L'Edito

Vive le pétrole à plus de 100 dollars ?

Les prix du pétrole à plus de 100 dollars ? Mais c'est une très bonne nouvelle, entend-on ici ou là.

Pensez, expliquent ceux qui défendent ce paradoxe : le pétrole cher, c'est le début de la fin d'un produit qui mine notre environnement. C'est une incitation puissante à changer ses habitudes de consommation ; à économiser l'énergie ; à investir dans le solaire, l'éolien, la biomasse, l'hydrogène ; à transporter les marchandises par rail plutôt que par camion ; à construire des pistes cyclables… C'est la seule façon de mettre un coup d'arrêt au réchauffement suicidaire de la planète, et de contenir la montée des océans : la flambée des prix réussira là où les hommes ont échoué. Pour sauver l'environnement, ces derniers n'ont-ils pas enchaîné en vain, depuis plus de 30 ans, conférence sur conférence, sans aucun résultat tangible ? Le pétrole cher, c'est l'occasion de refaire le monde !

Ceux qui se réjouissent ainsi n'ont peut-être pas tort, dans une vision rêvée de notre vie à long terme. Mais gare à ne pas être trop béat ! La réalité est, pour l'instant, loin de correspondre à leur raisonnement.

D'abord, les industriels ne réagissent pas toujours à la flambée des prix comme on pourrait le souhaiter. Plutôt que de mettre le cap vers des énergies nouvelles, les groupes pétroliers mettent les bouchées doubles pour forer, toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sale. Total vient ainsi d'annoncer des investissements d'un milliard d'euros par an dans les sables bitumineux canadiens, dont l'exploitation est, selon les organisations écologistes, très polluante. » Le groupe ne fait quasiment rien en matière d'énergies propres au regard de ses moyens financiers phénoménaux. Cette stratégie est lamentable ! » , déplorent les Amis de la terre.

Ensuite, très concrètement, la cherté du pétrole a des conséquences dramatiques pour les ménages les plus vulnérables. En France, les pêcheurs ne sont pas les seuls concernés. Le sont tous ceux qui se chauffent au fuel ou au gaz, tous ceux qui, en zone rurale notamment, ne peuvent pas se passer de voiture. Pour les familles pauvres, la hausse des prix du pétrole est un cauchemar. L'Etat doit intervenir pour les aider à s'y adapter. Pas forcément en baissant les taxes sur le fuel ou l'essence. Le gouvernement peut aussi aider au financement de l'isolement des maisons, à l'achat de véhicules qui consomment peu, à l'équipement de chauffe-eau solaires…

Dans le domaine de l'environnement, comme ailleurs, il n'existe pas de » main invisible » qui résoudrait, par la simple magie de l'évolution d'un prix, tous les problèmes. Les cours du pétrole, assurent les experts, vont continuer à grimper. Avant de pouvoir crier » vive le pétrole cher » , il faut s'assurer que les gouvernements s'engagent à accompagner, en y mettant les moyens, ce changement d'ère.
Pascal Riché

 

103 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de acpiknik

De acpiknik

CoNsTrUcT!f .| | 02H28 | 03/01/2008 | Permalien

En effet le pétrole cher va nous aider à évoluer mais il faut qd même se rendre compte de ce qu'est le pétrole ! Le clavier sur lequel je tape, la carroserie de mon écran ou de l'UC de mon PC, les trois quart des matériaux qui nous entourent ne sont que des dérivés du pétrole. Le plus de pétrole n'est pas seulement une révolution énergétique et c'est en celà que nous nous voyons pas vivre sans cette matière première.

Adrien

PS : Mais il va falloir y parvenir ! ; )

Portrait de virginie78

à acpiknik Portrait de acpiknik De virginie78

Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 06H25 | 03/01/2008 | Permalien

Comme beaucoup de Français, j'habite en HLM. je n'ai donc aucune maitrise sur le chauffage par exemple. Alors que parfois il peut être excessif comme cette nuit .
Moi la nuit, mon chat et une bonne couverture en laine me suffisent. mais ce n'est pas moi qui décide !

Portrait de pablico

à acpiknik Portrait de acpiknik De pablico

13H55 | 03/01/2008 | Permalien

depuis que j'ai lu :

http://www.alterinfo.net/La-guerre-et-le-pic-petrolier-_a11993.html

je me demande vraiment si l'on est pas au cœur d'un grand délire collectif, et qu'on est en train de crier avec les loups.
En effet on nous présente des thèses, mais jamais l'anti-thèses dans notre brave presse.
Dans cet article tout les bases (nos idées toutes faites) sont analysées et sont remises en cause.
Ce qui est déstabilisant, et souvant vexant.
Même si on doit économiser et diversifier l'énergie bien sur.

Portrait de poincarré

à pablico Portrait de pablico De poincarré

22H33 | 03/01/2008 | Permalien

merci pour le site.

Portrait de pablico

à poincarré Portrait de poincarré De pablico

15H25 | 04/01/2008 | Permalien

qu'en penses-tu de ce site ? déroutant non ?

Portrait de Gib.

à acpiknik Portrait de acpiknik De Gib.

15H53 | 03/01/2008 | Permalien

*******MON DESSIN DE PRESSE DU JOUR*******

http://www.bornetobewild.com/article-15237162.html

Il va vraiment falloir envisager la suite, il est urgent de trouver d'autres manières de polluer.

Portrait de sarcasm

De sarcasm

célibataire | 21H20 | 03/01/2008 | Permalien

« Le pétrole cher va nous aider à évoluer », c'est vrai mais au moins trois facteurs montrent qu'une politique de l'énergie ne saurait s'appuyer uniquement sur la croyance en la capacité d'anticipation par les marchés de la raréfaction des énergies fossiles (et matières premières…) et du dérèglement climatique :

1) Le charbon, encore abondant et bon marché : sa part dans le mix énergétique mondial a augmenté ces 20 dernières années et de nombreux projets sont dans les tuyaux, avec ou sans technique adaptée de séquestration de carbone… A long terme, le prix de l'électricité produite à base de charbon devrait augmenter du fait des marchés de droit à polluer, mais tous sont loin d'y être déjà soumis, et la visibilité à moyen terme reste nulle (rien après 2012…)

2) Le risque d'une « bulle verte », déjà annoncée au début de l'année par M.Bell, et qui est en train d'éclater en partie en Allemagne : l'exhubérance des marchés financiers (et il est vrai, la volonté d'affichage des gouvernements) ont conduit à d'énormes investissements sur les biocarburants et le photovoltaïque qui, non seulement sont moins efficaces que les économies d'énergie (c'est le cas pour toutes les énergies renouvelables), mais sont aussi parmi les moins efficaces (à l'heure actuelle) des nouvelles énergies. Seuls des investissements massifs en R&S à moyen-terme permettraient de rendre ces technologies compétitives, mais seuls les pouvoirs publics peuvent encourager les entreprises à s'y consacrer…

3) La formation : si la demande en énergies renouvelables et en économies d'énergie explose (notamment avec des incitations gouvernementales) sans que l'offre soit structurée et formée pour y répondre, le side effect de la hausse du prix du pétrole sera…de faire augmenter le prix des énergies renouvelables et des travaux d'économies d'énergies !

En fait le principal problème, c'est que le prix du marché est sensé représenter à l'instant t l'ensemble des anticipations. Or, si l'on peut raisonnablement prévoir un prix très élevé du pétrole pour dans 20 ans, il est impossible d'anticiper son évolution spontannée à 5 ans ou à 50 ans. Les acteurs économiques ne sont donc pas incités à réaliser l'ensemble des investissements qui seraient rentables pour disons un prix du pétrole à 100 dollars et un prix de la tonne de carbone à 20 euros.

Conclusion : les pouvoirs publics doivent se porter garant du haut prix du pétrole (tout en accompagnant les ménages modestes et les PMZ dans leurs investissements) et de la tonne de carbone à court comme à long terme.

Par exemple, au lieu de réclammer à corps et à cris le retour de la « TIPP flottante », anesthésiant passager et couteux, la gauche devrait demander l'instauration d'une « TIPP coulante ». Lorsque le prix du pétrole brut baisserait, il serait compensé par une hausse de la fiscalité que maintiendrait son coût réel, et vice-versa !

Portrait de Gabin2012

à sarcasm Portrait de sarcasm De Gabin2012

11H44 | 04/01/2008 | Permalien

Bravo, excellent commentaire, étayé et intéressant. ça change de l'article lui-même, et de la plupart des commentaires, franchement stupides.

Il me semble cela dit que personne n'ose poser une question pourtant sous jacente à tous les débats sur les prix du pétrole ou du gaz : s'il s'avère qu'il faut faire un choix entre le pouvoir d'achat des pauvres d'aujourd'hui et la sauvegarde de l'environnement pour les générations futures (et je vois mal comment on pourrait y couper…), qui va trancher et comment ? Autrement dit, doit-on continuer à considérer l'énergie comme un bien de première nécessité ? (voilà de quoi faire exploser les clivages politiques traditionnels, et nous rappeler à quel point l'URSS fût le pire ennemi de l'environnement)

http://gabin2012.wordpress.com

Portrait de pierrejcallard

De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 02H52 | 03/01/2008 | Permalien

Il faudra bien arrêter enfin la désinformation par les pétrolières. Tôt ou tard, l'éolien et le solaire, mais demain, plutôt le nucléaire que le gaz et le pétrole.

http://nouvellesociete.org/415.html

Pierre JC Allard

Portrait de nono le simplet

De nono le simplet

illuminé basse tension | 03H39 | 03/01/2008 | Permalien

la pollution se raisonne aujourd'hui en émission de CO2, faisant passer le nucléaire en énergie propre, quel paradoxe ! ! !
il est clair que le pétrole ne polluera plus que quand il n'y en aura plus, mais dans quel état sera la planéte
il est clair aussi que les compagnies pétroliéres cacheront l'épuisement de leurs réserves jusqu'au dernier moment
on va payer trés cher un pétrole jusqu'au bout et la planéte n'en tirera aucun profit , l'humanité non plus
la transition sera brutale et il ne restera plus que le nucléaire pour alimenter le gros de notre consommation d'énergie
on va trouver face à un autre probléme encore plus grave
tout le monde n'aura pas les moyens de faire du nucléaire « propre “ et les réserves d'uranium s'épuiseront rapidement aussi
on se chauffera au bois , pour combien de temps ?
la pollution au CO2 sera un doux souvenir

je ne sais pas ou on va mais on y va

Portrait de fortinat

à nono le simplet Portrait de nono le simplet De fortinat

exilé | 08H24 | 03/01/2008 | Permalien

et vite en titi !

Portrait de Jerem59

De Jerem59

04H38 | 03/01/2008 | Permalien

c'est vrai que pour l'instant les faits ne suivent pas leur raisonnement mais pour combien de temps ?

Que total investisse encore plus il n'en tombera que de plus haut car pour extraire le pétrole des sables bitumeux il faut une quantité considérable de gaz.
Or dans peu de temps il faudra choisir :
ou les canadiens se chauffent
ou il vendent leur gaz aux américains pour leurs besoins sans cesse croissants
ou il l'utilise pour extraire du pétrole

mais satisfaire tout le monde ne sera pas possible…

Portrait de JeanCardinal

à Jerem59 Portrait de Jerem59 De JeanCardinal

20H15 | 03/01/2008 | Permalien

Oh, mais c'est qu'ils ont plein d'idées les pétroliers. Et pourquoi pas injecter du CO2 dans les puits. Comme ça on vend du pétrole et en même temps des permis de rejetter du CO2. N'est-ce pas magnifique ?

Portrait de PonG

De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 06H29 | 03/01/2008 | Permalien

Quintuplement du prix du baril en 8 ans. C'est tout de même faramineux.

Et dans la série « Les économistes sont des gens qui sauront vous expliquer demain pourquoi ce qu'ils ont prévu hier ne s'est pas produit aujourd'hui », je serai très curieux de savoir :

1) si l'un d'eux avait anticipé le phénomène à ce niveau (je dis bien « à ce niveau »),
2) quelles conséquence ils auraient annoncées dans un tel scénario (je pense à ceux qui nous disent que c'est pas bien grave et que, ben en gros, « ça roule »).

Si qqun a des billes là dessus, je suis vraiment preneur.

Portrait de nipivime

à PonG Portrait de PonG De nipivime

;- | 07H18 | 03/01/2008 | Permalien

- hm… « quintuplement du prix du baril en 5 ans »… c'est surtout qu'il était au plus bas à l'époque… disons « niveau de prix jusqu'ici connnu uniquement en phase de crise aigue »

Quelques remarques qui ne sont pas réponses à PonG :
- en défense « light » des économistes : un papier de Artus et Kaabi, de 2005 je crois, était intitulé quelque chose comme « le pétrole dans 10 ans, un baril à 380 dollars » (trouvable sur le net, sans aucun doute). A l'époque, toute la communauté d'économistes avait moqué le provocateur et tancé le poète. Juste pour dire qu'il faut pas généralisé.
- on apprend aux économistes, quand ils commencent leur métier, à répondre qu'ils peuvent donner, comme prévision, « a date or a rate », (en anglais dans le texte, donc « une date ou un niveau »), mais jamais les deux à la fois.
- les économistes sont rarement outillés pour anticiper un monde qui diffère plus que légèrement du monde actuel. Notamment parce que leurs techniques d'analyse s'appuient trop souvent sur des séries temporelles qui ne peuvent que bouger par petites étapes. Et aussi parce que, comme on dit, il vaut mieux se tromper avec tout le monde qu'avoir raison tout seul. Et aussi parce que leurs oeillères sont grandes : -).
- ce pétrole en hausse est cause (et également, d'ailleurs, conséquence) de modifications internationales qui vont bien plus loin que l'analyse traditionnelle des économistes… il faudrait convoquer la géopolitique (qui sont les pays en position de force), l'histoire longue (comment penser le monde dans un rapport « Nord/Sud » renouvelé), la géologie (ou est le pic de Hubert ? ), la technologie (on fait comment, pour le plastique ? ), les sciences de l'environnement bien sûr, la sociologie (ne plus prendre l'avion ? )…
On n'a pas fini de s'en poser, des questions, sur le monde qui vient.
N : )

Portrait de rigas

à nipivime Portrait de nipivime De rigas

sociologue | 11H55 | 03/01/2008 | Permalien

merci nipivime pour la référence

j'avais lu cet article fascinant dans Libé et ne me souvenait plus du nom de ces deux économistes qui prévoyaient le pétrole à 380 dollars dans dix ans. Le papier n'est plus sur Libé (2005). Mais un blog y fait référence ici.
Un baril de pétrole à 380 dollars en 2015 ?

Portrait de asozial

à nipivime Portrait de nipivime De asozial

aus Berlin | 13H07 | 03/01/2008 | Permalien

quoi ? les économistes devraient prendre la complexe réalité en compte, et pas juste justifier l'idéologie libérale-capitaliste ?

Portrait de nipivime

à asozial Portrait de asozial De nipivime

;- | 15H03 | 03/01/2008 | Permalien

Les économistes sont, hélas, des humains comme les autres.

Certains, certes, ont choisi d'être prêtres aveugles de la Grande Religion Boursière. D'autres, rares, aiment à essayer de comprendre ce qui se passe dans le monde, en vivant en ascètes sur l'Aventin et en gardant leur pureté originelle de citoyen incorruptible. La plupart naviguent quelque part entre les deux extrêmes.

Ainsi que tout un chacun, d'ailleurs.

Comme disent les Fatals Picards, « que le communiste sans livret A me jette la première pierre »
N : )

Portrait de asozial

à nipivime Portrait de nipivime De asozial

aus Berlin | 20H53 | 03/01/2008 | Permalien

je n'ai pas livret A mais je ne suis pas communiste, t'as de la chance ! ; )

Portrait de dijaca

à nipivime Portrait de nipivime De dijaca

15H45 | 03/01/2008 | Permalien

les prévisions sont par définition des spéculations, qui peuvent tomber juste ou pas, mais ce que je comprends c'est qu'on a mis plus de 30 ans à assoir un mode de vie axée sur la consommation, et qui est totalement remis en question aujourd'hui. si l'on remplace le pétrole par les bioethanols, cela ne se fera-til pas au détriment des besoins alimentaires nécessaires aux peuples, car l'utilisation des céréales, betteraves, maïs, nécessaires à la fabrication du bioethanol je crois je ne suis pas une connaisseuse, vont par définition suivre le même process que le pétrole, devenir de plus en plus cher, spéculation à la hausse des fabricants, et surtout des intermédiaires, des boursicoteurs, etc…. cerle vraiment vicieux……

Portrait de PonG

à nipivime Portrait de nipivime De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 14H27 | 05/01/2008 | Permalien

Merci à nipivime pour ces eclaircissements instructifs.
En gros si je comprends bien, vous m'expliquez qu'en économie, les modèles mathématiques tiennent la route (ce qui en soit vaudrait déjà une discussion) mais que leur domaine de validité est très restreint. Sauf erreur de ma part, cela signifie qu'ils sont grossiers. Vous évoquez la complexité de la réalité qu'ils tentent de modéliser et je suis bien d'accord avec vous. Je dirais même qu'elle est probablement très supérieure à celle du climat de notre planète par exemple. Or on sait la difficulté à modéliser cette question et on sait surtout la prudence qu'elle impose aux climatologues quant à la fiabilité de leurs prévisions.

Si l'on ajoute à cela le conformisme que vous évoquez, tout cela va dans le sens de ma remarque initiale un peu ironique. Il ne s'agissait pas de nier toute crédibilité aux économistes et moins encore à l'économie mais juste de regretter que leurs discours - ou la façon dont on les présente et les utilise ! - ne prenne quasiment pas en compte l'extrême restriction de leur domaine de validité et leurs incertitudes.

Il est vrai que si on le faisait de manière rigoureuse, le reliquat d'information fiable et utile à la prise de décision opérationnelle serait dans la très grande majorité des cas très faible (vous me direz si je me trompe).

Cordialement

Portrait de viva-musica

à PonG Portrait de PonG De viva-musica

viva-musica.blogspot.com | 13H27 | 03/01/2008 | Permalien

La bonne nouvelle, c'est avec un dollar faible, on ressent moins la hausse du pétrole. Les mauvaises nouvelles par contre, la baisse du dollar pénalise l'ensemble de l'économie mondiale (à commencé par la Chine) et le pétrole continuera de monter (augmentation des besoins et manque de matière première)

Dans l'idéal, ont renouvelerait nos sources d'énergie, mais quelle difficulté pour un particulier d'avoir un chauffe eau solaire ou même mieux, des panneaux produisant de l'électricité pouvant être revendu à EDF. (Pourtant, des toits au soleil, ça ne manquent pas en France)

Portrait de Jerem59

à PonG Portrait de PonG De Jerem59

18H19 | 03/01/2008 | Permalien

Ce n'est pas du coté des économistes qu'il faut regarder pour trouver les pronostiques « a ce niveau » les plus anciens c'est plutôt les géologues tel hubbert et sont pic.(http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_de_Hubbert) ou encore du coté des « clubs de réflexions » tel le club de Rome et sont rapport meadows (http://fr.wikipedia.org/wiki/Club_de_Rome)

Portrait de robindesfoix

à PonG Portrait de PonG De robindesfoix

cherche une issue | 22H09 | 03/01/2008 | Permalien

si les economistes étaient payés sur l'exactitude de leurs prévisions 90% D'entre eux seraient RMISTE

Portrait de alonzanfan

De alonzanfan

07H00 | 03/01/2008 | Permalien

dans tout les cas tout est tracé,ferions nous l'effort de ne plus prendre la voiture ,de moins consommer,de ne plus utiliser l'electricité ect..je pense que non, donc sans etre un expert il n'ent pas difficile d'immaginer un futur avec le petrole de + en + cher et la monté en force du nucéaire ,de plus tout les problemes engendrés par l'energie ce resoudrons « au pied du mur“comme le probleme du rechauffement de la planete….

Portrait de re-belle

De re-belle

mère au foyer | 07H02 | 03/01/2008 | Permalien

j'échangerais bien ma titine contre un attelage avec foin sans OGM ! ! ! …mon garage sera rénové en box pour cheval de trait ! ! ! …

Portrait de sinclair

De sinclair

07H48 | 03/01/2008 | Permalien

A qui profite ce prix élevé ? :
-Aux compagnies pétrolières
-Aux producteurs
-A l'état

Peut on se passer du pétrole a moyen terme ? Non ! le remplacement sera nécessairement long et difficile.

En attendant des perspectives éloignées et riantes de pollution zéro et d'énergie renouvelable, on ne peut se passer du pétrole pour simplement vivre et travailler. Il ne s'agit pas d'un bien de confort comme le téléphone portable dont on peut se passer (si si on peut) ni d'un bien apportant du plaisir comme la cigarette dont on peut aussi se passer. Non le pétrole est une question de survie de notre société.

La seule alternative a moyen terme capable de le remplacer en partie est l'énergie nucléaire. On tomberait de charybde en scylla, bien que l'on veuille nous faire croire le contraire. Gardez a l'esprit Tchernobyl et three mile island

En attendant ce prix élevé est le résultat d'une spéculation le prix montera tant que l'on pourra le payer et alimenter la spéculation. Les compagnies pétrolières n'ont aucun intérêt à changer quoi que ce soit, l'état non plus d'ailleurs.

Ne rêvons nous sommes ceux qui vont payer la facture. Et ceux qui gagnent le moins seront les plus touchés.

Quant a l'intervention de l'état je n'y crois guère. Il n'en a pas ou plus les moyens et n'a plus de capacité incitative a l'innovation vis a vis des multinationales qui ont souvent un budget comparable ou supérieur aux états. Ces holding ont l'œil rivé sur les bénéfices et pour l'instant tout va bien. Leur politique est a court terme et la planète ne fait pas partie de leur préoccupation tant que cela n'augmente pas leur bénéfice.

Chez Suez GDF par exemple bien que GDF ne soit pas totalement nationalisée la préoccupation est d'augmenter le prix du gaz pour l'instant 4% le reste après les municipales. L'autre préoccupation est de mettre en adéquation le salaire du PDG de GDF 300 000€ avec celui du PDG de Suez 2,9 millions (voir le canard enchainé) et croyez le ou non mais ce n'est pas pour diminuer celui de Suez

Portrait de nipivime

à sinclair Portrait de sinclair De nipivime

;- | 15H17 | 03/01/2008 | Permalien

Euh… « a qui profite… » ? Mais ce n'est personne qui fixe le prix, c'est d'ailleurs un des grands problèmes de la chose. Même l'OPEP, qui fut longtemps un cartel (et donc le contrexemple du prix de marché) n'a plus de prise sur le marché actuel du pétrole.

Quant à savoir qui y gagne, c'est toujours compliqué. il faut, aux producteurs, rajouter les pays eux-mêmes. Quoique l'on sait qu'un prix du pétrole élevé n'est pas forcément synonyme de bien être, ce qu'on appelle « Maladie Hollandaise » : une ressource abondante et très chère se traduit par une perte de compétitivité pour tout le reste de l'économie, dans le pays producteur qui, le jour où les prix baissent, se retrouve fort démuni (sans parler des phénomènes de corruption ou de mauvaises gouvernance qui, souvent, arrivent avec la possession d'une « rente »).
Mais admettons qu'ils y gagnent.
Faut y rajouter tous ceux qui produisent des choses dont les prix augmentent avec le pétrole (souvent, l'ensemble des matières premières).
Et donc, si ceux qui exportent du pétrole importent, par exemple, du Cuivre ou des matières premières agricoles, leur « gain » » est réduit d'autant.

D'accord, faudrait s'entendre sur ce que veut dire « y gagner »…

L'Etat… c'est moins sûr. En France ? Il y gagne à court terme, avec la TIPP. Mais lui aussi a des dépenses en pétrole (il faut les faire tourner, les Rafales…). Et puis il subventionne, d'une manière ou d'une autre, les perdants (très vite, comme les marins pêcheurs, ou plus lentement, puisqu'il devra bien compenser d'une manière ou d'une autre les pertes de revenus des ménages ou s'attendre à avoir moins de recettes fiscales).

Pour l'intervention de l'Etat et l'exemple GDF, je suis assez d'accord avec sinclair. D'où la question suivante : qui est, vraiment, prêt à renoncer à tout ce que signifie une économie boursière ?

N : )

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 08H30 | 03/01/2008 | Permalien

Vive le gaz cher ! ! ! !
Vive le lait cher ! ! !
Vive le poisson cher ! ! !
Vive la vie chère ! ! !

Plus pour moins de riches !
Moins pour plus de pauvres !

http://kprodukt.blogspot.com

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 22H50 | 03/01/2008 | Permalien

LA REVANCHE DE LA NATURE

Le problème n'est pas l'utilisation de la matière première qu'est le pétrole, mais sa sur-utilisation. À des fins de profits insatiables pour certains, pour la satisfaction de quelques envies aussi gloutonnes et destructrices qu'égoïstes et inutiles pour la grande masse des privilégiés.

À qui profitent ces prix élevés ? se demande-t-on plus haut. Et qui va encore payer ? Mais payer quoi si le produit pétrolier disparaît ? Et avec quoi quand ils auront asséché nos porte-monnaie aussi sûrement que leurs foutus puits ? En vérité, leur machine insensée est en train de s'enrayer grave et ils le savent.

Bien sûr que la grande crise énergétique qui s'annonce provoquera des dégâts dans toutes les couches de la population. Bien sûr qu'elle conduira à des fuites en avant suicidaires vers d'autres sources d'énergie et de gains. Mais les compagnies pétrolières peuvent toujours se jeter à corps perdus ans dans leurs forages déments. Il y a fort à parier qu'ils vont se retrouver un beau jour le nez dans la tourbe comme les chercheurs d'or délirants de la conquête de l'Ouest. Les shadoks aussi pompaient.

Car la Nature est en passe de donner un coup de poing sur la table. De prendre sa revanche à notre détriment. En nous privant d'une manne que nous avons gaspillée, elle va nous contraindre à en rabattre sur notre ambition et notre arrogance. Elle finira par réussir ce que nous avons été incapables de faire : nous raisonner et ne pas péter plus haut que nous avions le cul.

Il est très bien l'article de Pascal Riché, mais je ne partage pas son espoir final. « Avant de pouvoir crier “vive le pétrole cher”, il faut s'assurer que les gouvernements s'engagent à accompagner, en y mettant les moyens, ce changement d'ère. »

Allons voyons, c'est l'inverse qui est en train de se produire. Effarés devant le sable qui se dérobe sous nos pieds, nous portons à notre tête les plus hallucinés d'entre nous. Non, c'est bien la Nature qui va avoir le dernier mot. Avec hélas les inévitables dégâts collatéraux qui en découleront. Mais aussi j'espère, le secours de ces « résistants » providentiels que les grandes crises font souvent apparaître.

Pour ma part, j'attends et espère désormais ce moment incontournable avec impatience et calme.

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code