souffle ! ! ! c'est bien une assemblée de délinquants…
Relativisons, oui bien sur…
A l'heure où, dans cet hémicycle la bonne parole fait rage à la veille de nouvelles élections, nous semblons découvrir et nous intéresser aux lendemains de nos chers politiques…
Peut-être sommes nous tous des innocents ? non c'est tout simplement du yaourt traditionnel..
à PierreAdrien06
De PierreAdrien06
17H06 | 09/01/2008 |
ci
De cooper59
pour la decroissance ! | 16H46 | 09/01/2008 |
encore une magouille a rajouter a un passif dejà fort lourd ! c'est un coup a bruler sa carte d'electeur ! au fait je sais plus ce que j'ai fait de la mienne !
De sevinilud
en liberté surveillée | 17H00 | 09/01/2008 |
Ils sont beaux les représentants du peuple. Quel exemple. Il serait interessant d'avoir la liste député par député et de faire le parallèle avec leur profession de foi et leurs déclarations. Je rêve, bien entendu…. Je pense toujours aux régimes spéciaux…Allons Montebourg, toi qui aime les déclarations fracassantes, en as-tu suffisamment pour nous tenir au courant ?
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 17H01 | 09/01/2008 |
En cette année du « travailler plus pour gagner plus », voilà des collaborateurs qui travaillent toujours autant et qui vont gagner moins.
Mais cela ne m'étonne guère de la part de députés qui ne sont pas très présents sur les bancs de l'Assemblée.
Et puis, à quoi sert un parti politique, si ce n'est à récolter des fonds publics ?
http://bertdo.over-blog.net
De nicolasdegauche
17H40 | 09/01/2008 |
ça confirme le necessité de faire une révolution avec tout ce qui se passe en ce moment.
à nicolasdegauche
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 19H41 | 09/01/2008 |
Hélas, des révolutions, on en a déjà eu, et au bout de quelques (milliers) de morts, souvent pauvres bougres, les mêmes (ou leurs copains) reprennent les choses en main…
De dlm71
17H48 | 09/01/2008 |
ça confirme le théorème de sarko sur les vases communiquants :
« toutes les caisses ne sont pas vides
et les fûts s'emplissent »
à dlm71
De ericj
18H28 | 09/01/2008 |
Voilà un théorème qui sera souvent démontré ! ; )
(éricj, autre Bourguignon)
à dlm71
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H57 | 09/01/2008 |
Un peu limite la contrepèterie !
De Beeks
17H50 | 09/01/2008 |
ces meme gens votent ça :
décret soumettant le bénéfice du revenu minimum d'insertion (RMI) « à une évaluation des biens et des éléments de train de vie » comme prévu dans la Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) de 2007 « va paraître dans les prochains jours », annonce La Tribune dans son édition de mercredi 9 janvier. Le texte « s'appliquera au 1er janvier 2008, soit plus d'un an après le vote de la loi », précise le quotidien économique.
Rappelant que le RMI n'est jusqu'à présent « soumis qu'à condition de ressources », La Tribune explique que « le droit au RMI sera ainsi remis en cause lorsque le montant de l'évaluation atteindra ou dépassera la moitié du montant annuel du revenu minimum. » « Les prestations familiales – prestation d'accueil au jeune enfant, complément familial, allocation de rentrée scolaire et allocation de parent isolé – et la CMU Complémentaire (CMU-C) seront soumises à la même procédure d'estimation du train de vie des bénéficiaires », est-il ajouté.
LISTE « TRÈS PRÉCISE »
Le décret, dont le journal dit avoir obtenu une copie, instaure une liste « très précise » pour l'évaluation du train de vie : « un quart de valeur locative annuelle de logement détenu ou occupé par l'allocataire, 80 % du montant des dépenses de travaux, charges et frais d'entretien des immeubles, 80 % des dépenses en personnels et services domestiques, 6,25 % de la valeur vénale d'une voiture si elle dépasse 10 000 euros, 0,75 % de la valeur des objets d'art, bijoux et métaux précieux, 80 % des dépenses de voyages ou de clubs de sport ».
L'évaluation pourra être demandée par l'organisme payeur (principalement les caisses d'allocations familiales), « après croisement de fichiers entre services sociaux, par exemple », explique le quotidien. Néanmoins, « la suppression des prestations ne sera pas automatique, le directeur de la Caisse d'allocations familiales conservant une marge de manœuvre en cas de “circonstances exceptionnelles” liées à la situation économique et sociale du foyer ».
Le Monde.fr
c'est vraiment l'hospital qui se fout de la charite
De Michel34
18H22 | 09/01/2008 |
« les députés peuvent verser au groupe chaque mois et à chaque fin d'année les surplus. Cela leur permet d'être mieux traités, de pouvoir poser plus de questions dans l'Hémicycle, d'être nommés rapporteur, etc. »
Est-ce à dire qu'ils doivent payer pour faire leur travail ? Cela porte un nom : c'est du racket. La corruption au sein de l'Assemblée ? ? ? Cet article demande un peu plus de précision sur les pratiques, les méthodes employées et bien sûr les noms des coupables.
De Beeks
18H23 | 09/01/2008 |
Montant maximum de l'allocation depuis le 1er janvier 2008 :
Nombre d'enfants Personne seule En couple
0 447,91 EUR 671,87 EUR
1 671,87 EUR 806,24 EUR
2 806,24 EUR 940,62 EUR
Par enfant supplémentaire Plus 179,16 EUR Plus 179,16 EUR
c'est pour ceux qui pensent que le RMI est une vrai planque pour les « glandouilleurs » mais je suis sur que personne l'a pensé
De ClaireChar
18H28 | 09/01/2008 |
Il faut arrêter avec ces enveloppes secrètes, ces budgets peu clairs, ces statuts qui n'ont aucun sens.
Il faut déterminer un nombre de collaborateurs par député et un salaire associé, il y a je crois un concours pour être attaché parlementaire non ?
Enfin je ne vois en aucun cas pourquoi il faut que les choses soient troubles car forcèment vous ouvrez la porte à toutes les malversations (franchement vous observez les mêmes choses dans les entreprises privées je travaille en finance et les pools pour les bonus de fin d'année sont répartis sans aucun fondement et souvent le chef de département se garde une grosse partie et vient pleurer misère auprès de ses équipes en disant qu'il a tout fiat pour eux)
donc bref tout ça opur dire que plus vous laissez les choses sans encadrement transparent plus c'est la foirfouille
je trouve par ailleurs touchant de s'imaginer qu'un tel comportement soit normal chez un député de droite car ils sont sans vergogne et incroyable pour un député de gauche qui se doit forcément de défendre la femme et l'oprimé
N'importe quoi
De sinclair
18H40 | 09/01/2008 |
Ce fait est connu depuis longtemps ainsi que les mouvements d'humeur des « collaborateurs » pour leur statut entre autres mais « discrètement » repris.
Aprés leur régime spécial de retraite devenu toujours aussi spécial là aussi de la discrétion, après l'absentéisme chronique et généralisé, voila les enveloppes collaborateur détournés des collaborateurs qui sont là pour que les députés soient plus présent et efficace a là ou ils doivent être hémicycle circonscription,commission.
Cela fait quand même beaucoup a la fin, le manque de transparence est a tous les étages et bords. Le finance ment de ces chères très chers députes mériterait une clarification de leur comptes et de leur travail effectif là ou ils doivent être.
Il semble de plus en plus qu'être députes est devenu une rente de situation ou on se partage le fromage. Cela n'améliore pas l'opinion déjà défavorable des hommes politique. La facilité de changement de bord de certains très décomplexés ces derniers temps tendrait a accréditer cette hypothèse.
C'est une catastrophe pour la démocratie mais y sommes nous encore ?
De Bigseb
Blazé | 19H04 | 09/01/2008 |
Bah ouais mais vous etes marrant, la crise du pouvoir d'achat ca touche tout le monde… : -D
De robindesfoix
cherche une issue | 19H41 | 09/01/2008 |
comme ils doivent se marrer quand ils se promènent sur les marchés et qu'ils voient tous ces braves gens courir leur serrer la main.
dirent que les « petits vieux » croient que les crapules sont dans les cités.
dirent qu'ils y en avaient qui défilaient pour abolir les « privilèges » des cheminots, laissez nous travailler qu'ils criaient,arreter de nous prendre en otages avec vos grèves ! ! !
ah ben ça ils vous ont entendus ces braves députés.
vous voulez travaillez ? bien commencez par cotiser 41 ans et dans la foulée passons de 35 a 40 heures,on va vous preparer bientot l'heure de travail de 90 minutes vous vouliez du changement en voilà ,rassurez vous c'est pas fini …..
petite consolation quand même ça aurait été les AUTRES
ON EN SERAIT AU MËME RESULTAT ! ! ! !
vive la france vive la démocratie
De PierreAdrien06
19H44 | 09/01/2008 |
SOLDES :
Les bons plans de l« Assemblée…
Affaires TOP : C'est parti ……….
Les enveloppes délirent …
Bonnes affaires Mrs et Mme les députés ! ! !
On fait les poches de ses collaborateurs…
Y A DU STOCK ! ! !
Les politiques il faut leur mettre un zéro pointé, libéraliser ainsi les soldes de cet hémicycle, c'est la mort du peuple qui vote…
De zouza
enseignante | 19H47 | 09/01/2008 |
Comment peut-on savoir qui a versé ces sommes à ses collaborateurs ? ça nous permettrait de juger la droiture de nos politiques, et leur « sens social ».
De vincicom
Responsable "informatique" dans une... | 21H03 | 09/01/2008 |
De toute façon, les gens n'ont qu'a s'en prendre à eux même ! ! Il y a des centaines de scandales publiés annuellement en lien avec les politiciens et principalement ceux qui sont au pouvoir régulièrement ( UMP, LES centres, PS et PC compris ) mais au lieu de sanctionner ces comportements, ils continuent de voter pour les mêmes ! ! !
Chez moi, la famille Alduy, le père et le fils, sont à la tête de Perpignan depuis pres de 50 ans, et les scandales sont nombreux ( distribution de scooters aux gitans, clientelisme, communautarisme, magouilles politiciennes, … )
Alors, après faut pas se plaindre : vous n'avez qu'a voter pour d'autres partis, y'en a un paquet au niveau local, régional ou national !
De grenier dominique
solidaire des sdf | 22H03 | 09/01/2008 |
Le vote n'a pas pour vocation de sanctionner les indélicatesses de certains élus, mais de représenter les citoyens, de nous représenter. Historiquement,les élus étaient distingués par le peuple parce qu'ils étaient lettrés, donc -éclairés- pour les repésenter dans une France ou un grand nombre de français étaient analphabets et surtout parce que notre démocratie est exercée de manière indirecte donc par l'intermédiaire « 'd'élus du peuple''.
Néanmoins, les citoyens d'aujourd'hui, sont pour la plupart cultivés, critiques et non dépourvus de moyens de sanctions à l'encontre des élus auxquels ils ont donné “'mandat'” et qui soustraient des sommes prélevés sur les impôts du peuple à des fins personnels, c'est de l'enrichissement personnel.
Les citoyens ne peuvent se faire justice eux mêmes et ne disposent pas de moyens d'investigations pour mener une enquête, mais peuvent créer un collectif ou une plainte individuelle, nous sommes nombreux sur ce site à être écoeurés par ces roitels qui nous gouvernent sans moralité et qui se croient au-dessus des lois. Ils doivent rendre des comptes “'au nom du peuple français'” et pour nous, la voie est une saisine auprès de la Cour des Comptes pour mettre à jour “'ces pratiques de mandarins'”, laquelle publiera un rapport et des recommandations.
Quel citoyen ne rèverait pas de leurs clouer ainsi les fesses ?
Tous et toute une plainte individuelle auprès de la Cour des comptes.
Je publierai dans quelques jour ma plainte sur ce site.
à grenier dominique
De dahu74
traqueur de cons | 08H23 | 10/01/2008 |
Excellente initiative, n'hésitez pas à donner des détails sur la procédure à suivre, j'en ferai volontiers de même ou me joindrai à un collectif.
Est-ce une plainte nominative, cad visant une personne en particulier ? En Haute-Savoie, nous avons le déshonneur d'être représentés par un certain Accoyer…Ce pauvre homme qui possède une clinique privée et dont la femme émarge dans une clinique « concurrente »….je me le paierais bien ; -))
à grenier dominique
De jcb29arz
Retraité | 12H01 | 10/01/2008 |
Je suis d'accord pour une plainte individuelle auprès de la Cour des comptes…
En attendant… AUX MUNICIPALES en mars prochain…
Au Premier tour… Vote « Blanc » Mépris et sanction !
Au Deuxième… Vote contre les candidats UMP - Nouveau Centre !
Les politiques dans leur TRES grande majorité sont des gens méprisables !
De jimmyb
22H11 | 09/01/2008 |
L'augmentation de salaire de Sarkosy est une rigolade, tout le monde en parle, et c'est normal, mais elle a fait passer sous silence une autre augmentation, bien plus conséquente :
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.
> > C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Il est à souligner que les élus de la gauche à la droite étaient tous d'accord !
La plupart des médias n'en ont pas parler !
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront « à vie “ 20 % de ce traitement : soit 1390 euros par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impots qui serviront à payer les ‘golden parachutes’ de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !
L'information sur la nouvelle indemnité ‘chômage’ des députés a été révélée par ‘Le Canard Enchaîné’ le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison…).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler ce ce qu'il leur coûtera ‘ à vie ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie’, ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : ‘L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction’. Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros.
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit net mensuel 5 177, 66 euros.
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
Bien entendu cette généreuse ‘indemnité chômage’ est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette ‘aide sociale’… bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.
Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
Et comme si tout cela ne suffisait pas encore, il faut aujourd'hui qu'ils puisent dans le fond de caisse qui devrait simplement retourner… aux contribuables qui payent tous ces guignols qui ne servent pas à grand chose et qui en effet pour l'immense majorité ne rendent de compte à personne et surtout pas à ceux qui les ont élus. Nous payons déjà trop grassement leur campagne, nous les payons eux bien plus que le travail qu'ils fournissent et cela ne les empêchent pas de recommencer à réalimenter leurs partis par le biais des impôts des Français, honteux !
De levraidebat
22H14 | 09/01/2008 |
L'exigence de référendum sur le retour de la Constitution européenne est loin d'être une utopie.
Les choses sont mal connues, et pourtant simples : avant que la Constitution européenne bis ne puisse être ratifiée par le Parlement, il est nécessaire de modifier la Constitution française. Pour cela, le Parlement sera réuni à Versailles le 4 février. C'est là que les choses deviennent intéressantes. Si, à cette occasion en effet, 40% des parlementaires votent CONTRE, alors Sarkozy sera CONTRAINT de convoquer un référendum
Faire campagne pour réclamer un référendum est donc parfaitement UTILE. Et c'est bien pour cela que les médias n'en parlent pas
Alors, comment faire ?
Il faut absolument profiter des prochaines municipales pour faire pression au maximum sur vos parlementaires, souvent élus locaux. Pour cela, le site du Comité National pour un Référendum a créé un outil superbe. Il vous permet en un clin d'oeil d'envoyer à vos parlementaires, députés et sénateurs une lettre expliquant votre démarche. Le lien est ICI : http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php ? option=com_content&task=…
diffusez-le
En parallèle, consolidez la CHAINE DU REFERENDUM pour mobiliser l'opinion. Il suffit de diffuser par mél à votre carnet d'adresses ce court diaporama explicatif : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pdf
L'enjeu aujourd'hui n'est pas de dire OUI ou NON au Traité, il est de dire OUI ou NON à la démocratie
De PierreAdrien06
22H15 | 09/01/2008 |
Ne sont ils pas identiques nos politiques de droite et de gauche ?
Amen
De Lidenbrock
22H16 | 09/01/2008 |
Hé oui, l'argent excite toujours les appétits. Ce n'est pas une découverte.
La tentation est grande en effet de demander les noms pour aller botter le train des députés coupables d'avoir profité de leur mandat pour se constituer une petite fortune perso en toute discrétion.
L'article XV de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen stipule : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ».
Je n'arrive pas à comprendre comment ces sommes peuvent ainsi s'évaporer dans la nature : elles arrivent bien de quelque part, non ? De nos jours, on utilise des ordinateurs dotés d'une mémoire, il y a des organismes de contrôle, au moins, je ne sais…
Personne n'a donc de justificatif à fournir ? de fiches de paie pour ces fameux « collaborateurs » ? On est où, là ?
Si quelqu'un veut bien me dire comment on devient collaborateur d'un député ou d'un sénateur, merci de me l'expliquer. Après trente ans de bons et loyaux services en tant que fonctionnaire dévouée, bac+++, je ne touche pas la moitié des 4400€.
C'est un truc qui m'échappe et m'agace souverainement alors que la plupart des Français connaissent de réelles difficultés financières…
Mais attention toutefois, au nom d'une vertueuse et compréhensible indignation, de ne pas faire le lit d'un antiparlementarisme que d'aucuns verraient certainement d'un bon oeil à quelques mois des élections municipales, et nombreux seront les députés-maires en exercice à se représenter. Que ceux qui ont eu de les doigts collants soient connus permettrait d'éviter une généralisation tentante et vite faite qui se révèlerait in fine funeste à notre République déjà bien attaquée par son propre chef actuel. Soyons vigilants.
à Lidenbrock
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H56 | 09/01/2008 |
« Personne n'a donc de justificatif à fournir ? de fiches de paie pour ces fameux “collaborateurs” ? On est où, là ? »
Bonsoir Lindenbrock.
Je marche un peu sur des oeufs, mais je crois que de nombreuses bizarreries financières touchant au régime des parlementaires s'expliquent par la volonté initiale de protéger les droits des représentants de la nation. Je parle là du principe, et il me semble que ce principe est respectable.
Les budgets de l'Assemblée et du Sénat, par exemple, sont souverainement déterminés par les intéressés et ne sont pas soumis à contrôle, je crois. De même, il me semble que les députés et sénateurs déterminent le niveau de leur indemnité (ou de leur reraite ou indemnité de chômage) sans que l'Etat (gouvernement ou administration) ait son mot à dire au nom, toujours, de l'indépendance de la représentation nationale.
Le principe de départ est du même esprit que celui qui a conduit à rendre très difficile l'irrévocabilité des fonctionnaires : il s'agissait initialement de les rendre moins sensibles aux pressions.
Tout cela n'excuse évidemment pas les dérives ou les abus. Tant qu'il y aura des pots de confiture, il y aura des doigts pour y farfouiller.