Rue89 s’est procuré la lettre adressée aux "démissionnaires de fait". Un cas que ne prévoyaient pas les statuts.
Ebranlé par la dissidence des "camarades" ayant cédé aux sirènes de Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste n’a pas pris de pincettes pour les exclure. Des exclusions actées sans délai, en s’affranchissant des statuts ou du réglement intérieur du PS. En témoigne la lettre reçue par l’un d’eux. (Télécharger ci-dessous.)
Conseiller spécial de Fadela Amara au secrétariat d’Etat à la Politique de la Ville, Mohamed Abdi s’est vu signifier son exclusion du parti par ce simple courrier, fin novembre. Sans formalités préalables ni possibilité de recours. La formulation est lapidaire :
"Votre décision à contribuer, en tant que membre de cabinet, […] vous place de fait dans un statut de démissionnaire au regard des statuts et du règlement intérieur du parti."
L’objet de la lettre est plus limpide encore : "Démission". Comme treize autres socialistes entrés au gouvernement en tant que conseillers et ayant reçu le même courrier le même jour, Mohamed Abdi est "démissionnaire" aux yeux du PS.
Un procédé qui n’est conforme ni aux statuts ni au réglement interne du parti. Tout simplement parce que le cas n’avait pas été envisagé. La direction du parti s’est alors arrangée avec les textes existants, ce que reconnaît Phillipe-Xavier Bonnefoy, président du Bureau national du PS :
"C’est la première fois que le Parti socialiste est confronté à ça. On n’a pas de clause spécifique, mais il existe tout un tas de dispositions adaptables."
Pas d’entretien contradictoire
Les litiges de la sorte se règlent normalement devant la Commission des conflits, composée de 33 membres élus tous les trois ans en Congrès national ordinaire. L’article 11-9 des statuts affirme :
"Aucune sanction ne pourra être prise sans que les parties aient été convoquées pour être entendues contradictoirement."
Pour se séparer au plus vite des "traîtres", il a donc fallu adapter un des trois "cas particuliers d’exclusion" prévus à l’article 11-19 :
"Lorsqu’un(e) adhérent(e) du parti est candidat(e) à un poste électif pour lequel les instances régulières du Parti ont investi un autre candidat, le conseil national -saisi par l’une des parties en cause- constate que l’indiscipliné s’est lui(elle)-même mis(e) en dehors du parti et le (la) répute exclu(e)."
François Hollande n’a d’ailleurs pas hésité à en faire état à l’adresse de Bernard Kouchner, au lendemain de la nomination de ce dernier au poste de ministre des Affaires étrangères. Peu importe, pour le Premier secrétaire du PS, que les statuts le prévoient expressément ou non :
"Il est exclu de fait aujourd’hui. C’est automatique, comme lorsqu’on se présente contre un candidat désigné par son parti. Bernard Kouchner va être solidaire de ce gouvernement. Il va donc soutenir la droite contre les candidats socialistes aux législatives."
La réelection de Delanoë ne "déplairait" pas à Kouchner
La justification ne manque toutefois pas d’ironie quelques mois plus tard, puisque le même Bernard Kouchner vient d’affirmer dimanche que la réélection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris ne lui "déplairait pas".
Idem concernant Mohamed Abdi, l’un des principaux instigateurs du Plan banlieues, qui sera présenté le 22 janvier et qui pourrait ne pas être très éloigné de la ligne défendue en la matière par le PS, comme le confie Phillipe-Xavier Bonnefoy :
"Son exclusion ne préjuge pas de points de convergences que l’on pourra avoir avec le Plan banlieues de Fadela Amara."
Les socialistes pourraient donc soutenir un texte en partie rédigé par un ancien membre exclu pour divergence politique… Une situation qui ne semble pas les gêner puisque une deuxième vague de "démissions" est prévue : quelques "brebis égarées" avaient été oubliées la première fois.










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L’oeuf ou la poule ???
C’est la victoire de Sarkozy et sa stratégie « d’ouverture » qui fout le bordel au PS ou c’est le bordel au PS qui a poussé Sarkozy à l’Elysée et l’a incité à « ouvrir » son gouvernement aux moutons noirs du PS ???
http://silentbo.blogspot.com
Et les électeurs ils vont les démissioner aussi ?
Oui, le PS les exclut, et alors? Nous allons peut-être les plaindre ?
Le PS ne leur envoie pas de lettres, n’y met pas de formes, dites-vous, et alors? Ces personnes ont discuté avec les militants et l’appareil du PS avant d’aller à la soupe chez Sarkozy ? Elles ont envisagé les conséquences collectives de leurs actes?
Si ces personnes de l‘« ouverture » ne sont pas contentes, qu’elles aillent se plaindre aux Prud’hommes (des Partis) après avoir demandé des conseils à leur chère collègue de la Justice… Kouchner copine si volontiers avec elle devant les caméras. Elle lui indiquera le Tribunal le plus proche de son domicile (quoique.. sait-il encore qui il est et où il habite?)
Il y a longtemps que le PS aurait dû exclure ces personnes dont Danièle Mitterrand dit, non sans justesse, qu’elles n’étaient pas de gauche. Elle est bien placée pour le savoir… elle qui a pris son indépendance dès le deuxième septennat de son cher François.
Franchement, il s’agit, au mieux, d’un non-évènement, qui interessera certainement la direction du PS, voire les encartés.
Mais est-ce bien là le rôle de rue89, que de savoir si les status du PS prévoyaient la politique d’ouverture de Sarkoko?
ON S’EN FOUT!
Parlons un peu de cette ouverture, et de ces résultats (et absence de). Parlons, de manière systématique, claire, chiffrée autant que possible, des errements du gouvernement. Parlons du fond, pas de la forme. Les statuts du PS, je m’en fous. La promenade de Sarko chez Mickey, encore plus.
Et puis un parti n’est qu’un outil - qu’on arrête de se poser la question de sa refondation, ou de sa politque interne. Mais parlons de ses propositions, plutôt que de dire que le PS est inaudible. Et si vraiment ses idées sont dépassées, ou s’il n’en a plus, qu’il disparaisse. Si les gens ne se reconnaissent plus dans ce parti, qu’ils aillent voir ailleurs: il existe d’autres partis. Et s’ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent, qu’ils en fondent d’autres!
Et que rue89 en parle, de ces autres partis, de ces solutions alternatives; et là aussi, de manière claire, chiffrée, réfléchie, qu’on contredise, qu’on argumente, qu’on s’engueule un peu s’il le faut!
Mais grand dieu qu’on arrête de se poser la question de savoir si les Kouchner & Co tombaient sous le coup de l’article 11-19!!!
Le PS me fait penser à ces fins de banquets ratés où la gueule de bois le dispute au happening ou aux larmes. On ne sait plus trop ce qu’on dit ni ce qu’on fait là. Il y a les tonitruants de la petite phrase qu’on a vite fait d’oublier, les empâtés de la langue qui ne peuvent même plus articuler parce que ça leur donne envie de vomir, les acharnés du tango qui s’essoufflent entre pas en avant et pas en arrière, les vieux ramollos qu’on n’écoute même plus ce que leurs pauvres mains racontent.
Il y a ceux qui s’écartent discrètement de la sauterie, ceux qui y restent parce que rien ne leur convient mais qui adorent critiquer, ceux qui cherchent vainement le menu qui les a incité à venir, ceux qu’on voudrait bien à l’orchestre mais qui ne veulent pas monter sur l’estrade, ceux qui pousseraient bien la chansonnette mais qu’on a assez entendu, les nostalgiques d’on ne sait trop quoi, les avachis, les disparus qui ont fini les fonds de verre, et, enfin, les exclus que les videurs propulsent au grand air.
Ils manquaient au tableau ceux-là. Mais il suffisait d’attendre. Sarko l’a rêvé. Hollande l’a fait.
Même dans ses fantasmes les plus fous Notre Seigneurie (NS) n’aurait jamais osé rêver d’un tel champ de ruine pour asseoir et booster l’UMP.
Je ne comprendrai jamais notre PS national. Apres une telle défaite, l’objectif est clair: pour gagner il faut un seul leader, tres tot pour que lopinion le voit, une seule ligne, une machine, un projet. Ce qui nempeche pas des tensions éviemment. mais cela est une nécesité. Or que vois je??? Le congres est pour fin 2008, et le parti vire tt des dissidents qui auront une expréience du pouvoir. Le parti continu a régler des comptes. A la fin des présidentielles, pouruqoi na til pas convoqué une réunion extraorddinaire, fais le point, virer toutes les mouvances dextreme gauche qui ont contribué a faire perdre Royal car certains projets (SMIC a 1500, soutien a la demande quasi exclusivement, diabolisation des entreprises et de la droite et du centre) apparaisaient non réalistes pour l’opinion. Au lieu de ca, quavons nous? Tjrs les consensus mous, tjrs ces blaireaux de Fabius, Mélanchon, Emmanuelli, Bartelone qui, chauqe, jour, contribue a préparer la future défaite de 2012. Virons les, rapprochons nous du centre, établissons un projet cohérent en tous points, comme les autres PS deurope!!!!! Que nous apporte la posture gauchiste sinon l’échec: cest l’ump qui fait les réformes. Au moins, a l’étranger, les PS les font ces réformes. Soyons pragmatiques: plutoit que detre ds lopposition, choisisoons le pouvoir!!!