Zineb Dryef, jeune journaliste de Rue89, fumeuse, s'est entraînée ces jours derniers à laisser son « vice » à la porte des cafés et des restaurants. Voici son témoignage.
Au petit-déjeuner, je broie du noir. Ce matin où j'entre pour la première fois en tant que non-fumeuse volontaire dans mon vieux café, je ne m'inquiète pas. Une demie-heure sans tabac pour avaler une tartine, un express et feuilleter Libé, ça devrait aller. A peine installée, je m'aperçois que la manche va être rude. Des cendriers vides sur les tables. Une odeur de croissants chauds et de tabac froid. Pas d'autre bruit que celui des cuillères au fond des tasses et de la télé allumée au-dessus du comptoir. Dehors, une pluie fine.
L'étape tartine se déroule sans autre incident que des miettes sur mon journal. A bien considérer ma tasse, je comprends que ça ne sert à rien d'essayer. Je ne parviendrai pas à apprécier ce petit déj » sans cigarette. Cigarette précieuse que je m'empresse d'aller griller dehors.
Note : penser à investir, après le 1er janvier, dans une super cafetière et regretter l'époque bénie où même les matins d'hiver, je pouvais prendre mon petit déj » dans un lieu public.
Au déjeuner, mes amis relèvent le défi. D'abord, l'indélicatesse. J'ai quelques minutes de retard mais je tiens à en fumer une dernière, sur le trottoir, avant de pousser les battants du restaurant. Une dame pressée me bouscule. Puis une autre. Le molosse chargé de donner un cachet « sécurité » à l'établissement me recommande de me mettre plus loin.
Mes mains sont rougies par le froid. Qu'importe, j'ai besoin d'aspirer, de respirer ma fumée. A peine écrasée, ma cigarette, je le ressens, me manquera tout au long du repas.
Dès que je suis installée, les autres me scrutent, perplexes. C'est que je n'ai pas encore dégainé mes Marlboro. J'explique les règles imposées par une rédaction en chef sadique. J'anticipe mon quotidien au 2 janvier 2008 : une vie sans tabac dans les lieux de vie. Une vie où la cigarette est reléguée à l'intimité.
Evidemment, à peine le sujet dévoilé, il envahit la conversation. Parler cigarette m'insupporte. Crispée, je passe ma commande. Le service est lent. Je ne savoure rien. Ne pense qu'à ça alors même que l'envie de fumer n'est pas là. La simple idée de ne pas pouvoir en allumer une si l'envie m'en vient me fait serrer un peu plus mon verre.
Et là, le dérapage. Je trottine vers les toilettes et comme je n'osais plus le faire depuis mes 15 ans, je m'y planque pour fumer. Les mêmes angoisses me font faire ma speedy-fumeuse : un serveur va me surprendre, le scandale, on n'écouterait aucune de mes explications, on me mettrait dehors, j'aurais honte. Jamais auparavant, on ne m'avait surpris. Là non plus.
Tiens, plus personne… Nous étions quatre autour de la table, nous sommes trois dehors. Mes amis jouent aussi le jeu. Les assiettes saucées, la mie de pain dispersée, les serviettes en papier déchiquetées, les verres vidés, il ne restait plus grand chose pour occuper nos index et majeurs accoutumés à saisir une tige.
Les copains sont formidables. Dehors, sous la pluie, nous fumons difficilement mais les copains sont volubiles. Monomaniaques, nous causons clopes, nous les coupables de l'enfumement généralisé de ce pays. Pour peu que la quatrième n'ait été seule à l'intérieur du resto, nous aurions pu rester à l'extérieur, oubliant le pourquoi de notre stationnement idiot.
A un premier rendez-vous : surtout, être en retard ! Premier rencard avec un type à houppette dans un bar de Belleville. Au titre des utiles prescriptions des mags féminins, celle de la ponctualité à un « date » un chouia galant est rendue impossible à suivre par la loi antifumeurs.
Arriver à l'heure, c'est tout de même s'exposer à l'éventualité d'attendre si l'autre est en retard. Et comment garder la moindre contenance, seule à sa table, sans cigarettes ? Mâchouiller une mèche de cheveux ? Manger des cacahuètes ? En adulte raisonnable, j'ai décidé de limiter les risques. Précautionneuse, je suis arrivée avec une demie-heure de retard.
Chanceuse, mon rendez-vous était non-fumeur. J'avais peur de manquer de sujets de conversation, de n'être pas très à l'aise, etc. Ces dégâts n'étaient rien face à l'immense catastrophe qui a suivi. Ce type, assis dans l'obscurité, discourant sur le passé, le cinéma et le vin n'était pas un délicat. Il est vrai que la soirée était pluvieuse, venteuse, mais je ne parvenais pas à calmer mon besoin de brûler du tabac. Je m'en suis expliquée. Ça l'a fait sourire. Puis, je suis sortie seule sur le trottoir. Goujat.
A un mariage, j'envie les non-fumeurs. Hôtel rive gauche. Les salles privatisées restent des lieux publics, donc non-fumeurs. « Sans alcool, la fête est plus folle », grince une publicité. Mais personne n'est parvenu à prouver. Idem pour la cigarette. Ce dimanche soir, l'idée était donc de faire la fête, d'être légère et conviviale sans en griller une.
J'ai envié, pour la première fois de ma vie, les non-fumeurs. Ils étaient aimables et de bonne humeur. Ils dansaient. Nous, les fumeurs avons joué la bande. Par petits groupes, nous allions nous glacer les os à l'entrée de l'hôtel. Un mariage, c'est une petite robe et des kilos d'écharpes, pulls et manteau au vestiaire. Impossible donc de les récupérer à chaque pause-clope.
Précieux instants. Près d'inconnus, je goûtais au plaisir des épaules nues au mois de novembre, de la clope éteinte au bout de trois bouffées en raison de mon incapacité à résister au froid… et de la gronderie. « Mademoiselle, la prochaine fois, utilisez les cendriers. » Un grand dadais coincé, serré dans un gilet bleu nuit, me fusille du regard. Ma demie cigarette gise sur les escaliers de l'hôtel. Les fumeurs sont vraiment des porcs.
A ceux qui s'étonnent ou qui ricanent, je réponds que rien n'est grave, pas même cette campagne infernale. Dans deux ans, j'aurai arrêté de fumer. Non pas en vertu de cette loi mais d'une promesse faite à ma première cigarette.























254
(Pour réagir, connectez-vous)
à caro
De clausius
16H05 | 02/01/2008 |
Essayons juste alors de faire une campagne uniquement de com » : « N'enfumez pas les autres, on ne vous y oblige pas mais essayez d'avoir du sens civique ».
Il est évident que ça ne marchera pas. Dire le contraire, c'est être d'une mauvaise foi alarmante. Il n'y a pas d'autres choix que de l'imposer, car à ce moment là, pourquoi pas autoriser les gens à déféquer ou bon leur semble, au mépris des autres, sous pretexte de liberté individuelle ?
à caro
De charlotte cordier
21H55 | 02/01/2008 |
D » accord , faites ce qui bon vous semble , dans votre coin , et assumez jusqu » au bout et si vous etes malades évitez de vous faire soigner , car la , je pense que c » est la collectivité qui devra payer
et ceux qui ont été enfumés , n'ont peut etre pas envie en plus de payer vos soins ………..
à charlotte cordier
De xedos9
22H51 | 02/01/2008 |
si vous attrapez le cancer comme je connait des amis proches qui n'ont jamais fumé ni bu une seul goute d'alcool je vous demanderz d'assumer aussi car tout le monde paye cette propagande est le fait de gens qui veulent nous reduire a l'etat d'esclave et nous retiurer toutes les liberté cela s'appel une secte (scientologie voir le site )
De glaurent
ingénieur info | 23H03 | 01/01/2008 |
A tous les fumeurs qui trouvent que cette loi empiète sur leurs libertés : de mon point de vue de non-fumeur, le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l'accoutumance.
Vous préfèreriez qu'on laisse la bride sur le cou à ces sociétés, que la « main invisible du marché » fasse son oeuvre ?
Et si vous dites que fumer est votre liberté (passons sur le fait que ce témoignage décrive clairement une dépendance), soit, mais il s'agit là de l'argument de base du libéralisme : chacun doit rester libre de ses choix, le marché a toujours raison, l'Etat doit intervenir le moins possible, et l'égoïsme de chacun ammène au bien commun.
Au passage, si certains parmi les mécontents de cette loi protestent également contre la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (statistiquement, sur ce site, il devrait y en avoir), parce qu'il avance une Europe libérale, je tiens juste à souligner qu'il y a une légère contradiction entre les deux positions : -).
à glaurent
De caro
délinquante avérée | 23H12 | 01/01/2008 |
vous vous trompez de cible ! le gouvernement explique q'il s'agit de santé publique, et d'ailleurs, il se coupe d'une belle rentrée d'argent - taxe sur les cigarettes. Ce n'est donc pas après les cigaretiers qu'il en a, et même, il favorise les petits copains des labos qui fabriquent les patchs, gommes à mâcher et autres. Libre entreprise ou favoritisme ?
Désolée donc votre raisonnement ne tient pas et ma position de fumeuse est en parfaite adéquation avec mon opposition au traité.
à caro
De glaurent
ingénieur info | 09H02 | 02/01/2008 |
Si le gouvernement favorisait vraiment les labos fabricants de patchs, vu les statistiques d'utilisation de ce produit comparées à celles de la cigarette, il ferait un bien mauvais calcul, non ? Sans même parler du fait que cette loi n'incitera sans doute qu'un très petit nombre de fumeurs à arrêter (et qu'il est assez évident que ça n'est pas non plus le but de cette loi).
Bref, si le traité vous avait donné votre dose de nicotine, vous auriez même été pressée de voter pour : -).
à glaurent
De elle-vessia
artiste visuelle | 20H23 | 02/01/2008 |
A « RUE89 » : j'ai essayé de lire tout ce qui a été publié et je note (quel hasard bizarre) que la plupart des textes contre le « fumage“dans les lieux publics sont sy-sté-ma-ti-que-ment passés aux oubliettes ! !
On pourrait bien se poser la question : POURQUOI, seulement le hasard ? ? ?
Permettez d'en douter…et désolée de vous le dire comme ça : je ne vous fais même pas confiance et ne crois plus en votre objectivité !
à elle-vessia
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H34 | 02/01/2008 |
Je vais tâcher de vous l'écrire sans acrimonie…
Le problème de savoir si nous pouvons ou pas fumer dans les lieux publics est résolu. Qyue ça nous gonfle ou qu'on s'en réjouisse, quelles que soient nos raisons ou nos déraisons, c'est fait.
Et, contrairement à ce que vous et moi croyions, il semblerait bien que la loi soit respectée…
Bien.
L'article de Zineb Dryef ne traite pas de la légitimité morale ou non de cette loi. Il s'attache à montrer comment fait une fumeuse cofrontée à cette interdiction. La question n'est plus de savoir si nous, fumeurs, pétuneront dans les bistrots.
Les messages d'anti-fumeurs qui nous exhortent peuvent assez légitimement (je trouve) nous les briser bien comme il faut. C'est finalement assez bénin que cela se traduise par une ou deux boules rouges.
à thierry reboud
De elle-vessia
artiste visuelle | 22H29 | 02/01/2008 |
Eh oui, les boules rouges vous aimez : genre super marché du point rouge…à la retraite certainement ou freelance à Rue 89…. ! …..
à glaurent
De marabbeh
23H30 | 01/01/2008 |
J'irais plus loin : c'est la liberté de fumer contre ma liberté de ne pas être enfumé. Comme vous ne me demandez jamais si votre fumée me dérange, je suis satisfait qu'une loi protège enfin ma liberté. Ce n'est ni plus ni moins de l'incivisme. La loi ne devrait jamais avoir à intervenir dans les relations sociales, si les citoyens étaient adultes et responsables. Malheureusement ce n'est pas le cas.
Ca fait pas longtemps que j'ai arrêté de fumer. Mais en tant que fumeur, j'essayais au maximum de ne pas enfumer les autres, qu'ils aient été fumeurs ou pas. Cad je demandais si ma fumée dérangeait, même dans un lieu fumeur où il y avait beaucoup de monde. Mais je vois que la majorité des fumeurs se foutent d'enfumer les autres. Cette loi n'est qu'une conséquence de cette attitude. Fumeurs, cette loi c'est vous qui l'avez provoquée. Et s'il faut râler, c'est bien contre vous. Et personne d'autre.
à glaurent
De Lemmy
Headbanger since 1980 | 01H21 | 02/01/2008 |
« le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l'accoutumance. »
Hahahahahaha ! ! ! ! ! En ce début d'année, au moins, on aura bien rigolé !
Et Bruxelles, sous l'aval de nos dirigeants et à la grande joie de nos industriels, d'instaurer une loi nous empêchant de manger du poulet élevé en plein-air, puis une autre nous empêchant de fabriquer du fromage au lait cru… parceque bien entendu, ce sont de dangereux produits toxiques, il faut proteger le citoyen !
Mais au fait, au sujet de ceux qui nous vendent des medocs au kilo : le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l'accoutumance ? Ben… non ! Bizarre !
à Lemmy
De glaurent
ingénieur info | 11H45 | 02/01/2008 |
« Et Bruxelles, sous l'aval de nos dirigeants et à la grande joie de nos industriels, d'instaurer une loi nous empêchant de manger du poulet élevé en plein-air, puis une autre nous empêchant de fabriquer du fromage au lait cru… parceque bien entendu, ce sont de dangereux produits toxiques, il faut proteger le citoyen ! »
… et au premier cas d'intoxication alimentaire, tout le monde râle en disant que le gouvernement ou l'Europe ne fait pas assez pour réglementer. Par ailleurs il est toujours tout à fait possible d'acheter des poulets élevés en plein air ou du fromage au lait cru (ce dont je ne me prive personnellement pas).
« le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l'accoutumance ? Ben… non ! Bizarre ! »
Pour moi les médicaments sont des produits qui ne se consomment que sur recommandation médicale, dans des quantités et sur une durée bien définie, et pour un but précis. Si pour vous il sont un produit récréatif et de consommation courante au même titre que la cigarette, vous avez un problème : -).
Notez que lorsque le gouvernement tente de faire accepter les génériques, ou de ne plus rembourser des médicaments qui sont des placebos, ce sont le plus souvent les malades qui protestent.
à glaurent
De Lemmy
Headbanger since 1980 | 12H29 | 02/01/2008 |
Désolé de vous decevoir Laurent, j'ai mis « nous » par politesse… ça fait 20 ans que je n'ai pas vu un généraliste (ou dealer). Donc mis à part mon ophtalmo, mon dentiste, et 2 boites d'Aspegic par ans…
… et au premier cas d'intoxication alimentaire, on se rend compte (mais la voix officielle ne vous le dira pas) que les produits en cause sont industriels : camembert « Le P…t », soit disant au « lait cru » (ce qui est faux, mais a permis aux lobbies de taper sur le vrai lait cru), poulet à la dioxine de Monsieur L., etc.
Mouais, les malades protestent. Vous avez raison, mais le problème, c'est qu'il ne sont pas tous malades, on leur à fait croire qu'ils l'étaient pour leur vendre leur dose. Pendant des années, et aujourd'hui encore, on a gavé les gosses d'antibiotiques au moindre reniflement. Ils sont devenu très resistants… aux antibiotiques ! Pas aux virus. Qu'on fait les gouvernements pendant 30 ans, avant la campagne « antibiotiques / pas automatiques » ? Ont-ils oeuvré pour le bien du citoyen, ou celui de l'industrie pharmaceutique ?
Alors certe, je vous l'accorde, certains politiques oeuvrent pour le bien public en toute bonne foi… mais ceux-là doivent souvent se sentir bien seuls.
à Lemmy
De glaurent
ingénieur info | 13H19 | 02/01/2008 |
Si pour vous un médecin est un « dealer », je ne crois pas utile de poursuivre la conversation.
à glaurent
De Lemmy
Headbanger since 1980 | 13H45 | 02/01/2008 |
Houla, je ne « généralise » pas… c'est mon coté provoc, désolé de vous avoir froisser, si d'aventure un de vos proches en faisait partie. J'en connais moi aussi de très bons, mais comme tout, la qualité se fait rare. Peut-être la nouvelle génération ? Ou la plus ancienne d'ailleurs, le medecin traitant de mon épouse, qui doit avoir dans les 70 printemps (le médecin, pas mon épouse ! ) est loin d'être un dingue de l'ordonnance. Et a son âge, s'il pratique encore, je présume que c'est ce qui s'appelle « avoir la vocation ».
Mais je connais aussi le mètier de « visiteur médical », qui consiste à fourguer des lots du dernier « trucomyl » avec un quota de prescriptions, et le « bon-point » qui va avec pour ceux qui le remplissent avec zèle. Ce qui a mené à toutes les dérives.
à Lemmy
De glaurent
ingénieur info | 19H40 | 02/01/2008 |
Ça ne m'a pas froissé, c'est simplement qu'avec une telle vue sur le corps médical toute discussion rationnelle sur la question me semblait impossible.
Vous dites que la qualité se fait rare, je ne crois pas, par essence la profession médicale laisse peu de place à ceux qui n'y cherchent qu'un moyen de s'enrichir. Il y a bien d'autres moyens plus efficaces et qui ne vous confrontent pas régulièrement à des situations difficiles.
Sinon oui, la politique commerciale des labos pharmaceutiques est déplorable, mais pour le moment on ne s'en tire pas trop mal en France : la publicité pour les médicaments reste interdite (ceux qu'on ne peut obtenir que sur ordonnance), les génériques sont mis en avant, et même la franchise médicale n'est pas la plus mauvaise des mesure pour lutter contre la sur-médication (en espérant que les cas de personnes défavorisées ou ayant une maladie chronique soient bien gérés).
Bref, pour en revenir au sujet, plutôt qu'une réelle atteinte à la liberté, je trouve au contraire que cette mesure va dans le bon sens : inciter les gens à ne pas intoxiquer eux-mêmes ou leur entourage, et à ne pas donner leur argent à des entreprises dont le seul but est de leur vendre une drogue.
à glaurent
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 17H34 | 02/01/2008 |
Sauf que libéralisme politique n'est pas égal à libéralisme économique. Aux dernières nouvelles, en tout cas.
De brise marine
portier de nuit | 23H11 | 01/01/2008 |
Le must,« mourir en bonne santé » Coluche dixit.
à brise marine
De michelem
01H23 | 02/01/2008 |
J'ai connu une ASEM ,témoin de Jehovah de surcroît,qui sachant que je fumais,a essayé en vain de me convaincre d'arrêter.Elle a même prié pour moi ! ! !
Son argument final,lorsque je lui ai dit que de toute façon,nous allions tous mourir un jour,a été le même que celui de Coluche « Elle ,au moins,mourrait en bonne santé »
J'essaie de ne fumer que lorsque j'en ai vraiment envie,mais je ne supporte plus toutes les injonctions des « hygiénistes ».Et le fait que ce soit interdit me pousserait plutôt à me rebeller.
Je rêve de bistrots déserts et de foule sur les trottoirs,papotant joyeusement et suffisamment fort pour montrer sa présence .Et d'un épais nuage de fumée que les non fumeurs devront traverser pour entrer ,la tête basse,un peu honteux,boire « sainement » et tristement leur café.
Bonne Année à tous mes amis fumeurs et à bientôt sur les trottoirs ! ! !
PS J'ai des copains non-fumeurs,et cette loi les choque dans son esprit liberticide.
Quant à moi,ce qui m'inquiète le plus en ce moment,c'est le fichier ELOI et le sort réservé aux sans papiers .
à michelem
De pedro66
informaticien bon à rien | 11H50 | 02/01/2008 |
« boire “sainement” et tristement leur café. »
Il faut absolument une cigarette pour pouvoir boire gaiement un café ou autre boisson .
Et bien dis donc, tu dois être sacrément atteint(e) pour penser cela .
En attendant les bistrots retrouveront ma clientèle .
Dans tous les pays où ce genre de loi est passé, la fréquentation des cafés et restaurants à augmenté .
Voytre argument principal est mort .
Les fumeurs sont minoritaires, à ne pas oublier dans une démocratie, ne vous déplaise sans danser la javanaise ! ! ! ! !
à pedro66
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H53 | 02/01/2008 |
« Les fumeurs sont minoritaires, à ne pas oublier dans une démocratie », nous écrivez-vous.
Les unijambistes aussi, vous préconisez quoi ?
Bas de gamme, votre argumentation…
à thierry reboud
De pedro66
informaticien bon à rien | 12H00 | 02/01/2008 |
Les unijambistes subissent leur handicap, contrairement aux fumeurs que personne n'a obligé à fumer, mais qui eux imposent leur fumée empoisonnée aux autres .
Je ne sais pas qui des deux à une argumentation bas de gamme .
si tu as d'autres arguments de ce style, garde les ….
à pedro66
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H05 | 02/01/2008 |
Calmos, mon grand, allume-toi une cigarette !
A lire de nombreux commentaires, nous sommes de pauvres malheureux dépourvus de volonté et livrés pieds et poings liés aux appétits des multinationales criminelles.
Par ailleurs, je reconnais très volontiers que mon argument était parfaitement crétin. Il me semblait qu'il était au niveau, c'est tout… Donc, tant que tu auras des arguments de ce tonneau, eh ben, j'en aurai autant à ton service, camarade.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 23H17 | 01/01/2008 |
Et oui , c'est une simple question de volonté…
Que d'amis laissés sur le bord des cendriers, que de blondes et de brunes évaportées, sans flamme.
Les abandons sont multiples et les renoncements ne se comptent plus.
Bande de lâches !
Sous prétexte d'un cancer un peu douloureux voir mortel,sous couvert d'interdiction ou d'augmentation des prix, combien ne goûtent plus aujourd'hui l'herbe de Nico ( …non , pas cuilà ! lui nous enfume toujours ! ).
La volonté , vous dis-je !
Celle qui vous fait commencer à 17 ans par des goldos, et passer aux blondes, qui sont quand même meilleures pour se rouler un pêt' !
Plus de trente ans de clopes et pas l'intention d'arrêter.
Depuis, j'ai remplacé le chichon par le Havane, c'est meilleur.
Pas de café le matin sans cigarette.
Vive les trottoirs libres, vive les cendriers de poche.
Vivement le printemps et les bancs publics…
De MAGENTA
Pesteux génétique | 23H22 | 01/01/2008 |
Et bien moi je me réjouis de pouvoir ENFIN aller au resto sans subir la fumée nauséabonde de gougnafiers qui s'occupaient de leur bien être avant de s'occuper du mien ,chacun son tour ! ! !
Juste une remarque à Zineb ,ça ne t'inquiètes pas d'être dépendante à ce point là , moi je bois mais je peux rester sobre une semaine sans aucuns problèmes .
Mais peut être les cigarettiers devraient donner la recette de ce qu'ils mettent dans les clopes aux pinardiers comme ça je deviendrais accro moi aussi et ça ferait le bonheur des viticulteurs mais pas de mon foie ! !
à MAGENTA
De Eracius
(ingénieur informaticien) | 14H14 | 03/01/2008 |
Pareil, je n'ai jamais compris ce besoin compulsif de fumer à longueur de journée. Qu'en serait-il si les amateurs de bières se promenaient avec un pack pour s'en décapsuler une toute les demies heures ?
Et je dis ça en tant que fumeur occasionnel, une de temps en temps en soirée quand un peu d'accool a coulé. Mais jamais je n'ai ressenti ce besoin compulsif …
En tout cas, on va enfin pouvoir aller dans les pubs et boire une petite bière sans attraper un cancer du poumon et sans bruler ses fringues qui puent en rentrant.
De blosse
concepteur dans la pub | 23H28 | 01/01/2008 |
Cher magenta, vous avez écrit ça à jeun ?
à blosse
De MAGENTA
Pesteux génétique | 23H31 | 01/01/2008 |
Hélas non ! ! ! ! Mais j'ai bien entendu comme chaque année pris de bonnes résolutions ! ! !
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H31 | 01/01/2008 |
Moi, ça y est. J'ai arrêté. Pas si difficile que ça, en fait. On m'avait dit que ce serait terrible, le manque, le sentiment de manque, tout ça… Ben non. J'ai arrêté, et avec un peu de volonté je vais tenir.
Ce matin, je me suis mis face à la tentation. Je me suis demandé : allez, je craque ou pas ? Résultat, pas craqué. Je suis resté devant, sans moufter.
J'ai allumé une cigarette et je ne suis pas allé au bistrot. Pas si compliqué, finalement.
à thierry reboud
De michelem
01H33 | 02/01/2008 |
Bravo ! ! ! Tiens le coup , je crois d'ailleurs que je vais faire comme toi .Mon café est aussi bon qu'au bistrot ,j'écoute la musique que j'aime et si vraiment je suis en manque,je repèrerai les trottoirs et terrasses les plus sympas .
Bonne Année et bon courage
PS J'adore tes posts et suis presque toujours d'accord avec toi .