L'absence de statistiques officielles sur les décès de sans-abri complique l'évaluation des politiques d'insertion.

Mis sous pression par les associations d'aide aux démunis, Matignon vient de nommer le député des Yvelines Etienne Pinte pour mener une mission « sur l'hébergement et le logement des personnes sans abri ou mal logées ».
Ses conclusions seront scellées par la signature d'un contrat entre l'Etat et les associations le 15 janvier. Mais une nouvelle fois, une question de taille ne figure pas sur la feuille de route de l'élu UMP : la mortalité des sans-abri.
Il n'existe en effet aucune donnée statistique sur le nombre de sans-abris qui meurent dans la rue chaque année en France. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un SDF est mort dans sa voiture en région parisienne. Les médias en ont parlé. C'est un peu le rituel : chaque fois que le thermomètre baisse, les journaux se font l'écho de ces morts anonymes, les égrenant une à une.
Mais, au total, combien de SDF meurent chaque année dans la rue ? Leur nombre est-il en baisse ou en augmentation ? Mystère. Or, sans chiffres, impossible d'évaluer l'efficacité des politiques de réinsertion.
Alors que la baisse du nombre des victimes d'accidents de la route est brandie comme preuve de l'efficacité des politiques de sécurité routière, le nombre d'accidentés de la vie, lui, n'intéresse personne. Comment expliquer ce silence ? Un collectif leur rend hommage deux fois par an
Deux fois par an, le collectif Les morts de la rue rend à Paris un dernier hommage à ces anonymes. Un faire-part est publié. La liste des défunts est lue lors d'une cérémonie. Le 13 novembre, des banderoles colorées décoraient ainsi l'église Saint-Merri, dans le IVe arrondissement. Certaines portaient un nom, un âge. D'autres, une simple mention : « Un homme, environ 35 ans. »
De mi-mars à mi-octobre, le collectif a dénombré 187 sans-abri morts dans toute la France, une liste constituée grâce aux informations recueillies sur le terrain par la cinquantaine d'associations membres, mais sans doute bien inférieure au bilan réel. « C'est suffisant pour donner l'alerte », indique Cécile Rocca, membre du collectif :
« On ne connaît qu'une toute petite partie des décès. On n'est pas mandaté par l'Etat, et donc on n'a pas le droit d'accéder aux dossiers. On ne rêverait que d'une chose, ce serait que l'Etat donne des chiffres. »
A l'institut médico-légal, on ne sait pas identifier un sans-abri
Qu'il s'agisse d'un sans-abri retrouvé sans vie ou d'une victime d'un accident sur la voie publique, tous les cadavres à la rue passent par l'institut médico-légal (IML). Et sur le sujet, le service communication de la préfecture de police formule une réponse bien étrange.
Une fois à la morgue, il serait en effet impossible de faire la différence entre une personne qui a vécu et est décédée dans la rue, et un touriste étranger mort par exemple d'une crise cardiaque, si ce dernier ne porte pas de papiers d'identité sur lui, et si aucun de ses proches ne fait de démarche pour le retrouver. Cécile Rocca va plus loin :
« Quand un SDF est retrouvé avec des papiers d'identité, l'institut médico-légal et les services de police considèrent que l'adresse qui y figure est la sienne, même s'il a quitté ce logement depuis des années, ou s'il s'agit de l'adresse d'un centre d'hébergement ou d'une association. Et donc, ce mort n'est pas considéré comme un SDF. »
A la mairie de Paris, on n'a pas les moyens financiers pour compter
Il existe bien une mission funéraire et un Observatoire statistique parisien du funéraire à la mairie de Paris. Mais Olivier Pagès, conseiller de Paris, et Philippe Delemarre, directeur de l'observatoire, sont tous les deux incapables de donner le moindre chiffre, et renvoient la balle à l'institut médico-légal et à la préfecture de police. Philippe Delemarre assure :
« L'institut médico-légal ne fait pas la distinction entre les SDF et les morts sur la voie publique qui restent non identifiés. En tout cas, s'ils la font, elle ne nous est pas communiquée. »
La mairie de Paris dispose pourtant de chiffres : elle prend en charge l'enterrement de quelques 500 à 600 corps chaque année, qui sont inhumés dans le « jardin de la fraternité » du cimetière de Thiais. Ces convois gratuits sont destinés aux « personnes dépourvues de ressources relationnelles et financières ». Ce chiffre rassemble donc toutes les personnes démunies et isolées, qu'elles aient un logemement ou non.
Tous les sans-abri ne sont d'ailleurs pas enterrés par la mairie de Paris au cimetière de Thiais : certains ont des proches ou des amis qui prennent en charge la cérémonie, d'autres sont enterrés dans le caveau familial.
« Il y a un double tabou : sur les sans-abri, et sur la mort »
Pourquoi la mairie de Paris ne se donne-t-elle pas les moyens d'avoir ces chiffres ? En deux ans d'existence, l'observatoire municipal n'a produit que des données brutes, classées en fonction du sexe et de l'âge. Olivier Pagès, l'élu qui a impulsé la création de l'observatoire, assure qu'il aimerait disposer de chiffres concernant les SDF, mais que pour l'instant les financements manquent. Il avance deux explications :
« Beaucoup de gens pensent qu'il vaut mieux s'occuper des SDF quand ils sont encore vivants. De plus, il y a un double tabou : un tabou politique portant sur les sans-abri, et un tabou en amont concernant la mort. »
Depuis 2001, l'Insee a (enfin) lancé un recensement de la population exclue. Mais rien n'a encore été fait concernant leur mortalité. Joint par téléphone, les agents de l'Insee ne sont pas plus loquaces que ceux des autres administrations : « Nous n'avons rien du tout sur le sujet. »
Conséquence : l'Inserm indique, à son tour, qu'en l'absence d'un « item » créé par l'Insee, impossible de dégager des statistiques…
Oeuvrant au quotidien auprès des personnes en difficulté dans la rue, les associations d'aide aux démunis connaissent bien les sans-abri, et sont rapidement au courant quand l'un d'entre eux décèdent. Pourtant, aucune ne sait combien décèdent chaque année dans les rues de France. Toutes donnent la même réponse : ce n'est pas à nous de le faire, mais à la préfecture de police. Xavier Emmanuelli, président fondateur du Samu Social de Paris, explique ainsi :
« Le Samu Social de Paris ne centralise pas le nombre de personnes décédées dans la rue et pour cause, ce genre d'initiative relève plutôt des services de police. (…) Le recensement est difficile et les causes de la mort extrêmement diverses. »
Un silence sur les chiffres qui arrange tout le monde
A qui profite ce silence ? C'est la question que se pose, inlassablement, depuis plusieurs années, l'anthropologue Daniel Terrolle.
Pour lui, la mortalité des sans-abri témoigne de l'effet des politiques sociales. En l'absence de chiffres et de statistiques, il est impossible d'évaluer l'efficacité des politiques de réinsertion. Une situation qui arrangerait tout le monde :
Le chercheur dénonce « une collusion complète entre l'Etat qui n'a pas envie de changer de politique sociale », et ce qu'il appelle « les tenants du marché de la pauvreté », c'est-à-dire les associations caritatives et humanitaires, dont les plus importantes ne font d'ailleurs pas partie du collectif Les morts de la rue. En clair, pour éviter de rendre des comptes, les associations s'abstiennent d'en tenir…
Daniel Terrolle rappelle une vérité crue :
« Quand on est dans la rue, il n'y a que deux sorties possibles : la mort ou la réinsertion. Et finalement, la principale réinsertion, c'est la mort. »
Avant de conclure :
« Les pouvoirs publics soutiennent Les morts de la rue, la mairie de Paris le subventionne, mais tout ceci est très ambigu : tout le monde souhaite éviter que le Collectif fasse la jonction entre “ils sont morts dans la rue” et “la réinsertion ne marche pas.”





















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De françoise.V
p'tite lyonnaise | 16H12 | 20/12/2007 |
Quand un SDF meurt assassiné, la police sait très bien faire la tournée des assocs…
Rien d'autre que la mauvaise volonté générale n'empeche de faire la meme chose pour ceux qui sont décédés de mort naturelle.
à françoise.V
De Grabuge
16H59 | 20/12/2007 |
Fin septembre dernier, deux jeunes adultes ayant cramé vivant un SDF à Pau, (en 2002… admirez la rapidité de la Justice quand il s'agit d'allumer de jeunes « voyous » qui ont balancé 2 pavés dans la mare de manifs sociales ! ) en l'arrosant d'essence se sont pris 5 et 3 ans de prison « ferme » avec 2 ans de sursis…
Ces 2 fils de « bonne famille » sont dehors à l'heure où j'écris. Vont même se gaver de dinde aux marrons et de foie gras maison chez papa/maman !
Ils pourront même aller lutiner quelques Barbie sur les lieux-mêmes où ils ont exécuté le pauvre bougre dont le seul tort était d'avoir « squatté » la maison abandonnée où ils avaient l'habitude de bousculer quelques bergères BCBG et fumer quelques plantes exotiques… LEUR terrain de jeu ne pouvait en aucun cas devenir le LIEU DE SURVIE d'un de ces salauds de pauvres…
Vous voulez des précisions où ça vous suffit pour vous faire une idée de ce que vaut la vie d'un mec dont la tente n'est pas celle de Khadafi ?
à Grabuge
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 17H16 | 20/12/2007 |
S'il a la chance d'avoir une tente !
« Mauvaise volonté générale » ne veut pas dire intéret pour, bien au contraire !
Pour les précisions, non merci, sauf bien sur si les 2 fils (ou l'un seul) s'étouffaient de dinde aux marrons !
à françoise.V
De Grabuge
17H38 | 20/12/2007 |
Quand je demandais si vous aviez besoin de précisions, c'était pure réthorique de ma part.
12 ans que je survis avec le chancre de cet apartheid non-dit à Pau !
Et c'est partout pareil… Partout, vraiment.
Mais il serait bon qu'on cesse de parler des SDF en termes purement parisiens… ça gave et c'est tellement négationniste que ça rajoute encore à mon envie de vomir.
à Grabuge
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 18H05 | 20/12/2007 |
Comme mon nom l'indique, je ne suis pas a Paris, mais surtout je travaille dans l'accueil de SDF, et hors l'hivers, personne ne s'interesse à ces pauvres hommes, aussi humains que des logés, voire plus !
Les policiers dont je parlais viennent parcequ'ils y sont obligés en cas de décés « suspect », il est possible de les obliger à faire la meme chose systématiquement…mais il faudrait que ça interesse quelqu'un !
Or si les SDF vivants sont oubliés les 3/4 de l'année, comment croire que leur mort sera prise en compte…
Négationisme, je pense que vous avez raison.
De Propergol
à bord du Head Hunter | 16H12 | 20/12/2007 |
'On ne rêverait que d'une chose, ce serait que l'Etat donne des chiffres.'
Vous pouvez toujours attendre à ce que l'état ou toute institution qui s'occupe des SDF vous donne des chiffres exacts et honnêtement calculés..ils ne vont quand même pas publier les comptes de 30 ans d'échec !
à Propergol
De all
10H05 | 21/12/2007 |
www.mortsdelarue.org
Je voudrais simplement, qu'avant que ne soit fait l'hommage aux morts, cesse l'outrage infligé aux vivants.
G.K, Toulon (Var)
Var Matin édition toulonnaise du 21.12.2007
à Propergol
De pablico
16H59 | 21/12/2007 |
Dans notre beau pays, il n'y a que les chiffres intéressants et arrangeants que l'on met en exergue.
Alors notre brave canard enchainé, quand il peut publie les siens.. et ça marche ! souvenez vous des derniers chiffres de loyer. Cela va faire faire un peu de ménage avant de trouver un moyen de camoufler les passes-droit.
Demandons, que le canard enchainé, bakchich, et rue89
fassent un foin orchestré sur les CHIFFRES de la HONTE.
Prions que TF1 et M6 organisent une télé réalité en prenant quelques bons artistes et bourgeois pour les faire vivre pendant 3 semaines sous des cartons.(amen)
De Jean Bavederage
proche collaborateur du Démocrade C... | 16H18 | 20/12/2007 |
Est-ce le fait que l'on ne les compte pas ou qu'ils crèvent dans la rue qui est révoltant ?
Est-ce uniquement un problème de gestion ? une volonté politique ?
De patrice06800
16H27 | 20/12/2007 |
Les chiffres des accidentés de la route sont là pour justifier les radars pompes à fric impopulaires, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire. Les SDF et leur environnement ne rapportent pas un centime à l'Etat, il n'y a donc rien à justifier. Par ailleurs, c'est bien à l'Etat de légiférer sur le scandale des prix de l'immobilier, nos politiques sont parties prenantes et se satisfont des prix exorbitants qu'ont atteint leurs propres biens immobiliers. A part un crack, qui, pour ma part j'espère va bientôt surgir (peut-être avec la 2éme vague des subprimes annoncée aux U.S.A.) je ne vois pas ce qui pourrait faire chuter les prix, à part une politique de construction massive et rapide de logements non seulement sociaux, mais pour les actifs qui gagnent des clopinettes (qui ne peuvent ni accéder à la propriété ni louer un logement décent à un coût raisonnable)et qui sont souvent les oubliés des palabres sur ce sujet. Mais cela n'interresse pas la « people présidence » de notre Pays bien mal barré. Pour exemple, j'ai entendu récemment un promoteur dans une agence immobilière du Var déclarer qu'il n'avait « rien à foutre des logements pour les actifs » : tout est dit.
De mariebart75
16H42 | 20/12/2007 |
Je pense que directeur de cabinet de la ministre du Logement et les personnes dans le même cas vont peut être prendre conscience que des gens meurent dans la rue, alors qu'eux se vautrent dans des appartements immenses.
Honte à eux, et surtout à celui la même qui disait qu'il faut faire payer ceux qui sous louent leurs appartements. Est-ce qu'il va rembourser ce qu'iml a touché avec ses sous locations, cela pourrait servir pour reloger quelques SDF.
De olivier gasp
16H49 | 20/12/2007 |
Si vous croyez que le pouvoir en place ne sait pas ce qui se passe, vous vous trompez totalement…
Parmi les sdf, il y a beaucoup de gens qui ont des troubles psychiques, c'est à dire qu'il y a des malades qui se retrouvent à la rue…
Tout le monde constate ce fait et le constate seulement..
Avant d'arriver à la rue, ils subissent une discrimination dans la recherche d'un emploi… Comment voulez vous vous en sortir si on vous barre la route pour trouver un moyen d'assurer son autonomie financiere ?
Le pouvoir sait, mais il ne fait rien…
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 16H51 | 20/12/2007 |
Bonjour à toutes et tous,
C'est abominable, une société en pleine déliquescence, des politiques irresponsables.
Etre SDF n'est certainement pas un choix de vie, surtout en France !
Car dans notre pays on délocalise on licencie pour engraisser toujours plus les actionnaires, et ainsi on marginalise tout en culpabilisant les travailleurs.
C'est révoltant… allons réagir ?
Eric Bloggeur Citoyen
http://monmulhouse.canalblog.com/
De Beeks
17H00 | 20/12/2007 |
« L'absence de statistiques officielles sur les décès de sans-abri complique l'évaluation des politiques d'insertion. » tout est dit, en France il faut des morts pour regler les problemes ( canicule,passages à niveaux…) on a un hiver froid ,l'annee prochaine peut-etre zero SDF, ou au moins un moyen de compter les morts . la solution est simple requisitions et logements sociaux dans les communes et arrondissements
où il n'y en a pas ce genre de batiments c'est un peu comme les decharges personne en veut mais tout le monde les utilisent (ex : le directeur de cabinet de Christine Boutin dans un HLM).
De Fuel_Injected
17H12 | 20/12/2007 |
Bien Rue89, vous appuyez sur le « bon bouton » et dans l'instant présent !
Dommage que ce soit le Black Out total sur les chiffres, ce qui m'emmène à penser que ces fameux chiffres doivent être colossaux voire EXORBITANT ! Personne ne sait rien, ne peut pas ou ne veut pas savoir !
Je lisais sur site de Libé que dans le pas de calais, seul un curé avait eu le courage d'ouvrir son presbytère pour acceuillir des migrants et aucun homme politique de droite ou de gauche n'a voulu lever le petit doigt…De là à penser qu'ils voudraient qu'ils crèvent par ce froid glacial ; ne fait qu'effleurer une de mes pensées ! Pour finir, Nous sur la toile on the web bien au chaud ; ne sommes à l'abri de rien, Nos Vies peuvent basculer en enfer d'un jour à l'autre et je remercies Rue89 pour ce « plein phare » qui j'espère va faire d'énormes ricochets !
De Fuel_Injected
14H23 | 24/12/2007 |
Dans l'obligation de revenir sur mes propos de mon post
Ainsi, ce week-end, le maire PS de Calais a changé de décision et a pris l'initiative de loger les migrants que je cites plus haut pour toute la durée de l'hiver !
Voilà, y a que les cons qui changent pas d'avis et moi ça m'a fait chaud au coeur ce retournement !
Haha, il a peut-être lu Rue89 le maire !
De patrice06
17H23 | 20/12/2007 |
Quel scandale ! Et on veut donner des leçons au reste de la planète. Quel gouvernement de m……………
De patrice06
17H27 | 20/12/2007 |
Ce gouvernement efface les problèmes les uns après les autres par des coups « médiatico-people ». Et ça marche comme dans les reality shows ou la star ac », c'est impensable.
De PierreAdrien06
17H30 | 20/12/2007 |
Ni la droite, ni la gauche n'ont rien fait pour les SDF…
C'est ainsi n'est ce pas ?
Pas un pour relever l'autre, les politiques et leurs donneurs de leçons sont bien présents, depuis des lustres c'est ainsi, et quand la gauche était au pouvoir a t elle fait, non, tous parlent et certains trinquent…
Au fait à Cuba y a t-il des SDF ! ! ! !
à PierreAdrien06
De Grabuge
17H55 | 20/12/2007 |
Dans le genre imbécile, comme réponse, on ne fait pas trop plus mieux top gerbant.
Vous avez déjà vu des gens mourir de froid, congelés la nuit à Cuba ?
N'importe quoi…
Quel rapport entre les indigents des pays pauvres et ceux des pays industrialisés et riches ? Allez-y… dites-moi !
Que la pauvreté soit planétaire n'est pas le propos.
Mais si vous aviez un chouïa de culture vous sauriez que la notion de SDF n'existe pas dans les communautés africaines où on ne laisse jamais quelqu'un de côté pour des questions matérielles.
Idem dans les cultures sud-américaines quand on les dépoussière de leurs préchi-précha cathos qui ancrent encore plus profond la fatalité d'une inégalité supposée.
Désolée pour vous mais il se trouve que les plus grandes pauvretés alliées au plus grandes indifférences se retrouvent dans les sociétés dites « évoluées » ou « chrétiennes »… ça donne à penser, non ?
On parle d'êtres humains qui meurent de froid sous les illuminations de Noël à on ne sait combien d'euros et votre réponse c'est « Cuba » ? ? ?
Pauvre de vous…
à Grabuge
De Les Ln au carré
démocrates sociales convaincues | 19H04 | 20/12/2007 |
Je ne suis pas en parfait accord avec vous… Parce que dans les pays que vous décrivez, il faudrait aussi préciser la taille des bidonvilles ! ! ! Parce que si un bidonville n'est pas un endroit où s'entasent ce que nous appelons les SDF, il faut m'expliquer de quoi on parle.
Sur les questions culturelles, oui il y a sans doute un lien, mais soyons clairs : Votre argumentaire est trop rapide pour que la conclusion soit si facile.
Et effectivement, suivant le climat d'un pays, les SDF meurent de froid, ou pas… Mais c'est certainement plus une question de climat que de culture ! ! !
A ce propos, ce qui moi me fait gerber, c'est le fait qu'on n'en parle QUE dans les périodes de froid ! Parce qu'ils existent toute l'année, les SDF…
Nous avons l'impression que nous habritons les plus grandes pauvretées ? Et bien peut-être est-ce simplement l'écart entre les classes les plus nombreuses et les plus pauvres qui n'est pas la même.
à Les Ln au carré
De Grabuge
17H17 | 21/12/2007 |
Je me suis mal exprimée… ou vous m'avez mal comprise.
Il y a une énorme différence entre mourir de froid sous des guirlandes qui consomment des milliers de KWh dans un pays où le niveau de vie moyen est relativement confortable pour, allons…, 70% de la population !
… et mourir de froid ou de faim dans des pays dévastés, assiégés, en guerre civile depuis des lustres, pourris ou maudits depuis des siècles.
Si on se met à comparer à froid la situation du Liberia avec celle de la France, je ne sais pas trop sur quel critère on va se baser.
La situation et l'impensable « statut » des sans-logis ou des « SDF » en France est à comparer avec le niveau moyen de vie de ses habitants.
Voilà pourquoi je trouve totalement indécent de faire référence à Cuba pour justifier ou expliquer quoi que ce soit dans la mort d'un être humain sur le parvis d'un église parisienne quelle qu'elle soit, illuminée de mille feux à pas de prix avec l'assentiment veule de ses propriétaires vaticanesques et gavés d'ortolans.
C'est franchement insupportable.
De même que la comparaison oiseuse avec les désespérés du tiers-monde.
Paris serait les faubourgs de Bogota, les égoûts de Delhi ?
J'ai raté un épisode ?
Nous n'aurions pas élu le champion de la France d'en-bas qui exhibe ses dernières partenaires de touche-pipi dans les travées de parcs d'attraction n'ayant que peu à voir avec des jardins secrets ?
Fallait au moins ce genre de contraste pour me faire rompre un silence auquel je retourne fissa…
à Grabuge
De Fuel_Injected
23H27 | 21/12/2007 |
Vous pouvez rompre votre silence car vos billets me font bien délirer, en plus, j'avais suivi au départ cette anicroche et vous avez répondu à la place de bcq d'autres riverains croyez-moi !
BAV
De lesenfantsdedonquichotte
association | 17H45 | 20/12/2007 |
Appel aux maraudes citoyennes
Paris, le 19/12/2007
Après l'évacuation du campement de Notre Dame par les forces de l'ordre, et devant la communication gouvernementale cherchant à minimiser la gravité de la crise du logement et de l'hébergement, les enfants de Don Quichotte restent déterminés à porter la voix des sans abris et des mal logés, nous relançons donc dès demain les Maraudes Citoyennes.
Celles-ci, composées de bénévoles de tous horizons, ont pour but de rencontrer le plus grand nombre de sans abris, de les aider dans la mesure du possible à trouver une place d'hébergement, mais surtout de porter sur la place publique les difficultés qu'ils rencontrent et les solutions qu'ils souhaitent obtenir.
RDV le jeudi 20 décembre à 21H00 sur le parvis de Notre-Dame de Paris (Métro Cité ou Saint Michel)
Mobilisons nous, soyons le plus nombreux possible pour témoigner de l'urgence de la situation.
Les enfants de don quichotte
PS : Si vous avez réalisez des portraits, des témoignages vidéos de sans-abris ou de mal logés, ou de personnes ayant traversé l'épreuve de la rue ou du taudis, n'hésitez pas à nous les adresser, nous les mettrons en ligne sur notre site.
à lesenfantsdedonquichotte
De TonyMo
22269
Athée in Heaven | 18H35 | 20/12/2007 |
On ne sait pas comment donné de l'argent à une association comme Les enfants de don quichotte. Il faut absolument demander l'aide des médias avec un Numéros compte sur laquelle on peut versé un peu d'argent.
Je sais que c'est pas bien les comparaisons facile mais avant de donné des millions à la Palestine on devrait résoudre nos grave problème en FRANCE. Tous les hivers c'est pareil ! ! (Sarkozy offre 200 millions d'euros d'aide aux Palestiniens…) Demander à Sarkozy de vous aider.
à lesenfantsdedonquichotte
De ericj
19H04 | 20/12/2007 |
Attention ! Attention !
J'espère que vous allez travailler en coordination avec les nombreuses maraudes existantes (moins voyantes mais quotidiennes du 1er Janvier au 31 Décembre depuis bientôt 10 ans) afin de participer avec elles à trouver la meilleure solution d'hébergement (qui peut parfois être l'absence d'hébergement…) et non pas faire de l'hébergement forcé auquel cas le remède s'avèrera pire que le mal…
Comme dit plus haut, les « SDF » (population on ne peut plus hétérogène ! ) ne sont pas qu'à Paris et certaines villes en Régions aimeraient également disposer du projecteur qui débloque les places ou les crédits…
Toutes les volontés sont les bienvenues, évidemment, mais pas n'importe comment.
Il est possible en deux minutes de télévision de détruire des années de travail social (bénévole ou non, les deux sont nécessaires pour une pluralité des approches) !
Quand aux appels aux vidéos… ce n'est pas de témoignages que l'on manque… c'est de courage et de bonne volonté !
Les gens regroupés sous le terme « SDF » ne sont pas des bêtes curieuses, enfin !
De Redroom
17H54 | 20/12/2007 |
Ca c'est de l'information !
Mais ces chiffres sont ceux de la honte, il ne faut surtout pas en parler tout comme les 24000 morts chaque année dus aux effets secondaire des médicaments ou encore les 12000 personnes qui se suicident en france chaque année (Quoique pour ces dernières on devrait en savoir un peu plus étant donné que pour notre président c'est dans l'adn, on ne peut donc rien y faire, tout va bien on peut souffler…).
Quand il y a une guerre on ne parle pas du nombre de victimes civiles dans le camp adverse, pour le capitalisme c'est le même principe, on ne veut pas parler des innocents qui subissent de plein fouet la perversité de ce système.
De cooper59
pour la decroissance ! | 18H29 | 20/12/2007 |
bravo a rue 89 ! cool de voir les enfants de don quichotte s'exprimer ici , et si j'avais des responsabilites dans ce gouvernement je me sentirais tres mal a la lecture de ces post , bonne dinde aux marrons messieurs dame qui nous gouvernent !
De ALMALIN
18H42 | 20/12/2007 |
Les ministères ont déja tellement de travail à compter les « fds » « femmes de sarko »
De Pictulo
18H49 | 20/12/2007 |
On ne compte pas les gens qui ne comptent pas.