Les tergiversations n'ont pas duré très longtemps : 24 heures après les révélations du Canard enchaîné sur son appartement, Jean-Paul Bolufer, le directeur de cabinet de Christine Boutin, a jeté l'éponge et présenté sa démission qui a été acceptée.
Cette démission semblait inéluctable, malgré la vaine tentative de Christine Boutin de régler cette affaire « entre lui et moi » comme elle le demandait mercredi à l'Assemblée nationale, ou les explications alembiquées de l'intéressé pour qui la responsabilité de la faute incombait au loueur, la Régie immobilière de la Ville de Paris, pas à lui qui en avait abusé pendant tant d'années. Dans Le Parisien de ce jeudi, il parlait même de “chasse à l'homme”.
« Comprenant l'émoi qu'a pu provoquer dans l'opinion et les médias cette situation, et malgré les compétences et l'intégrité morale incontestables de Monsieur Bolufer, j'ai accepté sa démission », explique dans un communiqué la ministre du logement Christine Boutin, qui sort affaiblie de cette affaire. Son collègue Martin Hirsch, le Haut commissaire aux Solidarités actives, en sort au contraire grandi, après avoir réclamé dès mercredi la démission de Jean-Paul Bolufer et exigé que tous ceux qui s'occupent du dossier du logement soient « exemplaires ».
La messe était dite jeudi matin lorsque François Fillon a jugé « nécessaire la démission de Monsieur Jean-Paul Bolufer, de son poste de directeur de cabinet ». Le premier ministre, qui avait réussi en début de semaine à circonscrire la crise des SDF lors d'une grande concertation à Matignon, a du juger que le risque politique de cette affaire était trop grand en termes d'image pour se permettre de la laisser traîner trop longtemps. Le risque de la contamination de cette image de « cynisme » des élites était bien réel.
Pierre Haski
► Article suivi : Que les politiques vivant en HLM lèvent le doigt














En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
je voudrais avertir M. Bolufer que pour le même loyer il aura du mal à trouver plus de 55 m2 à paris et pas du tout dans le centre…
Merci de souligner l’excellent travail fait par tous les collaborateurs du « Canard enchaîné » hebdomadaire que je lis depuis de nombreuses années et qui ne m’a jamais déçu.
ce sont de vrais journalistes et ils sont l’honneur de cette profession,ils sont indépendants et courageux et il n’est pas inutile de le saluer et de les en remercier.
il faufrait beaucoup plus de journalistes de leur trempe et la lecture du Canard devrait être obligatoire….sourire.
merci à eux et à rue 89
Ce soir sur la 2 Pujadas en parlant de l’affaire bolufer a déclaré que cette affaire avait été révélé par la presse,ça lui aurait écorché la langue de citer le « Canard Enchaîné »???……….peut être croit il même être un vrai journaliste………..c’en est affligeant.
mention bien à elise Lucet qui s’est elle permise de poser des questions qui fâchent à bolufer,si la mère chabot voit ça la pauvre Elise risque de se retrouver à la météo.