Dans les rames du métro parisien, des affiches ont fait leur apparition depuis quelques jours. Plaquées, anonymes, noir sur blanc, elles enjoignent les citoyens à se mobiliser contre les « rafles de sans-papiers ». Pour fédérer une solidarité entre citoyens, un numéro de téléphone. Au bout du fil et sous couvert d'anonymat, on explique la démarche :
« On veut s'organiser de manière pratique et collective, sans faire l'objet d'aucune récupération par un parti ou une association. On veut que les gens de la base s'approprient ce mouvement. »
« Aujourd'hui, les rafles sont moins visibles »
« La police se place dans des endroits stratégiques, au nord et au nord-est de Paris, dans les grosses stations de métro. Et à des moments précis, très tôt le matin quand les gens vont faire le ménage, ou très tard le soir, quand les gens rentrent des grandes entreprises où ils ont fait le ménage ou des cuisines de restaurants.
“Il y a deux jours ils étaient à Havre-Caumartin. Ils savent qu'il y a beaucoup de main d'oeuvre dans ce coin pendant les fêtes de Noël. Aujourd'hui, les rafles sont moins visibles et massives à cause des actions de genre RESF. Il y a davantage de rafles volantes.
‘Les rafles massives ne concernent plus que la banlieue et les camps de Roms. En octobre par exemple, un campement vers la porte de Montreuil a été encerclé et 250 Roumains et Bulgares ont été embarqués.’
Le préfet de police peut faire fermer une station ou ses accès
Le collectif anonyme pointe la responsabilité des agents RATP dans la mise à exécution des « rafles » :
« Il y a d'abord les GPSR (agents de sécurité, ndlr). Depuis la loi de prévention de la délinquance ils peuvent retenir les gens qui n'ont pas satisfait à un contrôle d'identité, en attendant que la police arrive.
Et puis il y a les agents de contrôle RATP qui facilitent les contrôles de police en fermant des portes d'accès au métro. Certains refusent de faire ça. »
La direction de la RATP confirme la compétence des agents GPSR pour retenir les usagers en attendant l'arrivée de la police « en ce qui concerne les infractions constatées à la police des chemins de fer, au terme de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance (article 74) ».
S'agissant d'une collaboration directe entre police et RATP, la direction évoque un travail des agents GPSR « en complémentarité avec la police » dans des actions de lutte contre la délinquance ou de répression des infractions.
A la direction CGT Métro RER, Stéphane Ferry précise :
« Le préfet de police est compétent pour donner l'ordre à l'entreprise de fermer des portes ou la station entière. Ça arrive le 14 juillet, lors du tour de France ou lors de manifestations.“Il y a un an, lorsqu'on eu lieu les grosses rafles, comme celle de Stalingrad, toutes les portes de la station, sauf une, avaient été bloquées, de façon a créer une véritable souricière. Aujourd'hui, la police implique moins les agents et font davantage les contrôles à la sortie du métro, comme à Strasbourg-Saint-Denis.”























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De Bardamu
difficile | 19H10 | 21/12/2007 |
Bon. Appeler les citoyens « à se mobiliser contre les “rafles de sans-papiers”. “, ça veut dire quoi ?
Cette semaine j'ai été contrôlé trois fois au volant de ma voiture, pour savoir si j'avais mes papiers… je dois monter un collectif aussi ?
à Bardamu
De Pictulo
23785
19H31 | 21/12/2007 |
Tu prends ça en rigolant, mais il y a une grande différence entre subir trois contrôles au volant et subir la pression policière, la hantise de voir la station de métro fermée, les barrières de flics en haut des escaliers. Face à cette terreur organisée, ton post est un peu léger.
à Bardamu
De aeros
01H22 | 22/12/2007 |
de plus ils ne st pas « sans papiers »
leurs papiers ne leur plaisent pas, c différent…
ils n ont qu a aller squatter une mosquée ! ils seront bien accueilli !
à aeros
De Romain Jammes
10H32 | 22/12/2007 |
Han mais vous dites de ces conneries… Vous vous rendez compte de la situation dans laquelle on est ? Vous vous rendez compte à quoi fait référence un raffle ? Plus ça va et plus j'ai l'impression que vous etes des caricatures de nazi réintégrés…
La situation poure les « sans papier » elle est intenable. C'est vivre avec un pression constante, avoir peur quand on marche dans la rue, ne jamais avoir l'espriot reposé être toujours iquiet et stréssé pour sa vie et celle de sa famille. C'est psychologiquement très difficil ! Des gens deviennent fou.
Quand je vois que des « sans papiers » vivent depuis plusieurs années en france, payent leur impôt (c'est un comble) sont propriétare, mais se voient refuser leur carte de séjour ça me fait gerber.
Le developpement de la logistique pour les expulser est devenue pire que celle des SS. On utilise toutes les institution (mairie, prefecture, ANPE etc…) pour repérer et capturer les « sans papiers » on encourage la delation, on se fixe des cotas !
Curieusement ça me rappelle qualquechose… Et quand on les aura tous virer, qu'on verra que finalement si ça allait mal c'était pas leur fautes, on s'en prendre a qui ? Les juifs, les musulmans, les étudiants, les jeunes de cité,… Enfin tout le monde sauf les patrons, les grands capitalistes etc… non eux ils ont rien fait voyons !
à Romain Jammes
De banal
14H04 | 24/12/2007 |
cela m'étonne qu'étant étudiant en histoire vous mélangiez à ce point des situations qui n'ont réellement rien à voir. peut etre votre idéologie vous empeche t elle d'avoir un regard objectif.bref. d'une le mot « raffle » est largement incongru néanmoins la situation décrite- antant qu'exagérée- existe belle est bien. les forces de polices-mandatées par les représentants de l'Etat- appliquent des directives et lois républicaines votées par nos représentants. alors, Romain Jammes, critiquez ces lois, proposez de nouvelles ouvertures, remettez en cause la légitimité de l'Etat à détenir le monopole de la contrainte physique sur les citoyens mais je vous en prie : cessez votre démagogie comme « Curieusement ça me rappelle qualquechose… » ou vos extrapolations nauséabondes « Les juifs, les musulmans, les étudiants, les jeunes de cité,… » ce n'est pas parce qu'une partie de la population est d'accord avec les reconduites a la frontiere qu'elle est fasciste ou alors expliquez en vous ! je suis certain que votre réponse sera d'avantage teintée de reflexion et moins epidermique ou démagogique que l'était votre précédent message.
à Bardamu
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 17H42 | 22/12/2007 |
Bonjour,
C'est le risque de cette abominable violence… la banalisation !
Heureusement, qu'il existe des résistants.
Bravo à eux et merci pour nous.
Bésitos de Vichy.
Eric Bloggeur citoyen
http://monmulhouse.canalblog.com/
De soleil vert
cool à toulouse | 19H17 | 21/12/2007 |
Revoir I comme Icare.
Serait il temps de passer à l'action ? De plus en plus y passent, cet article le montre : deviendra-t-elle … directe ?
à soleil vert
De lamichael
00H59 | 22/12/2007 |
action directe serait de retour ?
a peine libéré ? ? ?
faites gaffes quand même !
nicolas n'est pas tendre avec les nostalgiques
de gauche.
encore moins envers leurs descendances.
mais il sait etre gentil envers ceux qui savent retourner leurs vestes.
c'est pourquoi je répète
faites gaffes
PS
c'est deux lettres ne sont pas une boué de sauvetage non plus !
à lamichael
De soleil vert
cool à toulouse | 14H28 | 22/12/2007 |
C'est un constat pas un encouragement.
Je n'approuve pas la violence mais quand c'est de la légitime défense …
Le minimum serait la résistance passive à la Gandhi.
Quand des agents de la RATP ferment les portes des stations pour mieux piéger les sans papiers ils feraient bien de faire de la non-action directe.
à soleil vert
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 09H03 | 25/12/2007 |
L'action directe est justifiés, dans une démocratie, si une majorité des citoyens sont en désaccord avec la politique qu'applique l'État. Est-ce le cas ici ?
Pas de raffles, pas de déportations, pas de déportations, ils restent. Ils restent sans papiers, les papiers n'ont plus de raison d'être. Entre et s'installe qui veut. Est-ce ce qu'on veut ?
Ce n'est pas une question rhétorique : il est possible que l'on veuille une France « porte ouverte ». Mais il faudrait alors faire le combat sur ce point. Ne tombons pas dans le ridicule des Américains, qui discutent sur les mérites du gas ou de la chaise électrique, au lieu d'engager le débat sur la peine de mort.
http://nouvellesociete.org/702A.html
Pierre JC Allard
De H.
A chipé a chopé | 19H32 | 21/12/2007 |
Dommage que l'affiche ne soit pas reproduite en version lisible (photo HD ou scann).
à H.
De Jean-Jacques Louis
20H27 | 21/12/2007 |
Elle est en pdf sur le site d'indymedia cité dans l'article : http://paris.indymedia.org/IMG/pdf/doc-48759.pdf
Il suffit de l'imprimer et de la photocopier.
à H.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H59 | 21/12/2007 |
Le texte n'est pas particulièrement enrichissant, sauf si à Lille tu n'as jamais assisté à une rafle…
Mais par ici, on a l'habitude de protester contre et, depuis octobre 2006, nous tenons un rassemblement mensuel au Métro Belleville, en sus des actions quotidiennes de RESF Paris et de la FCPE… (voir à ce sujet ma rubrique « sans-papiers »)
Fabien
http://menilmontant.nooblog.fr/
De Pibole
auteur | 19H47 | 21/12/2007 |
Plus tard, lorsqu'on se penchera sur cette époque noire, on aura honte. Honte de nos milliers de SDF, honte des clandestins qui hantent la « jungle » de Sangatte et meurent peut-être de froid ce soir, honte des gamins de sans-papier qui vont à l'école la trouille au ventre.
à Pibole
De Jean-Jacques Louis
20H11 | 21/12/2007 |
Mais nous avons déjà honte.
C'est d'ailleurs pour cela qu'on les expulse ou qu'on les embastille, pour les dissimuler, ces salauds de pauvres qui pourraient faire croire à des visiteurs nantis qu'il y a des défavorisés en Sarkolande et dans les autres pays dits riches.
Bravo aux affiches mais, comme Soleil Vert, je crains que nous devions, à court terme utiliser un mode d'action plus direct.
De Pierrrrre
20H10 | 21/12/2007 |
Plutôt que de parler de « raffles de sans-papier »,
il vaudrait mieux parler d'opérations de contrôles et d'arrestation de clandestins.
Je ne vois pas le reproche à faire dans le fait d'être vigilent sur la présence de personnes étrangères qui sont rentrées illégalement dans notre pays.
Je sais le soucis qu'ont certains de favoriser une immigration clandestine massive, afin de destabilliser les piliers sociaux, culturels, économiques et politiques de notre pays.
Ce sont des attitudes dangereuses pour notre devenir, et pour l'avenir de nos enfants.
Ces gens là se servent de la misère humaine importée d'ailleur, afin d'atteindre leur but politique passant par la fragillisation de notre civilisation occidentale.
Ils masquent leur démarche perverse par de faux semblants aux arguments droit-de-l'hommistes marinés à la guimauve,
pour adolescents naïfs aux neuronnes en retard de croissance.
à Pierrrrre
De pablico
20H24 | 21/12/2007 |
très conservateur comme discours, Pierrrrre.
Mais on a besoin de toutes les idées en démocratie pour arriver à un équilibre valable, si équilibre il y a dans cette fuite en avant.
On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve disait Héraclite.
à pablico
De Pierrrrre
20H35 | 21/12/2007 |
»…..très conservateur comme discours, Pierrrrre…. »
==> comment ça, « conservateur ».. mais au contraire, je ne tiens pas à conserver les problèmes à vie, je tiens à ce qu'on les résolve.
Je vous accorde le fait que « conservateur » est affublé à ceux qui ne seraient pas politiquement correct.. pas suffisamment « progressistes »..
sachant qu'en France, ceux qui aiment s'appeler « Progressistes » s'avèrent être ceux qui veulent conserver certainens situations sociales, mêmes anormales,
et ceux qu'ils appellent « conservateurs » s'avèrent être ceux qui pronent le fait de prendre les problèmes à bras le corps et de les résoudre…
à Pierrrrre
De pablico
21H06 | 21/12/2007 |
ce genre de problèmes ne se résolvent jamais. On voit bien à chaque fois les résultats ! !
toujours à côté !
toujours des paramètres inconnus qui inter activent, de nouveaux faits pas prévus ! des recettes qui aigrissent,des effets imprévus !
On peut essayer seulement de les accompagner.
Tout est en mouvement perpétuel, instable, image du devenir qui ne se réalisent jamais comme on voudrait.
c'est le désespoir des conservateurs, et des autres ! !
Toutes les recettes miracles que j'ai entendu promettre, se sont résolues comme elles pouvaient, avec pour un bienfait, plusieurs méfaits induits.
Tout le reste c'est croire au père Noël, et crédulité.
à Pierrrrre
De Goldored
23H22 | 21/12/2007 |
Être conservateur n'est pas, en politique, juste vouloir « conserver un état de choses, de faits », tout comme réactionnaire ne veut pas dire qui réagit.
Le penser, le croire montre la grande légèreté de l'assise politique de ta conscience.
Être conservateur, c'est se ranger dans le maintien d'un ordre social précis : celui du pouvoir du fric qui règne sur la population salariée et les petits entrepreneurs, artisans et commerçants.
Il ne s'agit donc pas d'être insuffisamment politiquement correct.
Au contraire, c'est être très politiquement correct que d'être réac et conservateur. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, c'est ton camp politique qui règne en maître absolu.
Tu ne fais pas partie de ceux qui « s'avèrent être ceux qui prônent le fait de prendre les problèmes à bras le corps et de les résoudre » mais de ceux qui s'attaquent avec brutalité, simplisme et aucun discernement…
à Goldored
De Pierrrrre
10H18 | 22/12/2007 |
»…..la grande légèreté de l'assise politique de ta conscience…… »
==>..ça me permet de flotter sur la vague, et d'éviter d'être englouti par le poids de ton assise politque qui a déja coulé plus d'un navire…
L'utilisation du vocabulaire fait partie des méthodes de manipulation politique :
ainsi, le terme de « conservateur » qui, contrairement à ce que tu affirmes, évoque ceux qui désirent conserver une situation acquise (voir les conservateurs dans les pays communistes)
Comme ce terme de conservateur fait ringard et vieillard.. vous aimez en affubler ceux qui ne sont pas de votre bord, même s'ils désirenttout changer.
Vous vous réservez le nom de « progressiste »..« hommes de progrés »… alors que vous êtes contre tout progrés, contre toute remise en cause des structures vieillissantes de notre pays (…universités..statut des fonctionnaires…systèmes sociaux qui confortent dans l'assistanat plutôt que d'inciter au travail..dépendance de l'individu par rapport au collectif plutôt que d'encourager initiatives et indépendance…)
et quand les mots que vous aimiez deviennent nauséabonds ou douteux, (marxistes, troskistes, nationalisation), vous vous en inventez d'autres… « alter-mondialistes »…« solutions citoyennes »…on devine la brain-production d'universitaires en sciences sociales, mais n'ayant rien compris aux sciences économiques…
….de l'autre coté, ce sont des « conservateurs »..des « réactionnaires ».. des « fachos »… et comme le mot de liberté est un fort joli mot, celui de libéral aussi, vous essayez de le taguer, de le salir.. et ça donne « néo-libéral » (néo, pour qu'on s'en méfie..ça fait secte maçonnique)
..ou encore « ultra-libéral » (ultra pour faire peur aux petits enfants et aux mères-grand)
à Pierrrrre
De Romain Jammes
10H41 | 22/12/2007 |
En fait c'est simplement que ta reflexion est simpliste pierrre.
Les mot n'ont pas toujours le même sens selon les domaines dans lesquels tu les utilise. Ainsi « conservateur » représente bien l'ordre social, la sécurité et tout ce qui s'en suit. Les « progressistes » sont plutot des gens qui s'inscrivent dans le « progrès social » donc on les associe généralement au PS/PC.
Quand a ton assise politique je crois que tes précédentes interventions en disent long et que tu ne peux plus rien prouver a personne sauf a toi même. Cela dit je te souhaite bonne chance pour se combat car c'ets le plus dur de tous…
à Romain Jammes
De Pierrrrre
15H17 | 22/12/2007 |
»….En fait c'est simplement que ta reflexion est simpliste pierrre….. »
---------------
==> Mais je revendique ce que j'appellerais un purisme intellectuel, et que vous aimez à qualifier de « simplisme ».
Un mot est un mot qui désigne ce qu'il sert à désigner.
Le vécu d'un mot y colle des souvenirs, mais ces souvenirs ne font pas partie du mot.
Vouloir, au nom de ces souvenirs (triés au préalable), s'accaparer d'un mot afin de lui donner une connotation politique à son avantage tient lieu d'un désir de manipulation :
Il serait donc de jolis mots (de gauche)
et de vilains mots (de droite).
Moi je connais de vilaines pensées que vous pouvez exprimer par de jolis mots,
et de belles pensées qui peuvent s'exprimer par des mots plutôt moches.
Respecter les mots pour ce qu'ils sont, c'est une forme d'écologie intellectuelle.. le respect des autres.
C'est comme respecter le nom des rues, et ne point les baptiser « rue du général De Gaulle » ou « Rue Karl Marx », selon la tendance politique de la municipalité.
Oui, j'aime les « rue de l'Ecoute s'il Pleut », les « rue du marché clos », et les « rue de la Mairie »..
..elles n'agressent personne,
elles n'essayent de manipuler personne,
elles sont, avec humilité, et respect des gens.
C'est cela.. mon coté « conservateur ».
à Pierrrrre
De Goldored
11H33 | 22/12/2007 |
Le progrès dont il est question dans le terme progressiste est « social ». C'est le progrès républicain d'un ordre social qui évolue vers un point où il n'y aurait plus d'injustice et d'inégalités.
Pas un pseudo progrès scientifique ou institutionnel qui ne s'appuierait que sur une perception subjective de la notion de progrès.
Donc effectivement « L'utilisation du vocabulaire fait partie des méthodes de manipulation politique ». A commencer par la manipulation de la droite qui utilise les termes en les vidant de leur substance, de leur histoire et de leur sens pour les vulgariser. Pour qu'ils se suffisent à eux-mêmes et évitent d'avoir à argumenter.
Ainsi on devient progressiste en fliquant les gens à coup de fichiers ADN informatisés plutôt qu'avec un vieux fichier juif sur fiches en carton.
Ainsi on devient défenseur la liberté puisqu'on retrouve la même racine dans « libéral ». Qu'importe qu'on réduise la liberté de grève, de manifester, de protester, de publier…
Vive la révolution novlinguistique de la droite décomplexée : de toute façon, le but est de séduire la part des masses qui se contente de mots sans chercher plus loin et contre ceux qui veulent chercher, préventivement, on tente de briser l'éducation et la culture, on vide les musées, on vend le patrimoine, on réduit le nombre d'enseignants… !
à Pierrrrre
De Claude Lebrun
12H09 | 22/12/2007 |
Cher Pierrrrre,
Votre analyse de la dérive sémantique des milieux de la gauche extrême est tout-à-fait pertinente. En l'occurrence, l'usage du mot « rafle » pour décrire les contrôles d'identité de sans papiers et l'analogie qu'il implique avec l'occupation nazie sont parfaitement obscènes. De même que l'usage des termes « ghetto » pour désigner les cités, « déportation » pour expulsion etc. Cette dérive n'est pas neutre ou le simple fait du hasard. Héritage de l'Agit-Prop du PC, elle fait partie intégrante de l'argumentaire militant de toute la gauche extrême depuis au moins les années 70. L'usage de termes fortement connotés depuis l'Occupation vise bien entendu à renforcer l'impact de la propagande mais aussi, d'autre part, à banaliser les événements qu'ils désignent à l'origine en leur otant leur spécificité dans une démarche négationniste plus ou moins consciente.
à Claude Lebrun
De thierry reboud
20923
| 13H12 | 22/12/2007 |
Lebrun, je ne peux que vous donner raison. Voilà ce que j'ai relevé dans cet effroyable pamphlet antisémite qu'est le Petit Robert. (Je ne peux d'ailleurs que vous encourager à militer en vue de son interdiction.)
Rafle : (Sens moderne) Arrestation massive opérée à l'improviste par la police dans un quartier ou établissement suspect.
Ghetto : Quartier juif, quartier où les Juifs étaient forcés de résider. Par extension : lieu où une communauté vit, séparée du reste de la population. Figuré : Situation de ségrégation.
Déportation : (Droit) Peine politique afflictive et infamante qui consiste dans le transport définitif du condamné hors du territoire français.
Grâces vous soient rendues pour l'effort que vous menez en vue de figer le vocabulaire dans un sens unique et sans équivoque.
à thierry reboud
De Claude Lebrun
15H44 | 22/12/2007 |
Merci pour ces citations tronquées et très sélectives du Petit Robert. Ces « sens moderne » ou « extension » sont précisément le résultat des dérives dont il est question. Quant à « déportation », terme de Droit, vous savez parfaitement qu'il est largement tombé en désuétude (tout au moins en français) par rapport au sens principal qu'il revêt désormais. Je constate que dans votre parfaite mauvaise foi, vous n'hésitez pas à faire un bout de chemin avec les promoteurs de la sémantique révisionniste.
à Claude Lebrun
De thierry reboud
20923
| 16H10 | 22/12/2007 |
Allons, Lebrun, tempérez vos ardeurs !
Je vous ai bien indiqué que je vous soutenais dans votre prochaine croisade, non ? Sus au Petit Robert !
Trêve d'ironie, ce qui m'inquiète chez vous, c'est cette propension à voir du révisionisme où il n'y en a pas. Et, PAR CONSEQUENT, ainsi à le banaliser, voire (si vous faisiez preuve de duplicité, ce qu'à dieu ne plaise) à le dissimuler.
D'une certaine façon, Lebrun, c'est cette manie qui fait le mieux le jeu des antisémites (bien réels, ceux-là, et non pas fantasmés).
Il se trouve qu'à titre personnel, j'ai tout lieu de craindre cette dérive. Du moins souffrez que je n'en sois pas rassuré.
(Oh, et puis ce mot au chapitre « connotation » : il se trouve que les rafles évoquent aussi la guerre d'Algérie, les ghettos me rappellent aussi Soweto et la déportation me ramène aussi à Soljenistine. Ce qui n'abolit en rien la référence à la période nazie mais qui, comme je vous le disais, donne aux mots des sens pluriels et pluralistes.)
à thierry reboud
De Claude Lebrun
16H40 | 22/12/2007 |
Donc, pour conclure définitivement en ce qui me concerne - le temps me fait, hélas, défaut - cet échange, c'est par crainte de l'antisémitisme que vous apportez des arguments, ne serait-ce qu'au plan sémantique, au révisionnisme. Que voilà une logique imparable !
à Claude Lebrun
De thierry reboud
20923
| 17H09 | 22/12/2007 |
Je vous le redis, mais c'est la dernière fois : c'est vous qui voyez du révisionnisme où il n'y en a pas.