Pour les psychanalystes, la récente campagne du gouvernement fait la part trop belle aux théories comportementalistes.
Personne n'a pu y échapper. Au détour d'une rue, d'une pub à la télé, à la radio ou chez le médecin, la campagne du gouvernement contre la dépression vous est forcément tombée dessus au cours du mois d'octobre. C'est la première opération massive de prévention publique en la matière. Panneaux grands formats, spots multiples, site Internet et 500000 exemplaires d'un guide dispatchés en France, à l'attention des professionnels et de leurs patients.
« Dépression : savoir plus pour en sortir » : le ministère de la Santé et l »INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) ont déployé d'importants moyens pour, in fine, provoquer une nouvelle fronde des psychanalystes. Constat de départ du guide :
« Il existe une maladie qui touche plus de 3 millions de personnes en France, une maladie qui peut vous empêcher de parler, de rire, de manger, de travailler, de dormir ou de vous lever le matin, une maladie qui peut vous empêcher de vivre, cette maladie, c'est la dépression. »
De prime abord, l'initiative du gouvernement a l'air consensuelle. Mais pour beaucoup de « psy », il est impossible de concevoir la dépression comme une maladie, ce qui encourage l'usage de traitements médicamenteux tout en jetant le discrédit sur des pratiques telles que la « psychothérapie ».
Bref, la campagne fait réapparaître la grande fracture qui divise le monde des « psy » et qui oppose les tenants de la psychanalyse (freudiens, lacaniens) aux héritiers de l'association de psychiatrie américaine (appelés comportementalistes et cognitivistes).
Les premiers accusent les seconds d'avoir glissé dans la campagne gouvernementale leur idéologie biologisante, médicalisante et normalisante. Les seconds se défendent d'avoir la mainmise sur la campagne.
Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste (gendre de Jacques Lacan et qui revendique le monopole de son héritage intellectuel) s'est posé en chef de file d'une virulente contre-campagne au sein de sa revue Le Nouvel Âne et à travers des colloques intitulés « Résister aux cognitivistes » (il n'a pas souhaité répondre à nos questions).
La guerre intestine au « monde psy » relève d'un débat d'experts difficile à vulgariser, mais qui a des conséquences concrètes sur la manière dont on appréhende l'homme, sur l'importance qu'on accorde au psychisme dans ses souffrances et sur les solutions que l'on apporte à son « mal-être ».
Les lacaniens/freudiens centrent leur travail sur le sujet et sur l'origine inconsciente et traumatique de ses problèmes. Ils promeuvent la psychanalyse, au cours de laquelle l'individu use de la parole pour aborder ses problèmes.
A l'inverse, les comportementalistes n'interviennent pas sur les origines des maux, mais travaillent au traitement des symptômes qui en découlent. Ils s'appuient sur des classifications médicales établies par la psychiatrie américaine à travers un manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV). Leur courant est lié à l'apparition et au développement des traitements psychotropes.
Lilia Mahjoub, présidente de l »Ecole de la cause freudienne et membre du conseil de l'association mondiale de psychanalyse, porte un regard critique sur la campagne du gouvernement :
« La dépression devient une sorte d'entité fourre-tout où les “malades” sont incités à consulter leur médecin généraliste pour que celui-ci leur prescrive des antidépresseurs. »
Marie-Jean Sauret est psychanalyste et professeur de psychologie clinique à l'Université de Toulouse II le Mirail :
« Tout ça part d'un préjugé : c'est l'organisme qui détermine le comportement. Le guide affirme que la dépression est une maladie. Alors on donne des médicaments, les symptômes disparaissent et on vous dit : “Vous voyez que c'est biologique.” Or on ne sait pas s'il existe une maladie.“L'humain doit parler, donner un sens à ce qu'il vit. La dépression survient dans le rapport au monde du sujet. Les médicaments ne rendent pas au sujet un sens à sa vie même s'ils tamponnent son angoisse, sa fatigue, son agressivité, même s'ils inhibent ses symptômes. Personne n'est réductible à son organisme.”
Colette Soler appartient à l »Ecole de psychanalyse des forums du champ lacanien. Elle estime que la campagne de prévention est une « campagne de production de la dépression » :
Pour elle, « cette campagne est la pointe de l'iceberg (…) d'un mouvement idéologique scientiste et réducteur (dans lequel) la psychanalyse est directement ciblée » :
Le débat dépasse la simple critique faite à la campagne de prévention. Pour Marie-Jean Sauret, la montée en puissance des idéologies comportementalistes et cognitivistes est révélatrice d'une évolution plus globale de la société. Une évolution qui expliquerait, en outre, la multiplication des passages à l'acte suicidaires et des états dépressifs :
« Dans le monde contemporain, il y a une montée surpuissante de la dépression. Elle sera bientôt la première cause de décès chez les jeunes. Ça traduit notamment le rejet d'une société de surconsommation. L'individu n'accepte pas que le désir soit capté par la consommation d'un objet. La dépression est alors la protestation logique du sujet contre la façon dont le monde contemporain le traite. C'est une manière de sauver sa singularité. Le capitalisme a besoin de réduire l'homme à un objet du marché. Nous sommes formatés : on veut la pilule du bonheur, il n'y a plus de place pour l'inconscient. »
Jean Cottraux est psychiatre. Il est l'un des auteurs du « Livre noir de la psychanalyse » (2005), un ouvrage qui contredit les théories psychanalytiques et qui a marqué la montée en puissance de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en France. Pour lui, la campagne du gouvernement est tout à fait « neutre » :
Aude Caria est également l'une des auteurs du guide. Psychologue et responsable de la Maison des usagers du CHU de Saint-Anne, elle s'étonne de la polémique suscitée par l'ouvrage :
« Je ne reconnais pas ce qui est reproché au guide. Jacques-Alain Miller est parti en croisade. Il attribue au guide et à ses concepteurs des intentions qu'ils n'ont pas eues. La seule philosophie du guide est celle d'avoir une vertu pédagogique. »
Selon elle, le guide ne donne en aucun cas la préférence aux traitements médicamenteux :
« Le guide ne dit pas : allez demander du Prozac à votre médecin. (…) La place de la psychothérapie est clairement reconnue et si le guide revient souvent sur le rôle des médecins généralistes, c'est parce qu'ils sont les premiers prescripteurs d'antidépresseurs. (…) Est-ce que ça médicalise la dépression ? Oui, en quelque sorte… Mais qui aller voir sinon ? La loi du médecin référent oblige à passer par son généraliste. »






















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De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
19H52 | 02/01/2008 |
Je m'inscris en faux, je n'ai vu aucune de ces pubs et je m'en félicite.
Il ne nous manquait plus que le dernier volet de la main-mise sarkozyste sur la société : les psys. On est carrément dans la mouise.
Au fait, qui osera dénoncer à haute voix que la France est le pays d'Europe qui interne le plus ?
Qui osera rappeler que l'Italie a aboli les murs des asiles alors que la France ne cherche qu'à remplir les siens pour occuper des lits ?
Qui osera dire que l'industrie pharmaceutique s'en met plein les poches avec les neuroleptiques et les tranquilisants et que ce sont les Français qui en consomment le plus au monde faisant la fortune des groupes pharmaceutiques ?
Qui osera dire que pour vendre plus de psychotropes il faut des citoyens dépressifs et les maintenir dans cette dépression pour vendre plus ?
Chômage, mal-vivre, voilà les clés d'un « bon » asservissement des masses. Avec ces deux clés, tu contrôles tout.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De ChrisDeLambe
21H28 | 02/01/2008 |
Moi j'ai reçu cette pub.
La France ne cherche qu'à remplir ses lits ? Alors qu'une des raisons qui fait qu'il y a de plus de plus de SDF dans la rue et des problèmes de délinquances c'est justement que les personnes avec des problèmes de personnalité ne sont pas suivies car les budgets hospitaliers sont réduits année après année ? Elles sont laissées dehors. Renseignez vous sur les chiffres avant de parler.
Et oui les français sont champion du monde de la consommation de tranquilisants. A cause du mal-vivre, du blocage de la société et du sentiment de non prise en compte de la parole, le sentiment d'être pris pour une chose, pour une machine de production, une moyenne, un chiffre, un point dans un nuage statistique, pour un homo economicus et point barre.
à ChrisDeLambe
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
22H06 | 02/01/2008 |
Précisément, vous le confirmez. Et vous pensez qu'une prise de médicaments pourra régler le problème de la précarité, du chômage, de l'exclusion ? Allons, un peu de lucidité. Pensez-vous faire admettre au plus grand nombre que la place des SDF est dans les asiles ? ?
Disons le carrément, si demain il n'y a plus de malades et de dépressifs, vous êtes au chômage. Si demain il n'y a plus de SDF, ce sont des milliers d'emplois qui disparaîtront. Ca vous rappelle un sketch ? Normal. Les humoristes connaissent aussi la vie.
Et en ce qui concerne les chiffres, croyez le bien, si j'en parle c'est que je les connais. Et j'en parle, en connaissance de cause, donc. Et parce que je vis dans une démocratie, et que nul ne me fera taire. Pas même avec des médicaments.
A bon entendeur.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Stalker256
16H11 | 03/01/2008 |
comptecommun voyons ! je croyais qu'il avait été établi, dans un autre fils de discussion, que votre haine des médecins vous empeche de tenir des propos sensé.
Vous faites un peu comme sarkozy en fait, vous affirmer quelque chose qui est evidement faux, mais vous le faite en disant « si j'en parle c'est que je les connais. Et j'en parle, en connaissance de cause, donc »… et c'est vrai que ça passe beaucoup mieu !
Treve de plaisanterie : de toute évidence vous ne connaissez pas les chiffres. Dire qu'il y a trop de lit en france, et ce quelque soit le service d'ailleur, c'est une aberration, et pour le coup tout les psy (cognitivistes ou freudien seraient pour une fois d'accord) sauteraient au plafond.
Pour mettre quelqu'un à « l'asile » (puisque c'est comme ça que vous appelez l'HP), il y a environs 3 mois d'attente si la personne est dangereuse et surement plus si elle ne l'est pas. C'est long 3 mois d'attente (pour un suicidaire).
Enfin, une étude montre que pres du tiers des SDF présentent des troubles de la personnalité (une autre étude affirme 50%).
Et pour finir, « si demain il n'y a plus de malades et de dépressifs », je serai peut etre au chomage, mais je n'en serai pas plus malheureux, bien au contraire.
++
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De letsgonice
22H41 | 03/01/2008 |
Puisque vous prétendez connaître les chiffres, que faites-vous des 15.000 morts par suicide et par an en France, concommitamment aux 150.000 tentatives de suicide en France par an ? !
Ajoutez à cela que nous sommes toujours les « number one » au monde en matière de consommation d'alcool par an et par habitant… ça vous éclaire un peu sur l'urgence du problème ou pas du tout ? ? ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De jm1943
retraite bordeaux | 22H23 | 04/01/2008 |
c'est vrai que la democratie ,c'est cause toujours.
à ChrisDeLambe
De pablico
12H44 | 03/01/2008 |
<< Le capitalisme a besoin de réduire l'homme à un objet du marché. Nous sommes formatés : on veut la pilule du bonheur, il n'y a plus de place pour l'inconscient.>>
Si j'ai bien compris l'esprit tue (rend malade) le corps.
Donc on veut soigner l'âme, avec des pilules.. étrange.
Je comprendrai qu'on le soigne avec de la « philosophie », des activités cognitives, un spy, enfin quelqu'un qui essaye de vous aider en dédramatisant, en vous montrant qu'il y a d'autres solutions, d'autres rêves.
Peux-t-on soigner l'esprit ?
on aurait alors des pilules pour soigner la bêtise, les fanfarons, les avares, les dépensiers, les joueurs, les menteurs, les vicieux, et j'en passe et des meilleurs !
Notre inconscient est-il déphasé avec la réalité ?
Mais quelle réalité ? celle qu'on croit voire, ou qu'on voudrait voir, ou celle qu'on nous montre (donc inexacte) ?
je m'arrête ! ! je commence à déprimer..
à ChrisDeLambe
De gérare
photographe | 14H10 | 03/01/2008 |
Quand les enfants gâtès commencent à se rendre compte qu'ils vont vivre comme le tiers monde , il y a de quoi prendre des anxiolitiques .
Va falloir inventer face au désastre annoncé .
Lorsque l'on se prend pour le centre du monde et que l'on se rend compte qu'on est le centre de la connerie ,
y a de quoi consommer des tranquillisants .
Point barre .
à ChrisDeLambe
De gérare
photographe | 14H15 | 03/01/2008 |
Lorsqu'un pays se prend pour le centre du monde ,
imbu de sa personne , y croyant dur comme fer ,
et qu'il se rend compte qu'il est le centre de la connerie ,
il y a de quoi prendre des antidépresseurs .
Point barre .
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 06H31 | 03/01/2008 |
Bientôt la pratique d'une religion qui donne de l'espoir sera obligatoire : )
Non mais sans blague, avec le travailler plus pour bousiller plus sa famille, on va droit dans le mur.
Avec le culte de l'individualisme, l'éclatement de la famille, de la vie de quartier, la solitude, on n'a pas fini de voir des dépressif dans notre beau pays !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De gérare
photographe | 12H17 | 03/01/2008 |
Vous avez raison contre courant ,
« si vous êtes mal c'est que vous êtes malade » ( sarkopub gouvernementale )
C'est pas vrai .
Il est vrai que je peux être malade et avaler mes antidépresseurs si vraiment je souffre atrocement .
La souffrance psychologique est la plus grande des souffrances.
Le mental est le poison .
Le corps que nous avons peut nous libérer de ce mental .
La grande idée du pouvoir et des médias est de gérer et rentabiliser la peur car ils savent que ça marche ,ils connaissent la peur , mais ils savent que l'on peut atteindre le pouvoir et y rester en gérant cette peur avec intelligence .
Peur fondamentale de mourir ? Pourquoi pas .
Notre civilisation a toujours rejeté la mort , on en parle pas , c'est tabou , et pourtant c'est la seule vérité que nous connaissions.
Cette peur est utilisée par nos charmants prédateurs politiques .
Peur des terroristes , peur du chômage , peur des autres , peur d'être malade , peur de manquer , peur pour nos enfants , pour le futur ,
PEUR , PEUR , PEUR , à toutes les sauces .
Ensuite , on se demade pourquoi nous ne sommes pas bien .
Nous travaillons comme des ânes , nous nous asseyons devant la télé , sans conscience de nos vies d'êtres humains .
Lobotomie de nos vies .
La joie de vivre simplement de fait pas partie du discours publicitaire marchand et politique .
Regardons notre chef vivre et nous remarquerons que ça n'a pas l'air d'être simple pour lui .
C'est un malade .
Soyons amoureux , soyons vivants dans le choix de nos vies .
Jetons la télé et le gavage systèmatique des conneries ambiantes .
Soyons conscients de la merde qui nous bourre le crâne . Nous avons tous les moyens de vivre pleinement .
Les temps sont durs ?
La vie n'est peut être pas faite pour être aussi simple et basique que notre président .
Prenons conscience .
Conscience .
La vie et belle , soyons rebelle .
Bonne année à tous .
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De tiburs
11H28 | 05/01/2008 |
En france on ne cherche qu'a remplir les asiles ?
Heu, franchement je ne vois pas comment car tous les hopitaux psychiatriques ont des lits qui ferment progressivement faute de personnel.
Par contre il est exact que certaines directions d'hopitaux demandent a leurs services de psy de faire du remplissage de lits. Mais là on parle de 2 ou 3 lits de difference.
Donc on ne peut pas accuser les psychiatres francais de remplir pour remplis.
Autre erreur : les psychotropes ne rendent pas depressifs. Mal prescrits ils sont dangereux c'est sur. Mais sinon ils servent a sortir des personnes de leur maladie.
De Rouille_Encagée
Citoyen du monde | 20H17 | 02/01/2008 |
Sous prétexte que ça ne va pas dans le sens de la psychanalyse, c'est scientiste ? C'est affligeant de faire des raccourcis comme ça. Mais c'est vrai que quand on est ancré dans des convictions, il est dur de s'en défaire, ça remettrait trop de choses en cause… Chacun veut défendre son steak, c'est l'essence de la vie, la lutte ; la vérité, on s'en fout bien sûr ! (ironie)
De marie 75
20H22 | 02/01/2008 |
la loi du médecin référent n'oblige pas à passer par son généraliste pour aller voir un psychiatre.C'est une erreur que de l'affirmer. C'est un des derniers droits du malade que de pouvoir aller voir un psychiatre sans passer par son généraliste.
BUT …
En cas de réel mal de vivre, de symptome grave,(et non de déprim légère) il faut aller voir un psychiatre qui, s'il le juge utile, saura engager un patient vers une psychothéapie ou une psychanalyse si nécessaire.
Tout n'est pas lié à un trouble de la prime enfance…
Le cerveau - comme tout organe - peut se mettre à « déconner ». Et cela se soigne ! Et avec des médocs ! Il faut déstigmatiser les problèmes psychiques. Le seul toubib spécialiste ? Le psychiatre, voire le neurologue (en étape 2, si gros problèmes).
Ce manuel sur la dépression (je l'ai lu) n'est pas « orienté » comme voudrait l'indiquer J.A. Miller qui recommence la bataille du livre noir de la psychanalyse. Si c'est pour un coup de pub, qu'il le dise !
Ce manuel n'est pas génial, mais permet à tous d'approcher des troubles psychiques et de leur traitement.
Pas de manip pro TTC dans tout cela !
Pas de manip de labos pharma !
La déprim n'est pas le fonds de commerce des psychanalystes !
La déprim peut être les prémices de symptômes plus profonds que -seuls - peuvent découvrir un psychiatre.
Par contre, la parole et l'aide psy…. peut s'avérer utile, mais il ne faut pas louper le diagnostic médical. Donc….
Après ou si on a des bleus à l'âme (on en a tous) … on peut aller papoter, comme Woody Allen, avec son psy.
Ca ne peut pas faire de mal.
Et on peut y améliorer sa syntaxe de vie !
à marie 75
De Nya
technicienne informatique à Grenobl... | 20H39 | 02/01/2008 |
Je rejoinds tout à fait Marie75. Pour avoir vu les spots de cette campagne, ils incitent à consulter s'il y a un problème. Moi je les ai trouvé plutôt neutres. Je trouve un peu abusif de tout de suite monter au crénaux.
à Nya
De jm1943
retraite bordeaux | 22H37 | 04/01/2008 |
plus tard il sera peut etre trop tard
à marie 75
De mqargot
21H47 | 02/01/2008 |
Guerre de psy ?
Ce qui est certain, il y a des suicides reconnus en accident de travail. Et cela coûte cher …. Alors….
A moins de dépénaliser et de déresponsabiliser….on s'attaque a une « divergence » de psy et je pari que on lira que c'est la faute des dépressives……et tant que faire une franchise…
Pour marie 75,
Pour être remboursé par la CPAM, il faut passer par le médecin traitant.
à mqargot
De gerard2
flicaillon retraité | 22H38 | 02/01/2008 |
Non, pas pour le psy…
à gerard2
De Stalker256
16H19 | 03/01/2008 |
La CPAM rembourse 70 % des honoraires (moins 1 euro) c'est à dire environ 27 euros auxquels la plupart des mutuelles à 100 % du tarif de convention ajoutent environ 12 euros.
Soit 39€ sur 40 (prix d'un psy secteur 1 sans dépassement).
Mais il y à aussi des psy secteurs 2 (qui tournent en moyenne à 70€) et la si on ne passe pas par le médecin traitant la mutuelle (meme la meilleur) rembourse mal (j'ai plus le chiffre en tete, mais y'a au moins 10-15€).
Enfin en ce qui concerne les étudiants, il y à un nombre limite de consultation remboursé, les autres étant remboursé que par la CPAM.
Bref, mieu vaut passer par le medecin traitant si on veux se faire rembourser par sa mutuelle.
à gerard2
De letsgonice
22H53 | 03/01/2008 |
Pour les patients de plus de 26 ans qui consultent le psychiatre en passant par le médecin traitant, la CPAM remboursera 70%, alors que s'ils ne passent pas par leur médecin traitant, la CPAM ne rembourserait plus que 50%… et pour les mutuelles, elles sont obligées de pénaliser aussi, en remboursant certes, mais moins !
à marie 75
De le Taiseux
de Ceux qui marchent debout | 08H58 | 03/01/2008 |
Je m'intéresse à la dépression depuis que j'en souffre pour être bipolaire, ou maniaco-dépressif selon l'ancienne appellation. Cette maladie, inscrite au DSM IV, est considérée à juste titre comme une affection de longue durée. Dans cette maladie, la dépression peut aller jusqu'à la mélancolie, dépression extrême qui peut être définitive.
Et les psychanalystes sont incapables de soigner cette maladie, car on parle bien de soins. La dépression, dans ce cas, est d'origine génétique et sans un traitement médicamenteux, éventuellement allié une psychothérapie, le malade n'a pas une chance de se stabiliser.
Je ne parle pas de guérison, la maniaco-dépression est incurable, mais de soins. Nier que la dépression puisse être une maladie relève pour moi de l'aveuglement. Mais je ne chercherai pas à convaincre les lacaniens, le seul courant représenté dans l'article, et pour lesquels contester Lacan est déjà un symptôme méritant une psychanalyse.
Je suis d'accord avec Marie, seul un psychiatre, et un bon, pourra correctement diagnostiquer une personne en état dépressif et éventuellement proposer une alliance thérapeutique.
à le Taiseux
De Arnaud Aubron
Rue89 | 10H27 | 03/01/2008 |
Bonjour,
Au passage, je ne peux vous laisser dire que les Lacaniens sont seuls représentés dans cet article, alors que deux représentants de l'école comportementaliste ont été interviewés et leurs propos retranscrits.
Peut-être, je l'admets, les uns sont-ils plus présents que les autres, car ils sont ceux qui portent la critique, mais je pense que chacun a pu ici s'exprimer. J'ajouterais même que chacun est invité à s'exprimer à nouveau dans ces commentaires.
à le Taiseux
De Crispus
13H37 | 03/01/2008 |
ça se reconnait à quoi, un « bon » psychiatre ?
à Crispus
De letsgonice
23H00 | 03/01/2008 |
A ce que vous pensez de lui en matière de qualité d'écoute, de restitution pour les questions que vous lui posez et, de qualité de la réponse thérapeutique que vous ressentez… Et quand même et surtout, par sa capacité à vous aider en cas de pensées voire de projets suicidaires…
à Crispus
De marie 75
13H27 | 04/01/2008 |
un bon psychiatre ?
il prend son temps, il vous écoute, il ne vous file pas le dernier médoc à la mode, il vous donne un rdv assez proche pour voir comment vous supportez le traitement, il vous donne son tél ou son mail pour l'appeler en cas d'urgence, il vous explique ce qui « dysfonctionne et pourquoi » (le cerveau est une mécanique comme une autre, mais nettement plus compliquée), il vous implique dans le traitement en vous expliquant le fonctionnement de la molécule, il vous donne l'adresse d'un psy ou autre aide si vous le demandez, il ne vous traite pas comme « un malade mental ».
Il a avec vous un rapport d'égal à égal !
Vous devez vous sentir en confiance !
Si c'est un de vos proches qui va mal, accompagnez-le.
La porte n'est pas si facile à franchir ! Eventuellement une partie du RDV se passera avec vous. L'avis de l'entourage est important : non pas pour l'enfoncer, mais pour l'aider ! Un bon psychiatre saura vous aire sortir pour papoter tranquille ou vous garder s'il le juge utile.
Pour le trouver, compter sur le bouche à oreille, les sites d'aide aux patients (genre argos 2001, Unafam…), votre généraliste (s'il est un peu formé).
Ne pas hésiter à en changer : ce n'est pas le bon dieu !
Il faut trouver psychiatre à son pied et bien communiquer avec lui !
De Iris2
10H04 | 03/01/2008 |
Tout à fait d'accord ! Je suis une ancienne dépressive qui,coup de tonnerre dans un ciel serein,a fait un épisode délirant.Heureusement j'ai été immédiatement soignée par un neurologue et psychiatre qui est un humaniste.Médicaments pour sortir de la phase critique,puis psychothérapie ET médicaments,pourquoi opposer les deux ? Une psychanalyse ne m'intéressait pas du tout,pour des raisons philosophiques,si l'on veut.Je ne me sens pas comme une masse d'affects déterminés par mon inconscient…Pour s'en sortir,il faut,selon moi,trouver de l'empathie et une grande compétence médicale chez son soignant.Après,on réfléchit seule sur sa vie,comme une grande,on sait que la question de l'inné et de l'acquis dans le surgissement de la maladie(c'en est une,on peut en mourir bêtement ! )n'aura jamais de réponse scientifique. J'ajoute que malgré les souffrances,je ne regrette pas d'avoir frôlé le gouffre,on en sort plus riche.Merci à mon entourage qui m'a supportée et sans lequel,la guérison aurait certainement été difficile,sinon impossible,quels que soient les moyens employés.
à Iris2
De Axe_du_mâle
étudiante | 12H17 | 03/01/2008 |
j'ai vécu une dépression et frôlé le gouffre aussi et je suis d'accord,la solution est dans le compromis entre la psychanalyse et le traitement médical.
Mais c'est très difficile, comment s'orienter ? ? ? ? ?
Personnellement je suis allée consulter un psychiatre qui a voulu me ranger dans la case « maniaco-dépressive », ce qui s'est révélée très dangereux !
(je ne suis pas maniaco-dépressive)
Ensuite, hospitalisée, les médicaments m'ont calmé mais ont effacé l'origine du mal-être, d'où la dépendance par rapport aux médicament et le mal-être toujours présent.
Puis j'ai consulté une psychiatre, je pleurais toute la journée et ne dormais plus.
Enfin j'ai consulté une psychothérapeute qui m'ai prendre de conscience du rôle de l'inconscient et de l'origine de mon mal-être.
J'ai consulté 4 psychiatres, aucun n'a su m'expliquer pourquoi j'allais mal ! un tel parcours peut-être fatal !
Et il semble très important de ne pas s'arrêter à la prescription de médicament qui ne règle rien.
je ne suis vraiment pas certaine que cette campagne règle le problème de savoir comment s'orienter : les généralistes ne sont pas en mesure de dépister les dépressions ! ! !
(le mien n'a rien vu)
Aussi se pose la question de l'eficacité du système psychatrique français.
et s'il est très difficile de trancher entre comportementaliseme et psychanalyse, il ne faut pas simplifier ce qui mène il me semble à opposer ces 2 approches ce qui n'est pas si évident.
à Axe_du_mâle
De abapu
15H12 | 03/01/2008 |
j'ai eu cette expérience aussi
- c'est vrai que ça n'est pas simple quand ça vous arrive
- Colette Soler a raison de dire qu'il ne faut pas trop vite nommer un mal ; l'effet du langage, ça existe !
- les médicaments, il y a des moments où ils sont nécessaires
- parler, c'est bien, mais ça ne suffit pas
- celui (celle) qui peut reconnaitre et accepter qu'il ne va pas bien et qu'il est agit quelque fois malgré lui, peut alors découvrir et se heurter à ce qu'on appelle l'inconscient (là le comportementalisme ne peut rien)
- certains psychanalystes, parce qu'eux-mêmes ont suffisamment avancé dans leur chemin analytique et qu'ils travaillent régulièrement au sein d'une Ecole, sont les mieux placés pour nous pousser à trouver comment mettre notre désir à sa bonne place ; et ça ne se présente pas pareil d'une personne à une autre…
- il faut trouver à la fois en soi une motivation continue et et chez le psychanalyste une compétence (rare)
- dans ces conditions là, une psychanalyse opère et c'est une grande chance
à marie 75
De Photine
13H34 | 03/01/2008 |
Si, il faut passer par son médecin traitant pour aller consulter un psy remboursé par la sécurité sociale.
extrait Améli (site assurance maladie)
D'autre part, vous pouvez consulter directement un gynécologue, un ophtalmologue ou pour les 16-25 ans, un psychiatre ou neuropsychiatre sans passer par votre médecin traitant.
Mais si on connait bien son médecin traitant, un simple appel tel peut suffir pur obtenir son accord.
http://photine.blog.lemonde.fr/
à marie 75
De le-concombre-masqué
15H43 | 03/01/2008 |
Effectivement, je suis moi-même intimement convaincu que des troubles psychiques peuvent avoir comme origine une déficience physiologique du cerveau. Grâce à l'IRM et aux recherches d'Antonio Damasio on sait que nos émotions dépendent de certaines aires du cerveau ; cortex, amygdale, lobe temporal …
Les médocs inhibiteurs de recapture de sérotonine sont trés efficaces pour combattre des phobies et autres nuisances en régulant l'activité du systéme nerveux central.
S'il y a un déséquilibre d'un neurotransmetteur, cela concerne l'humeur et la gestion des émotions, c'est la capacité à réagir à autrui qui s'en trouve amoindrie et c'est finalement la direction de notre vie qui en est affectée.
Je ne pense pas qu'il suffise de chercher dans notre prime enfance d'éventuels méandres d'ordre sexuels pour guérir des pathologies décrites ci-dessus.
Si l'on est myope, on le reste toute sa vie. Seules les lunettes et maintenant le laser permettent de corriger ce défaut. Si l'on a une déficience d'hormone, aujourd'hui des molécules chimiques existent pour les réguler. Il faut avoir vécu une dépression pour apprécier sa guérison et qu'importe s'il faut réguler chimiquement ad vitam tels les déficients thyroidiens.
Lorsque l'on abolit les émotions parasites et paralysantes , on peut enfin se consacrer à l'essentiel. Alors les querelles de clocher de la famille Miller c'est de l'accessoire. Les chiens hurlent, la caravane passe.
jfs
désolé pour le pseudo, j'ai manqué d'imagination