Rue89 s'est procuré le rapport encore non-publié de la Chambre régionale des comptes sur la gestion d'Aeschlimann. 
Voitures de fonction à gogo, frais d'avocats injustifiés, conflits d'intérêts autour de l'adjoint à l'urbanisme et délégations de service public illégales : les magistrats de la Chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France dressent un rapport accablant de la gestion de la ville d'Asnières (Hauts-de-Seine). Mais ce rapport, élus et habitants ne le verront pas avant de glisser leur bulletin dans l'urne en mars. Le député-maire UMP, proche de Nicolas Sarkozy, a tout fait pour que l'info ne filtre pas. Ce rapport, Rue89 l'a lu, en détails, et le publie intégralement (voir ci-dessous).
Des dépenses de » prestations juridiques » en hausse de 111%
Dans les Hauts-de-Seine, tout le monde sait que Manuel Aeschlimann est procédurier. Surtout lorsqu'il s'agit de protéger ses intérêts de premier édile. Maire d'Asnières (76000 habitants) depuis 1999, il est connu pour mener une guérilla judiciaire contre son opposition : constat d'huissier, plaintes multiples, attaques en diffamation. La commune fait travailler deux cabinets d'avocats » forfaitisés » . A tel point qu'en cinq ans, les dépenses de » prestations juridiques » ont augmenté de 111% !
Une évolution que les auditeurs de la CRC ont eu la bonne idée de comparer à deux autres communes du nord des Hauts-de-Seine de taille équivalente. La dépense paraît atypique et, précisent-ils, » cinq à huit fois plus élevée en montant par habitant » . Sur la même période, la commune X voit une baisse de ses dépenses juridiques de 61,73% et la commune Y de 12,69%.
Un cabinet parvient même à accomplir l'exploit de facturer 160000 francs (HT) d'honoraires en août 2001, pour solde d'une affaire de terrain pollué réglée au mois de janvier précédent et qui avait déjà fait l'objet d'une facture de… 86800 francs (HT). En guise de justification, la ville et l'avocat (maître Tubiana) avancent le » résultat bénéfique de la transaction menée par l'avocat » .
Une pétition sur le Net pour la publication du rapport
C'est donc avec une certaine impatience qu'élus et habitants attendaient la publication du rapport d'audit que la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France a consacré à leur commune sur la période 2000-2005. C'était compter sans l'article 241-11 du code des juridictions financières, qui précise :
» Le rapport d'observations ne peut être publié ni communiqué à ses destinataires ou à des tiers à compter du premier jour du troisième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections pour la collectivité concernée et jusqu'au lendemain du tour de scrutin où l'élection est acquise. »
Une aubaine pour l'élu UMP, dont le directeur de cabinet affirme que le rapport est parvenu le » 30 octobre ou le 1er novembre » 2007 à la mairie. Le prochain conseil municipal devant avoir lieu, » comme chaque année » précise Cédric Sirugue, » à la mi-décembre » … Les Asnièrois auraient donc dû patienter jusqu'à la fin mars pour lire l'audit de la CRC. L'opposition a eu beau lancer une pétition sur le Net, le maire n'a pas voulu ajouter un conseil municipal de » débat » en novembre.
Manuel Aeschlimann refuse de faire le moindre commentaire, mais son directeur de cabinet avance le motif suivant :
» La date ordinaire (le 13 décembre 2007, ndlr) permettait de conserver au rapport son caractère technique et non politique et de ne pas être un élément de la campagne. »
Au moins, les choses sont claires : le » rapport » ne doit pas entrer dans les débats de la campagne électorale. La lecture des quatorze pages des » observations définitives » de la Chambre régionale des comptes est pourtant fort instructive.
» La situation financière demeure délicate »
Premier chapitre examiné, celui des finances. Située à deux kilomètres de Paris, Asnières est une ville plutôt dynamique devenue ces vingt dernières années, comme sa voisine Levallois-Perret, le nouvel eldorado des sociétés de service. Pourtant, la mairie UMP ne parvient pas à rétablir une situation très déficitaire :
» La dette est élevée et en progression de près de 8% par an : 105 millions d'euros en 2000, 167 millions d'euros en 2006. Depuis 2000, la capacité de désendettement se situait toujours autour de vingt années, alors que le seuil d'alerte pour les communes de plus de 10000 habitants est fixé à quinze années. »
Les magistrats soulignent la faiblesse des marges de manoeuvre budgétaires :
» En conclusion, la situation financière demeure délicate : des faiblesses fiscales limitent l'autofinancement, et malgré des investissements modérés, la dette réelle reste très élevée. »
La grosse cylindrée de l'adjointe Marie-Dominique Aeschlimann
Deuxième catégorie de critiques : les petites largesses de Manuel Aeschlimann pour son entourage politique. Les auditeurs le laissent deviner, de manière à peine voilée, en décortiquant l'usage d'un parc de voitures très vaste pour une ville de 76000 habitants : 70 véhicules de tourisme.
» La Chambre a relevé qu'une adjointe au maire paraît disposer en permanence d'un véhicule de grosse cylindrée (C5 Citroën) et d'un chauffeur, avec une consommation élevée de plus de 1600 litres par an de carburant. Or, aucun texte n'autorise l'octroi à un adjoint d'un tel avantage. La ville affirme que ce véhicule n'est pas réservé à cette adjointe, sans préciser cependant quels en sont les autres utilisateurs. »
Et pour cause… cette adjointe n'est autre que madame Aeschlimann, Marie-Dominique, adjointe officiellement » déléguée aux Communautés religieuses et étrangères, à la Médiation de proximité, à la Coordination de l'action en faveur de la vie des quartiers de la commune, à l'Emploi et à l'Insertion professionnelle, aux Groupements d'intérêt public relatifs pour l'un à la mission locale pour l'emploi et pour l'autre au plan local pour l'insertion et l'emploi » . Problème : aucun texte n'autorise le privilège d'une voiture de fonction. Mais, le maire accorde d'autres facilités à son équipe :
» L'utilisation en 2005 par le directeur de cabinet de l'époque d'une Citroën C5, comme voiture de fonction, montre une consommation très élevée de carburant, de 3266 litres, peu compatible avec ses seules fonctions locales dans la mesure où il était domicilié à Asnières. La commune a indiqué en avoir demandé la justification. »
Manuel Aeschlimann ne s'oublie pas au passage :
» Le maire dispose d'un chauffeur et d'une Peugeot 607, dont la consommation annuelle fut supérieure à 2600 litres d'essence, en 2005 et 2006, ce qui semble excéder les besoins de son mandat d'élu municipal. »
Un parking » risque de coûter près de 850000 euros, pour un équipement toujours pas réalisé »
Enfin, deux affaires retiennent particulièrement l'attention de l'organe de contrôle des deniers publics. Commençons par l'affaire du parking du centre-ville. Lancé en 2001, le projet consiste en » la construction d'un parking souterrain de 320 places évaluée à 8,9 millions d'euros et d'exploitation en gestion déléguée des parkings » . L'année suivante, la préfecture demande une révision des contrats signés avec des prestataires privés, parce qu'ils ne correspondent pas au projet initial.
Refus de la mairie qui, traînée devant le tribunal administratif de Versailles, est condamnée à annuler ces contrats. Re-contestation. Appel. En 2006, la cour administrative d'appel confirme le jugement. Naturellement, les sociétés s'estimant lésées se retournent contre la commune :
» Une indemnité de 684146,13 euros a été versée au titre des études réalisées en vue de déposer le permis de construire et des travaux effectués, que la commune pense réutilisables. S'ajoutent 150000 euros d'indemnisation forfaitaire pour compenser le manque à gagner du délégataire, que la commune espère ne pas régler. »
Les magistrats en concluent, pince sans rire :
» Dans cette affaire, la commune a préféré poursuivre la réalisation du projet malgré l'avis du préfet et le jugement de première instance. Cette option risque de coûter près de 850000 euros, pour un équipement toujours pas réalisé et dont le besoin reste fortement ressenti. Il aurait sans doute été plus raisonnable, soit de trouver un accord avec la préfecture, soit de surseoir à l'exécution des travaux dans l'attente de la décision du juge. »
Un adjoint chargé de l'urbanisme très actif dans l'immobilier
Les plumes de la Chambre régionale des comptes ont gardé le meilleur pour la fin, sous la rubrique » Un conflit d'intérêts dans certaines opérations » . L'histoire s'articule autour de l'adjoint au maire chargé de l'urbanisme. Fils du maire de Neuilly-sur-Seine, Antoine Bary est aussi cadre dirigeant d'Atisreal France, filiale immobilière de BNP Paribas. Il est présenté comme spécialiste » transaction grandes surfaces Paris et ouest Ile-de-France » .
Début 2004, l'urbanisme d'Asnières intervient dans la vente d'un immeuble évalué à 2,8 millions d'euros par les services fiscaux. Le versement d'une commission de 129000 euros (HT) est prévu pour une » société de commercialisation, différente de celle où exerce M. Bary » . La ville envisage de préempter à 2,2 millions. Trop bas, estime le vendeur, qui renonce à l'opération alors qu'il avait un acheteur à 2,7 millions.
Fin 2004, un nouvel acheteur se fait connaître : le ministère des Finances offre 2,55 millions pour transformer l'immeuble en hôtel des impôts. Cette fois-ci, la commune n'exerce pas son droit de préemption. Mais l'acheteur -l'Etat- doit quand même verser une commission de 121992 euros (hors taxe) à la société… d'Antoine Bary. La CRC conclut par cette phrase :
» Cette société a bénéficié d'une vente sur Asnières dans laquelle l'adjoint au maire chargé de l'urbanisme est intervenu de diverses façons, la renonciation par le vendeur à la première proposition d'acquisition ayant permis la réalisation de la seconde vente. »
Autant de points qui pourraient être évoqués ce jeudi soir, à l'occasion du dernier conseil municipal de l'année.




















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De Bernard-IN
13H30 | 13/12/2007 |
Bravo, encore une information qui va rester dans le petit milieu de ceux qui savent. Merci à Rue89
à Bernard-IN
De domino78
15H20 | 13/12/2007 |
A l'évidence, Rue89, tout comme « le Canard Enchainé » et « Les Guignols de l'info », devrait recevoir l'estampille « d'utilité publique ». Grace à vous, nous avons l'impression d'être encore en démocratie. Pour combien de temps encore ?
Surtout continuez. Timidement quelques médias se sentent obligés de reprendre certaines de vos informations.
à domino78
De napakatbrax
15H31 | 13/12/2007 |
Rue89, Obligatoire dans les écoles, dès 10 ans ! Et que ça saute !
Devinette à deux euros, qui disait :
« Et pis toutes ces petites histoires, là où chacun faisait dans son coin, c'est fini ! Je veux de la transparence. »
Réponse : Qui vous savez… Bon, d'accord c'était au sujet de l'Elysée mais bon… l'excellence doit être partout : -)
http://lesmots.freelatitude.net
à domino78
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 13H01 | 14/12/2007 |
Bravo à R89 pour s'être procuré le rapport ! Quant à ceux qui ne cessent de stigmatiser la presse, Le Parisien en avait tout de même fait une brève (d'accord, c'est léger) le 4 décembre (http://www.asnierois.org/fw/html/modules.php ? name=News&file=article&sid=…)
à Bernard-IN
De meg
18H08 | 13/12/2007 |
Je ne comprend pas comment de tels informations peuvent etre censuré par un élu, qui plus est juste avant les éléctions !
Dans le même genre je viens de tomber sur ceci :
Nicolas Sarkozy perçoit toujours son salaire de ministre de l'Intérieur
http://www.politique.net/2007121201-nicolas-sarkoz-percoit-toujours-son-…
De elliot54
sarkophobe nauséeux | 13H47 | 13/12/2007 |
C'est le système HDS (Hauts de Seine) qui après avoir fait ses preuves localement, va s'étendre petit à petit à toute la France.
D'ailleurs, ça a déjà commencé.
à elliot54
De Brice de Nice
14H40 | 13/12/2007 |
Ils n'ont rien inventé dans les Hauts de Seine, ce système existe et fonctionne parfaitement depuis des décénies à l'autre bout de la France, sur la côte d'azur (dynastie Médecin, Peyrat et le sarkolâtre golfeur Escrosi).
à Brice de Nice
De ZAD
15H32 | 13/12/2007 |
Bonjour Brice,
C'est vrai que ce système existe déjà depuis bien longtemps chez vous. Mais pour moi le maitre incontesté reste Pasqua…lui c'est un « grand ».
Puis à tous ceux qui se demandent ou l'état peut trouver de l'argent pour s'occuper des problèmes des français et arrêter de dire que les caisses sont vide et mettre des franchises par-ci et des hausses de taxes par-là, en voila un petit exemple : 850000€ d'économie.
Quand on sait qu'il y a peu près 37000 communes en France, je pense que les économies réalisées si on surveillait un peu plus les élus ne seraient pas du tout négligeable…mais bon, je rêve un peu trop surement.
à ZAD
De Brice de Nice
21H38 | 13/12/2007 |
Mais pour moi le maitre incontesté reste Pasqua…lui c'est un « grand ».
Pasqua est originaire de Grasse, sur la côte d'azur… CQFD
à Brice de Nice
De kassis01
19H52 | 13/12/2007 |
De quoi vous plaignez vous ? Toutes ces turpitudes sont bien ancrées dans la mentalité de ce pays où plus vous avez de gamelles et plus vous avez de chance d'être réélu. Quand on est accroché par la justice on est connu, on passe à la TV. A croire que les gens regardent la TV sans comprendre ce qui s'y dit. Ou alors ils ne retiennent pas pourquoi leur élu est à la une. Il n'en garde que l'impression qu'il est connu.
La probabilité que le contribuable de Asnières ré-élise son maire est très élevée.
Tant que les gens ne comprennent pas que leur pouvoir d'achat est d'autant plus faible qu la corruption est importante, il n'a pas d'espoir de changer les choses.
De Thomas Rozec
Etudiant et journaliste | 14H40 | 13/12/2007 |
Décidément, la mode est à l'exhumage de dossiers embêtants pour les élus. Le journalisme d'investigation revit, ça fait plaisir. Attention cependant aux contre-coups : après Guillaume Dasquié dans les geôles de la DST, on va peut-être avoir le droit à David Servenay dans celles de la gendarmerie d'Asnières. Certes, c'est un poil moins sexy…
De trankzen
Je ne suis pas un anxyolitique | 13H54 | 13/12/2007 |
Petite coquille dans la partie concernant les véhicules de fonction : C'est Manuel et non Eric (Aeschlimann)
à trankzen
De Arnaud Aubron
Rue89 | 14H00 | 13/12/2007 |
C'est corrigé. Je serais donc privé de ma Citroën C5 de fonction pour quinze jours pour avoir fait cette coquille en mettant le papier en ligne.
à Arnaud Aubron
De Yann Guégan
Rue89 | 14H29 | 13/12/2007 |
Cool, je vais pouvoir la récupérer. Tu me feras le plein et les vitres, avant de la rendre ?
à Arnaud Aubron
De Fuel_Injected
14H33 | 13/12/2007 |
je crois avoir vu un survol de cette info sur le coin coin y a moins d'1 mois mais bon, asnieres, levallois ect… y s'en passe tellement qu'on sait plus !
à ce sujet, y aurait pas un mécène imprimeur prêt à dupliquer ce rapport afin qu'il soit distribuer gratuitement dans les boîtes aux lettres de cette charmante ville !
fô pas rêver non ?
De Jean-Jacques Louis
22H26 | 13/12/2007 |
Une page d'un « toutes boîtes » ne coûte pas une fortune : c'est à la portée de l'opposition locale, je suppose.
De citoyensly
13H59 | 13/12/2007 |
Les proches de Sarkozy sont comme le président ! ils aiment l argent , la vie luxueuse, étant à la tete du pays, des mairies, a l assemblée, ils pensent que tout est permis , qu ils sont au dessus des lois ! !
une seule chose les dérange ce sont les médias.. la majeure partie sont a ce jour sous controle, ils ne restent que quelques indépendants libres comme rue89 le site vigilance citoyenne ou vs pouvez retrouver toutes les infos censurées sur : http://vigicitoyen.canalblog.com/
De jack-no
14H11 | 13/12/2007 |
bonjour,
vous n'auriez pas la même chose sur ma bonne ville de 49300 - Cholet
merci
de plus pour la consommation de carburant, il serait interressant de continuer les investigations : péages autoroute, restaurants, hotel, etc ….
nous avons les dirigeants que nous meritons (voir les resultats des votes) les mêmes depuis 30 ans.
jack-no
De zx600
14H13 | 13/12/2007 |
vous avez dit voyoucratie, en banlieue ?
De Menez.guen
14H18 | 13/12/2007 |
Alors là,chapeau,je connaissais l'existence de ce rapport depuis une quinzaine de jours et me demandais qui allait avoir le courage de le sortir.
Bravo et merci
De buffer
comptable en entreprise | 14H57 | 13/12/2007 |
Allons y pour le gaspillage…. Le contrôle des fonds publics comme dans les pays nordiques devraient être monnaie courante
à buffer
De Dora
15H25 | 13/12/2007 |
Eva (Joly), reviens vite !
Entre la dépénalisation du droit des affaires, l'enterrement de Clearstream, l'UIMM, les « affaires » du 9-2 et autres fiefs de la voyoucratie sarkozienne, qui va passer le Kärcher ?
à buffer
De florent91
17H18 | 13/12/2007 |
ben justement c'est le role de la cours des comptes…allez sur son site et vous verrez qu'elle ne chome pas.
Si les entreprises privées étaient autant controlées…que les institutions la vie couterait moins chere et plus d'impot reentrerait dans les caisses !
desirrepublicain
http://front-europeen-et-republicain.blogspirit.com
De chirouble
bordelique notoire | 15H27 | 13/12/2007 |
Quel intérêt de constater, de re-constater ?
Les Sarkozy, Balkany, Aeschliman et bien d'autres (et de tous bords) on connait bien la musique. De discourir encore et encore ne sert pas à grand chose, les médias ne relayant pas certains faits dérangeants….il me semble que le plus efficace à l'heure actuelle n'est pas forcément de se retrouver tous ensemble, là, ici, maintenant, mais de divulguer, propager, informer…..et de parler toujours et toujours. Se satisfaire sur un sîte c'est bien, rassurant et parfois enrichissant….mais chacun dans notre petit coin, quitte à se faire haïr, villipender et détester, il faut dire les chose…partout et tout le temps….démontrer, prouver, batailler…
Sortons des petits coins chauds. En ce qui me concerne, pour la première fois j'ai franchement envie de « faire » de la politique, le but étant d'éradiquer la clique qui nous gouverne, et puisque le ps et les autres sont inaudibles et de plus rayés des médias, tentons de faire le boulot pierre par pierre, électeur par électeur…que chacun s'y mette sérieusement.
Merci à rue89, qui ne doit pas rester un sîte protecteur d'idées, mais propagateur et c'est à nous de le faire !
De k@rine
citoyenne | 16H09 | 13/12/2007 |
Maintenant il faut qu'un journaliste se rende dans une emission diffusée en direct pour balancer l'info. Sinon elle n'arrivera jamais aux oreilles des interessés (qui doivent bientot voter) et à tous les Français.
Allez un journaliste citoyen il en existe bien un, non ?
Sarkozy et sa clique bientot pire que la mafia Russe ! ! !
à k@rine
De dijaca
17H33 | 13/12/2007 |
si on pouvait demander à ppda et chazal de quitter leurs fauteuils de jt pour que l'info soit traité autrement, enfin je dis des bêtises, les lignes éditoriales sont décidées ailleurs, mais bon à une heure de grande écoute, il n'y a que de l'info/intox, pour ce qui est de l'info telle qu'on aimerait la voir traiter, il faut aller voir ailleurs, les jt de 20h ressemble à une mascarade, c'est quand même dingue qu'on nous prenne à ce point là pour des abrutis incapables de comprendre ce qui nous entoure.
en, ce qui concerne sarko et sa bande, le maire de la ville ou j'habite fait partie de sa bande (balkany, il est parti en chine je ne sais pas pourquoi avec la délégation de sarko) et il a bien évidemment trempé dans pas mal d'affaires, sans aucune conséquence sur sa réelection, au contraire cela a renforcé son pouvoir dans la ville, et le message que l'on passe dans ces cas là c'est les voyous en col blanc ok, ils ont un réseau actif qui les sort de toutes les affaires, ou alors ils sont jugés quand ils sont vieux et grabataires ce qui ne sert plus à rien, je comprends les jeunes et leurs révoltes, car tant que les institutions ne sont pas justes, le reste ne le sera pas….
De el loco
éducateur spécialisé | 16H27 | 13/12/2007 |
bonjour,
c'est malheureusement courant ce genre de truc dans mon institution ,géré par le département (je n'en dirais pas plus car je suis soumis au devoir de réserve), et jusqu'au changement de majorité départemental en 2004.la corruption et les abus ont eu lieu en grand nombre ainsi on a pu constater qu'un directeur indélicat déclarait ses frais de déplacement (3000 kilomètres mensuel)alors qu'il avais une voiture de fonction et se faisait payer l'essence par l'institution , par exemple. de même, la direction générale roulais en 406 neuve ou autres espaces alors que sur certain foyer éloigné on avait pas de trafic à disposition ! quand au panier repas pour le weekend end et les bouteilles de pinard et whisky hors d'age je n'en parlerais même pas ; ) (même si nous devions , certaines fois, payer le papier toilettes sur nos propres deniers personnels ! )
on a même subventionné des associations qui était , oh surprise, dirigé par le beau frère de tel ou tel conseiller général !
la majorité à changer, un audit a été fait (et interrompu précipitamment) qui as révéler tout cela , le directeur général a été mis au placard et on a enterré l'affaire
depuis on as de l'argent , presque trop d'ailleurs, fric qui n'as augmenter que de quelques % ! ! alors imaginé que cela puisse se passer ailleurs ! ! vous pensez ! !
sur ce je vous conseil de lire Max Weber et son célèbre bouquin : « de l'éthique protestante et du capitalisme » même si c'est parfois indigeste à lire ; il décrit assez bien , je trouve, le modèle bureaucratique et il y dit que la bureaucratie finis toujours par ne vivre que pour elle même (et par voie de conséquence ses employés) et non plus pour pérennisé son activité et l'objet pour lequel elle as été conçue
a plus
à el loco
De marie 75
3563
17H13 | 13/12/2007 |
Jeudi 13 décembre, il risque d'y avoir une ambiance du tonnerre au conseil municipal d'Asnières, dans les Hauts-de-Seine. Le maire UMP, Manuel Aeschlimann a beau en convoquer le moins possible, celui-ci tombe mal. Il intervient juste après la divulgation dans la presse de bribes de l'accablant rapport final de la Chambre régionale des comptes consacré à la gestion de la municipalité. Un vrai florilège que Bakchich s'est procuré.
On imagine que beaucoup d'élus vont demander des comptes à ce copain de Sarko, ex-chef des Hauts-de-Seine, qui n'a pas voulu faire de commentaire jusqu'alors et que Bakchich n'a pas, malgré moult assauts, réussi à joindre. Cela aiderait pourtant à résoudre ces énigmes impénétrables soulevées par le rapport.
Combien de tours d'Asnières la 607 de fonction de Monsieur le maire ainsi que la Citroën C5 utilisée par son adjointe - qui ne serait autre que Madame - ont-elles effectués pour consommer respectivement 2600 et 1600 litres de carburant en un an ? Une quantité qui « semble excéder les besoins de […] mandat d'élu », note pudiquement la Chambre. Certes, ce n'est rien par rapport au record absolu établi en 2005 par l'ex-dir cab, Francis Pourbagher. Avec sa C5 de fonction, cet hyper actif résident asniérois a brûlé 3266 litres ! Si l'on compte une consommation de 10 litres aux cent, cela fait plus de 32000 kilomètres par an. La mairie elle-même avoue être incapable de percer ce mystère de celui qui entre temps a pris ses cliques et ses claques.
Pour sûr, il s'en passe de belles à Asnières, organisatrice dans le temps d'un festival de Folkore !
Au delà de cette mise en bouche amusante, il y a plus grave pour la commune. En six ans, la dette a explosé, « de près de 8 % » par an s'alarme le rapport. « 105 millions d'euros en 2000, 167 millions en 2006 ». Résultat un endettement sur 20 ans quand le seuil d'alerte est fixé à 15 ans.
S'il fait de moins en moins bon être contribuable à Asnières, en revanche travailler pour la commune constitue plutôt une bonne planque. Pas très sarkoziste, la municipalité est une de celles qui font le moins travailler ses fonctionnaires en appliquant les 35 heures de la façon la plus favorable. Manuel Aeschlimann est bon prince. Aux jours de RTT acquis depuis 2002, s'ajoute toujours « le système antérieur de vacances excédant déjà les jours de congés légaux ( 38 au lieu de 25 ) », note la Cour. A l'inverse, d'autres ne rechignent pas à la tâche. Comme l'actuel directeur de cabinet. De façon totalement irrégulière jusqu'en juillet 2007, il a joué à la fois le dir'cab et dir'com. Aujourd'hui encore, quand on appelle le service communication le standard bascule le quémandeur immédiatement vers le secrétariat du directeur de cabinet.
Il n'est pas mauvais non plus d'être l'avocat d'Asnières. Car entre 2000 et 2006, Manuel Aeschlimann a multiplié les contentieux – comme celui déjà raconté par Bakchich – et fait exploser les dépenses d'avocats sans encadrer les marchés avant 2006. « Elles sont passées de 250 000 à 529 000 euros », note le rapport. Par rapport à des communes comparables des Hauts de Seine, c'est celle dont les frais ont le plus flambé par habitant. Au grand bonheur du cabinet Me Tubiana.
En 2001, en l'espace de six mois, le cabinet de ce ténor a, en effet, adressé deux fois sa facture à la mairie qui l'a réglée sans sourciller. Chacune portait sur la même affaire. La première, normalement détaillée, s'établissait à 86 000 euros hors taxe, la seconde à 160 000 euros hors taxe, mais « sans aucun détail d'horaires ou de réunion » s'étonnent les auteurs du rapport. Explication fournie par la mairie et son avocat : c'est qu'entre temps, l'affaire traitée à bien tournée. Donc, cela méritait une petite prime au mérite…
Les rapporteurs se sont aussi intéressés aux affaires souterraines de la mairie. Comme ce projet de parking public de 320 places. L'affaire a commencé en 2001. Pas le moindre parking construit depuis mais déjà une facture de 684 000 euros pour le contribuable, qui devrait atteindre 850 000 euros. Passant outre les jugement de justice confirmés en 2006, le maire s'est entêté à lancer ce marché illégal. Résultat, il a lui a fallu indemniser le délégataire, Omniparc, une société créée en 1998 et liée au groupe Eiffage.
Un autre scandale aux détails plus obscurs a suscité la surprise des limiers. C'est cette fleur faite à une filiale de Bouygues, Sodearif relayée par la banque Dexia après la construction de deux écoles réalisées par bail emphytéotique. Le principe est simple : la municipalité loue pendant 25 ans un terrain à un preneur de bail qui construit un équipement public dont la commune devient locataire. Or non seulement, Asnières fait grâce de façon étonnante de l'occupation du terrain avec un loyer symbolique de 1 euro par an pendant 25 ans, alors que les Domaines estimaient le loyer de l'un des terrains à 6000 euros. « Une forme de libéralité non admise dans son principe », condamne le rapport.
Mais en plus, l'utilisation des deux écoles par la mairie représente une bombe à retardement financière, dont « les conditions peu transparentes » n'ont pas été clairement exposées au conseil municipal de mars 2006, juge le rapport. Cachottier, le premier édile a juste oublié de préciser que le montant du loyer versé à Dexia subit chaque année l'indice du coût de construction, qu'il faut également y ajouter un taux d'intérêt, sans compter les frais d'entretien. Illustration, en un an, le loyer trimestriel de l'une des écoles est passé de 76 714 euros hors taxe à 82 512, celui de la seconde de 98 632 à 105 777 euros.
« Le coût pour la commune sera fort élevé » prédit la Chambre régionale des comptes qui calcule que le prix total passera à 18,7 millions au lieu de 11 millions. Oui mais la bonne éducation n'a pas de prix…
à marie 75
De meg
18H18 | 13/12/2007 |
Maris 75, pourquoi ne pas donner la source de ce texte ?
ou mettre simplement un lien et peut etre un résumé, plutot que de copier l'integral du texte sans en cité l'auteur et faire croire qu'il s'agit d'un commentaire de votre plume.
c'est un article de Bakchich, qui se trouve ici ;
http://www.bakchich.info/article2150.html
De Titoune
retraitée Fonction publique | 16H38 | 13/12/2007 |
Pourquoi en France semble -t-on marcher sur la tete ? Les Electeurs sont-ils maso ? Il faut bien constater qu'un candidat un peu(beaucoup) malhonnete a plus de chances d'etre elu qu'un inconnu qui ne traine aucune « casserole“à ses basques,surtout si ce candidat a eu des ennuis en justice retransmis par les medias !