On en parle souvent comme d'une longue maladie. Voir une maladie grave. Une maladie dont on ne prononce pas le nom facilement. Le cancer. La maladie qui fait peur, honte, tâche. Qui n'a pas dans sa famille ou dans ses relations une personne dans ce cas ?
Il y a quatre ans, on m'a diagnostiqué un cancer du sein. Un cancer qui aujourd'hui touche une femme sur huit. Mon monde s'est écroulé et je suis rentrée dans un univers où l'on parle de mammectomie, de chimiothérapie, de marqueurs et de radiothérapie. A la souffrance des traitements s'est ajoutée celle de vivre avec un corps de plus en plus faible et celle d'être soudainement ignorée par une partie de mon entourage.
Pendant neuf mois, j'ai dû apprendre à vivre au ralenti et à supporter des traitements extrêmement fatigants. Et à entendre des phrases comme : mais le cancer du sein, ça se guérit bien. Mais tu as l'air en forme. De nos jours, ça se soigne bien. Ils ont fait des progrès, etc. En effet, ça se soigne, mais à quel prix. Etant absorbée par un boulot très investissant, je mettais sur son compte la fatigue que je traînais depuis plusieurs années, allant de médecins en médecins qui me soignaient pour le stress, mais la cause était autre.
Le diagnostic étant fait tardivement, par hasard, par une dermatologue, il fallait m'opérer dans les dix jours. Il fallait attendre plus longtemps dans le public, option que j'aurais préférée. On m'a conseillé une filière dans le privé, avec les meilleurs spécialistes. J'ai été très bien soignée. Car j'avais une bonne mutuelle. J'ai croisé une coiffeuse qui avait aussi un cancer du sein, mais pas de mutuelle. Elle continuait à travailler, debout et vacillante, pour payer son loyer.
J'ai eu, à chaque chimio, des piqûres pour soutenir les globules blancs -de l'EPO- qui m'aidaient à vivre » presque » normalement. Des piqûres à 600 euros. Comme j'en parlais à la kiné qui faisait des drainages lymphatiques à mon bras qui n'avait plus de ganglions, elle réagit : » Ah, vous participez au trou de la sécurité sociale. » Etait-ce de l'humour ? Oui, les traitements sont chers, c'est aussi un marché juteux pour l'industrie pharmaceutique. Et le cancer progresse, entre autres pour des raisons de pollution, de pesticides, d'amiante etc.
J'ai fait quatre semaines de radiothérapie à Neuilly. Trouver un taxi tous les matins pour aller à ma séance n'avait déjà rien d'évident. En plus, j'étais crevée, ce qui rendait l'attente sur le trottoir difficile. Jusqu'à présent, en France, le cancer est pris en charge à 100%. Avec la franchise médicale, à chacun de ces trajets j'aurai dû payer 2 euros par taxi, soir 80 euros pour 20 allers-retours. A l'épreuve de la maladie, ajouter l'épreuve de la baisse du pouvoir d'achat. Tu es malade, tu te bats pour vivre, mais c'est de » ta faute » , c'est à toi de payer. Où est passée l'idée fondamentale du droit à la santé pour tous ? Je cite l'appel contre la franchise :
» Nicolas Sarkozy, adopte une posture faussement compassionnelle pour annoncer que les franchises serviront à mieux prendre en charge la maladie d'Alzheimer, le cancer et les soins palliatifs. Et pour ce faire, il annonce la mise en place d'un déremboursement de 0,50 euro sur chaque boîte de médicament, chaque acte paramédical (d'infirmier, de kinésithérapeute) et de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à hauteur, dans un premier temps, de 50 euros. Essayant ainsi de faire oublier ses déclarations précédentes sur la nécessaire responsabilisation des malades :
'Je suis également partisan de l'introduction dans des conditions équitables… équitables, j'ose le mot aussi… d'une franchise sur la consommation de soins… Nous parlons d'assurance maladie… Y a-t-il une seule assurance sans franchise ? Non. La question de la franchise c'est pour moi une question incontournable. Elle pourrait être forfaitaire et acquittée chaque trimestre car c'est la seule façon de res-pon-sa-bi-li-ser les patients. Je m'explique : si les dépenses d'assurance-maladie diminuent et donc le déficit diminue, on pourra alors, à la suite du débat au Parlement, baisser le montant de la franchise. Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise.' »
Aujourd'hui je me porte bien. Mais si je voulais prendre un crédit à la banque, en tant qu'ancienne cancéreuse, même guérie, j'aurais droit à des taux plus élevés. Un exemple qui montre que la santé retrouvée n'empèche pas la stigmatisation sociale. En France, le cancer touche un homme sur deux et une femme sur trois. C'est une épidémie industrielle. Le cancer, la santé, la franchise. Nous sommes tous concernés.




















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De marie 75
11H56 | 14/12/2007 |
l'UMP considère les malades comme des bagnoles : ils doivent en passer par une franchise !
C'est répugnant !
Les malades chroniques quelles qu'elles soient, les pathologies lourdes, les handicapés … touds y auront droit ….
Même les plus pauvres touchant l'AAH (allocation Adultes Handicapés) devront payer la franchise !
résultat : les gens se soigneront de plus en plus tard et lorsqu'ils le feront leur « cas » sera beaucoup plus grave !
- Donc … pour « soit disant lutter contre le trou de la sécu » on va l'amplifier. Par contre, on « détaxe » tant d'entreprises et cela personne n'en parle.
- En outre, les mutuelles vont augmenter. Quant aux plus pauvres d'entre nous, ils ne peuvent s'en payer !
- Donc … on va vers des problèmes de santé publique (épidémies …).
- Il faut savoir, par ailleurs, que la CMU est accordée de moins en moins et avec de plus en plus de difficultés donc … même problème (voir site médecins du monde) ; voilà pourquoi on nous affirme que les gens bénéficiant de la cmu seront exemptés…
NOUS SOMMES COUPABLES D'ETRE MALADES ! ! ! !
NOTRE SANTE PUBLIQUE NOUS APPARTIENT !
N'oublions pas que Xavier Bertrand (ex ministre de la santé) est un ancien d'Axa …. Alors que les Mutuelles vivent et la Générale de Santé rachète au plus vite nos hôpitaux publics en voie de faillite.
Les heures supp. des soignants ne sont pas payées.
Le système hospitalier français est au bord de l'explosion (lire l'art. de Pelloux dans charlie de cette semaine).
TOUT EST LIE !
NOTRE SANTE N« ETAIT PAS A VENDRE !
SARKO L'A VENDUE !
à marie 75
De marie 75
14H34 | 14/12/2007 |
N'oublions pas que la « détaxation » des entreprises, l'exonération des charges sociales (heures supp') diminue d'autant les recettes de la Sécu !
N'oublions pas non plus que la Cour des comptes avait suggéré la taxation des « stocks options », au nom de la solidarité…
J'avais oublié de signaler encore tout cela dans mon 1er post. Sorry !
N'oublions surtout jamais que le mot
« solidarité » et « santé publique » …. ne sonne pas UMP !
à marie 75
De jed
22H43 | 18/12/2007 |
NOUS SOMMES COUPABLES D'ETRE MALADES ! ! ! !
merci de clamer cette idée recue, je n'arrive plus à vivre avec le VIH, on va m'enlever mon AAH, parceque je travail pour un ami gratuitement… que puis-je faire ?
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 12H29 | 14/12/2007 |
Au lieu de faire payer une franchise aux malades, n'aurait-il pas été plus juste de négocier avec les labos pour que les médicaments soient moins chers ? Ah ! Pardon ! Faut pas toucher aux grosses fortunes !
De Les Ln au carré
démocrates sociales convaincues | 12H42 | 14/12/2007 |
Moi, ce qui me pose un gros problème dans cette franchise, c'est le fait qu'en plus il y a de plus en plus de précarité dans notre pays. Les gros consommateurs irresponsables dont parles Monsieur Le Président ne font pas partie de cette tranche de la population. Les plus riches, il s'en foutent de payer un peu plus (mais ils savent très bien en profiter quand ils peuvent avoir des ristournes).
Par contre, il faut avouer que la CMU (couverture maladie universelle) comporte de graves failles, par exemple le fait que les patients n'avancent pas l'argent donne l'impression de gratuité… Un des soucis pour les « petites facutures » est le fait qu'il est possible de ne plus avoir la moindre idée de la valeur du soin apporté.
à Les Ln au carré
De Sexus Empiricus
00H50 | 15/12/2007 |
Bonsoir,
Ce que vous appelez « l'impression de gratuité » (à propos de la CMU) produit sans doute une illusion sur le coût réel de la santé. Cette impression peut notamment donner lieu à des abus infantiles : « c'est gratuit, donc j'y ai droit, je fais ce que je veux ». Effet sans doute pervers.
Mais dans quelles proportions ? Les bénéficiaires de la CMU abusent-ils davantage du système que d'autres plus sécurisés, plus mutualisés, etc ?
Il me semble que le présupposé général, le parti pris spontané des naïfs est le suivant : moins vous avez d'argent, plus vous abusez. Je grossis le trait, mais la faille que vous dites, n'est-elle pas les « moyens » justement ?
Autrement dit, les uns ont les moyens de jouir de soins, les autres n'en ont pas. Les premiers ne coûtent pas (ils payent le prix), les autres si (ils ne payent pas) : il faut, d'une manière ou d'une autre, faire sentir cette différence, - par toutes sortes d'allégations que je crois, au bilan, mensongères.
Aussi, lorsque vous présentez comme un « souci » ( ? ! ) les « petites factures », je ne comprends pas le « souci ».
Et je comprends encore moins ce terme lorsque vous dites qu'il est ainsi « possible de ne plus avoir la moindre idée de la valeur du soin apporté ». Si tel était le cas, ce serait trop beau : vous croyez que si je vous présente de grosses factures pour avoir réparé, prenons un exemple : votre plomberie ; vous croyez que sur la foi de mes factures, vous aurez une idée de la « valeur » du soin que j'apporte à votre plomberie ?
À indexer la valeur des choses sur des espèces sonnantes ou des chiffres trébuchants sur un écran, je crois que nous faisons fausse route. Lord Henry faisait remarquer à Dorian Gray que « les gens savent le prix de tout, et ne connaissent la valeur de rien ». Aujourd'hui, je serais tenté d'en dire autant des pourfendeurs de la CMU, - si seulement ils pouvaient répondre sur le prix de tout (voir les premières questions).
De Toby E
12H59 | 14/12/2007 |
Je soutiens la démarche de l'auteur : lorsqu'on parle des franchises médicales, il n'est pas question que de chiffres, mais avant tout de personnes. Et j'invite toutes les personnes concernées à témoigner ; on arrivera peut-être à faire un recueil à remettre à QVS (Qui Vous Savez)et à médiatiser.
En ce qui me concerne, c'est (entre autres) une insuffisance rénale sévère qui m'oblige à des prises d'EPO toutes les semaines jusqu'à la mort, et peut-être bientôt des dialyses. Ca va coûter un fric fou à la Sécu. Croyez bien que je le regrette.
Je n'avais pas demandé à être réanimé. Mais figurez-vous que les médecins (mauvais français ? ) se sont donné beaucoup de mal pour le faire. Et maintenant, il faut faire avec.
De floriali
en attente | 15H47 | 14/12/2007 |
Je suis greffée du foie donc je prends tous les jours des anti rejets pour pouvoir simplement survivre.
Eh oui ça coute très cher.
Mais maintenant je vais payer 50 centimes d'euro par boite de médicaments, ça m'apprendra à avoir eu la chance d'être transplantée.
Puis 4 euros par prise de sang.
Puis quand je suis naze et que je dois prendre un taxi pour aller à l'hôpital 2 euros par trajet.
Mais ce qui est sure c'est que je ne souhaite pas être en vie pour ma retraite. Je n'aurai pas un sou, je serai sans doute très très fatiguée, comment ferai je ?
Je partirai avant d'être trop pauvre, trop malade et trop dépendante.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H10 | 14/12/2007 |
Je suis outré par cette histoire de franchise de toutes façons, mais on m » a dit, que quand meme , les maladies tres graves ( sida , cancer) prises a 100% ,n » etaient pas touché par les franchises ..
Qu » en est il ? Quelqu » un a t-il la reponse sous la main ?
De René Alavi
Parti de rien, revenu de tout | 16H59 | 14/12/2007 |
A ce que je crois en savoir, les affections de longue durée (ALD) ne sont pas concernées par cette « franchise ». La trentaine de maladies sur cette liste (cancer, sida, sclérose en plaques, hépatites B et C, etc.) bénéficient d'une prise en charge à 100%.
En revanche, le rapport de la Haute Autorité de Santé remis lundi à Bachelot préconise de supprimer purement et simplement cette notion d'ALD, et d'instaurer une couverture de soins en fonction du revenu du malade chronique. Ils osent appeler ça le « bouclier sanitaire ».
Quelque génie mauvais cherche visiblement à imposer l'idée que la santé n'est pas un droit mais une récompense, et s'acharne à inventer des noms à la con pour humilier les non-méritants.
à René Alavi
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H02 | 14/12/2007 |
Pour l » instant , non , mais tout peut arriver, donc .
Merci de votre réponse .
à René Alavi
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 18H38 | 14/12/2007 |
Comme l'indique le commentaire après mon pseudo, je m'occupe de quelqu'un de ma famille « à temps plein » (24h/24). Quelqu'un qui souffre bien sûr d'une ALD. J'ai dû démissionner pour accomplir ce nouveau travail, bénévole bien sûr. Les seules rentrées d'argent, ce sont les aides qui, heureusement, existent encore. Si maintenant il faut payer pour chaque boîte de médicament 0,50€, ce sera dur : rien que les tubes pour les massages indispensables à un adoucissement des douleurs (la personne est en plus sous opiacées), il en faut 120 par mois ! J'y passe entre 6 et 8 heures par jour… Encore heureusement, les soignants professionnels ne viennent qu'une ou deux fois par mois seulement. Je fais tout le reste. Monsieur le président de la république n'est pas malade : il ne connaît pas sa chance !
à Gotch
De Crapulox
23H16 | 14/12/2007 |
Le moins que l'on pourrait faire, serait de vous assurer
de notre respect et de nos encouragements.
à Gotch
De jed
22H33 | 18/12/2007 |
merci à vous, pour la personne de votre entourage, moi, je suis malade et j'aide un ami (gracieusement), mais quand on va m'enlever cette aide, qui le soutiendra ? on sera deux à etre dans la…. courage à vous. Aidons nous…. c la seule solution
à Gotch
De jed
22H52 | 18/12/2007 |
bon courage à toi… je propose un massage ou discussion à lyon, si ça peu nous soulager…
à René Alavi
De Crapulox
23H08 | 14/12/2007 |
Comme il me plaîrait que les ALD soient prises à 100% !
En ce qui me concerne, je dois en avoir 4 !
Artères, cancer pulmonaire, cancer moëlle épinière, et une paraplégie d'origine inconnue.
Vous me direz qu'une ou quatre, le prix serait le même
Mais je n'ai, en aucune manière, de scrupules quelconques à coûter TRES cher à la « Sécu », et je vous dis pourquoi :
Depuis 18 mois à la retraite (et 15 mois que j'ai mes problèmes ! )j'ai émargé à un régime spécial de S.S.
Vous savez, ceux dont on parle beaucoup en ce moment !
Ceux qui, paraît-il, méritent de disparaître par le biais de l'alignement.
En qualité de cadre -mais le principe est le même pour tous les personnels- j'ai cotisé pour des sommes assez considérables.
Ce qui prouve que j'ai beaucoup cotisé et que ma caisse fonctionne bien, c'est qu'en 2006 elle a reversé aux régimes « déficitaires » 60M d'€, et en 6 ans, 380M d'€ !
Et pourtant, je suis moi aussi soumis aux franchises au même titre que tout le monde.
Ce serait beau la solidarité et je ne serais pas contre.
Là où le bas blesse, c'est que même si ma caisse avait reversé 3.8OO.000M d'€, nos braves dirigeants feraient toujours en sorte que le régime maladie soit déficitaire, et non seulement continueraient à instaurer des franchises, mais aussi à nous culpabiliser.
Combien êtes vous à savoir que certaines caisses « spéciales » reversent de l'argent(gros) au régime général ?
Ce n'est pas le gouvernement qui va s'en vanter !
Comme il ne se vante pas d'avoir pris en catimini le 1° août dernier, un décret pour faire passer la franchise de 1€ de raffarin à 4€ (relisez bien vos feuilles de remboursements ! )
Alors mon sentiment ?
Et bien il est que ceux qui ont chosi ceux qui nous dirigent mériteraient d'être à notre place, et je ne les en plaindrais pas.
Ils ont la responsabilité devant l'Histoire, non seulement d'avoir mis en place des incapables et pour un certain nombre des escrocs, mais -suprême insulte- d'avoir remis la france entre les mains d'un étranger.
à Crapulox
De ClaireChar
12H46 | 17/12/2007 |
« d'avoir remis la france entre les mains d'un étranger »
qu'entendez vous par là exactement ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
à ClaireChar
De Crapulox
16H32 | 17/12/2007 |
Un seul point d'interrogation aurait suffi pour manifester votre indignation et vos menaces sous-entendues, de relever des propos xenophobes, racistes, sectaires, injurieux, insultants ségrégationistes etc, etc………
Je vous les rends ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H23 | 14/12/2007 |
Le malade se caractérise par le fait qu'il est malade alors qu'il n'a pas choisi de l'être, et qu« il est soigné alors qu“il aurait pu décider de ne pas l'être. Allons donc au bout de cette évidence, épine dorsale de la réforme en cours.
Comment ? (Comme disent les didactiques pontifiants du pouvoir en place).
C'est simple. Ce n'est pas la maladie qui coûte cher, c'est les soins qu'on vous dit.
Donc, puisqu'on ne peut pas éviter la maladie évitons les soins.
D'ailleurs on va vous responsabiliser en vous montrant la facture pour vous amener à plus de modération dans vos options thérapeutiques. L'idéal restant, bien sûr, l'absence de soins.
Ah ! Si vous payez vous-même votre traitement c'est différent. On peut envisager de s'entendre.
Le nec plus ultra ce serait des ristournes pour récompenser ceux qui sont sains à partir des cotisations qu‘ils ont payées quand ils étaient en bonne santé. Mais comme on ne peut pas résoudre cette équation on va plutôt supprimer la sécu.
De marie 75
21H32 | 14/12/2007 |
les malades du sida paient la franchise par ex….
les gens ayant une maladie chronique idem.
on pzut être pris en charge à 100 % mais être tout de même dans l'obligation de payer la franchise …
c'est absurde mais c'est comme cela !
le 1OO % ne délivre pas de la franchise !
De jissé
Ingé retraité | 04H49 | 15/12/2007 |
Bonjour.
En cas d'hospitalisation il faut compter aussi le « forfait hospitalier » qui représente pour beaucoup de personnes une somme trop importante pour leur maigre budget.
Et des poursuites par les services du fisc en cas d'impossibilité de paiement.
La France compterait-elle 53% de « capitalistes » ?
J'en doute.
Mais leur cécité (politique) est longue à soigner.
à jissé
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 09H22 | 15/12/2007 |
Si leur cécité politique est longue à soigner, il va falloir qu'ils pensent à aller à l'hôpital, afin d'acquitter dans la joie leur forfait hospitalier… les 0,50€ pour chaque examen et chaque médicament prescrit ! Devenir malade s'avère un luxe ! mais alors, ouvrir enfin les yeux aussi !
De moulinette
Peintrice Illustrateuse | 09H48 | 15/12/2007 |
« Nous parlons d'assurance maladie… Y a-t-il une seule assurance sans franchise ? »
Nous ne parlons PAS d'ASSURANCE… Nous parlons de SANTÉ ! Il s'agit d'un petit glissement sémantique comme il y en a tant aujourd'hui qui permet à Nicolas Sarkozy de comparer les humains et les bagnoles, mais parle-t-on de la SANTÉ d'une voiture ?
Nous ne sommes PAS ASSURÉS chez AXA ou autres, nous payons pour ceux qui sont malades aujourd'hui parce qu'ils paieront pour quand nous serons malades demain.
D'autre part…
»… Y a-t-il une seule assurance sans franchise ? »
Sans doute pas, mais cela est-il VRAIMENT JUSTE ? VRAIMENT HONNÊTE ?
C'est quoi, cette rhétorique de marchand de tapis ?
… qui compare tout et n'importe quoi !
Qui n'a jamais été scandalisé justement par les franchises que pratiquent les assureurs ?
Qui trouve normal de payer 100 %, mais de ne pas recevoir 100%.
Et qui en décide ?
Et pourquoi ?
Alors, au prétexte que des voleurs de grand chemin nous arnaquent à chaque fois qu'il s'agit de rembourser un sinistre, la sécurité sociale doit faire la même chose ?
Donc, la sécurité sociale doit voler ses ayants-droits ? Comme les assureurs ?
à moulinette
De ClaireChar
12H50 | 17/12/2007 |
« Qui trouve normal de payer 100 %, mais de ne pas recevoir 100% »
votre raisonnement sur le coup là est absurde
Est-ce à dire que les Rmistes , les non travailleurs, les très pauvres ne méritent pas d'être remboursés car ils n'ont pas cotisés ?
Je gagne bien ma vie, je cotise un max je suis pour l'instant jamais malade et je suis parfaitement heureuse de cotiser pour les autres qui sont malades. J'espère même cotiser toute ma vie un maximum et ne jamais en profiter si vous voyez ce que je veux dire…..
à ClaireChar
De jed
23H06 | 18/12/2007 |
merci et j'espère que tu n'aura pas à en profiter (ps : je n'en profite pas)c agréable d'entendre des gens comme toi.
De maryssan
09H55 | 15/12/2007 |
moi aussi, mon debut de cancer à été diagnostiqué tard, car si j'avais seulement eu des frottis a l'epoque on n'en serait pas arriver la. La récidive aussi n'a pas été diagnostiqué a temps, j'y ai laissé mon utérus. Moi aussi je mettais la fatique sur le compte du travail et de ma petite fille qui m'epuisait, et mon medecin me renvoyais sur des vitamines alors qu'avec une seule prise de sang on aurait pu le voir. Voila comment depuis des années certains medecins limitent les actes pour limiter le trou de la secu soi-disant, et voila comment d'une simple lesion on en fini a une pathologie lourde de soins, de conséquences et de frais. Avec la franchise, il va y avoir une nette diminution de decouverte de cancer debutant les malades n'allant meme plus voir leur medecin, et une nette augmentation des actes chimiotherapique. Les grands laboratoires s'en frottent deja les mains, pensez donc a 600 euros la piqure.
Je récapitule avec un frottis on aurai pu éviter deux opérations avec 18 jours d'hospitalisations,sans compter les innombrables examens de recherche qui suivent, 60 jours de congés maladie, une mutilation, une perte d'emploi, un traumatisme familial .
Qui créer réellement le tou de la sécu, les medecins, les laboratoires ou les malades ?
à maryssan
De ClaireChar
12H52 | 17/12/2007 |
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, il a été fait des progrès incroyable maintenant sur la prévention.
Tous les gynecos insistent sur la necessite de faire un frottis tous les ans maximum, tous les médecins insistent à partir d'un certain âge sur les depistages colon/sein/prostate.
Comment se fait il que votre gynecologue ne vous ait pas fait de frottis ?
à ClaireChar
De jed
23H12 | 18/12/2007 |
c bien la question qu'elle pause ?
De marie 75
10H23 | 15/12/2007 |
ce qui m'inquiète le plus c'est le manque d'info des français vis à vis de cette franchise médicale.
L'info a été si diluée par le gouvernement qu'au 1er janvier beaucoup vont se retrouver face à ce déremboursement sans le savoir et sans avoir pu protester.
Pourtant une manif a rassemblé (le samedi 13 oct je crois, j'y étais) 30000 personnes à paris (entre autres) ! Personne n'en a parlé. Pas une image aux JT !
Pourtant une pétition a circulé, mais seulement chez ceux qui savaient qu'elle existait.
Pourtant …. la santé publique est notre bien commun et la solidarité un des acquis du CNR !
A trop avoir voté Sarko et ses valeurs Rolex,
A trop avoir écouté Sarko … et sa moulinette média…
A trop avoir oublié LEUR histoire de France … et LEURS acquis …
Les Français laissent s'effriter LEUR santé publique, bien commun à tous et LEUR système de solidarité nationale.
Pendant ce temps là … les actions de la Générale de Santé montent en bourse (vérifiez ! )
Et lorsque vous irez à l'hosto … sous peu … avant votre carte vitale … on vous réclamera votre carte bleue ! ! ! ! Comme aux States !
FAITES GAFFE !
De daniele
17H04 | 15/12/2007 |
le seul motif a tout cela est de nous obligés a prendre des assurances privés donc pour ce faire démantelement progressif de la sécurité sociale.