Sans-papiers: un collectif contre les "rafles" du métro

Une des affiches diffusées dans le métro (DR).Dans les rames du métro parisien, des affiches ont fait leur apparition depuis quelques jours. Plaquées, anonymes, noir sur blanc, elles enjoignent les citoyens à se mobiliser contre les « rafles de sans-papiers ». Pour fédérer une solidarité entre citoyens, un numéro de téléphone. Au bout du fil et sous couvert d’anonymat, on explique la démarche:

« On veut s’organiser de manière pratique et collective, sans faire l’objet d’aucune récupération par un parti ou une association. On veut que les gens de la base s’approprient ce mouvement. »

« Aujourd’hui, les rafles sont moins visibles »

« La police se place dans des endroits stratégiques, au nord et au nord-est de Paris, dans les grosses stations de métro. Et à des moments précis, très tôt le matin quand les gens vont faire le ménage, ou très tard le soir, quand les gens rentrent des grandes entreprises où ils ont fait le ménage ou des cuisines de restaurants.

« Il y a deux jours ils étaient à Havre-Caumartin. Ils savent qu’il y a beaucoup de main d’oeuvre dans ce coin pendant les fêtes de Noël. Aujourd’hui, les rafles sont moins visibles et massives à cause des actions de genre RESF. Il y a davantage de rafles volantes.

« Les rafles massives ne concernent plus que la banlieue et les camps de Roms. En octobre par exemple, un campement vers la porte de Montreuil a été encerclé et 250 Roumains et Bulgares ont été embarqués. »

Le préfet de police peut faire fermer une station ou ses accès

Le collectif anonyme pointe la responsabilité des agents RATP dans la mise à exécution des « rafles »:

« Il y a d’abord les GPSR (agents de sécurité, ndlr). Depuis la loi de prévention de la délinquance ils peuvent retenir les gens qui n’ont pas satisfait à un contrôle d’identité, en attendant que la police arrive.
Et puis il y a les agents de contrôle RATP qui facilitent les contrôles de police en fermant des portes d’accès au métro. Certains refusent de faire ça. »

La direction de la RATP confirme la compétence des agents GPSR pour retenir les usagers en attendant l’arrivée de la police « en ce qui concerne les infractions constatées à la police des chemins de fer, au terme de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance (article 74) ».

S’agissant d’une collaboration directe entre police et RATP, la direction évoque un travail des agents GPSR « en complémentarité avec la police » dans des actions de lutte contre la délinquance ou de répression des infractions.

A la direction CGT Métro RER, Stéphane Ferry précise:

« Le préfet de police est compétent pour donner l’ordre à l’entreprise de fermer des portes ou la station entière. Ça arrive le 14 juillet, lors du tour de France ou lors de manifestations.

« Il y a un an, lorsqu’on eu lieu les grosses rafles, comme celle de Stalingrad, toutes les portes de la station, sauf une, avaient été bloquées, de façon a créer une véritable souricière. Aujourd’hui, la police implique moins les agents et font davantage les contrôles à la sortie du métro, comme à Strasbourg-Saint-Denis. »


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Bardamu | difficile
19H10 21/12/2007
 
19H31 21/12/2007

Tu prends ça en rigolant, mais il y a une grande différence entre subir trois contrôles au volant et subir la pression policière, la hantise de voir la station de métro fermée, les barrières de flics en haut des escaliers. Face à cette terreur organisée, ton post est un peu léger.

 
01H22 22/12/2007
 
10H32 22/12/2007

Han mais vous dites de ces conneries… Vous vous rendez compte de la situation dans laquelle on est ? Vous vous rendez compte à quoi fait référence un raffle ? Plus ça va et plus j’ai l’impression que vous etes des caricatures de nazi réintégrés…

La situation poure les « sans papier » elle est intenable. C’est vivre avec un pression constante, avoir peur quand on marche dans la rue, ne jamais avoir l’espriot reposé être toujours iquiet et stréssé pour sa vie et celle de sa famille. C’est psychologiquement très difficil ! Des gens deviennent fou.
Quand je vois que des « sans papiers » vivent depuis plusieurs années en france, payent leur impôt (c’est un comble) sont propriétare, mais se voient refuser leur carte de séjour ça me fait gerber.

Le developpement de la logistique pour les expulser est devenue pire que celle des SS. On utilise toutes les institution (mairie, prefecture, ANPE etc…) pour repérer et capturer les « sans papiers » on encourage la delation, on se fixe des cotas !

Curieusement ça me rappelle qualquechose… Et quand on les aura tous virer, qu’on verra que finalement si ça allait mal c’était pas leur fautes, on s’en prendre a qui ? Les juifs, les musulmans, les étudiants, les jeunes de cité,… Enfin tout le monde sauf les patrons, les grands capitalistes etc… non eux ils ont rien fait voyons !

 
14H04 24/12/2007

cela m’étonne qu’étant étudiant en histoire vous mélangiez à ce point des situations qui n’ont réellement rien à voir. peut etre votre idéologie vous empeche t elle d’avoir un regard objectif.bref. d’une le mot « raffle » est largement incongru néanmoins la situation décrite- antant qu’exagérée- existe belle est bien. les forces de polices-mandatées par les représentants de l’Etat- appliquent des directives et lois républicaines votées par nos représentants. alors, Romain Jammes, critiquez ces lois, proposez de nouvelles ouvertures, remettez en cause la légitimité de l’Etat à détenir le monopole de la contrainte physique sur les citoyens mais je vous en prie: cessez votre démagogie comme « Curieusement ça me rappelle qualquechose… » ou vos extrapolations nauséabondes « Les juifs, les musulmans, les étudiants, les jeunes de cité,… » ce n’est pas parce qu’une partie de la population est d’accord avec les reconduites a la frontiere qu’elle est fasciste ou alors expliquez en vous! je suis certain que votre réponse sera d’avantage teintée de reflexion et moins epidermique ou démagogique que l’était votre précédent message.

 
Eric citoyen | "Casse ta tv" c'est ta seule chance !
17H42 22/12/2007

Bonjour,

C’est le risque de cette abominable violence… la banalisation !

Heureusement, qu’il existe des résistants.

Bravo à eux et merci pour nous.

Bésitos de Vichy.

Eric Bloggeur citoyen

http://monmulhouse.canalblog.com/

 
soleil vert | cool à toulouse
19H17 21/12/2007

Revoir I comme Icare.

Serait il temps de passer à l’action ? De plus en plus y passent, cet article le montre : deviendra-t-elle … directe ?

 
00H59 22/12/2007
 
soleil vert | cool à toulouse
14H28 22/12/2007

C’est un constat pas un encouragement.
Je n’approuve pas la violence mais quand c’est de la légitime défense …
Le minimum serait la résistance passive à la Gandhi.
Quand des agents de la RATP ferment les portes des stations pour mieux piéger les sans papiers ils feraient bien de faire de la non-action directe.

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
09H03 25/12/2007

L’action directe est justifiés, dans une démocratie, si une majorité des citoyens sont en désaccord avec la politique qu’applique l’État. Est-ce le cas ici ?

Pas de raffles, pas de déportations, pas de déportations, ils restent. Ils restent sans papiers, les papiers n’ont plus de raison d’être. Entre et s’installe qui veut. Est-ce ce qu’on veut ?

Ce n’est pas une question rhétorique: il est possible que l’on veuille une France « porte ouverte ». Mais il faudrait alors faire le combat sur ce point. Ne tombons pas dans le ridicule des Américains, qui discutent sur les mérites du gas ou de la chaise électrique, au lieu d’engager le débat sur la peine de mort.

http://nouvellesociete.org/702A.html

Pierre JC Allard

 
H. | A chipé a chopé
19H32 21/12/2007

Dommage que l’affiche ne soit pas reproduite en version lisible (photo HD ou scann).

 
20H27 21/12/2007

Elle est en pdf sur le site d’indymedia cité dans l’article : http://paris.indymedia.org/IMG/pdf/doc-48759.pdf
Il suffit de l’imprimer et de la photocopier.

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
21H59 21/12/2007

Le texte n’est pas particulièrement enrichissant, sauf si à Lille tu n’as jamais assisté à une rafle…

Mais par ici, on a l’habitude de protester contre et, depuis octobre 2006, nous tenons un rassemblement mensuel au Métro Belleville, en sus des actions quotidiennes de RESF Paris et de la FCPE… (voir à ce sujet ma rubrique « sans-papiers »)

Fabien
http://menilmontant.nooblog.fr/

 
Pibole | auteur
19H47 21/12/2007

Plus tard, lorsqu’on se penchera sur cette époque noire, on aura honte. Honte de nos milliers de SDF, honte des clandestins qui hantent la « jungle » de Sangatte et meurent peut-être de froid ce soir, honte des gamins de sans-papier qui vont à l’école la trouille au ventre.

 
20H11 21/12/2007

Mais nous avons déjà honte.

C’est d’ailleurs pour cela qu’on les expulse ou qu’on les embastille, pour les dissimuler, ces salauds de pauvres qui pourraient faire croire à des visiteurs nantis qu’il y a des défavorisés en Sarkolande et dans les autres pays dits riches.

Bravo aux affiches mais, comme Soleil Vert, je crains que nous devions, à court terme utiliser un mode d’action plus direct.

 
20H10 21/12/2007
 
20H24 21/12/2007

très conservateur comme discours, Pierrrrre.
Mais on a besoin de toutes les idées en démocratie pour arriver à un équilibre valable, si équilibre il y a dans cette fuite en avant.
On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve disait Héraclite.

 
20H35 21/12/2007
 
21H06 21/12/2007

ce genre de problèmes ne se résolvent jamais. On voit bien à chaque fois les résultats!!
toujours à côté!
toujours des paramètres inconnus qui inter activent, de nouveaux faits pas prévus! des recettes qui aigrissent,des effets imprévus!
On peut essayer seulement de les accompagner.
Tout est en mouvement perpétuel, instable, image du devenir qui ne se réalisent jamais comme on voudrait.
c’est le désespoir des conservateurs, et des autres!!
Toutes les recettes miracles que j’ai entendu promettre, se sont résolues comme elles pouvaient, avec pour un bienfait, plusieurs méfaits induits.
Tout le reste c’est croire au père Noël, et crédulité.

 
23H22 21/12/2007

Être conservateur n’est pas, en politique, juste vouloir « conserver un état de choses, de faits », tout comme réactionnaire ne veut pas dire qui réagit.
Le penser, le croire montre la grande légèreté de l’assise politique de ta conscience.
Être conservateur, c’est se ranger dans le maintien d’un ordre social précis : celui du pouvoir du fric qui règne sur la population salariée et les petits entrepreneurs, artisans et commerçants.
Il ne s’agit donc pas d’être insuffisamment politiquement correct.
Au contraire, c’est être très politiquement correct que d’être réac et conservateur. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, c’est ton camp politique qui règne en maître absolu.
Tu ne fais pas partie de ceux qui « s’avèrent être ceux qui prônent le fait de prendre les problèmes à bras le corps et de les résoudre » mais de ceux qui s’attaquent avec brutalité, simplisme et aucun discernement…

 
10H18 22/12/2007

« …..la grande légèreté de l’assise politique de ta conscience…… »

==>..ça me permet de flotter sur la vague, et d’éviter d’être englouti par le poids de ton assise politque qui a déja coulé plus d’un navire…

L’utilisation du vocabulaire fait partie des méthodes de manipulation politique:

ainsi, le terme de « conservateur » qui, contrairement à ce que tu affirmes, évoque ceux qui désirent conserver une situation acquise (voir les conservateurs dans les pays communistes)
Comme ce terme de conservateur fait ringard et vieillard.. vous aimez en affubler ceux qui ne sont pas de votre bord, même s’ils désirenttout changer.

Vous vous réservez le nom de « progressiste ».. »hommes de progrés »… alors que vous êtes contre tout progrés, contre toute remise en cause des structures vieillissantes de notre pays (…universités..statut des fonctionnaires…systèmes sociaux qui confortent dans l’assistanat plutôt que d’inciter au travail..dépendance de l’individu par rapport au collectif plutôt que d’encourager initiatives et indépendance…)

et quand les mots que vous aimiez deviennent nauséabonds ou douteux, (marxistes, troskistes, nationalisation), vous vous en inventez d’autres… « alter-mondialistes »… »solutions citoyennes »…on devine la brain-production d’universitaires en sciences sociales, mais n’ayant rien compris aux sciences économiques…

….de l’autre coté, ce sont des « conservateurs »..des « réactionnaires ».. des « fachos »… et comme le mot de liberté est un fort joli mot, celui de libéral aussi, vous essayez de le taguer, de le salir.. et ça donne « néo-libéral » (néo, pour qu’on s’en méfie..ça fait secte maçonnique)
..ou encore « ultra-libéral » (ultra pour faire peur aux petits enfants et aux mères-grand)

 
10H41 22/12/2007

En fait c’est simplement que ta reflexion est simpliste pierrre.

Les mot n’ont pas toujours le même sens selon les domaines dans lesquels tu les utilise. Ainsi « conservateur » représente bien l’ordre social, la sécurité et tout ce qui s’en suit. Les « progressistes » sont plutot des gens qui s’inscrivent dans le « progrès social » donc on les associe généralement au PS/PC.

Quand a ton assise politique je crois que tes précédentes interventions en disent long et que tu ne peux plus rien prouver a personne sauf a toi même. Cela dit je te souhaite bonne chance pour se combat car c’ets le plus dur de tous…

 
15H17 22/12/2007

« ….En fait c’est simplement que ta reflexion est simpliste pierrre….. »

———————-

==> Mais je revendique ce que j’appellerais un purisme intellectuel, et que vous aimez à qualifier de « simplisme ».
Un mot est un mot qui désigne ce qu’il sert à désigner.
Le vécu d’un mot y colle des souvenirs, mais ces souvenirs ne font pas partie du mot.

Vouloir, au nom de ces souvenirs (triés au préalable), s’accaparer d’un mot afin de lui donner une connotation politique à son avantage tient lieu d’un désir de manipulation:

Il serait donc de jolis mots (de gauche)
et de vilains mots (de droite).

Moi je connais de vilaines pensées que vous pouvez exprimer par de jolis mots,
et de belles pensées qui peuvent s’exprimer par des mots plutôt moches.

Respecter les mots pour ce qu’ils sont, c’est une forme d’écologie intellectuelle.. le respect des autres.
C’est comme respecter le nom des rues, et ne point les baptiser « rue du général De Gaulle » ou « Rue Karl Marx », selon la tendance politique de la municipalité.

Oui, j’aime les « rue de l’Ecoute s’il Pleut », les « rue du marché clos », et les « rue de la Mairie »..
..elles n’agressent personne,
elles n’essayent de manipuler personne,
elles sont, avec humilité, et respect des gens.

C’est cela.. mon coté « conservateur ».

 
11H33 22/12/2007

Le progrès dont il est question dans le terme progressiste est « social ». C’est le progrès républicain d’un ordre social qui évolue vers un point où il n’y aurait plus d’injustice et d’inégalités.
Pas un pseudo progrès scientifique ou institutionnel qui ne s’appuierait que sur une perception subjective de la notion de progrès.
Donc effectivement « L’utilisation du vocabulaire fait partie des méthodes de manipulation politique ». A commencer par la manipulation de la droite qui utilise les termes en les vidant de leur substance, de leur histoire et de leur sens pour les vulgariser. Pour qu’ils se suffisent à eux-mêmes et évitent d’avoir à argumenter.
Ainsi on devient progressiste en fliquant les gens à coup de fichiers ADN informatisés plutôt qu’avec un vieux fichier juif sur fiches en carton.
Ainsi on devient défenseur la liberté puisqu’on retrouve la même racine dans « libéral ». Qu’importe qu’on réduise la liberté de grève, de manifester, de protester, de publier…
Vive la révolution novlinguistique de la droite décomplexée : de toute façon, le but est de séduire la part des masses qui se contente de mots sans chercher plus loin et contre ceux qui veulent chercher, préventivement, on tente de briser l’éducation et la culture, on vide les musées, on vend le patrimoine, on réduit le nombre d’enseignants… !

 
12H09 22/12/2007

Cher Pierrrrre,
Votre analyse de la dérive sémantique des milieux de la gauche extrême est tout-à-fait pertinente. En l’occurrence, l’usage du mot « rafle » pour décrire les contrôles d’identité de sans papiers et l’analogie qu’il implique avec l’occupation nazie sont parfaitement obscènes. De même que l’usage des termes « ghetto » pour désigner les cités, « déportation » pour expulsion etc. Cette dérive n’est pas neutre ou le simple fait du hasard. Héritage de l’Agit-Prop du PC, elle fait partie intégrante de l’argumentaire militant de toute la gauche extrême depuis au moins les années 70. L’usage de termes fortement connotés depuis l’Occupation vise bien entendu à renforcer l’impact de la propagande mais aussi, d’autre part, à banaliser les événements qu’ils désignent à l’origine en leur otant leur spécificité dans une démarche négationniste plus ou moins consciente.

 
13H12 22/12/2007

Lebrun, je ne peux que vous donner raison. Voilà ce que j’ai relevé dans cet effroyable pamphlet antisémite qu’est le Petit Robert. (Je ne peux d’ailleurs que vous encourager à militer en vue de son interdiction.)

Rafle : (Sens moderne) Arrestation massive opérée à l’improviste par la police dans un quartier ou établissement suspect.
Ghetto : Quartier juif, quartier où les Juifs étaient forcés de résider. Par extension : lieu où une communauté vit, séparée du reste de la population. Figuré : Situation de ségrégation.
Déportation : (Droit) Peine politique afflictive et infamante qui consiste dans le transport définitif du condamné hors du territoire français.

Grâces vous soient rendues pour l’effort que vous menez en vue de figer le vocabulaire dans un sens unique et sans équivoque.

 
15H44 22/12/2007

Merci pour ces citations tronquées et très sélectives du Petit Robert. Ces « sens moderne » ou « extension » sont précisément le résultat des dérives dont il est question. Quant à « déportation », terme de Droit, vous savez parfaitement qu’il est largement tombé en désuétude (tout au moins en français) par rapport au sens principal qu’il revêt désormais. Je constate que dans votre parfaite mauvaise foi, vous n’hésitez pas à faire un bout de chemin avec les promoteurs de la sémantique révisionniste.

 
16H10 22/12/2007

Allons, Lebrun, tempérez vos ardeurs !
Je vous ai bien indiqué que je vous soutenais dans votre prochaine croisade, non ? Sus au Petit Robert !

Trêve d’ironie, ce qui m’inquiète chez vous, c’est cette propension à voir du révisionisme où il n’y en a pas. Et, PAR CONSEQUENT, ainsi à le banaliser, voire (si vous faisiez preuve de duplicité, ce qu’à dieu ne plaise) à le dissimuler.
D’une certaine façon, Lebrun, c’est cette manie qui fait le mieux le jeu des antisémites (bien réels, ceux-là, et non pas fantasmés).
Il se trouve qu’à titre personnel, j’ai tout lieu de craindre cette dérive. Du moins souffrez que je n’en sois pas rassuré.

(Oh, et puis ce mot au chapitre « connotation » : il se trouve que les rafles évoquent aussi la guerre d’Algérie, les ghettos me rappellent aussi Soweto et la déportation me ramène aussi à Soljenistine. Ce qui n’abolit en rien la référence à la période nazie mais qui, comme je vous le disais, donne aux mots des sens pluriels et pluralistes.)

 
16H40 22/12/2007

Donc, pour conclure définitivement en ce qui me concerne - le temps me fait, hélas, défaut - cet échange, c’est par crainte de l’antisémitisme que vous apportez des arguments, ne serait-ce qu’au plan sémantique, au révisionnisme. Que voilà une logique imparable!

 
17H09 22/12/2007

Je vous le redis, mais c’est la dernière fois : c’est vous qui voyez du révisionnisme où il n’y en a pas.

 
09H24 23/12/2007

+1
Seulement banaliser le révisionnisme, en le montrant où il n’existe pas, c’est noyer dans la masse le révisionnisme que l’on pratique.
Accusez l’autre de détourner le sens des mots permet également de masquer sa propre manie à jouer avec les mots et leur sens.
Ce sont ainsi les gauchistes qui font la propagande, pas le gouvernement ni la droite…
On accuse l’autre l’autre de ce que l’on fait et l’on se dédouane ainsi.
Les arrestations massives de sans-papiers, la brutalité, la crainte sont des fantasmes de gauchistes, c’est bien connu.

 
19H34 22/12/2007

ABRUPTE RESISTANCE OU SOUMISSION DESHONORANTE ?
Jusqu’à son dernier souffle, Lucie Aubrac, appelait à « résister à l’ordre établi ». Elle pointait clairement du doigt l‘ultra libéralisme et tous les politiciens qui ont « le plus grand intérêt à ce que rien ne change ».
Ces mêmes politiciens qui laminent sans vergogne les conquêtes sociales de la libération de la France prouvent qu‘ils savent malgré tout changer ce qui entrave leurs intérêts. Mais là, on touche aux ambiguïtés sémantiques, idéologiques, symboliques, clairement entretenues par les tenants du pouvoir qui bénéficient de la complicité servile de trop de médias et de la lâcheté silencieuse d‘une « opposition » qui se muselle toute seule.
Le pouvoir en place n’a t’il pas osé se servir d‘un Guy Mocquet qui aurait sûrement été en résistance contre tout ce qu’il représente. Lucie Aubrac ne pouvait malheureusement pas démonter cette imposture. Elle n’était plus là.
Bien sûr, il ne faut pas galvauder ce magnifique mot de résistance en le mettant à n‘importe quelle sauce idéologique. Mais il devient impossible de ne pas l’invoquer lorsqu’on mesure à quel point les mots et les idées sont maltraités. La résistance c’est tout simplement le courage de dire non lorsqu’on bascule vers l’inacceptable.

Avez-vous remarqué les jolis tours de passe-passe ? Ainsi, le mot résistance est devenu synonyme de refus du changement, de rejet de la croissance et de ses « bienfaits ». En d’autres termes, résister est réactionnaire, passéiste, conservateur, statique, et donc, contraire aux intérêts nationaux. Ces même intérêts nationaux étant royalement ignorés par les ténors du CAC 40 d‘ailleurs. De la même manière, vouloir conserver ou préserver les avantages acquis a quelque chose de déshonorant, de rétrograde et l’utopie est soixantehuitarde. Il faut laisser cet aimable enfantillage aux loosers à cheveux longs qui font tourner le pétard.

En revanche, s’accommoder, se conformer, renoncer, s’incliner, se soumettre, collaborer, dénoncer, voir la démocratie se faire doucement étrangler. En un mot se laisser asservir est devenu synonyme d’adhésion, de dynamisme, de réalisme et de sérieux.
La croissance avec son lot de désastres doit être acceptée comme une nécessité, comme une force surnaturelle et inéluctable submergeant toute bonne volonté humaine. Rappelez-vous: « Ni vous ni moi n’y pouvons rien ».
L’asservissement de ceux qui ne savent pas aux guides spirituels bardés de certitudes et d’arrogance doit être accepté comme un devoir. Devoir de reconnaître comme légitimes les obligations que le politique nous impose sous couvert de légitimité par exemple. Mais, où est la légitimité quand un référendum est bafoué, par exemple ?
En fait, la rupture promise consiste uniquement à changer le sens des mots, voire des symboles avec un aplomb et un cynisme confondants. Les nouveaux mots que le libéralisme triomphant emprunte à l’anglo-saxon (est-ce un hasard ?) acquièrent une dimension universelle quasi mystique. Gare aux non-initiés. Ils sont marqués du sceau de l’infamie et de l‘exclusion.
Nous sommes en train d’assister au nivellement des infinies différences qui constituent pourtant la richesse de notre réalité humaine. Cette frénésie de rentabilité sur fond de mondialisation va rendre notre monde désespérément lisse. Lisse comme un billet de banque ou… de métro. Et noir. Noir comme un énorme nuage de CO2 .
Résister à la standardisation, à la simplification abêtissante, à la surconsommation, à ce grégaire que les communicants titillent en permanence, devient une urgente nécessité, car c’est dans ce désert entretenu que le libéralisme avance le mieux.

« Je me demande […] s’il n’est pas possible, entre une abrupte résistance et une soumission déshonorante, de poursuivre un chemin exempt d’intrigues et de dangers. » (TACITE)

Face à ce gigantesque gâchis, la résistance devient une nécessité et un devoir. Elle peut prendre toutes les formes légales, surtout les plus inattendues..

 
françoise.V | p'tite lyonnaise
20H34 21/12/2007

Aide à la définition du mot rafle…vous semblez en avoir besoin

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/09/giovannoni.h…

 
20H45 21/12/2007
 
21H14 21/12/2007

Utiliser un terme techniquement exact fait peur aux journalistes pour le passif qu’il porte. Mais ne pas l’utiliser revient de facto à cautionner lesdites rafles.

Merci en tous cas à Julia Pascual pour cet article comme on en voit peu. A vrai dire je n’ai pas souvenir d’un autre article sur le sujet, mais peut-être ma mémoire est-elle défaillante ?

 
22H42 21/12/2007

UNE RAFLE EST UNE RAFLE.

 
skalpa | actif et militant ?
20H42 21/12/2007

En plus, la fin de l’année approche, brice se demande bien comment faire pour arriver à ses 25 000 expulsé (voir Charlie à ce sujet)….

C’est à donc à nous citoyens de se bouger pour garantir les libertés individuelles.

De plus, personnellement, je trouve la démarche intéressante, car à priori indépendante…
« On veut s’organiser de manière pratique et collective(…)que les gens de la base s’approprient ce mouvement. »
Que dire de plus?

http://kprodukt.blogspot.com

 
20H52 21/12/2007
 
23H24 21/12/2007

Tu es plus choqué par le fait que des gens veulent vivre avec un minimum de sécurité que par le fait que des gros et gras s’enrichissent à millions en polluant, exploitant, empoisonnant, martyrisant des millions de gens.
Curieuse hémiplégie !

 
10H48 22/12/2007
 
11H39 22/12/2007

C’est à dessein que je reprenait le concept.
Citation à laquelle Desproges - qui était de droite - ajoutait « disait Aron qui était… de droite !
« Personnellement, permets moi de préférer me camper sur mes deux jambes. »
Faux. Tu vomis la gauche et encense la droite. Tu serais plutôt « ni gauche, ni droite », vieux slogan de… la droite (dure).
« Oui, j’observe qu’actuellement dans nos prisons 80% des détenus sont étrangers ou d’origine étrangère (statistiques interdites). »
Et tu les tiens d’où alors ?
« Oui, j’ai été témoin, indirectement victime d’une dizaine de vols, agressions, toutes d’origine immigrée. »
C’est connu les français « de souche » ne commettent jamais de délits…

Quel fascisme rampant ! Quel racisme, heureusement, un peu honteux. (pour rire - très jaune - il suffit de remplacer dans tes phrases le mot « immigré » par Juif et ça rappelle de foutus souvenirs !)

« Je considère qu’être immigré n’entache pas d’une propension à la délinquance, et que probablement que le taux de bons petits Bourguignons ou Lozériens qui passeraient à la délinquance serait le même à situation identique.
Mais le laxisme actuel et surtout passé par rapport à l’immigration fait naître dans notre pays un racisme grandissant, et un communautarisme dangereux.
Ce sont les étrangers en situation régulière qui souffrent eux-même de cette situation.
Ils essayent de s’intégrer, et ne trouvent autour d’eux que méfiance et distance. »
La droite décomplexée reste encore un peu… complexée. Elle a besoin de se justifier encore, quitte à se contredire.

« Pour ce qui est des « …..gros et gras (qui) s’enrichissent à millions en polluant, exploitant, empoisonnant,…. »,
oui, je les aime bien, ils rapportent à mon pays, et me coûtent peu cher.
Et je préfère les garder chez moi, plutôt, comme ça se fait aujourd’hui,
de remplacer les ISF partants par des SDF rentrants. »
Quel simplisme !

Finalement, la droite n’a jamais eu de grands intellectuels, sa pensée est à jamais inconciliable avec l’intelligence !

 
15H26 22/12/2007

réponse à Goldored..

puisque vous repreniez mes arguments, je pensais que vous y apporteriez un argument personnel: je n’y ai lu que dérision, accusations IMBECILES, et désir de salir;
A la manière de ceux qui aiment à taguer les murs de nos cités:
..c’est du niveau « nictamer »

 
21H13 21/12/2007

il est des questions importantes, pourquoi sont ils obligés de quitter leurs pays?tout simplement pour tenter de vivre debout,eduquer leurs enfants,travailler on ne peut leurs en vouloir.tout les pays industrialisés ne pillent ils pas leurs matieres premieres (en le polluant le plus souvent) dont nous avons besoin,n’agirions nous pas de la sorte si nous etions dans la meme situation je pense que oui

 
13H55 23/12/2007

« …..n’agirions nous pas de la sorte si nous etions dans la meme situation je pense que oui….. »

==>… c’est évident,
et n’agiraient-ils pas de la même manière que nous, en protegeant leurs frontière de toute immigration s’ils étaient dans la même situation que nous?…..

….les plus grand partisans en France du contrôle de l’immigration, ce sont les immigrés intégrés.. et qui en ont assez de se faire marginaliser par les conséquences
de débordement de nos services sociaux,
,d’une délinquance ethniquement trés marquée,
dont ils souffrent au quotidien.

…eux qui aimeraient tant se sentir vraiment francais , et surtout l’être aux yeux des autres.

« On est bien en France, mais qu’est-ce que le pays est naïf.. il faudrait que la France sache mieux se protéger , et contrôler un peu mieux ceux qui profitent d’elle »

 
21H25 21/12/2007

Source ARRET SUR IMAGES

En juillet 1942, au terme de semaines de dures négociations, le secrétaire général de la police de Vichy, René Bousquet, accepta un objectif chiffré. Il accepta de livrer à l’occupant allemand 10 000 Juifs étrangers de zone libre, et 20 000 Juifs de zone occupée (les Allemands en avaient initialement demandé 40 000).

Un mois après la rafle du Vel d’Hiv, conséquence directe de cet accord, et une semaine après que dans les camps de Noé et de Récébédou, des enfants aient été séparés de leurs parents par des policiers et des gendarmes français appliquant aussi cet accord, l’archevêque de Toulouse, Mgr Saliège, fit lire une lettre dans toutes les paroisses de son diocèse (malgré l’interdiction du préfet de l’époque).

Tous les fidèles de Toulouse et des environs entendirent donc les mots suivants:  » Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle (…) Les Juifs sont des hommes. Les Juives sont des femmes. Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain; ils sont nos frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier ». Etc.

« Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes »: ça n’a l’air de rien, mais dans le contexte de 1942, pour des yeux habitués à lire chaque matin la presse de l’époque, pour des oreilles anesthésiées par la propagande de Radio-Paris, c’était de la bombe (et encore, Mgr Saliège n’avait-il pas parlé de rafles, ni d’extermination). On dut se pincer, ce dimanche-là, dans les églises de Haute Garonne. Un peu comme si un soir, aujourd’hui, Laurent Delahousse prononçait le mot rafles.
La lecture de la lettre de Mgr Saliège n’arrêta pas les rafles, ni les déportations. Mais il y eut tout de même, dans les consciences, un avant et un après.

Rien n’arrête des mots justes, posés pour la première fois sur une réalité.

.

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
22H03 21/12/2007

Dans certains arrondissements de l’Est parisien, les commissariats allaient au-delà des espérances, en convoquant les gens pour officiellement leur distribuer des bons alimentaires…

Tu en trouveras dans « Se souvenir pour construire l’avenir », publié en juin 2006 aux Editions du Colombier.

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
Bardamu | difficile
21H28 21/12/2007
 
22H52 21/12/2007

Le viagra dont la gauche a besoin pour exciter l’électorat, et prolétariat de substitution ou je ne sais quoi, je m’en b…. Qu’on dise tout ce que l’on veut, le traitement français de l’immigration se trouve entre les mains d’une clique d’incapables, d’oligarques opportunistes et de batards de l’extrème droite. cela me suffit pour savoir ce que, pour ma modeste part, j’ai à faire (comme je peux)

Cela dit, la gauche, précisemment, ne se mouille pas sur cette question. Merci Ségolène, ton silence sur ce qui se passe actuellement de plus grave, dans notre pays, te perdra (et je m’en fous…)

Quant à l’idiot du village - j’ai nommé Glucksman - voilà qu’il tripote sa veste, retournera retournera pas, en faisant l’impasse, dans son interview à Libé, sur les droits de l’homme EN FRANCE (c’est pas payant pour le prestige, et puis Sarko est son pote…)

 
23H27 21/12/2007

Alors chassons-les, traquons-les, mettons-les, hommes femmes, veillards et enfants dans des trains à bestiaux et… et… et après ?
On connaît ce que donne la stigmatisation de « l’étranger », du « métèque », le « péril juif », le « péril jaune », la « menace rouge » !