
Flock, le navigateur social, veut faire de l'or avec du libre

Flock, c'est la nouvelle coqueluche des geeks et de vos journalistes préférés, puisque certains membres de Rue89 viennent de l'adopter. Ce navigateur web ressemble à s'y méprendre à Firefox, dont il utilise la structure Gecko, avec plein de fonctionnalités en plus.
A l'origine, Flock se veut le navigateur du web2.0 : un lecteur de flux RSS intégré, un éditeur de blog, une barre latérale qui vous tient informé du statut de vos contacts Facebook, une barre horizontale qui affiche les photos disponibles depuis une page, des possibilités de tagging sur Del.icio.us…
Une avalanche de plug-ins qui ravira tous ceux qui passent leurs cinq heures quotidiennes entre Facebook et MySpace. Pour les autres, ces gadgets paraîtront bien superflus.
Les internautes les plus dépendants connaissent la gourmandise de Firefox en mémoire (en français correct, ce serait un boufficiel). Malgré une quarantaine d'ingénieurs, l'équipe de Flock n'a pas su régler ce défaut. Le nouveau navigateur se comporte comme son grand frère : à la fin de la journée, avec une douzaine de tabs ouvertes, votre ordi rame comme à l'époque de Windows 98.
Alors, renard ou troupeau ? A vous de choisir
D'après Michael Arrigton, Flock se paiera avec la barre de recherche, en haut à droite de l'écran. Là où Firefox dispose d'un partenariat avec Google, qui sert de moteur de recherche par défaut, Flock a signé avec Yahoo. Montant du pactole : entre 2 et 3 dollars par utilisateur et par an. Pour un marché de plusieurs centaines de millions, les chiffres ont de quoi appâter les investisseurs.
La licence Mozilla permet en effet d'intégrer du code open-source à des programmes soumis à d'autres licences. Bien qu'ils s'en défendent et qu'il reste majoritairement libre, Flock espère faire exploser la banque en commercialisant un produit qui reprend le code communautaire de Mozilla. D'après Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, Flock représente le seul projet financé par du capital-risque utilisant le moteur Gecko.
Avec près de 70 millions de dollars de revenus annuels (cf. l'audit 2006 en pdf), Mozilla pourrait se permettre de financer elle-même (lire : racheter) les projets commerciaux développés à partir du travail de la communauté. Une hypothèse extrêmement improbable pour Nitot. Chez Robert Basic, superstar de la blogosphère germanophone, on apprend que Mozilla provisionnerait tout cet argent. Provisions qui viendraient aider la fondation au cas où le partenariat avec Google devrait être annulé.
- 23575 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque




















3
De Le Monolecte
blog.monolecte.fr | 17H36 | 19/12/2007 |
Et oui, on dirait bien qu'il y a un nid d'Ubunteux à Rue89 (+10 points dans l'échelle très fermée de mon estime) !
Personnellement, j'ai testé Flock pour ses fonctions d'upload de photos pour mon compte Flickr et je dois dire que l'outil est séduisant en gestion média. En plus de cet outil upload, il y a aussi un très bon éditeur de blog embarqué avec un outil presse-papier carrément décoiffant. Je l'utilise très régulièrement pour alimenter mon autre blog, celui qui tourne sous Wordpress !
Oui, Firefox et son petit frère design sont très gourmands en ressources, y compris sous Linux (un petit « top » en ligne de commande vous éclairera sur la gourmandise du truc), mais cela reste des logiciels terriblement bien foutus.
NB : Flock vient de sortir sa première version 1, mais la version française est à la ramasse en 0.7.
Faut des volontaires pour la localisation !
Aller, zou ! Au boulot, les Francophones !
De cengopon
C'est tout bon | 17H52 | 19/12/2007 |
C'est pas grave. Le tout est de ne pas se laisser mener en bateau par de mauvais navigateurs pour lesquels trop de ports sont grands ouverts. Et l'age du capitaine n'a rien a voir la dedans (au risque de faire un grand flock, heu, flop). ; -)
De glandais
17H55 | 19/12/2007 |
Et heureusement !
Après avoir connu une demi décennie de monopole d'Internet Explorer, notre bien aimé web n'en est pas ressorti grandi. Microsoft a imposé ses contraintes, ses formats, son mode de fonctionnement au « 4ème pouvoir ».
Si aujourd'hui Firefox a réussi à monter à 25% de pdm en Europe, ce n'est pas avec l'aide des intégrateurs. Ceux-ci sont déjà tellement occupés à faire de la lèche à Microsoft pour avoir des tarifs réduits de licence qu'ils ne cherchent surtout pas à le froisser.
Opera essaye cette semaine de porter plainte contre ce monopole, la réaction de Microsoft est ubuesque : « Nous pensons qu'inclure un navigateur dans le système d'exploitation profite aux utilisateurs. Les utilisateurs et fabricants de PC restent cependant libres de choisir le navigateur qu'ils souhaitent employer […] Par ailleurs, Internet Explorer est une partie intégrante de Windows depuis plus de 10 ans et il prend en charge de nombreux standards du Web. Nous collaborerons s'il y a des problèmes à ce sujet. » [http://www.neteco.com/88814-microsoft-repond-plainte-opera.html]
Et je ne crois pas que l'UE est capable d'imposer quoi que ce soit, ou alors des énormes amendes comme lors du procès concernant le lecteur multimedia.