Coup de tonnerre ? Ou coup de bluff ? Comme l'a annoncé mercredi soir le site du Nouvel Obs, le trio de tête du groupe Le Monde a présenté sa démission au conseil de surveillance. Pierre Jeantet, président du groupe, Bruno Patino, vice-président, et Eric Fottorino, directeur du quotidien, n'ont pas du tout apprécié le refus de la SRM (Société des rédacteurs du Monde) de voter le budget 2008 du Monde.fr. Refus annoncé dans la matinée par un mail envoyé aux rédacteurs. La direction a donc brandi la menace d'une démission collective pour imposer le plan d'économies voulu par les actionnaires.
Siphonner la trésorerie du Monde.fr ou le développer ?
Derrière cet argument, une réalité comptable et un partage des pouvoirs internes au groupe de presse. Commençons par les chiffres. D'abord un endettement massif -150 millions d'euros- résultat de la politique d'acquisition de Jean-Marie Colombani qui, en dix ans, a racheté tous azimuts (de Télérama au Midi Libre). Or, le tonneau des Danaïdes reste aujourd'hui le quotidien papier. Après des pertes de 4 millions d'euros en 2006, le journal devrait accuser un déficit de 5 millions cette année.
Cette situation commence à agacer les actionnaires. La nouvelle vache à lait du groupe, sa filiale interactive LeMonde.fr (propriété à 66% du groupe et à 34% de Lagardère), est donc l'objet d'un vaste marchandage. Certains veulent siphonner sa trésorerie, d'autres au contraire souhaitent miser à plein sur le développement de cette activité en pleine expansion. Le basculement des investissements publicitaires du papier vers les pixels est désormais chose acquise pour les actionnaires.
Tout cela dans une ambiance « un peu pourrie » de l'aveu de nombreux journalistes, masquant un vrai clivage entre les deux rédactions, comme le résume l'un d'eux :
« Il y a un débat à l'intérieur de la société des rédacteurs depuis longtemps. LeMonde.fr irrite un certain nombre de rédacteurs. Ils ont l'impression qu'ils utilisent la marque Le Monde pour faire des choses pas conformes à la marque. Ils ne respectent pas les prérogatives des journalistes du Monde, par exemple lorsqu'un rubricard voit apparaître sur le site des infos qui viennent d'agence. C'est un vieux contentieux qui amène une partie de la rédaction à trouver qu'ils bénéficient de conditions trop favorables. »
Lors du dernier conseil de surveillance, la mission assignée au trio directorial a été ainsi définie : prendre des « mesures afin de réduire les pertes en 2008 » et présenter un « ensemble d'actions visant à atteindre ultérieurement un équilibre durable ». En clair, il faut faire des économies, partout et par tous les moyens. Y compris en envisageant la mise en place d'un plan social ouvert aux 1600 salariés du groupe. Une perspective que la SRM est prête à accepter, mais pas à n'importe quel prix.
Objectif de l'opération : « faire sauter » la SRM
D'après un journaliste, l'objectif de la démission collective serait en réalité de faire sauter la Société des rédacteurs, détentrice d'un droit de veto sur la nomination du président du groupe :
« C'est un rapport de force qui s'est engagé. D'un côté, la direction veut faire exploser la SRM en la faisant désavouer par l'ensemble des salariés, quitte à lâcher un peu de leste sur le plan social. De l'autre côté, la SRM veut bloquer le budget, ce qui bloque également le financement du plan social et empêche pour l'instant les licenciements. »
Pour tous, cette crise est aussi la manifestation de la volonté farouche de l'actuel président du conseil de surveillance, qui sait par ailleurs ses jours comptés, de saborder la SRM. « Alain Minc cultive un puissant venin contre la SRM, parce qu'ils ont eu la peau de Jean-Marie Colombani et qu'ils veulent aussi l'éjecter. » La bête noire de Minc s'appelle Jean-Michel Dumay. Le président de la SRM est décrit comme « combatif » dans le bras de fer qui l'oppose à la direction. Minc veut obtenir la tête du journaliste. Résumé par un vieux routier de la rédaction, cela donne :
« La SRM les fait chier, en publiant par exemple les hausses de salaire qu'ils ont demandées pour 2008, alors même qu'il est question d'entamer un plan social. C'est inacceptable. En fait, c'est une affaire politique autour des questions suivantes : quelles sont les compétences du directoire et des actionnaires ? “
Dans le plan d'économies présenté par Pierre Jeantet, la direction n'a pas caché la perspective de recapitaliser le groupe. Ce qui, mécaniquement, diluerait un peu plus le poids de la SRM et de ses alliés, descendant alors sous la barre des 50%.
Ce jeudi, une Assemblée générale d'information doit permettre à la SRM de prendre le pouls de la base. Sachant que personne n'a intérêt à aller à l'affrontement. Si elle devient effective, la ‘démission collective’ aura lieu le 4 janvier 2008 à minuit, entraînant soit la nomination d'un autre directoire, soit d'un administrateur judiciaire. Mais aucun des protagonistes ne souhaite arriver à une telle extrémité. Comme le dit une fine plume : ‘Celui qui bouge le premier sera en position de faiblesse.’
Guillemette Faure, Julien Martin et David Servenay



















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De napakatbrax
23H06 | 19/12/2007 |
Des référendums ouverts au peuple, des votes ouverts aux salariés, voire même aux journalistes, maintenant ? ! Non mais on aura tout vu ! C'est quoi cette mode de tout faire voter par les gens d'en bas…
Halte au sketch ! Sarkozy avait annoncé qu'il ne ferait pas voter la consitution par référendum, Minc & Co devraient s'en inspirer…
Ouste !
; -)
http://lesmots.freelatitude.net
De prisme
22H26 | 19/12/2007 |
Bonjour !
Et vous , comment êtes vous organisés à Rue89 ?
cordialement .
à prisme
De David Servenay
Rue89 | 23H33 | 19/12/2007 |
De quel point de vue ?
à David Servenay
De prisme
11H28 | 20/12/2007 |
Et bien : avez - vous une société de rédacteurs , qui décide de la ligne éditoriale , avez - vous des actionnaires ( warf ! ) ce genre de choses… Comment les journalistes de Rue89 se sont garantis leur liberté rédactionnelle ?
Peut - être y a t-il déjà un sujet dans les archives là dessus ? Pouvez vous nous donnez le lien ?
De Avril
22H43 | 19/12/2007 |
« La direction démissionne »
Vous voulez dire qu'ils partent, qu'ils ne mettrons plus jamais les pieds au journal, que promis-juré et craché, on ne les reverras plus, et qu'ils vont chercher de ce pas un autre travail ? Ah ouais ?
à Avril
De jack burton
10H24 | 20/12/2007 |
Non, non, ne vous inquiétez pas pour ces braves dirigeants et pour leur avenir. Ils ne sont pa à la rue. Ils démissionnent juste démissionné des différents conseils de surveillance du groupe. Par contre ces messieurs restent respectivement :
-Pierre Jeantet : directeur de la publication ,
-Bruno Patino : directeur du monde.Fr
-Eric Fottorino : le directeur du quotidien
Donc pas d'inquiétude
à jack burton
De Avril
16H39 | 20/12/2007 |
Aaah ! le journal de référence garde ses nombreux directeurs qui sont partis. D'ailleurs je parie qu'un démissionnaire va bientôt être promu. La baraka, quoi. On a eu chaud.
Dites, « comité de surveillance », ça fait pas un peu bizarre pour un journal ? d'ailleurs qui surveille qui et pourquoi, pourriez m'éclairer, jack, vous qui semblez affranchi ?
De maniack
22H58 | 19/12/2007 |
quitte à lâcher un peu de leste sur le plan social
…social qui heureusement ne pèse pas lourd puisqu'il est de moeurs légères.
De Caribou99
23H05 | 19/12/2007 |
Le premier qui bouge a perdu mais le premier qui fait sauter l'autre a gagné…
en somme le Monde joue aux mikados !
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H14 | 19/12/2007 |
And the winner is… les lecteurs ?
Puisse cette démission collective n'être pas un coup à la « retiens-moi Madeleine » et annoncer la vraie fin définitive et sans retour des années Colombani !
(Au fait, elles leur auront coûté combien, les années Colombani, au quotidien de révérence vespérale ? )
à thierry reboud
De Ben Hamel
01H24 | 20/12/2007 |
Quelles fins des années colombani ? il faut se renseigner, il est parti maintenant, une nouvelle direction est arrivée, une nouvelle stratégie, une nouvelle vision. 6 mois et déjà une remise en question pour d'obscures questions de pouvoir, de risques de perte d'influence. Ce n'était plus les années colombani. Après ça, ce ne sera peut être plus les années du Monde.
à Ben Hamel
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 10H19 | 20/12/2007 |
Soit,soit, vous avez raison… Je parlais d'un esprit qui, lui, semble bien n'avoir jamais vraiment quitté la tête du directoire. Un esprit de révérence, précisément. Demandez donc à Dumay ce qu'il en pense…
De EricRost
Technicien | 23H20 | 19/12/2007 |
De toute façon, si la direction démissionne, celà veut dire plus de direction, donc plus de dirigeant. Un Bateaun qui n'as plus de capitaine est un bateau qui coule. Si plus personne de dirige les salariés, l'entreprise peut couler. J'ai l'impression que l'on discute de moins en moins dans ce pays, mais qu'on cherche toujours l'épreuve de force qui n'est bon ni pour la salarié, ni pour la direction.
Alors au lieu de toujours se braquer l'un contre l'autre, essayer avant de discuter en laissant tombé vos petits bourdins et de se retrouser les manches en essayant chacun de son coté de vers un pas pour que ce journal ne disparaissent.
Un journal qui disparait est une sources d'information en moins et des chomeurs en plus
De NELEPHANT
23H34 | 19/12/2007 |
@Eric Rost :
Et elle a quelle légitimité, la direction ? Celle de faire le journal ? Celle des bouclages à pas d'heure ? Celle de l'engagement envers l'information ? Celle de la déontologie journalistique ? Ou seulement d'avoir la « confiance » de cette fraction du Conseil de surveillance qui se dénomme elle-même « cercle de la raison », mais qu'on devrait plutôt appeler « cercle de l'argent » ? Parce que, comme journalistes,à part Fottorino, hein…..(et encore ! Quel nain à côté de Beuve, de Fauvet, ou de Passeron ! ).
La direction du Monde me rappelle irrésistiblement la réflexion que Bertolt Brecht prêtait en 1953 au Politburo du SED : « Puisque le peuple ne nous convient pas,dissolvons-le et élisons en un autre » .
De PierreAdrien06
23H55 | 19/12/2007 |
Le journal le monde est comme le parti socialiste, à la dérive…
Moi tout simplement je peux lire la presse de droite et de gauche ! ! !
j'évite de lire toujours la même musique, sinon l'on devient livresque…
J'ai horreur qu'un journaliste me dicte ses idées, ici comme à libé ou sur les échos.
A Cuba tu n'as pas de choix, on t'apprend à lire rapidement, et toute ta vie tu liras les mêmes idées ! ! ! du Fidel…
Bye bye et bonne soirée
à PierreAdrien06
De dédelcroix
étudiante en Sciences Sociale et E... | 00H30 | 20/12/2007 |
ce n'est pas parce qu'un journal n'est pas de droite qu'il est de gauche Le Monde est toujours catalogué journal de gauche mais il est indéniable que sa position s'est neutralisée. Et il ne s'agit pas de lire des journaux de différents bords certains sont mieux écrits que d'autre plus spécialisés que d'autre mais ici le probleme est de résoudre le déficit du journal papier qui est selon moi un bien trés précieux et appréciable.Je suis lectrice depuis prés de 3 ans du Monde et autres journaux (courrier international,les echos,libération,..) et le fait que la lecture papier se perde est vraiment déplorable les jounaux sur internet sont bien mais je trouve qu'ils permettent plus de compléter les informations je suis une fidèle du mode papier et le probleme du monde est un probleme de cohésion et de solidarité entre la rédaction papier et virtuel,problemes d'actionnaires qui veulent encore régir l'interieur sans penser aux pertes culturelles et emplois.Les journaux vivent grace aux journalistes aux articles de bonne qualités aux presses à toutes les équipes et non pas la direction soumise aux pressions des actionnaires. il ne faut pas laisser le virtuel et les finances nous priver de la culture de la presse francaise qui je trouve trés riche.Sans cela les générations futures ne seront plus aussi critiques face à trop de sources plus ou moins officielles, bien qu'il existe des sites d'information honorables et de source sures développé par des professionnels il y a sur internet des sources tout ce qu'il y a de plus douteuses et la presse écrite papier permet selon moi de régulariser tout ca.Certes Le monde connait aujourd'hui une crise mais cela n'est pas la cause des rédactions mais la pression du profit. Pourquoi toujours favoriser le capital financier au capital humain ?
à dédelcroix
De André Dupneu
chef du contentieux | 15H43 | 20/12/2007 |
Ce n'est que mon avis.
Le Monde, sous Colombani-Minc, avait cédé aux sirènes catho et bien-pensantes. Gage sans doute pour mettre la main sur La Vie Catholique ? (tellement acheté dans les chapelles de l'hexagone que c'en était une, de bien belle affaire, L'EVC…).
Mais voilà. En plus de dégâts éditoriaux et commerciaux, il a fallu qu'il vide les caisses en arrosant ses convives. Un corse n'aurait pas fait m(aff)ieux.
Et puis faut aussi vous rappeler qu'en 2005, l'un des thèmes du groupe Bilderberg était la mise au pas des organes de presse et de l'information, avec initiatives de régulation tous azimuts du Net. Inutile de vous préciser qui a participé à cette noce chez les petits bourgeois, aux côtés du directeur du Figaro, c'est aisément vérifiable sur la toile…
Mais le mot de la fin du hic arrive tranquillement : les meubles du maître tombent en morceaux, se désintègrent. La noce touche à sa fin.
Mes plus vifs encouragements à la SRM et ses journalistes, sur la voie, difficile mais ô combien noble, qu'ils ont empruntée : )
à dédelcroix
De PierreAdrien06
16H16 | 22/12/2007 |
Le monde tu plaisantes ou quoi ,
Il n'a pas toujours été de gauche ou tu es très jeune.
Sur internet ! ! ! trop de censure hélas, tu peux prendre exemple ici.
C'est les mêmes qui se font du pognon sur tout ce qui amène à leur grandeur.
Après libé tu fondes Rue 89.
Les lecteurs seuls les font vivre, et si crise il y a c'est qu'ils sont mauvais de chez pas bon.
Bonnes fêtes
à PierreAdrien06
De jack burton
13H52 | 20/12/2007 |
Et en France, on apprends aussi que les communistes, le couteaux entre les dents, irons manger tes enfants. Ce qui n'est pas forcément pratique.
Vous avez déja essayé de macher un couteau entre les dents, vous ?
De Salaves
Métallo | 00H20 | 20/12/2007 |
Le mieux c'est quand les journalistes n'ont pas d'idées, au moins on se prends pas le chou. C'est plus facile à lire.
En général la presse, on la laisse libre quand elle ne représente plus de danger pour les pouvoirs en place, quand elle ne risque plus d'être le vecteur de ce qui pourrait être une autre pensée contestataire du pouvoir en place.
Au USA ce n'est pas Cuba, mais on lit quand même que des m… et tout le monde est sur le même registre et joue la même partition, alors les comparaisons… Et quand on regarde les plus forts tirages des presses allemandes ou anglaises, faut pas trop être difficile avec les contenus.
Ici même la presse dites de gauche vit grâce au fric du capital. A part quelques titres comme Politis en hebdo et Alter-éco comme mensuel. Le reste ce n'est que des tirages confidentiels.
De zx600
01H39 | 20/12/2007 |
qu'un grand groupe type Lagardère rachète le Monde, qu'il assume sa transformation en bulletin de liaison des élites médiatiques et politiques, et baste !
assez du style pontifiant et des idéologies mal assumées d'un journal qui est loin d'être la référence qu'on nous vante
si Alain Minc, le conseiller des puissants, était aussi doué qu'il le dit, ce journal ne perdrait pas de lecteurs et ne serait pas éternellement en pertes…
De jissé
Ingé retraité | 04H52 | 20/12/2007 |
Bonjour.
Pour en savoir plus allez sur le site …. du Figaro .. Le seul à se réjouir. N'ayant pas encore compris qu'il est dans le même bateau ..
Il y a belle lurette que TOUTE la presse quotidienne française, « internet » ou « papier » (hormis le « Canard » - qui n'a pas de site - et « Marianne », mais ce sont des hebdos) est « AUX ORDRES ».
La preuve ?
Je me FOUS des amours de Naboléon, passées, actuelles ou futures. Mais pendant dix jours black-out total sur le départ de sa dulcinée départ que l'on pouvait suivre jour par jour … dans la presse suisse (La Tribune de Genève).
Le dit « black-out » allant jusq'à censurer IMMEDIATEMENT le fait de mentionner la tribune de Genève ou simplement les trois lettres « TdG » dans une « réaction ». (Sites du N.O. - en contradiction avec sa propre « règle du jeu » ou de Libé)
Je n'y vais plus …
Rue89 et la presse étrangère francophone - voir anglophone - mais là je « rame » un peu (The Independant).
« Quand on manque de “papier” il ne faut pas être dans la M ? ? ? ? “
Bonnes fêtes à tous ..
De Thierry Catrou
06H23 | 20/12/2007 |
Le Monde est en crise, Libération est en crise, Le Figaro est en crise… La presse écrite est en crise…. La France est en crise, l'Europe ne va guère mieux et je ne parle ni du climat, ni de l'environnement. Que faire ? Si pour reprendre la célèbre formule de Lénine nous n'avons d'autre horizon que de nous préparer à une nouvelle révolution je crains qu'elle ne soit d'une autre ampleur.
à Thierry Catrou
De kassis01
09H01 | 20/12/2007 |
Les journaux sont en crise parce que les journalistes ne font pas leur boulot correctement. Il suffit de lire les dépêches AFP sur Yahoo ou Orange pour connaître le contenu des journaux. Qui plus est, en France on travaille à l'autocensure. Tout est convenu, c'est le monde de la pensée unique. Les journalistes sont au journalisme ce que la musique militaire est à la musique. Quel journal a repris l'info sur le salaire de ministre de l'intérieur de notre Président ? Quel journal n'a pas fait la pub de l'Iphone ? Quel journaliste ne reprend pas le terme « prise en otage » pour qualifier les grêves ?
Le pouvoir médiatique n'existe pas à partir du moment où il est à la solde des grands capitalistes. La direction du Monde a démissionné tant mieux. Maintenant, Le Monde va pouvoir faire son métier.
De skalpa
actif et militant ? | 06H51 | 20/12/2007 |
Au moins, il y a truc qui marche pour le monde, c'est le post.fr…
Ce joyeux fourre-tout « informatif » qui va de la Star ac à des brûlots révolutionnaires en passant par des clips et des dépêches AFP…
De parousnik
07H44 | 20/12/2007 |
Libé, les échos, le monde… Curieux cette valse lente de la presse toujours plus désinformante…et toujours plus endettée, comme le trou de la sécu qui aussi disparait puis réapparait aux grés d'intérêts rarement en rapport avec le sujet malade…mais ou va donc cet argent qui creuse des trous abyssaux ?
De Clarence
09H08 | 20/12/2007 |
Bonjour.
Que la rédaction du Monde souhaite conserver ses prérogatives me semble tout à fait légitime (au vu surtout des résultats des décisions de stratèges aussi brillants qu'Alain Minc qui ont conduit le Monde là où il en est, et dans un contexte où ce sont, partout, des Minc qui « gouvernent » aujourd'hui les journaux -même si ça n'est pas partout avec la même morgue).
Pour le reste, nous savons bien : Internet, les gratuits, la crise de la pub, etc…
Ceci étant, et au-delà de tout ça et, dans le cas précis du Monde, de la politique hasardeuse conduite par Minc (bis), Colombani, et consorts, il faudrait aussi que, peut-être, les rédactions s'interrogent enfin sur les contenus.
Comment s'étonner de la fuite du lectorat, quand Libé n'est plus qu'un clône du Monde, qui copie le Figaro, qui répète ce que dit France2, qui relaie Tf1, qui est à l'oral ce que le Parisien est à l'écrit ! ?
Est-ce en changeant la typo tous les ans (Le Monde) ou en proclamant qu'on va désormais faire un journal optimiste (Libé) que le problème sera résolu ?
Il est symptomatique que les articles qu'on qualifiait naguère d'articles « de fond », et les quelques analyses un peu poussées, sur quelque sujet que ce soit, soient désormais « parquées » dans des sections bien étanches des quotidiens nationaux (« Rebonds » à Libé, « Opinions » au Monde), comme si tout le reste du journal avouait ainsi, en quelque sorte, son manque d'intérêt et d'imagination.
Et, accessoirement, sa servilité.
De country skinner
vive les commentaires libres | 09H21 | 20/12/2007 |
Un journal qui disparait est une sources d'information en moins
Oui sauf que ce n'est plus un journal (à part sa périodicité). Je ne lis plus le Monde, ni Libe, ni les Echos. Ca fait trop de papier pour ma consommation hygienique. Accessoirement je fais aussi des économies. Quand il n'y a plus de journalistes, mais des rédacteurs aux ordres, il n'y a plus de raisons qu'il y ait encore des lecteurs
à country skinner
De Iris2
11H35 | 20/12/2007 |
Tout à fait d'accord avec vous.Je me suis désabonnée du Monde pendant la présidentielle,mais j'ai encore la faiblesse de lire Les Echos qui,au moins,est un journal honnête,ne cachant pas sa couleur libérale,mais neutre quand il s'agit de politique,et,pour le reste, il y a ce site ! Je signale que Les Echos est(encore ? )très rentable car de qualité.
De FreddySpow
10H16 | 20/12/2007 |
En parallèle à tout vos commentaires, il me semble bon de rappeler que la crise entre les 2 rédactions papier et pixel du Monde est l'immanquable réplique de toutes celles qui ont lieu dès qu'un support de presse traditionnel (du redacteur au livreur en passant par le fabriquant de papier, le fabriquant de l'encre et les rotatives, bref la « chaine de fabrication ») se double d'un support qui brule l'essentiel de ces étapes, que ce soit un site web ou une radio.
Pour ma part, ayant vécu de très près la grande époque de la PQR qui montait ses radios et du gachis qui en a suivi, je ne peux m'empecher de sourire (tristement) face au spectacle de la vieille fracture qui perdure.
Les tensions qui s'en suivent quasi systematiquement entre la base traditionnelle et les rédacteurs new-techno obéissent à tout un tas d'interets profondément entremelés où la « culture » et la « déontologie » journalistiques servent souvent de pretexte…
Alors si l'on rajoute la perversion de l'actionariat au systeme déja périlleux de cette cohabitation, nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge…