TRIBUNE 16/12/2007 à 15h24

Le traité de Lisbonne respecte les valeurs de la gauche


Le fait que la ratification du traité de Lisbonne ne va pas donner lieu à un référendum ne veut pas dire que le débat ne doit pas avoir lieu. Il est en effet regrettable que la question du référendum sur la ratification du traité de Lisbonne éclipse le débat sur le contenu du traité.

Il vaut ainsi peut-être la peine de rappeler que le traité de Lisbonne est considéré comme une victoire de l'Europe sociale. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est tant détesté au Royaume-Uni. Voici donc ce que propose d'amender le traité de Lisbonne sur la question de la lutte contre les discriminations et les droits sociaux, sur les questions économiques ainsi que sur ses propositions pour résorber le déficit démocratique de l'Union :

I - L'Union lutte contre les discriminations et protège les droits sociaux

En premier lieu, le traité de Lisbonne propose que les objectifs de l'Union incluent la lutte contre toutes les discriminations. Parmi ces discriminations, on trouve la nationalité, le sexe, la race ou l'origine ethnique, la religion ou les convictions, l'handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle : c'est l'article 10 du TUE (Traité sur l'Union européenne amendé par le traité de Lisbonne).

Sur la question du chômage et de l'exclusion sociale, on peut remarquer que le traité de Lisbonne suggère :

 » ... que l'Union prenne en compte les exigences liées à la promotion d'un niveau d'emploi élevé, à la garantie d'une protection sociale adéquate, à la lutte contre l'exclusion sociale ainsi qu'à un niveau élevé d'éducation, de formation et de protection de la santé humaine. » Article 9 du TFUE (Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne, modifié par le traité de Lisbonne)

Beaucoup regardent le fait que traité de Lisbonne reconnaisse clairement l'existence juridique de la Charte des Droits Fondamentaux dans l'Article 6 TUE comme une grande victoire de l'Europe sociale. Rappelons que la Charte affirme que :

 » Tout travailleur a droit à une protection contre tout licenciement injustifié, que tout travailleur a droit à des conditions de travail qui respectent sa santé, sa sécurité et sa dignité ainsi qu'à une limitation de la durée maximale du travail et à des périodes de repos journalier et hebdomadaire, ainsi qu'à une période annuelle de congés payés. »

Dans le même temps, il faut aussi noter que le traité de Lisbonne propose que l'Union reconnaisse et promeuve le rôle des partenaires sociaux (Article 152 TFUE).

Pour finir sur ce volet social, le traité de Lisbonne offre la possibilité d'assouplir la saisine de la Cour de Justice par un individu ou une personne morale. En effet, le traité propose que :

 » Toute personne physique ou morale [puisse] former (…) un recours contre les actes dont elle est le destinataire ou qui la concernent directement et individuellement, ainsi que contre les actes réglementaires qui la concernent directement et qui ne comportent pas de mesures d'exécution. » (Article 263 TFUE)

C'est une décision qui n'est pas dénué d'importance vu que de nombreux recours ont été refusés car les requérants n'étaient pas concernés directement. Or, on trouvait parmi eux des fonctionnaires et des syndicats.

II - Une économie au service de tous

Alors que le Parti Socialiste vient de faire son Bad Godesberg en reconnaissant l'efficacité de l'économie de marché, il n'est pas vain de regarder le volet économique du traité. On peut tout à fait arguer que l'objectif de l'Union sur l'économie est compatible avec la nouvelle doctrine du Parti Socialiste. En effet, le traité de Lisbonne imposerait que l'Union :

 » ... Oeuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. » (Article 3 TUE)

On peut aussi noter que l'objectif de l'Union, présent dans le TCE et tant décrié, d'avoir une « concurrence libre et non-faussée » est remisé en tant qu'objectif des politiques de l'Union européenne et non plus comme objectif de l'Union. En d'autres termes, la concurrence ne serait plus une fin en soi. Cet objectif a une nouvelle formulation par rapport à celle que l'on trouvait dans le TCE. Le traité de Lisbonne affirme ainsi que : le marché intérieur (…) comprend un système garantissant que la concurrence n'est pas faussée (Protocole sur le marche intérieur et la concurrence).

Rappelons que l'objectif d'une concurrence libre et non-faussée est, par exemple, de permettre de poursuivre les supermarchés qui font des ententes de prix, des entreprises comme Microsoft qui occupent une position dominante ou comme des opérateurs téléphoniques qui se mettent d'accords sur leurs tarifs.

Le contre-argument est connu, cette politique de concurrence libre et non-faussée ne serait qu'un outil pour démanteler les services publics nationaux. Or que dit le traité de Lisbonne sur le sujet ? Et bien le traité donne une personnalité juridique aux services d'intérêt économique général (SIEG) :

  • Le rôle essentiel et le large pouvoir discrétionnaire des autorités nationales, régionales et locales pour fournir, faire exécuter et organiser les services d'intérêt économique général d'une manière qui réponde autant que possible aux besoins des utilisateurs ;
  • La diversité des services d'intérêt économique général et les disparités qui peuvent exister au niveau des besoins et des préférences des utilisateurs en raison de situations géographiques, sociales ou culturelles différentes ;
  • un niveau élevé de qualité, de sécurité et quant au caractère abordable, l'égalité de traitement et la promotion de l'accès universel et des droits des utilisateurs, (Article 14 TFUE ; Protocole sur les services d'intérêt général).

Ce protocole a été introduit suite aux pressions des Pays-Bas qui refusaient que la Commission démantèle son système public de logements sociaux. Il ne fait aucun doute que l'inclusion dans les traités de ce protocole devrait rendre bien plus ardue, la tâche de « démanteler les services publics » .

III - Une Union plus démocratique

L'aspect démocratique de l'Union se trouverait aussi renforcé par le traité de Lisbonne. En effet, le traité de Lisbonne propose que le Parlement européen devra élire le (ou la) Président(e) de la Commission après consultation avec le Conseil et le Parlement sur le choix du candidat (Article 14 TUE).

De plus le traité de Lisbonne propose l'introduction d'un mécanisme qui permettrait aux parlements nationaux de faire avorter les propositions de la Commission si elles ne respecteraient pas le principe de subsidiarité. Dernier point, le traité de Lisbonne introduit la possibilité d'un droit d'initiative citoyenne. Ce droit offre la possibilité à :

 » Des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif d'États membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application des traités. » (Article 11.4 TUE)

Voilà, c'est le document, brut, tel qu'il est proposé. De mon point de vue, il ne fait aucun doute que ces exemples démontrent que le traité présente des avancées réelles sur les questions sociales, économiques et démocratiques complètement compatibles avec les aspirations de la gauche continentale européenne.

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  • Gotch
    • Posté à 17h50 le 16/12/2007

    Rien que la Charte des droits fondamentaux est un piège pour nous français, et à l'avenir pour d'autres : le principe fondamental de la laïcité est vraiment mis à mal par l'article 10 du chapitre II :
    1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.
    En France, manifester en public sa religion par l'enseignement n'est pas autorisé. Le voile est interdit à l'école, ce qui est un bien pour l'égalité devant l'enseignement et l'enseignant.

    Plus subtilement, le principe fondamental de la liberté devient un droit octroyé, ce qui est tout différent :
    Article 6, « Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. »

    Autre cas de litige, ramener la référence à la Gauche au parti socialiste est pour le moins osé, le PS n'ayant plus guère de rapports avec la vraie gauche ! A ce propos, la référence suprème étant le choix écrit et ratifié de l'économie de marché, libre et sans contraintes, ce choix est funeste en ce sens qu'il interdit tout changement. Les contraintes liées à la dégradation de l'écologie mondiale vont pourtant devoir assez vite (le plus vite serait le mieux) rendre totalement caduc ce choix ! En tout état de cause, faire passer le commerce sous toutes ses formes avant la promotion des humains et d'une vie décente pour tous est déjà une aberration définitivement inacceptable.

    Ce sont des exemples pris pour leur exemplarité, il y en a bien sûr beaucoup d'autres.

    • ThomasLefebvre
      ThomasLefebvre répond à Gotch
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 20h06 le 16/12/2007

      1) Sur la Charte qui serait « un piege » pour « nous Francais » et mettrait fin a l'éducation laique : ce passage de la Charte ne fait que reprendre le texte de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales, signée en 1948 ( ! ) et qui n'a jamais remise en cause la laicité francaise.
      Lien

      Et Le Conseil constitutionel dans sa décision n° 2004-505 DC du 19 novembre 2004 sur le TCE rappelait que la meme chose. Lien

      2) La liberté deviendrait un droit...fondamental grace a la Charte des...Droits Fondamentaux.

      3) « faire passer le commerce sous toutes ses formes avant la promotion des humains et d'une vie décente pour tous est déjà une aberration définitivement inacceptable. » Ce que dit le traité est pourtant clair : l'economie au service des citoyens. Quelle alternative proposez-vous ?

      • Gotch
        Gotch répond à ThomasLefebvre
        • Posté à 06h04 le 17/12/2007

        L'économie n'est pas au service du citoyen, c'est l'Etat qui a cette charge ! L'économie n'a pas à figurer ainsi partout dans un traité général. La concurrence libre et non faussée n'est qu'un leurre, puisque ce sont les groupes internationaux qui gagnent toujours, face à l'initative individuelle ou des petits groupements de personnes. Il suffit de remarquer tous les jours le combat perdu d'avance du commerce de proximité, face aux énormes centrales d'achat qui dictent LEUR loi aux producteurs et fournisseurs... Seul un Etat ou un groupe d'Etats peut justement peser utilement pour empêcher ce déséquilibre. Bien entendu, dans ce cas la concurrence n'est plus « libre et sans contrainte », mais c'est pour le bien des citoyens !
        Quant à la laïcité, jusqu'à présent la charte fondamentale n'était pas contraignante, désormais si ce texte passe, seules les décisions des Cours de justice européennes, adossées à ces principes, seront le dernier recours. Je vous laisse présager la suite...

         
        • ThomasLefebvre
          ThomasLefebvre répond à Gotch
          Auteur(e) de l'article
          • Posté à 09h28 le 17/12/2007

          « L'économie n'a pas à figurer ainsi partout dans un traité général. » Ou, precisement et pourquoi, la mention de l'économie dans le traité de Lisbonne vous dérange-t-elle ?

          Si on inscrit les principes de défence du commerce de proximité dans le traité, on ne va qu'augmenter le nombre de référence a l'économie, nan ? (Si c'est le nombre d'occurences qui vous dérangent).

          De nombreux groupes internationaux ont été condamnés ou empechés de developper leurs stratégies grace au principe de concurence libre et sans non faussée. Et puis, la concurence libre et non-faussée ne veut pas dire concurence libre et sans contrainte, hein !

          Sur la Charte, encore une fois, la meme déclaration a été signée par la France depuis 1948 sans conséquence pour la laicité en France.

          • Network 23
            • Posté à 16h49 le 17/12/2007

            « De nombreux groupes internationaux ont été condamnés ou empechés de developper leurs stratégies grace au principe de concurence libre et sans non faussée. »

            Vous avez beaucoup d'exemples d'ententes illégales et de cartels obscurs qui ont été démantelés grâce à des décisions de justice ?

            Combien d'ententes illégales existent dans l'ombre pour une ou deux affaires découvertes ?

            John K. Galbraith, pas franchement un gauchiste, se moquait dans « L'économie en perspective » de ceux qui affirmaient l'existence possible et réelle de « concurrence libre et parfaite », en soulignant la consubstantialité des cartels au libre jeu des forces du marché. Dans le même temps, d'ailleurs, il affirmait (laissons-lui la responsabilité de cette déclaration) que de tels quasi-monopoles n'étaient pas forcément nuisibles pour l'économie. En tout cas, elle s'en accomode depuis plus d'un siècle, et ça ne fait que se renforcer (5 multinationales pour 80% du marché du disque, Sony, Bertelsman, etc., par exemple...)

            • ThomasLefebvre
              ThomasLefebvre répond à Network 23
              Auteur(e) de l'article
              • Posté à 17h00 le 17/12/2007

              Vu les resources actuelles de la Commission, on ne peut pas attendre qu'elle dementele tous les cartels obscures.

              Pardonnez moi d'avoir la faiblesse de croire que les monopoles sont nuisibles aux consommateurs.

              • Network 23
                • Posté à 19h53 le 17/12/2007

                Vous admettez donc, à demi-mot, que les ententes illégales risquent bien de demeurer, traité ou non... C'est un peu comme le droit du travail, on peut avoir le plus beau droit du travail, sans inspecteurs pour le faire respecter, ça ne reste qu'à l'état de belles déclarations d'intention !

                Quant au monopole, je vous accorde le bénéfice du doute en croyant que vous avez oublié de lire la parenthèse « laissons-lui la responsabilité de ses affirmations ». Cette déclaration de Galbraith a néanmoins le mérite de bousculer un dogme un peu vite reçu, bien que loin de moi soit l'idée qu'il est bon pour la musique que 4 multinationales s'en partage le marché !

                • ThomasLefebvre
                  ThomasLefebvre répond à Network 23
                  Auteur(e) de l'article
                  • Posté à 20h41 le 17/12/2007

                  « Vous admettez donc, à demi-mot, que les ententes illégales risquent bien de demeurer, traité ou non... C'est un peu comme le droit du travail, on peut avoir le plus beau droit du travail, sans inspecteurs pour le faire respecter, ça ne reste qu'à l'état de belles déclarations d'intention ! »

                  Non je pense que la lutte contre les ententes illegales vont se renforcer. Les moyens mis a disposition de la Commission ne vont pas lui permettre de diligenter des enquetes dans tous les « carteles obscures. »

                  • Network 23
                    • Posté à 01h44 le 18/12/2007

                    Lipietz a, quant à lui, une position + nuancée sur cette question des monopoles, bien qu'il reste, comme toi, plutôt optimiste... Lien

                • OSA
                  OSA répond à Network 23
                  Optimiste maladif
                  • Posté à 13h49 le 18/12/2007
                  • Internaute
                    Optimiste maladif

                  « C'est un peu comme le droit du travail, on peut avoir le plus beau droit du travail, sans inspecteurs pour le faire respecter, ça ne reste qu'à l'état de belles déclarations d'intention ! »

                  C'est on ne peut plus vrai. Doit-on en conclure que le droit du travail ne sert à rien, et doit donc être supprimé ? Ou plutôt, pour parfaire l'analogie, qu'il n'aurait jamais du être mis en place ?

                  Ce traité (aucunement simplifié, passons) ne doit pas être pris comme LA solution à tous les problèmes de France et d'Europe (cessons d'oublier nos voisins, au passage...), mais bel et bien comme un point de départ. Pour la suite, il faudra une action politique (que le traité est justement censé permettre).

              • CHOCO MOUSSE
                CHOCO MOUSSE répond à ThomasLefebvre
                ,merci de votre attention
                • Posté à 17h06 le 18/12/2007
                • Internaute
                  ,merci de votre attention

                Epargnez nous vos erreurs de jugement et d'orthographe ! Qui ne sont pas des fautes de frappe dûes au speed ou à la passion ou au compteur qui tourne au cybercafé ! Mauis de vraies fautes de français. Déjà vous n'avez aucin arguments, en plus vous sabotez deux maigres phrases.

            • jeclaude33
              jeclaude33 répond à Network 23
              • Posté à 18h46 le 17/12/2007

              Quand on voit la politique que mène Sarko, il serait bien étonnant de trouver dans ce mini traité qu'il nous a concocté beaucoup de social ; tout pour l'économie de marché, oui..Beaucoup disent, que c'est le même en plus condensé, qui croire en fait ?

              • ThomasLefebvre
                ThomasLefebvre répond à jeclaude33
                Auteur(e) de l'article
                • Posté à 19h02 le 17/12/2007

                Si vous croyez que c'est Sarko qui a écrit, lui, tout seul, sans les autres Etats membres, le traité de Lisbonne, c'est que vous etes tres receptif a la stratégie de com » du président.

              • CHOCO MOUSSE
                CHOCO MOUSSE répond à jeclaude33
                ,merci de votre attention
                • Posté à 17h08 le 18/12/2007
                • Internaute
                  ,merci de votre attention

                Qu croire ?
                Et bien toi mon jean claude !
                Tu vas à la biblio ou tu restes sur ton internet et tu vas chercher les deux traité et tu compares ! Tu verras ! L'info, c'est tout simple !

        12 autres commentaires
      • Alice77
        Alice77 répond à ThomasLefebvre
        • Posté à 18h59 le 17/12/2007

        Avertissement : La ratification du traité de Lisbonne écrase par le Parlement et sans référendum écrase une des dernières miettes de démocratie de la France. Mais, selon, T.L. il « faut » un débat. CQFD : T.L. Veut un débat. Ceci est son exorde. Il veut que son contenu soit par lui « analysé », rappelle que le traité de Lisbonne est considéré (par qui ? ) comme une victoire de l'Europe sociale (les sans abris de 2007 apprécieront le qualificatif).T.L. nous dit (d'où tient-il ces informations ? Du MI5, de Blair, de Gordon Brown, des faux travaillistes au pouvoir depuis 15 ans en GB, des Ecossais, des Irlandais, des Gallois, de la Reine d'Angleterre ? Du Prince Charles peut-être ?
        T.L. fait peu cas de l'emmanchement, de la couture de ses phrases : en effet, il attelle follement (lapsus révélateur paragraphe 2 de son « introduction », la lutte : contre la discrimination et les droits sociaux. (Désolée cher Thomas… ! )
        Le traité pond des amendements sur les questions économiques et se targue de réduire le déficit démocratique. Voyons cela, Thomas, à la loupe.
        1/ Discriminations et protections des droits sociaux :
        Il parait que l'Europe discrimine :
        *selon la nationalité : une nationalité européenne ou extra-européenne ? Si c'est une nationalité européenne, la protection existe déjà, si c'est une non européenne, le droit positif européen et ou national s'applique. Donc pas la peine d'en retirer ou d'en rajouter. Si la police française, allemande, italienne a envie de mettre dehors les Rom (qu'avant on appelait Tziganes), les africains, les chinois, les japonais, je ne vois ce que l'Europe vient faire dans cette affaire.
        * le sexe : touts les dispositifs concernant les discriminations existent déjà depuis au moins 30 ans (vers 1978) et rien n'est fait.
        * la race : nous savons tous que le concept de race est une construction culturelle. Il n'y a pas de race en soi. Nous sommes des êtres humains. La couleur de la peau, la longueur du nez, la crêpure d'une chevelure n'est pas l'indice d'une race quelconque vu que celle-ci n'existe que dans les fantasmes hitlériens, etc.
        * l'origine ethnique : l'origine ethnique ; cher T. L ; ne m'intéresse pas. L'ethnie, tout comme le peuple, est le retour à une conception pré-politique et donc a-politique (sans reconnaissance de la part des ethnies de leur appartenance citoyenne à un état.
        La Charte des droits des minorités, de la défense des langues bretonnes, corses, occitanes, etc. fut mielleusement et hypocritement octroyée par des socialistes à une époque où ils n'avaient rien à offrir. Se fichant du fait avéré que ces lobbies régionalistes, des minorités, de la revendication des langues vernaculaires, des dialectes émanaient le plus souvent d'officines d'extrême droite, de foldingues ne sachant pas par quel bout exister dans un espace national ou européen où tout le monde se fiche de l'identité de l'autre, ce qui à mon avis est (était vu que nous l'enterrons) une des plus belles avancées de la République Une et Indivisible. Le droit à l'indifférence. François Bayrou adore cette Charte : pour lui, une identité régionale, c'est une identité tout court. Rock and Roll : je croyais que l'identité d'un être humain se forgeait au fil de ses années, de ses études, de ses rencontres, de ses voyages, de ses choix politiques. Je hais les Corses pour leurs crimes, pour leur façon tout à fait bestiale d'exprimer un : « je suis corse alors tu dégages de chez moi ». De politique là dedans, que dalle. De lutte des classes, jaamis nous ne parlons.
        Religion : oh malheur. Entre le luthérianisme de Merkel et Kohl, le catholicisme de Juncker et Alliot-Marie, les musulmanismes modérés, pas modérés, l'islam, l'islam chiite, pas chiite, sunnite, soufi, salafiste, sénégalais, la scientologie de Sarko, les sectes diverses qui infectent le territoire, passant de l'entreprise à la petite réunion derrière l'autel à la fin de la messe, je dis je vous hais, vous êtes obscurs, obscurantistes, analphabètes comme les ceusses qui lisent leur thème astral avant de partir au boulot, consultent médiums et voyants, font du vaudou (les blancs africains dans les banques françaises en Afrique). La religion, pour moi, c'était fini. Déjà le Créationnisme américains monte en France et des profs ne peuvent faire cours…. Vive les minorités ! Je me fiche des ethnies comme de l'an 40.
        Le handicap (pas « l'handicap », Thomas). Pas creusé la question. Mais le droit positif existe en la matière mais n'est pas appliqué.
        *Sexuelle : que voulez vous de plus que ce que les lois françaises vous octroient ? Un mariage entre homosexuels ? C'est déjà possible. Une adoption aussi. Ce sont des avancées au niveau des mœurs qui n'ont pas à faire l'objet d'une ratification entre 27, bientôt 30 pays européens.

        CHOMAGE ET EXCLUSION SOCIALE :
        Selon vous, le Traité « suggère ». Je préférerais qu'il « dispose que » mais bon… On n'est plus en terrain de droit positif, on est en terre suggestive, magicienne, sans obligations de résultats, de moyens ni rien.
        Que l'Union « prenne en compte » (ne veut rien dire).
        « Les exigences liées à la promotion »…. C'est d'un clair, d'un fuyant, d'un mal écrit, d'une langue de mijaurée. Promotion (substantif à plusieurs sens qui ne veut, dans ce contexte qu'exprimer un non engagement). Je promeus chaque jour la liberté d'expression mais le résultat n'est pas toujours au rendez-vous. Mais enfin ça ne mange pas de pain d'écrire.
        D'un niveau d'emploi élevé… C'est le niveau qui doit être élevé, ou l'emploi qui doit être élevé ? Ou les deux mon général ? ET quel genre d'emploi ? En GB on bosse deux heures par semaine comme serveur et on est rayé de la liste des chômeurs…
        J'eus préféré : L'UE s'ENGAGE à faire travailler ….

        PROTECTION SOCIALE : vu que la France est en train de détricoter tout le système de protection des salariés, de faire des contrats de travail dignes d'esclavagistes Anglais du 19éme siècle, l'Europe peut toujours faire violon et conditions de travail respectables. Elles ne le furent jamais, ne le furent à peu près (convenables) que dans la fonction publique.

        Période de congés payés, de repos journalier et hebdomadaires : pas chiffrées ! On se fout du monde !
        L'UE doit promouvoir (cela recommence avec ce mot valise qui ne veut rien dire, n'engage personne, n'oblige à rien)…. Le rôle des partenaires sociaux… Les syndicats vous voulez dire ? Alors pourquoi ne sont pas proposés des engagements : par exemple celui de ne pas mettre au placard celui qui dans l'entreprise est syndicaliste, syndiqué etc.
        (pas trouvé d'article 152 dans le TFUE).
        Fin du volet social :
        Vous parlez d'article 263 du TFUE : il dispose de ceci :
        Article 263
        Le nombre des membres du Comité des régions ne dépasse pas trois cent cinquante.
        Le nombre des membres du Comité est fixé comme suit :
        Le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission, adopte une décision fixant la composition du Comité.
        Les membres du Comité ainsi qu'un nombre égal de suppléants sont nommés pour cinq ans. Leur mandat est renouvelable. Le Conseil adopte la liste des membres et des suppléants établie conformément aux propositions faites par chaque Etat membre. A l'échéance du mandat visé à l'article 256bis en vertu duquel ils ont été proposés, le mandat des membres du Comité prend fin d'office et ils sont remplacés pour la période restante dudit mandat selon la même procédure. Ils ne peuvent pas être simultanément membres du Parlement européen.
        ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
        Cour de Justice : ben oui ! Bon sang c'est bien sûr ! Déjà que les tribunaux à cause de Dati s'éloignent à toute allure de l'utilisateur, maintenant le mec lambda du fond de son isba hollandaise qui constate un dommage personnel, ou un gardien de troupeau grec va aller devant la cour de justice pour râler contre un préjudice. Déjà que les citoyens français ont une idée extrêmement vague de la justice, et pour la plupart (et oui, Thomas Hollande) ne savent même pas qu'ils peuvent avoir un avocat gratuit et ce que veut dire « prud'hommes… », je dois dire que votre Volet ( ! ,) (quelle terminologie ! ! ! ! ) est plus une volée de d'encre noire digne du plus futé des poulpes méditerranéens, et est une fermeture, un verrouillage à, par exemple, tout le Code du travail français construit depuis des années par une Gauche digne de ce nom, par les communistes, par les syndicats, par les mai 68. Votre gauche socialiste n'a eu de cesse de le démonter : à preuve la disparition de l'autorisation obligatoire par l'inspection du travail des licenciements économiques etc. Mais vous êtes peut-être trop jeune pour vous souvenir de tout cela. Les contrats CES, les baisses du smic escamotées dans des contrats multiples à acronymes solubles dans ma mémoire, les stages de professionnalisation, les stages d'apprentissage sur le terrain sont autant d'atteintes aux droits des salariés, des travailleurs. Votre gauche socialiste a enterré plusieurs avancées sociales et créé du chômage par des moyens autres que ceux de la droite, moins visibles, plus remplis de « bonnes intentions » menant toute à l'enfer économiques que nous vivons actuellement.
        2/ Une économie au service de tous/
        C'est un oxymore. Une antilogie. L'économie n'est pas un groupement d'associations caritatives. Ni la Croix Rouge. Ni Emmaüs.
        Si le Ps a reconnu « l'efficacité de l'économie de marché », c'est son affaire, pas celle de la gauche réelle. Le PS n'est pas un parti de gauche, combien de fois faudra t-il vous le répéter ?
        Croissance économique équilibrée (par rapport à quoi, équilibrée), et côté croissance souvenez vous toujours que la croissance n'a jamais profité aux citoyens. 3% de croissance, ou 1,9% toujours la même affaire. Pas la moindre redistribution à l'horizon… Ou bien c'est préventif (il faut emmagasiner les gains de croissance) ou bien c'est parce que il n'y en a pas. Point barre. Les chefs d'entreprises rêvent d'une législation sans minimum salarial, et grâce au traité ils vont l'avoir, que croyez-vous ? Pourquoi croyez-vous que la droite patronale entrepreneuriales (hyènes esclavagiste oui ! )MEDEF veuille absolument ce traité et pas la gauche de gauche ?
        Economie sociale (comme la TVA sociale : un oxymore).
        Hautement compétitive (jeux olympiques à l'horizon ? ). Jeux olympiques avec la Chine, les US, les Russes, l'Inde ? Et sur le dos de qui ont la fait, c'est croissance hautement compétitive : sur la peau du dos des esclaves prêts à travailler pour trois fois rien pour nourrir leurs enfants et payer le loyer. La spirale infernale est devenue le credo monstrueux qui va tous nous faire tomber dans un Moyen-âge sans la Renaissance après. Ni la palingénésie.
        Aucun engagement sur le plein emploi (on tend au …). Pareil pour le progrès social…
        Un niveau élevé de protection (on l'avait jusqu'à maintenant, çà cause de l'Europe et de la gauche PS on le perd). Qualité de l'environnement… Avec un président fou dingue qui vend des centrales nucléaires partout, qui libéralise la prix du gaz, qui n'interdit pas les 4X4, on n'aura pas du tout de protection environnementale.

        Concurrence libre et non faussée : celui là on l'a depuis 50 ans et jamais ententes furent si solides (voir Thierry breton par exemple qui n'est ni mis en examen, ni condamné, sauf sa société mais mon cher Thomas vous savez qu'une amende aussi énorme soit-elle n'est rein comparé aux bénéfices qu'on a fait en enfreignant la loi). Jamais il n'y eut autant d'ententes. Depuis 1957 plus la nuit des temps ça dure. Et vous croyez que parce que l'article revit à Lisbonne quelque chose va changer. Vous rêvez ?
        Les services publics :
        Ne vous bilez pas, ils sont en pleine déconstruction. Les services d'intérêt économique général n'y pourront rien changer, surtout quand on y ajoute le mot économique. Je ne trouve pas l'ombre de l'idée de ses services d'intérêt machin alors vous peut-être assez aimable pour me signaler à quel endroit ils se trouvent dans le traité.

        Art. 14 : « Sans préjudice des articles 73, 86 et 87 du présent traité et de l'article[I-5][4] du traité sur l'Union européenne, et eu égard à la place qu'occupent les services d'intérêt économique général parmi les valeurs communes de l'Union ainsi qu'au rôle qu'ils jouent dans la promotion de la cohésion sociale et territoriale de l'Union, l'Union et ses Etats membres, chacun dans les limites de leurs compétences respectives et dans les limites du champ d'application des traités, veillent à ce que ces services fonctionnent sur la base de principes et dans des conditions notamment économiques et financières qui leur permettent d'accomplir leurs missions.

        Le Parlement européen et le Conseil, statuant conformément à la procédure législative ordinaire, établissent ces principes et fixent ces conditions, sans préjudice de la compétence qu'ont les Etats membres, dans le respect des traités, de fournir, de faire exécuter et de financer ces services.

        Article 4 du TFUE :
        LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES,
        SOUHAITANT souligner l'importance des services d'intérêt général,
        SONT CONVENUES des dispositions interprétatives ci-après, qui sont annexées au traité sur l'Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union :
        Article 1
        Les valeurs communes de l'Union concernant les services d'intérêt économique général au sens de l'article [III- 122] du traité sur le fonctionnement de l'Union comprennent notamment :
        - le rôle essentiel et la grande marge de manœuvre des autorités nationales, régionales et locales dans la fourniture, la mise en service et l'organisation des services d'intérêt économique général d'une manière qui réponde autant que possible aux besoins des utilisateurs ;
        - la diversité des services d'intérêt économique général et les disparités qui peuvent exister au niveau des besoins et des préférences des utilisateurs en raison de situations géographiques, sociales ou culturelles différentes ;
        - un niveau élevé de qualité, de sécurité et d'accessibilité, l'égalité de traitement et la promotion de l'accès universel et des droits des utilisateurs ;
        Article 2
        Les dispositions des traités ne portent en aucune manière atteinte à la compétence des Etats membres relative à la fourniture, à la mise en service et à l'organisation de services non économiques d'intérêt général.
        Les Pays-Bas ont bien raison de sauvegarder leurs programmes de logements sociaux. Nous, on n'en a pas. Croyez vous vraiment que l'inclusion dans le traité de ce protocole va rendre la l'obligation de construction de logements sociaux en France vaguement effective ?
        Pr ailleurs je ne sais que c'st qu'un service d'intérêt général économique qui va subitement ne plus devenir général car il aura à s'occuper de situations particulières : culturelles, sociales, géographiques. Un oxymore de plus. Une contradiction. (Donnez moi de la morphine j'en ai mal à la tête).
        3/ Pour en finir (moi aussi j'en ai assez, croyez moi) !
        Sic Thomas : le Parlement européen devra élire le ou la président de la Commission après consultation avec le Conseil et le Parlement sur le choix du président. En gros qu“est-ce que cela veut dire : le gars ou la fille sera choisi par le Parlement après s'être consulté lui-même en compagnie du Conseil (des Ministres). Bla bla tout ça pour dire que ce n'est pas à l'article 14 du TFUE. Vous vous trompez et d'article et de règle, je vous laisse le soin de chercher.

        Art 11. 4 du TFUE (selon Thomas) : Article 11 : voilà ce qu'il dit l'article 11
        Les exigences de la protection de l'environnement doivent être intégrées dans la définition et la mise en oeuvre des politiques et actions de l'Union, en particulier afin de promouvoir le développement durable.

        CONCERNANT ENFIN LE PRINCIPE DE SUBSIDIARITE : DANS LE PROTOCOLE 2 :
        Article 3
        Aux fins du présent protocole, on entend par  projet d'acte législatif ‘, les propositions de la Commission, les initiatives d'un groupe d'Etats membres, les initiatives du Parlement européen, les demandes de la Cour de justice, les recommandations de la Banque centrale européenne et les demandes de la Banque européenne d'investissement, visant à l'adoption d'un acte législatif.
        Article 4
        La Commission transmet ses projets d'actes législatifs ainsi que ses projets modifiés aux parlements nationaux en même temps qu'au législateur de l'Union. Le Parlement européen transmet ses projets d'actes législatifs ainsi que ses projets modifiés aux parlements nationaux. Le Conseil transmet les projets d'actes législatifs émanant d'un groupe d'Etats membres, de la Cour de justice, de la Banque centrale européenne ou de la Banque européenne d'investissement, ainsi que les projets modifiés, aux parlements nationaux. Dès leur adoption, les résolutions législatives du Parlement européen et les positions du Conseil sont transmises par ceux-ci aux parlements nationaux.
        Article 5
        Les projets d'actes législatifs sont motivés au regard des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Tout projet d'acte législatif devrait comporter une fiche contenant des éléments circonstanciés permettant d'apprécier le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Cette fiche devrait comporter des éléments permettant d'évaluer son impact financier et, lorsqu'il s'agit d'une directive, ses implications sur la réglementation à mettre en oeuvre par les Etats membres, y compris, le cas échéant, la législation régionale. Les raisons permettant de conclure qu'un objectif de l'Union peut être mieux atteint au niveau de celle-ci s'appuient sur des indicateurs qualitatifs et, chaque fois que c'est possible, quantitatifs. Les projets d'actes législatifs tiennent compte de la nécessité de faire en sorte que toute charge, financière ou administrative, incombant à l'Union, aux gouvernements nationaux, aux autorités régionales ou locales, aux opérateurs économiques et aux citoyens soit la moins élevée possible et à la mesure de l'objectif à atteindre.
        Article 6
        Tout parlement national ou toute chambre de l'un de ces parlements peut, dans un délai de huit semaines à compter de la date de transmission d'un projet d'acte législatif, adresser aux présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission un avis motivé exposant les raisons pour lesquelles il estime que le projet en cause n'est pas conforme au principe de subsidiarité. Il appartient à chaque parlement national ou à chaque chambre d'un parlement national de consulter, le cas échéant, les parlements régionaux possédant des pouvoirs législatifs. Si le projet d'acte législatif émane d'un groupe d'Etats membres, le président du Conseil transmet l'avis aux gouvernements de ces Etats membres. Si le projet d'acte législatif émane de la Cour de justice, de la Banque centrale européenne ou de la Banque européenne d'investissement, le président du Conseil transmet l'avis à l'institution ou organe concerné.
        Article 7
        1. Le Parlement européen, le Conseil et la Commission, ainsi que, le cas échéant, le groupe d'Etats membres, la Cour de justice, la Banque centrale européenne ou la Banque européenne d'investissement, si le projet d'acte législatif émane d'eux, tiennent compte des avis motivés adressés par les parlements nationaux ou par une chambre de l'un de ces parlements. Chaque parlement national dispose de deux voix, réparties en fonction du système parlementaire national. Dans un système parlementaire national bicaméral, chacune des deux chambres dispose d'une voix.
        2. Dans le cas où les avis motivés sur le non-respect par un projet d'acte législatif du principe de subsidiarité représentent au moins un tiers de l'ensemble des voix attribuées aux parlements nationaux conformément au deuxième alinéa du paragraphe 1, le projet doit être réexaminé. Ce seuil est un quart lorsqu'il s'agit d'un projet d'acte législatif présenté sur la base de l'article [III-264] du traité sur le fonctionnement de l'Union relatif à l'espace de liberté, de sécurité et de justice. A l'issue de ce réexamen, la Commission ou, le cas échéant, le groupe d'Etats membres, le Parlement européen, la Cour de justice, la Banque centrale européenne ou la Banque européenne d'investissement, si le projet d'acte législatif émane d'eux, peut décider, soit de maintenir le projet, soit de le modifier, soit de le retirer. Cette décision doit être motivée.
        3. En outre, dans le cadre de la procédure législative ordinaire, dans le cas où les avis motivés sur le non-respect par une proposition d'acte législatif du principe de subsidiarité représentent au moins une majorité simple des voix attribuées aux parlements nationaux conformément au deuxième alinéa du paragraphe 1, la proposition doit être réexaminée. A l'issue de ce réexamen, la Commission peut décider, soit de maintenir la proposition, soit de la modifier, soit de la retirer. Si elle choisit de la maintenir, la Commission devra, dans un avis motivé, justifier la raison pour laquelle elle estime que la proposition est conforme au principe de subsidiarité. Cet avis motivé ainsi que les avis motivés des parlements nationaux devront être soumis au législateur de l'Union afin d'être pris en compte dans le cadre de la procédure :
        (a) avant d'achever la première lecture, le législateur (le Conseil et le Parlement européen) examine si la proposition législative est compatible avec le principe de subsidiarité, en tenant compte en particulier des motifs invoqués et partagés par la majorité des parlements nationaux ainsi que de l'avis motivé de la Commission ;
        2. (b) si, en vertu d'une majorité de 55% des membres du Conseil ou d'une majorité des suffrages exprimés au Parlement européen, le législateur est d'avis que la proposition n'est pas compatible avec le principe de subsidiarité, l'examen de la proposition législative n'est pas poursuivi.
        Article 8
        La Cour de justice de l'Union européenne est compétente pour se prononcer sur les recours pour violation, par un acte législatif, du principe de subsidiarité formés, conformément aux modalités prévues à l'article [III- 365 ] du traité sur le fonctionnement de l'Union, par un Etat membre ou transmis par celui-ci conformément à son ordre juridique au nom de son parlement national ou d'une chambre de celui-ci. Conformément aux modalités prévues audit article, de tels recours peuvent aussi être formés par le Comité des régions contre des actes législatifs pour l'adoption desquels le traité sur le fonctionnement de l'Union prévoit sa consultation.
        Article 9
        La Commission présente chaque année au Conseil européen, au Parlement européen, au Conseil et aux parlements nationaux un rapport sur l'application de l'article [I- 11- ] du traité sur l'Union européenne. Ce rapport annuel est également transmis au Comité des régions et au Comité économique et social.
        CHER THOMAS ? le PS n'a pas la propriété de la gauche. Nous ne sommes pas vos partisans. Ne mélangez jamais le Ps avec la gauche sinon je vous fais copier le TFUE à la main et sans radio. Dans le silence.
        Stoppez s'il vous plait votre propagande. Elle est déplacée au vu des catastrophes prochaines qui sont dans les tuyaux de l'avenir, grâce à votre eléphantes, ces compromis, et la droite française et allemande, fascistes comme il y avait longtemps que.
        Bye,
        Alice

         
        • ThomasLefebvre
          ThomasLefebvre répond à Alice77
          Auteur(e) de l'article
          • Posté à 20h41 le 17/12/2007

          Et bien, qu'est-ce qu'on s'amuse les amis ! Chapeau pour la créativité, j'adore ce passage : « je dois dire que votre Volet ( ! ,) (quelle terminologie ! ! ! ! ) est plus une volée de d'encre noire digne du plus futé des poulpes méditerranéens »

          Merci d'avoir corrigés mes fautes (il en reste, hélas..)

          Et oui, je suis un social traitre sans complexe. Je suis naturellement en complet désaccord avec votre analyse : la création de richesse ne se fait pas systematiquement sur « l'exploitation » mais généralement sur l'interdépendence. Bon, votre modele de croissance, c'est quoi ? Votre solution pour resorber le chomage, c'est quoi.

          Et je persiste a croire que la social-démocratie, c'est la gauche. Pour avoir des hopitaux, des écoles, etc... il faut a la base produire de la richesse et non redistribuer ce que l'on n'a pas.

          • thierry reboud
            • Posté à 21h49 le 17/12/2007
            • Internaute

            Ah ben là, excusez...
            On peut difficilement soutenir, à ce qu'il me semble, que sous les divers gouvernements PS la richesse n'ait pas été produite !
            Où le bât blesse, c'est bel et bien sur la question de la redistribution.
            Pour ce qui me concerne, je peux vous entendre lorsque vous dites que la social-démocratie est une forme de la gauche. Ce dont je voudrais être sûr, c'est que le PS est social-démocrate, précisément. Entendu que, lorsque Strauss-Kahn en invoque le génie, il me paraît qu'il s'agit surtout de justifier sa glissade social-libérale : ce qui n'est tout de même pas pareil...

            Tiens, sur cette question de la social-démcratie, après les lois Auroux, qu'a fait le PS pour renforcer le rôle social (effectivement social) des syndicats ?
            J'ai un trou...

            (Par ailleurs, je trouve que vous répondez peu aux arguments qu'Alice77 vous oppose. Le style est touffu, certes, mais vous devriez pouvoir y arriver, non ? )

            • ThomasLefebvre
              ThomasLefebvre répond à thierry reboud
              Auteur(e) de l'article
              • Posté à 01h29 le 18/12/2007

              Ecoutez, je vais devoir faire un petit break. Ce n'est pas l'envie qui me manque de répondre a tout et a tous (j'y ai deja passé un tres agreable moment) mais j'ai pris un peu de retard sur mon travail. Sur Jospin, rapidement : la gauche plurielle (y'avait pas que le PS, hein ! ) a redistribué (emplois jeunes/35h) autant qu'elle a pu. Avoir une bonne maitrise du budget est aussi une politique de gauche. Et la gauche plurielle aurait du etre fiere de son bilan au lieu de se saborder. Quant au PS actuellement, vous n'etes pas le seul a s'interroger sur sa ligne politique. Mais l'acceptation du marché ne peut qu'etre que bienvenue (50 ans apres Bad Godesberg, quand meme).

              Il existe une difference fondamentale entre moi et Alice : je ne crois pas dans la lutte des classes. Alors, la pureté marxiste, c'est intellectuellement stimulant, cela donne une superiorité morale certaine qui rassure mais cela ne me convainc pas. Et comme je ne crois pas dans la lutte des classes, tout ce que je vais écrire va etre anéanti par Alice car je vais passer pour un monstre-social-traitre-vendu-a-la-droite.

              Juste un point quand meme sur les minorités. Alice argue que les minorités n'existent pas. Je l'invite a faire un tour en Roumanie et d'observer le sort des Roms.

              • Alice77
                Alice77 répond à ThomasLefebvre
                • Posté à 18h42 le 18/12/2007

                Putain je n'ai jamis dit que les minorités n'existaient pas ! Vous ne comprenez rien à rien !
                J'ai dit qu'il était hors de question de dionner un traitement particulier aux minorités. Elles doivent être traitées comme la majorité. Ne pas se constituer en groupe àethnique, qui est le retour à une identité a-politique, pré-politique. Genre peuple. Les PEUPLES. Vous n'avez pas remarqué, espèce de perroquet, qu'on n'arrête plus de parler de PEUPLES ! LES PEUPLES EUROPEENS !
                Nous sommes des Etats, des Nations, nous sommes des citoyens. Nous sommes de êtres humains politiques.

          • C. Creseveur
            C. Creseveur répond à ThomasLefebvre
            D'actualité, de dessin surtout
            • Posté à 22h36 le 17/12/2007
            • Internaute
              D'actualité, de dessin surtout

            La social démocratie a procédé au démantèlement de nos service publics. La social démocratie a commencé le travail que les ultra libéraux rêvaient de faire sans trop de casse.
            La social démocratie à l'oeuvre on la voit encore avec DSK au FMI : elle licencie !
            Si c'est comme ça que vous produisez des richesses, chapeau !

            Le problème avec la social démocratie, c'est qu'elle fait la même chose que la droite, mais qu'elle croit sincèrement qu'elle est de gauche.

            • thierry reboud
              • Posté à 22h55 le 17/12/2007
              • Internaute

              C'est là que je ne vous suis pas : ce qui a causé ce que (manifestement) nous jugeons être des dégâts, c'est la dérive des social-démocrates, et la dérive libérale.
              Ce n'est pas parce que Strauss-Kahn s'intitule, abusivement me semble-t-il, social-démocrate que nous devons le croire sur parole. (Sans compter que ce serait bien la première fois que je le croirais ! )

          • Network 23
            • Posté à 01h01 le 18/12/2007

            On touche enfin au fond du problème ! ! !

            N'est-il pas hilarant de voir un traité constitutionnel fixant les bases de l'Europe du 3e millénaire fixer pour principal objectif, art. 3, « une croissance économique équilibrée et [...] la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement » ?

            Le plein emploi ? Le « développement durable » ? La « croissance économique équilibrée » ? « Une économie sociale de marché hautement compétitive » et en plus alliée avec des préoccupations environnementales ? On se demande ce qu'ont fumé les gars qui ont rédigé ce tract ! ! !

            Retour au Club de Rome version 1970s ?

            Le plein emploi... ça laisse rêveur...

            ...à l'heure où même en France, pays où les CDI étaient la norme, les contrats précaires, intérimaires sont désormais la règle.

            ...quand les stages, les périodes de chômage, les contrats « aidés », etc., font désormais partie de la vie de chacun.

            ...quand on écoute les économistes nous dirent que le plein emploi appartient à une époque révolue, celle du fordisme & du taylorisme.

            Ca fait songer, tout ça, quand on se dit que peut-être, « travailler moins pour vivre plus », ca serait pas une plus mauvaise chose !

            Et c'est bien triste de voir que certains prônent toujours la croissance comme impératif n°1 de nos sociétés, sous prétexte que, demain ! enfin ! nous aurons construit le paradis des travailleurs, où chacun consommera selon ses envies ! ! !

            Triste de voir que le « workfare » devient la norme, que la véritable création d'idées, de lien social, d'espaces culturels, se fait hors du temps de travail payé, et que cette véritable production intellectuelle, affective & sociale n'est pas rétribuée et ne le sera pas tant qu'on prone le « plein emploi » comme utopie à réaliser en 2007 !

            Comment voulez-vous qu'on s'intéresse à une constitution qui prône comme valeur n°1 la croissance & le travail ?

            Alors que les mêmes qui l'ont rédigé nous serinent depuis 20 ans qu'il faudra s'habituer au chômage de masse, qu'il faut goûter au « risque » dans la société néo-libérale (version MEDEF de Foucault - sic ; L. Parisot : « l'amour est précaire, alors pourquoi pas la vie ? »), mais qu'il vaut mieux faire peser le poids de cette précarité sur tous les intermittents, du spectacle aux travailleurs sociaux, à ceux de la recherche et à ceux du bâtiment ?

            • ThomasLefebvre
              ThomasLefebvre répond à Network 23
              Auteur(e) de l'article
              • Posté à 01h37 le 18/12/2007

              « Et c'est bien triste de voir que certains prônent toujours la croissance comme impératif n°1 de nos sociétés, sous prétexte que, demain ! enfin ! nous aurons construit le paradis des travailleurs, où chacun consommera selon ses envies ! ! ! »

              Tu le réduis comment le chomage sans croissance ? Je pose cette question a tous mes potes altermondialistes et j'ai jamais eu de réponse (ah si, faut construire des maisons isolés en bois, on m'a dit une fois...l'un des rares secteurs ou vraiment il n'y a pas de chomage). Dans la campagne de Bové, il n'y avait rien mais absolument rien sur le chomage.

              • Network 23
                • Posté à 02h17 le 18/12/2007

                Tu réponds à côté de la plaque, encore une fois.

                La question n'est pas tant de « réduire le chômage par la croissance » puisque, croissance ou pas, on réduit le chômage « grâce » à la précarisation de nos vies !

                La question est comment sortir d'une adoration du Dieu Travail & de son grand Corollaire Adjoint la Croissance.

                Soit dit en passant, la revendication d'un revenu minimum universel est prônée aussi bien par la gauche que par un certain Milton Friedmann, mais on sait bien que la « concurrence pure & parfaite » ne vaut que pour les livres d'économie, certainement pas pour les politiques, Washington DC, Bruxelles, Londres ou Paris.

                • ThomasLefebvre
                  ThomasLefebvre répond à Network 23
                  Auteur(e) de l'article
                  • Posté à 02h21 le 18/12/2007

                  Euh, ca veut dire que le chomage, comment le faire disparaitre, tu t'en moques ?

                  • Le Yéti
                    Le Yéti répond à ThomasLefebvre
                    yetiblog.org
                    • Posté à 07h37 le 18/12/2007
                    • Internaute
                      yetiblog.org

                    Non, on ne s'en moque pas ! Il y a des des tas de postes à fournir. Le problème est que la plupart le sont dans les services publiques, secteurs jugés non rentables par le système néo-libéral privé.

                    Dans le système néo-libéral, la seule porte de sortie est la divine croissance, sorte de folle fuite en avant qui met notre planète en grand danger. De plus, dans les pays occidentaux ultra-riches que nous sommes devenus, la croissance est en Lien, un vieux souvenir moribond qui nous pousse doucement mais sûrement vers Lien.

                    • ThomasLefebvre
                      ThomasLefebvre répond à Le Yéti
                      Auteur(e) de l'article
                      • Posté à 10h54 le 18/12/2007

                      Ok, on le finance comment le service public sans croissance ?

                      • léo solo
                        • Posté à 14h08 le 18/12/2007

                        Comment ils étaient financés en 46 ?

                        • ThomasLefebvre
                          ThomasLefebvre répond à léo solo
                          Auteur(e) de l'article
                          • Posté à 14h45 le 18/12/2007

                          Vous etes nostalgique du niveau des services publics de 1946 ?

                          • Jean Bavederage
                            • Posté à 16h23 le 18/12/2007

                            « nostalgie “, n'est-ce pas de la mauvaise foi.

                            J'l'ai plutot compris comme une référence au fait qu'en 1946 l'europe, et la france était en ruine,
                            Et pourtant il y avait du fric pour financer les services public.

                            • ThomasLefebvre
                              ThomasLefebvre répond à Jean Bavederage
                              Auteur(e) de l'article
                              • Posté à 16h46 le 18/12/2007

                              Il venait d'ou le fric ? Qui donnait des emprunts a la France...pour une perspective de croissance... ?

                      • CHOCO MOUSSE
                        CHOCO MOUSSE répond à ThomasLefebvre
                        ,merci de votre attention
                        • Posté à 17h16 le 18/12/2007
                        • Internaute
                          ,merci de votre attention

                        En période croissance, (3% c'est peu mais bon...) on le démantelait. En période d'inexistante croisssance, on le démantèle. Vous avez vous cela où, qu'il n'y a plus de pognon ? Vous êtes dans les comptes de la Nation ? Vous ne comprenez pas que c'est pure intox de l'Europe ? Qui a des euros comme jamais ? Vous ne comprenez pas, pourtant god knows que je n'arrête pas de le répéter depuis des semaines sur ce site, vous ne comprenez donc pas que l'Europe veut des unités REGIONALES. Veut des coopérations régionales TRANSFRONTALIERES. VEut des minorités et des peuplades partout dans ces régions et ainsi nous aurons une Europe hérissées de droits et libertés et il sera si facile de régner, ayant divisé, morcelé, détruit. Veut abolir une partie de la construction ancienne. rop de gauchistes encore qui traîent dans les couloirs, trop de communistes, trop de nostalgie malsaine pouir la marché. Table rase. On efface tout. On réalise le rêve de Merkel : la plus grande puissance mondiale.
                        Et Fisher Joshka, et Kolh sont ravis, eux qui nous berçaient de poignées à Mitterand et Chirac et qui rêvent d'une hégémonie douce allemande qu'on leur a refusé pendant deux guerres... Vous êtes d'une naïveté ! Lisez Thomas Schnabel !
                        Baladez vous sur les sites européens officiels. Allez voir les cartes des régions...

                        • Jean Bavederage
                          • Posté à 18h46 le 18/12/2007

                          « Veut des coopérations régionales TRANSFRONTALIERES. VEut des minorités et des peuplades partout dans ces régions et ainsi nous aurons une Europe hérissées de droits et libertés et il sera si facile de régner, ayant divisé, morcelé, détruit. »

                          L'institut de Locarn est aussi sur cette longueur d'onde... Et l'institut de Locarn c'est la Davos breton

                  • Network 23
                    • Posté à 15h36 le 18/12/2007

                    Encore 1 fois à côté de la plaque. Que disent les économistes ?

                    Que le plein emploi est un rêve du passé.

                    Alors pourquoi inscrire le retour au plein emploi comme objectif principal de la Constitution européenne ? A part pour faire de beaux mots ?

                    Tu voudrais me faire croire que l'alternative, c'est croissance + plein emploi ou pas de croissance + chômage.

                    Or, ce que nous avons, c'est un peu de croissance & beaucoup de précariat.

                    Le chômage, le néo-libéralisme a résolu le problème ! Il nous met tous au précariat, que l'on bosse dans la fonction publique ou pas.

                    Dès lors, le chômage, dans nos sociétés, avec toutes ses nuances (stages non payés, contrats d'apprentissage, intermittence, agences d'intérim, temps partiel, etc.), est une donnée de fait de la majorité de la population.

                    Ce n'est pas le chômage qui est le plus triste - certains s'accomodent très bien de ne plus aller bosser à l'usine, ne t'en déplaise ! C'est la misère et la précarité dans laquelle nous sommes plongés dès lors qu'on ne navigue pas dans les hautes sphères de notre société.

                    L'emploi à vie ? Travailler 12 heures par jour jusqu'à la retraite, pour des prunes ? Oui, si c'est ça que t'appelles faire « disparaître le chômage » (par un coup de baguette magique, sans doute), et bien, je m'en moque !

                    Il est bien triste de voir toute une frange de la gauche, notamment au PS, partager la même valeur Travail que notre cher président.

                    J'ai d'autres notions de l'activité, de la création, de la production intellectuelle, matérielle, sociale et affective, que celles recouvertes par l'emploi salarié, surtout quand celui-ci fait de nous des « working poor ».

                    • ThomasLefebvre
                      ThomasLefebvre répond à Network 23
                      Auteur(e) de l'article
                      • Posté à 16h52 le 18/12/2007

                      Vive le chomage, c'est génial ! Dans quel monde parallele ou perpendiculaire vis-tu ? J'habite dans une région ou on a le plein emploi et ou la pauvreté diminue. Personne ne regrette le temps ou le chomage etait a plus de 20%. Tu preferes quoi, un chomage a 20% en Espagne comme il y avait 20 ans ou un chomage a 8.5% comme aujourd'hui (avec la gauche au pouvoir, au passage) ?

                      Etre de gauche cela veut dire donner les opportunités pour SORTIR de son exclusion sociale. Cela ne veut pas dire se maintenir dans l'exclusion sociale...

                      • Network 23
                        • Posté à 18h56 le 18/12/2007

                        Entre un chômage à 20% et un chômage à 8,5% et 50% de précarité, je vois pas la différence, sorry mate !

                        Svp arrête de délibéremment mésinterpréter les propos d'autrui (du style « vive le chômage ! », « le mur de Berlin c'était mieux pour toi ? », etc.), tu ne fais que te décrédibiliser, ce qui n'est pas pour donner du crédit à ta tribune beaucoup plus posée que tes commentaires.

                        • ThomasLefebvre
                          ThomasLefebvre répond à Network 23
                          Auteur(e) de l'article
                          • Posté à 19h54 le 18/12/2007

                          Ah ouais, faire un débat posé en commencant tes messages en écrivant « completement a cote de la plaque ! » En faisant du trolling et copier-collant des textes vachement longs. En m'accusant, implicitment, de cautionner les noyades a Gibraltar. Sans rire, qu'est-ce que tu esperes ? Tu trouves que le chomage c'est mieux que d'avoir un travail. Donc, vive le chomage ! Va jusqu'au bout de tes idées.

                    • Alice77
                      Alice77 répond à Network 23
                      • Posté à 18h31 le 18/12/2007

                      Entièrement d'accord avec vous.

              • Alice77
                Alice77 répond à ThomasLefebvre
                • Posté à 18h34 le 18/12/2007

                Vous n'avez toujours pas remarqué que la croissance, c'est foutu ?
                Vous n'avez pas remarqué que même en temps de croissance, le chômage ne chôme pas.
                Vous n'avez pas remarqué que le capitalisme a trouvé mieux que l'homme, la femme, pour faire de la maille ? La maille elle-même qui fait travailler la tune ?

                • Claude PELLETIER
                  • Posté à 20h06 le 18/12/2007

                  …… faire de la maille ?

                  J'ai dû m'absenter de France une siècle ou deux, je ne comprends même plus la langue !

                  • thierry reboud
                    • Posté à 22h46 le 18/12/2007
                    • Internaute

                    Des thunes, du flouze, de l'artiche, de l'oseille, du jonc, des pépettes, de la braise, de l'auber, de l'osier, des caillasses, de la galette, des picaillons, du fric, du pèze, du pognon, de la fraîche, des pascals... Eh merde, non, pas des pascals ! On est passé à l'euro !

          • CHOCO MOUSSE
            CHOCO MOUSSE répond à ThomasLefebvre
            ,merci de votre attention
            • Posté à 16h43 le 18/12/2007
            • Internaute
              ,merci de votre attention

            Persistez très cher, votre texte était bourré de fautes... D'erreurs juridiques. D'erreurs d'articles. Vous ne connaissez pas le droit européen.C'est vraiment que le TFUE, c'est vraiment pour les nuls.
            Bonne chance dans votre vie,
            The Used
            * votre réponse est d'un manque de créativité total mais après plusieurs années passées au PS, normal. La langue de bois use le palais.

            • ThomasLefebvre
              ThomasLefebvre répond à CHOCO MOUSSE
              Auteur(e) de l'article
              • Posté à 16h54 le 18/12/2007

              Mais encore ?

              • Alice77
                Alice77 répond à ThomasLefebvre
                • Posté à 18h30 le 18/12/2007

                Vous en voulez encore ? Allez voir Dati... Elle est très dominatrice. Pas moi. Vous me faites rire !
                Au fait, on ne vous a demandé de pondre votre article totalement merdique. Débrouillez vous, vous êtes un homme, que diable !
                Alice

          • Alice77
            Alice77 répond à ThomasLefebvre
            • Posté à 18h39 le 18/12/2007

            Vous êtes comme Sarko, c'est sa phrase : décomplexé, sans complexe. Vous êtes un chiard de droite. Vous êtes sans scrupule.
            J'adore que vous m'ayez attirée dans cette conversation post it not : j'ai trouvé la plainte à adresser à la cour des Justice. MErci à vous. Bon vent, à Hong Kong peut-être aussi trouverez vous assez stupide pour vous écouter. C'est plein de beaufs français affairistes comme vous. Qui pensent yatchs, clim », grosses monnaie, cigare et haïssent les fonctionnaires.
            C'est Comme Sarko : quand on ne peut avoir, financièrement et intellectuellement, Sharon Stone, Julia Roberts, ou Charlize Theron, on va chez les pauvres, on se paie une anorexique sur le retour pour faire yeche BHL et R.E.
            Le coq est roi sur son fumier. Ou est votre poluette à vous ?

        • Valéry-Xavier Lentz
          Valéry-Xavier Lentz répond à Alice77
          Employé
          • Posté à 08h25 le 18/12/2007
          • Internaute
            Employé

          Il se trouve qu'en France, la gauche c'est le PS. On peut le regretter compte tenu de son archaïsme idéologique et de la facilité avec laquelle ses leaders cèdent au terrorisme intellectuel de l'extrême-gauche mais c'est ainsi.

          Tout ce que l'on peut espérer c'est que les socialistes français se ressaisiront et sauront de rénover afind e rejoindre sans complexe la grande famille de la social-démocratie européenne en rompant définitivement avec les lubies marxisantes. Pour l'instant ce n'est pas encore gagné.

          Sur le fond, bravo à Thomas pour cet excellent article.

          • Jean Bavederage
            • Posté à 09h36 le 18/12/2007

            Il n'y a que les gens de droite et du PS (pléonasme) pour définir le PS comme étant de gogoche.

          • CHOCO MOUSSE
            CHOCO MOUSSE répond à Valéry-Xavier Lentz
            ,merci de votre attention
            • Posté à 16h47 le 18/12/2007
            • Internaute
              ,merci de votre attention

            Valéry-Xavier... !
            Thomas a appelé ses potes à la rescousse.
            La gauche en France s'incarne toujours par les libertaires, le PC, la LCR, LO.
            Pauvres de vous. Vous n'y connaissez rien en droiut européen. En plus de votre ignorance politique et littéraire à s'endormir d'un ennui rouge sang.
            Je suis ravi d'avoir Alice77 pour copine de blog. Décidément elle est plus rafraîchissantes que vos posts de frustrés de la plume et de la politique apparemment.
            A bas l'Europe, à bas Merke, à bas Sarko...

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