
Le choix de la personnalité de l'année par le magazine américain Time constitue un étrange rituel journalistique. Bien que le magazine consacre beaucoup d'énergie et des dizaines de pages à sélectionner et présenter son vainqueur, ses responsables prennent bien soin de préciser qu'il ne s'agit nullement d'un « honneur ». C'est plutôt, comme l'explique son Directeur Général Richard Stengel, le choix de « la personne qui a le plus profondément influencé le monde au cours de l'année écoulée, pour le meilleur ou pour le pire ». Le fait que, avant Poutine, Staline et Hitler aient fait partie des vainqueurs illustre bien ce point.
Mais, en laissant de côté ce que ce processus a de « subjectif », vu qu'il n'existe en la matière aucun critère ou algorithme de mesure, le choix, cette année, de Vladimir Poutine est particulièrement étrange, même du point de vue des critères employés par Time. Le choix de Poutine est fondé sur une théorie de l'histoire récente de la Russie qui est simple, puissante, mais fausse.
Dans les années 90, selon la vision de Time, la Russie était en proie au désordre, à la dépression économique, et à l'instabilité. Toutefois, au cours de la dernière décennie, la Russie est devenue un lieu d'ordre, de croissance économique et de stabilité. La cause du changement : Poutine. Comme l'explique Richard Stengel, « des individus peuvent faire la différence au cours de l'histoire, et Vladimir Poutine en apporte la preuve ».
Les trois faiblesses du raisonnement de Time
La théorie de Time sur Poutine et sur la Russie comporte trois faiblesses. D'abord, le changement positif ainsi proclamé est exagéré. Ensuite, les changements positifs observés entre les années 90 et ces dernières années n'ont rien à voir avec Poutine. Enfin, la thèse de Time selon laquelle la régression démocratique opérée par Poutine était une condition nécessaire pour garantir la stabilité et la croissance -le magazine l'appelle « le grand marché“- est tout simplement fausse. En fait, il n'y a aucune preuve, et certainement pas dans les 36 pages que Time consacre à Poutine et à la Russie, que l'autocratie accrue ait généré plus d'ordre ou de croissance. Le retour de l'autocratie sous Poutine a coincidé avec une forte croissance économique, mais ne l'a pas provoquée. Au contraire, le virage autocratique de Poutine a réduit les retombées économiques par rapport à ce qu'elles auraient pu être dans un contexte démocratique.
Dans le but de prouver la grandeur de Poutine, c'est le mot ‘stabilité’ qui revient le plus souvent dans les articles de Time. C'est le seul sujet sur lequel Poutine reçoit la meilleure note. Mais il est difficile de trouver la trace de cette stabilité dans les reportages de Time comme dans la réalité. Time confond autorité centrale et ‘autorité’, une incompatibilité dans mon domaine des sciences politiques, et de nombreux régimes autocratiques à travers le monde ne parviennent pas à garantir la stabilité (voir l'Angola par exemple). Criminalité en baisse, moins de corruption, moins d'attaques terroristes, de meilleures conditions sanitaires et des droits de propriété plus sûrs, figurent parmi les critères classiques pour juger d'un gouvernement stable et sûr. Mais la Russie de Poutine a fait peu ou pas de progrès dans ces domaines malgré huit années de croissance économique.
La seule preuve concrète de stabilité de l'ère Poutine est la croissance économique. Au cours du ‘règne’ de Poutine, la croissance russe a atteint le chiffre impressionnant de 6,7% par an en moyenne ; les revenus nets se sont accrus de 10% par an ; le pouvoir d'achat s'est envolé ; le chômage est tombé de 12 à 6% ; Et le taux de pauvreté serait tombé, selon un indicateur, de 41 à 14%. Les Russes n'ont jamais été aussi riches. Les sondages montrent que cette croissance économique, après une décennie de récession, donnent aux Russes le sentiment de plus de stabilité et de mieux-être, comparé à l'ère Eltsine.
Mais Poutine a-t-il quoi que ce soit à voir avec cette résurrection ? De manière surprenante, pour un récit basé sur le rôle d'un indidividu dans l'histoire, les auteurs de Time n'utilisent aucun ‘verbe d'action’ pour évoquer la politique économique de Poutine. Et pour cause, Poutine semble être le spectateur, et pas l'acteur, de ce qui se joue sous son règne. Et la raison en est simple : il l'est vraiment.
La même évolution dans toute la région
La transformation économique de la Russie, passant du communisme au capitalisme, a suivi une voie similaire dans tous les pays de la région. En raison des conditions économiques déplorables, chaque gouvernement post-communiste a été obligé de recourir à un certain degré de libéralisation des prix et du commerce, à la stabilisation macro-économique, et aux privatisations. Toute la région a connu une période de récession économique, et a commencé à aller mieux plusieurs années après l'adoption des réformes. La Russie a suivi la même trajectoire, et aurait connu la même situation sous Poutine ou sous Eltsine. Si Poutine était devenu Président ou premier ministre en 1992, il n'aurait jamais figuré sur la couverture de Time.
Le tournant économique de la Russie s'est produit après un effondrement financieren août 1998, qui a contraint le gouvernement russe à adopter une politique fiscale prudente, et un taux de change plus rationnel, y compris une forte dévaluation. A la suite de ces réformes douloureuses mais nécessaires, l'économie russe a commencé à croître un an avant l'arrivée de Poutine au pouvoir.
En plus d'accéder au pouvoir après les réformes les plus douloureuses, Poutine a bénéficié d'un autre élément ne dépendant pas de lui : la hausse des prix des hydrocarbures. Alors que le prix du baril est passé de 10$ en 1998 à 90$ aujourd'hui, le bénéfice aurait été à l'occupant du Kremlin, quel qu'il soit. Etre la bonne personne au bon endroit au bon moment, cela justifie-t-il le qualificatif de ‘leadership courageux, susceptible de changer la face du monde’ ? … Poutine a bien mis en oeuvre d'importantes réformes fiscales, et établi un fonds de stabilisation pour s'assurer que les profits du pétrle et du gaz ne soient pas dépensés de manière frivoles ou avalés par l'inflation. Mais le principal moteur de la renaissance russe a été la hausse du prix des matières premières, par le leadership de Poutine.
En fait, le changement le plus évident de l'ère Poutine, le retour d'un pouvoir autocratique, a ralenti la croissance au lieu de la susciter. La corruption, un frein colossal sur la croissance, a décuplé sous l'‘autorité centrale’ de Poutine. La renationalisation et la redistribution de biens opérée sous Poutine a nui aux performances de sociétés autrefois privées, détruit quelques unes des entreprises les plus performantes, et a ralenti les investissements, tant nationaux qu'étrangers. A 18% du GDP, le taux d'investissement actuel en Russie et le plus haut jamais atteint, mais l est inférieur à celui de certaines démocraties de la région, comme l'Estonie ou la Pologne.
L'Ukraine s'en sort mieux que la Russie
Finalement, la meilleure manière de juger de l'impact personnel de Poutine sur la croissance est de comparer la Russie à la région. Entre 1999 et 2006, la Russie se trouvait en neuvième position parmi les 15 républiques post-communistes en terme de croissance. En 2006, l'économie russe n'a dépassé que celles de la Moldavie et du Kirghizstan. C'est ça du leadership ? Selon Time, Poutine a proposé un ‘grand marché’, moins de liberté pour plus de croissance, mais sans moyen de le mesurer.
Mais comparer la Russie à l'Ukraine souligne mieux encore la fraude. Les deux pays ont partagé des sièces d'histoire et de culture, et ont traversé les difficultés des années 90. Mais aujourd'hui, il y a deux grandes différences entre les deux pays : la Russie a du pétrole et du gaz, l'Ukraine pas. La Russie est autocratique, l'Ukraine non. Et pourtant, malgré ces différences, l'Ukraine a réussi à obtenir des taux de croissance supérieurs à ceux de la Russie tout en ayant à payer son énergie au prix fort au lieu d'en retirer un bénéfice. Alors pourquoi l'érosion de la démocratie était-elle nécessaire à la croissance économique ? Comment la fermeture de stations de télévision a-t-elle aidé à équilibrer le budget, ou en quoi l'arrestation du candidat à la présidence Gary Kasparov a-t-elle aidé à attirer les investisseurs ? On ne peut que se demander à quel rythme plus rapide la Russie aurait pu croître avec un système démocratique, lié à une presse libre qui aurait pu dénoncer la corruption, un vrai système légal pour poursuivre les saisies illégales de biens, et une véritable opposition pour critiquer la volonté prédatrice du Kremlin.
Un coup de relations publiques pour Poutine
En affirmant que la coincidence entre l'arrivée de Poutine au pouvoir et la croissance économique de la Russie était la preuve que ‘les individus peuvent faire la différence’, Time a réalisé une belle pération de relations publiques au profit de Poutine. Les responsables du Kremlin ont d'ailleurs applaudi. Pour ceux qui, en Russie, se battent pour des médias libres, le choix de Time crée assurément un malaise et ne ressemble pas à du vrai journalisme. Il est des traditions qui doivent prendre fin.
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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H38 | 27/12/2007 |
Et si l'erreur de « Time », c'était tout simplement de distinguer un homme de l'année ?
D'une part, une année n'est rien d'autre qu'une section arbitraire dans un mouvement qui ne s'arrête pas le 31 décembre pour recommencer au 1er janvier.
D'autre part, il me paraît douteux qu'un homme ou une femme puisse à lui ou elle seul(e) influer sur l'histoire. L'histoire est avant tout une combinaison complexe d'actions et de réactions.
Derrière ce rituel, il y a le mythe qui a fait florès dans la science-fiction : et si on avait tué [mettez le nom que vous voulez] avant qu'il fasse ci ou ça ? C'est peut-être fécond en littérature ; en politique, j'ai des doutes.
Une remarque à propos de la thèse (défendue par « Time » et réfutée par « Slate ») portant sur les bénéfices de l'autoritarisme pour le développement du marché.
Outre qu'elle induit que l'Etat fort (très fort) est nécessaire au marché (ce qui me paraît assez peu libéral), elle me rappelle les commentaires sur Pinochet et le Chili : pour dire vite, ce serait grâce à Pinochet que le Chili est ce qu'il est aujourd'hui. Je me demande ce que la récurrence de cette thèse nous indique de la pensée politique étasunienne dominante.
à thierry reboud
De pablico
15H37 | 27/12/2007 |
L'homme de l'année c'est maintenant : Benazir Bhutto
à pablico
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H08 | 27/12/2007 |
Parfait.
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 15H08 | 27/12/2007 |
Pour ma part, j'ai la forte impression que la « dictature douce » devient à la mode. Alors pour la rendre « in », on encense ses dignes représentants, avec des résultats à la gonflette, tout en occultant les souffrances engendrées.
Faites attention, notre pays est aussi dans cette mouvence !
à virginie78
De gérare
photographe | 09H42 | 28/12/2007 |
Vous avez raison ,
maintenant on devient respectable quand on fait des résultats .
L'homme opprimé , compressé , écrasé n'est pas un problème .
Ce qui rapporte des points c'est de voir d'immenses richesses se créer , s'accumuler et certains en profiter à outrance .
Les nouveaux riches sont à la mode .
Ils détiennent les médias , les industries , et les rennes du pouvoir .
Ce petit monde des coquins mène la danse du pouvoir et s'autocongratulent .
Le peuple s'assoit devant la télé et avale .
Debout les morts .
à gérare
De Avril
01H09 | 31/12/2007 |
richesse…influence…respectabilité…saviez vous que Poutine serait l'homme le plus riche d'Europe et dans les 10 premières fortunes mondiale ?
Die Welt/ The Guardian/12 novembre : « Un politologue russe, Stanislav Belkovsky, y affirme qu'en huit années passées au pouvoir, M. Poutine a accumulé des capitaux dont il évalue la valeur à 40 milliards de dollars, soit près de 29 milliards d'euros. »
source Le Monde, cliquer ici
ça peu aider, non ?
à virginie78
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H30 | 30/12/2007 |
Je suis d'accord avec ce que vous dites de la dictature douce qui, pour un intermède, pourrait nous arriver incessamment. Une crise ou un gros attentat… ça y est.
http://nouvellesociete.org/5171.html
Pierre JC Allard
De NicolasLeBelge
15H17 | 27/12/2007 |
Un article très instructif…
De Caribou99
15H39 | 27/12/2007 |
Qu'il y ait eu coïncidence entre l'arrivée de Poutine et la croissance en Russie, voilà qui ne manquera pas d'apporter argument pour expliquer une autre coïncidence, celle entre l'arrivée d'un nouvel élu de l'année et une croissance en deça des estimations, réestimations et réréestimations…
Ouf ! …
Cela n'entâche nullement les chances d'un nouvel élu de l'année de devenir un jour lui aussi homme de l'année du Time.
De aïtos
15H57 | 27/12/2007 |
Serait-ce que Poutine ait plus de sang sur les mains que Bush pour 2007 ?
De chriss
16H12 | 27/12/2007 |
Bonjour !
C'est faire offense à la mémoire de celles et ceux,qui sont, emprisonnés, torturés, Harcelés, assassinés, pour défendre les libertés d'expressions, les libertés d'opignons, les crimes, les injustices infligés à ce peuple Russe et à leurs voisins.
Peuple baillonné toujours en souffrance alcoolique parcequ'il n'a pas d'autres perspectives.
Les chiffres sont bidouillés, quarante pour cent au bas mot(maux) de la population est bien en dessous du seuil de pauvreté.
Quatre à cinq familles se partage cinquante m2 d'appartement à Moscou, et se pensent privilégiés c'est vous dire…
Les oligarques ont fait main basse sur les richesses du pays et tout le monde applaudit. La corruption elle a seulement changée de mains.
J'avoue avoir trés mal vécu le tapis rouge qu'on a déroulé trés récemment a ce type…
A chaque fois c'est une douleur au plus profond de soit que l'on ressent, une atteinte à notre dignité, une révolte d'impuissance, la même que celle que devait ressentir le Résistant devant l'envahisseur,sauf que lui pouvait prendre les armes…
Ajourd'hui n'aurions nous que le choix de la résignation ?
Ou est-il encore temps d'y réfléchir ? Pour la France et l'Europe que nous souhaitons ?
Pour 2008 je fais le souhait de jours meilleurs !
L'espoir fait vivre, ne baissons pas les bras !
De Beeks
16H53 | 27/12/2007 |
Sarkozy,homme le plus élégant selon Vanity Fair ce n'est pas une erreur ?
De skalpa
actif et militant ? | 16H54 | 27/12/2007 |
Ils sont bel et bien trompés….
C'est l'omnhyperprésident français qui est l'homme de l'année…
Malheureusement….
Enfin, l'erreur est minime, tout le monde peut se tromper !
http://kprodukt.blogspot.com/2007/11/tout-va-pour-le-mieux-pour-les.html
De said sellali
cadre à nantes | 17H24 | 27/12/2007 |
Le classement de Times est pitoyable.En admettant le principe de nommer une personne,personnalité de l'année,le peu recommendable Ahmadinejad aurait dû^en 2006 et le sinistre Ben Laden en 2001.Pourquoi ne pas les avoir nommer.Politiquement correct quaznd tu nous tiens.
De said sellali
cadre à nantes | 17H29 | 27/12/2007 |
Je réecris mon message :
Le classement de Times est pitoyable.En admettant le principe de nommer une personne personnalité de l'année,le peu recommendable Ahmadinejad aurait dû être nommer en 2006 et le sinistre Ben Laden en 2001.Pourquoi ne l'ont t-ils pas été ? Politiquement correct quand tu nous tiens.
De parousnik
17H47 | 27/12/2007 |
Révolution de l'info ou de l'intox. Poutine dérange les terroristes occidentaux nommés Bush, Blair, Cheeney etc…Ce qui les dérange c'est que Poutine n'est pas le Président admiré d'un petit pays qui courbe l'échine comme le fait la france depuis l'élection présidentielle de Mai 2007. Ce qui dérange c'est que Poutine n'est pas d'accord avec la politique crapuleuse et criminelle de l'empire de l'extreme-capitalisme mené pas les anglo-saxons…Ce qui dérange la valetaille de la propagande dérange moins les citoyens intelligents car ils ont aujourdh'hui la contre propagande qui s'appelle de l'INFORMATION sur le net. Si le Time a élu Poutine c'est peut être bien parce qu'il fait parti des ces Hommes qui font barrage à la guerre en Iran…Il n'est certainement pas un ange et tant mieux mais certainement pas celui que vous dépeignez vulgairement…Tu te bats pour le mensonge libre certainement comme rsf financé par al cia…
à parousnik
De grelaux02
23H08 | 27/12/2007 |
je ne comprends pas ca. a chaque fois que l'on se permet de critiquer Poutine, il se trouve toujours un russe pour le defendre excusez-moi, de façon irrationnelle.
Ok pour le defendre (meme si a titre personnel, je lui suis fermement opposé) mais soyez factuel. Basez vous sur des resultats probants et justifiés avant d'accuser la terre entiere de terroriste, ca devient lassant et c'est sans interêt.
Contestez les arguments de l'article et des gens qui le soutiennent, ca fera avancer le débat ! (Ukraine, democratie, etc …).
Pas une diatribe sur la politique crapuleuse et criminelle de l'empire de l'extreme-capitalisme, bla bla bla …
Vous trouvez que la russie actuelle est un modele de société socialiste et collectiviste ?
revisez votre Marx illustré …
à parousnik
De megaprosper
02H20 | 28/12/2007 |
Tu as tout à fait raison, je te rejoins complètement.
Poutine, comme Ben Laden, combattent l'ultralibéralisme forcené et capitaliste.
Par conséquent, ils sont de grands démocrates et méritent notre plus grand respect.
Couillon ! Poutine ne résiste à que dalle, et si la france est effectivement un pays qui courbe l'échine, cela ne fait pas en soi de la Russie un exemple à suivre.
Arrêter Kasparov, assassiner politskaia, envahir la tchétchénie, fraudes massives aux élections, pour toi ça n'évoque rien ? Tu trouves cela admirable ?
Cracher sur la France de Sarkozy, je veux bien, mais lécher le cul d'un putain d'enculé de dictateur, jamais.
Vive Chavez.
à megaprosper
De Alec Sandre
10H00 | 28/12/2007 |
Assimiler Poutine à Ben Laden augure mal de la nuance
et de la pertinence d'un commentaire.
La suite est à la hauteur. Elle montre une appétence pour la propagande régurgitée avec conviction.
Il faut être plus que couillon pour imaginer Poutine
assez couillon pour avoir fait assassiner une journaliste qui n'était pratiquement pas connue en Russie et n'avait aucun poids politique sans anticiper les conséquences désastreuses que cela aurait sur son image à l'étranger.
La Tchétchénie n'a pas été envahie car elle fait
partie de la Russie depuis le milieu du dix-neuvième
siècle. Ou alors il faudrait parler de l'envahissement
de la Corse par l'Etat français et ses forces armées.
Il est vrai que certains le font.
L'arrestation de Kasparov était prévue dans le plan de
communication préparé avec le cercle néo-conservateur
américain auquel il appartient - Pour l'obtenir il est allé au-delà du parcours autorisé de la manifestation
avec ses alliés du parti « national-bolchévik“- Il n'y
avait qu'à voir son air triomphant dans le fourgon
pour le comprendre. Au passage on peut noter la discrétion remarquable des médias occidentaux sur la
répression féroce des manifestations et le saccage d'une télévision d'opposition par les forces de répression en Géorgie. Il y a peut-être un rapport avec le fait que Saakashvili est un allié de Bush et est en conflit permanent avec la Russie.
Les sondages effectués par des instituts indépendants
avant les élections législatives donnaient 60 à 70%
d'intentions de vote pour Russie unie et 1 à 2% pour
les ultra-libéraux (qui veulent revenir au temps béni
de la démocratie elstinienne, où on pouvait librement
accaparer les richesses du pays et tirer au canon sur le parlement) qui sont souvent présentés comme la seule opposition ‘démocratique’. La fraude massive qui
était annoncée par les médias avant les élections,
de même que le fait que Poutine ferait modifier la constitution pour pouvoir se représenter aux présidentielles, reste donc à démontrer.
Les Etats-Unis ne sont ultra-libéraux que dans leur
idéologie d'exportation. Ils sont protectionnistes en politique intérieure et impérialistes en politique étrangère. Madeleine Albright a déclaré que la Russie
avait trop de richesses fossiles pour qu'on la laisse les exploiter seule.
La seule chance qu'ait Chavez de ne pas être renversé par une ‘révolution’ financée par des ‘fondations pour la démocratie’ désintéressées est qu'il existe des pays importants ayant une politique économique et extérieure autonome qui fassent contrepoids à l'hégémonie étatsunienne.
De isabey
18H13 | 27/12/2007 |
En 1938 l'homme choisi par Time était M Hitler.
De riverain désinscrit
22H02 | 27/12/2007 |
Encore un « bel » article tout en finesse, ça devient une habitude…
N'évoquer que Hitler et Staline pour établir une comparaison avec Poutine dénote d'une belle petite manip…
Pourquoi avoir oublié un Lyndon Johnson en 64, un général Westmoreland en 65 ou des Nixon et Kissinger en 72 ? Tous bien connus pour leur souplesse de caractère, leur pacifisme naturel, leur contribution à un monde meilleur…
J'ai même dans l'idée que Slate n'a pas remarqué en 79 qu'un certain Khomeini avait été mis à l'honneur…
Slate signifie ardoise mais aussi, éreinter (critiquer), esquinter, démolir, traîner dans la boue…
De zwergin
20H44 | 27/12/2007 |
Certes, nous avons la presse et les journalistes que nos « démocraties » méritent, mais, le problème est surtout lexical. Les mots employés non plus de signification. Exemple : le « libéralisme » n'a rien à voir avec avec la « liberté », la « démocratie » sarkozienne est proche de « l'Etat Français » de Pétain. Chavez, un « dictateur » (il respecte le résultat du référendum), Poutine un « démocrate » qui se fait plébisciter( sous un dais de kalachnikov). Bush, un grand « démocrate » qui fait la guerre au « terrorisme“(interrogez les Irakiens, les Afghans,les prisonniers de Guantanamo…etc). Quels cris d'offraie à la venue de Khadafi,et on ne dit rien du pape en chemise noire ! ! , ni du grand ‘démocrate’ égyptien qui flingue les étoiles roses entre autres. Vraiment à DEGUEULER ! !
à zwergin
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 23H15 | 27/12/2007 |
Le monde n'est pas plus pourri qu'avant, mais avec le Net et les blogs, ca se remarque davantage. Quand les gens ont lu Rousseau, ils n'ont pas vu la guillotine, mais le choses suivent leur cour. Toute cette saloperie qui mène le monde va bientôt être éliminée, simplement parce que tout le monde désormais la voit. Et un jour…
http://novellesociete.org/5174.html
Pierre JC Allard
De luc-ange
21H31 | 27/12/2007 |
à moi, on m'a toujours dit que l'histoire ne se faisait pas au quotidien, mais que l'histoire, c'était le point de vue du vainqueur.
en l'occurence, les vainqueurs du XXe siècle sont bel et bien ce genre de tyran formés pour être l'élite du régime qu'ils finissent par écraser ou pour le moins modeler à leur vision.
quoi de surprenant à voir dans ce cas poutine ou staline nommés ainsi par time « homme de l'année'. qui sera le prochain ?
De parousnik
23H41 | 27/12/2007 |
Je ne suis pas russe,je suis né à Paris il y 55 ans et depuis plusieurs années je fouille, je cherche la vérité sur les événements du 11 septembre, comme des milliers de gens qui ont conscience de la violence fasciste des sociétés dites « démocrates » et « libres »…
Forcement en cherchant on découvre. Allez donc sur le site de « Reopen.info » la vous trouverez des tas de liens, des vidéos et des preuves que les événements du 11 septembre 2001 n'ont pas été organisé et exécuté QUE par ceux que les médias désignent…La guerre pour l'or noir, vous avez entendu parler ?
De Bon Scott
00H18 | 28/12/2007 |
L'année 2007 arrive à son terme et le plus gros mensonge 2007
Sarkozy « je serai le Président de tous les Français »
Le locataire de l'Elysée a manqué de peu, d'être l'homme de l'année 2007 pour « TIME ». C'était sans compter de la mégalomanie de Poutine c'est dire …..
http://www.dailymotion.com/video/x28uwt_sarkozy-parodie-bourvil-au-g8_fu…
De robindesfoix
cherche une issue | 00H36 | 28/12/2007 |
poutine ,staline ,hitler, bush, et les autres ne ce sont pas installer au pouvoir sans l'assentiment de leur peuple.
l'opinion chloroformé adore le chloroforme et n'aime pas les opinions.
lorsqu'il faut changer en garrigue dix hectares de forets pour apprendre a trois millions d imbeciles que l'actrice b couche avec le footbaleur z qui force les humbles a lire cette presse dont ils justifient les tirages ?
Qui manipule donc ces foules ?
ou trouve t'on les 20 millions de dollars pour payer
un acteur pour trois mois de tournage.
les 200000€ mensuels pour payer un bonhomme a mettre
des coup de pieds dans un ballon.
les 150000€ journalier pour piloter une voiture sous pretexte qu'il risque sa vie ( quel soldat sur le front ou pompier sur le feu oserait demander 1/1000iem
de cette somme )
jamais la police n'a contraint qui que ce soit à entrer dans un supermarcher,alors qu'on la voit quelquefois faire des barrages contre les foules en periode de solde.
que peut on attendre de cinq milliard d'hommes dont chacun attend tous de tous les autres.
le seul recours qu'on veuille imaginer contre ces fléaus est une révolution de masse.
comment croire a une cause des peuples qui aurait les populations pour premieres ennemies
De Arcel.M
01H03 | 28/12/2007 |
Poutine est depuis quelques temps la cible favorite de la presse anglo-saxonne surtout depuis qu'il a nationalisé les ressources énergétiques de son pays et a empêché les corporations anglo-américaines de dépecer l'industrie de son grand pays.
Les pseudo libéraux lui reprochent de vouloir s'opposer aux guerres préventives des néo conservateurs qui sponsorisent leurs publications.
La démocratie Russe est certes imparfaite, mais elle n'est ni meilleur ni pire que celle des états unis, on y achète et l'on y vent les principaux médias au grés des intérêts des puissances financières qui cautionnent les pouvoirs en place, et la corruption y sévit au même degré ici et là.
Aux USA comme en Russie, il est difficile d'obtenir des autorisations pour avoir le droit de manifester lorsqu'on appartient pas au « think-thank » officiel et lorsque l'on manifeste sans autorisations on se retrouve au poste dans les deux pays.
Les partis politiques qui aux USA sont financés par des puissances étrangères y sont aussi considérés comme des mouvements terroristes.
Il y a beaucoup de chose à critiquer dans la manière dont Poutine gouverne son pays, mais il faut savoir nuancer et savoir peser le pour et le contre car la situation en Russie comme aux USA est beaucoup plus nuancée.
De megaprosper
02H08 | 28/12/2007 |
Attendez, excusez-moi, je pense avoir mal compris.
L'homme de l'année, ce n'est pas Notre Président de la République Nicolas Sarkozy ?
Pourtant, il est dans tous les journeaux, à toutes les pages, de tous les bords, dans les reportages de nos chaînes de télévision, privées, publiques.
Il a libéré les infirmières bulgares, et puis aussi Ingrid Betancourt (pour le nouvel an), il se bat contre les syndicats qui gangrènent notre économie, il réforme la justice, lutte contre l'immigration avec beaucoup de succès, il a une nouvelle petite amie. Merde ! Si c'est pas lui l'homme de l'année, alors je ne comprends pas !
Bon, peut être l'année prochaine !
Avec, en sous titre :
« Sarkozy the american, he transformed France for us. »
De Caromet
08H56 | 28/12/2007 |
Je trouve que c'est une honte …
Il faut penser aux journalistes, aux opposants « mystérieusement » assassinés ou emprisonnés …
Mais aussi à tous les millions mis de côté par cet « homme de l'année » au détriment de la population russe …
Je ne sais pas combien ça lui a couté pour être élu par le Time mais ça ne doit pas représenter grand chose par rapport à ce qu'il se met dans la poche tous les jours …
Il va peut-être pouvoir réaliser le doublé en tant que premier ministre ! ! ! !