Pour avoir critiqué le régime du président Nursultan Nazarbaev, la journaliste Lira Baiseitova a perdu un oeil. Et sa fille unique, enlevée et torturée avant d'être tuée.
« J'étais tout simplement, pour ne pas dire tout bêtement, naïve. Je croyais que l'on pouvait écrire la vérité au Kazakhstan », répète Lira Baiseitova, 54 ans, comme pour s'excuser. Handicapée, cette journaliste kazakhe survit avec moins de 600 euros par mois dans un petit appartement de Thônex, dans la banlieue de Genève.

Son histoire peut se résumer ainsi. Issue d'un milieu bourgeois, son père était journaliste littéraire à l'époque soviétique, Lira possède une formation de juriste et d'économiste, a travaillé dans une société pétrolière et habité une villa cossue à la campagne. Celle qui est aujourd'hui réfugiée politique raconte :
« C'est en voyant des personnes âgées contraintes de vendre des objets personnels pour survivre que je me suis rendu compte que tout n'allait pas pour le mieux dans le Kazakhstan postsoviétique. »
Lira Baiseitova crée alors « Respublika 2000 », un hebdomadaire tiré à 35000 exemplaires. La journaliste suisse Laurence Deonna se souvient de l'avoir vue arpenter les rues à cheval « afin de démontrer que, pour se déplacer dans ce quartier abandonné à la boue depuis la chute du communisme, mieux valait une monture qu'une voiture ».
La fortune suisse du président Kazakh
Rapidement, le pouvoir alterne les menaces et les promesses (voiture de fonction, emploi officiel, appartement luxueux). Le 15 septembre 2000, elle consacre un reportage aux détournements de fonds dans une raffinerie de pétrole. Lira est alors sauvagement agressée. Son nerf optique est atteint, elle perd un oeil.
Il en faut plus pour décourager cette solide Kazakhe, férue d'équitation et de tir à l'arc. Invitée à Genève par Laurence Déonna, alors présidente de la section suisse de Reporters sans frontières, Lira Baiseitova rencontre le procureur général Bernard Bertossa, l'un des magistrats européens les plus engagés dans la lutte contre le blanchiment :
« Bertossa lui confirme que oui, tout ce joli monde, à savoir le Président, deux ex-ministres kazakhs et leurs familles respectives, dissimulent bel et bien des fortunes dans des banques suisses. »
Un épisode rapporté par Laurence Déonna dans son livre « Kazakhstan, bourlinguer en Asie centrale postsoviétique ». Aussitôt rentrée dans son pays, Lira Baiseitova publie l'interview de Bernard Bertossa dans « SolDat », un journal kazakh d'opposition, son hebdomadaire « Respublika 2000 » ayant disparu.
Leila, sa fille, enlevée, torturée, tuée
La réaction ne se fait pas attendre. Une horde de casseurs armés de barres de fer tabassent les journalistes de « SolDat », détruisent les dossiers, écrabouillent les ordinateurs. Le 22 mai 2002, Leila, 25 ans, la fille unique de Lira, est enlevée. Elle ne la reverra plus vivante.

La journaliste apprend que sa fille, mère d'un petit garçon, est détenue par la police pour trafic de drogues. Prétexte classique. Leila aurait été surprise à l'entrée d'un immeuble, dissimulant sous la ceinture de son jean 158 grammes d'héroïne.
Le 21 juin, le corps de Leila est rendu à sa famille. Il porte des bleus, des ecchymoses, un hématome derrière l'oreille, un doigt cassé, la plante des pieds éraflée de partout, les organes génitaux meurtris.
Effondrée, la journaliste préfère envoyer son petit-fils Alanbek en sécurité en Suisse. Puis, elle quitte elle aussi le Kazakhstan. Grâce aux démarches de Laurence Déonna, Lira Baiseitova a pu obtenir l'asile politique dans la Confédération.
« Mes amis journalistes disparaissent »
Au terrorisme d'Etat se sont ajoutés des drames personnels. Victime d'une opération ratée du dos, la journaliste kazakhe vit sous morphine. Durant notre rencontre dans son appartement de Thônex, elle se lèvera sans cesse, incapable de tenir plus de quelques minutes assise. Lira raconte :
« Je ne peux plus travailler devant un ordinateur. Il m'est impossible de continuer à collaborer à des sites indépendants ou d'opposition du Kazakhstan. »
Maîtrisant encore mal le français, elle vit isolée au bout du lac Léman. Quant à son petit-fils Alanbek, vraisemblablement plus à l'aise dans les steppes que dans la paisible Confédération, il a été envoyé dans un établissement pour jeunes délinquants à Sion, dans le canton du Valais. Il faut dire qu'après sa mère, c'est son père qui est mort en 2007 dans des circonstances mystérieuses…
« La plupart des journalistes que je connaissais ont disparu brutalement. Certains ont été renversés par une voiture. D'autres n'ont plus donné signe de vie, du jour au lendemain. Les enquêtes menées par la police et la justice n'aboutissent jamais. Les hommes de main du pouvoir ne sont pas inquiétés. »
Pour Laurence Déonna, son ange gardien, la journaliste kazakhe souffre d'un autre mal :
« Au Kazakhstan, Lira Baiseitova était quelqu'un. En danger, certes, mais quelqu'un. A Genève, elle n'est plus personne. »

















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De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 20H44 | 22/12/2007 |
Je me souviens d'un temps où les bien-pensant s'indignaient du sort des « dissidents » en Union Soviétique.
Le communisme disparu, qui a pris le pouvoir ? Les ex-« dissidents » ? Non, les bandits. Merci à tous ceux qui, de Jean-Paul II à Reagan, en passant par les « nouveaux philosophes », ont permis ce progrès de l'humanité.
à Augustus
De brise marine
portier de nuit | 23H14 | 22/12/2007 |
Par « bandits » faut il comprendre que vous dénoncez les anciens apparratchicks,enfin décompléxés,d'un système progressiste que vous paraissez regretter ?
à brise marine
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H18 | 22/12/2007 |
Permettez-moi d'observer que, sous le régime progressiste que vous paraissez honnir, ces apparatchiks ne se comportaient apparemment pas de la même manière. (Ce qui, de ma part du moins, n'inclut aucune nostalgie de l'URSS.)
à thierry reboud
De brise marine
portier de nuit | 00H54 | 23/12/2007 |
-Je parle du prèsent de ses « bandits ».
-C'est à dire les mêmes qu'en ces temps bénis d'un communisme( dévoyé ! Cela va de soi)ne jouissaient d'aucun privilége.
-D'où mon clin d'oeil à leur décompléxation.Eux aussi donc !
-Je ne fais que reprendre le terme de progressiste - qui fut (est ? )accolé à ce régime - et par la même le sanctifie jusqu'à ce jour.
-Je sais,c'est mal d'ironiser sur la trahison d'un espoir de libération des « damnés de la Terre ».
-Ceci dit,qu'en savez vous si je ne « rève d'une autre humanitè » ?
à thierry reboud
De Jean Lalande
Ecrivain | 17H40 | 23/12/2007 |
Bonsoir,
Sans indiscrétion, que faites-vous ? Vous réagissez la plupart du temps très intelligemment sur les articles.
Bon Noël, bonne année.
à Jean Lalande
De brise marine
portier de nuit | 17H57 | 28/12/2007 |
En aparté,
à Jean lalande…je suis veilleur en structure d'accueil.
Merci pour vos voeux ,que je vous adresse à l'identique !
A mon tour : êtes vous « réellement » écrivain ?
à Jean Lalande
De brise marine
portier de nuit | 21H47 | 28/12/2007 |
oups ! ! !
je réalise que cela ne m'étais pas adressé…sorry !
à Augustus
De Mélinée
06H59 | 23/12/2007 |
L'ère post soviétisme est l'héritière de l'ère soviétique dans tous les sens du terme.
L'anomie, la violence, le mépris, le culte de l'argent expression du culte de la force, les rapports fondés sur la force jusque dans les foyers, une intimité qui n'existe pas, le règne du collectif et la soumission au collectif (culturelle à la base, renforcée par soixante dix ans de communisme) en même temps que le culte de l'égo, hypertrophie des moi (pseudo individualisme), hypotrophie des territoires individuels (interdiction de l'individualité) , … voilà tout ce qui était déjà en 1989. Produit par l'Union soviétique que vous semblez vouloir « réhabiliter ». Tout était donc là, à ceci près que le Soviets consituaient un pouvoir centralisé et donc ordonné. Et l'ordre injuste ou pas, organisant tous les domaines de l'existence, constituait une limite aux débordements. « Les gens avaient peur d'être sanctionnés », nous dit-on. Car ils l'étaient sanctionnés.
Aujourd'hui, la peur des potentats locaux et de leur clan a remplacé la peur de Moscou et de ses apparatchigs. Sauf que les nouveaux pouvoirs se désintéressent d'organiser la société dans les domaines qui ne rapportent rien. Ainsi, dès lors, qu'on ne touche pas aux monopoles des potentats locaux, n'importe qui est « libre » de faire ce qu'il veut… et c'est l'anomanarchie qui règne. (Soit-dit en passant, voilà pourquoi les petites gens en veulent au capitalisme qu'il confondent avec l'anomie qu'ils vivent tous les jours.) Avec l'effondrement du Père tout puissant, les enfants de la bête, enfants de salauds (ex apparatchiks ou fils de paysans) prennent le pouvoir à la place du Père tout puissant. Cela devient des Oligarchies au « meilleur » des cas, des dictatures au pire, mais qu'importe car le pire et le meilleur ici c'est toujours l'enfer.
Voilà pour vos remarques perfidement nostalgiques. Il faut le vivre pour comprendre.
C'est vrai qu'à un certain point, l'ultra libéralisme rejoint l'ultra communisme : aucun respect pour l'homme. Avoir avoir avoir Avoirs… qui riment avec pouvoir, pouvoir, pouvoir, Pouvoirs.
Bonne journée.
à Mélinée
De Mélinée
08H12 | 23/12/2007 |
Les chats ne font pas des chiens.
», … voilà tout ce qui était déjà en 1989. » Etait déjà en germe.
Pour les post suivants : je trouve un peu glauque de s'en prendre à Betancourt. Riche la famille de la « bourgeoise » kazakh - traduire « nomenklaturiste kazakh -, l'était. Seulement les FARCS n'ont ni les moyens ni même les objectifs du président du Kazakstan. En outre, en tant que franco-française, la France lui apporte son assistance. Je vous rappelle que ses enfants et son ex-mari sont Français. Grandeur d'un pays qui n'abandonne pas ses petits. Il y a tant de pays où tout le monde abandonne tout le monde, pères, mères, enfants… Ce en général les pays où la vie n'a aucune valeur. C'est le sauve qui peut généralisé, la terreur tout le monde se tait, y compris la famille. Et tout le monde se tait parce que tout le monde se tait. Il suffirait d'une simple volonté inverse et d'une coalition solide et déterminée.
Là où je vis les gens ne font jamais grève… Ils feraient mieux de commencer par faire grève et les choses iraient certainement mieux pour eux.
C'est l'action individuelle qui est vouée à l'échec. Si la Kazakh avait pu unifier un mouvement, c'eut été autre chose, mais ce que j'ai décrit plus haut de l'état d'asservissement moral des population empêche toute espoir de coalition, de rassemblement des opposants.
De toute façon, les situations ne se comparent même pas. Colombie n'est pas Kazakhstan. Bétancourt n'est pas Baiseitova. Que vous le vouliez ou non, la proximité entre une cause, un public donné, et l'importance de son traitement par la presse ou les politiques sont une réalité. Un tremblement de terre au Guatémala ne soulèvera pas en France la même émotion qu'un tremblement de terre en Croatie. C'est comme ça. La loi de la proximité que tous les journaleux connaissent.
De l'oppostion politique, il ne s'agit pas de virer à la haine de classe, car après la haine de classe, il y a la haine tout court. Les messages de rancoeur contre Bétancourt en sont l'expression même. Qui êtes vous pour juger des souffrances d'autrui qui sont sous quelques formes que ce soit toujours des souffrances. Un bon paquet d'argent et des relations ça aide mais ça ne sauve pas toujours. La preuve c'est que Bétancourt est toujours otage.
Vous ne ferez que le jeu de la tyranno-plutocratie qui entend faire de vous autre chose qu'un être… humain. Adonnez vous à vos rancoeurs, et ils auront gagnés. Bientôt vous vous battrez entre “pauvres”… C'est tout ce qu'ils attendent pour se justifier de vous manquer de respect.
De Deborah
20H53 | 22/12/2007 |
Un cas épouvantable qui n'a qu'un défaut : pas médiatique.
Les belles âmes traditionnelles ont d'autres chats à fouetter ; le cas Betancourt, et lui seul.
Que peut-on faire pour faire bouger les esprits et les choses ?
à Deborah
De childeric
22H03 | 22/12/2007 |
D'autant plus que betancourt est riche mais pas la journaliste kazakhe…ce qui n'intéressera pas notre grand sauveur de president
à childeric
De Mon-Al
roturière :-) | 00H42 | 23/12/2007 |
La famille de Liliane Bétancourt (L'Oréal -actionnaire) est TRES riche. Ingrid B. non. D'ailleurs, elle s'est appelée Betancourt que le temps de son mariage avec son ex, puis a repris son nom de jeune fille et sa nationalité colombienne pour faire sa politique. Son enlèvement par les FARC était dû à son engagement (candidate « verte » à la présidence colombienne ! ), et je ne vois pas ce que la France à à faire là-dedans ! Il est vrai qu'un otage quelque part est un otage de trop, mais la campagne sarkozienne de « délivrance » d'Ingrid ( je n'ai pas oublié la guimauve ! ) est encore une manoeuvre publicitaire de notre lider pipolien bling-bling !
à Mon-Al
De Ireland
18H25 | 23/12/2007 |
Je crois savoir - mais je peux ne tromper - qu'Ingrid Bétancourt n'a AUCUN lien de parenté avec Liliane Bettancourt de l'Oréal.
De plus, le nom de son ex-mari n'est pas Bétancourt (je ne me souviens plus de son nom). Bétancourt est bien le nom d'Ingrid et doit venir de racines francaises, comme bien souvent en Amerique du Sud.
Ingrid est franco-colombienne. Ses enfants sont francais. Quelle est sa faute ?
à Deborah
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H07 | 22/12/2007 |
Deborah, voyons ! On ne dit pas : Betancourt. On dit : Ingrid (si possible avec de la guimauve dans la bouche).
Plus en rapport avec l'article : n'est-ce pas le président kazakh qui est un grand ami de la famille Bouygues ?
De gérare
photographe | 21H27 | 22/12/2007 |
L'ÉPOUVANTABLE VERITÉ.
Je croyais avoir des problèmes .
J'en ai beaucoup moins après avoir lu cet article .
De caro
délinquante avérée | 22H06 | 22/12/2007 |
Il ne faudra pas oublier de remercier tous ces braves anti-communistes plus que primaires qui ont participé aux renversement de l'URSS. Certes, du temps de l'URSS tout n'était pas rose (rouge ? ) loin de là, mais depuis que certains ont préféré l'entrée en force de tous les soudards du libéralisme et de l'argent facilement gagné sur le dos des autres, l'URSS a éclaté, la liberté est toujours un vain mot, peuples tchétchène, kazakh …, opprimé, massacré, journalistes menacés, tués (Anna Polikovskaia et autres) mais … chuuuuuut, Poutine est un ami … de même que les minables présidents des ex-républiques soviétiques. Rien ne doit filtrer ! il n'y aurait pas comme une odeur de pétrole par la-bas ?
à caro
De Schaub JF
22H46 | 22/12/2007 |
Le comportement du régime de Nursultan Nazarbayev ne peut être présenté comme un surgissement mafieux sans relation avec l'absence de toute culture démocratique, propre au régime sovétique.
L'actuel chef du Kazakhstan, présidait le conseil des ministres en 1984. Il était alors le bras droit de Dinmukhamed Kunayev, premier secrétaire du Parti communiste du Kazakhstan. Puis il a occupé, à son tour, cette fonction de 1989 à 1991.
Tout comme Vladimir Poutine, Nazarbayev est une pure créature de la nomenklatura soviétique.
Utiliser les crimes de l'actuel régime kazakh pour stigmatiser, a posteriori, les dissidents et les militants des droits de l'homme qui se sont battus contre la dictature soviétique dans les années 1970 et 1980, me semble relever d'une certaine légèreté et d'une indécence certaine.
à Schaub JF
De caro
délinquante avérée | 23H09 | 22/12/2007 |
en parlant des « anti-communistes plus que primaires » je faisais allusion surtout au gouvernement US qui a largement aidé à la mise à l'écart de Gorbatchev (à mon avis un honnête homme) au profit du poivrot de Eltsine, bien plus manipulable. Je ne faisais aucune allusion aux démocrates sincères qui ont combattu de l'intérieur. Que sont-ils devenus ? Ils sont passés d'une dictature à une autre. La recrudescence des groupes néo-nazis, toujours impunis est bien la preuve d'un pouvoir anti-démocratique qui arrange bien certains « amis », ignorant les droits de l'homme.
à caro
De Mon-Al
roturière :-) | 00H50 | 23/12/2007 |
Tout à fait d'accord. Les démocrates sincères qui ont combattu de l'intérieur, je crois qu'ils sont ou morts, ou en tôle, ou exilés, ou ils en ont croqué pour survivre ! ! ! ! Parce que la Russie du colonel Poutine est une dictature, il ne faut pas se leurrer, mais l'économie de la Russie est florissante (dans les grandes villes, car dans les campagnes, c'est la misère, ARTE-je crois- a fait une thématique là-dessus) et les Russes veulent d'abord vivre correctement et ensuite être plus libres. Mais c'est vrai que la xénophobie et les groupes néo-nazis pullulent dans l'indifférence de la justice.
à Schaub JF
De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 17H39 | 23/12/2007 |
Mais bien sûr, Cher JF.
Ce ne sont pas les dissidents ou les militants sincères que stigmatise, mais ceux qui les soutenaient ou au moins faisaient mine de les soutenir, qui ont cessé leur soutien du moment qu'une démocratie farçomorphique se mettait en place, et qui aujourd'hui restent muets devant des exactions commises par les ex-apparatchiki, souvent sans commune mesure avec ce qu'ils se permettaient à l'époque soviétique.
Je suis, je l'avoue - comme Alexandre Adler - un nostalgique de l'Union Soviétique. Je sais, ça se soigne, mais je n'y tiens pas plus que d'arrêter de fumer, de toute façon, on ne reviendra pas en arrière.
Voilà voilà…
De Changer la Republique
23H34 | 22/12/2007 |
Bravo à Rue 89 de parler de cette dame et de cette dictature.
merci.
De Lidenbrock
23H49 | 22/12/2007 |
Merci à rue89 de nous permettre d'avoir ces autres échos du monde.
PS : dans ce cas, il me semble que l'on utilise le mot « martyre » (le fait d'être martyrisé) au lieu de « martyr“(la personne qui est martyrisée), n'en prenez pas ombrage.
De André Dupneu
chef du contentieux | 09H35 | 23/12/2007 |
Tiens tiens, un président tyran au Kazahkstan ? ? …
Et un client sérieux pour Sarkozy, un !
C'est pour quand, la yourte sur le champ-de-Mars, le méchoui sous l'arc de Triomphe ?
C'est pour quand, la rupture ?
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 09H40 | 23/12/2007 |
Un dictateur ne s'embarrasse pas d'idéologie. La seule qu'il pratique est « tout le pouvoir par tous les moyens ».
Ce schémas est le même sous toutes les lattitudes et sur tous les continents, seuls le traitement médiatique par les médias occidentaux diffère en fonction de critères bien définis.
Si le dictateur possède des matières premières indispensables, type pétrole, et qu'il n'en est pas avare vis à vis de l'occident, n'hésitant pas à financer les campagnes électorales des hommes politiques et à signer des contrats d'armements, alors il ne sera pas inquiété et sera même invité à Paris et ailleurs.
Les dictateurs pétroliers (rois, présidents, guides..) qui ont compris cela font ce qu'ils veulent de leurs opposants. Ils doivent seulement éviter les massacres massifs pour ne pas embarrasser leurs protecteurs.
Par contre, si le dictateur est assez stupide pour prétendre régner seul sur ses matières premières et se montrer pingre, alors il sera envahit, déposé et assassiné par les forces du bien.
La communauté internationnale est un drole d'oiseau, plus proche du vautour que de la colombe. Elle nous dévore le foie.
De sheena-greeny
15H02 | 23/12/2007 |
Je me demande, à quand une vraie condamnation de la torture, mondialement, à quand une vraie indignation face à des injustices pareilles, face à une telle monstruosité. Je suis sous le choc.
Juste une remarque cependant, j'ai été un peu décontenancée par le virage ironique survenant dans le ton du récit au moment où est racontée la vie de l'enfant (petit paragraphe vers la fin). La touche d'humour un peu maladroite sur les steppe ne fait pas trop le poids face à l'injustice qui tombe sur cet enfant dont on se demande ce qu'il peut comprende et accepter de tout cela tant ça dépasse l'imagination humaine même adulte.
Merci à Rue89 et à Ian Hamel cependant pour cet article.
De re-belle
mère au foyer | 21H44 | 23/12/2007 |
la plupart des documents internationaux essentiels dans le domaine des droits de l'homme n'ont pas été signé ! ! ! … http://ww.rsf.org/article.php3 ? id_article=17309 c'est un pays qui a une forte odeur de pétrole, des ressouces équivalentes à celles de l'irak ! ! ! …ce jeudi 20 décembre, il est signé avec ce pays,la russie et le turkménistan un accord pour construire un gazoduc…par le nouvel obs.
De re-belle
mère au foyer | 21H47 | 23/12/2007 |
http://www.rsf.org/article.php3 ? id_article=17309 érreur rectifiée
De Mélinée
06H02 | 24/12/2007 |
Il est intéressant de noter que certaines vérités n'interessent personne. Habitant un ex-pays soviét, ce que j'ai écris plus haut, je l'ai écris payé de la sueur du front. Et j'ai également le souvenir et l'expérience des premières années d'indépendance, donc largement de quoi débrouiller ce qui relève de l'héritage de ce qui relève de l'intrusion du capitalisme sauvage. Y compris de quoi réflechir sur la singulière proximité des deux (soviet / libéral), dont les épousailles ont parfaitement fonctionné comme une greffe sans rejet. Alors pourquoi certaines vérités ne veulent être vues, lues ou entendues, même quand elles le sont ? Sans doute parce qu'elles contrarient un mythe. Le mythe qui à 40.000 kms de là fait vivre des personnes en manque d'espérance et de consolation. L'idée d'être vengé quelque part, en quelques temps lointains ou présents, voilà qui tient la frustration en laisse. Chacun rêve la Chine comme il l'entend, maoiste ou pas, la Russie comme il l'entend communiste ou pas, etc.. etc.. Ici c'est l'Amérique qu'on rêve, en bien ou en mal, ou l'Europe… Le rêve, le rêve … images lointaines d'Epinal-s.
De luc34700
13H52 | 24/12/2007 |
Existe t'il un comité de soutiens pour cette journaliste et son petit-fils ?