Revue de blogs

Arche de Zoé : colère dans la blogosphère africaine

La condamnation des Français à huit ans de travaux forcés est souvent présentée comme une victoire sur le colonialisme.

Eric Breteau et maître Collard, le 21 décembre à N'djamena (Luc Gnago/Reuters)

Le verdict est tombé : les six membres français de L'Arche de Zoé ont été condamnés ce mercredi à huit ans de travaux forcés par la Cour criminelle de N'Djaména pour » enlèvement d'enfants » . Une affaire qui a soulevé de virulentes critiques de la part de la presse et de la blogosphère africaines.

Vu du Mali, la conclusion de l'affaire fait figure de victoire contre le colonialisme :

 » Si ce feuilleton socio-politico-juridique, qui a mis en exergue une résistance certaine de la justice tchadienne aux intimidations de Paris, est loin d'avoir pris fin, il consacre inéluctablement une victoire du peuple tchadien et par conséquent une défaite de Nicolas Sarkozy. »

Le journaliste rappelle la promesse du président français de ramener tous les membres de l'association quoi qu'ils aient fait et en conclut que la tenue du procès au Tchad s'inscrit dans une démarche de résistance :

 » Certes, des arrangements sont en vue pour faire gracier par Idriss Déby Itno les Français accusés de « tentative d'enlèvement de mineurs et escroquerie » ou pour leur faire purger leur peine en France. Toutefois, c'est déjà un point positif pour les Tchadiens que leur justice ait conduit ce procès sur le sol tchadien. Pour la postérité, l'action de la Justice, et dans une certaine mesure celle des dirigeants tchadiens, est à saluer. Preuve que les Africains sont en mesure de résister aux injonctions de l'ex-puissance coloniale. »

Un blog tchadien indépendant revient sur les dessous de l'affaire, à savoir les coups de téléphone entre Nicolas Sarkozye et son homologue tchadien, Idriss Déby. Y voyant une humiliation, le blogueur crie à la trahison :

 » Ce n'est pas un secret qu'Idriss Deby doit son maintien au pouvoir à l'Etat français et surtout à son armée. (…) Politiquement donc, un deal semble avoir été passé entre les deux Etats. Pour maintenir les apparences, la justice au Tchad va rendre un verdict mais il va immédiatement pouvoir être aménagé par la France. »

Sur le calendrier, un calcul subtil :

 » Mercredi 19 et jeudi 20 décembre sont les deux jours de fête musulmane la plus importante du Tchad. Il n'était donc pas question que le procès se déroule ce jour-là. D'autre part, les catholiques ne voulaient pas que le procès ait lieu le jour de Noël. Il fallait donc un procès entre ces deux dates, avec le verdict le 26. Par ailleurs, il était important pour le président tchadien que le procès ait lieu avant le début de l'année 2008. Hervé Morin, le ministre français de la Défense, effectue une visite au Tchad le 30 décembre, Nicolas Sarkozy en février. Il fallait qu'ils puissent se rendre à N'Djamena sans que les Français y soient détenus. »

Pour l »Alliance nationale de la Résistance du Tchad, opposée à Idriss Déby, tout est » faussé » et » grotesque » dans le procès de l'assocation menée par Eric Bretteau. L'ANR accuse le pouvoir, sans publication de preuves, d'avoir payé les témoins :

 » Beaucoup sont surpris que les parents des victimes aient eu les moyens de se déplacer et de se loger à N'Djaména. Interrogés, beaucoup de « parents » ont avoué. Ils n'on aucun lien de parenté avec les enfants, d'ailleurs aucune confrontation enfants/parents n'a eu lieu de manière formelle. On les a payés pour venir témoigner, enfin pas tous. En effet, les sbires de Deby profitent de tout, ils n'ont payé qu'une partie de ce qui était dû. Le reste sera donné « en fonction de la manière convaincante dont les supposés parents parleront'. »

 » Mascarade à Ndjamena ? » Tchadvision s'interroge sur les rapports de la France à ses anciennes colonies :

 » Il est une vérité qu'il faut souligner, l'Afrique n'est pas le continent où on peut faire atterrir un avion, réunir des centaines d'enfants sous le prétexte des les sortir de la misère. »

Le journal s'émeut de la condescendance des Européens à l'égard de l'Afrique, avant de s'attaquer aux familles des enfants tchadiens, notamment sur les sommes réclamées en indemnisation du préjudice subi :

 » C'est à peine imaginable de nos jours, c'est avoir un mépris pour un autre peuple, car, même pour alimenter un zoo en France avec des animaux de la savane africaine, il faut prévenir les autorités locales pour avoir une autorisation de sortie des dits animaux (…). Ce qui ne jouera pas en leur faveur est le fait que les familles des enfants n'avoueront plus qu'ils ont accepté (pour les quelques uns qui l'ont fait) de laisser partir leur enfant pour la France, parce qu'ils espèrent maintenant une indemnisation du préjudice, un million d'euros par enfant, il ne faut tout de même pas exagérer, là flâne l'ombre d'un enrichissement sur la tête des enfants, car ces hommes et femmes, qui vivent dans la misère inimaginable, ont longtemps attendu, du père Noël, un si beau cadeau, de l'Arche de Zoé. »

Au Congo, après l'affaire de l'Arche de Zoé, les procédures d'adoption internationale ont été suspendues sur tout le territoire. Au mois de novembre, des opposants au président Denis Sassou Nguesso analysaient l'affaire à l'aune de leurs propres préoccupations :

 » Sassou Nguesso aurait-il agi comme Déby ? Aurait-il eu le courage de juger les Français ? Nous pensons qu'il aurait cédé à la volonté du maître sans passer par la justice congolaise (…) La France a un rang de grande puissance à tenir. Aussi s'efforce-t-elle de toujours tirer ses ressortissants d'un mauvais pas à l'étranger. Surtout en Afrique, a fortiori dans les ex-colonies ! Hélas, cette fois-ci, l'Afrique, par le Tchad, montre que le complexe d'infériorité ou le complexe du colonisé s'estompe quelque peu et que la souveraineté des pays africains n'est pas un vain mot et qu'à l'avenir, la France devra faire avec. »

Dans une très longue tribune publié par le quotidien congolais La conscience, Nicolas Serge Nzi, directeur du Centre africain d'études stratégiques, dissèque un siècle de politique africaine française et… autant de mensonges. Ben Barka, Rwanda, Côte d'Ivoire, Algérie… A l'occasion du procès de l'Arche de Zoé, le chercheur condamne :

 » Pourquoi tant de mensonges, de reniements de la parole donnée, d'aboiements, d'hurlements et de gesticulations pour nier ce qui est évident ? La France peut-elle prétendre être une grande Nation en niant tous les massacres qu'elle a infligés aux autres peuples ? Le devoir de vérité est un impératif, en particulier envers les vivants qui portent le poids du passé encore présent. Les Harkis, les Bamiléké, les Malgaches, les Algériens, les Guinéens. Les Ivoiriens, les Rwandais et les Tchadiens, sont la meilleure illustration de ce devoir de vérité. Le devoir de vérité envers toutes les victimes, quelle que soit leur origine, car le devoir de vérité est juste et moralement légitime. »

Paris attend désormais une réponse positive à sa demande de transfert des six condamnés en France.

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6 commentaires sélectionnés

Portrait de compte supprimé 22

De PMB

Lecteur écriveur | 22H55 | 26/12/2007 | Permalien

Il saute aux yeux que ce procès est une mascarade (mot formé sur « masque ») à but politique. Les Zozozoés (dirigés de plus par un type « borderline » en matière de manipulation et de goût du pouvoir dans les sunlights – un genre de Sarko de l'humanitaire) méritaient une sanction… mais sont plus punis que leur correspondants tchadiens qui eux, n'avaient même pas la moindre « excuse » à base kouchnerienne.

Cela pour plaire à une opinion tchadienne chauffée à blanc par Déby pour détourner l'attention. Et passons sur les sommes parfaitement exorbitantes demandées (qui peut penser une seconde que ces parents pauvres et faibles, manipulés par tout le monde depuis l'arrivée des Zozozoés dans leur village, en verront la couleur). Au fait : a/ était-il utile de garder ces pas-orphelins à l'orphelinat, b/ va-t-on enfin rendre ces enfants à leurs parents ?

On passera aussi sur la façon dont ils ont pu monter leur affaire sans que personne dans les allées du pouvoir en France n'ait vraiment cherché à les en empêcher, surtout que « personne » aurait été aux premières loges de la récup » si l'affaire avait réussi.

Ils vont donc revenir en France. Espérons au moins que Sarko ne tirera pas gloire de ce retour dans une affaire où son intervention fracassante a aggravé le truc plus qu'autre chose. Non, n'espérons pas : il le fera.

Pour rentrer pénards chez eux ? Là, les Tchadiens auraient la preuve en or massif que la France se f… de leur g… En prison ? A part peut-être Breteau, qui a besoin de réfléchir au frais, ils n'ont rien à y faire*. Allez, des travaux d'intérêt général, puisqu'ils aiment se dévouer. Trier des habits d'occasion au Secours Populaire. Et surtout, qu'on ne les laisse plus prendre aucune décision.

* Le médecin de Castellane, qui n » a eu que le tort de faire confiance à un adorateur de Saint Bernard (guess who), serait bien dans un hôpital ?

Portrait de thierry reboud

De thierry reboud 20923

| 01H04 | 27/12/2007 | Permalien

Waouh, comme on dit dans les bandes dessinées. La lecture des commentaires est extrêmement édifiante. Ma parole, mais nous avons droit à un festival !

Je veux bien croire qu'on ne nous a pas tout dit, que nous ne sommes pas seuls et que la vérité est ailleurs. Admettons.
Mais, dans ce cas, que sait-ON que nous ne sachions pas ? Que devrions-nous savoir qu'on nous a dissimulés ? Un peu facile de dire qu'on nous cache tout sans nous montrer ce qu'on nous cache. Ou alors, faut-il croire qu'il y a quelque chose de caché POUR LA SEULE RAISON que nous ne le savons pas ? C'est un sophisme à la Rumsfeld !
En l'état actuel des choses, c'est-à-dire pour ce que nous en savons, la culpabilité des accusés ne fait guère de doute, puisqu'ils l'ont même revendiquée.
Certes, j'entends bien, ils l'ont fait pour de louables motifs. Et alors ? Si je tue quelqu'un pour de louables motifs (autrement dit, pour des motifs que, MOI, j'estime louables), ça n'en demeure pas moins un meurtre.

Mieux à faire en France qu'en Afrique ? Mais que ne le disons-nous pas quand il s'agit d'aller en Afrique exploiter des matières premières vouées à notre très précieux confort ?

La justice tchadienne est une farce ? J'observe surtout qu » à l'issue d'un procès auquel je ne vois pas bien ce qu'on peut trouver à redire, elle a rendu un jugement aussi sereinement que possible et qu'elle a administré une peine mesurée. Oublions-nous que les gugusses étaient passibles de 20 (vingt) années de travaux forcés, et non 8 (huit) ?
Et quand bien même elle serait une farce ? J'imagine que nos aventuriers d'opérette connaissaient les risques qu'ils prenaient en jouant à cette parodie d'action humanitaire.
Quand bien même elle ne serait pas sereine : la justice française est-elle si sereine lorsqu'elle a à juger d'affaires de pédophilie ?

Nous avions été fort peu nombreux à l'époque, lorsque le bon docteur Kouchner prônait le devoir d'ingérence, à nous émouvoir des relents néocoloniaux que cela charriait. Nous y voilà. Ce qui a été jugé aujourd'hui, c'est aussi notre prétention à être la lumière du monde. C'est aussi B.H. Lévy parlant de « ces salopards de Soudanais » (je le cite, c'était sur France Culture) pour lancer une croisade simpliste pour le Darfour. Bien sûr qu'il se passe des choses atroces au Darfour : et alors ? Est-ce que ça doit empêcher de réfléchir ?
Que savons-nous de l'Afrique ? Rien. Ce que nous voulons en savoir. Je constate que l'Afrique ne partage pas forcément notre point de vue. C'est bête, hein ?
Je trouve infect le recours à la mièvrerie en matière politique.

Evidemment, c'est regrettable pour les six clampins de Zoé qui y ont cru et qui payent essentiellement le prix de leur stupidité.
Mais tranquillisez-vous, braves gens : tout le monde nous assure que le deal est ficelé. Déby tient sa victoire symbolique. Sarkozy aura la sienne.
Et ça, je ne doute pas que ce soit vrai.

Portrait de Perjovem

De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 01H04 | 27/12/2007 | Permalien

Fichtre diantre !
A lire Rue89, Libé, les médias, les réactions de la blogospère et tout le toutim :
Il est vachement plus peinard et rentable de vendre des armes aux états africains ou de subventionner les dictateurs et les ripoux de ces états, que de vouloir améliorer l'ordinaire des enfants !

Perjo

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Retraité | 02H11 | 27/12/2007 | Permalien

« L'Afrique de papa c'est fini » (Rama Yade à l'assemblée nationnale).

Le papa en question a mal rempli son devoir d'éducation car en France un tel jugement ne serait pas possible.
En effet aucune distinction n'a été faite dans la responsabilité des prévenus, et pourtant les quelques reportages diffusés par les télévisions françaises nous montraient des personnes se posant des questions sur leurs raisons d'être là.
On peut penser que les magistrats tchadiens ont vu ces séquences.
Pourquoi les avocats de la défense n'ont-ils pas joué cette carte ?
Quelque chose me gène dans ce tarif unique des condamnations, mais quoi ?

Portrait de knoo

De knoo

15H26 | 27/12/2007 | Permalien

L'Afrique. Un continent mystérieux, beau et brutal aussi. Et des blancs, très naïfs, qui pensent à tort que l'africain est un enfant un peu sauvage qui doit être conduit sur la voie de la raison et de la morale, cela donne des zébulons de Zoé, et de pauvres gens en France qui pensent pouvoir « sauver », malgré les mises en gardes, de petits enfants « vendus » par leur parents à ces bons blancs. Le bon blanc ne renifle pas le piège, car il est bon. Et hop, et vlan, prison, procès, huit ans de travaux forcés.

Les naïfs Zoé sont tombés dans un piège grossier. Il y en a tellement de montés en Afrique. Pensez, des pigeons pareils, quelle belle occasion de se faire un peu de fric et d'en sortir la tête haute, trionphante, face à l'attitude colonialiste des blancs. Et ils ont raison. Car en Afrique, la vie humaine n'a pas le même prix que chez nous, en Afrique, les parents mutilent volontairement leurs gosses pour que ces derniers fassent pitié aux touristes, en Afrique, on peut vous glorifier le lundi et vous assassiner le mardi, en Afrique, la vie n'est pas la même que chez nous, et les règles n'y sont pas les mêmes non plus.

Alors chers chevaliers blancs à la rescousse de la veuve et de l'orphelin, pensez, avant de partir en croisade, que non, toute la planète n'a pas la même vision que vous de la grandeur de l'humain, ou de la bonté, ou du droit. Et puis, pensez aussi, à ceux qui chez nous, n'ont pas de chevaliers blancs. Je sais, c'est triste, mais pourquoi sauver le monde avant de sauver ceux qui chez nous souffrent, devant nos maisons. Pour combattre la misère, inutile d'aller en Afrique. Et pourquoi aller en Afrique ? Parce que le regard du petit africain émeut davantage, tel le regard du petit animal battu, du petit sauvage, et puis il faut sauver ces innocents de leur pays de sauvages, de sous-hommes, d'irresponsables. Ne niez pas Zoé, c'est exactement ce que vous avez pensé, et c'est cela qui vous a mis dans la situation que vous vivez maintenant.

Finalement, l'action humanitaire n'est-elle pas, dans certains cas, la dernière forme de colonialisme ?

Ceux qui connaissent l'Afrique savent qu'ils ne faut jamais, jamais, y faire confiance à qui que ce soit. C'est triste, mais c'est la seule façon de ne pas se retrouver aux travaux forcés. Alors allez en Afrique, car c'est superbe, mais n'y jouez jamais les juges de paix, c'est bien trop dangereux.

Portrait de Pierre.

De Pierre.

16H40 | 28/12/2007 | Permalien

Cette histoire est en tous points un fiasco, la traduction d'incompétences à tous les niveaux :

- la justice Tchadienne aurait pu trouver là une occasion de se montrer adulte, de montrer son indépendance. Elle aurait pu juger sur le fond, faire éventuellement des différences entre les protagonistes. Et que dire d'une instruction aussi courte.
- Le gouvernement Tchadien : il n'a pas prouvé malgré ses gesticulations son indépendance tant revendiquée et tant méritée d'ailleurs. Pourra-t-on sortir un jour de la victimisation systématique des Africains qui ne sont responsables de rien.
- Le Gouvernement français, ou plutôt son empereur qui décidément ne comprend rien, ou qui plutôt choisit délibérément de faire tout à l'envers. Aucune retenue avant de parler, aucun recul, aucune mesure des enjeux. On reste dans la communication et dans le maintien des intérêts.
- Les avocats de la défense des membres de l'association qu'on a entendu sans vergogne chargés les intermédiaires africains qui ont abusés nos gentils humanitaires. C'est un peu court. Ne se laisse abusé que celui que ça arrange.
- Les intermédiaires africains qui sont de sales cons, qui n'ont toujours pas compris que de leur intégrité dépend l'avenir de leur peuple. Mais nous avons les mêmes dans les pays occidentaux.
- L'avocat des enfants qui n'a développé aucun argument qui se contentait de se satisfaire
- Pour les enfants, qui n'ont rien du comprendre. Qui devaient être ravis de voyager. A qui on a raconter n'importe quoi.
- Pour les familles des membres de l'association qui vont avoir leurs enfants et conjoints en prison pour des conneries.

ET ALORS, le pompon évidemment c'est le fiasco de cette soit-disant opération humanitaire :

- Abuser des parents en souffrance d'enfants c'est tellement facile
- S'abstenir de respecter les règles fondamentales de l'adoption. On ne ramène pas des enfants comme ça dans des familles qui ne pourront adopter qu'après une longue procédure.
- Se prévaloir de son grand coeur pour faire de l'humanitaire est d'une stupidité achevée. On ne fait pas le bonheur des autres à leur insu. Si cette bande d'illuminés veut faire de l'humanitaire je leur trouve en France des associations qui galèrent pour trouver des bénévoles.
- Même s'ils avaient ramener les 100 enfants en France ils n'auraient pas été des héros. les problèlmes n'auraient fait que commencer : déracinement, angoisse des enfants pas préparés, problèmes administratifs, parents pas prêts etc.
- Une telle opération est mégalomaniaque et dénote une incompétence profonde.

L'association a eu une démarche punissable. On ne fait pas n'importe quoi. Les membres seront poursuivis en France, à juste titre. Souhaitons que ce procès ne soit pas une parodie de justice.

Je précise que j'ai fait de l'humanitaire, que je suis aller trois fois en Afrique, que j'organise des services sociaux en France. A ce titre je peux me prévaloir d'un peu d'expérience et d'humilité ce qui manque à cette bande d'illuminés, sutout à son gourou.

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