Des témoignages glaçants circulent sur les blogs kenyans après les massacres qui ont suivi l'élection présidentielle truquée.

Photo : une victime des affrontements ethniques à Nairobi mardi (Stringer/Reuters).
Trois cents, quatre cents morts ? Peut-être plus ? Le Kenya n'avait en tout cas jamais connu de telles émeutes depuis son indépendance en 1963. Inédits, ces massacres se sont déclenchés à l'issue d'un scénario cependant classique : une élection présidentielle tellement truquée, pour assurer au président sortant Kibaki un tranquille second mandat de cinq ans, que même la Commission électorale n'a pas pu l'avaliser.
Révoltés, les partisans de son principal opposant Raila Odinga (un Luo qui pense qu'une « nation dirigée selon des critères ethniques est une nation en guerre avec elle-même ») s'en sont alors pris aux Kikuyu, perçus comme les suppôts d'un pouvoir corrompu et illégitime.
Alors que la police a été appelée en renfort dans certaines zones du centre du pays, revue de blogs qui témoigne de la violence qui a saisi la rue kenyane. D'après un dernier bilan, ces heurts ont fait au moins 299 morts.
Barrages et chasses à l'homme sur une base ethnique
Le blog de Daniel Lipparelli, un humanitaire vivant au Kenya, fait froid dans le dos. S'il ne se sent pas personnellement menacé, cet Américain rapporte plusieurs témoignages glaçants :
« Nous avons un autre ami, un Kikuyu qui vit à Eldoret. Sa femme, leur fille et lui sont enfermés chez eux. Ils n'ont pas ouvert leur porte depuis trois jours. Je lui ai parlé hier soir, et il m'a dit qu'il pouvait entendre des gens tués autour de leur maison, et pouvait voir de sa fenêtre des maisons incendiées.“Il avait réellement peur hier soir. Il ne savait pas s'il survivrait à cette nuit. La protection de la police n'est pas suffisante. Il dit qu'il a un endroit sûr où il peut se rendre, mais c'est de l'autre côté de la ville, et même s'il parvient à sortir et à trouver un taxi, il y a des barrages sur les routes pour bloquer les Kikuyus.
‘Je l'ai rappelé ce matin, et il m'a dit que la situation était toujours difficile, et qu'il pouvait voir d'autres maisons en flammes. Il nous a demandé de prier pour lui.’
Certains internautes, écrit Lipparelli, ont critiqué le ton alarmiste de ces posts. Voici sa réponse :
‘Des gens se font tuer à travers tout le pays et ce n'est pas fini. Je ne peux pas poster une note sur mon blog pour dire que tout va bien quand j'ai des amis kenyans qui tentent de sauver leur peau.Tout ce que je peux dire, c'est que si les posts de mon blog vous sont insupportables, ne les lisez pas. Je me suis engagé à écrire la vérité, et de m'en tenir aux faits. Si je ne sais pas que c'est un fait, je le dirai.’
Un autre expatriée américaine, Meredith Lopez, missionnaire à Kitale, raconte sa journée d'hier. Là encore, le récit fait état d'un réel climat de peur dans la population :
‘Moins d'une heure après ma conversation téléphonique avec Paul, un autre ami vivant à Eldoret m'a appelé. Il était survolté et je pouvais à peine le comprendre, il sanglotait. Voici notre conversation : - Tony : Mary, je t'appelle pour te dire au revoir. Ils brûlent nos maisons, ils arrivent, ils vont me tuer, je suis un Kikuyu, je vais mourir.
- Moi : Ça va aller Tony, va dans un endroit sûr (j'entends des cris et des hurlements dans le fond).
- Tony : Mon dieu Mary, ils arrivent, ils nous encerclent, ils arrivent…
(Communication interrompue.)Je rappelle : - Mary : Tony, où es tu ? Que se passe-t-il ? (toujours des cris dans le fond).
- Tony : Ce sont les [nom d'une autre ethnie]. Ils ont des lances et des flèches, ils sont après nous. Mon dieu Mary, mon dieu… Prie, ils arrivent, ils sont tellement nombreux.
- Moi : Enfuis toi, cours aussi vite que tu peux.
- Tony : Je dois partir (il crie, cherchant à reprendre son souffle tout en courant).
(Le téléphone s'interrompt.)’
Tony et Paul, apprend-t-on plus loin, sont toujours vivants. Cachés, mais vivants.
La réponse des autorités : loi martiale et ordre de tirer sur les manifestants
Myriam Clerge, du site Impunity Watch Reporter relate les premières mesures prises par les autorités de Naïrobi :
‘Alors que les émeutes s'étendent à travers le pays, le gouvernement a pris les premières mesures pour imposer la loi martiale dès dimanche soir, en interdisant tous les médias émettant en direct.La police, qui surveille l'application d'un couvre-feu de 6 heures du matin à 18 heures, a dit à Associated Press qu'elle avait reçu l'ordre de tirer pour tuer (shoot to kill). Ces ordres ont divisé les forces de police, dont de nombreux officiers sympathisent avec les manifestants.’
Le blog de Kumekucha raconte par le menu le processus électoral, ses entorses et la révolte -presque inattendue- de plusieurs membres de la Commission électorale qui ont refusé de couvrir les nombreuses fraudes constatées par des observateurs indépendants.
‘Et maintenant, une bombe. Hier, quatre membres de la Commission électorale ont convoqué une conférence de presse pour dire au monde qu'il y a quelque chose de profondément faux dans les résultats de cette élection.
'Ces quatre héroïques Kenyans qui ont fait là quelque chose de juste s'appellent : Mr Jack Tumwa, Mr D.A. Ndamburi, Mr Samuel Arap Ngeny and Mr Jeremiah Matagaro.’
Sous ce post, plusieurs commentaires de Kenyans souvent issus de la diaspora, qui n'arrivent pas à croire à la fatalité de l'engrenage de la violence. Parmi ceux-ci, relevons ce commentaire anonyme :
‘Sauvons le Kenya ! Le Kenya ne doit pas plongé dans les ténèbres qu'on connu la Somalie, le Congo ou le Rwanda. Kenyans, nous sommes trop intelligents et pragmatiques.
Signé : un Kikuyu concerné.’
Même tonalité dans les commentaires du blog de Daniel Molokele, un Sud-Africain suivant de près l'actualité politique du continent. Cette fois-ci, l'internaute se présente sous le nom de Mba Nbo, Kenyan :
‘Le seul pays d'Afrique sub-saharienne qui n'a pas connu de guerre civile -et après cinq décennies, notre nation rejoint le rang des nations blessées.
Mon seul espoir et ma prière -Ne pas faire un autre Biafra, Rwanda ou drame d'Afrique sub saharienne.
Si seulement, en tant que nation, nous pouvions prouver au reste du monde… Mais je sens que nous aussi allons succomber.’
Et Daniel Molokele de reprendre les récits de la presse kenyane :
‘Pas de Raila ! Pas de paix ! , chantent les jeunes dans le bidonville de Kibera –un des plus grands d'Afrique. Ils allument des feux sur la route et ont incendié une station essence avant que la police n'interviennent en tirant des grenades lacrymogènes et en ouvrant le feu. Des corps gisent dans les allées poussiéreuses et sales.’




















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De re-belle
mère au foyer | 20H58 | 01/01/2008 |
cela me rappelle le Rwanda avec ces épurations ethniques ! ! …meme si la cause n'est pas la meme ! ! ! …pauvre afrique ! ! ! tant de sang versé trop versé, malheureusement ! ! ! …mais un si beau pays, si riche de couleurs, de paysages, et de cultures ! ! ! …
à re-belle
De napakatbrax
22H37 | 01/01/2008 |
Ca recommence, ça recommencera, mais en fait, ça existe en permanence, sans jamais cesser. Pas que en Afrique, en Birmanie, en Tchétchénie, en Chine, en Afghanistan, en Irak, au Turkménistan, … partout, tout le temps…
30000 personnes meurent de faim tous les jours dans le monde…
http://lesmots.freelatitude.net
à re-belle
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H52 | 02/01/2008 |
Le Rwanda… Qui prétend que les causes ne sont pas les mêmes ici au Kenya ? On a fabriqué en Afrique des pays qui n'en sont pas, juste des enclos avec des mélanges de gens qui ne s'aiment pas. Des mélanges détonnants que la démographie compresse et qui n'attendent qu'un choc ou une allumette…
http://nouvellesociete.org/414.html
Pierre JC Allard
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
21H21 | 01/01/2008 |
La violence couvait depuis plusieurs mois. Mon estomac se serre de penser que de telles horreurs ont pu se commettre dans ce pays qui restait le dernier à n'en avoir pas connu de semblables aux autres pays d'Afrique.
Que disent et que font les 2 candidats pour apaiser ce massacre, que fait la communauté internationale, que fait l'Union Africaine ? C'est l'horreur qui recommence sous nos yeux.
De sebino14
23H44 | 01/01/2008 |
Prions pour que la civilisation kenyanne ne patissent pas trop des ecarts de conduite de son president-poubelle.
Difficile de sortir d'un tel conflit, si le president est plus interessé par le pouvoir que par son peuple il ne démissionera pas et cette guerre civile peut s'amplifier tragiquement, dans la lignée des démocraties dictatoriales africaines.
Cet épisode montre encore les consequences d'une politique egoiste, lorsque le peuple n'accorde plus de crédit de confiance il n'y a plus de limites à respecter et la société perd de son humanité, quitte à se focaliser sur un but derisoire pour exposer sa colère comme le « nettoyage ethnique » trés répandu dans le tiers monde et trés dangereux pour l'avenir d'un peuple (mentalités haineuses longues durées, division qui permet au pouvoir de mieux regner..).
Il ne faut pas croire que nous sommes à l'abri de ce type de politiciens en Europe (suivez mon regard vers l'Elysée ou chez berlusconi et leurs amis russes…), la différence est qu'ils sont plus habiles que leurs homologues africains pour se crédibiliser et endoctriner leur peuple.
Il est urgent pour beaucoup pays africains de répartir les richesses afin d'apaiser les esprits car les réactions sont sanglantes du fait qu'ils n'ont pas grand chose à perdre.
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 00H14 | 02/01/2008 |
Pourquoi tant de haine ?
Et Dieu dans tout ça ?
Mais Dieu, mon bon monsieur, n'est jamais allé en Afrique.
Sinon, pourquoi laisserait-il faire ça ?
Oui, mais les ONG ?
Les ONG sont en Afrique, mais on leur tue leurs membres.
Alors je ne sais plus.
Peut-être que l'Afrique sera toujours l'Afrique.
à bertdo
De Thierno Seck
ApprentiSorcier | 01H17 | 02/01/2008 |
Bonne année a tous.
M. Bertdo, il y a des ONG africaines, pour info.Quand vous dites qu'on tue leurs membres en « Afrique » cela me pose vraiment un problème. L'Afrique c'est 53 (ou plus) Etats différents, alors pourquoi toujours parler de l'Afrique ?
Ou a t-on tué un membre d'OBG ? au Ghana ? en Angola ? en Zambie ? en Gambie ? au Cap Vert ? aux Seychelles ?
Ce membre d'Action contre la faim a été tué au Burundi et attendons les enquetes. Dites on ne tuerai personne hors d'Afrique par crime crapuleux ?
Ca m'attriste de voir ces généralités. Moi j'encourage les ONG africaines a émerger et a s'accrocher. Le plus triste de l'histoire c'est que si c'était un mebre de l'ONG Enda Tiers monde, on n'en parlerai même pas dans les infos et je ne lirai pas une réaction pareille ! Pour terminer cette partie, sachez qu'un des facteurs de retard de nos pays en Afrique c'est les ONG ! Il est dangeureux de laisser croire à la défaillance du Public. Ces ONG aident les Etats en constructions a se donner bonne conscience et ne pas se responsabiliser dans leur défaillance lamentable.Moi je ne crois pas du tout aux ONG et c'est personnel. Dans mon Sénégal natal, j'en voudrais le moins possible voir pas du tout !
Cette affaire kenyane est lamentable de tristesse et de dégout.
EN voyant les candidats se faire les porte paroles de leurs ethnies respectives je savais qu'on risquait au moins des affrontements mais pas a des assassinats pareils.
Ces politiciens sont irresponsables.
Je suis d'accord que l'on conteste des élections mais devant les justices africaines mêmes corrompues car ce sont les notres.Même dans la rue pacifiquement, pourquoi pas ?
Mais massacrer ses semblables, la je ne saisis pas ! Mais au nom de quoi ?
Comment ces opposants au lieu de calmer le jeu au début y ont vu un moyen de faire flacher Kibaki ? Mais qu'on t-on fait au Bon Dieu pour mériter des incapables et arrivistes pareils ?
En jouant le jeu ethnique de facon démagogique ces politiciens exposaient leur pays a des émeutes ethniques de facon triviale. La démagogie ethnique a toujours conduit en Afrique a des drames sanguinaires, Rwanda, Congo, Burundi, Core d'Ivoire, Kenya actuellement.
Moi je reste convaincu que nos élites politiques, économiques et culturelles (tous pays confondus) n'aiment pas notre continent. Je connais assez de politiciens ou hauts fonctionnaires pour voir leur fuite en avant vers des deuxièmes nationalités occidentales, canadienne, anglaise, francaise etc…
Ces gens en cas de massacres sont accueillis en Europe mais qu'en est il de la masse, nos parents ?
Je suis dépassé par le cas Kenya, je ne sais quoi dire !
L'Afrique n'avancera qu'avec des élites qui croient en elle, pas avec les Wade, Bongo, Djameh, Kibaki, Nguema, Dos Santos et j'en passe !
J'espère un jour voir un président africain ayant des enfants de nationalité exclusivement locale et se soignant dans un hopital de son pays ! Ce n'est pa spour 2008 mais je prie Dieu d'avoir une longue vie sinon d'être eternel !
Que ces ames reposent en paix. Que ces familles se reconstruisent. Que Dieu maudisse la classe politique kenyane. Désolé d'avoir été long !
à bertdo
De pablico
13H10 | 02/01/2008 |
Que vient faire Dieu là dedans ? ?
C'est la résultante du découpage de l'Afrique par les français et les anglais.
En plus on leur a appris des leçons nauséabondes sur les « races'.
Ne critiquons pas l'Afrique, regardons avec humilité notre “ex Yougoslavie”, et ce qui se passe dans les pays de l'est où les tensions sont encore larvées.
Il n'y a pas que les africains qui sont des brutes sauvages.
De Bastian Pozel
étudiant montpellier 3 | 00H51 | 02/01/2008 |
Liberté :
Il ne peux pas en avoir sans democratie.
Liberté :
Sans égalité ce n'est pas possible.
Liberté :
Sans gouvernement reconnu par le peuple il y aura émeute.
paix :
Sans liberté ce problème ira au chaos plutôt qu'à la résolution…
De Peureux anonyme
00H53 | 02/01/2008 |
Selon l'Ined, le Kenya, 38 millions d'habitants, connait un taux de fécondité (nombre d'enfants par femme) de 4,92. Sachant qu'il en faut 2,1 pour renouveler une population, la population kenyane doit être multipliée par 2,3 à chaque génération.
Peut être y a t il un problème de ressources et de territoire ?
à Peureux anonyme
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 10H36 | 02/01/2008 |
@ Peureux anonyme
Attention à ce genre d'analyse un peu rapide… ou plutôt à ce qu'elle sous-entend.
C'est exactement ce que disaient certains conseillers de l'Elysée, à l'époque de François Mitterrand en 1994, au sujet du Rwanda. Sur le mode : « oui, oui, les massacres inter-ethniques sont parfaitement normaux dans ces pays là, ils jouent le rôle de régulateur social. D'ailleurs, voyez comme ils se reproduisent régulièrement, tous les 30 ou 40 ans… ».
Analyses que vous retrouvez d'ailleurs aussi sous la plume d'un certain nombres d'enseignants de l'Ecole de Guerre de Paris, « spécialistes » de l'Afrique des Grands Lacs.
En l'occurrence, il me semble que ce type de raisonnement fait complètement l'impasse sur les processus politique et idéologique qui débouchent sur des crises. Bref, cela ne prend pas en compte la modernité de l'histoire contemporaine en Afrique.
à David Servenay
De Peureux anonyme
11H12 | 02/01/2008 |
Les faits sont les faits. En l'occurrence, les chiffres de l'Ined reposent sur des statistiques des Nations Unies que personne ne remet en cause, à ma connaissance.
Les processus politiques et idéologiques sont probablement liés à l'explosion démographique. Où est la cause, où est l'effet ?
Il apparait parfois, de façon non durable, des poussées démographiques causées par des raisons politiques, la Palestine actuelle en est un exemple.
Il semble aussi que des poussées démographiques puissent être causées par des améliorations de situations alimentaires et sanitaires. La réduction de la fécondité interviendra tôt ou tard avec l'amélioration des conditions de vie (Italie, Espagne, Portugal..).En attendant, une redistribution des cartes politiques et économiques peut être à l'ordre du jour, avec son cortège de violences « justifiées » par des idéologies sectaires.
Les guerres mondiales du 20éme siècle, n'ont elles pas une cause, parmi d'autres, dans le formidable accroissement démographique de l'Europe du 19éme siècle, notamment en l'Allemagne et en Russie, qui a considérablement modifié les équilibres politiques issus du Congrès de Vienne ?
Il peut en aller de même en Afrique.
De lasouirie@hotmail.fr
08H47 | 02/01/2008 |
« hotel rwanda“un film de Terry George témoigne de l'horreur en 94 du Rwanda qui sombre dans un délire sanglant…
Au su et au vu de tous,je souhaite profondément que la communauté internationale réagisse,et..agisse ! Que les journalistes dénoncent sans relâche les faits…aussi forts qu-ils le puissent ! Autrement plus important que les frasques indescentes de notre gouvernant ! Ce serait ,au demeurant, le moment pour lui d'envisager un safari familial au kenya !
à lasouirie@hotmail.fr
De lasouirie@hotmail.fr
08H57 | 02/01/2008 |
Note : Les dirigeants des pays pourraient solliciter Bolloré et les actionnaires de son groupe pour affréter un avion qui les conduirait au kenya ! Sarko pourrait conduire les « négociations » !
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H58 | 02/01/2008 |
DESCENTE AUX ENFERS
Il y avait les bourbiers d'Afghanistan et d'Irak, le drame du Darfour, la poudrière du Moyen-orient, les pétaudières colombiennes ou pakistanaises, les exactions du pouvoir russe, quelques sinistres agissements dictatoriaux dans d'anciens pays de l'Est. Il y a le naufrage des pauvres dans les arrogants pays riches comme les États-Unis et leurs satellites américains, le démantèlement migraineux des dernières protections sociales dans la Communauté Économique Européenne. Dans les pays émergents comme la Chine ou l'Inde, la croissance, cette fameuse croissance, se fait au péril gravissime de notre environnement climatique.
Et voilà qu'un îlot présenté jusqu'alors comme un modèle de stabilité démocratique et de prospérité économique en Afrique, le Kénya, chavire dans l'horreur.
Petit à petit, tous les remparts de la dignité humaine sautent face à la sauvagerie et à la folie. Qui réagira et arrêtera cette tragique descente aux enfers ?
De Friru89
Optimiste non convaincu | 11H15 | 02/01/2008 |
Merci à l'auteur de cette « revue de blog » d'avoir répondu à peureux anonyme dont le commentaire trouve ses sources dans les thèses de Malthus.
« Peut être y a t il un problème de ressources et de territoire ? »
Je serais tenté de répondre naïvement par 2 questions :
Qui prend les ressources de l'Afrique ?
Qui a dessiné les territoires ?
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 12H09 | 02/01/2008 |
Pourquoi toujours mettre l'accent sur les differences ethniques ? Il n'y aurait donc pas une autre maniere de voir les problemes. Bien que nee en France mes parents sont senegalais et j'ai passe toute mon adolescence en Afrique, je connais donc un peu et de l'interieur (meme si je fais partie des elites comme dit Tierno plus haut).
La majorite des Kenyans donc des Kikuyu ont quand meme vote pour l'opposant qui n'est pas Kikuyo ce qui prouve que le probleme n'est pas qu'ehnique. Il est peut-etre en train de le devenir avec ce genre de titre. Alors cessons de toujours voir les problemes de l'Afrique sous le prisme des ethnies. Les Africains comme tout le monde veulent vivre tranquillement avec leurs voisins et elever dignement leurs enfants. Je suis d'accord avec presque tout ce que dit Tierno plus haut. Mais etant profondement laique je me passe de sa conclusion. Les ONG font presque autant de mal a l'Afrique que les grands groupes industriels et les dirigeants maintenus par l'occident.
Il n'y a ni probleme de ressource ni probleme de territoire en Afrique, l » Afrique est riche et sous peuplee.
De kessy007
kessy007.blogspace.fr | 17H39 | 04/01/2008 |
Ce message s'adresse aux photographes et autres cameraman. Pourquoi acceptez vous de montrer de telles images ? Pourquoi lorsqu'il s'agit de noirs ou d'arabes d'Afrique les photos ou images de corps sont montrés, les blessures exposés alors que ce n'est pas le cas pour des types européens ou les américains ?
Excusez moi de faire tourner le débat autour de la couleur de peau mais cela me choque ! !
De wexler gerard
commercant | 17H07 | 05/01/2008 |
l afrique ne changera jamais ; ses dirigeants sont corompus et ne pense qu a s enrichir ; ils n ont rien a faire de leurs populations.malheureusement cene sont pas nos hommes politiques qui leur donnent le bon exemple ; heureusement que ne nous sommes pas partager en ethenie.