Les éminences grises survivent rarement à leurs mentors : n’est pas Mazarin qui veut. Combien de temps Henri Guaino restera-t-il celle du Président ? L’homme ne manque pas d’ennemis, mais il faut plus y voir un attribut de la fonction de conseiller politique d’un chef d’Etat que l’annonce d’une disgrâce. Si risque il y a, c’est plutôt du côté de Bruxelles qu’il faut chercher. A l'approche de la présidence française de l’Union européenne, au second semestre, la gêne suscitée par les positions du conseiller du président ira en grandissant. Car l’intéressé ne manifeste aucun signe d’apaisement de la détestation viscérale qu’il voue à la chose bruxelloise.
Une interview corrosive au Financial Times
Le 10 décembre, le Financial Times Europe a publié, sous le titre les Français veulent une Union européenne pragmatique , une interview du stratège politique du président où il aborde ses deux thèmes de prédilection : la monnaie unique et la politique de la Banque centrale européenne, d’une part, et la politique de la concurrence, d’autre part, également exécrées.
L’ancien adversaire de Maastricht déclare sans surprise, que
la France veut renforcer la gouvernance politique de la zone euro et (…) discuter de la politique monétaire car dans une démocratie, on devrait être capable de discuter de tout .
Il laisse également entendre que si, pour le moment il n’était pas question de modifier les statuts de la BCE » , cela ne saurait être exclu à l’avenir, ce qui n’a pas manqué pas de faire bêler les brebis francfortoises.
Cette interview a produit l’effet escompté, celui d’une goutte d’acide versée sur le lien ténu qui relie Paris à Berlin.
Le FT a orchestré lui-même la controverse en publiant peu après, dans son édition allemande, une réponse cinglante d’un de ses commentateurs vedettes, Wolfgang Münchau.
Plutôt quitter la zone euro et revenir au mark que d’en rendre sur l’indépendance de la Banque centrale européenne, assurait Münchau, se faisant l’écho de l’état d’esprit dominant Outre-Rhin.
Dénis de réalité
Premier déni de réalité de la part du conseiller politique du président : il ne reconnaît pas le fait que l’euro s’est fait au prix de l’indépendance de la BCE et qu'il ne survivrait pas à sa remise en cause. Déni assorti d’un mensonge par omission : le traité de Maastricht n’interdit nullement les gouvernements nationaux d’arrêter une politique de change ; ceux-ci se sont abstenus de le faire jusqu’à présent, faute de consensus.
Au lieu d’avoir prolongé l’union monétaire sur le terrain fiscal et salarial, Paris et Berlin, guidés par leurs agendas politiques nationaux, ont misé sur la concurrence intra-européenne. Et à ce jeu, Berlin a nettement gagné. On peut reprocher à M. Schröder et à Mme Merkel d’avoir joué la carte nationale.Mais, si le but est de les ramener à une approche européenne, les propos de M. Guaino sont certainement contreproductifs. Ne lui en déplaise, le seul pouvoir en Europe qui raisonne actuellement en termes d’intérêt européen en matière monétaire, c’est la BCE.
Pour faire bonne mesure, M. Guaino annonce que la France n’a pas l’intention de réduire ses dépenses publiques à court terme en dépit de l’aggravation alarmante des comptes publics. De ses propos ne transpire pas le moindre soupçon d’une obligation à l’égard des autres pays de la zone euro en matière de discipline budgétaire, obligation qui est pourtant au fondement du contrat, du pacte , par lequel, depuis 1999, 15 pays européens ont troqué leur monnaie contre l’euro.
Un paquet fiscal de 12 milliards d’euros comme celui décidé par le gouvernement avant les législatives aurait , à coup sûr, entrainé un décrochage du franc sous le régime de change quasi-flottant (le serpent monétaire) qui prévalait huit ans plus tôt. C’est exactement ce qui arriva à François Mitterrand lorsqu’à peine élu, il ouvrit grand les vannes de la dépense publique au nom, lui aussi, d’une politique de la demande. Deuxième déni de réalité de M. Guaino : en reprenant gaillardement le chemin du déficit, le président fait de son pays l’ obligé des autres pays de la zone euro. Sarkozy sans l’euro, c’est le Mitterrand des dévaluations. Il n’y a qu’à Paris où l’on feigne de l’ignorer.
La concurrence honnie
Reste la très détestée politique de la concurrence. Le conseiller du président assure :
Certes, la concurrence vaut mieux qu’un monopole. Mais si vous avez une vision religieuse, dogmatique, vous allez finir par mettre l’économie européenne dans une situation d’extrême infériorité comparée à tous les autres pays » .
L’un des effets du débat sur le traité constitutionnel rejeté en 2005 aura été en effet que la politique de la concurrence apparaisse comme l’expression d’un dogmatisme libéral européen, comme l’image même de l’ Europe dont nous ne voulons pas . On ne peut pas reprocher à Henri Guaino de faire preuve d’opportunisme politique en reprenant cette idée, puisqu’il la défend depuis au moins 15 ans. A cet égard, la relecture de L’ étrange renoncement , son essai publié par Albin Michel en 2000 après son départ du commissariat au Plan, est éclairant.
Le débat sur la politique européenne de la concurrence, contrairement à ce qu’il laisse entendre, n’est pas interdit. La question de savoir si, en matière de concurrence entre entreprises, de subventions publiques ou de normes environnementales, l’Europe peut se montrer plus vertueuse que ses concurrents du reste du monde -qu’ils soient Américains ou Chinois- est bel et bien posée. Mais la réponse ne fait pas l’objet d’un consensus. Ce qu’en revanche nul ne songe à défendre, c’est un retour à la non-politique de la concurrence qui prévalait en France jusque dans les années 1980.
Soft power et régulation
L’Europe doit exercer son soft power (pouvoir d'influence) et amener, grâce à son poids économique, les autres pays vers son modèle de régulation, affirmait récemment encore, dans un débat, le commissaire européen Joachin Almunia. Et le secrétaire d’Etat aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui lui faisait face, de répondre : certes, commissaire, mais en attendant que nos concurrents se montrent aussi exigeants que nous, que faisons nous ?
C’est dans cet échange que se résume le débat européen, et non dans des tentatives maladroites d’affaiblir la Commission européenne dont le rigorisme heurte évidemment les Etats. Faut-il rappeler que, sans Mario Monti, le sauvetage d’Alstom aurait coûté autrement plus cher, non seulement au contribuable français, mais aussi au reste de l’Europe ?
Qui est responsable des ratés français ?
En quoi la politique industrielle de la France ces 20 dernières années peut-elle se prétendre exemplaire ? En quoi peut-on imputer ses ratés à l’intervention de Bruxelles ? La Commission, sache-t-on, n’a pas aidé l’establishment politico-financier de l’ère Mitterrand à creuser la tombe du Crédit Lyonnais. Quelle politique de champion nationaux peut-on sérieusement soutenir, quand plus de 50% du capital du CAC 40 est détenus par des investisseurs non résidents ?
La politique de la concurrence, expression de puissance
Enfin, qui peut contester que la politique de la concurrence est devenue ces dernières années une expression essentielle de la puissance européenne dans le monde ? Bruxelles est en pointe pour tenter de définir les nouvelles règles du jeu dans l’économie de l’immatériel qui met à mal les anciens concepts de régulation et oblige à repenser la notion même de concurrence. Si l’Elysée a des recommandations à faire sur la question, elles seraient certainement bienvenues.
Bonnes questions, mauvaises réponses
Le problème avec Henri Guaino est que, comme avec d’autres avant lui, il pose de bonnes questions mais n’y apporte pas les bonnes réponses. Ce fils de la république hait de tout son être le monstre bureaucratique bruxellois, comme un enfant l’ogre des contes de sa grand-mère. Cette prise de position à six mois de la présidence française oblige à s’interroger sur les orientations de l’Elysée, puisqu’il est désormais admis que c’est à cela que se résume le pouvoir exécutif, en matière de politique européenne. Avec de tels arguments, on maintient le débat français sur ces questions au niveau le plus bas.
Quelles sont les positions françaises sur l'Union ?
Peu après la parution de l’interview, j’interrogeai un représentant de la République à la faveur d’un briefing préalable au sommet du 14 décembre. Comme celui-ci avait évoqué la publication récente par le Premier Ministre britannique d’un livre blanc sur L’Europe et la mondialisation » , je lui demandais si le gouvernement français n’aurait pas lui aussi un tel livre blanc dans ses tiroirs. Histoire d’informer le bon peuple, la presse, les gens, quoi ! La perspective de la présidence française de l’Union européenne, mais surtout le changement de locataire à l’Elysée ne justifiaient-elles pas un document un peu conséquent qui présente les positions françaises sur la politique de l’Union voire, audace extrême, les soumettent au débat public ?
Ou bien, au contraire, fallait-il s’en tenir aux interviews données par le conseiller politique du président au Financial Times, pour savoir en savoir plus sur la position française concernant la construction européenne ?
Puisque de toute évidence, cette politique ne s’élaborait pas au Parlement (nouvel exemple de l’anéantissement du pouvoir parlementaire sous la Vème République), puisqu’elle n’émanait aucunement de Matignon, puisque donc il semblait qu’elle provenait uniquement de l’Elysée, fallait-il en conclure qu’elle était conçue dans le bureau du conseiller politique du Président ?
Le public écarté du débat
Voici ce qu’il fut répondu.
- Premièrement, les Britanniques ont un rapport complexe à l’Union européenne qui les oblige à refaire en quelque sorte acte d’allégeance régulièrement. D’où il fallait déduire que leur livre blanc n’avait rien à voir avec une pratique politique moderne, constructive, une peu technocratique, certes, mais au moins respectueuse de l’ information du public, et non absolument rétive au débat, mais qu’il n’était que la manifestation trompeuse de la notoire duplicité britannique. Une manière un peu facile de justifier l’absence, en France, de consultation du public, de la société civile, des corps intermédiaires, consultation qui existe aussi peu dans la réalité qu’elle a été prévue formellement puisqu’elle a même son chargé de mission au cabinet du secrétaire d’Etat Jean-Pierre Jouyet.
- Deuxièmement, Henri Guaino est coutumier du fait. Il avait déjà donné plusieurs interviews. En clair : laissons le causer.
- Troisièmement, le président de la République définit et conduit la politique européenne de la France. Il n’y a qu’à relire ses discours pour savoir quelle est la politique européenne de la France.
Sachant que la constitution de la Vème République prévoit que le président définit et conduit la politique étrangère , deux options sont possibles :
Soit le politique européenne relève de la politique étrangère, ce qu’aucune personne s’étant un tant soit peu intéressée à l’agenda politique européen (politique agricole, protection de l’environnement, politique de la concurrence, immigration, etc.), et a fortiori un diplomate chevronné, ne peut sérieusement prétendre.
Soit nous avons changé de régime sans modifier la constitution. Ce qui semble plus probable.
l'Eysée qui décide
Depuis 25 ans que je suis là, c’est l’Elysée qui décide » , constate amusé, un de mes collègues chevronnés. Le risque est cependant qu’en persévérant dans le déni de réalité, ce qui se décide à l’Elysée ait, au mieux, un effet d’affaiblissement sur l’action commune entre Européens, au pire, aucun effet du tout. Guaino a son propre agenda , m’assurait pour sa part une source bien placée à la Commission européenne, c’est d’aller à la crise . Et de refaire sonner les clairons du dogmatisme bruxellois.












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Bon. Résumons.
Sarkozy :
- On va dans le mur, là…
Guaino :
- Accélère !
Le message de Guaino porte en effet mais Sarkozy ne peut pas le faire complètement sien. Il a besoin de l’Europe pour beaucoup de choses. Exemple : la politique d’immigration. Il faut se souvenir qu’avec Schengen, la France ne contrôle plus ses frontières extérieures. La politique française est largement une politique européenne. Se souvenir du pataquès lorsque Zapaterro a régularisé en masse des sans-papiers. Régularisés en Espagne, ils l’étaient de fait également en France.
Et puis il y a le prestige. Le risque est qu’à force de dévaloriser les règles du jeu européennes, le « Brussels-bashing » deviennent populaire.
C’est gentil de me répondre, d’autant plus que votre réponse est intéressante. Mais mon message n’était guère plus qu’une plaisanterie et je ne suis pas sûr qu’il méritait toute cette attention.
D’où mon premier vrai éclat de rire de la journée, parce que sinon …. quand on y pense c’est à pleurer !
A la moitié de l’année, Sarkozy présidera l’UE.
Ca risque de lui faire tout drôle quand il s’apercevra qu’il devra discuter et négocier avec des partenaires (sans la possibilité de faire semblant et de passer en force après), que la presse ne lui pardonnera rien et que les pantins à sa botte qu’il a placé autour de lui se révèleront être des handicaps… sans parler de Guaino.
Il a beau faire des allusions sexistes et déplaisantes à Angela Merkel en Conseil des Ministres (Canard Enchaîné de la semaine), à l’heure des bilans post-présidence il y a fort à parier que ses résultats n’approcheront pas ceux de la Chancelière…
Quant au rôle de ‘bouffon ingérable’ délaissé par les jumeaux polonais, ce serait dommage qu’il soit récupéré par notre pays.
Guaino…Guaino???? AAAhhh ça y est le mec qui dirige la France sans avoir été élu, c’est ça????!!!!…j’ai bon???
On peut diriger la France sans être élu, la preuve!
Si on lui laisse le pouvoir, qui est incompétent ?
Ceux qui le laisse faire, ou ceux qui lui obéissent ?
Si on cherche des incompétents, regardons plutôt vers les français qui ont élu ces » incompétents » et qui contre vents et marées les soutiennent encore…médias et Cie.
et ça permet a sarko de baiser kalle.
Mais gouuverner dans l’ombre engendre des complots,parfois dangeureux.le plus rigolo serait une rupture d’anevrisme de Gaino,et la sarkosy serait pas dans la merde.
Il ne faut pas oublier Guéant.
Gaino - Guéant les boeufs qui tirent le char de l’Etat et qui font lire leur prose par Touptit !
Guéant,coinsez le seul dans un couloir,faites lui peur ,et il vous demandera pitié.
ça me fait penser à la réplique du premier ministre Luxembourgeois lorsqu’un journaliste de France Inter lui a demandé de réagir a un propos de Gaino
« Qu’en pensez vous ? »
« rien »
« Comment ça rien ?? »
« rien, je suis premier ministre, il est conseiller je n’est pas à réagir aux dires d’un conseiller ».
propre, net et sans bavure, un flingage en bonne et dûe forme….
Sarkozy coure après la Vè de Giscard, parce que tout ce qu’il a capté de ces 30 dernières années, c’est que les Français sont nostalgiques de l’époque des dévaluations qui conditionnaient leur pouvoir d’achat grâce aux coups de pouce du SMIC. Si vous vous rappelez, avec Giscard on a fini à 19% d’inflation, mais tous les mois l’Etat préconisait le coup de pouce et le pouvoir d’achat était maintenu.
Le seul problème de Sarkozy c’est qu’il ne maîtrise plus la monnaie. En fait il doit être le dernier allumé en France à ignorer que la France a perdu le monopole de sa monnaie avec Maastricht.
Par ailleurs, il sait que nous avons une inflation de plus de 2% mais il ne fait aucun geste pour réévaluer le taux horaire de base.
Son seul recours : l’opting-out. La France bat de nouveau sa propre monnaie, en conservant l’Euro pour les échanges.
Surréaliste. C’est la réalisation du programme de Le Pen.
Dangereux. Les Français l’ont choisi. On va en baver pendant 5 ans. Il est capable du pire et n’a aucun opposant sérieux capable de déjouer ses manoeuvres par anticipation.
Tout à fait d’accord avec vous, cher voisin.
Un bon côté (si l’on peut dire): Gaino va enfin faire des étincelles.
Par ailleurs, notre cher NS va devoir sortir du bois face à nos partenaires, dont une certaine doit encore avoir sur le coeur quelque histoire lybienne. Si les Français sont toujours plongés dans leur état d’hébétude hypnotique face au marionnettiste de l’Elysée, peut-être cela va-t-il enfin les déciller?
Je ne sais pas s’il a cette tentation. Mais l’apologie de la « volonté » en politique ressemble à une tentative de s’affranchir de la contrainte extérieure.
Toute l’histoire de l’intégration se résume par un jeu de malentendu entre les dirigeants nationaux et le pouvoir communautaire. Le premier délègue des pouvoirs (la monnaie) ou, plus souvent, octroie des leviers d’action à Bruxelles…. pour finalement s’en mordre les doigts quelques années après.
Jusqu’à présent on n’est pas revenu en arrière. Quoique sur la PAC on aille vers une forme de renationalisation.
Pour la monnaie, l’euro est un succès comme monnaie internationale. Mais au plan interne, ce n’est pas forcément gagné. Il y a eu des échecs d’union monétaire dans le passé.
Lorsque les analystes disent que la France tire bénéfice de l’U.E. c’est une manière d’enfumer les citoyens pour cautionner la politique européenne.
Or, il ne faudrait jamais oublier que la France est le 2è plus gros contributeur du budget européen, mais que pour l’exercice 2006 elle n’a rien reçu en retour, à la différence de l’Irlande qui bien qu’en plein-emploi continue à recevoir la manne de Bruxelles.
D’où une certaine impatience vis à vis de l’Institution et de ce qu’elle représente réellement. Pour Sarkozy, en dehors de la défense militaire commune qui est son cheval de bataille, l’U.E. est un boulet dont la chaine est la BCE. L’inflation du Franc avait ses bons côtés …
Nous savons que l’internationalisme de Mitterrand ne rallie pas Sarkozy à sa cause, les valeurs défendues par l’un et l’autre étant diamétralement opposées jusque dans la conception de l’adhésion à l’U.E. Voilà pourquoi les électeurs du FN ne sont pas dépaysés en choisissant la copie à l’original.
En fait, personne ne se poserait la question de la monnaie si la France et l’U.E.étaient réellement capables de résister aux importations du bloc Asie. Et c’est bien là qu’est le problème. Les importations américaines et asiatiques sont favorisées tant par la corruption que la monnaie.
Certains états hors Union ne parlent-ils pas, du reste, de sortir de l’OMC ? Une formule qui finalement ne serait pas désavantageuse pour les industriels français, quoi qu’ils en disent. Pour nous, le commerce asiatique constitue une menace dans le sens où notre tissu industriel s’est relâché et que la demande reste forte, alors que dans le même temps, il n’y a aucune volonté politique d’encourager le remaillage et la création d’entreprises qui concurrenceraient le club des 7 français.
interessant. j’ai pas tout compris, mais ca a l’air serieux
@ comptecourant
<
Les opposants sérieux n’ayant plus la parole en France, nous ne pouvont compter que sur l’Europe pour sortir du « merdier » où notre président nous entraine.
Les jumeaux polonnais étaient pitoyables mais quelle est la vision des autres états européens sur ce qui se passe chez nous?
Parfois nous en avons quelques échos, mais les médiats sont si discrets…
Il est regrettable que la mise sous tutelle d’un état ne soit pas prévu dans le traité européen. C’est peut-être une piste à étudier, cette solution aurait sauvé des millions de personnes si elle avait existé en 1933.
Je partage votre avis : l’Europe exerce une contrainte bienfaisante surtout par ces temps de centralisation extrême du pouvoir. Mais si le décalage voire l’incohérence entre entre nos engagements européens et notre politique intérieure persiste, cette pression bruxelloise sera de plus en plus douloureuse. Et le risque existe que l’on balance bruxelles avec l’eau du bain, plutôt que de faire le ménage à Paris.
Sournoisement, ce Guaino, honni par ailleurs, m’est devenu soudainement un tantinet … sympathique.
Je me disais que s’il pouvait, par quelques prises de positions en dehors de l’air du temps de Bruxelles ou de Lisbonne, amener nos politiciens à aboutir leur réflexion sur le « pourquoi l’Europe ? » et le « comment l’Europe ? », alors nous serions quelques uns à l’en féliciter ! Hélas, je crains que ces positions n’aient pas l’écho souhaité, que ces 2 questions soient déjà tranchées dans la tête de nos « décideurs » et que ce Guaino-là ne soit qu’un faire-valoir dans cette histoire, pour ratisser encore un peu plus large …
Alors, il est vrai que les prises de positions contrastées à la tête l’état ne vont pas renforcer la légitimité de la France au sein de l’UE, que cette légitimité est déjà bien écornée par la position française qui revendique (sans honte et sans souci de l’avenir) le fait de ne pas réduire ses déficits. Le Tout, pour faire des cadeaux aux copains… avec l’aval et certainement même sous l’impulsion de Guaino !
Non, finalement, Guaino m’est vraiment toujours anti-pathique !!! Pathétique, même …
On peut avoir une lecture plus optimiste que la mienne. Guaino sera là pour empêcher de penser en rond, mettre les pieds dans le plat.
Ouvrir en quelque sorte une brêche afin de poser des questions utiles sur, par exemple, les services publics, les services de santé, la politique industrielle, les instruments de défense commerciale, autrement dit les moyens par lesquels les Européens s’autorise à se défendre contre une concurrence externe déloyale.
Pourquoi pas? Mais jusqu’à présent, ce n’est pas probant. Sur les services publics, il faut se rappeler que pendant que Guaino et consorts pinaillaient sur la concurrence au conseil de juin, les Pays-Bas, eux, obtenait du tangible et du substantiels sur ce sujet en ajoutant au traité de Lisbonne un protocole qui, pratiquement, nous ramène sur ce point à la constitution, et donne une réelle marge de manoeuvre aux Etats, tout en permettant d’assainir la gestion des services publics par des règles plus transparentes.
Sur la politique de santé, j’ai l’impression qu’on est sur mode réactif et que la Commission, forte des moyens dont elle dispose, fonce vers une forme de libéralisation qui va créer des tensions terribles sur les systèmes nationaux.
Mais pour influencer ce type de processus, ce qui est possible, il faut faire plus qu’une interview dans le FT.
Sur la politique industrielle, rappelons l’épisode EADS où le népotisme chiraquien (Forgeard) a eu des conséquences dramatiques. On a réussi à affaiblir durablement le groupe, sans parler de l’équilibre des pouvoirs entre actionnaires allemand et français.
Il y a Galileo, dont le dossier s’est débloqué. Mais en arrière plan des bisbilles de ces deux dernières années, il y a des guerres intestines à l’industrie européenne et notamment française entre Thalès, Alcatel et Astrium (EADS).
Rappelons que c’est une boîte anglaise qui a permis de sauver les fréquences qui avaient été attribuées au projet en mettant à disposition un satellite à temps, alors qu’Alcatel a pris deux ans de retard!
DOnc je penche plutôt pour ma part pour un optimiste modéré.
A Florence Autret
Galiléo s’est débloqué en mettant des fonds réservés aux agriculteurs.
Je me suis d’ailleurs étonné de leur manque de réaction, il faut dire que cette information n’a pas eu beaucoup d’échos.
Tout ce qui concerne l’Europe m’intéresse mais la lecture de cet article me navre car beaucoup de choses m’échappent. Formation insuffisante en matière d’économie. Par exemple sur cette notion de concurrence.
J’en retiens que ce conseiller a beaucoup de pouvoir et que ses conceptions manquent de pertinence mais j’ai raté l’essentiel…
Quand ce n’est pas compréhensible, c’est toujours de la faute de celui qui écrit, pas de celui qui lit!
Par concurrence, il faut ici entendre les règles qui encadrent certaines opérations entre entreprises ou interventions des pouvoirs publics afin que les entreprises sur un marché donné se fassent une concurrence loyale. Cela repose sur le principe que ce sont les choix des consommateurs (demande) qui doivent exercer une influence déterminante sur ceux des producteurs (l’offre). C’est pour cela que Bruxelles interdit les subventions ou qu’elle empêche parfois la fusion entre entreprises qui se trouveraient alors en situation de quasi-monopole.
Merci d’offrir une autre approche à vos explications … et ce n’est pas de votre faute si beaucoup de citoyens sont perdus devant les problèmes complexes de notre société quand leur formation les a privés de bases. Sur un média généraliste comme celui-ci, c’est une gageure de présenter la complexité sans la déformer… et en satisfaisant des lecteurs au profil différent.
Au sujet de la concurrence, j’ai été surpris par le passé de découvrir que des militants proches aient pu présenter la « concurrence libre et non faussée », expression figurant dans le feu TCE, soit comme une preuve d’ultra-libéralisme soit à l’inverse comme une garantie de libéralisme tenu en laisse ! Comment expliquer ce grand écart ?
La mauvaise foi politicarde ou l’ignorance economique supplée par un dogme, deux explications possibles.
La politique c’est aussi une affaire de comportement.Voire même de morale.Si Sarkozy continue à faire le malin comme en Egypte je parie qu’il risque d’avoir de gros problèmes avec ses collègues européens.
« Construire au fil de sa conscience »: http://filvert.blog.lemonde.fr
Il amuse, surprend. Il est attendu. Au dernier Conseil européen à Bruxelles, sa conférence de presse a eu lieu devant une salle comble alors qu’Angela Merkel n’avait droit qu’à quelques journalistes.
Partout où il a une audience, il est heureux. Je me souviens de son rayonnement quand il s’est trouvé là encore devant une salle de presse pleine à la Commission peu après son élection.
La question est : que va-t-il faire de ce crédit?
« Il amuse, surprend. Il est attendu »… par les journalistes, oui, sans doute.
Mais, d’après ce que j’ai pu lire ici ou là, je ne suis pas convaincue qu’il amuse beaucoup ses collègues européens, notamment Angela Merkel.
De quel crédit parlez-vous? N’est-ce pas seulement une dose de popularité?
On peut être un amuseur public et s’attirer ainsi l’attention de beaucoup de monde, cela n’ajoute pas une once de crédit.
Quant à la popularité, c’est une autre affaire. On entre dans le domaine du show-bise, à mes yeux très loin du domaine politique (je reste un grand rêveur!).
JPL
Merci pour cet article. Il serait temps que l’on se rende compte que le souverainisme-gaullisme sous cellophane de Guaino est périmé depuis longtemps. Là où l’on dépasse vraiment les bornes, c’est quand on lit:
« M. Guaino annonce que la France n’a pas l’intention de réduire ses dépenses publiques à court terme en dépit de l’aggravation alarmante des comptes publics. »
Voila, Sarko s’en moque des déficits, que les Français devront rembourser à un moment ou à un autre. C’est vraiment incroyable quand on sait que Sarko a été élu sur une promesse de réduction de la dette/déficit (au passage, le Sarkoscope, c’en est où?). Ce qui est encore plus incroyable, c’est que des gens comme Eric Woerth continuent de manger leurs chapeaux: voir ce que Woerth disait pendant la campagne sur la dette:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/eric+woerth/video/x15qi5_deb…
Visiblement, l’économie, ce n’est pas son fort à Sarko. Guaino semblant être le seul à se moquer des déficits, se moquer de la dette, se moquer de l’inflation, etc…
Et puis, pendant qu’on y est, tout le monde semble découvrir la lubbie de Nicolas Sarkozy sur la « civilisation ». Ben, si certains lisaient les discours de NS comme celui de Strasbourg pendant la campagne, et ben NS y parlait déjà de la civilisation, d’un regret de la colonisation et d’une apologie des croisades.
Tout était déjà à tomber à la renverse et c’était passé quasi inaperçu:
http://www.u-m-p.org/site/index.php/s_informer/discours/je_veux_que_l_eu…
Les étincelles sont déjà là, elles vont coûter cher à la France.
Mais j’avoue en avoir marre de toujours tout focaliser sur Guaino: Sarkozy a choisi Guaino, qu’il assume. Cela me rappelle l’adage sous Louis XIV: « le roi ne peut avoir tord, il ne peut qu’être mal conseillé » à comparer avec « Sarkozy ne peut être raciste, je le connais »)(prend ça Mazarin)
Pas facile d’y voir clair dans le faisceau d’influences autour de Sarkozy. IL y a Guaino. IL y a aussi Jouyet qui passe son temps à Bruxelles et est beaucoup plus en symbiose avec le milieu bruxellois qu’il a fréquenté sous Delors. Il y aussi Védrine dans un autre genre.
Pas facile non plus de comprendre Jouyet dans les méandres de sa langue de bois… Pour l’avoir entendu lors d’une conf’, il est très bon pour endormir son audience. D’après le Monde, il va être promu lors du prochain remaniement. A quoi peut-il bien être promu?
Ce que je remarque c’est qu’il n’y a que Guaino pour défendre le traité de Lisbonne et sa ratification par la voie parlementaire(voir ‘l’interview’ du Guaino sur le site de Marianne). Jouyet le fait aussi mais ça manque un poil de charisme.
La ‘caution’ européenne de Sarkozy reste limitée à Jouyet.
C’est étonnant quand on se rappelle que son discours de campagne à Bruxelles sur un mini-traité était profondément différent des discours suivants. On avait parlé alors de Lamassoure + Barnier comme en étant les rédacteurs. Que sont-ils devenus? Lamassoure conseille-t-il toujours Sarkozy? Barnier serait sur un siège éjectable (Le Monde), pourquoi?
Ps: qu’est-ce que Védrine apporte sur l’UE?
Très bon article sur un aspect peu connu du grand public de l’action de Guaino.
Merci, Hervé.
Merci à Florence Autret et Thomas Lefebvre pour leur éclairage.
C’est vrai, nous changons de République sans en avoir l’air, à moins que nous n’entrions dans une sorte de système monarchique, autocratique par exemple, sans l’avouer.
L’heure est grave.
Nous voudrions bien savoir vers où le Président et ses conseillers emmènent la France : je crains que la chute ne soit rude pour les citoyens désarmés que nous sommes.
On a l’impression que la centralisation s’accélère. Les cabinets des ministres « ont du temps », comme le disent pudiquement leurs membres.
En ce sens, Paris suit une évolution totalement opposée à celle de Bruxelles où le pouvoir de la Commission européenne a été de plus en plus contrebalancé ces dernières année spar le Parlement.
Outre les vertus intrinsèques de la séparation des pouvoirs, je pense que le système bruxellois est extrêmement intéressant parce qu’il correspond mieux à l’état du monde et à la complexité de la société et des problèmes politiques.
On fait une meilleure politique avec un bon système institutionnelle, une gouvernance solide, même si elle est habitée par des politiciens médiocres, qu’avec une autocratie dirigée par une poignée de gens intelligents. En politique, la vertu est dans les institutions avant d’être dans les hommes.
Ah ? Et la réforme de la Constitution qui va être engagée ne se base pas sur un renforcement du Parlement en France et la perte de pouvoirs régaliens du côté du Président ?
Ou alors je n’ai rien compris…
Documentez-vous, que diable !
Mais ne papillonez pas sur une réalité globale et nécessairement complexe en excluant certains éléments importants à votre guise : la réforme de la Constitution, par exemple…
Une bonne approche de la vérité est à ce prix. Sinon on sombre dans le procès d’intentions, avatar du militantisme.
Bruxelle, ma belle…
Comme il est évident que vous prenez plaisir à répondre à chaque intervention, pourriez - vous, si cela n’est pas abuser, écrire ce que vous pensez du passage en force du mini-traité accompagnant la négation du reférendum de 2005.
J’ai posé la même question à Daniel Cohen-Bendit… qui m’a fait une réponse de normand. Ce qui n’est pas son style. « D’un côté…., de l’autre… ». C’est un débat immense. Ma réflexion sur ce point n’est pas aboutie.
Très humblement je voudrais, moi aussi, remercier Florence Autret pour son article, mais aussi pour ses commentaires. Il me semble que nous sommes exactement dans le concept de Rue89. À l’instar de Claude Pelletier, je ne comprends pas grand-chose à ces enjeux-là, mais il me semble que ces genres d’articles et les commentaires qui les accompagnent seront susceptibles d’éclairer mes/nos lanternes.
« Que va-t-il faire de ce crédit ? »
Je crois bien qu’il va le gaspiller en jouant les saltimbanques, et rien que cela. Le pouvoir, à mon avis, n’est pour lui qu’un moyen de parader, de lancer des phrases ahurissantes et dont il ne doit pas toujours mesurer la portée… Il aime provoquer, mais il est difficile de déceler parmi ses propos ceux qui lui sont chers, et ceux dont le but est de cacher autre chose, de vraies décisions prises en petit comité et sans publicité, celles-là.
Une seule chose est certaine : notre démocratie et notre République sont bien mises à mal!
Je trouve en effet que l’ensemble : article + commentaires présente un grand intérêt pour les non-initiés comme moi. Ne pensez-vous pas que les interventions de Henri Guaino pourraient être en fait des « ballons sondes » dans cette gigantesque partie européenne? Ce qui personnellement m’inquiète le plus c’est la sous-évaluation des capacités des autres responsables nationaux qui transparaît dans le discours français. Ce nombrilisme (démagogique), complètement idiot peut nous conduire à de graves problèmes.
Merci pour votre commentaire. Vous avez probablement raison concernant les « ballons d’essai ». Mais, le propos est intéressant parce qu’il traduit des idées que de nombreuses personnes partagent. En dehors, encore une fois, de l’influence politique réelle, dont on peut discuter l’importance mais qui n’est certainement pas nulle.
Et si les « déclarations » de Guaino n’étaient que « des sondages ».
Notre agité du bocal a trouvé un moyen de « sentir » ou il doit aller.
Cela dit, le « système » Bruxellois est loin d’être efficace et transparent. Les couloirs grouillent d’étrangers au système qui ne sont la que pour leurs intérêts et/ ou ceux de leur corporation (malheureusement il n’y a pas encore de groupe de pression du peuple européen) . Les « réunions » commencent rarement avant 10 heures, la pause de 12 a 15 heures est « sacrée » et c’est la que se font les décisions et a 16-17, une grande partie des « membres » court faire la queue chez les prostituées (sans jeu de mot) .
Cette vision de la situation ne manque pas de réalisme, mais la dernière phrase m’échappe?? J’ajouterai à ce tableau que bien entendu tout ceci se passe en anglais teinté d’accents divers…
il faut lire coure , excusez pour la faute qui rend la phrase ambigüe . Pendant plus de 3 ans j’ai pu constater que pour une grande majorité, le plus important était la petite gâterie chez les prostituées , l’Europe passe largement après
Votre commentaire serait assez drôle, s’il n’avait pas l’air au premier degré. Nous avons beaucoup à apprendre de la manière dont fonctionnent les institutions européennes, il est vrai, méconnues.
Quelques remarques:
La faible inflation recherchée par la BCE, n’est pas un bien pour la France en général. C’est un bien pour les français qui ont des capitaux, c’est une catastrophe pour ceux qui ont des dettes. Les français qui ont vécu les années 70 et le début des années 80, époque de forte inflation, ont pu acheter leur appartement à bon compte, mais s’ils avaient des fonds, notamment en Bourse, ils y ont beaucoup perdu. L’inflation n’est pas une mauvaise chose pour tout le monde. Elle sera, sans nul doute, le moyen de régler notre dette publique, n’en déplaise aux allemands et autres européens, qui sont de toutes façons en voie de disparition démographique.
La politique industrielle française de ces 25 dernières années a brillé par son inexistence. Par contre les initiatives européennes ont été désastreuses. J’ai eu à examiner la politique de l’Union en matière de Télécommunications! Après un livre vert en 1986 prônant la mise en concurrence, on a supprimé les locomotives nationales tout en oubliant de créer une locomotive européenne. Résultat industriel: alors que l’Europe était largement en tête de l’industrie mondiale en 1985 (Alcatel premier constructeur mondial, Siemens, Ericsson, Philips,… dans le peloton de tête), aujourd’hui c’est un secteur de production asiatique avec participation américaine dans l’Internet (Nokia, seul rescapé européen, s’est fait agréer comme fournisseur au Japon pour rester dans la course à l’innovation). Les velléités en matière de téléphonie mobile (UMTS) ont été une Bérésina sans précédent. Les licences ont couté des fortunes aux opérateurs pour des services qui n’intéressent pas les consommateurs et des produits fabriqués maintenant au Japon, en Corée et surtout en Chine!!
Résultat global: les tarifs payés par les usagers sont sans rapport avec les couts réels supportés par les opérateurs pour mettre en œuvre des services largement en retard par rapport à ceux qui sont proposés au Japon, en Corée et aux USA, l’industrie européenne des télécoms est quasi anéantie.
en complément de cet excellent article, édifiant sur le mode de l’exécutif qui sera prochainement responsable durant six mois des destinées européennes, j’aimerai renvoyé à l’article de Zaki Laïdi paru sur le site Thelos sous le titre « les formes inattendues de la puissance européenne »(www.telos-eu.com). Il revient largement sur le soft power de l’UE en le qualifiant d’empire normatif …
une phrase en conclusion peut retenir notre attention : « il n’y a pas de norme possible sans équité, sauf à croire que la norme n’est, en définitive, qu’un instrument de puissance entre les mains de ceux qui n’ont pas la force pour l’exercer « . j’ai bien peur que cette dernière remarque ne s’applique largement à nos actuels dirigeants qui faisant fit de leur poids politique au sein de l’Europe ne la perçoive que comme au mieux une nouvel espace pour pérorer. or, nous avons une responsabilité majeure vis-à-vis de nos partenaires ne serait-ce que par notre poids économique et nous sommes nous aussi un puissant instrument normatif dans l’espace européen. il incombe donc à nos représentants un comportement exemplaire sur les différentes scènes européennes. aucun objectif clair ne se dégage des gesticulations sarkosiennes (l’affect n’étant pas un horizon politique) et à ne jamais vouloir se conformer aux volontés de ses partenaires, il risque surtout ne se replacer dans la situation de nain politique européen qui était celle de Chirac à la fin de son mandat.
nous jugerons de son action en fin de présidence européenne mais espérons tout de même que ce soit M. Joyer qui reprenne l’avantage dans le cénacle du président-pharaon …
ps : Mme Autret, pourriez-vous nous concocter un papier sur le rôle de la présidence slovène sur la politique européenne dans les Balkans ?