Dans les aéroports, des chats perdus remboursés au kilo
Entre Noël et Nouvel an, vous comptez offrir un billet d'avion à votre chat pour aller voir votre grand-mère ? Prenez le temps de la réflexion. A moins qu'il ne soit un modèle de minceur, il voyagera en soute. Et risque de ne jamais arriver à destination.
Chats perdus est, comme son nom l'indique, un site internet entièrement consacré à la disparition des chats dans les aéroports. Plusieurs avis de recherche y sont compilés. On trouve ainsi la fiche signalétique de Nala –dont l'infortunée propriétaire est également la fondatrice du site internet-, Siméon, Hazielle ou encore Macha, perdue un mois auparavant. A noter que la malheureuse Bidouille, disparue en septembre, a été retrouvée morte sous un tapis de Roissy.
Dans le cas de Nala, la cage a été retrouvée vide juste avant le départ, comme l'explique sa maîtresse, Cécile Bouchonville :
Il y a aussi l'histoire de cette chienne, championne du monde d » agility, perdue et retrouvée écrasée sur l'autoroute la plus proche. Évidemment, tous les propriétaires tenaient énormément à leur petit animal. Mais la plupart se disent moins effondrés par leur perte que par le peu d'efforts fournis par les compagnies et les aéroports pour les retrouver.
Contacté par téléphone, le service de communication des Aéroports de Paris rejette toute responsabilité sur les compagnies aériennes, et déclare n'avoir aucune connaissance de tels incidents. Il rappelle les conditions de transports (également disponibles sur leur site), qui varient toutefois selon les compagnies. Si Air France accepte chats ou chiens en cabine jusqu'à six kilos cage comprise, la plupart refusent l'animal au-delà de quatre kilos en comptant l'habitacle, soit guère plus de trois kilos pour la boule de poils.
Au-delà, c'est la soute. Chauffée et pressurisée tout de même, à la différence de celle à bagages. Les animaux seraient néanmoins amenés jusqu'à cette soute au milieu des valises. C'est en tous cas ce que plusieurs salariés de Roissy ont raconté à Cécile Bouchonville :
Colonies errantes
« Nous n'avons pas de statistique, mais c'est infinitésimal. Infinitésimal », assure un porte-parole d'Air France. Pourtant, une salariée de la même compagnie nous offre un tout autre son de cloche. Préférant rester discrète sur son identité, elle travaille depuis plusieurs années dans les zones réservées aux bagages. Elle parle de « colonies errantes » :
« Infinitésimal ? Si on compare au nombre de bagages, oui. Mais si on compare les pertes au total d'animaux transportés, le ratio est bien différent ! Rien que l'an dernier, j'ai capturé 24 chats sur un seul aéroport. Les disparitions sont nombreuses et les fréquences varient : j'ai déjà noté des pics d'une perte par semaine, toutes compagnies confondues. »
Pour expliquer ces pics, qui ne coïncident pas avec l'augmentation des voyageurs, cette employée parle de négligence, mais aussi de malveillance. Elle assure avoir vu des bagagistes se livrer à des « courses aux chats » à bord de leurs voiturettes.
Vingt euros le kilo
Quant aux indemnisations, c'est à la discrétion des compagnies. Pour Bidouille, Air Transat a offert un aller-retour Paris-Montréal aux propriétaires qui vivaient désormais là-bas. D'autres se livrent à un calcul bien plus sordide : vingt euros le kilo, comme pour un bagage endommagé.
Alerté par courrier, le ministère des Transports et le directeur général délégué des Aéroports de Paris ont organisé une réunion le 26 octobre dernier. Plusieurs propositions ont été faites. Les maîtres qui souhaitent faire voyager leur animal de compagnie sont fortement encouragés à leur mettre un collier de couleur. Par ailleurs, les cages doivent être solidement fermées, à l'aide d'un scellé empêchant toute ouverture accidentelle. En cas de disparition, un dispositif de recherche et de suivi a aussi été évoqué.
Toutefois, les principaux concernés, les compagnies aériennes, n'ont pas jugé utile d'assister à cette réunion.
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Les clients sont les rois et les clients animaux decouvrent la jungle des tarifs deregules ou sont portes disparus au nom de la concurrence libre et non faussee !
Nous voyageons depuis vingt ans avec notre chat.
Dans les annees 80, nous avions deux matous : Lionel et Manu, ils pesaient ensemble 10 kilos. Nous avons paye alors l equivalent de € 40 aller retour que ce soit avec Air France ou avec Finnair.
Puis la concurrencelibre et non faussee, la liberalisation ont fait augmemter les prix. Dans les annees 90, le prix est passe a € 80 aller retour.
Annees 2ooo la concurrence libre et non fausse regne, les prix ont encore augmte, Misu qui a remplace Manu et Lionel, paie € 20 par kilo pour un aller simple. nous payons par pesronne € 220 aller et retour et Misu en cabine paie € 190 a € 210 selon le trajet !
Le trajet est le meme Paris Helsinki pour les passagers humain que pour Misu, mais pour rentabiliser le billet de Misu, les compagnies aeriennes font preuve de beaucoup d inventivite !
Misu paie plus cher qu un enfant, mais n a pas de place,elle doit se contenter de la place que ses parents lui font entre leurs pieds. Un jour la place entre ses humains de parents etait libre, ils ont eu la mauvaise idee de poser son panier sur le siege. Son pere humain a ete menace d etre conduit a la police a l arrivee, Misu dans sa caisse posee sur un siege libre allait provoquer des allergies ! Misu a alors appele la ligue des animaux finlandais, qui a evite le pire a ses parents !
Misu, presidente de la ligue des droits des animaux a emis plusieurs protestations tant aupres de Finnair que d Air France. Avec le succes que vous imaginez !
Bref Misu meme avec la carte de fidelite Finnair ou Air France plus, paie tres cher, n a pas de place, parfois se fait agresser par le personnel, qui peut detester les chats, mais doit etre satisfaite, elle arrive a bon port, pour le prix du vol d un humain.
Misu remercie Rue 89 pour cet article sur la maniere dont les compagnies aeriennes traitent les animaux, profit maximum, responsabilite minimum.
Misu et Jean Bachelerie




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