Pour les psychanalystes, la récente campagne du gouvernement fait la part trop belle aux théories comportementalistes.
Personne n'a pu y échapper. Au détour d'une rue, d'une pub à la télé, à la radio ou chez le médecin, la campagne du gouvernement contre la dépression vous est forcément tombée dessus au cours du mois d'octobre. C'est la première opération massive de prévention publique en la matière. Panneaux grands formats, spots multiples, site Internet et 500000 exemplaires d'un guide dispatchés en France, à l'attention des professionnels et de leurs patients.
« Dépression : savoir plus pour en sortir » : le ministère de la Santé et l »INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) ont déployé d'importants moyens pour, in fine, provoquer une nouvelle fronde des psychanalystes. Constat de départ du guide :
« Il existe une maladie qui touche plus de 3 millions de personnes en France, une maladie qui peut vous empêcher de parler, de rire, de manger, de travailler, de dormir ou de vous lever le matin, une maladie qui peut vous empêcher de vivre, cette maladie, c'est la dépression. »
De prime abord, l'initiative du gouvernement a l'air consensuelle. Mais pour beaucoup de « psy », il est impossible de concevoir la dépression comme une maladie, ce qui encourage l'usage de traitements médicamenteux tout en jetant le discrédit sur des pratiques telles que la « psychothérapie ».
Bref, la campagne fait réapparaître la grande fracture qui divise le monde des « psy » et qui oppose les tenants de la psychanalyse (freudiens, lacaniens) aux héritiers de l'association de psychiatrie américaine (appelés comportementalistes et cognitivistes).
Les premiers accusent les seconds d'avoir glissé dans la campagne gouvernementale leur idéologie biologisante, médicalisante et normalisante. Les seconds se défendent d'avoir la mainmise sur la campagne.
Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste (gendre de Jacques Lacan et qui revendique le monopole de son héritage intellectuel) s'est posé en chef de file d'une virulente contre-campagne au sein de sa revue Le Nouvel Âne et à travers des colloques intitulés « Résister aux cognitivistes » (il n'a pas souhaité répondre à nos questions).
La guerre intestine au « monde psy » relève d'un débat d'experts difficile à vulgariser, mais qui a des conséquences concrètes sur la manière dont on appréhende l'homme, sur l'importance qu'on accorde au psychisme dans ses souffrances et sur les solutions que l'on apporte à son « mal-être ».
Les lacaniens/freudiens centrent leur travail sur le sujet et sur l'origine inconsciente et traumatique de ses problèmes. Ils promeuvent la psychanalyse, au cours de laquelle l'individu use de la parole pour aborder ses problèmes.
A l'inverse, les comportementalistes n'interviennent pas sur les origines des maux, mais travaillent au traitement des symptômes qui en découlent. Ils s'appuient sur des classifications médicales établies par la psychiatrie américaine à travers un manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV). Leur courant est lié à l'apparition et au développement des traitements psychotropes.
Lilia Mahjoub, présidente de l »Ecole de la cause freudienne et membre du conseil de l'association mondiale de psychanalyse, porte un regard critique sur la campagne du gouvernement :
« La dépression devient une sorte d'entité fourre-tout où les “malades” sont incités à consulter leur médecin généraliste pour que celui-ci leur prescrive des antidépresseurs. »
Marie-Jean Sauret est psychanalyste et professeur de psychologie clinique à l'Université de Toulouse II le Mirail :
« Tout ça part d'un préjugé : c'est l'organisme qui détermine le comportement. Le guide affirme que la dépression est une maladie. Alors on donne des médicaments, les symptômes disparaissent et on vous dit : “Vous voyez que c'est biologique.” Or on ne sait pas s'il existe une maladie.“L'humain doit parler, donner un sens à ce qu'il vit. La dépression survient dans le rapport au monde du sujet. Les médicaments ne rendent pas au sujet un sens à sa vie même s'ils tamponnent son angoisse, sa fatigue, son agressivité, même s'ils inhibent ses symptômes. Personne n'est réductible à son organisme.”
Colette Soler appartient à l »Ecole de psychanalyse des forums du champ lacanien. Elle estime que la campagne de prévention est une « campagne de production de la dépression » :
Pour elle, « cette campagne est la pointe de l'iceberg (…) d'un mouvement idéologique scientiste et réducteur (dans lequel) la psychanalyse est directement ciblée » :
Le débat dépasse la simple critique faite à la campagne de prévention. Pour Marie-Jean Sauret, la montée en puissance des idéologies comportementalistes et cognitivistes est révélatrice d'une évolution plus globale de la société. Une évolution qui expliquerait, en outre, la multiplication des passages à l'acte suicidaires et des états dépressifs :
« Dans le monde contemporain, il y a une montée surpuissante de la dépression. Elle sera bientôt la première cause de décès chez les jeunes. Ça traduit notamment le rejet d'une société de surconsommation. L'individu n'accepte pas que le désir soit capté par la consommation d'un objet. La dépression est alors la protestation logique du sujet contre la façon dont le monde contemporain le traite. C'est une manière de sauver sa singularité. Le capitalisme a besoin de réduire l'homme à un objet du marché. Nous sommes formatés : on veut la pilule du bonheur, il n'y a plus de place pour l'inconscient. »
Jean Cottraux est psychiatre. Il est l'un des auteurs du « Livre noir de la psychanalyse » (2005), un ouvrage qui contredit les théories psychanalytiques et qui a marqué la montée en puissance de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en France. Pour lui, la campagne du gouvernement est tout à fait « neutre » :
Aude Caria est également l'une des auteurs du guide. Psychologue et responsable de la Maison des usagers du CHU de Saint-Anne, elle s'étonne de la polémique suscitée par l'ouvrage :
« Je ne reconnais pas ce qui est reproché au guide. Jacques-Alain Miller est parti en croisade. Il attribue au guide et à ses concepteurs des intentions qu'ils n'ont pas eues. La seule philosophie du guide est celle d'avoir une vertu pédagogique. »
Selon elle, le guide ne donne en aucun cas la préférence aux traitements médicamenteux :
« Le guide ne dit pas : allez demander du Prozac à votre médecin. (…) La place de la psychothérapie est clairement reconnue et si le guide revient souvent sur le rôle des médecins généralistes, c'est parce qu'ils sont les premiers prescripteurs d'antidépresseurs. (…) Est-ce que ça médicalise la dépression ? Oui, en quelque sorte… Mais qui aller voir sinon ? La loi du médecin référent oblige à passer par son généraliste. »






















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à le-concombre-masqué
De Angelica
16H49 | 03/01/2008 |
ce n'est pas parce que le synapse A s'active quand on boit du lait qu'on boit du lait parce que le synapse A est actif ! voyons, ce raisonnement est juste un renversement de logique…
le dire n'empêche en rien l'efficacité des inhibiteurs de sérotononine pour combattre certains états psychiques : ça n'en efface pas les causes, mais ça aide à rééquilibrer les effets.
En effet, parfois il suffit d'abolir « les émotions parasites » : certaines personnes en vivent très bien. D'autres se sentent coupés d'une part d'eux mêmes, et ça ne suffira donc pas.
à marie 75
De Angelica
16H41 | 03/01/2008 |
Certes : le cerveau comme tout organe peut se mettre à déconner. Mais le cerveau, contrairement à d'autres organes, et celui de la pensée, et celle-ci se construit d'une certaine façon, par apprentissages répétés, et analogies. Ainsi les émotions sont immédiatement associées à chaque objet, et à chaque apprentissage. Le cerveau peut avoir ses problèmes physiques, limités donc à son fonctionnement physique en tant que cause, parfois difficiles à ne pas confondre avec des « court-circuits » émotionnels, créant pour un individu une inadaptation à une situation présente du fait des apprentissages passés (ou plutôt des projections liées).
Avant de pouvoir décréter aussi définitivement dans un tel débat que non, la dépression « peut » être du fait d'un dysfonctionnement physique, il serait bon de se pencher sur les causes de la dépression considérés par la psychanalyse.
Pour ma part, j'affirme que non, la dépression est bien un mal-être dont les causes remontent à la petite enfance. Ça ne signifie pas qu'une personne telle a vécu forcément des tragédies dans son enfance, ni qu'il est « coupable » de sentiments innomables ou inacceptables envers ses proches. Car oui, tout vient de la petite enfance, concernant le psychisme, et chacun a vécu à peu près le même programme de base. C'est les différences individuelles, d'entourage mais aussi de personnalité, qui font que chacun est différent.
L'intervention de Marie75 me fait penser que justement, elle considère la dépression comme un fourre-tout, comme hélas trop souvent, parfois avec une cause physique, parfois une autre psychique. Or la cause est ce qui détermine la nature de quelque chose. C'est bien là qu'il s'agit de fouiller pour poser un diagnostic, là qu'il s'agit d'investiguer pour savoir ce qu'est une dépression, et donc aussi savoir comment aider les dépressifs à en sortir.
La dépression (et non la déprime… ne pas confondre) n'est le fond de commerce de personne, mais il s'agit juste de reposer les choses correctement. La psychanalyse ne peut certainement s'adapter à toute personne, la volonté y est pour beaucoup, on le sait, mais la théorie psychanalytique explique des processus psychiques que par ailleurs la psychiatrie reprend dans sa propre pratique. Les médicaments ne peuvent en aucun cas soigner une dépression ! Le laisser croire est extrêmement dangereux. La médicamentation aide, certainement, à rester à flot, à calmer un état excessif, mais ce n'est qu'une réflexion sur soi et sur les causes réelles de son mal-être qui peut en venir à bout. La psychanalyse offre un cadre et un langage à cette réflexion, il existe toujours d'autres possibilités !
Pour répondre à Taiseux, personne n'a jamais fait la preuve d'une origine génétique de la dépression. Il s'agit là d'une théorie (contestée) tirée d'une méthode statistique d'investigation : il existe x personnes dépressives ayant un parent dépressif dans leur famille, donc cela pourrait être génétique. Mais personne n'a mis le doigt sur le gêne de la dépression ! C'est d'autant moins solide, comme argumentation, que l'apprentissage des émotions se fait près des membres de sa famille, et qu'une ressemblance de ce point de vue est compréhensible psychiquement également.
En l'occurrence, il me semble que les réactions à cette campagne sont diverses. Pour ma part je retiens celle qui consiste à dire que la dépression n'est pas une maladie, qu'elle en est gravissime quand même, et que considérer l'état psychique comme source de dysfonctionnements de la vie est une nécessité. Je retiens également que cet état grave nécessite la consultation d'un spécialiste, et non d'un simple médecin généraliste. Il est à remarquer que peu de gens auront lu effectivement la brochure en entier, mais retiendront des phrases clé.
Il me semble que la meilleure illustration de tout ceci est l'intervention d'Iris2, qui sans se sentir philosophiquement proche de la psychanalyse, n'en a pas moins suivi un parcours de réflexion sur elle-même, en profondeur.
à Angelica
De Iris2
11H09 | 04/01/2008 |
Je crois comprendre que mon témoignage parait assez juste à Angélica.Je le complète en disant que j'ai,sur mon parcours,trouvé une très mauvaise psychiatre et que je n'ai pas eu,hélas, de mal à m'en apercevoir car elle m'a fait replonger à grande allure…en changeant mon traitement médical.Bien sûr je l'ai vite quittée pour retrouver « mon“neurologue-psychiatre ! Il me suit toujours d'ailleurs.Quant au parcours en profondeur sur moi-même,c'est quasiment mon fond de commerce car je suis professeur de lettres.Je pourrais écrire un florilège des grands textes littéraires sur la dépression ! Un exemple,le livre de Mishima intitulé ‘La musique’.Et un excellent bouquin d'Andrew Solomon,grand dépressif devant l'éternel,qui s'appelle : ‘Le diable intérieur. Anatomie de la dépressionchez Albin Michel.
Bonne année et,chaque jour,il faut apprendre à voir
the sunny side of the street,malgré Sarko et ce que tout le monde sait sur ce site ! ! !
à Angelica
De letsgonice
23H48 | 04/01/2008 |
La souffrance (physique ou morale) est une situation inverse au bien-être (définition OMS) et, selon sa durée et son intensité, elle peut relever de caractéristiques pathologiques : elle devient donc « maladie » ; c'est le cas de la dépression dite « caractérisée », avec des critères repérables de tristesse, de tension anxieuse, d'insomnie, de perte d'appétit, de troubles de la concentration, d'incapacité à initialiser des actions même les plus élémentaires, de perte d'intérêt, de pessimisme croissant, d'idéation suicidaire…
Au pire, ça a l'avantage d'être clair à l'entendement de tous, à condition d'avoir conservé l'usage de son « bon sens ».
Quant aux médicaments, il convient de les comparer à une « bouée » pour une personne qui aurait failli se noyer : elle n'apprend certes pas à nager mais, elle donne le droit de suivre enfin une direction alors un peu plus librement choisie… Parfois, épuisé(e) de douleur, elle ne donnerait que le droit de surnager mais, sans avoir à se noyer, ouf !
Pour ce qui concerne les aspects génétiques dans la maladie dépressive (caractérisée), ils ne sont que les « traceurs » d'une sensibilité psychique pouvant confiner au pathologique et ce, sans aucune prédictivité possible car, ils ne répondent pas aux « lois mendéliennes » classiques (comme c'est le cas pour la couleur des yeux par exemple) : il s'agirait de la résultante de l'expression de plusieurs gènes (polygénie) et que les généticiens tentent de repérer ; ces derniers ne prétendent pas faire dans la simplicité !
Et quant on sait que le cerveau est à peu près constitué de 100 MILLIARDS de neurones qui chacun serait connecté à 10.000 autres, personne n'oserait avancer un caractère simpliste de la « mécanique cérébrale » (alias Cerveau).
Et si notre pensée n'était que le fruit de cette « mécanique biologique », il conviendrait bien sûr de s'incliner tout de même… (de respect au minimum).
De sugar
20H32 | 02/01/2008 |
Personnellement, je n'ai pas vu ces guides mais je suis totalement contre la prise de médicaments pour soigner ce type de maladie.
Je peux témoigner des ravages qu'ils causent à cause de l'habitude d'en prendre : c'est une drogue et rien de plus. Ils ne règlent rien, je suis entièrement d'accord sur la déresponsabilisation qu'ils causent.
Ils ne permettent que d'endormir la personne pour faire comme si tout allait bien, celle-ci les utilisant pour « survivre ».
A force d'en prendre, il n'y a plus d'autres choix qui s'offre, et la personne finit par s'habituer à cet enfer, et surtout à ne pas aller au devant des difficultés.
Bien sur, il s'agit d'extrême, et pour certaines personne les anti-dépresseurs sont peut-être bénéfiques mais je pense qu'il faut quand même faire attention.
Par ailleurs, je considère que ces guides ne sont pas une surprise car aujourd'hui le monde est bien morose, et je pense aussi qu'il y a un risque que les gens extrapolent leur mal pour en faire une dépression. Le fait d'appartenir à un groupe est tellement plaisant, même s'il a une connotation négative.
En tout cas, je ne vois rien de plus beau qu'une analyse de soi naturellement sans artifices, tout en prenant ses responsabilités. On pourrait en apprendre des choses !
à sugar
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 21H17 | 02/01/2008 |
Pardonnez-moi ce coupier-coller, en espérant souligner ici le conflit des interprétations à ce sujet…
« Personnellement, je n'ai pas vu ces guides mais je suis totalement contre [la prise de médicaments/la consultation de psys-] pour soigner ce type de maladie (sic, puisque les psys prétendent précisément qu'il ne s'agit pas d'une maladie).
Je peux témoigner des ravages qu'ils causent à cause de l'habitude d'en [prendre/consulter] : c'est une drogue et rien de plus. Ils ne règlent rien, je suis entièrement d'accord sur la déresponsabilisation qu'ils causent.
Ils ne permettent que d'endormir la personne pour faire comme si tout allait bien, celle-ci les utilisant pour “survivre”.
A force d'en prendre, il n'y a plus d'autres choix qui s'offre, et la personne finit par s'habituer à cet enfer, et surtout à ne pas aller au devant des difficultés.
Bien sur, il s'agit d'extrême, et pour certaines personne [les anti-dépresseurs/les psys] sont peut-être bénéfiques mais je pense qu'il faut quand même faire attention.
Par ailleurs, je considère que ces guides ne sont pas une surprise car aujourd'hui le monde est bien morose, et je pense aussi qu'il y a un risque que les gens extrapolent leur mal pour en faire une dépression. Le fait d'appartenir à un groupe est tellement plaisant, même s'il a une connotation négative.
En tout cas, je ne vois rien de plus beau [qu'une analyse de soi/qu'une auto-médication] naturellement sans artifices, tout en prenant ses responsabilités. On pourrait en apprendre des choses ! »
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Ce qui est clair, c'est qu'il n'y a pas de recette miracle ni de panacée universelle, et que la guerre des psy-psy n'est pas prête de s'arrêter !
à Network 23
De sugar
23H38 | 02/01/2008 |
On pouvait pas trouver mieux comme conclusion !
à sugar
De soffi
là bas, trés loin... | 22H14 | 02/01/2008 |
Personnellement, je n'ai pas vu ces guides mais je suis totalement contre la prise de médicaments pour soigner ce type de maladie
Avez vous déjà souffert de depression ? ?
à soffi
De sugar
23H32 | 02/01/2008 |
Je n'ai que 20 ans mais effectivement j'ai été assez dépressive pendant mon enfance. Malgré ce que j'ai dit dans mon commentaire, cela ne m'a pas empêché de prendre des médicaments de toutes sortes, qui m'apaisaient sur le moment non pas parce que c'était leur but, mais parce qu'ils avaient un impact psychologique.
Tous les jours je cotoie qqun de ma famille qui est dépressif, et voir cette personne prendre des médicaments pour s'enfoncer un peu plus dans une sorte de monde parallèle me fait halluciner. Je ne dis pas que tout est de la faute des médicaments, mais je pense qu'ils y contribuent. Et le pire, c'est quand on a l'habitude d'en prendre. Le mieux serait surement que les médicaments soient pris en complément d'un traitement psychologique pour justement éviter de tomber dans un cercle vicieux.
J'ai choisit cette position au vu de ce que je vis, car je considère que la volonté des hommes est plus forte que ce que l'on croit, même si elle ne peut pas tout vaincre.
Bref, je ne sais pas quel sous-entendu était présent dans votre question, donc j'ai peut-être répondu à côté !
à sugar
De soffi
là bas, trés loin... | 11H20 | 03/01/2008 |
Bonjour
Il n y a aucun sous entendu. Vous dites avoir pris des tas de médicaments, mais lesquels ? ?
La volonté n a rien à voir avec une dépression ! Un dépressif est conscient et lui dire « allez bouges toi, ne t écoutes pas, regardes autour de toi il y a des tas de gens bien plus malheureux etc… » lui feront plus de mal que de bien !
La vie réserve tellement de surprises ! Parfois, on est obligés de s assoir sur ses principes !
à soffi
De sugar
14H18 | 03/01/2008 |
Je ne comprends pas vraiment, je n'irai jamais dire à une personne dépressive qu'il suffit de se bouger et qu'il y a plus malheureux ! Il n'y a rien de pire ! Et la volonté, ce n'est pas dire ça à la personne !
Par contre, je suis totalement contre le fait de dire que la volonté n'a rien à voir avec la dépression ! La dépression, ce n'est pas comme une maladie telle que le cancer où là, il n'y a vraiment rien à faire à part prendre des médicaments, parce que tout est organique !
La dépression s'abat bien sur sur vous sans qu'on s'en rende compte, mais ce n'est pas une fatalité, là on peut faire quelque chose mais en étant actif ! Et l'activité nécessite de la volonté de la part de la personne !
Je ne dis pas non plus que les dépressifs sont des zombies, mais que certains ne se rendent pas compte qu'ils ne sont pas bien, ils ne veulent pas l'accepter. Et avant de pouvoir faire quoi que ce soit, il faut que la personne se rende compte de ça !
à soffi
De Lechat
esprit critique | 11H07 | 03/01/2008 |
Je pense qu'une personne qui dit etre contre la prise d'antidépresseurs n » a jamais été dépressive ……..
Il y a également des personnes qui pensent que lorsqu'on est dépressif il suffit de faire des efforts pour sortir de cette dépression ces personnes n'ont visiblement jamais été dépressives
Pour pouvoir parler de la dépression il faut l'avoir vécue
à Lechat
De sugar
14H05 | 03/01/2008 |
Si je réagis à cet article, c'est justement parce que je pense avoir une opinion dessus, non pas parce que j'ai envie de dire n'importe quoi juste pour faire polémique, mais parce que j'ai appréhendé quelque peu la dépression. Mais bien entendu, je répète que je n'estime pas connaître cela comme un professionnel, ni rien du tout. Je dis juste ce que je pense.
Je ne pense pas qu'il s'agisse de « faire des efforts » pour sortir de ça, comme s'il s'agissait de quelque chose de simple. Au contraire, peut-être le mieux serait de combiner la prise de conscience de la personne et la volonté de s'en sortir en allant voir un psy par exemple (ce n'est qu'un exemple parmi d'autres) à des médicaments (quand je parle de volonté de s'en sortir, il s'agit de dire que si la personne ne fait rien, c'est sûr qu'elle ne pourra pas aller mieux).
Ce qui est dangereux selon moi, c'est si une personne dépressive prend l'habitude de prendre des médicaments, si elle ne peut s'en passer, et si elle se contente de ça au lieu de véritablement essayer d'en sortir. Voilà, c'est tout, et je ne renie pas l'effet bénéfique que peuvent avoir les antidépresseurs. Il s'agit juste de ne pas tomber dans les excès. Je ne pense pas dire quelque chose d'horrible !
à sugar
De Angelica
17H28 | 03/01/2008 |
je pense qu'il y a ambiguité sur le terme de « volonté ». Il me semble que Sugar parle d'une volonté dirigée vers soi, celle de s'en sortir, de chercher les causes, pas juste de se lever et aller bosser. Il s'agit de la volonté de s'accrocher à la vie, malgré sa souffrance intense de vivre.
Comment aider quelqu'un qui n'a pas du tout envie d'être aidé ? c'est un autre débat.
De Ouranos
20H37 | 02/01/2008 |
Je me garderais bien de prendre position sur un débat qu'on ne peut absolument pas trancher de manière manichéenne. Mais il est amusant de remarquer à quels point les psychanalystes semblent sur la défensive ces derniers temps … Signe des temps ? Retour de bâton de l'influence démesurée des écoles psychanalytiques sur les sciences de l'esprit en France ? Euh … je me garderais bien de trancher …. ; o)
De gébé
20H40 | 02/01/2008 |
une phrase-clé du dernier paragraphe dans l'article :
« La loi du médecin référent oblige à passer par son généraliste. »
Bien sûr, mais absolument rien n'empêche un généraliste d'envoyer un patient chez le spécialiste.
Ne s'en privant pas pour d'autres pathologies (cardiaques, digestives, rhumatismales…) on ne voit pas pourquoi il n'adresserait pas dès que possible quelqu'un qui visiblement est en dépression - une maladie à part entière - chez un neuro-psychiatre, plus au fait des dérèglements mentaux, et mieux à même de porter un diagnostic et un traitement adapté.
Il semblerait d'ailleurs que la psychothérapie ne soit pas dévalorisée au profit du seul traitement médicamenteux. Seuls les psychanalystes semblent affirmer cela.
En définitive, il est dommage de voir s'instaurer des querelles de clochers, alors que seul la santé des patients importe, que ce soit par des moyens rapides (anti-dépresseurs + psychothérapie) ou longs (analyse).
à gébé
De JeanCardinal
20H54 | 02/01/2008 |
Un point à rappeler pour s'y retrouver un peu.
Les psychiatres sont des médecins, qui ont suivi un enseignement de spécialité en psychiatrie. Leur traitement est médicamenteux.
Les psychologues ou les psychanalystes sont des personnes ayant suivi un cursus de psychologie. Ils ne sont pas médecin et ne peuvent donc pas préscrire.
Un médecin généraliste adressera plus facilement un patient à un autre médecin qu'à un psychologue.
à JeanCardinal
De clodille73
travailleur social | 22H08 | 02/01/2008 |
encore une fois, pas si simple : on peut être médecin psychiatre ET psychanalyste, puisque pour pratiquer la psychanalyse la seule règle est d'avoir sois-même été psychanalysé et d'être supervisé par un autre psychanalyste. Les approches ne sont pas forcément antinomiques, elles peuvent être complémentaires.
à clodille73
De peut-être
15H18 | 04/01/2008 |
masturbation cérébrale…si c'est simple.
à JeanCardinal
De sery
14H51 | 03/01/2008 |
Il y carence grave en médecins psychiatres ; ds les structures hospitalieres c'est notoire mais aussi en libéral.Ceci se régule par les methodes expeditives des medecins hospitaliers etdes depassements d'honoraires souvent exorbitants pour les seconds (pratiquement jamais pris en charge par acune mutuelle)
Orienter les « deprimo-depressifs) vers la psychiatrie c'est les envoyer a l'abattoir ou a la ruine.
Il doit y avoir chute de la vocation en faculte
Il Est des alienistes intelligents, mais ils ne sont pas tres honnetes
Il en est d'honnetes , mais ils ne sont pas tres intelligents
Maintenant, il est aussi , heureusement des gens honnetes et intelligents, mais c'est peu compatible avec l'exercice de la psychiatrie
De m a i a
aquoiboniste | 20H59 | 02/01/2008 |
Article très intéressant quant-aux guéguerres de psys, qui se partagent la misère laissée à ces professions par les politiques de santé publique, les théories et les pratiques les plus diverses, le tout dans un maëlström de revendications de courants et d'intitulés de professions imbitable pour le commun des mortels.
Mais… quid des « malades » ,des « déprimés » ou des « dépressifs » comme chacun choisira de les appeler ?
Choisissent-ils leur méthode thérapeutique ? Sont-ils à même de faire ce choix justement, dans cette période de leur vie ? Comment différencie-t-on, si l'on est pas un peu versé dans ces disciplines, un psychothérapeute d'un psychologue, ou encore un psychanalyste d'un psychiatre, sans compter les multitâches (non c'est pas une insulte) qui sont parfois plusieurs choses à la fois ?
La campagne de « pub » a le mérite d'alerter et de faire savoir à tous que « ça » existe, que « ce » ne sont pas que des caprices ou des vues de l'esprit, un mal-être ou une mauvaise passe.
Et que ça peut se « traiter » : par des médicaments, et aussi par d'autres formes thérapeutiques.
On entend beaucoup les psys, moins les dépressifs…
Pourtant tous ne se cachent pas ; et savoir se reconnaître « malade » permet pafois de se découvrir, de réagir et d'avancer.
Je suis malade. Je me soigne depuis 13 ans. J'ai passé 6 mois en HP. Je n'en n'ai pas honte. Je vis très correctement, voire même intensément, malgré une forme chronique et endogène de dépression. J'ai usé de plusieurs formes de thérapies, et je ne sais toujours pas s'il y en a une meilleure qu'une autre. Je ne serai jamais guérie, et c'est pas un drame (sauf que je creuse le trou de la sécu, ok).
Alors les psys, soyez gentils, étudiez-nous, diagnostiquez-nous, tergiversez entre vous, mais laissez-nous dire et choisir ce qui nous convient pour vivre, ok ?
; -)
maia, deprime-time.
à m a i a
De peut-être
14H12 | 03/01/2008 |
(…) Comment différencie-t-on, si l'on est pas un peu versé dans ces disciplines, un psychothérapeute d'un psychologue, ou encore un psychanalyste d'un psychiatre(…)m a i a (CPE d'banlieue) : tout simplement quand tu passes à la caisse ! Le psychanalyste c'est pour les riches et les déprimites, mais quand tu es malade le psychiatre s'impose.
Freud prenait de la cocaïne et vivait à une autre époque ; et entre Freud et Lacan je préfère Henri Laborit.
De Les Ln au carré
démocrates sociales convaincues | 21H09 | 02/01/2008 |
Le « problème » de la dépression est certainement aujourd'hui une question de société. Si on vivaient dans une société où il existe un peu plus d'espoirs de lendemins qui chantent, on arriveraient à réduire le nombre de dépressifs.
De plus, la médication est souvent un vrai PIEGE A CONS, dans ce cas précis… Il ne devrait pas y avoir autant de facilités à avoir accès à ce type de médicaments ! Le fait de les utiliser de plus en plus fréquement montre surtout notre impuissance et notre méconnaissance de ces « problèmes ».
Quand au fait que les Psy s'indignent, pour une fois que je suis d'accord avec eux, il faut bien le souligner… Ils sont en contact direct avec les personnes dépressives, et qu'on le veuillent ou non, ils sont encore ceux qui connaissent le mieux les effets des médicaments qu'ils prescrivent, parce qu'ils les voient tous les jours. Mais je ne suis pas certaine que TOUS les psy pensent ce qui est dit ici…
S'ils disent qu'il y a risque de dérive dans ses campagnes d'« information », je suis bien obligée de dire que ce risque je le vois bien aussi…
De gébé
21H39 | 02/01/2008 |
il ne faut pas faire de confusions : ce sont tous des « psychothérapeutes », ceux qui soignent le mental.
mais seuls les psychiatres, ainsi que dit plus haut, sont d'abord médecins, spécialisés ensuite.
Le risque de cette campagne, c'est quand même, et effectivement, de faire aller consulter des gens mal dans leur peau, auxquels un généraliste prescrira des anti-dépresseurs.
à mon avis, ceux-ci ne devraient être donnés que par des spécialistes (psychiatres), après diagnostic de dépression vraie, accompagné d'une psychothérapie.
En ce sens les psychanalystes (qui n'ont pas eux l'obligation d'être médecins) n'ont pas tout à fait tort en disant que le seul médicament ne peut guérir.
il y a la forme et le fond.
La forme ce sont les symptômes de la maladie dépressive. Les anti-dépresseurs permettent de les atténuer, voire supprimer dans la plupart des cas.
Le fond, c'est le « pourquoi » de la dépression.
il est évident qu'il est absurde de vouloir traiter les seules conséquences sans s'attaquer à la cause. Et c'est bien sur là le risque de s'en tenir au seul généraliste et aux médicaments.
D'où la mise en oeuvre en parallèle d'une psychothérapie par le psychiatre.
Le rôle des psychanalystes, eux, n'est pas de délivrer des médicaments, mais de s'attaquer seulement au fond (l'analyse, qui peut durer des années), en pensant que les symptômes disparaîtront d'eux-même au bout de X… séances.
il me semble bien que le traitement de la cause et des conséquences simultanément soit quand même le plus rationnel…
à gébé
De tiburs
11H46 | 05/01/2008 |
Je ne comprend pas l'idee que le traitement biologique est insuffisant pour traiter quelqu'un souffrant de depression. Parfois il est suffisant. La psychanalyse ni les therapies comportementales n'ont le monopole du soin « de fond » de la depression.
Parfois il vaut mieux 6 mois d'antidepresseur et se soigner simplement sans exces d'introspection et de verbalisation. Tout simplement parceque on est plus a l'aise dans une demarche tres medicale et moins psychologisante (comme tout acte de soins une psychotherapie peut etre nefaste, donc le tout est d'en bien mesurer l'utilite).
Pour d'autres, il est preferable de faire une psychotherapie car cela correspond mieux a leur problematique. Tout est question d'evaluation precise du besoin.
En tous cas, je pense erroné de proner comme « un must » la combinaison medicaments+psychotherapie.
En psychiatrie tout est question d'adaptation à un patient particulier qui forcément n'est pas assimilable à une sorte de patient-type. Le gros danger des tentatives de reglementation des soins psys est de vouloir mettre en place des regles rigides avec une evaluation minimaliste et vite faite.
Un bon psychiatre se doit d'avoir une liberté d'évaluation et de choix dans les l'outils therapeutiques.
Pour finir je dirai qu'il y a une imperieuse necessite de renforcer la recherche en psychiatrie qui est le parent pauvre (pauvre parmi les pauvres il est vrai) de la recherche en France. Si on veut bien soigner les concitoyens il faut de vrais moyens pour des equipes formees à l'evaluation des pratiques de soins.
De compte supprimé14
21H39 | 02/01/2008 |
Les laboratoires pharmaceutiques ne sont que des philanthropes.
Dans le même ordre d'idées (ce n'est pas Lacan qui m'intéresse mais les vendeurs de médocs) : que dire de l'une des dernières campagnes de l'INPES (c'est nous) contre le tabac, financée en grande partie par Pfizer (http://www.inpes.sante.fr/TA/pdf/Tabactu83.pdf), lequel laboratoire est autorisé à commercialiser en France, depuis le début de l'année 2007, un médicament anti-tabac, le Champix, réputé efficace mais très controversé (cf. quelques mots clefs sur le Net). Drôle de coïncidence ! La pub précise, « parlez-en à votre médecin ». On imagine la campagne de publicité et de marketing direct faite, au même moment, auprès de ceux que l'on appelle dans le jargon marketing des « prescripteurs » (ceux qui font vendre grâce à leur statut, « le docteur a dit »).
Combien de membres du ministère de la Santé, de chercheurs de l'INRA, du CNRS ou de l'INSERM (pour ne citer que ceux-là), sont-ils obligés de manger leur chapeau (ou tout autre couvre-chef), juste pour récupérer des financements que l'Etat (c'est encore nous) ne lui donnera pas, trop préoccupé à concocter quelque nouvelle arme, bien massive ?
De Monsieur Grabeuz
... | 22H04 | 02/01/2008 |
Pourquoi faut il toujour tomber dans la caricature Psychanalyste contre cognitiviste… ?
L'étude du psychisme est bien plus large et s'ouvre sur des champs de domaines extremement variés (cybernetique, systemie, sociopsychologie, holisme, integratif, humaniste, etc…)
La depression est effectivment un vaste fourre-tout, et la brochure, est il me semble assez neutre pour interpeler la personne en souffrance sur son mal-être sans lui soumettre une réponse dogmatique (avec ou sans soutien médicamenteux). La psychanalyse est une des réponse parmi tant d'autres (thérapie béhavioriste, corporelle, thérapie de soutien, multimodal,…, et pourquoi pas peindre et faire l'amour d'ailleurs…).
Mais après avoir été dépossédé du traitement de la schizophrénie, de l'autisme et des phobies, certains (pas tous heureusement, seulement les talibanalystes dogmatiques) ont peur de voir que le grand public s'apercoive que la psychanalyse n'est pas toute puissante. Pauvre psychanalyse, elle mérite bien mieux que ses querelles conservatrices… Et pauvre dépressionS, elles méritent un autre débat (sur les causes par exemple et sur la société anxiogène et l'environnement pathologique en particulier) !
Monsieur Grabeuz, psychologue clinicien (qui n'a pas choisi son camp entre le tonton autrichien et le chien qui bave…)
à Monsieur Grabeuz
De Chou marin
kiné | 15H58 | 06/01/2008 |
Merci pour faire entendre votre voix, celle de la majorité de psys qui sont plus occupés a travailler et a réfléchir qu'a vociférer contre l'« ennemi ».
Si seulement on pouvait vous entendre plus souvent.
De soffi
là bas, trés loin... | 22H06 | 02/01/2008 |
bonsoir
J ai reçu le guide que vous citez (apres en avoir fait la demande sur le site). Pas tres interessant, basique… Une ballade en quelque sorte.
Je pense que l on ne doit pas mettre tout le compte de la depression, des tas de gens ont un coup de déprime mais ne souffriront jamais de depression.
C est bien d en parler, mais avec prudence ! Un diagnostic doit être établi de façon précise, et une thérapie en paralléle est recommandée.
C est comme lorsqu on a mal à une dent, l antalgique calmera la douleur, mais si vous n allez pas chez le dentiste, elle réapparaitra.
Derrière cette campagne, se cachent les grands labos pharmaceutiques, un énorme business pour eux.
La campagne anti tabac et tout son florilège de méthodes, de médocs pour stopper la cigarette est partie « en guerre » .
Depressifs et fumeurs, banzaiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
De glopglop70
22H16 | 02/01/2008 |
Tous les jours au travail on m'en demande plus. Tous les jours on me dit que ce que je fais n'est pas suffisant. Tous les jours des effectifs non remplacés et leur production répartie entre ceux qui ont encore la chance ( ? ) de travailler. De quoi devrais je me plaindre ? je fais partie de ceux là ! Ceux à qui l'on dit tous les jours qu'il faut travailler plus (pas gagner plus, travailler plus)…..
Alors dans ces conditions il est peut être normal de peter les boulons, de ne pas se sentir suffisamment performant. Le regard des autres c'est important et si quotidiennement on nous renvoie une image d'insatisfaction sur nous même….
Bref, j'ai craqué cet été et suis allé consulter rapidement mon médecin traitant : résultat 3 semaines de d'anxiolitiques sans arrêt de travail puis 3 semaines de congés salvateurs. Je suis rentré au boulot, très détaché et je ne me sens plus impliqué dans mon travail. Je fais au mieux ce que je dois faire et puis basta. Je refuse de travailler plus et de mettre la pression sur mes collègues : une équipe de 13 personnes dont 3 sont sous anti-dépresseurs et 2 prennent refuge dans l'alcool (sans pour autant être déja alcooliques… le risque est présent pourtant).
Pour résoudre ce mal-être ce n'est surement pas en alimentant ces minables querelles de spécialistes qui défendent leur bout de gras. Mais peut-être en rechercher la cause dans notre société matérialiste et individualiste, égoiste (« egoiste » le nom d'un parfum, « poison » d'un autre, étonnant non ? ). Le remède est probablement dans la lutte collective pour une société plus juste, plus humaine. Entrons dans les partis politiques et les syndicats de notre choix (car nous avons le choix) et apportons y un peu de nous même si nous pensons pouvoir les améliorer au lieu de toujours baver sur ceux qui revent de changer le monde et qui se laisseraient corrompre. Le cynisme c'est facile mais surtout cela fait le jeu de ceux qui ont le pouvoir actuellement et de manière si obscène.
Diable, battons nous pour une société meilleure de partage et d'entraide.
La vie, ce n'est pas la loi du plus fort, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire. La plupart des espèces qui ont survécu l'on fait grace à la vie en groupe et jamais en s'entretuant.