tribune

2007, l'année où la com' politique a basculé

La campagne présidentielle et la méthode Sarkozy marquent une nouvelle ère. Plus moderne, plus américaine, plus people.

Candidats, médias, débats : la modernisation. La modernisation de notre vie politique du point de vue de la communication est apparue au grand jour lors de la campagne présidentielle. Ce fut d'abord un moment de renouvellement du personnel politique : pour la première fois depuis 1969, aucun des deux finalistes n'était un ancien candidat malheureux, un Président sortant ou un ancien Premier ministre. Renouvellement générationnel, aussi, avec pour la première fois trois quinquagénaires au trois premières places du scrutin.

Le Net abondamment utilisé dans la campagne

Cette situation a évidemment pesé sur les stratégies de communication. L'Internet a pour la première fois été abondamment utilisé. Ségolène Royal a misé toute sa campagne sur l'idéal de « démocratie participative » dont le vecteur principal fut la consultation en ligne, via des forums participatifs. Elle est allée jusqu'à prétendre que son programme était le fruit de la synthèse des milliers de discussions et propositions reçues.

Durant la campagne, les cybermilitants ont été organisés selon un plan de bataille : certains étaient chargés de surveiller les forums des adversaires et de faire remonter des arguments échangés pour y trouver des parades, d'autres de répondre sur des forums, etc.

Pour François Bayrou, l'Internet a été présenté comme un vecteur d'égalisation des situations, pour celui qui a fait des médias traditionnels une cible et un argument de campagne. Les médias, argue-t-il alors, sont aux mains des puissances industrielles qui favorisent son adversaire UMP ; les journalistes restent prisonniers d'un schéma gauche droite (PS/UMP) qui ne lui permet pas d'occuper l'espace médiatique qu'il mérite.

Quant à Nicolas Sarkozy, il a progressivement trouvé un usage spécifique de son site de campagne. L'UMP a compris plus vite que les autres partis, l'utilité de la bataille sur le Net, avec par exemple l'achat de noms pour faire aboutir les recherches Google sur son site, ou encore les adhésions express par électronique et le marketing politique par mail ou SMS. L'innovation est venue de la montée en puissance de la NSTV, une « télévision » à la gloire du candidat, faite de centaines de reportages vidéos : meetings, visites, déclarations, témoignages de soutien…

Deux débats entre les deux tours

Dans ce contexte, l'innovation du second tour de la présidentielle 2007 fut de livrer non pas un mais deux débats télévisés, avec en apéritif un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Débat qui faillit ne jamais avoir lieu (à cause des règles de contrôle du CSA sur l'égalité des temps de parole des candidats), mais que BFM diffusa finalement. Plusieurs médias internet s'étaient d'ailleurs proposés pour l'organiser, si la diffusion sur les ondes télévisuelles s'avérait impossible.

La mise en scène du premier débat était inhabituelle, la disposition des tables et le contexte évoquant davantage une discussion de salon autour d'un thé, que l'affrontement dual en face à face, comme ce fut le cas pour le second débat Royal/Sarkozy, de facture plus classique.

Mais si le premier débat fut un coup médiatique, il en reste l'impression d'un coup d'épée dans l'eau : aucun projet d'alliance électorale ou gouvernementale n'en est ressorti. François Bayrou s'est employé à conserver sa position ni droite ni gauche, soulignant tour à tour ses points de rapprochement avec la candidate socialiste et ses points de désaccord.

La colère de Ségolène Royal

Le débat entre les deux tours (Stringer France/Reuters).Lors du second débat, l'histoire retiendra, comme toujours, un passage, celui de la colère de Ségolène Royal. Les commentateurs s'employant à percer un mystère : était-elle feinte et préparée ou non ? Les deux protagonistes ont rejoué, en quelque sorte le fameux débat Laurent Fabius/Jacques Chirac, préparatoire à la campagne des législatives de mars 1986.

Nicolas Sarkozy était accusé par tous ses adversaires d'être autoritaire et cassant, et de flirter avec les thèses du Front national. Il a donc choisi de se montrer courtois en toute circonstance, de se contrôler, de ne surtout pas déraper, donnant régulièrement du « madame Royal » à son adversaire.

Celle-ci passe pour une femme de caractère certes, mais ses adversaires la présentent alors comme connaissant mal ses dossiers, manquant de pugnacité pour un rôle de chef de l'Etat trop grand pour elle. Du coup, elle décide d'être sévère, d'attaquer, d'essayer, comme l'avait fait Laurent Fabius en 1985 d'exciter son adversaire, pour le faire sortir de ses gonds, pour montrer son « vrai visage ». Dans les deux cas, la tactique s'est retournée contre eux. (Voir la vidéo.)

La stratégie du roseau de Sarkozy

Ségolène Royal a été félicitée au soir du débat par ses amis du PS et ses supporters. Ils considéraient qu'elle avait dominé le débat ; à l'inverse, des cadres de l'UMP avaient trouvé leur candidat trop dominé. Mais c'est justement parce qu'elle a gagné le débat qu'elle a perdu l'élection. Après avoir réussi à imposer l'image d'une femme d'ouverture, dialoguant dans une certaine proximité avec François Bayrou, elle a cassé cette image auprès des électeurs de centre droit, en se montrant par trop pugnace, voire un brin arrogante, d'autant qu'elle ne maîtrisa pas la totalité de son argumentaire, comme les journalistes l'ont souligné dans les heures qui suivirent.

Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de souligner les défauts d'une telle posture :

« Pourquoi regardez-vous toute personne qui n'a pas votre opinion avec ironie, avec mépris ? “

La stratégie du roseau adoptée par Nicolas Sarkozy, forme de soumission volontaire, fut pour lui bien plus payante, puisqu'elle lui permit de rompre avec une image dure que la débauche de clips ‘sarkostiques’ sur Internet avait puissamment contribué à installer. A cet égard, nous préférons retenir de ce débat un extrait emblématique et pas assez souligné dans la presse du lendemain, un échange en tout point étonnant et inhabituel, où l'un des candidats flatte l'autre et où un dialogue quasi sado-maso s'esquisse :

Nicolas Sarkozy : Vous n'avez pas besoin d'être méprisante pour être brillante.

Ségolène Royal : Je connais vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.

Nicolas Sarkozy : Avec vous, ce serait une victime consentante ! Ségolène Royal : Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.

Bien sûr, comme pour toute élection, les stratégies de communication ne sont pas le seul et principal facteur explicatif du résultat du vote, mais on peut à bon droit souligner que Nicolas Sarkozy a su mieux gérer la sienne.

De plus, Ségolène Royal est finalement partie avec un handicap que le Parti socialiste ferait bien de méditer à l'avenir. Elle a gagné une primaire interne assez dure, bien médiatisée, y compris avec des débats à trois à la télévision. Ce qui pourrait passer pour un atout -elle sort renforcée dans sa légitimité- s'avère un facteur de fragilisation.

En effet, l'UMP avait mis en place une cellule de veille des propos de campagne des trois socialistes et a pu ainsi se constituer un stock d'arguments hostiles à resservir au candidat désigné par les militants. Le procès en incompétence nourri contre la candidate socialiste, mettant en scène ses ‘bourdes’, ses déclarations supposées à l'emporte-pièce, a ainsi pris naissance lors de la campagne interne au PS.

Surmenage, débauchage, langage : l'américanisation. Une fois élu président de la République, Nicolas Sarkozy a tout de suite imposé un style nouveau à l'Elysée. Il se pose en rupture avec la tradition républicaine faisant du Président une sorte de monarque, prenant de la hauteur, assurant ‘par son arbitrage’ comme le professe l'article 7 de la Constitution, le bon fonctionnement de nos institutions.

Depuis son entrée au ministère de l'Intérieur en 2002, Nicolas Sarkozy se positionne sur un créneau dont il ne se départit jamais : il est l'homme de l'agir. Répondant à une des critiques fortes et rémanentes de l'opinion publique vis-à-vis de notre classe politique : ils sont incapables de faire changer les choses ; Nicolas Sarkozy entend être vu agissant.

Il a multiplié les déplacements sur le terrain, les rencontres, les participations directes à des opérations de surveillance, de contrôle… Il a mis en place une série d'indicateurs de traitement de la délinquance afin de pouvoir chiffrer l'efficacité de son action, en imposant une logique du chiffre aux policiers (au prix de quelques torsions parfois, pour aboutir au résultat escompté, celui d'une baisse de la délinquance statistique).

Une ouverture qui rappelle la vie politique américaine

Cette conception de la politique, il l'a importée à l'Elysée, en se présentant comme un homme d'action, présent sur tous les terrains, au point de mettre dans l'ombre le Premier ministre et la plupart des autres.

Cette très forte présidentialisation de la Ve République la fait, du coup, ressembler beaucoup au système américain. Le président se veut pragmatique, homme d'action avant tout, qui s'engage pour quatre ans à changer les choses sur quelques points précis.

Pragmatisme qu'on retrouve dans la volonté d'ouverture gouvernemental, faisant sauter le clivage gauche droite autour de l'idée d'hommes de bonne volonté et de convictions capables de s'entendre sur un projet. De même, aux Etats-Unis, la séparation entre démocrates et républicains n'a rien d'une barrière intangible, tout au contraire, les points d'accord sont souvent nombreux.

Une mise en avant du corps du Président

Nicolas Sarkozy en jogging à New York (Eric Thayer/Reuters).Cette américanisation on la retrouve aussi dans le style beaucoup plus décontracté, moins guindé, que le nouveau Président impose. La mise en scène de son énergie passe par la mise en avant de son corps. L'arrivée en tenue de jogging à l'Elysée avec son Premier ministre, ou son jogging à New York lors d'une visite aux Etats-Unis, sont ainsi les marqueurs d'une volonté de rupture avec le style compassé des anciens Présidents, même si Valery Giscard d'Estaing avait, en son temps, fait des efforts pour être vu jouant au foot ou se baignant.

L'idée que le Président doit faire preuve d'énergie et manifestée par son attitude corporelle. Cette faculté à agir est omniprésente dans la vie politique américaine, où le Président et les candidats à la présidence font assaut de mises en scène de leurs activités sportives (VTT, golf, jogging…) ou encore de leurs facultés à danser, comme récemment à la télévision, dans des émissions de show, avec Barack Obama ou son adversaire républicain Rudolph Giuliani.

Américanisation de notre vie politique, aussi, dans la façon de s'exprimer : Nicolas Sarkozy souhaite démentir une critique faite en permanence à la classe politique, ‘ils sont trop éloignés de nos réalités’, ‘pas des gens comme nous’… Dans sa façon de s'exprimer et de s'habiller (souvent en chemise et sans cravate), il entend abolir le sentiment de distance que des personnalités comme le général de Gaulle ou François Mitterrand s'employaient, eux, à entretenir

D'un abord facile, parlant comme tout le monde (‘racaille’) Nicolas Sarkozy veut incarner un style direct, voire familier, comme ce 6 novembre, lors de ce dialogue avec un marin-pêcheur qu'il tutoie d'emblée et menace sur un ton qui évoque plus une altercation de cités que la docte parole présidentielle :

‘C'est toi qu'as dit ça, ben descends un peu le dire, descends un peu ! Si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pécheurs, et bien pé-permets moi de te dire… bien viens, viens, viens qu'on discute ! (Voir la vidéo.)

Il faut noter au passage un élément de contradiction dans la communication présidentielle. L'ostentation dont il fait preuve dans ses goûts (Rolex au poignet, dîner au Fouquet's, vacances sur un yacht prêté par un riche industriels ami…) infirment partiellement sa volonté de se montrer comme tout le monde’.

Cécilia, Carla, et caetera : la ‘monégasquisation’. Le propre du marketing politique est de vouloir vendre une personnalité autant sur ses qualités personnelles que sur son programme. Dès 1965, avec la première campagne pensée d'un point de vue publicitaire et marketing, Jean Lecanuet a été mis en scène dans sa vie privée, en famille. Valery Giscard d'Estaing fera de même en 1974, avec sa première affiche, aux côtés de sa fille.

Plus tard, au milieu des années 80, TF1 pour concurrencer le succès de l'émission politique phare de l'époque, L'Heure de vérité (sur Antenne 2), inventa ‘Questions à domicile’, émission commençant par un visite des appartements privés de l'invité politique, ou plutôt de l'invitant.

Dévoiler son chez soi était présenté comme une façon de mieux comprendre la personnalité de l'interviewé. La ‘pipolisation’ de la vie politique n'est donc pas un phénomène entièrement nouveau , si on la considère sous l'angle du dévoilement de l'intimité. Mais ces deux dernières années marquent incontestablement un tournant.

Le boomerang de la ‘pipolisation’

En effet, si les hommes politiques ont pu mettre eux-mêmes en scène leur vie privée, au mieux de leurs intérêts du moment, le boomerang semble leur revenir au visage, singulièrement à celui de Nicolas Sarkozy. Ayant mis sous les feux de la rampe sa femme et son fils Louis, Nicolas Sarkozy s'est exposé à voir sa vie sentimentale être déballée sans contrôle.

Paris Match a publié le 25 août 2005 des photos de Cécilia Sarkozy et de son ami présumé du moment, Richard Attias, prises à New York et à Paris, sous le titre ‘L'heure du choix’. Le Journal du Dimanche a pu aussi s'intéresser à l'absence d'émargement de Cécilia Sarkozy sur les listes électorales de son bureau de vote, prouvant ainsi qu'elle n'avait pas été voter pour son mari à la présidentielle.

Information qu'il ne serait venu à personne de vérifier avant… (elle a finalement été censurée au JDD avant que Rue89 ne révèle l'affaire). De la même manière, le magazine people Closer a-t-il décidé de publier des photos du couple Hollande-Royal à la plage, montrant donc la candidate à l'investiture du PS en bikini, en août 2006.

Les tabloids ont élargi leur ‘clientèle’ au personnel politique

La concurrence introduite par une nouvelle génération de titres ‘people’ pousse sans doute à étendre le marché des gens ciblés. Les femmes et hommes politiques en font désormais partie. La vie de couple tumultueuse du président Sarkozy offre à la presse un excellent prétexte à trouver cette pipolisation des politiques légitime. L'annonce du divorce présidentiel, le 18 octobre 2007, était inédite. Elle ouvre la voie à une ère nouvelle, celle d'une monégasquisation de notre vie politique, la vie sentimentale du Président devenant aussi épiée que celle du prince et des princesses du Rocher.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte (STR New/Reuters).Là où une sorte d'omerta régnait dans les rédactions concernant la vie sentimentale et sexuelle des hommes politiques (la fille cachée de François Mitterrand a été un secret de Polichinelle bien gardé durant des années), la liaison d'à peine un mois avec le mannequin Carla Bruni fait très vite la une des journaux, suivant une logique de dévoilement qui tient du ‘forcé-négocié’.

Les paparazzis planquaient devant chez la chanteuse et la filaient, faisant en sorte que le couple n'avait plus d'autre choix que d'essayer de maîtriser ce qui pouvait l'être : le lieu de l'officialisation de leur idylle, en l'occurrence le très américain, familial, convivial, Eurodisney.

Le temps des vacances devient politique

Le temps des vacances, celui de la disparition provisoire de la scène publique devient donc aussi un temps politique, Nicolas Sarkozy livrant de bonne grâce ou à son corps défendant des images de lui, au repos ou en visite, sur un yacht ou dans un hôtel, aux Etats-unis ou en Egypte, avec Rachida Dati ou Carla Bruni, nourrissant les commentaires, les allusions, les suspicions, alimentant des chroniques qui n'ont plus rien de politiques.

Nul doute que l'année 2007 marque une année de rupture dans la conception de la fonction présidentielle. La personnalité de Nicolas Sarkozy y est pour beaucoup, mais d'autres facteurs jouent. Ce sont aussi les effets -pas toujours bien anticipés- du quinquennat, renforçant de fait la présidentialisation et la personnalisation du régime.

Un effet générationnel

Ce sont encore les effets d'un renouvellement de génération. L'arrivée d'un personnel né après la guerre, qui a toujours connu la télévision, qui a découvert le militantisme non pas dans le maquis, sur les barricades, mais sur les plateaux, à qui il ne viendrait même pas à l'esprit de critiquer le recours aux ressources du marketing à des fins politiques. L'arrivée enfin d'une génération qui, si elle croit à la politique, est quand même porteuse d'une certaine forme de désenchantement, au profit d'un discours de la proximité, de la banalisation de la politique.

Vers une dépolitisation ?

Ce positionnement rencontre sans conteste un public mais n'est-il pas, à terme, lourd de menaces sur un futur regain de désenchantement, sur une banalisation qui irait jusqu'au désintérêt, jusqu'à une franche dépolitisation ? Peut-être Coluche a-t-il eu le tort d'avoir raison trop tôt lorsqu'il s'écriait en 1980 :

‘Les hommes politiques sont des clowns, alors votez pour un clown !

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Portrait de PonG

à Charles Bukowski Portrait de Charles Bukowski De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 00H45 | 31/12/2007 | Permalien

Oui mais vous savez, répondre aux messages de Pierrrre ne semble pas s'imposer. Ils se suffisent en effet à eux-même tant celui-ci y démontre à chaque fois la plus parfaite objectivité. La lecture de l'ensemble de ses contributions est d'ailleurs une experience qui saisit d'émotion tous les amoureux de l'analyse politique rigoureuse et non partisane. Je recommande chaudement.

Portrait de Avril

à Charles Bukowski Portrait de Charles Bukowski De Avril

00H34 | 31/12/2007 | Permalien

C'est bien au post de Pierrrre que je répondais ! je ne me permettrais jamais de contredire Charles Bukowski…
 : D
bien à vous

Portrait de Chris939

De Chris939

Travailleur précaire | 16H21 | 30/12/2007 | Permalien

@ Deborah

La seule vertue dans tout ça c'est que le pouvoir réapparaît dans toute sa splendeur et son infamie.
C'est le pot-à-miel de la communication narcissique.
Le pouvoir y tombe et du coup il apparaît dans toute sa forfanterie.

Ce que je veux dire c'est que le pouvoir longtemps caché des multinationales apparaît au grand jour.
Le peuple est décillé. Les multinationales désormais gouvernent directement à la plus haute tête de l » Etat ! En pleine lumière !

Les citoyen-ne-s du coup ne sont plus aveugles. Ils/Elles sauront se situer et comprendre que les marionnettes élues ne sont que les incarnations des marché financiers.
Sarkosy n'est que la première et ridicule marionnette Française du néopouvoir planétaire qui s'illustre en « une » des tabloïds.

Il n'empèche. Cela permet de ne plus esquiver les véritables enjeux politiques futurs.
Nous ne nous laisserons plus enfumer par la propagande molle et insipide du PS qui n'a cessé de dévitaliser le débat politique en niant la réalité du pouvoir totalitaire des marchés financiers.

Le peuple croyait encore qu'il votait pour une République Souveraine, il sait désormais que ce n'est plus le cas et qu'il votait toujours un peu plus pour ses fossoyeurs avertis.
Sarkosy est le croc-mort de la République Française héritée de la seconde guerre mondiale issue de la lutte contre le nazisme et le fascisme.
Il l'enterre définitivement.
Et du coup, par ce geste, il restaure pas mal d'infamies.
Nous le savons.
Nous savons à quoi nous attendre.

Lorsque le Peuple votera ce sera à partir de maintenant, POUR ou CONTRE le pouvoir totalitaire des marchés financiers.
Il ne pourra plus faire « l'innocent » qui soi disant ne comprend rien à la politique.
Contre la Mercatie Générale - pouvoir totalitaire des marchés financiers - il est grand temps de réaffirmer la Démocratie.
Ne croyez-vous pas ?

Il nous faut inventer de nouvelles fondations, un nouveau contrat social, une nouvelle internationale.
Nous sommes voués à devenir alermondialistes.
La Mercatie Générale nous y contraint en quelque sorte.
Ne laissons pas crever en nous les derniers espaces de cerveaux disponibles !
Oeuvrons à d'autres mondes !

Portrait de Jonas2

De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 16H29 | 30/12/2007 | Permalien

L'année 2007 est celle où un nombre finalement assez réduit de naïfs a confondu la carte et le territoire, le menu et les plats, les promesses et les réalisations, le chèque en blanc et les vraies factures.
Les technologies de l'information ont démultiplié les effets ravageurs de cette stratégie de la gesticulation et de l'image destinée à faire basculer les plus indécis et a anesthésier les scepticismes.
Chaque camp l'a utilisée avec plus ou moins d'habileté ou de roublardise. C'est de « bonne » guerre. Eh ! Oui. Il faut quand même bien se mettre dans la tête que c'est cette minorité de futurs cocus qui nous impose Sarko. C'est elle qu'il fallait convaincre. Et on peut parler de mission accomplie côté UMP.
Quant aux ficelles utilisées. Ben ! plus elles sont grosses plus ça marche puisqu'on s'adresse à des gogos.
Il est là le tournant qui fera date. Dans ce paradoxe qui consiste à rabaisser le débat pour se propulser au pouvoir.

Portrait de Alain4

De Alain4

16H30 | 30/12/2007 | Permalien

SARKOZY est un mélange de GOEBELS (aboyeur public du temps d'ADOLPH) , de BERLUSCONI « barron » de la presse ,des médias et « amuseur par ses pitreries ; tout cela donne un produit de politicard n'ayant qu'une idée en tête faire fructifier sa fortune personnelle et celle de ses copains (la MAFIA quoi )
C'est quand même triste d'en arriver là , ce petit monsieur est entrain de foutre la FRANCE cul par dessus tête et malheureusement au moins 45°/° des français ne s'enrendent même pas compte .
REVEILLEZ VOUS ! ! ! ! ! ! ! ! il est encore temps d'éviter le pire .

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 16H47 | 30/12/2007 | Permalien

Le Net abondamment utilisé dans la campagne

Oui , abondamment utilisé , et plutot favorable à Segolene , Bayrou ou Besancenot qu » a Sarko , si je me souviens bien .

Et qui a voté majoritairement Sarko ? Les retraités , les vieux et les pauvres gens qui votaient Front National , c'est a dire plutot les gens sous equipés en ordinateur et surequipés en télé à TF1 ..

Note : je sais qu » il y a de sympathiques retraités sur Rue89 qui vont me faire remarquer qu » ils n » ont pas du tout voté Sarko , je les en felicite , mais outre qu » ils sont tous equipés en informatique , je leur rappelle cette phrase d » Audiard :

- Il y a des patrons de gauche - - Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre.

Portrait de Jonas2

à Numerosix Portrait de Numerosix De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 17H10 | 30/12/2007 | Permalien

Bien vu, Numerosix, pour ce qui est du vote des sous équipés en ordinateur. Mais il y a peut-être quand même quelques dégâts collatéraux du net. Ne serait-ce que par contamination.

Quant à Audiard. Il y en a une autre qui me parle bien : « Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les r'connait. »

Portrait de André Dupneu

à Numerosix Portrait de Numerosix De André Dupneu

chef du contentieux | 17H35 | 30/12/2007 | Permalien

Oui et non. L'achat de mots chez Google n'a pas vraiment aidé le candidat de l'UMP, permettant même parfois des chocs absolument contre-productifs, mais sans aucun doute plus que la « boutique » désopilante proposant des T-shirts à la vente sur le site du candidat.

Doit-on aussi se demander si le terme divorce n'aurait pas été acheté de la même manière, puique les résultats fournis par Google avec ce mot renvoient inmanquablement le nom d'une certaine personne que beaucoup répugnent à citer ?

Portrait de J.C.M.

à Numerosix Portrait de Numerosix De J.C.M.

21H40 | 30/12/2007 | Permalien

Rebonjour Numerosix.

… et le sous équipement en ordinateur n'a rien à voir dans l'affaire.

Quant au suréquipement en télé à TF1 (et aux autres chaînes… il ne faut pas les oublier ! )… là, j'aurais tendance à te suivre.

Recordialement.

J.C.M.

Portrait de Pierrrrre

à Numerosix Portrait de Numerosix De Pierrrrre

11H09 | 31/12/2007 | Permalien

 »…..Et qui a voté majoritairement Sarko ? Les retraités , les vieux et les pauvres gens qui votaient Front National , c'est a dire plutot les gens sous equipés en ordinateur et surequipés en télé à TF1 .. »

==> autrement dit, les gateux pour la droite, et les éclairés de la vie tous à gauche.
Coté fachiste aussi, c'est le même discours : « les ringards votent pour les autres, chez nous, nous avons la jeunesse, le courage et l'intelligence »

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 »….Note : je sais qu » il y a de sympathiques retraités sur Rue89 qui vont me faire remarquer qu » ils n » ont pas du tout voté Sarko , je les en felicite ,…. »

==> ouf, s'ils ont voté à gauche, c'est qu'ils sont intelligents, ce qui compense de leur vieillesse (toujours ce discours marxo/facho)

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 »…. mais outre qu » ils sont tous equipés en informatique ,…. »

==> ben ouais, les gens de gauche sont à la pointe du progrés, c'est bien connu, (sauf pour les profs de l'éducation nationale..ils attendent une formation rémunérée)

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 »…… Il y a des patrons de gauche - - Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre…… »

==> il est vrai que pour être responsable d'une entreprise, il faut savoir compter, équilibrer un budjet, et ne pas se contenter d'incantations de cantine…

Des poissons volants ?
Dommage que tous les cons n'aient pas vraiment des ailes..
on enleverait l'ascenceur, rue de Solferino. (et pas que là, je vous l'accorde)

Portrait de enfant-de-marih

De enfant-de-marih

16H54 | 30/12/2007 | Permalien

Révélateur, entre-autre, d'une certaine conception de l'effort pour combler le déficit public…

On apprend dans Le Canard enchaîné que l'homme qui justifiait sa faramineuse augmentation de 206% par un souci de transparence perçoit toujours depuis le 6 mai son salaire de ministre de l'Intérieur ! Bling-bling.

On se souvient de l'augmentation du salaire présidentiel que s'était généreusement accordé Nicolas Sarkozy. Elle se justifiait par une volonté de « plus de transparence ». Du moins avait-il osé le prétendre - mais n'est-il pas celui-qui-ose-tout ? La bonne blague ! En fait de transparence, on a d'abord eu droit à la valse des chiffres : la majorité a commencé par évoquer 140% d'augmentation, avant de corriger à 172, jusqu'à ce qu'on s'aperçoive, grâce aux calculs précis de certains députés de l'opposition, que l'augmentation était en réalité de 206 % ! Le Président lui-même, pris la main dans le sac, en flagrant délit d'enrichissement personnel non justifié - il est déjà logé, blanchi et nourri dans le luxe inouï de notre monarchie républicaine -, avait tenté de noyer le poisson. De son explication embrouillée ressortait que Jacques Chirac, en plus de son salaire de Président, touchait un complément en retraites variées, pour lesquelles il avait cotisé durant sa carrière politique. Et que les Français ne le savaient pas et qu'il fallait désormais que tout se sache. On ne voit pas du tout la pertinence de l'argument mais passons. Ce qu'avait oublié de nous dire Sarko-la-transparence à ce moment-là, c'est que lui-même, depuis mars et jusqu'à maintenant, avait demandé - et évidemment obtenu - de continuer à percevoir son… salaire de ministre de l'Intérieur !

La bombe explose dans l'édition d'hier du Canard enchaîné, relayée par Politique.net. Explication : pour permettre à un ministre de retrouver un emploi, le versement de son salaire est en effet maintenu durant 6 mois, c'est la règle. Sarkozy ayant démissionné en mars, il aurait dû cesser de le toucher au 1er octobre, à condition de ne pas avoir trouvé le moindre boulot depuis le mois de mars, or il est président de l'U.M.P. et touche donc un maximum de ce côté là ! ! ! Or il a demandé à ce que cette rémunération de ministre de l'Intérieur, soit prolongée jusqu'au 1er janvier 2.008, jour d'entrée en vigueur de son augmentation officielle de 206%. Au nom de quelle justification ? Peut-être faut-il chercher du côté de Pierre Lellouche, inénarrable conseiller de Sarkozy, qui trouvait anormal que le Président soit payé comme « un petit cadre moyen ». Vous en connaissez beaucoup, des petits cadres moyens à 7.500 euros nets (d'argent de poche) ? La droite qui voudrait réconcilier les Français avec l'argent n'a aucune idée de la réalité du pays, aveuglée par son fol appât du gain : nouvelle illustration après celle donnée par Jean-François Copé, alors ministre du budget, pour qui les classes moyennes émargeaient à 4000 euros nets par mois ! Le même Copé qui cumule avec ses rémunérations d'élus un salaire d'avocat dans un cabinet d'affaires…

Pour revenir enfin au sujet, en résumé, Nicolas Sarkozy, l'homme qui reprochait à son prédécesseur de toucher en catimini ses retraites en plus de son salaire de Président, justifiant ainsi sa propre augmentation, touche depuis le 6 mai non 7500 euros, rémunération normale du Président, mais 11 500 euros nets, en ayant conservé son salaire de ministre de l'Intérieur - qu'il n'est plus depuis fin mars. En toute opacité : qui l'eût su sans la révélation du Canard ? Ajoutons qu'il ne s'agit pas de divagations de la part du palmipède puisque l'Élysée a… confirmé l'information ! « Ensemble, tout devient possible » : là-dessus au moins, Sarkozy ne mentait pas.

Sarko ça rime avec escroc ! Et ça s'ajoute à la corruption : Pour mémoire, Bolloré a d'énorme contrats avec les ministères (en particulier l'Intérieur) et Sarko ne pouvait l'ignorer en mais 2.007, quand il naviguait sur le yacht Bolloré et voyageait dans le Falcon Bolloré ! ! ! Il s'agissait donc bien de corruption ! ! !

Dans d'autres pays voisins, Sarko, rien que pour 1 seul de ces 2 délits serait obligé de démissionner ! ! !

Portrait de PonG

à enfant-de-marih Portrait de enfant-de-marih De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 00H10 | 31/12/2007 | Permalien

Précision quand même : il ne cumule pas les deux salaires d'après l'article du Canard. Il conserve le salaire de Ministre tant qu'il est supérieur à celui de président, c'est à dire jusqu'à janvier.
Mais ce n'est pas bcp moins scandaleux et surtout, pas plus transparent.

Portrait de compte supprimé 22

De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 18H16 | 30/12/2007 | Permalien

Sous-titre de la note : « Plus moderne, plus américaine, plus people »

Il y a un mot de trop, et ce mot n'est ni « américaine » ni « people ».

Car cette communication, c'est du vent. Un vent de sable, qui fait mal et qui cache le paysage.

Actif, notre agité ? Efficace ? Allez donc à Sangatte qu'il a fait fermer-je-résous-les-problèmes-moi, allez voir comment ça se passe vraiment : rien n'a changé, sauf en pire.

Mais un vent hélas efficace, et le ton scientifico-lénifiant de Mr Mercier le prouve. Efficace car le bon peuple, soigneusement ébloui par les grands médias aux ordres des amis, médias qui marchent à donf quand ça gaze avec Cécilia, Carla (en attendant la prochaine nana) et freinent à donf quand il y a de l'eau dans Gaz de France ou dans les centres de rétention d'immigrés), admire toujours le brasseur de vent.

Efficace car en face, il n'y a rien. Et le gros, l'énorme problème, il est là.

Quelqu'un ici, et pas Mercier hélas (trois petites lignes de critique en fin de papier), pointe un des risques de la bolloréalisation présidentielle : l'achetabilité de Sarkozy. Car enfin, la question n'a pas encore été posée directement à NS (où est Audrey Pulvar ? ) : quel cadeau Nicolas va-t-il faire à Vincent pour le séjour sur son yacht et le billet d'avion privé ?

Portrait de sefero49

De sefero49

Soldat mugissant | 17H05 | 30/12/2007 | Permalien

En employant des méthodes commerciales agressives, il est assez facile d'attirer le gogo.
Beaucoup plus difficile de le conserver longtemps comme client fidèle.
Il me semble qu'une grande partie de l'électorat du président a voulu s'opposer à l'idée (trop avancée pour eux) d'une femme présidente.
Je crois me souvenir que ce sont les plus de 60 ans qui ont majoritairement voté Sarkozy
Que pensent ces « conservateurs » de l'image actuelle de la fonction présidentielle ? ? ?
J'attends avec impatience des sondages non censurés par la presse Sarkozienne.

Portrait de André Dupneu

De André Dupneu

chef du contentieux | 17H22 | 30/12/2007 | Permalien

2007, l'année où la mauvaise presse a voulu prendre le pas sur la réflexion et le sens profond de la pratique démocratique, parce que la connaissance de son propre environnement social devait devenir une marchandise fécale sur papier glacé.

2007, l'année où les journalistes les plus dénués d'éthique ont choisi de se muer en trompettes des aspects les plus salaces et les plus dégradants des institutions républicaines.

2007, l'année où les principes historiques et fondamentaux ont été galvaudés sur l'autel électoral, passés à la baratte médiatique de la décérébration.

Ca se paiera inéluctablement, par implosion de la société selon le processus actuellement vécu par les américains, ou par un asservissement à des principes économiques venus d'ailleurs, plutôt d'Asie que d'Afrique. Les conflits sociaux à venir n'étant pas de la moindre importance pour la minorité dirigeante, qui les a laissés s'installer en raison d'un aveuglement génétique séculaire, et qui paiera l'addition, comme le veut la coutume en France…

Portrait de dlm71

De dlm71

17H30 | 30/12/2007 | Permalien

la sarkoflorine…la sarkoflorine…
la bonne tisane pour le Moi.
la sarkoflorine…la sarkoflorine…
la bonne tisane pour la Foi

Portrait de Crispus

De Crispus

17H34 | 30/12/2007 | Permalien

En quoi la vulgarité, l'esbrouffe, la démagogie, la vanité, la soif de l'or, sont-elles « modernes » ? A supposer qu'elles le soient par quelque côté, en seraient-elles pour autant justifiées ? Parce qu'elles s'avèrent efficaces pour la conquête de l'opinion -ce qui n'est ni nouveau ni, par conséquent, « moderne“- devons-nous en faire un modèle d'action politique ? La com” politique aurait basculé en 2007 ? Bof ! Disons plutôt que,comme Carla Bruni, elle a été culbutée. Et comme elle, elle s'en remettra !

Portrait de regardezle

De regardezle

17H41 | 30/12/2007 | Permalien

Le net est abondamment utilisé dans la com politique mais mais internet reste un instrument à double tranchant http://www.dailymotion.com/video/x3tbmc_nicolas-sarkozy-carla-bruni-clip…

Portrait de Numerosix

à regardezle Portrait de regardezle De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 17H55 | 30/12/2007 | Permalien

Ma preferée , c'est celle la , mais c'est une affaire de gout, bien sur :

http://www.youtube.com/watch ? v=cYsPg5kJpQY

un scandale , concernant les parodies , Groland avait tourné il y a un an ou deux une fausse pub de Carla Bruni geniale et personne ne l » a mise sur Yoututu ou Dailymochion ! Et Groland ne l » a pas repassée a la télé

Que fait la police du rire ?

Portrait de regardezle

à Numerosix Portrait de Numerosix De regardezle

18H02 | 30/12/2007 | Permalien

oui, très bien aussi…

Portrait de Etel

à regardezle Portrait de regardezle De Etel

19H27 | 30/12/2007 | Permalien

très bien , les videos

Portrait de Christobal Colon

De Christobal Colon

Scandalisé à 999% | 18H36 | 30/12/2007 | Permalien

Article interessant qui a le mérite d'officialiser UNE VRAIE RUPTURE qui n'a rien à voir avec celle qui a été « vendue ».

Il y maintenant marchandise et communication en politique avec des coupons de réduc » en prime.

On donne à croire, via image et médiatisation, que c'est le début d'une nouvelle ère… alors que ce n'est rien de moins que la fin annoncée de l'ancienne ère simplement poussée à son paroxysme en 2007.

La Vraie Rupture : La France s'en chargera en 2012.
Nouvelle constitution. Nouvelle répartition des rôles.
Participation de la société civile. Proportionnelle.
Developpement super durable à fond. Solidarité de rigueur.
Claire mise en réseaux des compétences (au sens large) en dehors du cadre CAPITALISTE et linkée depuis l'Elysée( ! ).
Plan de grande ampleur « Voitures electriques ou/et Vraies Voitures Propres ».
Grand plan Fret.
Un CSA avec neurones.
Une claire sortie du TOUT PETROLE.
Une claire sortie du TOUT TRAVAIL.
Un(e) président(e) rassembleur, fédérateur, organisateur, créatif, manager d'une vraie EQUIPE (plurielle) de France tournée vers le monde ET SON AVENIR.

Merci donc à la vieille Droite maladroitement liftée ainsi qu'à la gauche molle… d'avoir jeté, consciemment pour l'un, inconsciemment pour l'autre… les bases d'un concept qu'elles ne maîtrisent pas.
La France s'en chargera.

En 2012, la France repasse devant.
C'est ce qu'annonce 2007.
En lisant bien entre les lignes…

Portrait de x

De x

18H48 | 30/12/2007 | Permalien

« modernisation » : L'ennui, déjà, est que l'on donne ou entend un sens faux à ce terme et que toute modernisation serait par nature bonne [idem que « réforme = moderne = bien ». Ce pourrait être l'inverse, un signe de décadence.

C'est ce que je pense, à titre personnel.

L'amalgame entre individu et fonction ne peut qu'être mauvaise. Car la tendance sera par exemple de haïr un individu et du même coup de haïr l'Etat. Ce ne peut aussi être qu'un invitation mécanique à détruire l'Etat ; car les décisions sont maintenant personnalisées. La perception est que ce n'est plus un individu qui met en oeuvre une politique mais un individu qui impose sa volonté. Ca signifie que le lien entre la population et le décideur est rompu ; le premier est subi, le citoyen n'est plus associé à la marche de l'Etat.

Tout le reste conduit à la mort du politique. La pollution du débat par des choses accessoires, comme l'intimité, etc, contribue à placer sur un même niveau les choses graves et celles futiles. C'est une dérision du politique. Ce champ se transforme en une sorte de jeu de foire. Ceci ne peut aboutir qu'à l'hystérie collective puisque rien n'ayant plus de sens [hiérarchisation des choses], les réactions ne peuvent relever que de l'émotionnel.

C'est également la mort à terme de la démocratie. Elle ne peut subsister que sur un plan formel, un décorum, une illusion. Parce que la tendance du politique sera justement de creuser le sensationnel et non ce qui est grave, compliqué, etc. Les élections donneront libre cours à une démagogie effrénée et se feront essentiellement sur des coups, si possibles générés, ceseront des hold-ups électoraux.

C'est également la mort de la République sur le plan de la vitalité car le politique aura tendance à bâcler la partie grave plutôt que celle barnum. Inévitablement, ce sera la déchéance du pays puisque n'ayant pas anticipé les problèmes, le pays ne pourra lutter.

Au final, les élections ne seront qu'une farce et vraisemblablement la gouvernance sera faite par des experts, spécialistes et autres technocrates.

Derrière la frénésie et l'hystérie, c'est la mort du politique tout simplement et tous ces points se conditionnent les uns les autres.

Portrait de compte supprimé 22

à x Portrait de x De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 19H46 | 30/12/2007 | Permalien

C'est votre texte que Rue89 aurait dû mettre en article, pas le seau d'eau tiède de Mercier !

Tiens , je vais même en rajouter :

« La pollution du débat par des choses accessoires, comme l'intimité, etc, contribue à placer sur un même niveau les choses graves et celles futiles. »

Pas au même niveau, au niveau supérieur, les futiles !

Portrait de x

à x Portrait de x De x

20H52 | 30/12/2007 | Permalien

Oui, c'est terrifiant.

Nous sommes déjà en plein dans cette chose de toute façon. Je remarque qu'il y a une sorte d'effet boule de neige, une accélération dans ce processus de destruction. J'ai la sensation très désagréable qu'une nation se suicide et se regarde mourir, je me fais souvent cette réflexion quand je lis les pseudo-nouvelles, mais aussi les commentaires des internautes, les paroels des gens. On parle de progrès, de modernité, de démocratie mais partout, ce que je vois, c'est l'inverse, la vie devient de plus en plus moche, surtout dans les realtions entre individus [sur le net, on se rassemble entre soi, c'est très communautariste en fait]. Au point où je me demande si ce n'est pas moi qui déraille ou bien si ma vision n'est pas devenu soudain défectueuse. […] Il y a une sorte de sensation de déréalisation aussi, elle est dû, je pense, à une overdose de faits, tout un flot ininterrompu et au fait que c'est comme si on regardait la chose de l'extérieur, come si elle ne nous concernait pas vraiment. Alors, on est là, comme à coté, médusé, impuissant. Souvent, quand je parle avec des gens, j'ai la sensation qu'ils sont dans une sorte de grand jeu de rôles.

En fait, c'est un peu comme si nous étions sous l'effet d'une sorte de drogue, peut-être est-ce une réaction de défense tellement nous sommes peu rassurés au fond.

Je crois que ça va faire très mal quant ce grand délire collectif va être confronté à la réalité et franchement, je crois qu'il faut avoir vraiment perdu le sens avec toute réalité que d'imaginer que tout ça va déboucher sur du bon.

Portrait de Numerosix

à x Portrait de x De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 22H04 | 30/12/2007 | Permalien

Trop fort , un simple « X » comme pseudo apres les courageux anonymes .
Felicitations .

Portrait de x

à Numerosix Portrait de Numerosix De x

00H37 | 31/12/2007 | Permalien

[que voulez-vous dire, numérosix ? ]

« Américanisation de notre vie politique, aussi, dans la façon de s'exprimer : Nicolas Sarkozy souhaite démentir une critique faite en permanence à la classe politique, “ils sont trop éloignés de nos réalités”, “pas des gens comme nous”… Dans sa façon de s'exprimer et de s'habiller (souvent en chemise et sans cravate), il entend abolir le sentiment de distance que des personnalités comme le général de Gaulle ou François Mitterrand s'employaient, eux, à entretenir. »

C'est un bon comédien, mais ça en dit long sur sa façon de concevoir la population : « le peuple est mal fagotté, il parle comme un charretier ».
Ce qu'on demande à ce monsieur, ce n'est pas qu'il fasse une imitation, mais très simplement qu'il le respecte. Le respecter, ce n'est pas le caricaturer, c'est, par exemple, ne pas vouloir sauter par dessus le vote de 2005. C'est ne pas dire que le peuple a été trompé depuis 30 ans, je gouvernerai autrement pour gouverner de façon pire qu'auparavant. C'est aussi être exemplaire : ça rime à quoi de dire que les écoliers ne doivent pas tutoyer les professeurs pour soi-même tutoyer tout le monde adulte ?

Il faut qu'il descende un peu des cimes autrement qu'en service commandé - interessé et au pas de charge pour prendre l'état réel du pays, il se rendra compte que le peuple n'est pas habillé comme un clochard et ne parle pas comme un charretier.

Et encore, je ne rentre pas dans la philosophie parce qu'il est proprement affolant de voir que le président actuel ne fait pas même la distinction entre Peuple/entité et peuple/masse.

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