Il y a quinze jours, nous vous invitions à nous adresser vos questions à poser à Esther Perel, thérapeute installée à New York, et auteur de » L'Intelligence érotique » . Publié aux Etats-Unis sous le titre « Mating in Captivity » (s'accoupler en captivité), « L'Intelligence érotique » a été traduit en 20 langues.
Plutôt que d'y expliquer le déclin du désir physique au sein des relations longues par des problèmes de communication entre partenaires, Esther Perel met en cause les attentes de fusion et de stabilité au sein du couple. Le désir selon elle se nourrit de risque et de distance, et la vie sexuelle, à la lire, s'accommode mal des idéaux égalitaires actuels.
Esther est venue dans la rédaction de Rue89 répondre à vos questions. Retrouvez les vidéos de ses réponses dans les pages qui suivent. Merci à tous les internautes qui ont participé.
Meredith Benzazon : Qu'est-ce qui fait que certaines personnes dissocient le plaisir sexuel de l'amour et d'autre pas ?
► Pour voir la question suivante (Le feu a besoin d'air. Et les bûches ? ), cliquez sur l'image

► Les autres questions
- Le feu a besoin d'air. Et les bûches ?
- Quelle différence entre amour et érotisme ?
- Quelle différence entre la jouissance de l'homme et celle de la femme ?
- L'amour, invention sociale pour canaliser le désir ?
- Notre conception de l'amour est-elle infuencée par nos schémas sociaux ?
- La monogamie : invention pour assurer la stabilité sociale ?
- Amour et attirance ne sont-ils régis que par des réactions chimiques et hormonales ?
- La télévision tue l'érotisme ?
- La loi du désir exclut-elle la notion de couple ?
- Comment apporter une ouverture sans que l'autre ne se sente menacé ?
- D'un formatage à un autre formatage : celui du porno ?
► L'intelligence érotique : Faire vivre le désir dans le couple par Esther Perel, Robert Laffont, 313 pp., 20 euros.




















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De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 21H39 | 23/12/2007 |
L'amour est une magie dont sa formule est à ré-écrire chaque jour.
Rien ne tombe du ciel.
Rien n'est dû d'avance.
Le plaisir se cherche, se trouve dans le mouvement de soi vers l'autre et de l'autre vers soi. C'est ce mouvement là qui est créateur.
à virginie78
De Sat
12H33 | 24/12/2007 |
Je rajouterai que rien n'est fait figé et rien n'est permanent, comme dans la vie. L'amour en fait parti. C'est un enrichissement et une création permanente. C'est à nous de faire ce choix de vie et il en vaut la peine.
à virginie78
De pablico
14H43 | 24/12/2007 |
exact : on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve disait Héraclite qui avait tout compris déjà.
l'idéal serait que ce soit toujours la première fois.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 01H01 | 24/12/2007 |
« Merci à tous les internautes qui ont participé »
Merci surtout à Guillemette Faure et à Esther Pérel d'avoir osé aborder un sujet qui, au vu du nombre de commentaires, est trop sensible, trop personnel.
De Fabienne Gallaire
Journaliste | 04H23 | 24/12/2007 |
La rareté des commentaires (ceci est le troisième en 7 heures) est sans doute due à une combinaison de facteurs dont l'approche du Réveillon fait sans doute partie. La densité de l'interview y participe également : chaque question pourrait à elle seule remplir un fil de commentaires. j'ai moi-même du mal à trier parmi mes nombreuses réactions suscitées ces douze questions.
Pour rester dans les généralités : j'avoue avoir eu peur, en lisant les annonces et les appels à question, de tomber sur une gouroute de l'épanouissement personnel, enfilant des perles d'évidences et de grandes solutions miraculeuses. J'ai donc été agréablement surprise par les analyses de l'auteur. L'ensemble m'a paru équilibré, posé et surtout modeste, mais je suis sans doute biaisée par le fait que je suis globalement assez d'accord avec ce qui a été dit.
L'interview m'a aussi semblée infiniment plus intéressante que les considération philosophico-psychanalysante sur Sarkozy.
Je ne peux cependant pas m'empêcher d'être troublée par le concours d'articles qui traitent de la sexualité (au moins dans le titre) : cette interview, l'enculage de mouches, l'érotique de Sarkozy,…
Attention à la tentation du racolage ! Tant de nos médias y ont déjà cédé sans l'ombre d'un scrupule…
à Fabienne Gallaire
De Sexus Empiricus
07H24 | 24/12/2007 |
D'accord en gros avec vos remarques, - oui, oui et oui -, je suis surpris, chère Fabienne, par votre mise en garde finale : attention, dites-vous, à la tentation du racolage.
Drôle d'avertissement.
Si la brigade mondaine passait, et que le brigadier chef laisse ce mot : « Attention à la tentation du racolage ! », chacun pourrait deviner que la police des moeurs fonctionne aussi dans le journalisme. (Elle fonctionne de partout, on ne voit pas pourquoi elle s'arrêterait aux portes des rédactions.)
Loin de moi l'idée de pousser au racolage, actif passif lascif ou agressif. Seulement, pas de petite vertu non plus ! Je veux dire que dans les exemples de titraille où vous soupçonnez un brin de « racolage », je n'y trouve au contraire rien de sexo ni de sexy, car à l'évidence il y a loin des choses du sexe à l'enculage de mouches, - et encore plus loin de l'érotique à Sarkozy.
Tenez, mieux qu'une pénible contestation.
Me reviennent les fameuses quatre questions du psychanalyste. Pour un peu, elles pourraient faire toucher du doigt le sens de ce que je voulais vous dire.
1. Que voudriez-vous qu'un chien fasse dans un jardin que vous ne voudriez pas faire ?
2. Qu'est-ce que la vache a au nombre de 4 et la femme au nombre de 2 ?
3. Qu'est-ce qui dépasse du pyjama d'un monsieur et à quoi on peut accrocher son chapeau ?
4. Qu'est-ce qu'un homme fait debout, une femme assise et un chien sur trois pattes ?
Réponse : 1. un trou ; 2.des jambes ; 3.la tête ; 4. dire bonjour.
*
Last, but… Une jeune fille à qui l'on raconte l'histoire dit tranquillement : « Moi j'ai trouvé la tête. » Je n'ai pas dit qu'elle était bégueule. Elle est un peu innocente, et sa jeunesse l'excuse, voilà tout.
à Fabienne Gallaire
De Guillemette Faure
(auteur)
Eco89 | 09H59 | 24/12/2007 |
Fabienne,
C'est un concours de circonstances si l'enculage de mouche, l'érotique de Sarkozy, et l'interview d'Esther Perel ont été publiés le même week-end. Les trois articles étaient en préparation depuis un moment.
à Fabienne Gallaire
De Sat
12H25 | 24/12/2007 |
Section 1
Rareté des commentaires, densité de l'interview, mal à trier… : encore une conclusion qui se base sur aucun fait, aucune étude. Je pense, donc cela doit être vrai. Une déformation de futur journaliste ou alors d'une personne qui se fait dépasser par la complexité des situations et qui ne chercha pas à approfondir. C'est vrai que l'on est dans une société de zapping où l'on cherche à nous faire croire que tout est simple et doit l'être.
Section2
L'ouverture d'esprit empêche d'avoir des idées préconcues. A ce moment-là il n'y a aucune raison d'avoir PEUR et cela permet de se mettre à la place des autres et de comprendre un point de vue sans jugement. Je pense que sur TF1 ou M6 vous avez de l'avenir.
Section 3 et 4
Quel lien avec Sarko et les mouches ? Ca me rappelle une blague dont la conclusion est : si tu aimes les poissons rouges tu es homosexuels.
Depuis l'ouverture du site, combien d'articles ont abordé la sexualité, combien la politique, etc ? En tant que futur journaliste, je vous propose de nous faire un classement par thème. Cela vous donnera l'occasion de travailler sur quelque chose de concret et non pas de subjectif.
Je ne commenterai pas ici vos mises en garde. Je pense que vous imaginerez sans trop de difficulté ce que j'en pense.
De otovon
09H48 | 24/12/2007 |
Comment visionner les vidéos verrouillées ?
à otovon
De Guillemette Faure
(auteur)
Eco89 | 09H55 | 24/12/2007 |
On vous les déverrouille tout de suite.
De Erwan69100
11H34 | 24/12/2007 |
Pas vraiment besoin d'un tel article pour se poser des questions sur sa sexualité et sa vie de couple.
A croire que certains découvrent des choses sur l'autre et sur eux en passant par une tierce personne.
Les questions sont faibles, on se croirait dans « Marie-Claire » ou « Femme actuelle »
- Le feu a besoin d'air. Et les bûches ?
- Quelle différence entre amour et érotisme ?
- Quelle différence entre la jouissance de l'homme et celle de la femme ?
- L'amour, invention sociale pour canaliser le désir ?
- Notre conception de l'amour est-elle infuencée par nos schémas sociaux ?
- La monogamie : invention pour assurer la stabilité sociale ?
- Amour et attirance ne sont-ils régis que par des réactions chimiques et hormonales ?
- La télévision tue l'érotisme ?
- La loi du désir exclut-elle la notion de couple ?
- Comment apporter une ouverture sans que l'autre ne se sente menacé ?
- D'un formatage à un autre formatage : celui du porno ?
Enfin, Thérapeute du couple ? Je savais même pas que ça existait ! Est ce que cette personne a quelque chose à dire mis à part nous vendre son best seller international ?
à Erwan69100
De Domkishoot
Utopiste médiatique | 12H05 | 24/12/2007 |
Et vous, avez-vous, moins prétentieusement, quelque chose d'autre à dire ?
Avez-vous quelque chose d'autre à proposer qu'un « copier coller » ?
à Erwan69100
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H06 | 24/12/2007 |
Ben moi j'aime bien les questions, j'aime bien les réponses qui n'appellent pas forcément de nouvelles questions et je ne cache pas mon faible pour Esther Perel.
Mais je dois être un peu con. Alors je vais m'empresser de prendre un abonnement à « Marie-Claire » ou « Femme actuelle » pour être en conformité avec ce versant de moi que vous me révélez Erwann69.
J'attends avec impatience vos prochaines saillies car avec un tel numéro dans votre pseudo ça doit rapidement virer torride les échanges..
à Jonas2
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H33 | 25/12/2007 |
Les textes repliés sont les plus intéressants. En attendant que Rue 89 supprime ce droit donné aux bornés et intolérants de censurer ceux qui ont vraiment quelque chose à dire, je pense que c'est un devoir pour tout lecteur qui croit à la liberté d'expression de mettre un « top » à tout texte replié dont le contenu n'est pas illégal ou injurieux.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5153.html
De Erwan69100
13H05 | 24/12/2007 |
gardez votre commentaire pour vous, sa portée est limitée.
Merci !
De ventdenbas
17H56 | 24/12/2007 |
Bon on va faire rapide,j'ai du boulot ce soir…(mon oeil) ; sympa et tres interessante cette Aphrodite,bouquin que j'achéterai QUELQUEPART ?
Sans déconner, zapper de Corcuff à la belle Perel en oubliant pas Brutus,cela nous l'à un peu coupée la… bûche.
OK pour la trève de Noel,ça nous arrange tous.
D'autant qu'il va falloir trouver pour ce soir des sujets de discussion pour toute la famille …ce n'est pas gagné.
De peredespeuples
00H50 | 25/12/2007 |
Merci Esther,
Comme le dit Fabienne, on s'attend à un « gourou de l'épanouissement personnel » et on découvre une réflexion quand même un petit peu iconoclaste. Comme Fabienne aussi, je me sens en phase, et à ma prochaine discussion de comptoir sur le thème « amour et séxualité », j'aurai plus de conviction pour défendre mon point de vue.
Joyeux Nobel, Esther !
De Christophec
Psycho Sociologue | 21H35 | 25/12/2007 |
Il y a un paradoxe à propos de l'érotisme.
La logique voudrait que nous soyons tous (or peut-être les abstinents pour l'érotisme) plus ou moins spécialistes de l'amour comme de l'érotisme. Car nous le pratiquons tous.
Au lieu de celà, la plupart de nos concitoyens semblent en recherche active d'informations, de vérités nouvelles, de trucs, de savoir faire, de performances…
J'y vois deux raisons principales :
La première est que cette quête de conseils cache du voyeurisme, l'envie de savoir ce qui se passe dans le lit d'à coté. Parfois à défaut d'y aller.
La deuxième c'est que ce sujet d'apparence simple cache celui infiniment plus compliqué des sentiments. Avouons qu'il est plus facile pour nous de chercher le comment faire que le pourquoi faire.
L'amour et l'érotisme n'ont rien a voir avec la performance. Chercher a faire mieux n'est pas être mieux (c'est la même chose qu'avec avoir et être).
Alors bravo quand même pour cet article, même s'il ressemble à un acte sexuel lui même :
Un tendre « défonçage » de portes ouvertes…
De sheena-greeny
02H51 | 26/12/2007 |
Alors non.
Que le sujet intéresse bp de monde : pourquoi pas, mais que nous sommes logiquement tous plus ou moins spécialistes : non.
Qu'il y ait une quête de conseil : oui, mais que la quête de conseil cache du voyeurisme : non, pas nécéssairement.
Un peu simpliste votre analyse, et votre image de l'acte sexuel - tendre défonçage - aussi.
La « quête de conseil » ne peut-elle pas révéler autre chose que du voyeurisme ? Ne vous êtes jamais vous dit que nous avions justement un sacré paquet de choses à régler avec ce désir ? ce désir en avez-vous, vous-même une vision claire et précise ? jamais de doutes, jamais de questions ? Ce pauvre désir récupéré partout à des fins purement commerciales, et que l'on a particulièrement aujourd'hui, du mal à connaître et à comprendre tant il nous échappe, tant on cherche à nous en déposséder.
Par rapport à l'interwiew, c'est vrai que les réponses restent assez brèves et ne répondent pas toujours à la question posée. Je dirais que c'est intéressant dans le sens où cela formule un certain nombres de choses que que l'on ne sait pas nécessairement formuler sur la question, et en cela c'est assez bien, même si peut-être on n'apprend rien de vraiment nouveau, car ça reste un peu en surface, mais on est en mode interwiew rapide quoi. C'est un sujet qui reste finalement toujours assez difficile à penser (l'amour - le désir), après, c'est toujours pareil, il faut une certaine culture sur la question pour pouvoir juger de la pertinance d'un livre ou de la pensée de qq'un.
(Et non Monsieur Christophe psycho-socio, nous sommes loin d'être tous des spécialistes. Ah Ah ! )
à sheena-greeny
De Christophec
Psycho Sociologue | 12H56 | 26/12/2007 |
Madame (ou Monsieur) sheena-greeny
Je n'ai pas dis que la quête de conseil cache nécessairement du voyeurisme.
Je n'ai pas dis non plus que nous sommes tous des spécialistes. Que certains se proposent à ce titre me semnle même assez étonnant. Mais bon je n'en suis pas un(tant pis pour moi ! )
Je n'ai pas utilisé le mot désir qui mêle qu'on le veuille ou pas sentiments et érotisme. Là vous êtes sur le point trop simple de mon analyse. Un point pour vous. Je suis d'accord avec vous sur les tentatives systématiques et agressives de récupération de ce désir (notamment par tout ce qui relève de la pub ou du marketing)Je n'ai donc pas du désir (surtout pas des miens) une vision claire et précise.
Quant à l'expression « défonçage » c'était pour un parallèle avec « défoncer des portes ouvertes ». Rien de plus.
De melimelo
11H30 | 26/12/2007 |
Ce que je souhaiterais ajouter, c'est le rapport avec la notion de fidélité dans le couple.
Qui dit fidèle, dans le langage commun, dit « ne pas aller fricoter ailleurs ».
Et si, justement, on considérait la fidélité sur le plan de l'amour, du respect qu'on a pour son conjoint, son désir de construire quelque chose avec lui.
Et si, on le dissociait de la notion d'érotisme, de désir, de satisfaction d'un désir momentané, d'un moment de tendresse partagé avec un autre que son conjoint. Actes qui sont à mon avis à détacher de la culpabilité qui y sont associés lorsqu'on est en couple. Car au contraire, au sein du couple, ils peuvent raviver cette flamme érotique dont parle Esther Perel : on en revient que plus imaginatif, aimant, tendre.
Et bravo aux conjoints qui continuent à faire confiance à leurs partenaires de vie sur la solidité de leur relation, malgré ces écarts. Ecarts qui prouvent que l'autre reste désirable, désiré, vivant, et rayonnant. Pour le partenaire officiel, il peut alors goûter au plaisir de voir l'autre rayonner, et donc en bénéficier de tous les avantages, pour nourrir et solidifier leur relation.
De tom-sauieur
21H09 | 26/12/2007 |
Fabienne Gallaire (Etudiante en journalisme), Bravo, votre pertinence vous ouvrira les portes du journalisme, j'espère vous retrouver dans la rubrique humoristique !