Après l'Asie, la folie Eee a gagné les Etats-Unis, où l'on est au bord de la rupture de stock. Les vendeurs en ligne, comme Amazon, ont croulé sous les commandes pour Noël. Pour répondre à ce succès, la sortie européenne du nouveau micro-ordinateur portable d'Asus a même dû être repoussée plusieurs fois : annoncée au mois d'octobre, elle n'aura pas lieu avant la fin janvier. Ceux qui l'attendaient impatiemment en sont réduits à étaler leur déception sur les forums de discussions consacrés à la machine. Pourquoi ce succès ? Outre sa petite taille (une feuille A4 pliée en deux) et son poids (moins d'un kilo), c'est avant tout son prix qui fait l'originalité du dernier-né d'Asus : vendu 399 dollars aux Etats-Unis pour sa version 4G, il devrait arriver en France, le 23 janvier, au prix de 300 euros.
Priorité à la connectivité et à la mobilité
Pour ce prix-là, que peut-on attendre ? Certainement pas à ce qu'il égale en performance les ordinateurs portables traditionnels. Ici, rien de superflu, Asus se concentre sur les usages Internet : écrire des e-mails, lire des pages web ou regarder des vidéos, guère plus. Tout est axé sur la connectivité et la mobilité, avec réseau wifi, caméra et micro intégrés pour téléphoner à volonté (VoIP). La mémoire de 4 ou 8 Go, ridicule selon les critères actuels, est stockée sur une carte SSD (mémoire flash), ce qui rend la machine presque invulnérable aux chocs, un avantage significatif au vu de sa vocation de globe-trotter. Asus ressemble davantage, pour les fonctionnalités, à un téléphone mobile nouvelle génération, avec un format à mi-chemin de l'ordinateur portable. Pas question donc de se lancer dans des présentations sophistiquées ou dans un jeu vidéo. En revanche, ceux qui ont besoin de communiquer et d'accéder à des documents pendant leurs déplacements pourront préférer cette solution au clavier microscopique des mobiles nouvelle génération, vendus à des prix dépassant souvent les 500 euros. Le raisonnement d'Asus semble être le suivant : quitte à devoir rédiger des e-mails ou corriger un diaporama sur un coin de table entre deux avions, autant le faire avec un clavier digne de ce nom.
Linux comme système d'exploitation
Mais la vraie nouveauté de l'Eee PC n'est peut-être pas là : l'autre raison de son prix serré est à chercher non pas du côté du matériel, mais des logiciels. Pour la première fois, un ordinateur grand public est vendu avec une distribution libre et gratuite du système d'exploitation Linux spécialement adaptée. Il faut dire que dans ce cas, la licence d'un système propriétaire comme Windows ne serait pas très éloignée du prix de l'ordinateur lui-même… C'est peut-être le coup de pouce qu'attendait le monde du logiciel libre pour se faire connaître du très grand public, car si le navigateur libre Firefox est utilisé par plus d'un tiers des internautes, l'écrasante majorité reste fidèle à la marque de Bill Gates. Si l'Eee PC acquiert, comme il semble en prendre le chemin, un statut de machine de première acquisition, il se peut que la prochaine génération d'utilisateurs d'informatique regarde avec curiosité la coutume obsolète consistant à payer un prix élevé pour l'utilisation d'un logiciel… Plus surprenant pour une machine que certains journalistes avaient qualifiée d' » inadaptée à un travail sérieux » , elle commence également à être commandée en masse par les établissements éducatifs, comme le district scolaire de Fresno, en Californie, qui en a acheté 1300 exemplaires pour équiper tous ses élèves.
► Rectifié le 30/12 : données sur le poids et le prix modifiées.





















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à leconcombrevert
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 17H38 | 30/12/2007 |
Bien vu ami légume.
Beaucoup comprendront votre comparaison parce que l'automobile est un objet ancré dans notre proximité depuis des dizaines d'années. La voiture n'évolue plus que de détail en détail. Un conducteur n'a pas à avoir fait des études de mécanique ou que sais-je encore ? Les rôles sont bien marqués.
D'un côté, le conducteur, de l'autre ceux du garage. Il vaut mieux avoir entendu parler de bougies, de filtre à air …… pour ne pas se faire trop promener mais ça c'est un peu la loterie.
Par contre, l'ordinateur que tout le monde peut acquérir pour environ un millier d'euros, n'a pas accompli un parcours aussi long, cela n'a pas la même maturité, et son image sociale est encore très investie. En dehors des sphères économiques, des ateliers et des bureaux, les rôles ne sont pas aussi tranchés. Faire de l'informatique peut signifier que l'on sait démembrer un micro-ordinateur et que l'on sait trouver son chemin à l'intérieur d'une foule de fichiers au nom abscons, voire que l'on sait en créer. Mais celui qui saisit son courrier, utilise un carnet de contacts, un agenda, stocke ses photos, sa musique, joue à classer ses DVD, …etc, dit également qu'il fait de l'informatique. Le temps devrait mieux distinguer les rôles.
L'informatique est très jeune. Comme à l'époque des étapes qui ont permis la transformation des premiers tacots en voitures modernes, les innovations récentes sont d'une envergure plus radicale que les dernières évolutions du secteur automobile.
Être geek ou être un utilisateur ordinaire ! Tiens, on n'a même pas de mot simple pour ça……
à Claude PELLETIER
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H55 | 31/12/2007 |
Mon très cher jardinier préféré,
j'abonde tout à fait dans votre sens. Mais ce qui me trouble est ceci :
Quand je roulais en 4 CV ou en vielle Deuche - ah, le bon vieux temps - j'étais capable de diagnostiquer ET de réparer les petits pepins et même les plus grands.
Je me souviens d'avoir changé avec mon mari le joint de culasse de notre 4 V sur un terrain de camping avec juste 3 clefs et beaucoup de témérité. Et d'avoir pu repartir avec notre caisse !
Et - chronomètre en main - il nous fallait un peu plus d'une heure pour changer le moteur de notre Deuche.
Alors que aujourd'hui, avec les bagnolles modernes électronifiés et véroulliés j'ai du mal à trouver la tige pour verifier l'huile ; et même les meccanos les plus accomplis sont complètement largués et ne peuvent plus rien faire si ils ne disposent pas de l'outillage spécifique aggrée par le constructeur.
On nous dit : Oui, mais les voitures ne tombent plus en panne aussi souvent de nos jours ! Et elle vont plus vite, consomment moins, sont plus confortables. C'est peut être bien possible. J'en sais rien.
Mais en même temps on assiste donc à une concentration du savoir faire dans les mains de quelques spécialistes qui nous rend de plus en plus dépendant des grandes marques et de leur réseaux de distribution.
Et ms poursuit cette même politique dans le secteur informatique, ce qui est encore bien plus grave, parce que il ne s'agit plus seulement de la maîtrise de notre mobilité mais de la tentative d'une mainmise grandissante sur notre mémoire, nos communications, nos pensées.
En tant qu'utilisateur/trice je ne veux pas être obligé de passer un diplôme d'ingénieur pour pouvoir me servir de mon ordi, mais je demande le droit de regard sur tout ce que fait ma bécane. C'est pour cette raison que j'opte pour le open source en général et pour LINUX en particulier.
Enfin, assez de ces horizonts obscures, je vous souhaite une bonne soirée et une très belle année 2008 !
à leconcombrevert
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H03 | 31/12/2007 |
* PS : Je regrette aussi beaucoup de ne plus trouver vos petits poemes sur rue89.
à leconcombrevert
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 22H40 | 31/12/2007 |
Amie concombre,
Plus de p'tits poèm » :
Effet des saisons sans doute ……
Et sur ls trottoirs de notre belle rue,
j'évite de lever la tête de peur de glisser.
Au sujet du sujet :
Je comprends votre choix,
apprécie toutes alternatives à Micro$oft.
J'ai trouvé mon content
avec les machines d'Apple et son système.
C'est plutôt démocratique.
Bonne année, chère concombre, et tout et tout !
Un poème—slogan— quand même.
Allez, c'est pour la route. :
Sarco
Cossard
à Claude PELLETIER
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 01H51 | 01/01/2008 |
Ah, naturellement, pour vous qui êtes jardinier Apple s'impose.
Sarco - Cossard, j'aime bien votre petit slogan.
Quand le musard regne, c'est le monde à l'envers, tout va de mal en pire.
Encore heureux que habituellement
l'empire des rois fainéants est de courte durée.
Bien à vous
à lapipao
De Eliott
16H55 | 28/12/2007 |
@Lapipao
« Je me tiens un peu au courant, je passe énormément de mon temps libre à faire du support (gratuit) linux pour les débutants et je maintiens que l'administration d'un système Linux requiert un apprentissage qui demande des efforts. »
C'est normal, sous linux on parle d'administration sous Windows on parle de réinstallation.
On parle d'utilisateur final, et je ne connais pas beaucoup de personne qui savent administrer un windows.
Comparons ce qui est comparable.
à Eliott
De Ferdinand.Bardamu
08H41 | 04/01/2008 |
Toute la fonction publique de Rue89 semble s'être donnée rdv sur ce troll : -) car mis à part les fonctionnaires, qui se soucie de son système d'exploitation ? c'est vrai que comme les retraités, ils ont le temps de chercher pendant des heures sur des forums, les solutions aux problèmes que leur pose leur OS : -) Tout ce que les gens demandent, c'est que leur OS fasse ce qu'ils lui demandent de faire, vite et bien, ce que fait parfaitement XP (je n'aime pas Vista que je ne suis pas prêt d'installer. Pas envie de tranformer ma F1 en 2cv).
PS : pas de réactions à mes posts : normal, il est 8h43 et ils ne sont pas encore arrivés au bureau… : -)
à Ferdinand.Bardamu
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 08H48 | 04/01/2008 |
Vous êtes VRP M$ ?
à leconcombrevert
De Ferdinand.Bardamu
08H57 | 04/01/2008 |
Non, je n'aime pas la propagande minusienne (pour répondre à votre M$). D'ailleurs rien que le fait d'utiliser le terme « M$ » affiche la couleur. C'est comme la croix des croisés : -)
à leconcombrevert
De Ferdinand.Bardamu
09H16 | 04/01/2008 |
« Le linux habens
Nous allons nous intéresser aujourd'hui à une vermine dont la prolifération inquiétante réclame une connaissance approfondie afin d'envisager les moyens les plus appropriés à son éradication. Il s'agit du linux habens, un redoutable parasite, qui a trouvé dans la proximité des ordinateurs, avec leurs enchevêtrements de câbles, leurs claviers aux touches poisseuses, la chaleur constante qui émane des unités centrales et la phosphorescence blafarde des moniteurs, un environnement idéal à sa multiplication.
C'est une forme de vie végétative, très fruste, dotée d'un système cérébral primitif, réduit à sa plus simple expression, bineuronal, bistable commuté blanc/noir oui/non allumé/éteint, quoique plus souvent éteint qu'allumé. Pour rudimentaire que soit ce système il n'en est pas moins largement suffisant à assurer l'ersatz de pensée articulée qui monopolise l'essentiel de ses maigres ressources intellectuelles, et qui est presque entièrement constituée d'autosatisfaction ainsi que d'une croyance inébranlable en sa supériorité.
Cependant la conscience larvée de son insignifiance profonde quoique profondément enfouie en lui, l'amène au moyen d'un mécanisme de surcompensation assez bien décrit par A. Glutzenbaum dans son livre “Anatomie du Rien ‘ (PUF - 1987) à manifester à tout propos une intolérance aussi agressive que spontanée et à tel point remarquable qu'on surnomme fréquemment le linux habens, Torquemada d'opérette ou ayatollah de bazar.
Une vacuité totale associée à un manque de discernement provoqué par l'absence d'état transitionnel, qui est rappelons le brièvement, une conséquence directe de sa nature bistable, perturbe profondément son sens des valeurs et le conduit à prendre un vulgaire système d'exploitation pour un mode de vie doublé d'un système philosophique.
Il s'agit cependant d'un moindre mal, les cas les plus graves sombrant irrémédiablement dans une fantasmagorie à caractère paranoïdo-schizoïdale caractérisée par des crises de délire aiguë pendant lesquelles le sujet se prend pour un héroïque résistant en lutte contre des forces innombrables à la solde d'un oppresseur totalitaire et omniprésent auquel il donne le nom de Windaube.
En proie à de fréquentes hallucinations toujours accompagnées de délire de la persécution il voit partout ce qu'il appelle des neuneus. Cette obsession à caractère monomaniaque trouve vraisemblablement ses racines dans le refoulement d'une image de soi qu'il projette sur les autres pour tenter vainement d'exorciser sa nature profonde. Peu familier du freudisme des tréfonds nous nous abstiendrons donc de pousser plus avant la description de troubles psychiques réclamant l'intervention impérative d'un psychiatre familier de ces pathologies lourdes en phase terminale.
Un sectarisme profond séquelle des états hallucinatoires précédemment décrits l'amène à accorder une foi aveugle ainsi qu'un intérêt parfaitement démesuré à l'expression par un parfait crétin de sottises émises au moyen d'un outil dûment approuvé par son comité d'éthique, à l'exclusion de toute autre forme d'expression..
Il communique avec ses semblables au moyen d'un langage rudimentaire au contenu sémantique nul mais amplement suffisant compte tenu de la faiblesse intrinsèque du message qu'il véhicule. Ce langage est principalement composé de métatermes dont un revient systématiquement, il s'agit du terme luser , censé rendre compte de tout, personne ou situation échappant à son très faible entendement
Il manifeste parfois bruyamment une joie difficilement compréhensible pour l'observateur et en laquelle certains théoriciens avancés ont voulu y voir l'expression d'un embryon de sens de l'humour. Sens de l'humour s'exerçant généralement au détriment du luser qui ne sait pas que c'est le kernel 2.0.4.248. révision A23.B qui prend en charge les cartes accélératrices turbo-speed et non le kernel 2.0.4.248. révision A23.A. Nous laisserons cependant au théoricien avancé la responsabilité de ses hypothèses.
On ne connaît rien de ses moeurs sexuelles et il semble préférable de penser qu'il n'en a pas, à moins que l'on admette pour manifestation sexuée une tendance certaine à l'onanisme qui fait de lui un parfait branleur . Son mode de reproduction reste inconnu, on préfère penser qu'il apparaît spontanément, car l'hypothèse qu'il puisse exister une femelle de la race avec laquelle il pourrait copuler et reproduire est bien trop effrayante pour être prise en compte.
Comme on le voit au terme de cette brève description le linux habens est une vermine nuisible, un parasite à classer dans la même famille que les cafards ou les punaises mais qu'il s'agit là d'une espèce déviante, un avatar aussi néfaste qu'improbable du linuxien commun qui lui est un animal charmant quoique un peu timide vivant paisiblement à l'écart du bruit et des nuisances occasionnées par son redoutable cousin.
On constatera une fois de plus qu'à partir d'une même souche et dans des conditions d'existence identique la nature facétieuse peut produire de lamentables abrutis ou des gens délicieux.
Un moyen efficace pour lutter contre le linux habens est de manifester à son encontre le plus grand des mépris. Un moyen radical pour s'en débarrasser consiste à l'écraser sous le talon, on notera cependant qu'il est recommandé de le faire du pied gauche, puisque c'est censé porter chance.
Dans une chronique prochaine nous nous intéresserons au programmeur Java, une autre variété de pénible, persuadé celui-ci d'avoir inventé les bases de la programmation parce qu'il est incapable de manipuler un pointeur.’
MachiN
Sources : http://www.zipiz.com
à leconcombrevert
De Ferdinand.Bardamu
09H15 | 04/01/2008 |
J'aime aussi beaucoup celle-là : -) :
« Chapeau Rouge, bonnet d'âne.
Voici la triste et un peu longue chronique, des tribulations et vicissitudes vécues et subies par un être quotidien jusqu'à la banalité, victime temporaire mais pas consentante du progrès.
Que je vous explique ; je suis dans l'informatique. J'y suis même jusqu'au cou, puisque je passe le plus clair de mon temps en la mauvaise compagnie des produits de l'ignoble Bill à tête de méduse cyanosée. Hé oui ! N'ayant pas la chance d'évoluer au sein d'un environnement éthéré duquel seraient absents, en même temps que de bêtes soucis productivistes, les échanges avec le vaste monde extérieur, je fais donc en matière d'informatique comme (presque) tout le monde : du Microsoft sur l'évier et à tous les étages. Il en est de l'informatique comme du reste, un standard même douteux vaut mieux que pas de standard du tout.
Alors, en attendant des lendemains festonnés de glorieux, où un bon standard aura définitivement bouté hors de nos machines la quincaillerie psychotique qui l'encombre présentement, vivons le mieux possible dans le compromis.
Ceci ne m'empêche pas, comme beaucoup, de poser au martyr, ou de faire l'esthète à la délicate âme d'artiste saccagée par l'immonde promiscuité avec WinDaube (M$ suX ! ) et ses dérivés nauséeux. Ça ne mange pas de pain et ça fait tout un tas de chouettes sujets de conversation dans les dîners en ville.
Mais on peut être conformiste sans être pour autant fou à lier, il est des fonctions que je me refuse à confier à Billou Portail, mais que je laisse les yeux fermés aux bons soins de différentes variétés de BSD ; Free ou Net selon les plates-formes matérielles.
Les passerelles de messagerie par exemple ; imaginez un peu le tollé si l'indispensable courrier en provenance de rigoler.com, de freesex-for-all.net, ou de degriftour.com, venait à se perdre dans les méandres d'un serveur Exchange ? Non, Exchange c'est réservé au courrier interne, celui qui ne fait pas rire. Ou alors rarement et toujours involontairement.
Ayant débuté dans ce beau métier d'IS qui vous vaut la haine tenace de l'utilisateur, le mépris des directions générales et l'indifférence monolithique du reste de l'univers - environs compris - à une époque où le pingouin se rencontrait rarement en dehors des récits de Paul-Emile Victor et jamais dans les systèmes d'exploitation ; en matière de dérivé unixien, je suis BSDiste car c'est ce que j'ai côtoyé le plus souvent.
Il s'agit donc de BSDisme purement circonstanciel, je n'ai rien contre les autres parfums d'unix ni même contre les autres systèmes, mais je conçois parfaitement que l'on puisse se crêper le chignon à ce sujet. Il faut bien s'occuper et à partir du moment où l'on peut en venir aux mains à propos d'un nombre variable de jeunes gens vigoureux et hirsutes, cavalant après un ballon de forme et de taille, variables elles aussi, pourquoi pas autour de patchworks logiciels dont la vocation profonde est d'amener un ensemble disparate de composants inertes à collaborer un strict minimum, dans le but de faire gagner beaucoup d'argent à ceux qui les vendent ?
Il faut bien reconnaître cependant, que la querelle religieuse à propos des systèmes est souvent une pathologie juvénile dérivée de l'acné du même nom, mais qui a au moins le mérite d'occuper utilement sinon intelligemment, un tas de désœuvrés qui sans cela, arracheraient les pattes des insectes, pinceraient leur petite sœur dans les coins, se fourreraient les doigts dans le nez, ou joueraient avec les allumettes.
Un beau jour, sous la pression conjointe d'un grand modernisme frisé, des sarcasmes de mon petit neveu - linuxien de pointe - et du spectacle de Roberto Di Cosmo, tremblant d'indignation dans la boitakons, pendant qu'il me traitait de suppôt de Panurge au sens critique aussi développé que celui d'une huître ; je décidai d'investir dans le linux.
Il s'agissait alors de ce qui se faisait de mieux en l'espèce, aux dires des connaisseurs, une version ChapeauRouge 5.2. Je fus un peu déçu que ma vie n'en fût pas radicalement transformée, comme on me l'avait laissé entendre ici et là, mais ça faisait ce qu'on voulait et surtout pas plus, ce qui par les temps qui courent mérite d'être signalé.
A vrai dire, tout cela ne différait guère d'autres variétés d'unix libre dont j'avais l'habitude, mais le progrès vaut bien quelques infidélités et j'appréciais tout particulièrement les RPM, qui sont la providence du fainéant.
J'aurais pu continuer à vivre insouciant et presque heureux, si je ne sais qu'elle idée saugrenue ne m'avait poussé à investir dans la version 7 ; toujours chez ChapeauRouge. Une fois l'installation terminée, première curiosité : l'obstination du bestiau à vouloir charger à tout prix un noyau multiprocesseur sur une machine résolument mono. Une équipée sauvage se terminant tragiquement en noyau panique.
Cette légère contrariété atomisée et le système sur ses pieds, je pouvais passer aux choses sérieuses, c'est-à-dire la compilation d'un noyau, allégé au maximum des mickeys à l'utilité incertaine qui s'agitent bêtement en arrière-plan. Je préfère limiter leur nombre au strict nécessaire, une attitude névrotique j'en conviens, vestige d'époques sombres où il fallait faire dans 64k adressables. On ne se défait jamais totalement de certains traumatismes. Un rapide coup d'œil m'apprit que je n'avais pas vraiment à faire à un système, mais plutôt à un pandémonium, le démon y proliférait de façon alarmante, on se serait cru chez Lucifer. J'en découvris même un, sournoisement tapi dans son coin, qui avait pour mission de se connecter chez ChapeauRouge de temps à autre pour vérifier s'il y avait du nouveau.
Sans aller jusqu'au blasphème, je dirais qu'il y aurait là comme une ressemblance suspecte avec les pratiques honnies de l'infect Gates et son Windows Update. Enfin, moi je dis ça je dis rien, mais ce fut la première victime de l'exorcisme en cours : pas de ça chez moi !
La compilation d'un noyau est une opération banale qui consiste à répondre, si possible judicieusement, à quelques questions raisonnablement pertinentes, enchaîner deux ou trois commandes, puis aller se préparer un café en attendant que tout ceci arrive à son terme. Une opération des plus banales, vous avez le droit de vous esclaffer bruyamment si on ose vous soutenir le contraire.
Des plus banales, c'est que je croyais. En fait de noyau c'est plutôt dans les pépins que j'allais me retrouver, car c'est juste après le make kivabien ou supposé tel, que surgirent les désagréments en rangs serrés. On m'avertissait fort aimablement et avec force messages d'erreur que machin_smp n'était pas défini dans truc.h à moins qu'il ne soit redéfini dans bidule.S. Des trucs assez désobligeants dans l'ensemble.
Une des choses que l'on apprend dans ce métier, si l'on veut éviter le recours trop fréquent aux médicaments psychotropes, c'est ceci : quand tout va mal c'est généralement de votre faute. Je n'ai jamais su si c'était une forme d'humilité ou de la bêtise profonde. Pour être franc je ne tiens pas trop à le savoir, surtout dans un cas, mais c'est fort de ce sain principe que je recommençais l'opération en vérifiant tout bien soigneusement à chaque étape, peine perdue : même bordée d'injures. On jouait “ Le fantôme de l'opéra ‘ à guichets fermés là-dedans.
Il fallait se rendre à l'évidence, je n'y étais pour rien, j'en déduisis que je ne devais pas être le seul à avoir rencontré ce problème et c'est armé de patience, d'un navigateur et d'un moteur de recherche que je posais la question à la touâââle. Le résultat ne se fit pas attendre, d'autres de par le monde, avaient rencontré de semblables déboires. Si j'étais un crétin je n'étais pas le seul, ce qui fait tout de même chaud au cœur.
Je tombais sur des forums, ou la plupart du temps, un dénommé Bill après avoir salué à la cantonade informait le monde du fait qu'après avoir tapé make truc, make bidule et make chose il se faisait jeter comme un malpropre et reproduisait in extenso, quelques trois cent lignes de messages d'erreur à l'appui de ses dires.
Ce à quoi un dénommé Bob, très poli lui aussi, après avoir recopié tout le message de Bill lui demandait s'il avait bien fait make truc, make bidule et make chose. Là dessus, déboulait un troisième larron, fort civil à son tour, prénommé John ou Tom à moins que ce ne soit Ed, qui reprenait l'intégralité des messages précédents pour annoncer Moi aussi. Ça ne marche pas . Et ainsi de suite. J'ai laissé tomber, ça devenait d'une incommunicabilité proprement kafkaïenne.
Quelques superpositions de monologues de blaireaux en mode écriture seule plus tard, je finis tout de même par trouver du plus argumenté en apparence, qui informait que c'est make chose, make truc, make bidule dans cet ordre précis qu'il fallait faire, que ça ne marchait pas dans tous les cas mais quand ça marchait nul ne savait dire pourquoi.
Après tout pourquoi pas ? Ça faisait déjà un bon moment qu'on avait abandonné le rationnel pour les incantations, alors ça ou aller brûler un cierge à Lourdes…
Ça ne faisait que déplacer le problème un peu plus loin, avec d'autres messages d'erreurs, tout aussi pittoresques. Le recours à un des groupes de Usenet dédié à la configuration de linux s'imposait. J'en choisis un francophone pour changer un peu.
Enfin, francophone si on veut. Avant de s'effrayer des menaces que fait peser l'Anglais sur notre belle langue, peut-être serait-il judicieux de se demander si les menaces les plus inquiétantes ne viendraient pas plutôt de l'intérieur. Si j'en crois bon nombre de messages rédigés en une bouillie langagière à l'orthographe surréaliste, la syntaxe aléatoire et le style acrobatique. Le tout libéré des ignobles contraintes grammaticales édictées, on se demande bien pourquoi, par une camarilla d'esprits étroits, d'esthètes tatillons et d'académiciens rétrogrades.
Au milieu d'un tas de questions qui n'auraient jamais été posées si ceux qui les formulent avaient dépassé la lecture de la préface de leur manuel, je finis par trouver du plausible ; pour compiler la version 7 de la ChapeauRouge il fallait faire appel à kgcc.y.x et non à gcc.w.z. Et ce, pour des raisons sans doute passionnantes, mais dont l'énoncé m'a traversé l'esprit à une telle vitesse qu'il n'en est pas resté la moindre trace.
Ce qui fut fait ; sans plus de succès, d'autres messages d'erreurs, borborygmes et imprécations diverses apparurent ailleurs, conduisant à un arrêt du processus de compilation.
C'est un fait navrant, l'esprit humain volontiers versatile finit par se lasser de tout y compris des bonnes choses. Je pris alors une sage décision consistant à installer d'un élégant coup de pied brossé la ChapeauRouge dans la poubelle la plus proche et mettre à la place un OS non côté chez NASDAQ : NetBSD 1.5.
Oh certes, je ne doute pas un instant qu'à force de recherches, de patches , de tripatouillages et autres bernasseries, j'aurais fini par y arriver à compiler un beau noyau tout rutilant, d'autres l'on fait. Mais si c'est pour recommencer avec linux ce que je vis régulièrement avec PetitMou, il va falloir m'expliquer assez lentement et avec des mots simples, où réside l'intérêt profond de la chose.
Je ne doute pas non plus une seule seconde, qu'un zélé linuxien - en admettant que je puisse l'écouter plus de dix minutes en résistant à l'envie compulsive de lui faire avaler son chapeau (rouge) - n'essaye de me convaincre, qu'il s'agit là du prix à payer pour faire évoluer le schmilblic. Seulement voilà, tous ces bidules là, comment le dire sans être par trop vulgaire ? Je n'en ai rien à masser. Les péripéties noyautesques et autres pingouinades, n'éveillent chez moi qu'un intérêt relâché les jours de grand vent et une bienveillance somnolente le reste du temps. Je veux juste un truc qu'on sorte de la boîte et qui marche. Je sais, ça manque de glamour.
D'accord, il ne faut pas jeter le pingouin avec l'eau du noyau et linux n'est pas synonyme de RedHat, mais ça rappelle étrangement le parcours d'une certaine société qui a bâti l'empire que l'on sait et les dollars qui vont avec, à partir d'un langage qu'elle n'a pas inventé et d'un bout de système d'exploitation racheté trois sous à une obscure boîte du coin.
Ça doit tenir à l'esprit pionnier qui est soluble dans les cours de la bourse, mais c'est vraiment triste pour les pingouineux, on dirait bien qu'il va falloir qu'ils s'habituent eux aussi à ce que les maquignons du logiciel les prennent pour des truffes.
Bienvenue au club, les copains !
MachiN’
Source : http://www.zipiz.com
à lapipao
De SJ
17H25 | 28/12/2007 |
1) Dans le cadre d'un système préconfiguré l'argument n'est pas recevable. Dans le cadre d'une utilisation spécialisée (web, email, openoffice), les possibilités de linux permettent de faire du cousu-main et de donc de simplifier.
2) Les études ont démontré que pour un débutant windows n'est pas plus aisé que linux.
à lapipao
De Sacha25
19H59 | 28/12/2007 |
La maintenance est certes plus difficile
Mais si on a, au départ, un système où tout fonctionne, Linux est bien plus stable, suivi, et sans perte de performance au fil du temps, que Windows.
L'installation de logiciels est différente (richesse et cohérence de l'offre oblige), et quelque peu déroutante au premier abord
De parousnik
16H33 | 28/12/2007 |
Sauf que ce portable était annoncé à 200 dollars pour tous ! ?
De Pierre Blogeee
Webmaster de Blogeee.net | 16H56 | 28/12/2007 |
Quelques petites remarques concernant cet article bien construit et documenté :
Il n'y a pas de rapport de cause a effet entre le succès du EEEPC en Asie et en Amérique du Nord et le recul de la date de sortie sans cesse repoussée du EEEPC en France. Les produits ne sont pas les mêmes et les processus de mise en chaine de fabrication sont différents. Les machines destinées à la France (et à nos voisins Belges et Suisses) sont équipées de claviers différents (AZERTY) et d'un système d'exploitation en français. Asustek a pour challenge de franciser pour la première fois un OS au lieu de vendre des licences traduites par Microsoft. Son métier de toujours est de traduire « YES » en « OUI » et « NEXT » en « SUIVANT » dans les fenêtres de ses pilotes. Travail facile et routinier que la marque Taïwanaise assume parfaitement depuis des années.
L'autre petit élément qui pourrait avoir repoussé la date de sortie du EEE est dans le partenariat annoncé par ASUSTeK avec SFR et la naissance d'une offre 3G qui pourrait bien éponger d'un seul coup la première livraison de la machine en France. Devant honorer un contrat, ASUS a peut être préféré décevoir les utilisateurs les plus avertis qui guettaient le EEEPC pour le glisser entre les souliers et la crèche sous le sapin afin de convenir à SFR qui a du aligner une promesse d'achat un peu plus sérieuse.
Quoi qu'il en soit il y a déjà plusieurs centaines de EEEPC dans l'hexagone grâce à Ebay et a ses vendeurs réactifs qui envoient des machines depuis Taiwan a un rythme soutenu.
A noter une petite erreur de tarif, le EEEPC est vendu 399$ HT aux USA pour un prix en France officiel de 299€ TTC. Une conversion très raisonnable pour une fois.
Pour ce qui est de la description de la machine, tout du moins de son usage, je ne suis pas du tout d'accord avec la journaliste : La machine suffit parfaitement pour satisfaire à tous les besoins bureautiques standard. PréAO comprise. Ayant un EEEPC depuis plusieurs semaines maintenant je ne suis pas venu à bout de ses capacités bureautiques. Autre point important, la machine est parfaitement capable de tourner sous Windows XP et elle est même livrée avec les pilotes adéquats sur son CD.
Enfin, pour contredire parfaitement ce papier, la machine est ni vouée ni adoptée par les « primo accédants » : Un sondage réalisé sur blogeee.net le montre : Sur 2300 votants, seuls 47 (2%) n'auront un EEEPC d'Asus comme unique machine (http://www.blogeee.net/2007/10/05/sondage-allez-vous-acheter-un-eeepc/ ).
Pierre Lecourt
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 18H09 | 28/12/2007 |
J'ai eu un laptop Asus une fois…pas deux : panne rapide, pas de pièce détachée (même pas de réponse de Asus…)
Quant à Linux…j'expère qu'il s'est amélioré en 5 ans, car sa prétendue « stabilité », m'a souvent deçu.
Et pour trouver des drivers et les installer à cette époque… Et je suis informaticien (enfin, ça, ça veut rien dire).
Les logiciel « libres » ça, par contre, rien à dire, si ce n'est que c'est beaucoup plus rassurant que ceux de microsoft qui ont la facheuse tendance à envoyer des infos sur le net sans mon consentement (enfin, il faut qu'ils passent la pare feu, mais word, par exemple, plante si on l'en empêche…)
On verra à l'usage…
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 18H09 | 28/12/2007 |
J'ai eu un laptop Asus une fois…pas deux : panne rapide, pas de pièce détachée (même pas de réponse de Asus…)
Quant à Linux…j'expère qu'il s'est amélioré en 5 ans, car sa prétendue « stabilité », m'a souvent deçu.
Et pour trouver des drivers et les installer à cette époque… Et je suis informaticien (enfin, ça, ça veut rien dire).
Les logiciel « libres » ça, par contre, rien à dire, si ce n'est que c'est beaucoup plus rassurant que ceux de microsoft qui ont la facheuse tendance à envoyer des infos sur le net sans mon consentement (enfin, il faut qu'ils passent la pare feu, mais word, par exemple, plante si on l'en empêche…)
On verra à l'usage…
De Fabienne Gallaire (auteur)
Journaliste | 02H55 | 29/12/2007 |
@ morpionZ
L'EeePC n'est certes pas le seul à être vendu avec une distribution de Linux native, mais c'est à ma connaissance le premier à l'être à une si grande échelle, et surtout à disposer d'une distripution spécialement adaptée à ses caractéristiques, Xandros. Depuis, la communauté du libre a aussi développé Eeebuntu (une version dédiée d'Ubuntu), eeeXubuntu (Xubuntu), eeedora (Fedora), et d'autres sont sans doute à venir…
@ Steelskin
Au temps pour moi pour les licences Windows : j'ai fait l'erreur de consulter le prix des licences vendues seules (variant de 100 à 300 euros environs).
Notons toutefois que quelqu'un ayant acquis une licence Windows à part serait dans l'impossibilité de l'installer légalement sur un Eee Pc, car celui-ci ne dispose pas de lecteur de CD, et il est interdit de copier le contenu du CD d'installation sur un autre support comme une clé USB. (voir cet article de Blogeee.net)
@ un_riverain
Au sujet des conditions environnementales de production de l'Eee, le rapport de Greenpeace (disponible ici) ne traite que de 17 modèles déjà sortis et bien établis, et ne fournit donc pas de données pour le petit dernier d'Asus. Le classement ne mentionne aucune machine de la marque Asus, il est donc difficile de se faire une idée. On peut cependant hasarder quelques remarques.
Dans les points positifs :
Dans les points négatifs : la faiblesse du prix peut encourager l'achat impulsif, et éventuellement un effet gadget, voire une consommation « jetable ».
@ Pierre Lecourt
Je suis bien d'accord avec votre opinion de l'Eee PC, qui me semble complet pour ce qu'il se propose de faire, mais il ne fait pas de doute qu'Asus vise un coeur de cible de jeunes et de primo-accédants…
@ un voisin dont j'ai perdu le nom…
Merci de rappeller la différence entre l'idée de logiciels (éventuellement libres) et celle de système d'exploitation, ou OS en anglais, dont certains sont libres (BSD, Linux, etc.) et d'autre non (Windows, MacOS).
Il n'y a aucune contre-indications à faire fonctionner des logiciels libres (Firefox, Gimp…) sous un OS propriétaire, ou des logiciels propriétaires (Maple, Matlab) sous un OS libre, même si le second cas est plus rare.
@ oomu
« La gendarmerie utilise openoffice. L'armée aussi et passe progressivemt à linux plusieurs ministères font le passage au logiciel libre et parfois carrément linux »
Pour apporter de l'eau à votre moulin, c'est toute l'Assemblée nationale qui est récemment passée sous Ubuntu (une distribution très facile d'usage de Linux, qui ce trouve être celle que j'utilise).
Quelques informations complémentaires :
Pour ce qui est des projections de vente, Asus a revu ses chiffres à la hausse : la société annonce prévoir la vente de 5 millions d'Eee Pc pour 2008 (annonce Reuters).
Par ailleurs, Asus s'est sans doute inspiré du concept de l'OLPC XO du MIT, qui est cependant extrêmement spécifique et destiné avant tout aux enfants du tiers-monde. Il n'en a pas moins ouvert un nouveau créneau, comme le montre l'annonce d'Acer qui se penche sur un concept d'ultra-mobile, ou celle de First International Computer qui prévoit son Nanoook/CE260 pour le premier trimestre 2008.
Merci à tous de vos commentaires, et de votre vigilance qui permet de garder les trolls poilus hors de cette conversation entre voisins. Pour plus de renseignements francophones : http://www.blogeee.net
à Fabienne Gallaire
De malabar
"gaucho" dans la pampa champenoise | 10H54 | 29/12/2007 |
« Notons toutefois que quelqu'un ayant acquis une licence Windows à part serait dans l'impossibilité de l'installer légalement sur un Eee Pc, car celui-ci ne dispose pas de lecteur de CD, et il est interdit de copier le contenu du CD d'installation sur un autre support comme une clé USB. (voir cet article de Blogeee.net) »
Est-ce vraiment un probleme ? Il existe des lecteurs graveurs CD USB, reste à savoir si on peut booter dessus.
De paricitaiwan
07H57 | 29/12/2007 |
Autre erreur : il fait 920g et non pas moins de 900g.
En ce qui concerne l'Eeepc je pense qu'il faut bien se dire que c'est juste une machine d'appoint, celà ne peut pas être l'ordinateur de la maison ou du bureaux (manque de puissance).
----------------------------------
Pour Manu2005, il ne faut pas faire une généralité de ton expérience malheureuse avec Asus, Asus est l'une des marques les plus réputées et la qualité de ses produits est au top, tout les process de conception, design, fabrication sont certifiés ISO, ils ont été le premier fabriquant de portable à obtenir la certification (label ? ) TCO'99 et ils ont les seuls ordinateurs portables garantie 2 ans et en plus c'est une garantie internationale (par contre l'Eeepc ne bénéficie pas de cette garantie).
à paricitaiwan
De Eliott
12H32 | 29/12/2007 |
Cette machine est suffisamment puissante pour la majorité des tâches que font les utilisateurs de PC ;
consulter leur messagerie, aller sur l'Internet, et écrire des documents.
Seul reproche est sa faible résolution sur la sortie VGA (800x600)
à paricitaiwan
De Fabienne Gallaire
(auteur)
Journaliste | 12H37 | 29/12/2007 |
Mes excuses au sujet du poids : les premiers communiqués d'Asus l'avaient annoncé à 890g, j'aurais du vérifier…
De Le Squal
10H53 | 29/12/2007 |
En lisant ces commentaires, je ne peux que m'avouer convaincu : l'Asus m'habite !
Mais je resterai avec mon Compacq bien qu'il me tarde de passer sous Linux !
Allez, une pensée soudaine : et si nos fabricants de médicaments faisaient la même chose avec les médicaments contre le Sida, le paludisme et toutes les saloperies qui rongent ces pays en voie de développement ? Ah la la, ça doit être cette période de Noël qui me rend rêveur à ce point…
@pluch'
De FO le dire
Nantes | 11H26 | 29/12/2007 |
Tophee (Grammairien decomplexe - Londres) : « A ce sujet, je me demande toujours pourquoi nos administration, en france et dans les autres pays europeens, utilisent systematique des pc sous windows, alors que dans la grande majorite des cas, on pourais utiliser des PC sous linus et economiser ainsi l'argent des contribuable. Si nos ecole et universitee formait les eleves a l'utilisation des logiciels libre, cela permeterais leur developement dans les entreprises. »
On y vient, on y vient, doucement, au libre. On ne passe pas des réseaux énormes et des millions d'agents sous linux en claquant des doigts, les particuliers ont déjà du mal seuls devant leur machine.
En ce qui concerne mon ministère dont je peux parler (MEDAD), on est déjà passé à Open Office, Firefox et dans pas longtemps on change notre système de messagerie et on passe à Thuderbird. Il y a de très lourdes formations à mettre en place pour former chaque agent à ce changement (il n'y a pas que des geeks dans les bureaux, loin de là) et le soutien technique demande aussi une grosse organisation.
Linux est déjà utilisé majoritairement sur les serveurs mais pour les postes clients, on attendra encore un peu. Mais c'est envisagé, prévu. Il faut juste préparer les choses et comme ces missions ne sont pas les seules des services informatiques, cela ne peut se faire rapidement (surtout avec une réduction des effectifs, très tendance à l'heure actuelle).
à FO le dire
De Ferdinand.Bardamu
08H54 | 04/01/2008 |
Moi ce que j'adore dans le service public (service au public donc), c'est qu'ils installent des logiciels qui ne sont pas utilisés par 95% de leurs administrés. Cela veut dire que l'on retrouve sur leurs serveurs web des documents open office et quand on sait les défauts de compatibilité d'open office avec office (sommaires qui disparaissent, documents totalement vides au chargement, perte de format, j'en passe et des meileurs..), on se demande si c'est le service public qui est au service du punlic ou l'inverse.
C'est comme si la majorité des particuliers avait chez eux des vis à tête plate et fente et que EDF décidait d'équiper tous ses techniciens de cruciforme… : -)
Ubuesque : -)
De Kir.cassis
12H28 | 29/12/2007 |
Enfin un vrai portable !
- Taille A4 pour se glisser dans toutes les serviettes et petits sacs à dos de ville.
- Mémoire flash et pas de disque, pour s'ouvrir vite.
Yesss ! ! ! !
Cela n'empêche pas d'avoir un 2ème PC pour chez soi,avec un grand écran (double A de vraie surface écran) pour chez soi, et une clé USB pour faire communiquer les deux bécanes (et protéger ainsi ses données).
De tintinlibrepenseur
17H32 | 29/12/2007 |
Parfait pour étudiant : pas chère, facile à transporter… idéal pour l'amphi.
Reste à voir comment on se dépatouille avec linux.
Pour reprendre « KIR cassis » c'est un bon complément avec un autre ordi.
De Mr_Pedro
17H39 | 29/12/2007 |
Bonjour,
En Lisant les commentaires, je ne peu m'empecher de corriger quelques erreurs :
- Libre ne veut pas dire gratuit, la distribution xandros en l'occurence n'a rien de gratuite.
- Il me semble (sources ou etes vous) que le processeur est un Intel Céléron 900MHZ cadencé a 600MHz seulement pour l'occasion.
- Windows XP est sorti fin 2001 et tournais très bien sur des machines bien moins performantes qu'un céléron 600.
- Concernant la compatibilité Word-OOo (Open Office) c'est encore loin d'être parfait (la faute a Micro$oft). Ouvrez avec OOo un document word avec quelques tableaux importé d'excel, quelques photos, une mise en page un peu sérieuse, le tout saupoudré de quelques equations mathématiques, et vous comprendrez très bien de quoi je parle. Ouvrir de l'odt avec Word est tout simplement impossible.
Enfin, n'achetez pas ce pc ou au moins…. attendez quelques jours que je me soit équipé ; )
pedro
De Stephane_S
08H59 | 30/12/2007 |
Amusant de lire les commentaires dès que l'on parle de Linux versus Windows (remarquez je ne mets pas de $ à Windows, ou si j'en mets un je devrais aussi le faire à Linux : interogez-vous sur les investisseurs sur Linix : IBM, HP, Intel, Sun…. que des boites philantropiques…).
Autres éléments d'interogation : si Linux et OpenOffice est si peu cher (je passe sur la confusion de cet article sur le prix de Xandros vs Windows XP dont les licences sont sensiblement au même prix en OEM soit < 40 €) pourquoi si peu de référence d'usage hors Administration Publique ?
deux possibilités :
1) les sociétés privés se moquent de faire des économies.
2) Les administrations centrales ont le temps de et surtout des informaticiens à occuper : )
Mis à part ces remarques, L'EEEPC est visiblement en frontal de SmartPhone beaucoup plus cher dont on se moque assez souvent du type de systeme d'exploitation qui le motorise…
Donc bravo pour votre article mais la mise en avant de logiciel libre par se biais est trompeuse.
à Stephane_S
De Eliott
10H41 | 30/12/2007 |
« Amusant de lire les commentaires dès que l'on parle de Linux versus Windows (remarquez je ne mets pas de $ à Windows, ou si j'en mets un je devrais aussi le faire à Linux : interogez-vous sur les investisseurs sur Linix : IBM, HP, Intel, Sun…. que des boites philantropiques…). »
Vous avez oublié Microsoft qui a également investi de l'argent dans linux.
Mais vous mélangez tout ce n'est pas parce qu'une société investie de l'argent dans linux que cela remet en cause le modèle sur lequel repose linux
« pourquoi si peu de référence d'usage hors Administration Publique ?
deux possibilités :
1) les sociétés privés se moquent de faire des économies.
2) Les administrations centrales ont le temps de et surtout des informaticiens à occuper : ) “
Dans le cadre des administrations c'est rarement le prix qui intervient en terme de choix, surtout lorsque Microsoft a quasiment offert les licences.
Concernant le privé, il faut comparer ce qui est comparable, et le mouvement est entrain de se faire (certaines sociétés allemandes ont basé tout leur SI sur linux).
Gartner Group prévoit que 50% des serveurs seront sous un système Linux en 2012.
La question est pourquoi, lorsque même Windows est offert les professionnels sont prêts à payer un Linux ?
Concernant la migration des postes clients Windows vers Linux elle se fera d'autant plus rapidement que les applications clientes seront en WEB 2.0 ou Java.
Pour les entreprises privés, elles seront certainement plus regardante au cout qu'à l'aspect technique des systèmes, mais lorsqu'elles réaliseront que pour des couts moins élevés elles auront un système plus évolutif et plus fiable elle changeront de système.