
(De Belfast) Mercredi 4 juillet 2007, Alan Johnston, correspondant de la BBC à Gaza, est relâché après 114 jours de séquestration. Le journaliste britannique réapparaît au petit matin, les traits tirés, amaigri, déboussolé mais heureux, entouré de militants du Mouvement de la Résistance islamique (Hamas) et de quelques confrères palestiniens. Avec élégance, l'ex-otage retrace ses quatre mois de captivité dans un livre : « Kidnapped and other dispatches » (« Kidnapping et autres nouvelles »).
Alan Johnston rentre à son domicile, ce 12 mars 2007, lorsque la berline blanche de ses ravisseurs surgit soudain, le forçant à piler net. Dernier correspondant occidental en poste dans l'enclave palestinienne, il s'apprêtait lui aussi à partir.
Arrivé en 2004, Johnston a raconté trois ans durant le conflit israélo-palestinien vu de Gaza : la mort d'Arafat, le retrait israélien, la montée en puissance du Hamas, le blocus. Au fil de ses reportages, il dresse le portrait d'une bande de terre exsangue et surpeuplée, au bord de l'asphyxie et du chaos.
Pour les Occidentaux, les risques d'enlèvement s'accroissent. En 2006, un journaliste et un caméraman de la chaîne américaine Fox News sont séquestrés pendant 13 jours :
« Je savais que ces groupes allaient frapper à nouveau et cibler la petite douzaine d'expatriés encore présents à Gaza. »
Le journaliste décide pourtant de rester jusqu'au terme de son contrat. Il déménage dans un appartement plus sûr, filme moins dans les rues, prend soin de changer régulièrement de voitures et d'itinéraires.
L'Armée de l'Islam, petit groupe djihadiste inspiré par Al-Qaeda
Durant sa captivité, la plus longue pour un Occidental dans l'enclave palestinienne, il est retenu au sud de Gaza City, dans le quartier de Sabra, bastion des Doghmouch, l'un des clans les plus craints du territoire palestinien.
L'Armée de l'Islam en est l'émanation. En 2006, son leader, Moumtaz Doghmouch, revendique l'enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit au côté du Hamas et des Comités de la résistance populaire. L'année suivante, c'est seul qu'il entreprend de faire capturer Johnston :
« Tard, la première nuit de ma captivité, j'étais étendu sur un matelas à même le sol, lorsque la porte s'ouvrit. Sur le seuil se tenait un homme imposant, vêtu d'une longue djellaba blanche, le visage masqué par un foulard à damiers rouges. Le leader djihadiste était arrivé. Il resta-là un moment à m'observer (…) “Alan Johnston, dit-il en anglais, nous savons tout de vous'.‘Plus tard, mes ravisseurs -l'Armée de l'Islam- me décrivirent comme un prisonnier dans ce qu'ils considèrent être une guerre entre musulmans et non-musulmans.’
Pour relâcher Johnston, le groupe armé exige notamment la libération de l'imam radical Abou Qatada, ‘l'ambassadeur’ d'Al-Qaeda en Europe, incarcéré en Grande-Bretagne depuis 2005.
Les premiers jours, les plus durs, le journaliste repère les heures aux appels à la prière. Les journées et les nuits sont interminables. Johnston arpente inlassablement sa cellule. ‘Cinq pas, puis demi-tour. Kilomètre après kilomètre.’
‘Un jour chassant l'autre, la gravité de ma situation devenait manifeste. S'attaquer à la Grande-Bretagne depuis Gaza est difficile. (…) Les djihadistes me tenaient comme un oiseau dans une cage. Londres ne transige jamais avec les kidnappeurs, alors pourquoi me libérer ?
Menaces de mort
Mi-avril, l'otage apprend par la radio qu'un groupe armé palestinien a revendiqué son exécution. Et si le communiqué -bien que prématuré- révélait les intentions des ravisseurs ?
J'étais sûr que si je devais être tué, l'acte serait filmé dans le style des exécutions en Irak. Si c'était la dernière image que ma famille et le monde devaient avoir de moi, je ne voulais pas –si possible- que ce soit celle d'un homme en pleurs, brisé, demandant grâce. Toute la nuit, je restais allongé à l'écoute du moindre bruit pouvant signaler l'arrivée de mes assassins et j'essayais de rassembler mes forces.’
Quelques semaines plus tard, son geôlier, Khamis, l'enchaîne et lui annonce que son sort sera bientôt tranché. S'il est mis à mort, il sera égorgé ‘façon Zarkawi’, ‘peut-être vendredi, peut-être avant’. Dans le noir, pieds et mains liés, Johnston imagine le déroulement de l'exécution pour s'y préparer. Au bout de 24 heures, il est démenotté. La crise est passée.
L'épreuve de force
Dans la seconde cache, Johnston peut utiliser la petite cuisine, à côté de sa chambre, et la salle de bains. Parfois, Khamis se montre amical. L'otage et son geôlier regardent la télévision ou discutent de Gaza, de politique et de l'Islam. Le plus souvent pourtant, Khamis est dur et désagréable.
Jadis alliés, le clan Doghmouch et le Hamas se sont lancés ces derniers mois dans une guerre fratricide. Lorsqu'en juin, le mouvement islamiste prend le contrôle de Gaza, libérer Johnston devient une priorité. Avide de respectabilité, le Hamas veut montrer qu'il est capable d'imposer l'ordre :
‘Dans une lettre, le leader, l'homme masqué de la première nuit, disait qu'il fallait avoir peur. Le Hamas planifiait une attaque qui transformerait la cache en véritable zone morte'. Le message que je devais enregistrer devant la caméra, vêtu de la ceinture d'explosifs, était le suivant : si l'assaut était donné, je mourrais.’

De sa cellule, Johnston entend les tirs se rapprocher. Tard, une nuit, une cagoule sur la tête, l'otage est conduit à l'extérieur. Le journaliste l'ignore, mais ses ravisseurs viennent de céder pour avoir la vie sauve. Excédés, paniqués, ils hurlent, le frappent et le placent à l'arrière d'une voiture qui s'achemine lentement vers les positions du Hamas. Johnston sent contre ses tempes les canons de deux Kalachnikovs.
Arrivés dans une ruelle, Khamis le traîne hors du véhicule. Deux hommes en armes s'approchent et l'emmènent. Johnston craint d'être ‘revendu’ à une nouvelle faction. Soudain, il aperçoit un collègue de la BBC. Il comprend. Il est libre.
► ‘Kidnapped and other Dispatches’, d'Alan Johnston, éditions Profile Book, 166 pages, £7.99.
























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De citoyensly
18H35 | 28/12/2007 |
je me permets d utiliser cette tribune pour vous faire part du message d un jeune homme !
lieu : France 2007
4 mois fermes a la suite d'un controle d'identité
L'histoire que je vais vous raconter va peut être vous paraître fausse ou éxagérée mais en tout cas je l'ai bien vécue, elle est vraiment réelle. D'ailleurs cela a détruit ma vie ainsi que celle de ma famille. Un soir, je sortais du travail, et je me dirigeais vers le parking près de chez moi afin de garer ma voiture quand soudain j'ai vu une « colonie » de policiers autour de mon frère (25 ans). En effet, ils étaient une quinzaine autour de lui. Il était seul face à eux et il s'agissait apparemment d'un controle d'identité. J'ai senti que ça allait pas donc j'ai décidé de me rapprocher vers eux.
J'ai alors demandé à mon frère ce qui se passait et il m'a répondu de ne pas m'inquiéter, qu'il s'agissait simplement d'un controle d'identité. Il ne voulait pas me faire peur et m'impliquer donc il m'a demandé de m'éloigner. Il leur a effectivemnt remis ses papiers, les policiers l'ont même fouillé et n'ont eu rien à signaler. Ne comprenant pas la situation car je voyais le ton monter et certains policiers se moquaient de moi, j'ai demandé à mon frère de se rapprocher de moi. Et à ce moment la, un policier m'a invectivée, me rappelant que la « police c'était lui » et qu'il lâcherait mon frère quand il le voudrait. J'ai compris malheureusement qu'il ne le lacheraient pas !
Pourquoi ils l'ont arrêté ? Cela je l'ai su que plusieurs jours après, en effet en parlant avec mon frère, celui-ci m'a expliqué la scène avant même que je sois arrivé : Il s'apprêtait à sortir d'un hall d'immeuble et des policiers l'ont attrapé à l'intérieur même de l'immeuble. ils ont commencé à le gifler et l'insuler le prenant apparemment pour quelqu'un connu des services de police. Mon frère leur a dit qu'il ne comprenait pas la situation et qu'il ne voulait pas avoir d'histoire et il est sorti du hall et c'est là qu'il a vu qu'il était encerclé d'une quinzaine de policiers (c'est au moment où je suis arrivé). Puis, les policiers ont commencé à se moquer de lui, à le provoquer, à l'insulter et lui ont ordonné de« fermer sa gueule ». Ils lui ont même dit qu'ils voulaient l'embarquer au poste même s'il avait rien fait.
Je vais vous paraître peut être cru mais je pense sincèrement que sa tête d'arabe ne l'a pas aidé et l'a même enfoncé. Puis d'un coup, une voiture de police est arrivé, et là mon frère a pris peur et s'est sauvé. La poursuite a démaré, mon frère a été rattrapé, jeté à terre et battu à coups de pieds, de matraques, coups de poings et menotté. Certains des policiers se sont amusés à lui écraser le visage contre le sol alors qu'il était menotté. D'ailleurs, il en est ressorti défiguré, tête pleine de sang. En voyant cette barbarie, je me suis mise à crier. J'étais choquée de voir des policiers frapper une personne gratuitement. Ils l'ont fait rentrer dans la voiture avec force. Le pire c'est que même dans la voiture les policiers ont continué à le taper : ils lui ont mis des coups de poings et des gifles sur le visage accompagnés d'insultes racistes ( j'ai su cela après en parlant à mon frère).
Une foule s'est ammassée et en profitant de l'arrêt de la voiture, mon frère a réussi à se sauver, hurlant de douleurs. Et cette fois ci, les policiers ont réussi à le re-rattraper devant chez moi. Et ils ont continué à le re-frapper, le pire c'est que c'était devant tout le monde. Ma mère, voyant son fils se faire maltraiter de la sorte, l'a pris dans ses bras et a essayé de le protéger du mieux qu'elle pouvait en suppliant les policiers d'arrêter. Mais ils étaient déchainés, ils ont frappé ma mère avec des coups de matraques ainsi qu'une de mes soeurs. Un policier m'a même pointé son arme me menacant de tirer. Les voisins, les passants (mères de familles, enfants, personnes agées), choqués de voir cette scène de violence injustifiée et généréé par des forces de l'ordre, ont demandé aux policiers d'arrêter de frapper ce jeune homme sans défense et en réponse ils ont eu droit à des jets de bombes lacrymogènes.
Sans défense, la population présente a commencé à subir les agressions tant physiques que verbales. Finalement, mon frère a été emmené au commissariat. Le plus grave, c'est qu'il a été encore frappé là-bas jusqu'à ce qu'un médecin vienne constater ses blessures. C'est ignoble de voir des scènes de massacre, car y a pas d'autres mots, se passer dans un commissariat, endroit institutionnel. Ma famille a été gravement blessé, plusieurs jours d'ITT ont été prescrits par des médécins. Pour ma part, j'ai été hospitalisé le soir même.
Mon frère a été incarcéré à 4 Mois de prison ferme et 4 Mois de sursis pour « outrages, rebellions et inciation à l'émeute ». Le mieux, c'est qu'on l'a accusé d'avoir frappé 6 ou 7 policiers alors qu'il était menotté du début jusqu'à la fin et n'a eu en aucun cas de comportements agressifs physisquement envers eux.
« La justice est tellement bien faite » qu'il a mangé plusieurs mois de prisons pour des faits qu'il n'a pas commis et il doit payer en plus des dommages et intérêts à des policiers qui ne sont pas du tout bléssés mais qui en revanche l'ont frappé et frappé sa mère sous ses yeux et ses soeurs. De plus, la justice n'a même pas pris en compte les témoinages des personnes présentes (plus d'une trentaine). Nous avons porté plainte. Est-ce que cela va être pris en compte ? Seul le temps nous le dira.
Mais en attendant, nous devons vivre ou je dirai même survivre avec cette souffrance, cette injustice, cette corruption. Je ne veux pas faire la victime, mais on a beau être né dans des hopitaux français, avoir étudié dans les même écoles et universités françaises, avoir toujours vécu en France, certaines personnes nous demontrent par A+B qu'on n'a pas nôtre place ici. C'est très grave de voir cela dans un pays démocratique qui revendique les droits de l'homme. Car dans cette affaire, nous avons été traité commes des sous-hommes, des bêtes, des… Cette histoire nous a totalement détruit.
vous pouvez retrouver d autres infos censurées sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
à citoyensly
De elliot54
sarkophobe nauséeux | 21H33 | 28/12/2007 |
Bonjour mes frères. Cette réponse s'adresse à toute votre famille. Je suis Français, d'origine française.
Je ne sais plus comment m'excuser pour ce que mes ancêtres ont fait subir à votre peuple, ni comment m'excuser pour ce que mes compatriotes, qui sont aussi les vôtres même s'ils l'oublient trop souvent, vous font subir à vous, ceux qu'ils appellent les immigrés.
Sachez que vous avez mon estime, mon affection et ma compassion pour toute cette misère qui vous tombe dessus.
Je crois en l'homme. Tout ça changera un jour prochain. Nous nous révolterons ensemble, main blanche dans main noire, contre toutes ces injustices.
De riverain désinscrit
18H46 | 28/12/2007 |
Je suppose que ce papier est un résumé du livre et non une critique de l'ouvrage. Peu d'information.
De Annie
21H56 | 28/12/2007 |
Je ne pourrais jamais raconter ou exprimer ce que j'ai ressenti lorsque Margaret Hassan a été exécutée. Pour Alan Johnston, j'ai vraiment souhaité (je ne peux pas dire prier) que son sort soit différent. Quand il a été libéré, j'ai eu l'impression qu'il était encore possible d'espérer, et que la vie était faite de petits miracles. La libération d'Alan Johnston a été pour moi un miracle, un sursaut d'humanité dans un monde qui en est de plus en plus dépourvu. Pour tous les journalistes qui plient sous le joug du pouvoir, il y a d'autres qui sont prêts, au risque de leur vie, à témoigner. A ceux-là, je tire mon chapeau.
De childeric
08H53 | 29/12/2007 |
Ce qui serait vraiment de l'information, c'est de savoir quelles conditions ont permis sa libération.
Je ne crois pas que « la peur de la mort » a été la motivation des ravisseurs dans un pays où les gens sont désespérés par leurs conditions de vie.
à childeric
De Morgane Campioni
(auteur)
Journaliste | 13H37 | 29/12/2007 |
Bonjour Childeric,
Pour relâcher Johnston, l'Armée de l'Islam exigeait la libération de prisonniers musulmans détenus en Grande-Bretagne et en Jordanie. Elle a aussi réclamé à la BBC de l'argent. Mais, Londres a pour stricte politique de ne jamais transiger avec les preneurs d'otages (Cf. les cas de Kenneth Bigley et Margaret Hassan en 2004, ou celui des 5 Britanniques -4 soldats, 1 ingénieur- retenus otages en Irak depuis mai 2007, dont on n'entend quasiment pas parler à la demande expresse du Foreign Office). La BBC, elle, ne paye pas de rançon car, selon les mots de son Directeur Général, « cela reviendrait un mettre un prix sur la tête de l'ensemble de nos correspondants ».
C'est la prise de contrôle de Gaza par le Hamas qui a permis/accéléré la libération du journaliste. Les jours précédant cette libération, le Hamas a encerclé le quartier de Sabra, arrêtant plusieurs membres du clan Doghmouch qui ont sûrement servi de monnaie d'échange. L'accord conclu avec l'Armée de l'Islam comprenait donc vraisemblablement un « échange de prisonniers », mais surtout une garantie d'impunité (que les ravisseurs aient la vie sauve, qu'ils ne soient pas traduits en justice par le Hamas).
Alors, Londres a-t-elle officieusement « remercié » le Hamas pour avoir obtenu la libération de son ressortissant ? Dans le Monde, Mahmoud Zahar, ancien ministre des affaires étrangères du Hamas, expliquait en juillet : « Nous ne travaillons pas pour recevoir des faveurs du gouvernement britannique. Nous l'avons fait pour des raisons humanitaires et réaliser l'objectif du gouvernement qui est la sécurité pour tous. » Bien sûr, libre à vous de le croire ou de douter.
à Morgane Campioni
De childeric
09H28 | 30/12/2007 |
Merci pour vos compléments d'information.
L'explication d'un rapport de force ou les preneurs d'otages deviennent eux-même otages me semble être plus en phase avec les pratiques (hélas) de ce territoire sans état réellement reconnu.
De Pierrrrre
12H34 | 29/12/2007 |
»……Quelques semaines plus tard, son geôlier, Khamis, l'enchaîne et lui annonce que son sort sera bientôt tranché…….. »
==> comment réagir contre ces gens là ?
comment les combattre ?
Par la méthode française de négociation et de versement de rançon ?
ou par la méthode israélienne qui refuse tout compromis ?
Ce seul témoignage justifie l'envoi de ces soldats qui combattent contre cette menace sur nos libertés,
ce seul témoignage justifie Guantanamo..
à Pierrrrre
De riverain désinscrit
20H38 | 29/12/2007 |
< ce seul témoignage justifie Guantanamo.. >
cette seule phrase détermine votre intelligence.
à Pierrrrre
De levinas
architecte (fontainebleau) | 13H46 | 30/12/2007 |
relechissez deux secondes à ce que vous dites, de quelle liberté s'agit-il ? pourriez vous développer ? il ne s'agit pas de scander des phrases vide de sens , mais d'apporter au débat une veritable dialectique, si vous en avez les moyens…le mannchéisme dont vous faite preuve est absolument primaire, élevé vous ne vous retranché pas dans une cloture identiraire absurde, commme nous l'exorte l'évangile, croire qu'il y a un camp du bien et un camp du mal est particulièrement pueril, c'est le fondement meme de toute analyse honnete d'une situation
à levinas
De Pierrrrre
16H50 | 30/12/2007 |
»…..reflechissez deux secondes à ce que vous dites,…. »
==> je dis que nous sommes confrontés actuellement à une mouvance incontrolable d'attentats aveugles que notre législation est incapable de combattre.
Ces terroristes utilisent toutes les ficelles droit-de-l'hommistes pour se faufiler, profiter, se positionner, et frapper au plus profond et au plus saignant qu'ils le peuvent.
Comme le disait Kouchner, « le danger, c'est la guerre ».
Mais la guerre, nous y sommes déja,
une guerre larvée faite de prises d'otages et d'attentats aveugles.
On peut ergoter, s'auto-flagéler en avançant que ce serait de notre faute.. Ca fait moderne, ouvert, tolérant, et ça passe tellement bien dans une conversation de salle de Profs.¨
Personnellement, suis plutôt pragmatique, et pense de manière « absolument primaire », qu'il est des situations contre lesquelles il faut réagir de manière forte et efficace.
Je sais que nous avons gardé une culture Munichoise, prete à tous compromis avec n'importe quel salopard.
« En signant les accords de Munich, on évitera la guerre »..
Heureusement qu'il était des nations qui ne se sont pas effondrées piteusement telle la notre contre le fascisme nazi.
« Mieux vaut être rouge que mort » disaient les adversaires de la guerre froide contre les communistes.
Le monde libre a heureusement tenu, avec fusées Pershing en tête de pont, et l'hydre communiste s'est effondrée
« Payons la rançon pour raison humanitaire »…
..Et favorisons ainsi ces enlèvements crapuleux…
« Oui, les attentats c'est mal, mais nous les avons bien cherchés »
..ces salopards qui trouvent leurs partisans aurour de nous, parmi ceux qui aimeraient tant qu'on fasse sauter la maison de leur enfance et de leur culture.
J'avoue, oui, suis un « primaire »… plutot partisan de réactions dures, à l'Israélienne, que des compromis à la Française, ne sachant que reculer dés la première menace.
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»….de quelle liberté s'agit-il ? pourriez vous développer ? il ne s'agit pas de scander des phrases vide de sens , mais d'apporter au débat une veritable dialectique, si vous en avez les moyens…le mannchéisme dont vous faite preuve est absolument primaire… »
==>heureusement que la hauteur de vos réflections munichoises compense la platitude des miennes, plus terre à terre.
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»….. commme nous l'exorte l'évangile, croire qu'il y a un camp du bien et un camp du mal est particulièrement pueril, c'est le fondement meme de toute analyse honnete d'une situation…. »
==> oh, je ne prétend pas faire partie du camp du bien, mais je pense oui, profondément que ceux qui méprisent ainsi la vie humaine font parti du « camp du mal » et doivent être combattus sans hésitation,
par poursuites, investigations, combats, et emprisonnement.
C'est simplement une saine réaction d'instinct de survie.
C'est aussi une forme de respect du combat de nos parents qui ont sacrifiés leur vie afin que nous soyons libre aujourd'hui.
Pour ce qui est de l'évangile, je vous confesse qu'il contient un élément que j'ai du mal à assimiler et pour lequel vous semblez avoir de plus grandes dispositions que moi même…
« Si tu reçois une gifle sur une joue, tends l'autre joue »…
Moi, je reconnais avoir tendance à répondre par un coup de poing.
Et d'un certain coté, je pense m'en sortir mieux que si j'adoptais votre proposition biblique.
à Pierrrrre
De razpou
19H40 | 30/12/2007 |
Quel manichéisme, quel (non ) raisonnement simpliste, on croirait entendre du Sarko ou du Bush. Les bons d'un côté, le votre évidemment, les méchants de l'autre. N'importe quoi.
à razpou
De Pierrrrre
22H17 | 30/12/2007 |
»…. manichéisme, …. raisonnement simpliste,….du Sarko ou du Bush. Les bons d'un côté, ….. les méchants de l'autre…… N'importe quoi….. »
==> et à part éternuer une réponse, pourriez vous développer ? .. on pourrait ainsi mieux comprendre les raisons de vos effluves erruptives
…le « simplisme » de mon raisonnement devrait vous faciliter la chose….
à Pierrrrre
De levinas
architecte (fontainebleau) | 00H11 | 04/01/2008 |
Mon ami je pense sincerement que la Peur motive et oriente votre plume, et que celle-ci part dans tous les sens en, me semble-t-il, melangeant absolument tout…vous procedez par induction, un act-un-individu, et vous établissez un plan de guerre total, heureusemenst que vous n'etes pas le chef des armées avec votre empressement égaré par vos psychoses et votre paranoia nevrotique je ne suis pas sûre que les relations géo-politique gagneraient en serénité et en stabilité …tel un garnement pret a en découdre avec le monde « qui ne lui ressemble pas » sous pretexte qu'il ne le rassure pas..a titre personnel je vous conseil la lecture de Daniel SIBONY (le racisme une haine identitaire) et bien sure pour vous ECLAIRER en matière de politique international le grand noame CHOMSKY…Bien a vous
à Pierrrrre
De levinas
architecte (fontainebleau) | 13H47 | 30/12/2007 |
relechissez deux secondes à ce que vous dites, de quelle liberté s'agit-il ? pourriez vous développer ? il ne s'agit pas de scander des phrases vide de sens , mais d'apporter au débat une veritable dialectique, si vous en avez les moyens…le mannchéisme dont vous faite preuve est absolument primaire, élevé vous ne vous retranché pas dans une cloture identiraire absurde, commme nous l'exorte l'évangile, croire qu'il y a un camp du bien et un camp du mal est particulièrement pueril, c'est le fondement meme de toute analyse honnete d'une situation
De Fred.H
18H20 | 29/12/2007 |
Merci à Morgane Campioni pour son éclairage sur l'attitude des Britanniques face aux preneurs d'otages.
Apparemment, kidnapper des Français est beaucoup plus intéressant du point de vue des terroristes.
à Fred.H
De Pierrrrre
16H56 | 30/12/2007 |
»…..Apparemment, kidnapper des Français est beaucoup plus intéressant du point de vue des terroristes…… »
==> évidemment, ça rapporte plus, ça fait de la pub, et pour aucun risque.
Les preneurs d'otage en sont même remerciés pour leur humanité et leur bonté d'âme.
Je me demande si aprés la libération de Bettancour, si elle a lieu un jour,
par l'intermédiaire des réseaux satellites des Farcs,
on ne verra pas fleurir en France des « rue du Président Chavez ».
De Voyageur
21H03 | 29/12/2007 |
Alan Johnston a eu beaucoup de chance. Il a beneficie d'un contexte politique ,le coup d'état du Hamas a Gaza,qui a obligé ses derniers a intervenir pour prouver au monde entier qu'ils etaient capable de tenir leur territoire et donc d'etre des interlocuteurs credibles pour les occidentaux et de montrer aux autres groupe que c'etait eux maintenant qui menaient la barque.
Il a eu beaucoup de chance, d'autres ne l'ont pas eu Je pense aussi entre autre a Daniel Pearl assassine au Pakistan Ces gens la n'ont aucun respect pour le genre humain, qui n'est que de la chair pour faire triompher leurs idees.La souffrance d'autrui ils n'en on rien a faire
leur destin n'est pas humain ils ont choisi la mort des autres leur destin est dans l'autre monde
qu'ils y aillent je ne les pleurerais pas
Jean Michel
à Voyageur
De eben
11H30 | 30/12/2007 |
Je ne sais pas si mettre les islamistes pakistanais/talibans et les islamistes palestiniens sur le meme pied est raisonnable.
Les 2 ne se battent pas pour le meme but. L'un est purement idéologique(Charia), l'autre est surtout politique(Création d'un état). La façon de faire leur guerre et de propager leurs idées n'est pas la meme. Et surtout, pour les pakistanais la communauté internationale ne peut rien faire, mais dans l'autre les choses pourraient évoluer si certains pays osaient enfin faire appliquer certains décret de l'ONU.
Mais je suis d'accord avec votre analyse, la Hamas a bien utilisé ce sauvetage pour prouver qu'il avait bien en main Gaza.
De Pierrrrre
16H59 | 30/12/2007 |
»….Je ne sais pas si mettre les islamistes pakistanais/talibans et les islamistes palestiniens sur le meme pied est raisonnable….. »
==> ah bon ?
leurs explosifs pour kamikazes sont fabriquées différemment ?
De le furtif
celibataire | 12H00 | 01/01/2008 |
Bonjour,
S'il y a vraiment un otage,c est bien le PEUPLE PALESTENIEN,60 ans de souffrance,avec l'aval des occidentaux ,le criminel de Sharon a éxterminé des milliers d'enfants,de femmes et des gens innocents,leur seul crime : recuperer leur terre.
Vous osez parler de la dignité humaine en cautionnant l'armée la plus barbare au monde ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Amicalement le furtif