
« Mon frère Philippe était en voyage au Pérou pendant quatre semaines et puis la dernière semaine, à Pisco, il a été victime du tremblement de terre… Il devait prendre l'avion le samedi suivant (…) Depuis ce moment, nous essayons de faire identifier son corps et de le rapatrier. »
Le séisme a frappé le Pérou le 15 août et a fait plus de 500 morts. La famille Rondeau, elle, attend depuis cinq mois.
A l'époque de la catastrophe, on ne déplorait aucune victime européenne. Sauf que, constatant que Philippe Rondeau ne prenait pas son avion de retour et qu'il ne donnait aucun signe de vie, la famille s'inquiète. Et finit par retrouver la trace de Philippe. Décédé, il attend d'être formellement identifié dans les couloirs de la médecine légale péruvienne. Identification qui n'a étonnement toujours pas eu lieu.

Pas de déclaration de décès donc, pas plus de déclaration d'absence (le ministère des Affaires étrangères, habilité à la fournir, refuse de produire un faux puisqu'il sait pertinemment que Philippe Rondeau est mort).
Philippe Rondeau était père de deux enfants et ingénieur. Ses proches n'ont toujours pas pu faire le deuil de leur père, de leur fils, de leur frère…
Sur les conseils de l'ambassade de France, ils ont fait appel à un avocat, Philippe Valent, il y a près d'un mois. « On est sûr à 102% que le corps est celui de Philippe Rondeau. La famille a même obtenu la comparaison des panoramiques dentaires il y a deux mois », affirme l'avocat. Qui explique pourquoi la médecine légale péruvienne freine l'identification du corps :
Dans un courrier adressé à Pascal Rondeau, l'ambassade de France revient sur un entretien avec le docteur Bromley, responsable national de la médecine légale péruvienne, le 6 décembre :
« Il semblerait qu'ils soient débordés (…) par ailleurs ils se sont plaints d'un manque de moyens. (…) Le Dr Bromley semble très attaché à l'égalité entre Péruviens et Français et ne souhaite pas privilégier notre cas en particulier. Il a souligné que les interventions de l'ambassade auprès de la ministre de la Justice et au ministère de la Santé n'ont aucun effet sur son travail qui prendra de toutes façons un certain temps. »
Lors de cette réunion, le docteur Bromley s'était d'ailleurs engagé à fournir un rapport détaillant les étapes de l'analyse ADN et les difficultés rencontrées avant le mardi 11 décembre. L'ambassade attend toujours ce rapport. Pascal Rondeau, le frère de Philippe, s'estime victime d'un « chantage » entre administrations :
Face à l'inaction de la médecine légale, l'ambassade a obtenu un prélèvement ADN qu'elle conserve au Pérou. De leur côté, les parents de Philippe Rondeau ont mis leur propre ADN à disposition de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale).
« On a entrepris des démarches auprès des tribunaux français pour qu'un magistrat français ordonne l'expertise ADN de ces prélèvements. Dès qu'on aura le rapport d'expertise, on n'aura plus qu'à espérer que les Péruviens reconnaissent ce rapport », espère Maître Valent.




















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De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 13H52 | 22/12/2007 |
Quelle histoire triste.Si ce malheureux être avait été victime du tsunami de 2004 ,sa famille aurait moins galérer pour faire son deuil.Et quelle inhumanité dans cette histoire.Courage à la famille.
De micke
utopiste | 14H07 | 22/12/2007 |
« Il semblerait qu'ils soient débordés (…) par ailleurs ils se sont plaints d'un manque de moyens. (…) Le Dr Bromley semble très attaché à l'égalité entre Péruviens et Français et ne souhaite pas privilégier notre cas en particulier. Il a souligné que les interventions de l'ambassade auprès de la ministre de la Justice et au ministère de la Santé n'ont aucun effet sur son travail qui prendra de toutes façons un certain temps. »
bref ils leur ont tellement cassé les couilles qu'ils feront maintenant trainer le plus longtemps possible.
leçon tout à fait humaine. pour qui vous vous prenez les francouilles ? 1 disparu a vous aurait plus d'importance que 500 a eux ?
à micke
De Hélène Quénot
vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 15H50 | 22/12/2007 |
C'est étonnant comme le « politiquement correct » ambiant vous conduit à inverser les valeurs.
On est tous d'accord pour dire que l'arrogance des Blancs, dans des histoires comme l'Arche de Zoé ou dans la façon de compter les morts des catastrophes en ne mentionnant que les Européens est choquante. Mais elle ne peut tout de même pas conduire à cet étrange syndrome de culpabilité mal placée que vous semblez avoir. Ce n'est pas parce qu'on est européens et riches qu'on a pas aussi des droits. Si la famille apporte des éléments pour l'enquête, pourquoi ne pas les utiliser ? Est-ce que son deuil est moins difficile à faire parce qu'un proche est décédé dans un pays « du Sud » ? Qu'auriez-vous dit si la victime était décédée dans une catastrophe aux Etats-Unis ?
Et croyez-vous franchement constructif de ne pas exiger le meilleur d'un pays (ou d'une personne d'ailleurs) parce qu'il est économiquement plus faible que vous ? S'ôter des droits parce qu'on est plus riche est à peu près aussi condescendant et mal placé que s'en arroger parce qu'on croit que l'argent donne du pouvoir.
De Adicie
www.adicie.com | 14H16 | 22/12/2007 |
Je suis abasourdi par cette nouvelle et surtout par les excuses présentées. « Trop occupé » pour identifier un corps, alors que la famille a présenté des éléments d'identification me semble sorti d'un énorme cauchemard.
Souhaitons de tout coeur à cette famille qu'elle puisse rapatrier le corps et je ne doute pas que le relais médiatique sera bénéfique.
De PierreAdrien06
15H51 | 22/12/2007 |
Histoire très triste, inutile de taper comme des malades sur qui que ce soit.
Le Pérou n'est pas la France pour ce qui ne connaissent ce pays, deux fois plus grand en superficie, les moyens utilisés pour toutes les catastrophes sont incroyablement plus lents et difficiles. Dans les Andes tout devient une énormité après un séisme, d'ici tout est réalisable mais dans ces montagnes je ne vous fais de dessins, le malheur est partout et quand cela touche sa famille je comprends.
A ceux qui ne connaissent le Pérou, sachez que ce pays est bien civilisé et surtout ne nous donnons pas en donneurs de leçons.
Je souhaite à la famille énormément de courage.
à PierreAdrien06
De Adicie
www.adicie.com | 19H43 | 22/12/2007 |
Je comprend tout à fait que le Pérou n'est pas équipé pour répondre aux catastrophe, mais 5 mois d'attente ! ! ! !
Ca fait quand même vraiment trop long pour rapatrier un corps, surtout lorsque la famille a fourni les éléments nécessaires.
D'ailleurs, cela pourrait arriver dans n'importe quel pays civilisé si la bureaucratie s'enraye.
à PierreAdrien06
De Photine
11H40 | 24/12/2007 |
Ilm e semble qu'une solution serait que la France propose au Pérou de lui envoyer quelques médecins légistes pour les aider…
ça ne paraît pas très compliqué et serait une mesure « humanitaire » puisque cela permettrait d'accélérer les procédures de reconnaissance de tous les corps.
Faire valoir l'éloignement des familles pour les étrangers (pas que le Français) peut aussi être un discours crédible pour les autorités péruviennes.
C'est marrant comme les ministères donnent l'impression de ne rien savoir faire quand NS ne s'en mêle pas. Ils le font exprès ?
http://photine.blog.lemonde.fr/
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
19H56 | 22/12/2007 |
Tout d'abord je suis navrée pour la famille,et j'espère du fond du coeur que va pouvoir se faire le deuil,avec le rapatriement du corps le plus rapidement possible…
Il me semble également que cette personne a un homonyme,à savoir le général Philippe Rondeau..
De lamichael
02H51 | 23/12/2007 |
ps : c'est pas l'pérou ! qu'y disait
ben si,c'est loin l'pérou.
un adage se réalise.
le samu n'est pas aussi rapide là-bas.
alors pour ce qui est du croque mort et faire le deuil…
faut attendre.
dans notre société,il faut du désormais tout tout de suite.
mort comprit.
on voyage vite à l'aller et on ne comprend pas que cela soit aussi lent au retour.
je souhaite à la famille de cet homme ainsi qu'a tout ceux qui n'ont toujours pas fait le deuil d'un proche,très proche et autres…
bien du courage dans c'est instants de joie(coca-colà)
que des millions d'entre nous fêtons.
la perte cher d'un etre n'est rien a coté de celui qui ne vaut rien !
De Pirouiche
11H53 | 24/12/2007 |
Franchement, dans cette histoire, je vois surtout de la mauvaise volonté péruviénne. Déjà, Pisco n'est pas dans les Andes. C'est au bord de la mer, relié par une bonne route à Lima, donc facile d'accès. Ensuite, sur ce que j'ai vu quand j'y étais il y a deux ans, ce n'est pas, non plus, la misère crasse là-bas.
A mon niveau, corruption et négligence sont les deux seuls vrais coupables. C'est triste à dire mais, avec un petit billet donné à qui de droit, les affaires de cette famille s'arrangerait sûrement.
Bonne chance à eux.