L'ascension d'Obama, avec le reste du monde en spectateur
Le marathon électoral américain aborde aujourd'hui sa deuxième étape, dans le New Hampshire, et, déjà le monde entier se passionne pour le phénomène Obama. Certes, la route est longue jusqu'à l'investiture des candidats cet été, puis jusqu'au scrutin présidentiel du 4 novembre, et il faudra aussi savoir qui l'emportera du côté républicain. Mais le sénateur Barack Obama est déjà entré dans la légende en désarçonnant Hillary Clinton dont la candidature s'imposait presque comme une évidence dans le camp démocrate. Au point que si elle perdait de nouveau aujourd'hui, comme le pronostiquent les sondages, l'épouse de Bill Clinton serait sérieusement fragilisée dans sa course à la Maison Blanche.
Mais, bien sûr, Barack Obama, fils d'un père kényan et d'une mère américaine blanche, est surtout entré dans l'histoire comme le premier noir à arriver en tête chez les démocrates dans un caucus électoral, surtout dans un Etat, l'Iowa, qui compte à peine 5% d'électeurs noirs. Cette question n'est pas anodine dans un pays qui a connu un tel passé de dicrimination raciale. Ni dans des sociétés de plus en plus multiculturelles comme la nôtre.
Le reste du monde assiste fasciné à cette bataille électorale dans le camp démocrate, une des plus disputées depuis longtemps. Signe des temps, la primaire du tout petit New Hampshire (à peine plus d'un million d'habitants), reçoit une couverture médiatique digne d'une élection nationale.
Le reste de la planète, y compris la France, sait que l'issue du scrutin présidentiel américain sera lourde de conséquence aux quatre coins du monde. D'abord parce que l'héritage que laissera derrière lui George Bush est tout simplement désastreux, et pas seulement à cause de la guerre en Irak. La tournée qu'effectue cette semaine au Moyen Orient l'actuel président américain n'y changera rien : il laissera une situation plus dangereuse que celle qu'il a trouvé en prenant les rênes de la première puissance mondiale il y a sept ans.
La personnalité de son successeur importe, car sur la guerre ou la paix dans le monde, sur l'état de l'économie mondiale, ou encore sur la lutte contre le réchauffement climatique, les décisions du président des Etats-Unis pèsent lourd.
Et Barack Obama, de ce point de vue, a tout pour incarner le changement auquel aspirent aussi les citoyens du monde désespérés par les années Bush. Même si, évidemment, il est un pur produit du système politique américain, et se montre plus habile à séduire et à se « vendre » qu'à emporter l'adhésion sur un programme précis. Comment, par exemple, sortir d'Irak, un conflit auquel il s'est opposé dès l'origine contrairement à Hillary Clinton...
Même sans se faire trop d'illusions, il est clair que le monde sera mieux à même de repartir sur de nouvelles bases avec un président démocrate qu'avec un républicain comme Mike Huckabee, un ancien pasteur proche de la droite chrétienne américaine, actuellement en tête dans son camp.
2008, année Obama ? Une partie de la réponse se joue aujourd'hui au New Hampshire, mais avec le monde entier comme spectateur.
Pierre Haski
► Edito diffusé mardi 8 janvier sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.
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Que Barak Hussein Obama monte dans les sondages et dans les votes.... Nous le voyons.
Mais que les américains et les médias Français se délectent des larmes de Hillary Diane Rodham Clinton me scandalise !
Qu'elle soit femme ne doit pas impliquer que l'on se penche sur ses larmes ! Si cette candidate n'était pas femme, tout au plus, les journalistes parleraient-ils de larme de rage.
Un tel sexisme ne devrait plus être de mise.
Voterait-on pour Ségolène Royal parce qu'elle est femme ?
Voterait-on pour Barak Hussein Obama parce qu'il est noir ?
Nous avons aussi en France, vu un sexisme important aux dernière élections.
D'autre part les 10 ou 15% d'avance de l'élue espérée ne ce sont pourtant pas confirmés...
Aux USA Kerry, face à Bush devait être élu.
En France Jospin était élu, ou au moins être au second tour, avant d'être supplanté par Le Pen !
Madame Royal devait également être élue, dotée comme Obama d'une avance importante...
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